23 oct. 2014

Le parent, cet être instable

Bonjour Ami Nain.
Tu es en vacances et cela te fait du bien.
Ici, mes parents sont un brin fatigués et en plus, nous sommes forcés de passer toutes nos journées avec eux. Pourtant nous sommes superbement agréables et nous tentons d'organiser beaucoup de choses pour rendre leurs journées réjouissantes.
Parties de Bonne Paye, de Monopoly Junior, Pestacle de peluches hystériques, petite séance de peinture rupestre, on ne pourra pas dire qu'on n'a pas aidé nos parents à passer de chouettes vacances.

Étonnamment, ils ne sont pas toujours ravis-ravis (notamment pour la peinture rupestre, allez savoir pourquoi) et ils ne réagissent pas toujours très positivement à nos excellentes idées. Pourtant à chaque fois, entre frangins, on est vraiment très enthousiastes. Mais eux. Non. Enfin parfois, ils esquissent un sourire mais il faut avouer que cela dépend de beaucoup de facteurs.

Mais si, Ami Nain, il te faut le reconnaître, ton parent est instable. Nous l'avions déjà vu dans cet article d'ailleurs.  Il en réagit JAMAIS de la même manière à la même bêtise bonne idée. Parfois il te trouve hilarant et parfois il te hurle dessus. Pour exactement la même action nainesque de départ.




Tu ne me crois pas?
Lis pourtant ces quelques lignes et tu verras que tes parents sont aussi instables mentalement que les miens.


Action nainesque n°1 : Tu demandes gentiment à regarder la télévision (à 7h42)
Bin oui, il est carrément l'heure de se mater un petit dessin animé. Trop tôt?
Non, du tout. 7h42 c'est même de la super grasse matinée puisque même le réveil mouton dort encore (feignasse).
Non vraiment, il est 7h42 et là, tu te materais bien un bon petit Garfield ou encore un Umizoomi. En plus c'est intelligent les Zouzous. Non?
Et si on regarde bien le Télérama (abandonné aux toilettes comme un malheureux) on peut noter que les Zouzous commencent à 6h30. C'est donc qu'il y a des nains qui matent les Zouzous à 6h30 non?


Réactions possibles du parent: 

Facteur aléaoire: sa soirée de la veille.

- Si le parent a passé une soirée lambda (série télé ou zappage sur une daube) et qu'il s'est couché relativement tôt :

"Non, non, pas de télé le matin, il y a quand même d'autres choses à faire que de regarder la télé à peine levés non?"
> le parent est relativement en forme, il se lève donc à peu près en même temps que toi et ne comprend pas du tout pourquoi tu voudrais aller t'abrutir devant une énième rediffusion de Yakari.
Il te suggère de faire des trucs bien relous genre "un petit jeu avec ton frère" ou encore "une construction en Kapla". Genre. A 7h42.

- Si le parent a passé une soirée arrosée en compagnie d'amis avec raclette lourde à digérer et vin blanc un peu limite qu'il a rendu dans la nuit.

"Ouais ouais, allez-y, je vous mets la 5 ou la 3? C'est bien la 5 non? Enfin je laisse la télécommande tu peux mettre la 3 ensuite quand la 5 c'est fini non? Papa et maman dorment encore un petit peu, ne faites pas de bruit et si vous allez aux toilettes ne hurlez pas que vous avez fini, Débrouillez VOUS".

> le parent est cuit-dur et tu peines à comprendre ses borborygmes. Il a le cheveu hérisson-paillasson et le tee-shirt mal en point. Il erre dans le couloir et a du mal à régler le volume (il change de chaîne à chaque fois). C'est VOTRE chance alors soyez mignon et dites "oui oui maman". Si vous avez faim, piochez dans le frigo mais surtout n'allez pas les réveiller, avec un peu de bol vous pourrez vous enquiller ainsi une à deux heures de télé.
L'instabilité mentale du Parent est visible lorsqu'il manque cruellement de sommeil. Un parent fatigué est irascible, certes, mais bien plus enclin à te laisser avoir les yeux carrés qu'un parent en forme qui voudra que tu fasses des trucs super pénibles.



Action nainesque n°2 : Tu te déguises en squelette avec un collant opaque de Maman et tu maquilles ta sœur en princesse. 

Réactions possibles du parent: 

Facteur aléaoire: le moment du week-end (ou des vacances) où vous réalisez cette action et le taux de gavitude du parent. 

> Si le parent est reposé, qu'il commence ses vacances et que vous n'avez pas encore été trop relous.
"Ahahahaha, mais génial ça dites donc! Vous êtes superbes comme ça!!! Mon dieu venez que je vous prenne en photo pour :  vous mettre sur Instagram avec un filtre/envoyer cette photo à Mamie qui va trouver ça ultra-choupi/je vous mette en fond d'écran pour ne jamais oublier à quel point vous vous entendez bien".

ça alors, c'est fou mais le parent RIGOLE. Ce serait plutôt à vous, ami Nain, de prendre en photo ce moment merveilleux. Vous avez bousillé une paire de collant 80 deniers (il faut le faire) et votre soeur ressemble à un clown flippant qui se serait maquillé bourré dans le noir mais votre parent s'esclaffe et vous trouve TROP MARRANT.
Parfois ce miracle peut arriver, oui. Votre parent, s'il est en vacances depuis peu et qu'il n'en est pas encore au stade où il barre les jours le rapprochant de la rentrée scolaire, est parfois enclin à apprécier votre humour éclatant.
Idem si vous optez pour cette réalisation après quarante ou cinquante minutes de silence. Le parent aura eu le temps de terminer son polar et pourra ainsi se gausser avec plaisir.

> Si le parent enchaîne sa sixième semaine de vacances en votre compagnie et qu'il a plu les sept premières semaines, que personne n'a voulu vous garder (même pas vos propres grands parents) et qu'en plus il a du faire changer les pneus de la voiture ce qui lui a coûté l'équivalent de trois semaines de centre de loisirs.

"NON MAIS QU'EST CE QUE C'EST QUE CE DÉLIRE?? Non mais je rêve, il a dégommé ma dernière paire de collants. C'est toi qui les achètes les collants le nain? NON? Et qu'est ce que tu as fait à ta soeur? Non mais regarde-là, on dirait une Barbie dégénérée. Non et puis toi tu te laisses faire. Je rêve, vous ne pouvez pas jouer tranquillement CINQ minutes ?? IL faut que vous fassiez des bêtises. Regarde moi ça on va encore devoir frotter pour la démaquiller et elle va brailler, sérieux ça craint, vous êtes vraiment relous".

Clairement le parent en a ras le bol de vous. Il ne trouve pas ça marrant du tout de vous voir dans un collant (pourtant c'est fort seyant) et trouve votre oeuvre de peinture sur soi (enfin sur elle) ratée.
Les vacances lui pèsent, il regrette maintenant de ne pas avoir opté pour le centre de loisirs et se demande ce qu'il a fait, je cite, "au bon dieu pour avoir des enfants comme ça". Il est temps de remballer les costumes et d'aller jouer tranquillou à maquiller les poupées barbie au feutre indélébile.




Action nainesque n°3: tu manges comme un goret et tu t'essuies ton bec plein de yaourt sur ton sweat (déjà maculé de graisse - mais tu avais du gras des frites sur les mains). Tu renverses ton verre d'eau et tu slurpes tes spaghettis avec aisance et sauce tomate.

Réactions possibles du parent: 

Facteur aléaoire: le taux de remplissage du bac à linge sale

> Si le parent a bouclé toutes les lessives d'un air satisfait et que votre armoire dégueule de linge propre : 

MÊME.
Le parent ne réagit JAMAIS positivement à une telle action nainesque sachez le.
Même s'il a terminé toutes les lessives.
Il a toujours en mémoire les actions passées. Il se les remémore et passe directement à la réaction violente que l'on peut qualifier de "Réaction en Mémoire des Actions du Passé. 

