26 mai 2011

Flexibath Toys : Do you want a cup of tea le nain??

Il y a quelques mois, persuadée d'avoir eu une idée de génie.
Oui, que veux-tu, je ne doute de rien.

J'ai imaginé un jeu de bain. Rien que ça.
En fait, je ne sais pas les tiens mais mes nains, ces boulets, passent leur bain à remplir des récipients d'eau tiédasse afin de verser la-dite eau dans un récipient plus grand. En en mettant la moitié (voire les trois quarts) sur mon sol de salle de bain.
Pourquoi?? (ignare)
Pour faire de la SOUPE, ou "un bon petit café maman?", voire "une petite bière?" (mal élevé le nain).

Bref, ma salle de bain est trempée, mon tapis de bain est tout gorgé de flotte (et ça fait pouic pouic quand on marche dessus).
Ça m'énerve, ça m'énerve, et ça m'énerve. Parce que je n'aime pas esponger le sol. Parce que je n'aime pas marcher dans l'eau en chaussettes, ça me rend passablement désagréable.
Caution, le nain est au bain. 

Bon, du coup, on en discute avec le Mâle (un génie de la puériculture s'il en est) et nous tombons d'accord. Il faut révolutionner le bain. Il leur faut UNE TABLE BASSE. Oui, tout simplement.
Comme la table basse du salon ne rentrait pas dans ma (pourtant gigantesque) baignoire, je me suis fendue d'un petit mail très humble à Monsieur Babymoov (depuis qu'il m'a fait tester la poussette Boogy, je crois que c'est mon ami tu vois).

En voilà une copie :

" Cher Monsieur Babymoov, 


Je me permets de vous recontacter. Votre poussette n'est pas en cause, loin de là, je tiens d'ailleurs à vous remercier car j'ai pu me déplacer dans le métro parisien sans me faire pourrir car poussette sus-nommée passe les tourniquets.
Non, si je prends mon plus beau clavier (dont la touche Q est bloquée par une miette de gâteau - le nain parle la bouche pleine) pour vous écrire, c'est pour vous proposer une idée de génie.

Je sais que vos services créatifs sont très performants, mais je pense qu'un élément essentiel de la baignade des nains leur a échappé. En effet, le nain plongé en milieu humide a une forte propension à balancer tout élément aqueux hors de l'habitacle pour la bonne et simple raison qu'il FAIT UNE SOUPE.

Afin de faciliter ses transvasements, je vous suggère donc d'inventer une petite tablette de bain ventousable qui pourrait servir :
- de table pour poser les récipients à soupe du nain
- de pose gel-mouche pour ma petite personne qui, parfois (une fois l'an) arrive à prendre un bain
- de pose bière pour le Mâle (qui ne prend jamais de bain mais qui aimerait bien un jour)


Trêve de bavardages, je vous recommande donc de faire plancher vos équipes de gens intelligents et doués sur cette idée de génie si vous voulez qu'on vous décerne un prix de l'innovation et qu'on vous dédicace un ensemble de serviettes de toilette sèches.


Bien à vous, 


Marie de Mamanstestent (le nom à particule, ça impressionne l'hippopotame).


nain sans joujou = nain neurasthénique


Voilà la réponse reçue :

" Chère, très chère Marie de Mamanstestent.
Nous sommes ravis que la poussette vous convienne. Pour le métro, oui, nous avions envoyé des mamans volontaires avec des poussettes-test afin de répérer quelle poussette convenait le mieux à ce moyen de transport agressif. Ayant retrouvé moultes mamans en larmes (et les pieds tout écrabouillés), nous avons pu adapter notre création en conséquence.


Pour en revenir à votre fantastique idée, sachez que le service de Babymoov planche depuis réception de votre courrier à la fabrication de cette petite tablette. Dès qu'elle sera terminée, croyez bien que vous serez la première à la tester. D'ailleurs, si cela vous fait plaisir, vous pourrez même en offrir une à une lectrice.

Cela vous convient-il?



Bien à vous, chère Marie.


Hippo de Babymoov"


Voilà donc le pourquoi du comment les nains ont maintenant dans leur bain un magnifique service à thé made in Babymoov.
que c'est calme sans les nains...et que l'eau est claire (et pas jaune)

Après un mois d'utilisation quotidienne, voilà mon bilan crash-test :

- Colorés (ce qui permet une déco de baignoire sympathique - et ça change des petits pots Avent)
- MOUS (très important car les nains ont la fâcheuse tendance de se balancer les jouets à travers la tronche - ici pas de blessure ouverte lors du jeter de carafon).
- Rigolos (un avec des trous au fond pour faire mini-douchette, l'autre avec un couvercle pour faire cruche). Avec la cruche, le Mâle peut même te faire une blague en te la donnant à tenir : "tiens, les cruches ensemble" (huhuhu le Mâle).
- Efficaces (à part taper son frère et barbouiller les murs avec du gel douche, le nain aime TRANSVASER et se servir des petits coups à boire d'Odubain)
- Compatibles avec la Flexibath (ça, ce n'est utile que si tu as une Flexibath) et toutes les autres baignoires (ça, c'est plus utile déjà).
Heu, pardon? On m'a oublié dans le pot de confiote là....

