27 janv. 2012

Digital Mums (Exclu Inside)


Il me faut l'avouer...

Je pense parfois souvent en statuts Facebook. Je les mets rarement sur mon mur mais j’avoue, déformation bloguesque ou pas, ce sont des statuts qui me viennent à l’esprit. D’ailleurs, Facebook fait partie intégrante de ma vie, parce que c’est un des seuls liens que j’ai avec mes lecteurs (hormis ce blog) et que c’est un moyen rapide de passer des informations, qu’elles soient cruciales (Micronaine a fait sa première nuit) ou non (Moyen Nain a rebaptisé son doudou Croûton). J’y passe donc en coup de vent, histoire de vous dire, histoire de vous lire, histoire de papoter, d’envoyer des messages, d’oublier de répondre à d’autres et de zyeuter les murs des autres gens. Oui, je suis comme ça.

Twitter, j’accroche moins. Quand on lit mes articles, on comprend mieux pourquoi. Et oui, sur Twitter, pour avoir LE twitt qui envoie du bois et que tout le monde retwitte (c’est-à-dire partage avec ses propres abonnés), il faut être drôle/poignant/cinglant/exceptionnel en 140 caractères. Ce que je ne suis absolument pas. En tout cas certainement pas en 140 caractères. Je suis prolixe, je n’y peux rien, et twitter, je n’y arrive pas super bien.

J’ai un forum ensuite, le Forum du Nain ça s’appelle. Herbergé chez Famili, il permet aux lecteurs de ce blog (ou à d’illustres inconnus) d’échanger sur des thématiques nainesques. Par exemple, on y trouve des sujets traitant du terrible two du Nain, des meilleures façons d’endormir un Nain, voire on y demande des conseils, des astuces, etc… En clair, c’est un lieu où on peut papoter, échanger et blablater (voire même dauber sur belle-maman).

Quand je dois chercher un numéro de téléphone, un cadal, une idée, une place de concert (ça c’est quand je crois que j’ai une vie sociale), je suis sur internet. Quand je dois téléphoner aux Papys Zé Mamies avec les nains, c’est sur Skype (oui, le nain trouve ça sympa d’approcher sa tronche très près de la webcam pour parler à son grand-père).

Ah oui, et puis j'ai un blog aussi, celui là. Un autre, Mange ta Soupe. Et puis un autre à venir (surprise).

Tu l’auras compris, je ne suis rien qu’une Digital Mum.
Gné ?
Une maman digitale (oui, c’est moins classe en français, c’est pour ça qu’on cause angliche).
J’avais participé (brièvement) à un reportage sur les Digital Mums sur M6, tu te souviens ?
Mais siiiii, cette séquence ri-di-cule où toute la France a pu voir mon décolleté mon air naturel mon test du Jeu des Escargots avec Maman Bobo. Mais siiiii, après tous les gens qui m’avaient vue me disait « Et bin, ça va ? Tranquille la vie de Digital Mum ».
Certes. Bon, je suis donc une Digital Mum. Comme toi, probablement qui me lit, qui lit aussi d’autres blogueuses et même ton journal en ligne, qui a fait ses courses là, ce matin, et qui ira les récupérer au Drive ce soir. Tu passes du temps sur ton ordinateur, tu as des copines « virtuelles » bien réelles et tu trouves que, quand même, sans ton ordi, ça fait drôle.

Et oui, que nous le voulions ou non, nous avons cet outil à notre disposition et il remplace plus ou moins, selon les gens, d’autres outils, d’autres façons de faire. De l’addict qui twitte au supermarché à la raisonnable qui se connecte le soir pour vérifier que son ex n’a pas retrouvé de salope de copine, nous sommes des Digital Mums.
Quotidien facilité, réseaux sociaux qui nous permettent de communiquer, existence d’une vie un peu parallèle, mais véritablement réelle.

