30 avr. 2016

Déjà fin avril...

Bin oui.
On a beau tenter de ralentir le temps, manifestement ça ne fonctionne pas et nous voilà déjà fin avril. Début mai presque.
J'ai des SMS inquiets de personnes qui me disent "han mais tu n'écris plus du tout sur le blog, ça va quand même?"

Oui ça va. Très bien même. Mais j'ai fait des choix.
Ces dernières semaines, j'ai beaucoup bossé, j'ai beaucoup couru et j'ai tenu à garder le reste du temps pour moi et pour mes enfants. Parce que le nain est chronophage, bien plus qu'un blog.


J'avais envie de vous donner quelques nouvelles, tout de même, parce qu'on a eu le temps de terminer la saison de ski, de se mettre les pieds dans l'eau et de faire des randos. Tout ça depuis mon dernier article. HUM.


Je prépare le marathon de Genève, et ça purée ça prend du temps

Cela fait 12 semaines, enfin 11, que je cours trois fois par semaine, suivant à la lettre le plan "finir un marathon en vie/avec le sourire/en 4h30. Pas que j'imagine un instant faire 4h30 (mon objectif secret étant 4h44 pour la beauté du chiffre.
C'est dur, vraiment, il faut le dire, de cumuler nains, boulot et entraînement marathon.
Je ne le referai pas de sitôt, c'est vraiment très très chronophage.
Je ne me sens évidemment pas prête (c'est le 8 mai) et j'ai depuis hier deux entailles sous les pieds, résultat de courses sous la pluie et d'ampoules non-vues et qui ont dégénéré. J'ai les pieds enturbanés de tulle grasse et les doigts croisés. Pas vraiment prête à renoncer à ce marathon que je prépare depuis 3 mois. Je n'ai pas de record à battre, pas grand chose non plus à me prouver, mais j'aurais du mal à renoncer. Un brin têtue je suis.



Enfin si mes pieds me le permettent je serai sur la ligne de départ le 8 mai à 9h45 et vous pourrez suivre ma progression de tortue hystérique sur facebook et twitter (normalement j'ai mis des conneries qui vont se publier automatiquement aux 10/21 et 30 km si j'arrive jusque là).









Pis après j'irai à la piscine. C'est bien la piscine aussi.



Je bosse (trop probablement) mais que pour des trucs chouettes

C'est ma faute je ne sais vraiment dire non.
Pis ya des fois dans la vie, on ne peut pas dire non.
Je bosse toujours beaucoup pour Hello-famille, il faut dire que c'est génial de voir que les parents sont aussi sympas, on récupère énormément de lieux d'hébergements kid-friendly (on peine d'ailleurs à tout mettre rapidement en ligne) et on repère du coup PLEIN d'endroits chouettes où passer nos vacances. Par ailleurs, on réussit à décrocher des envois de familles testeuses pour nos membres inscrits et ça me fait super plaisir de voir que quelques marques arrivent à comprendre que NON, il n'y a pas QUE les blogueurs qui ont le droit de partir en voyage gratuit, que les gens qui n'ont pas de blog peuvent aussi raconter et partager leur expérience. Bref, ça fait plaisir, les choses progressent. Je n'ai rien contre les voyages blogueurs entendons-nous hein (je n'en fais plus moi-même mais je comprends que les blogs le fassent) mais vraiment avec Hello-famille j'avais envie d'envoyer des gens qui n'ont pas l'habitude de partir comme ça.

Pour ceux qui sont sur Facebook, vous avez pu voir que j'ai récemment pris en charge la page Facebook d'Astrapi (que je vous invite donc à J'aimer). Super heureuse je suis (maître Yoda vous parle) car Astrapi c'est juste toute mon enfance.

Je continue également d'écrire pour Famili et pour vertbaudet, deux supports que j'apprécie énormément et avec qui j'aime beaucoup travailler.

J'ai également entrepris de retravailler mon livre "Voyager avec ses enfants" qui va être réédité sous un nouveau titre "En voyage les enfants" et avec une nouvelle tronche. Il sortira le 2 juin!

Le reste???
J'avoue je laisse un peu tomber le blog et je dis non à tous les partenariats ou presque.
Je sature.
Je ne dis pas que je n'en ferai plus mais un peu marre des démarchages/concours en tout genre. Je vieillis, que voulez-vous, et même un siège auto à tester ne me fait plus frémir d'envie.


Les nains vont bien, 
les vacances ont été un peu relous, ils n'ont pas arrêté de se prendre la tête et de se chercher mutuellement.
C'est ce que j'appelle le point "Arrête de me REGARDER" dès le petit déjeuner. Il y a des périodes comme ça où les nains sont relous, où on passe son temps à gueuler pour gueuler plus fort qu'eux, à hurler "ON NE CLAQUE PAS LES PORTES" et à soi-même claquer les portes.

Bref, ça va mieux, après 15 jours de nains non-stop je me suis promis de les coller 2/3 jours au centre de loisirs aux prochaines vacances et j'étais RAVIE de les remettre à l'école, disons-le franchement.


Le sommeil toujours pas, bin non. On a des améliorations hein, je ne peux pas le nier, mais je n'ai toujours pas de nuit complète, jamais jamais. On apprend à se satisfaire de peu et je suis désormais contente si je ne suis réveillée que deux ou trois fois. Nano peine à s'endormir le soir, on progresse car elle reste désormais au lit même si elle ne dort pas, mais cela dure parfois des heures. Usant, usant.

Je bouquine des trucs sympas

Du polar, comme toujours, parce que ni le temps ni l'envie de bouquiner autre chose.

J'ai aussi opter pour le livre audio, testé pour mes sorties longues, parce que la musique c'est chouette mais sur 5h (objectif Marathon) je me suis dit que ça allait être un peu saoulant.
Du coup, sur les conseils d'une lectrice, je me suis abonnée à Audible : un mois d'essai gratuit > ce qui m'a permis de télécharger un roman à écouter. Je m'étais même mis un rappel pour penser à me désengager (je suis la reine du 1 mois gratuit qui dure à vie) pis finalement je suis restée abonnée et je me suis téléchargé un second roman.