De ce fait, à peine avez vous fait mine de vous essuyer sur votre tee-shirt que....

> Si le parent croule sous les bassines de linge, qu'elles débordent et que le sèche linge est en rade

" TU ES MALADE OU QUOI? TU AS QUEL ÂGE? TU VEUX UNE BAVETTE? C'EST TOI QUI FAIT LES LESSIVES DANS CETTE MAISON? S'ensuit généralement un pamphlet pathétique qui n'intéresse personne (et surtout pas toi Ami Nain) de ta mère sur sa misérable condition.
Je te suggère de ne pas te boucher les oreilles (même si tu en as envie) au risque de provoquer son courroux (et de finir puni dans ta chambre). En effet, le parent, être instable je te le rappelle, démarre en quelques secondes quand tu fais fi de son dévouement à la cause familiale.

De ce fait, quand ta mère (ou ton père) commence à te parler de TOUT ce qu'il/elle fait pour cette famille, je te suggère de hocher la tête avec compassion et de murmurer un "je comprends maman/papa, je ferai attention" même si tu as juste envie de dire "BLABLABLA on s'en FOUT".

Bref, à table, le parent instable va, de toute façon, te pourrir la tronche si tu manges comme un goret. De temps en temps, il t'autorise à manger sans ta fourchette (frites ou autres) mais veille toujours à demander. Hé oui, on ne sait jamais pourquoi mais, de temps à autre, il hurle "TU AS DES COUVERTS C'EST PAS FAIT POUR LES CHIENS", alors que cinq minutes plus tôt, il consultait juste l'état de ses comptes sur son téléphone portable. Manifestement, le fait de regarder son compte en banque peut être également un facteur d'instabilité chez le parent.

Chez ta mère, fais très attention à table Ami Nain. En effet, bien souvent, tu pourras le remarquer, ta mère GRIGNOTE. Délicatement (ou pas d'ailleurs quand elle "t'aide" à finir ta purée en l'avalant à la louche), elle s'enfourne un gnocchi, un morceau de nugget, une ou douze frites, quelques pâtes au gruyère. Bref, elle a faim (normal, il es 19h) donc elle se baffre.
MAIS, ta mère, je te le rappelle, est instable. Donc elle culpabilise de grignoter (puisqu'elle cherche en plus à surveiller son poids) et donc elle va s'énerver après TOI.
Oui, toi, pauvre petit nain qui n'a pas bien raclé le fond de ton petit suisse. L'instabilité mentale de ta mère va jusque là, oui.
Elle a grignoté donc tu te fais engueuler car des enfants meurent de faim et toi tu laisses TROIS cuillerées de petit suisse dans ton pot. Pathétique parent.

Nous vous conseillons donc de faire profil bas à table car c'est un lieu où le parent dérape facilement, entre les tâches ménagères qui lui incombent et qui semblent lui peser, un compte en banque defectueux et son grignotage compulsif. De de fait, évitez de faire "la mare au canard" en renversant votre verre d'eau et d'éternuer lorsque vous mangez de la semoule (même si on dirait une tempête de sable).




Action nainesque n°4: Tu joues à "faire comme si on était des grenouilles" tranquillement dans le salon avec ta soeur. Puis, vous faites une cabane avec les coussins du canapé et toutes les couvertures et couettes de la maison.

Réactions possibles du parent: 

Facteur aléatoire: l'état de la maison et le temps passé par le parent à la ranger dans les trois dernières heures.

> Le ménage a été fait et la maison est nickel. Le parent sent la sueur, le Cif et le Pliz (eurk), et le parent rentre dans le salon pensant s'écrouler cinq minutes sur le canapé, pause bien mérité. 

"PARDON? C'est quoi ce bordel? Vous rigolez ou quoi? Et pourquoi vous sautez partout? On a des voisins c'est pas vrai. La voisine va monter vous donner une fessée si ça continue comme ça, je vous JURE".

MAIS BIEN SÛR. La voisine va monter ses petites fesses pour nous rosser. Crédible le parent énervé. Hé oui, le ménage est un facteur non négligeable dans sa réaction face à un chef d'oeuvre architectural pourtant certain.
Le parent a bien rangé, certes, mais rien ne vous oblige à vivre désormais dans un musée. Non parce que tout de même, l'aspirateur qui gobe les légos, c'est le mal. Le pliz qui dégomme la poussière sur laquelle vous aviez tracé une route pour vos bagnoles, c'est le mal. Et ne parlons pas du Cif qui ôte toutes vos traces de peinture à bain dans le bain.
LE parent après-ménage est rabat-joie, même pas de satisfaction du devoir accompli. Prenez votre mal en patience, il va encore se plaindre.


> La maison est à peu près correcte (= le bordel est planqué) et la femme de ménage vient le lendemain.
Le parent trouve que vous êtes mignons à sauter partout comme des grenouilles et se félicitent d'avoir des enfants avec autant d'imagination. Ils rient aux éclats et acceptent même de venir boire un thé dans votre cabane qu'ils trouvent coquette et bien agencée (là, ils en font trop mais ne leur en voulez pas, ils ont véritablement des tendances à la bipolarité).
Ils se souviennent avec émotion de leurs propres cabanes (snif, que c'est relou quand ils nous racontent leurs souvenirs inintéressants avec un ton docte) et voudraient même jouer avec vous (hé ho, faut pas déconner).
Peu importe le chantier, ils ne rangeront pas. Ils trouvent donc votre oeuvre vraiment géniale (la femme de ménage un peu moins).


Il y a bien d'autres moments dans ta journée, Ami Nain, où il te faudra composer avec la santé mentale fragile de ton parent. Je dis dans la journée, mais son instabilité se ressent même de manière nocturne.

En effet, si tu vas réveiller ton parent en pleine nuit pour un cauchemar, il t'accueillera différemment selon l'heure (a t-il pu déjà dormir une paire d'heures ou non?), selon ton volume sonore (si tu hurles dans ton lit ou si tu viens lui chuchoter à l'oreille que tu as fait un cauchemar), selon le parent choisi (remarque que ton père a une santé mentale nocturne bien plus aléatoire que ta mère) et selon l'attitude de tes congénères (si toute la fratrie hurle de concert ou non).

Si tu demandes un bonbon, si tu veux aller au Mac Do, le parent peut soit te répondre "non mais ça ne va pas, c'est super mauvais pour ta santé et tes dents" ou bien piocher avec toi dans le bocal ou partager tes Chicken Dips. Va savoir. Le parent est un être étrange (surtout s'il est au régime).

Bref, il y a mille facteurs qui entrent en ligne de compte lorsque le parent doit réagir à une de tes actions. Nous avons abordé ici quelques facteurs environnementaux et physiques : l'état du ménage, du panier de linge sale, le manque de sommeil, l'état du compte en banque, MAIS il y a en a beaucoup d'autres comme par exemple le taux de caféine (ou d'alcool) dans le sang du parent, la présence ou non d'invités à la maison, le fait qu'il ait pu aller faire son sport -et se défouler, la météo, etc...

Et reste EN PLUS, un facteur totalement aléatoire qui ne correspond à rien du tout. Peut être à la position lunaire, ou des étoiles. Peut être à rien du tout.
Alors Ami Nain fais comme moi, tente plusieurs fois ton action nainesque qui parfois fera rire, parfois fera gronder. Au moins tu vas t'amuser.

Il faudra juste t'en souvenir quand tes propres nains tenteront la peinture rupestre sur ton mur de salon alors que tu as peu dormi, que tu n'as pas avalé ton troisième café, que tu es à découvert, que belle-maman débarque le soir même, que tu as le sentiment de vivre dans un dépotoir et qu'ils te réclament d'un air niais s'ils peuvent regarder un petit dessin animé.
Ah oui, et puis que la lune est en trigone à Neptune également, ça compte quand on est parent.