Mais (oui, chez Mamanstestent, toujours un mais, c'est du test, du vrai > ça pourrait faire un slogan ça tiens...):
- La tablette est un peu petite (pour ma graaaande baignoire), c'est à dire que je ne peux pas poser mon Biba dessus hein...
- Un peu cher (20 euros. Mais c'est mou, et c'est rare le récipient mou).

Voilà, donc mes nains t'invitent à partager un bon petit thé et te proposent de gagner un petit ensemble Flexibath Toys. Oui, car les nains ne sont pas des radins.

Tu laisses un petit commentaire avec ton nom/pseudo.
Si tu partages sur FB/Twitter/Blog, tu reviens mettre un second commentaire.
Le nain ne pense qu'à picoler (et à prendre l'apéritif en mangeant des Pringeuls)

Tu reviens avec passion samedi soir pour voir si tu as gagné. Le nain te dit "Tchin!" (il ajoute "Tchin caca boudin mais pardonne-le, c'est le terrible four).

ndlr: Je tiens à signaler que les Géo Trouvetout de Babymoov ont inventé tout seuls cette petite tablette (qu'ils disent).


Les votes ont été arrêtés à midi (grande mansuétude et grande mollitude de ma part - ça se dit ça??).
Random a sélectionné ce gentil Anne Onyme au félin humide.
"finies les flaques dans lesquelles le chat termine par se vautrer...On aurait dû y penser à cet objet : on en a connues de tasses de café à l'après- shampoing !"

23 mai 2011

Papa sans péri

Il y a bientôt six mois j'ai vécu un truc assez exceptionnel. La naissance de Micronaine.
Et bien que certaines me soutiennent le contraire, j'ai eu mal. Très très mal. Une douleur incommensurable.
Pour être franche, je ne pourrais jamais décrire ce qu'on ressent. Parce que ça fait mal comme on aura jamais mal. Et qu'en même temps c'est tellement chouette qu'on ne retient rien d'autre qu'un regard et qu'une évidence.

Pendant mon accouchement, j'ai demandé (pas mal de fois) à ce qu'on m'achève, je me suis excusée (pour les hurlements à faire fuir les Primi du couloir), j'ai pleuré, j'ai hurlé, je me suis accrochée lamentablement à la blouse du Mâle en arrachant les bandes du monitoring. J'ai rampé par terre en chouinant, en suppliant le Mâle de ne jamais me plus me faire d'enfant.
Une vraie furie.
En clair, accoucher sans péri a été pour moi quelque chose de fort, de douloureux. Et aussi de "sacré"?
Il y a un avant et après, un "je l'ai fait", un "si j'ai fait ça, je peux tout faire".
Et un "putain, maintenant je comprends pourquoi la péri existe".

Mais trêve de bavardages, il ne s'agit pas de mon accouchement dont on va papoter ici, que nenni. Il va être question ici de blouse verte, de charlotte sur la tête, de sur-chaussures, de "ça va ma chérie?", de "tu as besoin de quelque chose? Dis moi ce que je peux faire?", de papa qui gère (ou pas), de toi, le Mâle, qui devient papa.
Sans péri.

Attention, loin de moi l'idée d'encenser un accouchement sans péridurale, loin de moi l'idée de dire qu'un accouchement sous péridurale ne vaut rien. Absolument pas. Mais je me suis demandée comment vous, les papas, aviez vécu un accouchement dit "naturel"? Parce qu'avouons-le, pour nous, les mères, même avec préparation, ça surprend (c'est rien de le dire).
Alors pour vous qui vivez ça en dehors de la douleur? Pour vous qui nous voyiez hurler "qu'on va crever, c'est certain"? Pour vous qui vous êtes fait hurler dessus "ta gueeeeule, j'ai maaaal, laisse moi tu peux rien faire, je vais crever toute seule, j'ai trop maaaaal...."...
Comment c'était un accouchement sans péri??

Toutes les citations de cet artikeul sont extraites des différents témoignages de papa (oui, ce sont vos mâles qui écrivent de si jolies choses - snif - pleure pas public féminin énamouré) et de mamans (les mêmes énamourées).



C'est marrant mais quand une femme revient de la maternité avec son Micronain, ses cernes et son entrejambe (légèrement) douloureux, la première chose que ses copines lui demandent, c'est "t'as eu une péri?".
Parce que si tu l'as demandé t'es une chochotte?
Parce que si tu ne l'a pas demandée t'es une déesse?
Parce que si tu n'as pas eu le temps t'es un boulet?

Et oui, il y a celles qui la veulent et qui l'auront.
Celles qui ne la veulent pas et qui finissent par la demander comme le raconte Marie : " je suis arrivée en paréo en clamant que je voulais un accouchement naturel, me balancer sur un ballon et prendre des bains dilatants délicieusement chauds. Au final, j'ai crevé dans ma baignoire 5 heures tandis que mon mari qui écoutait fun radio dans un coin de la salle se faisait insulter dès qu'il ouvrait la bouche, même pour respirer.. Jusqu'à ce que je sonne comme une forcenée pour qu'on me pique. pendant la piquouze, je disais à tout le monde "je suis une meeeeeerde mais j'ai mal".