J'avais pris le Chuchoteur (sur des conseils de lectrices aussi, que ferais-je sans vous?) et c'était 17h de lecture plutôt très chouettes. J'ai vachement apprécié finalement, je vieillis VRAIMENT. Nan mais pour courir (en sortie longue hein, pas en fractionné) ou pour faire la vaisselle ou le repassage, ou même lors de looooongues heures de train (si vous avez suivi mes aventures SNCF de merde sur les réseaux). Du coup, voilà, j'ai téléchargé la suite du Chuchoteur pour mes deux premières heures de marathon et il faut que je m'attelle à ma playlist aussi (gros dossier).


Voilà donc mes dernières lectures pour les polars-addicts : 





Le livre des Baltimore 
Bien moins étoffé que le premier, il reste franchement très bien, se lit facilement et un peu trop rapidement. J'ai super aimé mais j'ai vu Joël Dicker en photo, ça aide aussi.





Serre moi fort

Un bon polar, bien écrit, bien mené et bien flippant. Je valide.











Viscères

Titre charmant pour polar de train PARFAIT. Se lit vite, intrigue très correcte et même s'il ne restera pas dans les meilleurs polars du monde, il fait le job.








Les anges aquatiques

J'aime encore assez la série des Hiver/Automne/Printemps/été et j'ai bien aimé ce dernier polar de Mons Kallentoft. Un peu triste, un peu glauque. Mais bien.











Les corps de verre 

J'avais trouvé la trilogie "Les Visages de Victoria Bergman" plutôt bien même si un peu décousue parfois et plutôt trash.
J'ai beaucoup aimé cet opus.






Voilà, pas très varié je vous l'accorde, je lis très très peu de romans en ce moment, probablement parce que je n'ai pas le temps de me concentrer suffisamment. Et pour qu'un roman me plaise, il faut qu'il soit costaud, la chick lit je ne peux pas. Donc en ce moment, c'est polar et puis basta.


AH SI, pardon, j'ai reçu deux bouquins chouettes en exemplaire presse
dont je voulais vous parler. Je reçois pas mal de livres via les maisons d'édition mais je vous avoue que bien souvent, je les feuillette et les repose et que je me vois mal vous en parler parce que je ne les ai pas trouvé géniaux.





Le premier c'est le bouquin de mon cher Till the Cat qui nous a concocté un petit livre de recettes plutôt hilarant, Les recettes drôles et savoureuses de Papa. Les recettes sont bien mais avouons-le, il pourrait écrire n'importe quoi que ça serait marrant. Le souci c'est qu'à force de ricaner, tu perds le fil de ta recette.
Seul bémol? On aurait aimé des spirales pour poser le livre pendant qu'on cuisine. OUI JE SAIS JE SUIS RELOU.




Le second, c'est un bouquin qui s'appelle Grand père débutant d'Yves Durand, et, même si je ne suis évidemment PAS le coeur de cible, je l'ai trouvé vraiment sympa pour les papys. A priori il existe le même pour les mamies mais je ne l'ai pas eu sous les yeux. Du coup je ne parle que de celui là (qui est bien) : on y apprend les bases pour accueillir un tout petit et les évolutions parfois un peu chelou que les grands-parents pourraient avoir du mal à appréhender : pokemon et compagnie. Un chapitre sur les ados vraiment bien fichu : bref, un bouquin plaisant à offrir à un futur grand-parent!






Les nains lisent aussi et la même chose pour les deux grands, c'est parfait!




Les Légendaires remportent un franc succès par ici, ainsi que les très onéreux La Dynastie Donald Duck. C'est génial mais juste hors de prix - merci la Médiathèque donc.














Sinon énorme coup de coeur pour
 Le Grand Méchant Renard, offert par Mamie, et que vous pouvez acheter les yeux fermés c'est une tuerie. Vraiment super drôle.





Côté romans, Moyen Nain aura lu toutes
les Petites Poules et Grand Nain a fini ses Oscar le Médicus (enfin il attend le prochain tome) et se lance dans Eragon.








On part au Canada cet été (hiiiiiiiiiiiiiii)





Et je crois que ça va être génial.
Nous allons voir la famille, les amis et nous nous sommes offert quinze jours en camping-car avec Authentik Canada (conseillé aussi par une lectrice décidément ;))
On a choisi un tour de touristes (ce que nous sommes RAVIS d'être, même si je suis la seule non-Canadienne de cette famille) et nous avons hâte d'y être. Evidemment, deux ans d'économies pour se payer ce voyage qui promet d'être merveilleux, mais je crois que ça va valoir le coup... Suis preneuse de conseils bien entendu et vous ferai un retour sur le blog!!


Voilà les petites nouvelles, je vais devoir couper car Kuzco est terminé, parce qu'il y a les quatre bains à gérer, le repas à préparer, les livres à bouquiner, les chansons à chanter, les enfants qui se lèvent et relèvent à gronder, les fesses à poser, exténuée dans le canapé.

Je vous embrasse en tout cas et n'hésitez pas à me glisser en commentaire :

- du nouveau polar à bouquiner (j'avais enregistré pas mal de titres mais j'ai quasi tout lu)

- une bonne recette de gâteau à grignoter AVANT mon marathon qui commence à 9h45 donc.

- des bons plans pour Montreal cet été

Prenez soin de vous surtout.

8 avr. 2016

Etat ventre après grossesse

J'ai appelé cet article avec les quatre mots que j'ai tapé dans un moteur de recherche après la naissance de mon premier enfant.
J'ai tapé ces mots en espérant voir des ventres aussi moches que le mien.
J'ai tapé ces mots la trouille au ventre, justement, en me disant qu'il était impossible que je sois la seule à porter sur mon corps ces marques à la fois merveilleuses et désastreuses.

Effectivement je ne l'étais pas.
Après une grossesse, après deux, après trois et puis quatre. Ce n'est plus un ventre que je porte, c'est à la fois du souvenir et de la honte, de la peau qui a subi volontairement et avec bonheur ce qui l'a marquée à tout jamais.

Cela fait longtemps que je l'ai en tête cet article, peut être bien 8 ans et demi.
Lorsque j'ai découvert sous cette douche brûlante de la maternité, les larmes aux yeux de douleur et de fatigue, qu'il me fallait désormais compter avec ce corps changé. Qu'il me fallait désormais constater chaque matin et chaque soir que oui, j'étais mère, que non, ça ne changerait jamais.
Qu'on pourrait le prendre à pleine main, qu'il serait doux et rugueux au toucher.
Qu'il aurait des marques, comme des griffures de tigre.
Violettes, bleues, puis blanches.