17 oct. 2014

Mon Running de Maman

Je détestais courir.
Mais alors là quand je dis détester, je crois que le mot est faible. JE HAÏSSAIS LA COURSE, que ce soit dit.

Je crevais au bout de deux minutes d'endurance au collège. Je râlais, je râlais et PAF, point de côté. J'avais beau serrer des cailloux dans les mains (technique débile) je terminais la course avant le temps donné, à cracher mes poumons au bord du terrain.
Je tentais par tous les moyens de m'en faire dispenser. J'y arrivais d'ailleurs.
Ma prof de sport de collège, je crois que je l'insupportais. Déjà que je me prenais la planche du fosbury et que je ratais le volant au badminton...

Je faisais des malaises quand j'essayais de courir au lycée (coucou le poumon défaillant).
Et plus tard, je faisais partie de ceux qui se marrent en voyant ces "gros boulets qui courent, il faut vraiment n'avoir que ça à faire, c'est chiant et on se fait chier" (et j'étais encore plus vulgaire).
Je faisais aussi partie de ces gens qui passent en voiture sous la pluie à côté de "ces gros cons qui courent sous la pluie non mais faut vraiment être con".
Voilà, vulgaire et bornée.




En fait, maintenant que j'y pense, je me dis que c'était normal. Je n'ai jamais aimé m'ennuyer. Je détestais m'ennuyer. Les dimanche, brrrrr, j'en frémissais d'angoisse de devoir rester à la maison. Attendre. Le temps finissait par passer au final. Avec un bon bouquin, assise dans ma poire (vous vous souvenez de cette mode des poires?), avec une balade des cons (ah oui j'étais aussi très vulgaire quand il s'agissait d'aller se promener dans les bois en famille tous les dimanches) et un chocolat chaud tartines beurrées à 19h30.

Alors courir...se fatiguer et s'ennuyer...je n'y voyais aucun intérêt. Se faire mal aux jambes, mal au poumon, et s'ennuyer, ne pas pouvoir parler, se contenter de suffoquer. Vraiment, je n'étais pas de celles qui aiment courir.

Et puis.
On change.
On prend 15 kilos en 5 ans (coucou les grossesses).
On ne trouve plus trop le temps d'aller faire du sport le mardi et le jeudi soir de 20 à 21h.
D'ailleurs on trouve que c'est détestable que d'avoir à se fixer un créneau dans la semaine pour faire du sport alors qu'on court déjà tous les jours après l'école, les courses, les activités des nains et tout ce qui nous incombe.
Quand on va à la gym, on se trouve dodue. On a la culotte qui marque et le vieux jogging qui ne nous met pas en valeur. On peine à enchaîner les pas et on zappe les dernières séries d'abdos (de fessiers aussi). La musique à fond ça nous gonfle. Être à l'intérieur, ça nous gonfle aussi.

On se dit qu'on devrait se bouger un peu. Mais différemment.
On regarde les gens courir d'un autre oeil désormais. Presque avec envie.
Ils trouvent le temps. Ils prennent le temps. Ils ne culpabilisent pas, EUX, d'enchaîner raclette sur hachis parmentier et forêt noire.
Ils courent et ils ont trouvé le courage d'enfiler des baskets, un short et un tee-shirt anti-transpirant qui puera la transpiration dans 30 minutes.
Les cons. Je les envie.

Après Noël et ma décision de perdre enfin le poids accumulé pendant ces cinq années, j'ai tapoté sur Google tout ce que je pouvais tapoter.
On est comme ça quand on est blogueuse, avant de prendre des décisions, on veut être certaine. On va lire, on va prendre des notes, des indications. On veut être sûre de ne pas (trop) se tromper.


Du coup j'ai lu à peu près une vingtaine d'articles traitant du running pour débutant, du running pour les nuls, du "comment bien commencer à courir" et du "allez grosse feignasse, bouge toi". J'aime beaucoup ceux de Shalima, je dois l'avouer. Je me suis dit que j'allais m'y mettre vraiment. 

Une envie saupoudrée d'une motivation à la Marie = je suis super motivée et puis en fait, bah non.

Ne riez pas, je suis comme ça.
J'ai commencé des milliers de trucs très très motivée comme la couture (j'ai arrêté en voyant ma première ligne de points, on aurait dit qu'un mec bourré avait recousu un tissu effiloché) ou la danse orientale (j'ai tout de même un foulard qui fait bling bling et j'ai gavé les gens pour qu'ils viennent me voir en pestacle), J'ai d'autres exemples encore moins glorieux.


Du coup, j'ai demandé au Mâle de m'offrir à Noël une tenue de running. 
Parce que OUI oui et mille fois oui, c'est important.
Pas pour faire la belle (je pesais quasiment 75 kilos alors je ressemblais plutôt à un déchet fluo essoufflé et rougeaud) mais pour se sentir bien et à l'aise.
Courir avec un vieux jogging qui pendouille et un tee-shirt large par dessus un soutien gorge de grossesse ce n'est pas possible. Ou bien si, mais vous courrez une seule fois.

Perso, je n'ai pas fait de folies. Je suis allée dans mon magasin fétiche, Décathlon, SANS les nains.
Pourquoi sans? Parce que je n'avais pas envie que mon fils trouve que je ressemble à une grosse chenille luisante dans mon leggings de course et parce qu'il faut absolument essayer des vêtements de running avant de les acheter surtout si on n'a pas l'habitude. 

J'ai opté pour des trucs de base, de la marque Kalendji ou Domyos et souvent les premiers prix qui se sont avérés d'excellente qualité (j'ai commencé à courir en janvier d'où la liste un peu longue pour débuter). Je vous mets les images parce que pas mal de trucs sont en fin de série (donc encore moins cher) si jamais vous voulez les retrouver.
Côté lavage, je passe tout au cycle délicat après chaque running. Et je sèche sur tancarville. Du coup, tout est toujours nickel.


Un débardeur léger (à mettre en dessous), j'avais pris leur basique et je m'en sers encore. Les débardeurs peuvent remonter un peu pendant la course donc pensez à bien l'essayer quitte à le prendre un peu plus long si vous n'êtes pas sûre.




Un haut genre sweat, assez chaud finalement malgré l'aspect mince. Pareil, il faut essayer. On s'en fiche de la taille, l'essentiel c'est d'être bien dedans.




Un coupe vent fluo (j'aime le fluo). Utile, vraiment utile.
Il permet de ne pas grelotter et de faire véritablement barrage au vent et à la pluie.

Une brassière de sport
là encore, on investit. Surtout si on a des seins.
A essayer, encore une fois, et à privilégier sans couture. J'ai trouvé la mienne chez Sport 2000 (il n'y avait plus ma taille chez décathlon!). Comptez une quarantaine d'euros pour une brassière de bonne qualité.

Un leggings d'hiver, doublé moelleux pour maintenir au chaud mon fessier et mon cuissot dodu. Avec le recul, je pense qu'il faut privilégier un leggings à large bande, surtout si on a un peu de ventre. J'avais opté pour un petit prix sans bande, avec juste un cordon à serrer et au final ça n'arrêtait pas de descendre. Pas l'horreur hein, mais je pense qu'une petite bande de maintien est souhaitable pour se sentir à l'aise.




Des chaussettes
ça a l'air très con mais de bonnes chaussettes de running c'est pour moi presque aussi important que de bonnes chaussures. Il faut s'y sentir bien, confortable, et qu'il n'y ait aucun frottement douloureux.