Et puis, celles qui la veulent et qui ne l'auront pas.
Celles qui ne la veulent pas et qui ne l'auront pas.
Et ces hommes, à côté d'elles, qui gèrent, qui vivent et qui font comme ils peuvent. Que ça soit leur projet, ou non.



Qui es-tu, Papa sans péri??

Le papa sans péri est déjà (je tiens à le signaler) très chouette puisqu'il a accepté de répondre à un questionnaire préparé pour cet artikeul.
J'en profite donc pour te remercier. Oui, toi qui a suivi ta femme dans cette aventure, souhaitée ou non, qui en est sorti changé (ou pas) et qui a accepté de me raconter.

Choisir d'accoucher sans péridurale :

Avant d'accoucher, les mères sont souvent prêtes à tenter l'expérience du "sans péri". Devant la douleur, certaines préfèrent renoncer (et on les comprend) et demandent la piqure salvatrice (délivrée bien souvent par un anesthésiste flegmatique ).
D'autres gèrent la douleur et vont jusqu'au bout.
D'autres ne gèrent pas la douleur et voudraient la péri. Mais ne l'auront pas.

ndlr : Je prends des pincettes là, et je le rappelle (avant de me faire pourrir), je ne JUGE pas. J'ai moi même accouché deux fois avec péri et une fois sans, je sais donc pourquoi j'ai pris ma péridurale. Et pourquoi je n'ai pas eu le temps pour ma fille...et comment j'ai réagi.

Souvent, lorsqu'on décide d'accoucher sans péri, c'est par choix. On s'y prépare.
Les pères le disent "c'est elle qui décide". Normal tu me diras, puisque c'est "elle qui souffre".
Souvent préparé à deux, le projet de naissance "sans péri" est, de ce fait, mieux vécu. Les mères préparées sont plus "zen", "gèrent" mieux la douleur et, de ce fait, les papas servent de soutien moral, d'appui, de coussin moelleux (ou de réceptacle à injures).

Certains papas avouent que le premier accouchement sans péri (même préparé) les a surpris. Ils se sont retrouvé démunis, font ceux qu'ils peuvent. Bobby, par exemple, a fait son parfait petit mari en tenant le haricot à gerbouille, a tendu sa main pour que des ongles crochus s'enfoncent dans sa chair, a soutenu, a massé, a écouté les cris (et a raté Téléfoot).

"Dépassé, inutile, bouleversé". Voilà les termes qu'emploient ces papas, pourtant préparés.

Peu ont trouvé leur place tout de suite, au premier accouchement. Parce qu'ils étaient surpris, parce qu'ils étaient paniqués, parce qu'ils ne pensaient pas que ce serait aussi intense, parfois aussi long.
Bertrand, dont la compagne a mis 49h à accoucher (gloups) a même du prendre un petit sucre (car il ne se sentait pas bien).

En clair, pour les papas comme pour nous, la première fois, c'est une découverte, c'est un autre monde, c'est une chose mille fois imaginée, mille fois touchée du doigt. Et, pour eux comme pour nous, c'est à la fois merveilleux et angoissant.

François a eu une très belle phrase que je me dois de citer. Ce papa de deux enfants (dont un sans péri, par choix, avec projet de naissance) raconte sincèrement : "Je me suis senti impuissant. Et comme un con avec mon brumisateur. Spectateur empathique, concerné mais qui ne peut pas entrer dans la bulle de Maman pour l'aider".

Et imaginez ceux qui apprennent en une seconde que NON, on ne pourra pas faire de péri à votre chère femme (qui hurle de douleur), NON car "elle a de la fièvre", NON car "c'est trop tard".

Il y a Olivier qui décrit ainsi ce moment où on annonce à sa femme qu'il n'y aura pas de péridurale : "j'ai vu le vide intersidéral dans ses yeux. Puis la peur".
Et Alex, qui a un regard un peu amer sur un accouchement long et difficile, une péridurale impossible à poser "malgré 11 piqûres, un bébé "sorti au forceps qui ne respire pas", une femme qui "souffre" et lui, affolé, qui prend conscience de tout ça et qui ne peut rien faire.

Et puis ceux qui trouvent plus vite leur place, qui, devant la douleur et les cris, savent se mettre en retrait ou être présent. Nicolas, par exemple, "un peu désemparé au début" a essayé d'aider sa femme comme il le pouvait par "des paroles, des gestes tendres". Il avoue avoir paniqué dans un premier temps puis "avoir trouvé sa place, s'être habitué aux cris"  et avoir compris qu'il y avait des moments où "on pouvait lui parler...et d'autres pas".

En clair, être préparé, ça aide un peu, ça aide à l'envisager, ça aide à se le représenter. Savoir que sa femme fait ce choix là AVANT, ça permet de l'imaginer, ça permet d'en parler et de communiquer sur le sujet. Benoît, par exemple, avait longuement parlé avec sa compagne et savait qu'elle allait "être dans sa bulle", "dans son monde" et qu'elle allait probablement crier. Son rôle à lui était de la soutenir, de faire en sorte que cet accouchement se déroule dans les "meilleures conditions" possibles.