Est-ce difficile?
Oui.
Quand même.
Je suis la première à me dire que non.
Que ça ne compte pas, que c'est mon histoire et que je la porte sur moi.
Mais ça l'est, parfois.

Quand on se croise dans un miroir.
Quand on nous demande "c'est pour quand?"
Quand on nous félicite "c'est une fille ou un garçon?"
Quand on a la marque, le soir. Et qu'on l'a subie, la journée.
Quand on s’assoit.
Quand on enfile un bikini. Et puis non.

Je sais, on s'en fout.
On assume.
On a porté la vie.
C'est beau.

Mais non, pardon. Je n'y arrive pas toujours.
Je n'y arrive jamais d'ailleurs.
Quand je soulève mon tee-shirt, on ne me dit pas "ha mais ça va!!" on me dit "Ah oui quand même".
Mon ventre est abîmé, flêtri et j'ai beau faire un 38 et courir 40km par semaine, mon ventre reste accroché comme un souvenir, comme une preuve de ce que nous avons traversé.
Je l'aime quand même.
Il fait partie de moi et de mes choix.

Mais quand même.
Je me tartine.
Je me gaine quand j'ai le temps et l'envie.
Pas pour retrouver mon corps d'avant, à vrai dire je ne me souviens plus vraiment d'avant.


Je ne mettrai pas de photo, l'idée de cet article n'est pas de faire du passage en vous montrant du désastre, et par ailleurs vous en trouverez des milliers sur google, comme pour nous rassurer.
Parce que oui, mon ventre ressemble aux vôtres, aux leurs, à ce qui a vécu, qui a été abîmé, tiré et plié. Pour qu'ils soient là, eux.

Je me raisonne souvent.
Pas si grave.
Je mange, je vis, je ne fais pas non plus de régime drastique ou de séries d'abdos à l'infini.
Je m'oins de crème (c'est d'ailleurs les commentaires sous mon partage de ma nouvelle crème Copaïba, je vous la mets en lien, qui m'ont donné envie d'écrire cet article).
Mais voilà.
Ce ventre, c'est ce qui nous reste. On voudrait l'aplanir.
Le rendre un peu plus lisse.
Je ne veux pas d'un corps parfait, la perfection ne me réussit pas.

Je voudrais juste me dire que voilà, c'est passé.
Qu'ils sont nés.
Que mon corps est de nouveau à moi après avoir été à eux.
Qu'il peut reprendre ses droits, qu'il peut trouver son rythme.

Qu'on peut redevenir soi.
Même si on ne regrette rien.
Qu'on peut redevenir soi.
Un peu différemment.
Un peu abîmée.

30 mars 2016

Ces moments de parents qu'on voudrait zapper

(ne me demandez pas pourquoi la police est variable sur cet article, je n'en sais RIEN mais j'accepte que mon blog ait une vie autonome sans moi et des choix de police bien à lui)



Chez moi, niveau zapping, ça ne déconnait pas trop. 
JAMAIS je n’ai eu le droit de prendre la télécommande pour me balader au hasard sur les chaînes en m’arrêtant quelques minutes sur un programme avant de décider qu’il était nul et de passer à autre chose. 
QUE NENNI mes amis, que nenni. 
Chez nous on ne zappait pas. On consultait au préalable le programme télé (le Télérama même, je vous rappelle que je ne suis rien qu’une sale bobo) et on optait pour le programme qui nous semblait le plus adapté. Inutile de vous dire qu’il fallait passer ensuite au stade de la validation-négociation avec le parent qui actait (ou non) notre choix. 
Bon, j’exagère un peu mais chez moi, quand même on ne zappait pas. 
Devenue adulte, je peine à zapper (la force du conditionnement que voulez-vous) mais croyez-moi, il y a des moments de ma vie de parent que je voudrais bien mettre sur avance rapide. Au minimum. Voire changer de chaîne. 

Note de l’auteur : oui évidemment, il y a aussi tous ces petits moment qu’on voudrait mettre sur pause ou enregistrer pour ne jamais les oublier, pour qu’ils restent gravés, pour que jamais on ne perde l’image. Tout en sachant qu’elle est presque déjà envolée et qu’elle ne reviendra peut-être jamais. MAIS ça faisait niais alors je n’ai pas tenu à le préciser. 




Bref, reprenons ensemble ces petits moments de vie de parents qu’on aimerait zapper. 
Parce qu’il y en a, soyons honnêtes, et j’en oublie probablement alors n’hésitez-pas et ajoutez-en !


L'apprentissage de la marche


Oui oui, Primi c’est mignon, vraiment. Et les premiers pas sont systématiquement très très très émouvants. Promis même au 4ème on est content, on filme et on envoie la vidéo à la terre entière. A un détail près : on ne l’intitule plus « Les premiers pas de Grominou » mais « Libéréééééée Délivréééé » ou « les ennuis commencent » (au choix). 
Nan mais c’est sympa la marche mais si on pouvait passer en accéléré tous ces moments où ils marchent les jambes raides et l’air determiné, tirant de tout leur poids de gros bébé sur notre index menaçant de se déboîter, ça serait plutôt bien non ? Et ces moments où ils titubent comme des enfants bourrés (qu'ils sont) PILE près du coin hyper coupant-acéré-flippant de la table basse non protégée (hé ho, on n'est pas des Primis quand même!!)


La propreté

Non parce que je ne sais pas QUI aime éponger du pipi (ou pire) partout dans la maison en arborant un GRAND sourire tout en disant "ce n’est pas grave du tout mon petit chéri, la prochaine fois tu iras vite vite sur le pot, le POT, le P.O.T comme Tchoupi hein ? Tu vois ? TU VOIS BIEN DE QUOI JE VEUX PARLER NON ???" (puisque ça fait 3 mois qu’on se farcit Tchoupi le relou va sur le pot dès qu’on lui en parle ou Petit Ours Brun a pigé illico qu’il fallait faire son caca dans le pot). La propreté c'est relou, disons-le. Relou et un brin stressant à l'approche du mois de septembre aussi.