Je suis une Digital Mum et sans cela, je n’aurais pas créé ce blog, je ne passerai pas autant de temps à l’alimenter, à écrire et à lire tout ce que je peux trouver sur le sujet. Je n’aurais pas ces belles amitiés, ces rencontres avec de chouettes lectrices, ces échanges et ces fous rires.
Je suis une Digital Mum et, accompagnée d’autres, je vais pouvoir l’écrire. Je vais pouvoir partager avec vous un peu de mes trouvailles, histoire de vous simplifier la vie, histoire de raconter encore d’autres choses.
A partir d’aujourd’hui, tu pourras donc me retrouver, en compagnie d’autres Digital Mums que tu dois déjà connaître, dans une Newsletter spéciale maman, spéciale femme surtout, au-delà des mères que nous sommes.


La brochette de Digital Mums : E-zabelJaneMarieMarjolaine et Muriel.



Oui, on est maquillées, les cernes, ce n’est pas très vendeur.
Merci doc à Coline, la maquilleuse, qui a réussi à me mettre du rouge à lèvres sans déborder :)
photo de Matthieu qui a fait des vraies photos de star. Ce qui m'a permis de me rendre compte que je n'en étais pas une. Ouf!


Voilà, les présentations sont faites.
Si tu veux me recevoir deux fois par semaine dans ta boîte mail (silteplé ne me jette pas), il faudra juste t'y inscrire là : http://www.digitalmums.fr
Et si tu veux nous suivre sur Facebook.

Hiiiiiiiiiii.
J'aime bien les nouveaux projets.
J'espère que vous serez dans le coin.

26 janv. 2012

Trognon le nain?

Le Nain est trognon.
Parfois.

Pour t'aider à le rendre trognon en ce jour, je vais te proposer un petit give away en partenariat avec la boutique Trognon de Pomme. Si tu as une bonne mémoire, j'avais parlé de cette boutique parce qu'elle fait une combinaison que j'aime beaucoup :


Dans cette boutique, tu trouves mille jolies choses chouettes pour ton nain donc (sac à langer, doudou,
dans un style que je trouve vraiment sympa.
Par exemple, le doudou (chose normalement niaise et dégoûtante après usage) :



Juste parce que j'adooooore les étoiles...

Et aussi une marque, lancée par Mme Trognon, qui ressemble à ça :



Alors comme je dois me faire pardonner pour mon week-end en solo (alors que vous allez vous lever à 6h28 samedi matin, comme de par hasard), voilà un petit give away rien que pour vous (enfin, pour vos micronains).
Vous allez chez Trognon de Pomme, vous regardez tout ce qui est de la marque Trognon de Pomme (ce sont les vêtements). Attention, le pack Beurp (classe le nain) n'est pas en jeu.
Vous choisissez et vous venez mettre un commentaire pour me dire ce que vous souhaitez recevoir si Rand'Homme vous fait l'immense honneur de vous tirer (au sort).
Si vous partagez, vous revenez me le dire dans un second commentaire. Vous pouvez également J'aimer leur page Facebook, ça ne mange pas de pain (contrairement au nain).
Tirage au sort mercredi (jour youpi).

Voilà, rendez vous demain pour un artikeul programmé (oui, je gère ma planification de billet comme une professionnelle). Tu as vu, je ne t'abandonne pas vraiment...(contrairement au Mâle qui doit me maudir à cette heure-ci <3).

you can clique

25 janv. 2012

Test et avis : la poussette MIMA XARI (ou comment Micronaine est trendy fashion)


J’avoue, je ne sais pas résister à l’appel du test, c’est plus fort que moi.
Quand Madame Mima m’a proposé de tester une nouvelle poussette super top, super hype et super nouvelle, j’ai réfléchi.

Au départ je me suis dit « nan Marie, sois raisonnable. Tu as déjà une poussette tank (Trophy de Bébé confort) pour chez Mamie, un cadavre de Quinny aux pneus crevés dans la cave, une poussette canne (Boogy de Babymoov) pour le quotidien et une poussette double (Joovy) pour les boulets qui veulent faire les feignasses ».
Et puis j’ai vu la poussette: 


Et j’ai juste dit « Oui ».
Parce que, avouons-le, avoir une poussette design, c’était un peu mon rêve. Ma première poussette tank (mon trio qui pèse lours) était une Quinny Buzz qui, bien que très chouette, n’a pas résisté aux deux premiers nains et à notre conduite sportive sur chemins terreux. J’avais donc acheté pour Micronaine un vieux châssis de Trophy sur le bon coin histoire de pouvoir clipser cosy et nacelle Quinny dessus.