Et la préparation à l'accouchement alors??

Certains l'ont suivi et l'ont trouvé très utile comme Florian qui explique que les cours l'ont aidé à prendre conscience de la nécessité d'être le plus présent possible et de l'aider. Il a deux accouchements sans péridurale à son actif et même s'il sait qu'il ne peut "en rien atténuer la douleur ni accélérer le travail", trouve que c'est un moment à vivre à deux, avec toute la présence et le soutien dont il est capable.

D'autres admettent que cette préparation a aidé, oui, mais que le jour J, il n'en restait plus rien. Parce que tout s'est passé très vite, trop vite.
Ou bien, comme Jérémy (papa de deux enfants sans péri) qui a préféré ne rien savoir avant pour réagir au plus près de son ressenti le jour venu.

Les papas qui ont suivi les cours ont une approche (à la base) différente de l'accouchement. Ils savent que c'est un moment à vivre à deux, ils savent que leur femme risque d'avoir mal, risque de crier, risque d'avoir des forceps, une césarienne, etc... Je ne dis pas que ça évite d'être stressé ou angoissé. Non. Mais ça leur a permis de l'envisager. Et ça, ce n'est pas rien.

Pour conclure là dessus, il me semble clair qu'être préparé (avec sage femme, gestion de la respiration, explications claires et précises) permet de soutenir sa femme. Au moins (et c'est déjà ça).



Ceux qui "recommencent".
Et oui, les papas aussi deviennent accros aux accouchements de leur femme.
Un papa parle même "d'orgasmic birth" pour sa femme (la veinarde). D'autres, sans parler de plaisir, avoue que cette expérience était une des plus chouettes, des plus vivantes, des plus prenantes de leur vie. Jérôme, trois enfants, parle même (en blaguant) d'en refaire un quatrième.
Les pères sont souvent touchés par ces émotions. Par le passage rapide d'un état à un autre. Par le côté animal de la chose, par la tension et le stress qui retombent d'un seul coup quand leur enfant crie.

Vincent fait partie de ces papas qui ont suivi leur compagne dans un projet de naissance pour le second, déçu par la médicalisation du premier. Une implication, un soutien, un échange, une maman qui se remet vite, un bon souvenir. Il ne regrette pas.


Vos cris? Votre douleur?
Ils y sont très sensibles. Démunis, je l'ai déjà dit, mais aussi touchés, angoissés à l'idée de vous perdre, de perdre le bébé, de ne pas savoir quoi faire.
Arnaud le dit très bien "je pensais que ce serait difficile mais pas à ce point". Des moments d'angoisse quand la maman est mal, très mal, quand les forceps sont sortis, quand la césarienne est envisagée. Des moments de doute, de peur et de stress.  Les papas ont mal pour leur femme (et ont mal à la main aussi).
Cela dit, rappelle Seb, "soyons clair, je n'aurais pas pris sa place si cela avait été possible".
 La femme de Bobby, elle, "faisait rire tout le monde en salle d'accouchement, en fait. Surtout quand elle hurlait des insanités.La 2e fois, ça a pas fait rire tout le monde. La primi d'à côté flippait sa race".

David, lui, s'attendait à des cris, à cette "libération" de la douleur (dans le cadre d'un accouchement à domicile) mais explique que sa femme n'a pas tant crié que ça (retenue, pudeur).

Cela dit, les mamans ne crient pas toutes, comme la femme de Jérémy : "elle arrivait encore à s'inquiéter pour moi dans son état "ça va je ne te sers pas la main trop fort?".



Et vous??
Les papas sont élogieux quand ils parlent de vous mesdames.
Ils sont fiers. Ils ont "plus de respect" dit Jérémy de part la "gestion de la douleur" montrée.  Bobby a trouvé que sa femme avait "une force en elle qui ne lui connaissait pas". Ils sont fiers de vous. Vraiment.
J'aime beaucoup cette phrase de Nicolas qui admet avoir  "toujours su que sa douce "saurait".. mais le pourrait-elle ?" et conclure en disant qu'elle a fait de lui un "mari amoureux".
Benoît, lui, confirme "Je peux me permettre de le dire car ce n'est pas moi qui ai souffert, un accouchement naturel est ce qu'il peut y arriver de plus beau pour une naissance".
Majoritairement, ils vous accompagnent dans la douleur et dans la gestion des contractions et vous les épatez. Parce que vous gérez. Plus ou moins, mais vous gérez. Et eux savent pertinemment qu'à votre place, ils n'en mèneraient pas large.



Et entre vous, ce que ça change?
Parfois cela ne change rien, parfois c'est un peu plus fort, parfois c'est plus complice.
Etienne trouve que cet accouchement leur a prouvé qu'ils seraient "là l'un pour l'autre, même en cas de galère".
Et Arnaud qui rappelle que de voir sa compagne "dans un contexte où elle se sentait un peu humiliée lui a montré à quel point il l'acceptait comme telle", et que cela "les a rapproché".
Et puis d'autres comme Pierre, heureux de cet accouchement mais qui avoue ne plus faire l'amour.
Nicolas a eu un joli mot en disant que ça n'avait "rien changé. Et tout. Éternellement".
Et Seb qui dit "être redevable à vie".