Les nuits de merde


J’aurais pu les mettre en premier en fait. La nuit de merde sérieux, j’aurais bien aimé zapper. Ou réduire un peu la durée du film quoi. A quelques mois (je ne suis pas trop difficile) plutôt que quelques années. Je ne sais pas moi, on pourrait se dire qu’on a un ratio de môme qui dort mal et qu’ensuite on peut zapper le reste. Ça serait super équitable rapport au fait que bien souvent on se tape aussi les non-grasses matinées. Qu’on voudrait bien zapper aussi d’ailleurs. Cette petite tranche 6h-9h, on peut la passer en accéléré ?
Les nuits de merde c'est pire que tout. Tu es un zombie, tu hurles après tout le monde, tout va de travers. On les vire. Sérieux, on les vire.

Les heures passées dans les salles d’attente du pédiatre/du médecin. 

Entre toux dégueu et miasmes du voisin. Entre l’Astrapi de 1992 (souvenirs souvenirs) et un Auto-Moto déchiqueté par un enfant adepte des belles bagnoles. Ces heures à regarder sa montre en se disant que c’est pas possible d’y passer sa matinée (hé si), à tenter d’occuper en silence un enfant malade qui geint comme un Mâle atteint d’une grippe d’homme (un rhume donc). Ces heures à organiser intérieurement les journées de garde « enfant malade » en imaginant mille scénarios possibles. Ces sms envoyés « otite bilatérale, antibio, bordel c’était sûr ». On voudrait bien les zapper et zapper avec elles toutes ces heures d’angoisses et d’incompréhension de « qu’est ce qu’elle a ? » et ces tentatives de comprendre un peu pourquoi, de ne pas vouloir se contenter d’un « c’est comme ça».

On pourrait s’il vous plaît zapper aussi toutes ces (je peux être vulgaire ?) PUTAIN d’heures de ménage dans les chambres nainesques. 

Personne ne nous avait prévenu là-dessus, je proteste. On m’avait dit « la grossesse c’est chouette mais tu vas en chier pour l’accouchement, les premiers mois COURAGE et adieu ta vie d’avant, dors parce que c’est terminé pour toi le sommeil et n’oublie pas de regarder ta peau du ventre elle va se transformer en flamby-jelly ». Tout ça, j’étais prévenue et même si certaines choses ont été dures à accepter (le sommeil flamby surtout), j’ai réussi à les digérer. MAIS LE BORDEL DES CHAMBRES ? SÉRIEUX ? Il faut prévenir les gens. Ne demandez pas de cadeaux de naissance, de jouets pouêt-pouêt pour le bain ou des mobiles à la con attrape-poussières, demandez des coffres pour stocker, pour camoufler, pour pouvoir, à défaut de zapper, balancer tout leur bordel dans un truc fermé. 

On pourrait aussi, si on va par la, zapper les trajets. 

En voiture, en avion, en train aussi. Parce que même si, de temps à autre (et l’âge – et les tablettes – aidant) on arrive à voyager sans avoir envie de se coincer la tête dans la vitre la majorité du trajet, force est de constater que tout trajet avec des enfants est pour le moins un brin énervant. Déjà il faut charger la voiture (ou faire en sorte de ne pas avoir trop de valises AH AH AH) sans se fâcher et sans rajouter à la dernière minute trente-huit petits sachets. Puis, une fois que tout le monde est installé, sanglé (un peu de sueur sous les aisselles après cette épreuve du siège auto), il faut rouler et les OCCUPER. Bin oui, on vous avait pas dit ? Avoir un enfant c’est devenir GO. Gratis. Passer 8h de bagnole à faire le DJ,  à gérer les goûts musicaux (de chiotte) des nains et à proposer un petit bonbon pour passer le temps ou un jeu à la con pour passer le temps (again), c'est quand même pas une vie.
Ah si, pardon, on me dit que je l'ai choisie cette vie de parent. Gulp.



On zapperait bien aussi :



  • Les courses tri-hebdomadaires pour cause de manque vital de petits suisses ou de couches taille 4. OU le Divin-Nutella-Huile-de-Palme. Voire PIRE : le Pringeuls (du Mâle)
  • Les godasses partout. En 24/25/27 (elles sont trop petites songeons à les ranger)/28/29/30/31. Partout. Pleine de terre sèche. Une sous un lit, lancée par une fashionnista agacée de ne pas savoir faire ses lacets. L'autre dans l'entrée, flemme de la ranger.
  • Les HOUSSES DE COUETTES à remettre. Avec les alèse, les draps housse, les serviettes éponge parce que l'alèse déconne sévère. Les lits superposés, les couettes Oui-Oui "MAIS JE VOULAIS LA COUETTE REINE DES NEIGE MOUAAAA".
  • Les lessives. On ne rigole pas, j'ai parfois envie de les envoyer à l'école en slip. Parce que j'en ai marre de retrouver le lendemain matin dans la machine des trucs que j'ai rangé la veille en pestant.
  • Le vomi. Sérieux dans la série "JE PEUX PAS JE PEUX PAS" le vomi atteint le grade ultime. Avec les poux. Ah oui les poux si on pouvait zapper les poux je prends aussi. Et les verrues. Les IMMONDICES quoi. Virez-les moi.
  • Les verres d'eau à éponger, les spaghettis à ramasser, le chocolat sur les murs à nettoyer (coucou Nano). Les petits morceaux de papier découpés au sol. La colle UHU (à 1000 euros le tube) ouverte et séchée sur le plancher. Les conneries quoi. 




On zapperait bien tout ça, oui, faut le dire. On mettrait évidemment bien sur pause les câlins serrés et les moments où on s'arrête entre deux portes pour les regarder jouer en se disant niaisement que voilà, on touche du doigt le bonheur. On se dit souvent que ça file trop vite, si si je vous assure, c'est un truc de vieux parent ça, de dire "vous verrez ça file trop vite" (perso j'avais envie de décapiter ceux qui me disaient ça mais BORDEL c'est vrai). Mais c'est bien que ça file en fait. On fait ainsi le tri entre le chouette et le moisi.
Ne reste que le chouette (et un arrière-goût de moisi, ok j'avoue).
Ne reste que le chouette et les raisons pour lesquelles on se lève la nuit.



3 mars 2016

Qu'est ce que ça m'enlève à moi?