Je ne sais pas vous, mais moi, les poussettes, ça me rend dingue. C’est couillon hein ? On va rapprocher ça d’une passion mâlesque pour les voitures. Je suis une vraie débile avec les poussettes. Genre je regarde la maniabilité, la taille des poignées, la rotations des roues et la réactivité du frein. Je ne vous parle même pas du test de l’assise ou encore du pliage ultra-rapide. Je ne peux pas m’en empêcher, les poussettes, c’est mon kiff.

Donc, voilà, petit caprice luxueux du jour, la poussette Mima Xari.
Parent qui veut faire des économies, passe ton chemin, que les choses soient claires, le principal inconvénient de cette poussette, c’est le prix (795 euros).
Mais bon, ce n’est pas parce qu’on est au régime qu’on ne peut pas regarder le menu, je te propose donc un test made in Marie (assistée de sa fidèle Micronaine testeuse pour l’occasion).



Reçue à 13h, la poussette est extraite de son carton et montée par mes soins en 17 minutes chrono.
Je me suis juste pincée le doigt en essayant de mettre la roue, bon, ça c’est mon côté boulet.
Quelques difficultés à comprendre comment on intègre le coussin au hamac mais ensuite, aucun souci (il faut dire que je commence à maîtriser grave).

Alors, sinon, voilà l’intérêt suprême de cette poussette :



ou (si tu n'as pas le temps de mater la vidéo) :
en gros, tu as hamac ET nacelle dans la même poussette

Magique non ? Il y a une nacelle cachée dans l'oeuf. FOU non?
Oui, bon moi ça m’épate.

Le Mâle te dira : « bin, il suffit d’enlever la nacelle et de mettre le hamac »
Mais moi je trouve ça génial. Déjà parce que, pour Micronaine, je ne pouvais pas la promener en nacelle. Elle était en cosy tout le temps puisque je n’allais pas me trimballer cosy pour la voiture + attaches cosy pour la poussette + nacelle + attaches nacelle pour la poussette.
Ensuite parce que, disposant de deux grands en sièges totos, il était hors de question pour moi d’installer une nacelle en plus dans mon Kangou (qui n’est pas un Traffic, je te le rappelle).
Alors là, je trouve que ce côté « nacelle intégrée » c’est le top.



L’autre jour, j’étais chez des amis qui viennent d’avoir un tout petit et j’avais ma poussette dans le coffre. Ni une, ni deux, nous sommes partis en balade, j’ai juste eu à dézipper le siège tout-confort de Micronaine pour laisser la place à son petit camarade Lilliputien.

on peut y adapter des cosys mais ça fait moins design :)

Et de retour à la maison, rezippage et adieu la nacelle. J’y peux rien, je kiffe. C’est mon côté gadget.
Le guidon se monte et s’abaisse sur trois niveaux (le nain peut donc conduire la poussette) et tous les éléments s’enlèvent très facilement (et se remettent très facilement aussi) si tu as besoin de la démonter pour un transport.
Bon, avouons-le, LE gros point positif de cette poussette, au-delà de la nacelle intégrée, c’est également son pliage ultra-facile. En quinze secondes, elle est repliée et ne prend vraiment pas de place pour une poussette premier âge.

elle rentre dans le coffre d'une twingo

En résumé, tu peux éventuellement te dispenser d'acheter un cosy et prendre juste un siège auto 0+/1 qui va de la naissance à 3 ans (environ).
Et oui, le nain va dans le siège auto dans la voiture puis transite dans la nacelle (et ensuite dans le hamac).
Seul inconvénient, si le nain s'endort dans le siège auto, il  a de grandes chances que tu le réveilles en le transbahutant dans la nacelle.
Mais bon, un nain en position allongée se rendort vite, surtout s'il a un esclave pour le pousser.

Son poids ?
Alors comparé à ma poussette canne, oui, c’est plus lourd (faut pas rêver) mais si j’établis un tableau comparatif des poids de mes autres poussettes, bah, on est pas mal. On est aux alentours de 11 kilos. Une Micronaine presque.