Des mots pour décrire tout ça?
J'en citerai quelques uns au hasard : boucherie, terrorisant, que de mal pour un si grand bien, youpi, vers l'infini et au delà, émouvant, terrible, fatiguant, vie.
Des mots qui marquent la difficulté et l'angoisse, certes, mais majoritairement des mots forts, poignants et puissants.

Et si c'était à refaire?
S'il fallait changer quelque chose à tout ça, ça pourrait être le côté médical. Damien parle des "bips des monitos, du stress de l'équipe médicale".
D'autres voudraient changer leur attitude, comme Seb qui explique avec le recul : "j'étais trop stressé, ce qui a fait que j'ai eu des remarques ou un comportement déplaçé alors que je pensais bien faire".

Et puis il y a ceux qui en reviennent comme Cédric qui songe à aller à la pêche pour le troisième accouchement tellement il s'est senti inutile et encombrant lors des premiers. Pour lui, c'est un acte féminin et malgré la préparation, il n'a pas su, ni pu aider sa femme.



Voilà, j'ai essayé dans cet article de réunir quelques papas, de partager leurs propos et leurs ressentis. 
Tous ont eu la gentillesse de répondre honnêtement, de rédiger de longs messages parfois, de raconter avec émotion les naissances de leurs enfants. Tous parlent et racontent avec émotion, même s'ils ont mal vécu cet accouchement c'était par peur de vous perdre, ou peur de perdre votre enfant. Tous ont vécu là le plus beau des bouleversements.

Je conclurai sur une petite phrase de Jérémy que je trouve très vraie, qui prouve qu'au delà de nos accouchements, ce sont nos vies qui s'en retrouvent chamboulées : "ce sont nos bébés qui bouleversent nos vies, pas les accouchements".


Je tiens à remercier Arnaud, Alex, Bertrand, Cédric (X2), David, Etienne, François, Gilles, Philippe, Ibrahim, Jérémy, Bobby, Olivier, Seb, Vinc', Jérôme, Damien, Pierre, Nicolas, Cédric, Seb, Benoît, Florian et tous les autres qui ont accepté d'être cités sans être nommés. Merci à vous, ça compte.

22 mai 2011

Allaiter un enfant allergique, tout un monde !


Cher public, comme c'est dimanche, comme je reviens d'une sortie éreintante avec nains (avec château gonflable et balade en barque sur rivière croupie avec moustiques inclus), et comme une adorable maman m'a fait parvenir un sioupère artikeul....je vais te laisser en sa compagnie.

En effet, je teste tout, ou presque, mais il y a des choses que, par la force des choses, je ne peux pas partager. 3nityy (pseudo malin de la maman écrivain du jour) a testé et teste toujours le nain allergique.

Son témoignage, illustré de ses propres dessins, est vrai, sincère et parlera (je pense) à toutes celles qui ont un petit boulet tout rouge à la maison. Je blague, certes, mais à lire le quotidien de cette maman, j'ai plutôt envie de lui dire "bravo, respect" et de la serrer bien fort.

Preuve, s'il en fallait, qu'on fait toujours du mieux qu'on peut, avec courage.
3nityy, merci donc pour ce beau témoignage, merci d'avoir dit les choses, et vraiment, quelle force et quelle énergie. Antonin a une maman extraordinaire. Mais je crois qu'il le sait déjà.

"Je prends mon plus beau crayon HB et j'ai nettoyé mon clavier… Ben oui, c'est pas tous les jours qu'un talent comme Marie de MamansTestent me propose de m'exprimer sur son blog !! Alors, je vais tenter de ne pas lui faire regretter son offre, et lui montrer tout l'honneur que cela représente pour moi !
J'ai un sujet qui me tiens particulièrement à cœur en ce moment, car je le vis, et ce n'est pas tous les jours facile : les allergies d'un bébé allaité.
En parler n'est pas évident, car peu de gens comprennent, et peu de gens cherchent à comprendre. On se sent un peu seule au final ;)


Alors voila, nous causons de mon 2eme loustic, un p'tit gars, qui se prénomme Antonin (bon, le prénom, on aime ou on n'aime pas c'est une question de goût. Nous, on aime :D). Ce beau petit bébé (comment ça je ne suis pas objective ? vous avez déjà vu des parents objectifs sur leur progéniture ??), arrivé 10 jours avant son terme, m'a bien malmené durant la grossesse. Violents coups de pieds, prise (excessive) de poids, œdèmes, bref, il commençait déjà à marquer son territoire, normal quoi. Pour être honnête, ce fut une merveilleuse grossesse, au regard de celle que nous avions vécut pour la 1ère, notre petite princesse (je pourrais faire tout un livre là dessus aussi).