Tu allaites à la demande, nuit et jour. Depuis dix-huit mois.
Tu donnes le biberon.
Tu refuses qu'elle ait une tétine.
Tu portes en Babyborn face au monde.
Tu ne regardes pas les étiquettes des petits pots.
Tu ne vas qu'au magasin bio.
Tu le portes dans le dos pour te balader alors qu'il a 4 ans.
Tu es mariée et heureuse.
Tu la laisses à la garderie matin et soir.
Tu travailles 40h par semaine.
Tu refuses de leur acheter des trucs Hello Kitty.
Tu laves tes couches le week-end.
Tu ne travailles pas.
Tu les prives de dessert s'ils ne mangent pas leur plat.
Tu es seule.
Tu as choisi leur activité sportive à leur place.
Tu les mets à la cantine deux fois par semaine alors que tu ne travailles pas.
Tu achètes des jouets, plein de jouets.
Tu es en couple et malheureuse.
Tu n'autorises pas la télévision.
Tu les emmènes au théâtre pour "la culture".
Tu passes trois jours à organiser un anniversaire Harry Potter.
Tu manges devant la télévision avec eux.
Tu ne donnes un bain qu'un jour sur deux.
Tu as affiché la liste des produits contenant des substances dangereuses.
Tu as une poussette hors de prix et ça te fait plaisir.
Tu refuses qu'ils se salissent au parc.
Tu les laisses veiller jusqu'à 23h.
Tu prépares des plats équilibrés.
Tu continues à la laisser dormir dans son lit à barreau alors qu'elle a presque 3 ans.
Tu ouvres un plat de lasagnes déjà tout fait.
Tu exiges beaucoup plus de tes enfants que moi.
Tu les laisses dire des gros mots.
Tu as autorisé les baskets Spidermachin qui clignotent.
Tu as mis ton fils malade chez la nounou parce que tu avais une réunion importante au boulot.
Tu n'arrives pas à les laisser à qui que ce soit.
Tu passes ton mercredi après-midi à faire des cookies ou des activités manuelles avec eux.
Tu ne peux pas t'acheter une paire de chaussures sans culpabiliser, parce que l'argent qui rentre n'est pas le tien.
Tu es sur ton smartphone au parc.
Tu pars tous les ans une semaine en amoureux en laissant tes enfants.
Tu as arrêté de travailler car tu n'en pouvais plus.


Tu ne leur parle pas comme je parle aux miens.
Tu as fait des choix qui ne sont pas les miens.




Tu sais quoi?
ça ne m'enlève rien à moi.
Ce que tu vis, ce que tu décides, cela ne m'enlève rien.
Du tout.

Alors même si parfois j'ai envie de dire.
Je ne dis rien.
Je me tais.

Ce n'est pas évident mais je m'efforce de me demander "ça m'enlève quoi à moi?" à chaque fois que mon regard accroche quelque chose que je ne fais pas de la même façon. Un mot, un geste, une manière de faire.
Généralement la réponse est "rien, ça ne m'enlève rien". Tu peux faire comme tu veux, ça ne m'enlève rien. Au contraire, tu m'apportes et tu m'enrichis.
Mais tu ne m'enlève rien. Car je fais comme je veux. Comme je peux. Mes choix sont mes choix. Ils sont là. Ils sont assumés. Par moi. Par ma famille. Ils ne regardent que nous.

Je n'ai pas l'impression d'être contre les autres mères. J'ai plutôt le sentiment que nous avançons ensemble. Certaines trouvent peut-être que je n'avance pas aussi vite qu'elles.
Certaines pourront marcher à mes côtés, c'est plus évident d'avancer quand on peut papoter.

Peu importe ce que nous sommes, peu importe comment nous faisons.
Tant que reste l'amour pour eux. Tant que nous lie cette tendresse.


Tant que restent les raisons pour lesquelles nous sommes devenues mères, ou les raisons pour lesquelles nous ne le sommes pas.

15 févr. 2016

Du temps?

Ça fait longtemps que je n’ai pas écrit ici.
Plein d’excuses, vraiment.

Le boulot, surtout, et ma propension à dire « oui oui » à tout ce que l’on me propose en matière de rédaction d’articles. Besoin de gagner ma vie, surtout que lorsqu’on monte une entreprise, on se jette dans le vide. Alors pouvoir s’assurer un petit revenu tous les mois c’est se dire qu’on n’est pas totalement zinzin.

Hello-famille me prend beaucoup de temps et c’est exactement ce que je voulais, faire du vrai, parler avec de vrais gens, proposer un vrai service aux parents, être dans l'authentique et quitter petit à petit la blogo-sphère dans laquelle (disons-le très honnêtement) je n’ai pas vraiment ma place.

Les enfants aussi, me prennent du temps (SANS BLAGUE ??) d’autant que je persiste (et je signe) à ne pas les mettre à la cantine (sauf une journée dans la semaine) ni au périscolaire. Pour des raisons financières, majoritairement, mais aussi parce qu’une partie de moi culpabiliserait de le faire (alors que je travaille à la maison et que je ne rapporte pas ce que le mode de garde me coûte).



J’ai aussi le sentiment de ne plus avoir grand chose à partager, beaucoup le font de manière bien plus drôle et bien plus intéressante que moi, et j'ai parfois l'impression d'avoir tout dit. Ou presque. 

Je n'ai pas dit mon dernier mot en matière de nains, je n'ai pas terminé d'écrire, loin de là, mais j'ai en ce moment un milliard de trucs à faire et peu de temps pour dire vraiment les choses.
J'essaie de me dégager quelques heures par semaine pour écrire et puis finalement je n'y arrive pas. 

Je n'ai plus d'ordi, ça compte aussi, sauf un petit 10 pouces qui me fait mal au crâne et je peine à écrire de longs articles dessus, je deviens vieille que voulez-vous...

Bref, tout ça pour dire que mon blog ne s'arrête pas, je suis toujours là mais je n'ai malheureusement pas des journées à rallonge. Et le blog est évidemment la seule chose qui peut se mettre en pause, contrairement à ceux qui me demandent depuis 10 minutes "si ça peut être MOUA le premier au bain". 
C'est que je tente d'expliquer lorsque mon éditrice me demande où en est mon roman.
Au stade de "le jour où j'aurai du temps"

Je pourrais le prendre, me direz-vous. Mais non en fait.
Ecrire est un luxe, un vrai luxe. 

Voilà ce petit article bien court pour vous dire de ne pas vous inquiéter, que je fais au mieux (c'est ce que je prône alors il faut que je le asse aussi), que je mets en pause pour pouvoir travailler à côté, que ce n'est pas facile car j'aurais envie d'y passer plus de temps mais que la réalité me rattrape. 

Je vous remercie en tout cas pour votre présence et prenez soin de vous.
Je reviens vite. 
Enfin je fais au mieux quoi.