Les chaussures
Alors là on touche au truc le plus important.
Pour courir, il faut avoir de bonnes chaussures. Vous le lirez partout mais c'est parce que c'est vrai. Je n'ai pas voulu en acheter tout de suite, utilisant mes baskets habituelles. Je n'avais pas envie de dépenser de l'argent inutilement (sans savoir si ma motivation allait durer ou s'étioler).
J'ai donc couru pendant un mois avec des baskets correctes mais pas adaptées pour la course.
Et puis voyant que je persévérais, je me suis auto-congratulée en m'offrant ma première paire de chaussure de runing (en vrai c'est le Mâle qui m'a offert ma première paire <3). Pensez à bien les essayer et à ne pas les commander en ligne puisque bien souvent, on chausse une taille au dessus de sa taille habituelle.

Je les ai donc enfilées un samedi matin.




Côté gadgets 






Hé bien je suis passée d'une course de 20 minutes à 50 minutes. Directement.
Ça n'avait RIEN n'à voir. Courir avec des chaussons ou courir avec des moon-boots. Voilà vous voyez le concept.

Vraiment, il faut le dire: si vous êtes motivées pour courir, payez vous une bonne paire de chaussures (ou faites vous offrir ça à Noyel ou à votre anniversaire). C'est essentiel.
Ici, j'ai opté pour des Asics et je n'ai pas regretté mon choix.
Je suis persuadée que les chaussures Kalenji sont très bien MAIS personnellement, côté confort, je ne peux pas envisager de porter autre chose.

J'ai essayé de porter des Nike (très belles hein, très fashion) mais rien à faire, je ne suis pas bien dedans. Je ressens les chocs beaucoup plus, j'ai mal aux genoux. Dans mes Asics, j'avais vraiment l'impression de pouvoir courir des heures.




Ce que je faisais.
Petit à petit.

J'ai commencé à courir un matin de janvier 2014 (avec ma maman, coucou Maman tu te souviens?).
J'ai du tenir 15 minutes. J'étais rouge. Je me suis forcée. Je me suis sentie lourde. J'ai eu l'impression de marcher plutôt que de courir (d'ailleurs j'ai du un peu marcher).

J'ai continué à courir tous les samedis matins. Au moins.
Pendant la piscine des nains je n'avais que ça à faire.
J'allais faire des tours du lac. D'abord deux en courant puis deux en marchant. Puis trois en courant. Puis quatre. Puis cinq. 

J'ai progressé, musique dans les oreilles et volonté d'acier. Je me suis étonnée moi-même.
J'avais envie d'avancer, envie de progresser. Après une course, je me sentais bien. Fière, ça compte, vidée, ça compte aussi. Calmée, surtout.
Pendant, j'écoutais la musique au début, j'essayais de me caler (pas toujours très justement) sur le rythme (d'ou l'importance de faire une playlist adaptée à son niveau hein).
Et puis au fil du temps je n'écoutais plus vraiment, enfin toujours un peu mais mon esprit divaguait. Je laissais le temps passer. En presque silence. Sans enfants, sans contrainte. Juste moi et le martèlement de mes pieds sur le sol. Presque hypnotique.

J'ai commencé à courir deux fois par semaine. Une fois seule et une fois avec une amie. Étonnamment, moi qui pensais ne jamais pouvoir parler en courant, je l'ai fait. Nous courions tous les mercredis, souvent 8 kilomètres en 1h, toujours en rigolant. Et c'était chouette.
Nous avons fait une première course, une vraie de vraie, une course nature de 6 km. C'était très marrant, on s'est un peu grillées en partant trop vite (comme dans toutes les courses) mais on est restées sur notre faim.



Du coup, on a voulu tenter les 10km avec nos Mâles. On a couru 10 km avec nos Mâles, en 1h. On en a chié mais on a bien rigolé. C'est marrant ces ambiances. Jamais la pour la performance au départ, mais tellement de fierté de terminer correctement. Surtout quand on a commencé à courir depuis peu de temps.

Ensuite, je me suis fait mal. Une sciatique. La cuisse, la fesse, à chaque course.
J'ai mis le holà, j'aime courir mais j'aime encore mieux mon cuissot.
Ostéopathie, étirements à revoir et pause course pendant deux/trois semaines.

Entre temps, Asics m'a envoyé une paire de chaussures à tester, les GT2000-2 (ça en jette hein?)



oui on dirait bien qu'elles brillent dans la nuit. Au moins on me repère de loin

J'ai ouvert la boîte avec plaisir. On sait qu'on aime courir quand on est encore plus heureuse de recevoir des chaussures de running que sa commande Birchbox.

Elles m'ont attendues un peu, je n'allais pas me refaire mal pour un test.



Je les ai enfilées à ma reprise. Et là j'ai dit ok.
Plus jamais je ne les enlève.
Après mon mec m'a quand même dit que c'était un brin fluo pour aller au Grand Frais alors j'ai accepté de les ôter.

Pour de vrai, elles sont juste parfaites. J'ai recommencé à courir et je n'ai plus du tout eu mal.
Comme quoi, avoir d'excellentes chaussures c'est une condition sine qua non quand tu commences à courir régulièrement. Ma première paire était parfaite pour un running/semaine mais là c'est juste l'idéal. Je cours deux à trois fois par semaine et elles sont toujours aussi impeccables.

Route, forêt, cailloux, tout y passe. Nous vivons en Haute Savoie.





Les chaussures de la #teamfluo qui font courir vite (diraient les nains)





Bref, quand celles ci seront en fin de vie (de mémoire environ deux ans pour des chaussures de running) je ne lésinerai pas sur les suivantes. Asics déjà. Et la même qualité. Je ne pourrais plus courir mal chaussée.
(merci merci Asics pour cette paire exceptionnelle en tout cas!)

Aujourd'hui, je cours toujours aussi régulièrement. Même si je manque de temps pour faire de longues courses, je sors pour de petits tours. Je cours parfois vite pendant peu de temps (environ 30 minutes) ou parfois plus lentement pour tenir sur la distance. Je cours sous la pluie (mais pas battante), je cours souvent en short (parce que je crève de chaud).
On alterne avec le Mâle (qui court aussi), je pars pour ma course puis il prend le relais et pendant ce temps, l'autre gère les mômes. Le soir souvent, c'est le plus facile finalement, tant qu'il ne fait pas nuit trop tôt.

Je me suis pris deux shorts en soldes cet été, un peu mini-short mais au moins je ne crève pas de chaud, et un corsaire pour la mi-saison. Côté débardeurs, j'ai pris deux/trois modèles à 5,95, ils sont vraiment suffisants pour l'été. Je pense juste me reprendre un sweat plus chaud pour cet hiver puisque je pense que le climat va être un brin plus rude qu'en Moselle (quoique).



Côté gadgets 

Je n'ai pas de montre qui affiche le temps, le rythme cardiaque, la distance et le nombre de calories que tu perds (bin oui ça compte, surtout quand on mange du reblochon environ six fois par jour). Parce que pour en avoir une vraiment efficace, il faut débourser plus de 200 euros que je n'ai pas (enfin on les dépensera plutôt en pneus neige je pense) et puis que du coup, j'ai trouvé une alternative avec mon téléphone (qui fait aussi fournisseur de musique du coup) et l'application RunKeeper.
Certaines le savent puisque nous sommes "amies" de running.
C'est chouette, c'est sympa, on se motive et on s'encourage. Bien souvent, ça me pousse à y aller, de savoir que d'autres y vont aussi. Et je pousse de quelques minutes de plus pour ne pas avoir l'air d'une feignasse. On trouve sa motivation où on peut non?



Du coup j'ai juste acheté un petit brassard pour mettre mon téléphone et puis vogue la galère. On l'a appelé Josiane, la nana qui cause dans RunKeeeper. Et je rêve d'une appli qui te cause vraiment en fait. Une Josiane qui t'encourage : "Allez, super ryhtme là, pense à toute cette raclette que tu vas pouvoir ingurgiter" et puis ensuite "génial, purée, déjà 5 kilomètres, mais tu es une championne Ma Chéwiiiiiiie".