Le freinage ?
Un seul gros frein qui fonctionne très bien, aucun souci là-dessus et il est suffisamment gros pour ne pas le rater et pour ne pas s’abîmer le dessus de la bottine à essayer de l’ôter.
d'ailleurs je ne porte pas de bottines pour mes tests


Maniabilité ?
Excellente. Plus maniable que ma poussette canne.
La taille des roues y est pour beaucoup. Grand Nain (qui promet d’être un addict du test-produit) a emmené sa sœur jusqu’à son école sans aide de ma part (sauf pour un trottoir) donc je pense qu'on peut dire que la maniabilité est parfaite. Surtout pour ce type de poussette avec lequel il faut viser pour passer les portes des magasins. Grâce aux roues assez grosses, la poussette se manie donc d'une main (pour l'adulte), ce qui est très pratique pour téléphoner de l'autre, ou tenir la main de Moyen Nain qui râle (c'est un nain).

Encombrement ?
Ne rêvons pas, il s’agit d’une poussette premier âge donc rien de comparable avec une poussette canne. La largeur est correcte et le fait qu’elle soit haute lui donne un aspect plutôt fluide, une coupe aérodynamique qui fait oublier sa taille. Pliée, elle rentre dans un tout petit coffre, elle prend très peu de place comparée aux autres poussettes tank que j'ai pu tester. 

Rangements ?
Deux paniers, pas immenses certes, mais fermés. Ce qui a son intérêt quand il pleut ou quand on veut y planquer ses clés ou son portable. On aurait envie de voir un porte sac à langer ou un panier plus large, voire des rangements pour parents à accrocher sur le guidon. Voire un porte-café (dit la maman accro).



Les roues ?
Increvables. C’est pour moi un argument de poids. La Quinny ayant eu les deux pneus crevés, à 35 euros la roue (car irréparables avec rustines), nous en avons eu pour moins cher de châssis d’occasion. Elles sont d’une taille qui permet une large maniabilité et ne risquent pas de nous lâcher en route. Ouf.

Et l’assise ?
Très confortable et super cocoon. La forme d’œuf permet à l’enfant d’être vraiment confort.
On peut choisir la position face à la mère ou face à la route, au choix. Micronaine adore, elle est pile en face de moi et on papote. L’assise haute permet une intéraction avec l’enfant, ce n’est pas négligeable. Et puis il n’est pas au ras de voitures, ça fait plaisir également.
En revanche elle n’est pas très large ce qui fait que Moyen Nain, bientôt 3 ans, ne rentre pas dedans.
A conseiller jusque 2 ans si votre nain est de gabarit normal.

On peut mettre le hamac face à nous, ou face à la route, je trouve ça bien, ce n'est pas toujours le cas (de plus en plus, certes, mais pas toujours).

Et le look ?
Bin, oui, ne le cachons pas, quand on achète ce genre de poussette c’est surtout pour le style.
Plus lookée que la poussette tank habituelle, la Mima Xari a un petit air futuriste qui me plaît. On dirait un œuf argenté à roulette et Micronaine et moi sommes assez fières d’arborer cet accessoire mode à la sortie de l’école.

Il faut maintenant que j'adopte un vrai look plutôt que ce look Multi-débordée


Les inconvénients ?
Il en faut dans tout bon test.
Le prix me semble être l’inconvénient maximal de ce produit. Presque huit cents euros pour une poussette c’est cher, très cher, même si, à l'achat, on a nacelle et hamac.
On achète cette poussette pour le côté stylé, pour le look et pour l’innovation nacelle inclue qui permet de n’acheter qu’un siège auto 0+/1 pour la voiture.
Elle ne s’utilise que jusqu’à 2 ans à mon avis et on aurait aimé trouver une petite planche pour un aîné, puisque cette poussette, compte tenu de son exceptionnelle solidité (notons-le) pourra faire plusieurs nains et rester en excellent état. Après prise de renseignements, on peut adjoindre à la poussette la planche Buggyborard, mais, effectivement, à ce prix là, je pense que ça pourrait être inclus. Tout comme un chouette sac à langer miniature (type premier secours).


Conclusion du crash-test :
Sincèrement, cette poussette est superbe. Elle est classe, stylée et il n’y a rien à redire sur la qualité, solidité, maniabilité et encombrement. Tous les éléments s'installent et se démontent à la vitesse grand V et elle est hyper simple d'utilisation. Du vrai bon matériel.