27 janv. 2016

On dirait ma mère

Evidemment.
Il y a des milliers de choses comme ça que je m'étais jurée de ne pas faire, de ne pas dire.
Pas que ma maman soit un boulet, que nenni, mais il y a des trucs qu'on ne veut pas reproduire.
Rien de grave hein, je vous rassure, mais de petites choses qui nous marquent, de petites habitudes auxquelles on pense échapper.

Finalement, vingt ans après, je me rends compte qu'on dirait ma mère.
Gloups.


- Etre en retard

Ce que je pouvais détester ça.
Le stress, la course, arriver dans les derniers, la honte, le regard des profs ou pire, le "tu retournes chercher un billet" (noooon pas le billet et refrapper à la porte devant tout le monde).
Le jour du bac de français hein, arriver pile pile pile à l'heure.
Et ouais. Sous la pluie. Limite. Mais à l'heure.

Bref "moi quand je serai grande je ne serai JAMAIS en retard et toujours en avance".
BIEN SUR.
Je suis souvent juste. Toujours un peu après. Les gens m'attendent, les enfants marchent en cavalant, demandent "si on est à l'heure Maman?" , m'assurent "qu'avec Papa on est toujours devant l'école avant qu'elle ouvre" (alors que Maman se fait enfermer dans l'école tous les matins).

Certes. Mais je ne sais pas, j'ai probablement une peur du temps perdu, du temps gâché.
J'ai peut-être aussi une notion du temps un peu élargie, un peu distendue. Je suis laaaaaaaarge et je négocie peut-être un peu trop sur la tenue là où le Mâle enfile les vêtements dans l'ordre de la pile. Je laisse bouquiner dix minutes là où je ne devrais probablement pas. Et quand l'heure arrive, je m'énerve (après moi) après eux, je crie un peu, je balance les sacs en disant "ET VOILA ON ÉTAIT BIEN DANS LES TEMPS ET LA ON N'EST PLUS BIEN DU TOUT"

On dirait ma mère quoi.


- Dire "c'est parce que tu as faim"

Purée mais NON, j'ai pas faim.
Ma mère me disait systématiquement " c'est parce que tu as faim". Alors que nan, j'avais juste mal à la tête.
"Tu as mal à la tête parce que tu as faim"
MAIS NON.

Bah je fais pareil.
Mal au ventre? Tu as faim
Pas envie de retourner à l'école cet aprem? Mange un peu tu as faim ça ira mieux après.

Bref, la bouffe = ça ira mieux.
Parlons-en à mon petit ventre dodu hein?

- Dire "c'est parce que vous êtes fatigués"

Ah oui parce qu'il y a deux options : 1) Tu as faim (voir plus haut) et 2) tu es fatigué.
Mal à tête? Tu as faim? Non? Tu es probablement fatigué alors
Mal au ventre? Tu as faim? Non? Tu dois être fatigué alors.
Tu te sens mal? Fatigué?

En même temps, ai-je besoin de vous rappeler la règle des 3F??? Fatigué + Faim = Fiant.
Je laisse les petits nouveaux la relire en suivant ce lien

Donc force est de constater que ma mère avait raison. Jusqu'à un certain âge, quand ils sont fiants, c'est qu'ils sont fatigués ou qu'ils ont faim (ou qu'ils sont malades mais bon, ça commence pas par F).



- Oublier de couper les plaques

Ma grand mère le fait
Ma mère le fait de temps en temps.
Mon mec hallucine "Punaise Marie, la plaque allumée c'est pour faire comme Mamie Lulu ou quoi??"

Ouais j'avoue.
Je commence à avoir la plaquose. Je laisse la plaque allumée.
Pas ma faute, je gère 39 trucs en même temps :
- les pâtes qui cuisent 10 minutes (je commence à saisir l'utilité des minuteurs)
- la poésie "Vilain Hiver" de Grand Nain
-  Moyen Nain qui me récite l'intégralité des repas de Monsieur Maigre (les Monsieur/Madame, nouvelle passion passionnante)
- Nano qui veut que je lui attache la ceinture de sa robe de chambre MAIS PAS AVEC UN GROS NOEUD JUSTE AVEC UN PETIT NOEUD (coucou la zinzin)
- Micro qui hurle d'une voix d'outre-bain (= du bout de l'appartement puisqu'elle végète dans un bain tiédasse en compagnie de ses Barbie) qu'elle voudrait bien DU GEL MOUUUUUCHE!!

Je dois donc écouter Grand Nain et sa poésie chelou, Moyen Nain qui est totalement en boucle depuis 2 mois, Nano qui m'explique le noeud de 8 et en même temps hurler à Micro que le gel mouche est juste à côté d'elle BORDEL.
Pendant ce temps j'égoutte les pâtes en criant "On s'éloiiiiigne c'est chauuuuuuud".

Alors oui, évidemment, j'oublie parfois de couper les plaques.
Hum. Je plaide coupable.



- Leur interdire la télé le matin parce que ça rend bête

J'avoue, quand on allait chez ma grand-mère en vacances, on trouvait que c'était le bonheur. On regardait genre une heure de téloche le matin, en pyjama, sous les couvertures tricotées.
On passait du petit-déjeuner à la télé, les dents et le bec pas lavés.
C'était bon.
Parce qu'à la maison c'était NON.
Pas de télé le matin, ça rend bête.

HUM.
Nous n'avons pas été si catégoriques, nous autorisons la télé le matin parfois.
Nous l'avons pas mal fait en vacances, lorsqu'ils se levaient très très tôt. S'il y a des dessins animés dès 6h30 sur les Zouzous, ce n'est pas pour rien hein?

Désormais, ils se lèvent plus tard et ne réclament jamais la télé le matin. Ils bouquinent et font les faux nains. Alors du coup, on dit "pas de télé le matin" et ça leur réussit plutôt bien.


- Rater ma sortie d'autoroute

Ma maman rate parfois ses sorties d'autoroute.
Genre "j'ai fait 30 bornes de détour parce que j'ai raté la sortie". WTF?
Si si.
Je me disais "c'est pas possible quand même".
C'est TOUT A FAIT POSSIBLE.
On rêvasse, on est en train de faire son programme de la soirée/journée/semaine et hop, la sortie est passée. FUCK. On s'énerve mais c'est trop tard, pas de demi-tour possible.