Côté motivation :

J'avoue que je n'ai pas franchement besoin de me motiver. J'ai pris le pli et j'ai plaisir à aller courir.
Je ne me stresse pas mais j'essaie d'y aller au moins une fois par semaine même si je manque de temps. L'idéal pour moi c'est deux fois mais je ne suis pas non plus débile hein. Si je ne peux pas, je ne peux pas.
Et quand j'ai un coup de mou, je laisse filer, ça finit par revenir de toute façon.

et j'aime bien cette phrase

Côté organisation : 
Je cours souvent le soir, entre 18 et 19 si le Mâle rentre tôt, plus tard si le Mâle rentre plus tard.
Le week-end, c'est plus facile, on se fixe chacun une heure et on va courir tandis que l'autre s'occupe des marioles. Si on va courir en forêt, on part tous les six et pendant que le Mâle marche avec les nains je cours et vice versa. Evidemment, du coup on fait 45 minutes chacun et pas deux heures ;)


Pour courir avec les nains, on opte pour une piste cyclable ou un chemin sans voiture. On opte pour un des garçons (les filles sont trop petites) et on le pose sur son vélo. Il sert de lièvre à celui qui court.
On se fait comme ça entre 6 et 10 km à deux, en papotant, lui loin devant, moins soufflant derrière.
Il faut juste bien expliquer les règles dès le départ : jamais trop loin, toujours vérifier qu'on se voie et toujours m'attendre pour les routes (si routes il y a).
J'aime bien courir avec un des garçons, ça nous fait un moment à tous les deux. 



Côté résultats (et santé) :

Je ne cours pas pour mincir. Pour ça, je mets plutôt le holà sur le gras et le sucre.
Je cours parce que je voulais accompagner ma perte de poids par quelque chose de positif, un corps un brin plus musclé, un brin plus résistant.
J'ai en revanche attendu d'avoir complètement bouclé ma rééduction périnéale (c'est essentiel) et encore après, j'ai laissé passer du temps (tout en continuant à bosser le périnée). Il ne faut pas trop faire la mariole avec ça, surtout après quatre enfants.

Depuis 9 mois que je cours, j'ai vu mon corps s'affiner (sauf mon ventre qui reste mou de chez mou mais que voulez-vous, on ne peut pas tout avoir) et ça, ça fait drôlement plaisir.
Mais ce n'est pas l'essentiel même si ça compte.

Je ne vous dirais pas que c'est facile. Ce n'est pas vrai.
J'en chie parfois vraiment pendant la première demie-heure, selon que j'attaque trop vite, ou par une pente. Je prends sur certaines courses de la ventoline parce que je n'y arrive pas sans.
Et puis d'autres coulent, passent, défilent.


Je ne sais pas combien de temps ça durera, je n'ai pas envie de me projeter, on court, c'est tout. Pour le moment, ça me va bien.





Aujourd'hui je cours pour mille raisons.
Je cours pour éviter de hurler sur les nains.
Je cours pour me resservir du reblochon sans y penser.
Je cours pour être fatiguée, physiquement, parce que mentalement je crois que ça va, j'ai mon compte.
Je cours pour me prouver que je peux, malgré le poumon défaillant, malgré les cicatrices.
Je cours parce que je le fais pour moi.
Je cours pour faire le vide, pour faire le tri, pour laisser de côté ce qui n'importe pas vraiment.



Je cours pour voir ça aussi




et avoir l'impression d'être seule à le voir, un bref instant.


16 oct. 2014

Adieu Pou, Lente et crises de nerfs...

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Je sais que cette phrase va me porter la poisse mais à vous, j’ose le dire (gulp) : 

« Je n’ai connu qu’un épisode poux – en tout cas pour l’instant »

Je m’en souviens comme si c’était hier.
La veille des vacances de février 2011. Micronaine avait deux mois, nous partions sur la côte d’Opale.
Un petit mot des maîtresses comme un clin d’œil, comme un « ALLEZ BONNES VACANCES HEIN !! »


« Nos amis les poux sont de retour, veillez à vérifier la chevelure de vos enfants »

Gnagnagna.
Moi les poux, ça me débecte. Vraiment. Je pense que sur une échelle de la beurkitude, je mettrai le pou à égalité avec la tique. Tout en haut de l’échelle. Avec la limace orange ou l’escargot que tu écrases en faisant ton footing.

Brrrrrr…

Bref, février 2011.
J’inspecte les cheveux des nains. Pas de Micro,  à deux mois elle était chauve. Mignonne mais chauve (ouf).
Evidemment, il y avait du pou. PLEIN DE POUX. PARTOUT.

J’ai cru mourir de beurkitude.
En revanche mon pharmacien m’a accueilli avec un LARGE sourire (comme il avait accueilli les 23 autres familles venues se procurer chez lui le produit anti-poux avant moi).
J’ai hésité. 

J’ai mis de côté le misérable shampoing bio à la lavande « préventif » des petits joueurs.
J’ai pris le shampoing à faire poser vendu avec son peigne en cadeau (généreux).

Et j’ai pris le Peigne en ACIER, qui (attention âmes sensibles s’abstenir) déchiquète et éventre les lentes qui meurent dans d’atroces souffrances. Je l’ai donc renommé le Peigne Dexter.
CAR OUI, ami lecteur, la LENTE c’est le mal.

Petite pause scientifique proposée par le Docteur Poukigratte :
« La lente, élément blanchâtre VOIRE fourbement transparent, est la source du mal poutesque. En effet, la lente étant un pou en devenir, sachez qu’un oubli de DEUX lentes peut vous causer une réinfestation alors que vous aviez passé juste environ trois jours à tout nettoyer d’un air agressivo-hystérique. Rappellons enfin qu’une femelle pou active peut engendrer 10 lentes par JOUR – démente de pou femelle ».


(fin de la pause scientifique)

Bref, revenons à notre épisode pou.
J’ai donc mis du shampoing anti poux aux deux enfants en expliquant que NON, on ne mettait pas la tête sous l’eau pour faire le sous-marin pendant un moment le temps que le shampoing en question intoxique le pou. 

Une fois affaibli, il s’agissait ensuite de rincer la chevelure du nain terrorisé (je venais de lui indiquer qu’il avait du VIVANT dans sa chevelure).
Puis de passer un double coup de peigne en hurlant de dégoût à chaque pou/lente ramassé.

-        Chéri ? Viens voir.
-        Hmmmmmmm….ouais deux secondes j’arrive.
-        NON MAIS VIENS TOUDESSUITE. C’est HORRIBLE.
-        C’est un pou ce truc ?
-        OUiiiiiiiiiiiiiii (air dégoûté au bord du nervous break down)
-        Bin c’est bien tu l’enlèves
-        Non mais ça fait au moins 12. DOUZE POUX. SUR UN ENFANT.
-        Calme-toi.
-        Je ne peux pas me calmer. Il faut enfermer ses vêtements dans des sacs poubelles, les mettre au congélateur je ne sais plus combien de jours je vais aller regarder sur internet. Et ensuite laver toute la literie à 60° au moins et vérifier tout. Tu imagines, s’il y en a dans le canapé ? Dans leurs sièges autos ?
-        CALME-TOI BON SANG.


Vous l’aurez compris, face à l’invasion de poux je perds toute dignité.
Février 2011 donc.
Deux séries de shampoing plus tard, je pense en être sortie. Et j’ai raison : le peigne Dexter passé deux fois par jour dans les cheveux des enfants ne donne plus rien. Je commence à respirer.
Nous profitons de nos vacances, charmante maison de location.