En revanche, je trouve que le prix est vraiment trop élevé, à moins que ce soit un achat coup de cœur pour un premier nain (et tout en sachant qu’on va en avoir d’autres ou qu’on pourra prêter cette poussette).
Bon, en même temps, si c’est belle-maman qui offre la première poussette de l’héritier de son petit-fils/sa petite-fille que c'est SON bébé, on ne va pas se gêner…



Ndlr : De la même marque, je vous invite à voir la poussette simple/double Kobi  : qui est super chouette (qui me fait un peu penser à la Phil & Teds en plus design) et qui, à mon sens est l’idéale pour des enfants rapprochés par exemple (si on excepte ma Joovy d’amour).
Bon, le nain du dessous a une vision un peu moins chouette que le nain du dessus. Faudra alterner :)


23 janv. 2012

Le maillot de la honte - à la demande générale

en hommage à la collerette de la honte...


Le vendredi, c'est la course.
Les nains sortent à 16h15 de l'école.
Inutile de te dire qu'à 16h12, je suis encore chez moi, que je colle deux compotes à boire et un paquet de Petits Ecoliers dans mon sac à nain et que je dégage très rapidement.

Note du toutou: en règle générale, ma chère maîtresse, dans sa précipitation (et sa peur de se faire pourrir par l'instit') oublie de fermer la porte de sa chambre. Ce qui me permet de m'étaler de tous mes poils sur sa mirifique couette blanche à pois gris. A la place du maître bien sur. Quand il rentre, c'est tout chaud et j'ai les oreilles basses dans le couloir, l'air suspect.


Je bondis dans ma poubelle mon Kangou et je roule jusqu'à l'école (une minute en voiture). Je n'y vais pas à pied le vendredi (je te vois venir maman écolo) car je dois de suite foncer chercher Micronaine.
Les nains sont récupérés, ils montent dans la voiture (en râlant, ce sont des nains) et s'installent dans leurs sièges. Généralement, il pleut et ils écrasent de leurs chaussures humides tout ce qui peut traîner dans ma voiture. Bonnets, écharpes, vieux numéros d'Infocrèche empruntés à la crèche, restes de goûter, jouets, etc...

Pendant qu'ils râlent en demandant ce qu'on goûte, je tente désespérément de les attacher (sous la pluie battante) dans leurs sièges.

Note de la Kangou: fallait pas faire des nains si rapprochés, ma banquette arrière peut contenir trois sièges autos, certes, mais à condition d'y laisser la peau de la main en clipsant les ceintures. C'est dit, fallait prendre un Traffic plutôt.

Ça y est, ils sont installés, je suis trempée et tous les parents sont partis. Je suis seule sur le parking de l'école. Étonnant.

Je donne les paquets entrouverts de gâteaux et je démarre.
La route n'est pas très longue mais suffisamment pour anéantir ma zénitude. Les "Pourquoi???" s'enchaînent en double (oui, Moyen Nain aime bien répéter ce que dit Grand Nain) et les "Z'ai fait tomber mon gâteau" (en hurlant) me maintiennent dans un état légèrement tendu du slip.

Nous arrivons tant bien que mal à la crèche.
Les nains descendent (avec mal) et foncent à l'entrée. On sonne, on entre, on dit "BONZOUR", et on va chercher Micronaine. Avant, on enfile donc six-surchaussures. Micronaine tombe de joie (oui, elle croit qu'elle sait marcher mais pas encore ma poulette) et chouine de bonheur.

On papote, on papote (enfin surtout moi, les nains se contentant de jouer avec les jeux pour Micronains) et on prend le chemin du retour.
Enlevage des surchaussures, "on dit AUREVOIR les nains" et on s'installe tous dans le Kangou.

Les trois sont (enfin) sanglés, je meurs de sueur, ça coule dans mon dos (et ça ne fait pas mincir du ventre).

Je démarre et le retour bruyant commence.
C'est long, très long, une demi-heure de voiture en vase clos avec trois maboules-pipelettes.
Le grand me pose des questions existentielles sur la guerre et le pourquoi de la disparition des mammouths.
Le moyen répète les questions existentielles de son frère et chouine qu'il a encore faim.
La petite, fatiguée de sa journée, crie dans les aigus et essaie d'attraper les cheveux de son frère (qui hurle).