Bref, début juillet notre beau gaillard se dit qu'enfin, il aimerait bien mettre un visage sur ces voix qui le harcèlent jour et nuit (un fœtus ne doit jamais être loin de la schizophrénie !), et décide de pointer ses 4 kg par la porte de sortie (je ne ferai pas de dessin pour ça). Tout se passe bien, j'ai même pas mal (bon, un peu avant la péridurale j'avoue, mais après, c'était le pied), et on nous livre un beau morceau de 4kg tout bien gonflé de liquide amniotique..Welcome Antonin !
A peine sortie, les gentilles madame de l'hosto se chargent de le nettoyer un chouille, et nous constatons plein de plaques rouges sur son corps… Une toxidermie nous expliquent-elles, rien de grave, bébé a la peau fragile… ouais, bon, ok, on va raquer un peu pour de la crème pour qu'il soit bien hydraté, mais ça va bien le faire…

J'ai décidé d'allaiter mon fils par conviction. Je suis convaincue que le lait maternel est adéquate aux besoins de nos enfants (sinon, pourquoi aurions nous du lait ?), convaincues par les préconisations de l'OMS que je suis avec attention, convaincue simplement en mon fort intérieur. C'est un choix, on en pense ce qu'on veux, chez moi, allaiter c'est viscéral… (ça c'est dit, on peut passer à la suite)

Durant les 1ers mois de sa vie de bébé allaité, notre loustic avait sans cesse les joues rouges au moment de téter.. Je mettais ça sur le compte de l'effort (il mange bien le bougre !), et comme la rougeur diminuait après, ma théorie me semblait valable… Nous avons constaté de nombreuses rougeurs sur son corps, mais nous nous disions qu'il réagissait mal à la crème hydratante (bien que j'en ai pris une qui m'ai fait mal au portefeuille, bio, sans additifs et tout et tout).

J'en ai parlé à mon médecin, qui m'a dit qu'Antonin faisait une dermatite atopique, et il m'a conseillé d'aller voir un dermato…lequel m'a conseillé une crème qui coûte une blinde, et vu le prix, je la remercie d'être assez efficace pour calmer les rougeurs…Son diagnostic : le petit a la peau fragile et hyper sèche comme maman (ok, merci, je le prends pas comme une agression du genre "oh la belle peau de croco que vous avez madame"), que ça passera avec le temps, ou pas, et qu'en attendant, il faut "graisser le bébé" (dixit le dermato).
Nous avons fait nos dociles, application de la crème genre 20 fois par jour, et malgré une vraie amélioration, les rougeurs étaient récurrentes..


Courant décembre, j'ai un canal lactifère bouché (autrement dit, un des tuyaux menant le lait vers la sortie est bouché, ce qui est gênant mais surtout assez douloureux), je prends RDV avec une consultante en allaitement que j'avais rencontré à la naissance de ma grande. Et là, surprise, elle voit les rougeurs d'Antonin, et me pose des questions : "vous prenez beaucoup de laitages ?", "il est toujours rouge comme ça quand il tête ?" ce à quoi j'ai répondu OUI à chaque question… Elle me dit "il a l'air de réagir aux protéines de lait de vache" et me conseille d'arrêter de manger des laitages pendant 15 jours histoire de voir si cela change quelque chose... Et effectivement, les plaques se sont bien calmées, plus de rougeurs purulentes sur le si beau visage et le corps de mon loustic. Quelques rougeurs persistantes à des endroits stratégiques (oreilles, dos, épaules, derrière les genoux), mais plus purulentes, un grand plus !

Je ne vous explique pas le bonheur à noël de faire chi***, euh, de préciser à la famille NORMANDE que non, c'est pas pour être vexante, mais je ne vais pas pouvoir manger du bon boudin blanc que-c'est-vrai-qu'il-est-bon-mais-qu'il-contient-du-lait-et-que-c'est-pas-bon-pour-bébé. Et j'en passe sur tout ce qui contient ou a été cuit avec des produits laitiers (si tu suis bien l'explication l'ami, tu notera que NORMANDE a été mis en gras, n'entends tu pas comme moi raisonner en ton fort intérieur "beurre, crème fraîche" ?).


Bref, après 15 jours d'abstinence, une vraie réelle amélioration du bout de chou. On se dit, ok, c'est la misère, il est allergique au lait… On va confirmer en reprenant des produits laitiers, si les rougeurs reviennent, bingo ! Tant qu'à faire, le nouvel an était l'occasion de me baffrer, euh, de reprendre des produits laitiers, afin de corroborer cette thèse d'allergie.


Et bien sur, 48 h plus tard, beau bébé s'est recouvert de plaques rouges et purulentes… la preuve était faite…
Afin de confirmer clairement, médicalement, et pouvoir enfin dire à haute voix à la famille et aux amis "mon fils est allergique au lait de vache" sans qu'on me dise "meuh non" avec un air de professeur en médecine compatissant sur la naïveté et l'imagination débordante de ma petite personne (si si, j'vous jure qu'on me l'a fait plein de fois !), RDV est pris chez l'allergologue…
Résultat du patch posé 48h avant : positif.
Résultat des tests cutanés : positif.
Ok, bon, là c'est plus vraiment une surprise, il est allergique au lait de vache…
Euh, par contre c'est quoi cette autre boursouflure sur sa peau à l'endroit des tests cutanés ??? hein ? pardon ? l'oeuf ? il est allergique a l'oeuf ??? ah ouais, je l'attendais pas celle là…


Après de nombreux conseils d'alimentation "vous ne mangez plus de produits contenant des produits laitiers ni des oeufs, vous ne mangez plus non plus de boeuf, de veau, de poulet ou d'oeuf quelque soit sa provenance (oeuf de poisson inclus), lisez bien la liste des ingrédients sur chaque paquet, attention, même une trace de lait ou d'oeuf va lui générer une réaction, attention les lécithine peuvent être de l'oeuf, par précaution pas de soja (lui et vous) ni de gluten, pour éviter les allergies croisées " etc…, une tentative d'être rassurante "vous allez voir, c'est très facile" (oui, je confirme, la liste de ce que je peux manger est tellement fine que je la connais par coeur), je repars, bébé sous le bras, déboussolée et un peu seule…Je crois même que j'ai pleuré dans la voiture.