Mais tout de même, mes cheveux à MOI me grattent. Vous savez, le derrière d’oreilles, la nuque. Ça me gratte et il me faut prendre une terrible décision : vérifier MES cheveux. Les miens. A moi.
Je m’enferme dans la salle de bain. Je passe le peigne Dexter. 

Je ferme les yeux. Je les ouvre sur une brochette de poux éventrés par le peigne.
Je sors en hurlant de la salle de bain. Le Mâle me regarde d’un air atterré. Je lui rappelle qu’il a trois centimètres de cheveux sur le crâne, qu’il n’a donc pas les mêmes problématiques que moi actuellement.

Je vous passe sur la course à la pharmacie, tête détachée de l’appuie tête de la voiture et larmes aux yeux (aucune dignité), visage souriant devant la pharmacienne qui compatit gentiment « ah, avec les enfants, on ne s’en sort pas, ils ont toujours des poux » sans que je n’ose lui avouer que JE suis la tête à poux.

Je garde un souvenir terrible de cette période pou, je surveillais les cheveux de toute la famille tous les jour, suspectant un pou à chaque gratouillis de tête. J’ai tout lavé au moins trois fois.
J’ai fait des stocks de shampoings anti-poux et j’ai lustré mon peigne Dexter.


Depuis rien.
OUF, me direz-vous. Une fausse alerte l’an dernier quand une amie m’a annoncé que ses filles étaient couvertes de poux (et qu’elles avaient joué à construire une cabane en couvertures avec mes mômes toute l’après-midi – GLOUPS).
Toute la famille s’est fait alors un shampooing et un coup de peigne Dexter. Une soirée de perdue mais un soulagement certain quand j’ai vu que le peigne était sans pou ni lente.


LONGUE introduction, je sais, pour vous présenter le nouveau produit Apaisyl Détect Lentes que j’ai reçu en test. Evidemment, pas de pou en ce moment (enfin normalement) donc le test ne devrait pas me dévoiler de lente me faisant coucou sur la tête des nains (image mentale désagréable).

Ceci est un dispositif médical les p'tits gars...


Car oui, ce produit-là est censé colorer la lente (et je vous rappelle mon crédo : La lente, c’est le MAL) afin de permettre aux parents complètement angoissés du pou de :

-        Vérifier que leur enfant n’est pas en train de subir une attaque de pou (ou bien de pleurer en découvrant que c’est le cas).
-        Vérifier que leur enfant n’est PLUS infesté de poux (genre quelques jours après un traitement anti-poux).




Perso, typiquement le produit que je vais stocker dans ma salle de bain en cas de suspicion d’attaque des poux histoire d’éviter l’achat du bidon de shampoing anti-poux (et son utilisation avec ses 15 minutes de pose).


Le principe est simple (et illustré par Grand Nain en personne).

-        Etape 1 : On utilise le gel sur les cheveux secs de l’enfant (genre avant le bain) comme ça . Le gel est fourni avec des gants et un peigne (généreux).
c'est vraiment bleu!
j'ai l'impression de me retrouver 10 en arrière quand je faisais des couleurs...(mais rouge moi)




-        Etape 2 : On laisse agir deux minutes ce petit gel bleu (c'est court par rapport au shampoing croyez-moi). Evidemment, le bleu ne va ni colorer les cheveux, ni le crâne de votre enfant (dommage c’est bientôt l’Halloween) no votre serviette Babar, mais uniquement les LENTES (c’est le Mal).


joli non? 



-        Etape 3 : Ensuite, hop, au bain, shampooing doux pour rincer tout ça et on respire profondément avant de regarder la chevelure de son enfant. S’il y a des trucs  bleus dedans, vous pouvez pleurer : ce sont des lentes.

Le bleu part (mais reste accroché à la lente)


-        Etape 4 : Le peigne Apaisyl® fourni vous permet de faire une jolie coupe de cheveux à votre enfant mais SURTOUT d’isoler les lentes mèche par mèche (et de les trucider – oui tout cela me rend agressive).


aucune lente, je retrouve un rythme cardiaque normal


-        Etape 5 (subsidiaire) : personnellement je serai capable de refaire un petit coup d’anti poux derrière histoire de me calmer de manière durable si jamais il y a des lentes.
non mais lisez le "Qu'est ce qu'un Pou?" et vous allez frémir...


Ici, OUF, pas de lente. J’avoue avoir eu quand même quelques palpitations. 
Pour ceux qui veulent voir la vidéo officielle de démonstration, c'est par ici.


Convaincue ? 

Oui, pour moi qui souffre véritablement d’une psychose à poux, je trouve l’idée vraiment intéressante. Elle permet de vérifier si notre enfant n’a pas de poux de temps à autre sans pour autant se farcir la soirée à shampouiner pour rien. En dix minutes, elle me permet de savoir s’ils ont du pou ou non. Surtout que j’hésite parfois (puisque Micronaine a des croûtes de lait qui ressemble parfois terriblement à une petite lente fourbissime).

Côté tarif, on est sur du prix relativement correct compte tenu du format (100ml, je pense qu’on peut faire ) puisqu’il coûte 9,80 euros. Pour information, un traitement anti-poux complet genre le bidon famille c’est plus du double (à moins d’avoir un tarif fidélité chez votre pharmacien parce que vous lui faites pitié).

Côté quantité, on peut à mon avis faire deux fois deux enfants ou bien une fois trois (et il en restera un peu). Encore une fois, tout dépend de la chevelure de votre enfant !!
Du coup, si c’est juste pour vérifier, autant prendre celui-là hein.
Evidemment, si vous avez des yeux de lynx et aucune crise d’hystérie devant le pou, vous pouvez vous passer d’un tel produit et dégommer les lentes à mains nues en chaussant vos lunettes. 

De mon côté, j’avoue être très contente d’avoir un moyen à disposition pour identifier ces misérables lentes (c’est le mal) de manière efficace (on voit 100% des bestioles).
J’aurais trop peur d’en rater une.

Vous savez quoi ?
Je vais aller tester le produit sur moi. Parce que rien que d’avoir écrit cet article, je sens que ça me gratte juste au-dessus de l’oreille.
GULP. Je perds mon sang-froid.


Attention, cet article est rédigé dans le cadre d’une utilisation individuelle. Les résultats constatés sur l’efficacité du produit sont propres à chaque individu, et dépendent des conditions dans lesquelles le produit a été utilisé. Il ne saurait en être de même sur tous les utilisateurs.
Lire attentivement la notice.
Ce dispositif médical est un produit de santé qui porte, au titre de cette règlementation, le marquage CE. 27/08/2014. Merck Médication Familiale

15 oct. 2014

Souviens-toi

A l’inverse de Pérec.
Il y a des choses dont je me souviens et certaines que j’ai déjà oubliées.
Je m’en veux déjà.

Parce que cette façon dont tu ris aux éclats en disant encore, elle ne ressemble qu'à toi. Cette main qui tape ta tête en disant "un coup de mateau" à la fin de Pomme d'Api, je pourrais l'embrasser mille fois tant elle est douce.
Cette façon que tu as de marcher les mains croisées dans le dos, du haut de tes 77 cm (on a compté). Tu réponds "Papa" en riant quand on te demande comment tu t'appelles puis tu te corriges, en répétant ton prénom mille fois, pour ne pas qu'on l'oublie. Tu ne prononces pas bien. On entend Lélie.

Tes "Ma Rériiiiie" devant Cristina quand j'allume M6 vers 23h en attendant que la crise passe.
Tes bras qui enserrent ta grande soeur et tes joues tendues pour des baisers. Tes "akon" pour dire Merci et ces surnoms que tu donnes à tes frères et soeur. Mémo, Ronron et Yaya. 
Pourquoi. On ne saura pas.
Tu cours en criant "cours cours cours" et tu veux aller "en bas" ou sur "le dos".