Zenitude.
Je roule, chantonne et me retourne pour râler aux feux rouges.
- C'est vert!!!
- Bin non, t'es nouille Grand Nain.
- Je te dis ça parce que le petit bonhomme est passé au rouge alors ça veut dire que ton feu va bientôt passer au vert.
- Ah ouais.
- Maman? Zé kekchoz à te dire.
- Oui Moyen Nain.
- Ze me sens pas crès bien
- Qu'est ce qu'il y a ?
- Zé mal au ventre
- En même temps tu viens de manger huit petits écoliers.
- Zé encore faim (il chouine)
- Non, on rentre et on mange tôt, ce soir c'est piscine.

Il pleure.
Il rote.
Son frère rigole comme un bossu.
Moyen Nain, lui, s'auto-congratule : "Classe".

On roule et on arrive enfin à la maison. Tout le monde sort, on monte et on enlève les manteaux (au milieu du couloir).
Il est 17h45.
On repart dans moins d'une heure.
Le Mâle arrive, prend le relais avec Micronaine et je fais manger ceux qui ont le courage d'aller dans l'eau.

Note de moi-même: Moyen Nain trouve qu'apprendre à nager c'est "bien mais pas top". Il préfère zouer et faire le fou et ne trouve pas ça très passionnant de faire des exercices. Il décline donc souvent l'activité piscine. Je me retrouve donc toute seule avec Grand Nain. Ce qui m'arrange puisque Moyen Nain met encore son slip sur la tête pour me faire rire dans la cabine (ce qui ralentit considérablement la préparation des nains).

18h35: Il est temps de partir. Grand Nain a mangé son oeuf sur le plat (nouvelle lubie du nain) avec ses mougnettes (appellation d'origine nain) et est prêt pour repartir (et me parler tout le trajet maison/piscine).

Evidemment, la piscine est à côté de la crèche, ce qui m'exaspère assez, ou comment je fais deux fois le même trajet en moins de deux heures.
La route est un intense moment d'échange entre moi même et Grand Nain, sur des sujets philosophique (pourquoi on ne peut pas toujours faire ce qu'on veut surtout quand on dit qu'il faut partir à la piscine bordel de zut), ou les dernières sorties ciné (on irait pas se voir Happy Feet 2 nous?). Bref, il PARLE. Il veut que je lui raconte pour la trente millième fois "les bêtises que je faisais quand j'étais petite" alors j'essaie d'inventer des trucs pas trop dangereux histoire qu'il ne fasse pas des trucs de maboule.

Vendredi dernier, nous sommes donc arrivés à la piscine à 19h. Oui, parce que normalement c'est 18h50 mais arriver à l'heure avec un nain, c'est impossible.
Nous arrivons et nous retrouvons nos deux compères de piscine: Mamie Chéwi et Marie, qui viennent faire une petite heure d'aqua-gym-repousse-cellulite pendant que le nain s'agrippe à sa frite géante en battant des pieds.

D'habitude, le sac de piscine est fait par Mamie Chéwi qui arrive avant moi et qui gère tout ça (pro de l'organisation). Ce vendredi, c'était moi.

Nous entrons dans la cabine de 1m² et le nain se met direct tout nu. Ses vêtements sont jetés au sol, ça tombe bien, c'était humide, maintenant c'est tout sec.

Je sors son maillot. Il l'enfile (à l'envers).
Je sors le mien. Qui n'est pas là.
Mais si. Il est forcément là. Coincé entre les deux serviettes. Dans la petite pochette sur le côté.
PUTAIN DITES MOI QU'IL EST LA!!!
Et bien non.
J'ai beau retourner tout le sac, il n'est pas là.
J'ai les larmes aux yeux (nervous break down, surmenage, toussa) et je re-fouille encore et encore.