Bref, je vous passe le détail de l'organisation, d'autant que le jeune garçon était en âge d'être diversifié…cool ! bon, ok, j'ai toujours fait moi même les repas pour ma grande lorsqu'elle a été diversifiée, par choix. Mais là, ça devenait une obligation, car aucun petit pot pour bébé n'est "sans lait"… Oui, ça parait absurde, mais c'est malheureusement une réalité : de plus en plus de bébé sont allergiques au lait de vache.
Pour le fun, mais aussi parce que ça peut vous concerner, je vous note ici les ingrédients rédhibitoires en cas d'allergie lait/oeuf :

Oeuf :
oeuf, protéines d’œuf, protéine animale, poudre d’œuf, lécithine d’œuf, lécithine, E322, mots commençant par ovo, ovum, protéines ovo-lactohydrolysées, (ovo)globuline, ovomucine, ovomacroglobuline, blanc d’œuf, poudre de blanc d’œuf, albumen, poudre d’albumine, ovotransferrine (ou conalbumine), ovomucoïde, lysozyme (ou E1105), (ov)albumine, ovomucoïde, conalbumine (ovotransferrine), jaune d’œuf, poudre de jaune d’œuf, vitelline, apovitellenine (ou lipovitelline), ovovitelline, phosvitine, Livetine, Colorant E101

Lait :

Lait (concentré, ou en poudre), Beta-lactoglobuline Caséinate (caséinate d’ammonium, de calcium, de magnésium, de potassium et de sodium) Caséine, caséine-présure Caséine hydrolysée, protéines de lait hydrolysées Dérivés/gras/protéines du lait Lactalbumine/phosphate de lactalbumine Lactoferrine, lactoglobuline, Lactose Lactosérum, concentré de protéines de lactosérum Lactosérum délactosé/déminéralisé Lait en poudre, solide du lait Substances laitières modifiées, babeurre
et j'en oublie sûrement..
Le pire étant quand la liste des ingrédients est OK, et que juste en dessous est mentionné "peut contenir des traces de lait et oeuf". Ce qui est le cas de toutes les tablettes de chocolat noir que je trouve en magasin, même en biocoop ! j'en pleure rien que d'y penser…


En parlant de biocoop, j'ai découvert tout un univers parallèle de l'alimentation ! je dirais heureusement que certains produits "bio" me sauvent la mise parfois, et me permettent de tenir le coup… Par contre, je ne vous dis pas comment on pleure, mon porte monnaie et moi quand on en sort..
A l'usage, nous avons noté qu'Antonin réagit aussi lorsque je mange de la fraise, de la banane et de l'aubergine….
Un deuxième RDV chez l'allergo me confirme l'allergie au lait, mais aussi au lait de brebis (alors que l'allergo venait de me faire saliver en me disant qu'avec le lait de brebis il y avait des laitages, des yaourts, des fromages etc…ce qui m'aurait permis de retrouver un semblant d'alimentation). Nous n'avons pas pu tester aubergine, banane et fraise car il aurait fallu que j'en amène.

De guère lasse, je me résous à demander une ordonnance pour un lait spécial sans lait de vache en me disant "si je flanche, j'aurai au moins du lait à lui donner". Elle me l'a faite, non sans me dire "vous savez, avec ce lait, vous passez de la rolls royce à la 2CV". Ok, donc au cas où je ne culpabilisais pas déjà, c'est fait.
Je tenais le coup (qui ne rêve pas d'offrir une rolls royce a son fiston de 10 mois ;) ), non sans mal je l'avoue, jusqu'au moment où mon médecin généraliste (qui suit Antonin) tire la sonnette d'alarme : Antonin n'a pas pris un gramme depuis 4 mois, il a même perdu du poids… Une grosse cassure dans sa courbe… J'ose à peine lui parler des 8 kilos que j'ai perdu en 3 mois… Là, branle-bas de combat, il me dit d'aller voir un pédiatre qu'il me recommande. Le lendemain, il m'appelle pour me dire qu'il a pris RDV pour moi chez ce pédiatre, et il veut que je confirme le RDV. Nous avons discuté pendant plus d'une demi heure… J'en suis ressortie fatiguée, mais soulagée.. Enfin quelqu'un m'a écouté, m'a parlé, et surtout m'a comprise !