Je suis donc celle qui a déjà raté la sortie d'autoroute pour aller faire les courses, pour aller chercher sa fille à la crèche (je rentrais directement à la maison), pour aller emmener les enfants au sport (déjà que j'étais JUSTE JUSTE) et pour aller à une opération (et HOP 40 bornes dans les dents).



- Proposer aux enfants d'aller marcher le dimanche après midi

Avec mon frère et ma soeur, on appelait ça "La Balade des Cons".
Ouais on était durs mais faut dire que se bouger le luc le dimanche pour aller marcher en forêt (comme beaucoup de familles disons-le) on trouvait ça vraiment RELOU. D'autant que c'était TOUS les dimanches.

On râlait, on ronchonnait (on devait probablement chouinasser aussi) mais on finissait par y aller, par courir dans les bois, par trouver ça génial de rentrer les joues rosies et de boire un chocolat chaud et des tartines avant de regarder l'école des fans.

Résultat?
On fait pareil.
L'hiver, c'est ski tous les dimanches après-midi.
Le reste de l'année c'est randonnée. On a les guides, on cherche la balade, ils râlent d'avance. On leur dit "c'est BON de s'oxygéner et de SORTIR un peu, vous n'allez pas rester toute la journée enfermés avec ce beau soleil!!!".
On se regarde avec le Mâle et on pense qu'on dirait nos parents.
Les enfants ronchonnent, bougonnent (chouinassent même) et montent dans la voiture en disant "c'est trop nul de marcher".
Puis dix minutes plus tard, ils sont armés d'un sabre laser-bâton et ne voudraient rentrer pour rien au monde.

Et le soir ils dorment (ou presque).




Il y a tellement d'autres choses finalement que je reproduis sans le savoir, des trucs bien dégoûtants que seuls les parents font comme le pouce plein de salive qui nettoie le bec chocolaté ou bien le surnom qui fout la honte (ma mère m'appelait Mimi devant mes potes et je fais lamentablement pareil avec le Grand). Je m'en rends compte après. Et je me marre finalement, parce que c'est le lot de tout enfant ayant un Parent.

Mais il y a tout ce que je suis ravie de reproduire, les virées marrantes, les surprises, les découvertes, les fous rires, les "et si on?" qu'on ne fait pas d'habitude. Les efforts faits pour eux, les paroles rassurantes, la présence quoiqu'il arrive et les choix faits de les voir beaucoup pour en rater le moins possible. Je ne sais pas ce que je laisserai à mes enfants, je ne sais pas quel côté de moi ils voudront mettre de côté et ce qui s'imposera à eux parce que, parce que.
J'espère qu'ils n'oublieront pas trop souvent les plaques et qu'ils verront les panneaux de sortie d'autoroute. J'espère les entendre dire à leurs enfants "tu dois être fatigué" et me lancer un regard entendu, comme pour me dire "t'avais raison en fait pour les 3F".
J'espère qu'ils sauront les qualités et les défauts, la fantaisie et les "comme elle a pu".

De mon côté, pour mille petites choses, on dirait ma mère.
J'avoue.
Je crois que j'en suis fière.


21 janv. 2016

Un lancer de crêpes avec Vahiné (oui oui c'est gonflé) !

Article sponsorisé

Vous le savez, j’aime bien participer à des concours marrants.
Surtout si ça fait rire les enfants.
Et comme c’est la saison des crêpes (après Noël et la galette, mon cuissot dodu me remercie), j’ai accepté de participer et de relayer le concours Vahiné Crêpes Challenge

Le principe ?

Proposer une recette à base de crêpes (logique en même temps) et faire une vidéo d’un lancer de crêpes en famille.


*Côté recette, ce fut plutôt facile puisque j’avais l’anniversaire de Moyen Nain et la commande d’un gâteau de crêpes de sa part. Après l’échec total du gravity cake j’étais soulagée.

*Pour le lancer de crêpes HUM, ce fut plus épique dirons-nous. J’ai dû faire environ 250 crêpes et presque autant de lancers avec mon acolyte Grand Nain afin d’avoir une vidéo correcte. Au départ, Moyen Nain était chargé de filmer mais il ricanait tellement que la vidéo tremblait. Du coup j’ai demandé au chien de filmer, je trouve le résultat plutôt correct, voyez plutôt.


J'assume totalement cette vidéo, cette voix hystérique et l'état lamentable de ma cuisine, sachez-le : 




Pour de vrai, on a réussi à faire quelques lancers en duo mais sinon force est de constater que Grand Nain est vraiment myope (ou trop rigolard pour être efficace). 


Pourquoi une telle vidéo ?
Pour participer donc au Vahiné Crêpes Challenge qui met en jeu des lots plutôt sympathiques : un week-end en Bretagne, 25 crêpières et 50 mallettes Vahiné (remplies de petites choses bien pratiques pour cuisiner). 

J’avoue, le séjour en Bretagne ne m’intéresse point mais en revanche je lorgne sur les crêpières (elles sont pas choux???). Bin oui, si vous regardez bien la vidéo vous pourrez vous rendre compte que j’utilise de la vieille poêle (qui a saisi moult cordons bleus avant qu’on ne m’ouvre les yeux sur la cuisson au four) et qu'elle n'est pas optimale pour la cuisson des crêpes (en revanche assez robuste pour le lancer j'avoue). 

OK je ne suis pas blogueuse cuisine et on sait pourquoi

Bon, trêve de bavardages, vous attendez tous la merveilleuse recette qui va vous permettre de réaliser en un rien de temps un splendide gâteau de crêpes alors la voici :

Pour les crêpes GOURMANDES (ici recette classique avec des plv mais vous pouvez clairement remplacer le beurre par de la margarine Vitaquel et le lait par un lait végétal c’est kif kif).

  • 100g de beurre fondu (c’est la caution matière grasse)
  • 75cl de lait 1/2 écrémé
  • 4 oeufs
  • 50g de sucre (on peut ajouter un petit paquet de sucre vanillé c’est mioume)
  • 375g de farine

Pour la ganache :
  •  200 g de chocolat noir (ou au lait si vous préférez)
  •  200 g de crème liquide

Note de l’auteur : pour les accros, on peut aussi se passer de ganache et y aller carrément au nutella (ou à la confiture de Mamie).

Etape 1 : faire les crêpes
Mélangez lait, œufs et sucre avec le beurre fondu, à la main (pour les courageuses) ou dans un robot (pour les feignasses- je vous laisse deviner ma catégorie).