Tu fais des colères, couchée par terre, en hurlant.
Tu fais des colères devant le miroir en te regardant d'un air satisfait.

Tu veux Oui Oui ou bien Poupi (je ne traduis pas hein?).
Tu dis "iens Yaya, iens Lalalala" pour indiquer à ta soeur qu'il est temps qu'elle te déguise en Clochette. Avec ce costume taille 2/3 ans qui ne te va pas encore, qui te fait ressembler à un bébé américain, un peu pataud, un peu dodu, enrobé de froufrous.

Tu hurles la nuit et quand j'arrive tu me tends les bras, tu t'y blottis et je sais, souvent, si la crise sera de courte durée ou pas.
Je n'arrive pas à t'en vouloir, je n'arrive toujours pas à te laisser pleurer, je n'arrive toujours pas à dormir sans guetter ton cri.

Tes mouvements de hanche quand tu as mal au ventre, ta façon de dire "bonne nuit", ton "orvoir zoizo" quand on va se coucher et que tu passes à côté de ton poster.

Tu tires la ficelle de ta boîte à musique et tu chantes, toute seule dans ta chambre, adossée au mur, petit bout de chose sans qui la vie n'aurait pas la même saveur.

Tu réclames "un dernier" dès que la télé se coupe. Et tu hurles "Elsaaaaaaaaa", on se demande pourquoi.

Tu descends du sac à dos pour terminer la randonnée seule, en me donnant la main, en t'accroupissant de temps en temps pour te reposer, et en criant HO HISSE pour nous motiver.

Tu ne manges rien et puis soudain tu dévores. Tu veux du chocolat et des Monster Munch. Tu ne veux pas dormir ailleurs que dans ton lit et tu hurles Mémiiiiiie quand tu vois Mamie.






Je ne sais pas comment j'ai fait pour tenir jusque là. Probablement parce que c'est toi.
Jamais un regret, jamais une pensée qui se dirait "et si nous ne t'avions pas fait".

Ma Lélie, ma douce, le temps défile et plus jamais de nourrisson à tête de tortue, tu as clos cette période tout en hurlement, tout en tendresse. Tout en nostalgie, déjà, tout le temps.

C'est sûrement grâce à ça que je me lève toujours, que je ne ploie pas, que je te serre encore chaque nuit au creux de mes bras. C'est parce que je sais que je ne le referai pas, parce que je goûte encore à la saveur des nuits blanches, parce que je sens encore ton odeur de bébé endormi.

Je ne sais pas combien ça me manquera mais je m'en fiche.
Tes bras serrés autour de mon cou et ta petite voix qui crie "serré maman serré encore", tes mains sur tes yeux qui disent "Coucou Habou" et ton sourire quand tu vas dans l'eau, même glacée du lac.






Voilà, je me souviens, je note pour ne jamais oublier comme j'ai noté pour les autres, comme je me souviendrai de chacun avec la même force.
Tu seras celle qui termine le chapitre, tu seras celle qui m'a fait enfin dire que c'était difficile. Tu es celle qui m'a appris qu'après trois enfants on pouvait encore se remettre en question, encore douter de tout, encore se demander si on fait bien, si on fait les bons choix.




J'essaie de me souvenir ma Lélie, j'essaie. Mais tu sais, tout ce qui m'échappe n'est pas perdu.
Il reste dans l'air, il est ce qui nous lie.

Je ne sais pas combien ça me manquera mais j'aurais eu de quoi. De quoi me souvenir, de quoi en prendre pour toujours. J'en laisse un peu partir, ça se retrouve ces sentiments-là.

14 oct. 2014

Test de la Kidizoom Smart Watch de VTech (et une pour vous hiiiiiiiiiiii)

Article sponsorisé

Youpi c’est bientôt Noyel.
Si si, je suis passé ce matin récupérer l’énorme paquet de croquettes du chien dans ma jardinerie préférée (parce qu’on y trouve des moules à muffins et et des bougies parfumées également, allez savoir) ET j’ai pu remarquer que les gentilles dames aux gilets fleuris (comprendre les vendeuses) installaient sapins en plastique et boules cassables pour nains précautionneux.

D'ailleurs j’ai été dérober (enfin pas vraiment dérober puisque c’est gratuit) environ QUATRE catalogues d’un magasin de jouets histoire d’avoir quelques heures de découpage/sélection de cadeaux/tranquillité devant moi.


Hé oui, Noyel approche et avec lui l’éternel questionnement du « qu’est-ce que je lui prends ? Qu’est-ce qu’il leur ferait plaisir ? » (à part un chaton ça c’est hors de question).
Comme tous les ans, je vais vous proposer quelques petits articles « Idées cadeaux », il y en aura pour tous les goûts, du bois, de l’électronique, du pédagogico-sympathique et du vraiment hilarant.
Evidemment, ici on va causer plutôt Objet connecté puisqu’il s’agit d’un petit article focus sur la dernière nouveauté de chez VTech.


Vtech, vous connaissez si vous me lisez, parce que c’est une des marques que j’affectionne particulièrement quand il s’agit de tablettes, objets qui causent et tables d’éveil. Toujours d’excellente qualité, on adore ici les dinosaures qui se transforment (et qui racontent leur vie) et Nanonaine joue toujours autant avec sa table d’activité (même si elle a désormais tendance à lui taper dessus quand elle ne lui répond pas).

Bref, je vous ai déjà raconté comment les Kidigo avaient littéralement sauvé ma santé mentale lors de mes trajets SEULE avec les quatre cet été (et continuent de me sauver la vie plusieurs fois par semaine lors des retours de crèche un peu tendus de la couche).
Aujourd’hui, je vous propose de découvrir la montre connectée, à savoir la Kidizoom Smart Watch.


Elle ressemble à ceci :




Et existe en plusieurs coloris (violet et bleu en magasin et blanc et vert sur internet).
Pour ceux qui sont pressés, je vous la fait rapidement sur papier (enfin sur écran). Pour ceux qui aiment se moquer de moi et qui veulent en savoir plus, je vous laisserai admirer ma merveilleuse vidéo de démonstration qui vient ensuite (faites-vous un bon café avant).



La montre est donc un petit objet, bien moins encombrant qu’une tablette (mon sac à nain vous remercie VTech) et propose à l’enfant plusieurs fonctions qui vont ravir sa petite personne :

- Un chronomètre (pour mesurer comment le nain court super vite – HUM)

- Un réveil avec plusieurs mélodies plus ou moins agréables (pour réveiller le nain qui fait vraiment trop la grasse matinée sinon – HUM)

- Un appareil photo + caméra (environ 900/1000 photos et 10/15 minutes de film) et une fonctionnalité « transformation » qui permet d’ajouter filtres et autres décors réjouissants. Ces photos/vidéos se basculent sur un ordinateur via un câble USB.

- Trois jeux peu complexes mais suffisamment addictifs pour occuper l’enfant dans une salle d’attente bondée un soir à 18h et rendre les autres parents jaloux de votre faux nain sage (le leur se roule par terre en déchirant un Pomme d’Api de 2002 avec les dents).

- Un enregistreur vocal + la possibilité de déformer les enregistrements ce qui permettra aux enfants de s’enregistrer en train de dire « caca prout » puis de se le repasser en voix de robot ou en ultra-rapide (hilarant donc).

- Un sablier pour minuter les activités type lavage de dents, dessins animés, temps autorisé à rester sur le tourniquet avant enfant malade. Bref, une montre qui prend votre place de parent pour dire à l’enfant « youhou, c’est l’heure ». UTILE.

- L’heure ! Ah bin oui c’est une montre tout de même. Deux types de cadrans selon la capacité de l’enfant à lire l’heure et de nombreux décors forts réussis pour changer d’ambiance selon les jours. Gros coup de cœur ici pour le panda qui grignote son morceau de bambou (on ne se refait pas).