Le RDV avec le pédiatre s'est bien passé, non sans larmes et panique lorsqu'il m'a parlé de nous hospitaliser bébé et moi pour lui faire reprendre du poids…J'ai réussis à l'éviter, avec pour mission "d'engraisser le bébé" ce coup ci…J'ai flanché, et après discussion avec mon doudou (le papa du loustic) nous avons décidé de le passer au lait artificiel histoire que je puisse remanger normalement. C'était sans compter que ledit loustic en a décidé autrement : il ne veut pas voir ni entendre parler du lait, que ce soit en biberon ou au bec verseur ! Bref, ruse de sioux, je continue de l'allaiter et lui colle le lait en traître dans ses purées.. C'est pour la bonne cause.

Actuellement, nous sommes en pleins examens pour le petiot qui semble avoir des trucs pas top dans sa prise de sang (laquelle a confirmé notamment une allergie à la caséine, qui est je le précise pour ceux qui ne suivraient pas, une grosse molécule du lait, mais a aussi exclu une allergie au gluten, ce qui est cool car cela augmente le nombre d’aliments que je peux lui donner)… On attend avec impatience de nouveaux résultats qui devraient arriver vendredi matin au plus tard...

Ce qui est difficile, c'est avant tout de ne pas pouvoir en parler, et d'affronter les réactions de l'entourage. Depuis que nous soupçonnons cette allergie, j'ai eu les réactions suivantes : - "ah bon ? c'est pas cool", mais sans plus d'intérêt (genre cause toujours tu m’intéresse) - "meuh non, tu te fais des idées, c'est sûrement autre chose" malgré la confirmation de l'allergie par les tests - l'air qui dit "elle n'a rien trouvé d'autre pour attirer l'attention sur elle"
- "t'as qu'a arrêter d'allaiter"
(euh, en quoi ça résout le problème d'allergie du petit ?) - "oh la misère, je compatis, quand je lis parfois les ingrédients, je me dis : tiens, ça Nathalie ne pourrait pas le manger" qui m’a fait chaud au coeur - "tu nous fais chier aussi !" dit sur le ton de la plaisanterie (bizarrement j'ai moins d'humour en ce moment) De manière générale, et bien que je comprenne à quel point c'est pénible car j'y suis confrontée au quotidien, les personnes ne savent pas quoi me proposer à manger quand nous sommes invités… Donc j'évite un max d'aller chez les gens, je préfères les inviter, ainsi je prépare la nourriture qui convient, et tout le monde mange sans même se rendre compte que c'est sans lait ni oeuf. J'ai même mangé un casse-dalle au mariage de mon frère (ce qui ne m’a pas gaché la fête !)… Je comprends l'ignorance des gens concernant l'allergie, j'étais comme eux avant d'y être confrontée. Ce qui est difficile à gérer c'est le manque de communication, le manque de compréhension de ma poursuite de l'allaitement, et le manque de dialogue tout court… Concernant les médecins, j'ai trouvé de tout : - la consultante en lactation un peu "mystique" qui me dit que mon problème de canal bouché provient d'une difficulté à assumer des évènements douloureux survenus ces dernières années (moi qui suit plutôt cartésienne, j'avoue que juste après notre entrevue, le canal s'est débouché, est ce le fait d'avoir réussi à poser des mots sur mes maux ?). Elle a néanmoins décelé le problème ! - le dermato qui ne va pas chercher plus loin que la peau, qui me facture 55€ pour m'envoyer acheter une crème a 19€…le monde de la santé peut bien vivre… - l'allergologue qui a l'air de bien s'y connaître en allergies, mais un peu moins en pédiatrie (pas de pesée du petit, aucune inquiétude lorsque je lui ai dit que le petit perdait du poids, pas plus quand je lui ai dit que j'en perdais), et qui est supra balaise pour culpabiliser une maman qui veut tout faire pour son bambin, quitte à la pousser à y laisser un bout de sa santé - le médecin généraliste, je l'aime beaucoup ce médecin, il est vraiment gentil, à l'écoute. Sa remise en cause des tests pratiqués par l'allergo m'a cependant pas mal déstabilisée, et m'a poussé à redonner des allergènes à mon fils pour tester (bon, ok, je re-re-re-confirme si besoin était qu'il est clairement ALLERGIQUE !!!) - le pédiatre, ouvert, sympa, ferme dans son discours, est très disponible. Il me mets un peu la pression pour qu'Antonin grossisse, mais je ne peux pas lui en vouloir pour ça, je suis ravie que sa santé le préoccupe autant que moi. Il m'a de nouveau confirmé l'allergie du petit par la prise de sang, et m'a enlevé une épine du pied, le petit n'est pas allergique au gluten, je peux donc lui donner des aliments plus simples a trouver, et qui devraient le faire prendre encore du poids (allez grossir avec des galettes de riz a 55kcal la galette !!) Bref, autant de gens différents, autant de comportements différents, et de prescriptions différentes… Il faut le moral, j'vous l'dis ! Pour celles que ça intéresse, j'ai quelques petites recettes sympa sans lait ni oeuf :D Voila, félicitations à ceux qui sont parvenus jusqu’ici (sans tricher, en lisant tout) et si vous avez une proche dans ce cas, j’espère que cela vous aidera à aborder une discussion avec elle pour l’aider si besoin est, à s’exprimer sur le sujet et à se sentir moins seule..."

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