Une fois que votre pâte est lisse, ajoutez progressivement la farine tout en remuant avec votre fouet (ou robot). Et hop, la pâte à crêpes est prête > à vous de jouer et de réaliser des crêpes ayant toutes le même diamètre : celui (à peu près) de votre moule à manqué.

Si vous avez des enfants doués, déléguez. Sinon, COURAGE (il en faut une douzaine au moins si vous voulez que votre gâteau ressemble à quelque chose).

Etape 2 : la ganache au chocolat

Pour la ganache, rien de plus simple, faites bouillir la crème à feu doux et ajoutez le chocolat en morceaux tout en fouettant (s'il vous reste un peu de force après les crêpes). Réservez cette crème un peu épaisse et passez au montage du gâteau.

Etape 3 : le Montage du gâteau de crêpes

Selon le nombre d'invités, monter le gâteau de crêpes en alternant crêpe et ganache (2 cuillères à soupe suffisent, il faut bien étaler le chocolat sur la crêpe avant d'en poser une autre dessus). Alternez sur une dizaine de crêpes, c'est très copieux et très gourmand (prononcez GOURMANGUE).

Placez 2h au frais avant de servir, démoulez la gâteau et décorez avec quelques petites choses multicolores comme ces petites choses divines que m’avait fourni Madame Vahiné (ou de la Chantilly voire crème anglaise si votre cuissot n’est pas assez dodu) avant de servir.
la part de gâtal fort chic sur son assiette en plastoc

après le passage des invités


Succès garanti auprès des petits (sauf le petit Victor, invité relou de l’anniversaire, qui préfère la crêpe au sucre).

Pour découvrir ma participation sur le site, c’est par ici : http://www.vahinecrepeschallenge.fr
Perso j'ai un gros gros faible pour celle de Parisienne à Vincennes !!

Vous avez le droit de voter mais promis, je ne vais pas vous harceler hein (pas mon genre). 



En revanche si vous participez de votre côté en publiant une vidéo de lancer de crêpes, n'hésitez pas à me tagger lorsque vous la relayez sur les réseaux avec #VahinéCrêpesChallenge  je ne manquerai pas de partager (sans me moquer) !
Pour participer, on publie sur Instagram ou Vine une vidéo avec le bon #VahinéCrêpesChallenge ou bien vous pouvez aussi la télécharger sur le site par ici.



Les votes ne feront pas tout puisque les vidéos pré-sélectionnées via les votes seront tout de même vues par un jury qui départagera les gagnants.

Alors qui se lance? (c'est le cas de le dire)



19 janv. 2016

De l'habitude d'être mère...

C'est comme tout.
On n'y pense pas vraiment mais petit à petit, on devient quelqu'un d'autre.
Petit à petit, ce qui était exceptionnel devient routinier, ce qui pouvait paraître angoissant devient juste une banalité...

J'avais peur.
De rester seule avec mon bébé et de ne pas savoir m'en occuper.
De lui donner le bain et de le lâcher.
D'être en tête à tête avec un nourrisson de 3 mois et de m'ennuyer.
De le laisser jouer seul. Alors je le regardais.
En me demandant tristement si c'était ça être parent.

Est-ce que c'était ça? 
J'attendais, assise par terre sur le tapis, à tendre des cubes à un petit.
J'attendais, culpabilisant à chaque fois que je m'imaginais faire autre chose que de m'occuper de lui.
Je me disais "il faut faire un truc pour l'éveiller, prends donc un imaginer, mets lui un CD".
J'avais la trouille de tout rater. J'avais peur de vivre ma vie de mère d'une mauvaise façon.

Tout est comme ça pour les premières fois.
J'avais l'impression qu'une matinée seule avec les enfants était un tunnel sans fin. Je me demandais ce que j'allais faire, pour les occuper, pour ne pas me laisser déborder, pour les amuser, pour que surtout, surtout, ils ne me sentent pas dépassée.

Cela ne fait pas si longtemps que je ne pense plus comme ça.
Cela ne fait pas si longtemps que je m'autorise aussi à être moi.
A prendre un bouquin et à me poser dix minutes (ne rêvez-pas, cela n'arrive pas très souvent).
A leur dire "laissez-moi un peu, allez jouer tous les quatre" (sans vous étriper).
De sortir au parc sans stress. De marcher avec eux sans but. De parler sans me forcer.
De ne rien faire, forcément. Ou de faire, mais juste pour le plaisir. 

Ce n'est pas évident de prendre l'habitude d'être mère.
De faire avec eux comme s'ils avaient toujours été là.
De ne plus avoir peur. 
Ca prend du temps d'être mère finalement.




De se lever la nuit sans avoir envie de pleurer (ça m'arrive encore), de recoucher, de cajoler, de chasser les cauchemars. De le faire dix, mille fois d'affilée. Sans flancher.
De ne plus avoir la nostalgie de la vie d'avant tout simplement parce qu'on l'a presque oubliée, parce qu'on peine à la toucher du doigt, à retrouver les sensations, à savoir ce que signifie d'être seule, d'être juste pour soi.

J'ai pris l'habitude d'être mère.
De vivre avec eux en étant moi.
De me laisser être moi tout en veillant sur eux.

C'est étrange comme on se construit. En hésitant, en tâtonnant, en ne sachant jamais vraiment si c'était ça qu'on devait faire. C'est très drôle de voir comment on devient et que les choses qui nous manquent ne sont jamais bien loin.

Je me regarde de haut, je regarde le temps qu'il m'a fallu pour être mère de ces quatre mariolos sans flancher de trop. J'ai pris l'habitude de ce que ma vie est. Des nuits hachées menues, des soirées à se dire qu'on n'a pas l'énergie, des virées sans eux pour se retrouver et des projets à deux pour ne pas s'oublier. J'ai pris le pli de mes devoirs, je suis un parent maintenant. C'est drôle mais il m'aura fallu du temps pour le dire, je suis parent.

Je suis de l'autre côté.
Je n'ai plus trop la trouille d'être ce que je suis, et pourtant je me retourne et je me dis que ce chemin parcouru n'est pas fini. Qu'à chaque moment de leur vie il faudra reprendre d'autres réflexes, d'autres mots, d'autres attitudes et d'autres gestes.

Qu'il faudra alors continuer à prendre l'habitude d'être leur mère, jour après jour, nuit après nuit.


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