- Maman?
- Groumpf...quoi le nain?
- T'es pas en maillot?
- Bin non je ne suis pas en maillot, je ne l'ai pas mon maillot, c'est pas possible ça, je n'ai pas MON maillot. Il y a quatre maillots de bain de nain et il n'y a pas MON maillot.
- Prends le mien maman.
- T'es mignon chaton, je peux même pas le mettre en brassard ton maillot...je suis foutue...
- Tu peux pas faire tes exercices?
- Non, je ne peux pas, je cours toute la journée, j'en peux plus, j'ai préparé ce sac pourtant, c'est pas possible, j'ai tout remis, j'en suis certaine merde.
- T'as dit un gros mot.
- Oui, bon, toi, mets tes chaussettes dans tes godasses, moi je vais voir la dame pour qu'elle m'en prête un.
- La dame de quoi?
- Du début de la piscine, celle qui donne les billets.
- Elle donne des maillots aussi?
- Non, elle prête ceux que les gens ont oubliés.
- Pourquoi ils les oublient les gens?
- Parce qu'ils sont encore pires que maman mon chéri.

Je fais marche arrière, je me contorsionne pour passer le tourniquet de l'entrée (ridicule) et je frappe donc lamentablement à la vitre de l'accueil :
- Re bonsoir (hin hin - rire gêné) je viens parce que bêtement (c'est le mot) j'ai oublié mon maillot à la maison, si jamais vous en aviez un à me prêter...
- QUELLE TAILLE? (merci pour le petit haut parleur qui rend public toute conversation un tant soi peu privée)
- Heu...(chut) ...disons 42 (un bon 42) pour un maillot faut viser large (hin hin), c'est con, c'est la première fois que je l'oublie, en plus j'en ai un très bien, un body sculpt, vous savez, un qui affine un peu...
- VOILA, j'ai que ça en 42 sinon c'est 38, ça n'irait pas 38 je pense?
- Non, merci, ça va très bien.



J'embarque le morceau de Lycra de couleur indistincte et je file vers les cabines où le nain m'attend, en slip de bain.
- C'est quoi?
- Un maillot chéri
- Ah?
- On ne dit rien. Tu mets ton bonnet et tes lunettes et tu dis à mamie qui tambourine à la porte que j'arrive

Et là, j'ai enfilé la chose.
La loque, la serpillère.

Et je suis sortie, drapée dans ma dignité serviette.
J'ai rangé l'air de rien mes affaires.
J'ai marché jusqu'au banc avec le nain, je l'ai douché et il a plongé avec ses copains dans l'eau.
J'ai pris ma douche et contemplé l'ampleur des dégâts.

- Ah ouais quand même. On voit un peu quand même non? Maman? Marie?
- Heu...un peu les seins et le ventre devant...
- Ouais, un peu. La raie derrière aussi...
- Hou putain...

J'ai donc couru (mais pas trop vite) vers le bassin d'aquagym. Sous le regard eberlué de Miss Bikini-Blanc avec fermeture ventrale et push-up nichons.
Sous le regard éberlué du maître nageur qui n'avait jamais vu un maillot vintage.
Une toile de tente ça s'appelle mon chou.
Adieu féminité, adieu self-esteem et bonjour honte. Il y a des moments dans la vie où on voudrait juste pouvoir mettre sur pause. Ou partir.
déjà que le bonnet de bain, c'est la louze...


J'ai fait toute ma séance sans trop sortir le buste de l'eau, sentant juste le tissu se détendre encore plus autour de moi. Ce coloris vomi n'était pas du plus bel effet, avouons-le.
J'ai vu la fin du cours arriver avec soulagement. J'ai couru jusqu'à ma serviette, passant devant Miss Bikini.
J'ai enlevé la loque. Je l'ai rendu à la dame de l'accueil avec un "Merci" (plus jamais).
Je suis rentrée avec un nain fatigué (mais tout aussi bavard) qui s'est empiffré de monster munchs tout le trajet du retour (en parlant en plus, il est exceptionnel).

Et j'ai retrouvé mon maillot dans le fond du sèche linge.
Surmenage.

19 janv. 2012

Les gagnants du zour


Il est l'heure de donner le nom des gagnant(e)s

Pour le livre "Clémentine et le Graoully" dédicacé, il arrivera dans un joli colis made in Le Nain chez Joëlle & Clem!!