L’écran est tactile (sur la vidéo vous pourrez voir avec quelle dextérité je manie la navigation intra-montre) et tout est paramétrable (volume/luminosité/qualité des vidéos et photos).

En clair, un bel objet, d’excellente qualité, qui plaira forcément à vos nains de 5 à 10 ans (ils disent 12 mais à douze ans on a une vraie montre d’espion non ?).

Ici, Grand Nain rêve d’une montre d’espion depuis qu’il a lu son petit livret fourni dans l’Astrapi de cet été « Comment devenir un bon espion », il sera donc joie, bonheur et félicité en découvrant la montre dans son bel emballage (car oui, je l’ai déballé avec soin pour le test) sous le sapin.

Ah oui d’ailleurs je le précise dans la vidéo (mais certains n’ont pas le temps et je ne leur en veux pas) : chargez la montre avant de l’offrir (et configurez là avec la date et l’heure car le soir de Noyel, avec quelques coupinettes de jus pétillant dans le nez, vous risquez de riper). Rien de plus simple, on enclenche le petit bouton de batterie situé à l’arrière de la montre et on la branche USB pendant 3h. Côté autonomie, elle dure plus ou moins longtemps selon l’utilisation (un peu comme votre téléphone si vous passez vos soirées à me piler à Ruzzle). Entre quelques heures et quelques jours donc.

Il existe une belle vidéo officielle de la montre MAIS je me targue d’être bien plus drôle. Enfin à mes dépens certes, mais tout de même. De ce fait, pour les amoureux de la BELLE démonstration et du test complet, je vous propose de regarder MA petite vidéo explicative. Rendez-vous ensuite pour participer au jeu organisé par VTech et moi-même afin de remporter cette petite merveille de technologie (ah de mon temps on avait un baladeur auto-reverse et on était les rois du pétrole, que voulez-vous…).



Bon voilà, je vous réveille un peu mais il est temps de jouer pour gagner VOTRE Kidizoom Smart Watch (perso elle me fait penser à la montre de la fille de l’inspecteur Gadget pas vous ? – mon dieu je suis vieille).


BREF.

Etape 1 : vous allez hésiter entre la Kidizoom Smart Watch Bleue ou la Kidizoom Smart Watch Violette.

Etape 2 : vous demandez l’avis d’un ami (ou du Mâle peu coopératif) et finalement vous prenez l’autre.

Etape 3 : vous répondez à cette question HYPER difficile en commentaire (indice : pour trouver la réponse je vous suggère de regarder la vidéo, huhuhu).


ATTENTION, je vous demande « Comment retoucher les photos de la Kidizoom Smart watch ? »

Et voilà mes propositions (hin hin rire sardonique)
A) à l’aide d’un stylet (que l’on perd au bout de deux jours)
B) avec son doigt (même s’il ressemble à une saucisse à cocktail)
C) à l’aide d’un clavier (ce qui est fort pratique).

Etape 4 : vous me précisez donc la couleur de votre choix pour boucler le commentaire et vous croisez forts vos petits doigts (même s’ils ressemblent à des saucisses à cocktail) pour que le tirage au sort soit en votre faveur le …. Octobre.


Etape 5 : A la sieste ou au lit MAINTENANT (oui oui ça vous fera le plus grand bien les parents et vous ne râlerez pas demain matin lorsque votre enfant – pour le moment dépourvu de Kidizoom Smart Watch ET donc de réveil matin- viendra vous causer de la météo vers 6h38).


13 oct. 2014

Dites 33

Je suis toujours obligée de recompter.
De 1981 à 2014, je suis nulle en maths, j'ai beau réviser les compléments à 10 avec Grand Nain, y'a rien  à faire, c'est toujours laborieux.

Trente-trois ans, quatre enfants, ce sont mes premiers mots quand je me présente, pas que ma vie se résume à ça mais quand même voilà ce que je suis la majorité du temps.

Dites trente-trois et fermez les yeux, regardez un brin en arrière et savourez le chemin parcouru, avec ses flaques d'eau si profondes qu'on si noierait, avec ses racines à croche-pied et son petit passage en herbe sur lequel on peut s'appuyer avant de repartir.

Dites trente-trois et rhabillez-vous, tout va bien sauf peut être ces quelques cernes qui finiront par s'atténuer, dormez vous dis-je, dormez. Respirez bien fort qu'on vérifie si vous prenez toujours le temps de souffler un peu, plus fort s'il vous plaît, oui ça va, il faut prendre ce temps là hein, il le faut. Bien fort. Tout l'air que vous pouvez. Pour repartir encore.

Dites trente-trois, votre coeur semble fonctionner, il est partagé ce coeur, il bat pour beaucoup mais il fonctionne. Il s'affole et s'agace, il est un peu gros parfois, il tente d'aller plus vite pour ne pas en perdre une miette. Ménagez-le. 

J'ai trente-trois ans et comme je le disais il y a deux ans déjà (déjà??), depuis qu'ils sont là je n'ai plus l'impression de vieillir. Ce sont eux qui grandissent.

Pas que je me mette de côté, non, mais j'ai l'impression que les années qui défilent leur appartiennent plutôt qu'à moi.
Je marche avec eux, je tends la main si besoin, je suis là, toujours là, houspillant, râlant, criant, rassurant, murmurant.
Je suis là et j'avance à côté d'eux mais le temps qui passe ne m'effraie pas pour moi, pourvu qu'il soit clément pour eux.


J'ai trente-trois ans et je ne sais pas qui remercier de m'avoir fichu là, en ce monde pas si parfait, pas si chouette mais qu'on m'a appris à trouver joli tout de même. 
Mes parents hein, qui ont eu des nuits pourries grâce à moi.
Le hasard, très certainement, même si je suis persuadée qu'il n'existe pas.

Trente-trois ans et un chemin parfois tortueux mais aucun regret et aucune envie de repartir en arrière, de revivre certaines choses et certains passés dont je me suis sortie.
Depuis que nous sommes deux, depuis que nous sommes six, nous avançons. Même si parfois c'est comme une claque dans la gueule que de penser qu'on sera mort, il faut continuer d'avancer, il faut continuer de se dire que ce n'est pas vain. Et quand bien même ça serait vain, on en aura bien profité. On aura pris le bonheur, le chouette et même le moisi, on est comme ça. 


Trente-trois ans et toujours une trouille de ce qui pourrait arriver, pour nous deux, pour nous six. Parce qu'on ne sait jamais. Toujours la peur du jour où on se dira "voilà ce que j'ai passé ma vie à craindre, ça arrive maintenant. C'est maintenant que je m'écroule". 
Il arrivera peut être ce jour. Mais en attendant, remplissons les autres d'une autre manière, remplissons les autres de merveilles, de plaisirs et mettons de côté le reste. S'il doit arriver, il arrivera. Nous n'y changerons rien. 



Je clos ce billet d'anniversaire par un grand merci.
Merci à tout ceux qui m'écrivent des mercis justement. Merci d'être vous, avec votre humour, vos expériences, vos désaccords et votre sincérité. Merci.
J'ai dans ma boîte beaucoup de messages à qui répondre.
J'essaie de le faire, mais je manque cruellement de temps, j'avoue.
Mais ça me touche beaucoup, vraiment beaucoup et je tenais à vous le dire, voilà c'est posé ici, c'est dit, merci. Pour ces mots, pour ce temps, pour cette attention.
Merci d'être là, depuis quatre ans, merci de faire partie du chemin, mine de rien, de jour comme de nuit (coucou la #teamhibou).


Voilà, dites trente-trois et refermez la porte. On se reverra. 
Trente-trois ans après, je suis juste enfin moi.
Et c'est déjà pas mal. 

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