Quant à la centrale vapeur Philips, c'est avec cette ode tirée au sort par Rand'Homme, que RICKY la . Ricky, si tu es un homme, bravo car tu as déclaré : J'aime le repassage. J'attends tes coordonnées par mail (et la preuve en photo que tu repasses, gniark)  :

"1000 Grâces à toi ! Mon fer chéri,
Depuis que tu es entré dans ma vie,
Tu descends mes pile de vêtements,
Quelles que soient les propriétés délicates de leur filaments.
Quand les tissus s'amassent,
Que les faux plis paraissent,
C'est avec mon vaporeux que je les caresse,
Et du plateau de son sabot je les masse"




BRAVO!


Bientôt encore du cadal. 
Et de l'artikeul. Je me dépêche d'écrire. Promis.


17 janv. 2012

ENCORE un blog???

Oui, mais cette fois, je ne suis pas seule.
D'ailleurs, soyons très honnête, le "gros" du boulot a été fait par ma copine blogueuse Juliette, de Je veux un bébé.

J'avais rédigé, il y a quelques temps de cela, un article sur les menus-mensonges qu'on peut faire au nain.

Lorsque Juliette, m'a proposé de mettre en image les pires mensonges parentaux, ça a fait tilt, j'ai ressorti cet article, j'ai retravaillé un peu les textes et zou, c'était parti.

Un blog qui reprend en image les petite améliorations du quotidien, les petites négociations avec la vie faites par les parents.

Du "Si si, le manège ferme (en pleine après-midi)" pour en partir sans crises de larmes au "c'est interdit de sortir en costume de Spiderman dans la rue sinon la police nous arrête"...nous avons essayé de passer en revue quelques bons petits mensonges.

Histoire de vous faire rire, histoire de vous montrer que nous faisons tous pareil.

Bien entendu, c'est mignon, bien entendu, c'est gentil, il ne s'agit pas d'arnaquer (de trop) le nain.

Clique pour aller sur le site...Feignasse...



Et, parce que nous souhaitons que ce blog soit participatif, il vous est proposé de partager avec nous et avec  notre siouperbe public, un de vos pires mensonges.

Le PIRE du pire, le plus drôle, le plus original....sera choisi par nous-mêmes et mis en image par Juliette (et le texte sera un peu retravaillé par ma pomme).

Tous les quinze jours, un délit mensonger sera publié, avec votre petit nom. Afin d'assumer complètement votre fourberie parentale!!

Allez y faire un tour, je crois qu'on a fait un truc assez chouette. Humblement hein...

13 janv. 2012

Test et avis (et cadal) - Centrale vapeur PerfectCare de Philips

Je lis Causette.
Mon Mâle fait le ménage.
Mes nains ont des poupées et Micronaine rogne des bagnoles.
Je n'ai absolument aucune idée préconçue sur le partage des tâches.
Je suis outrée par tout ce qui peut reléguer la femme où elle n'a pas lieu d'être (au fin fond de sa cuisine, cloîtrée chez elle ou à un poste inférieur à ses réelles compétences).

Mais.
Je repasse.
Ce n'est pas faute d'avoir tenté de déléguer cette tâche au Mâle, crois-moi.
Il le fait, certes. Mais moins vite et moins bien (sauf les torchons, ça, il y arrive très bien, et les taies d'oreiller aussi...).

Et puis, à force de faire, on fait mieux et je suis devenue une obsédée du pli.
Je repasse tout (honte) du body à la taie d'oreiller, du coup de fer sur les culottes pliées aux chemises quotidiennes du Mâle.
Je repasse et pendant ce temps là, je réchéfli (dirait Grand Nain). Je repasse et je trouve de nouvelles idées d'artikeuls.
Je repasse et je me crame les doigts.
Je repasse et je me dis "bordel, c'est chiant un fer à repasser, je crois que je vais demander une centrale vapeur à Papa Noyel, ma vie est vraiment minable, c'est pire que de commander un aspirateur. OMG, ma vie est tellement devenue ça que je vais me commander avec plaisir une centrale vapeur...Bouhouuuuuu".

Et puis ce mail : "Chère Marie, nous le savons, vous êtes une maman de trois nains (maboules). Vous repassez devant des daubes rediffusées d'M6 faisant intervenir Stéphane Plaza. Vous repassez presque deux fois par semaine, dans votre salon, et autour de vous s'accumulent les corbeilles, les chaussettes célibataires et les slips de nains. Marie, nous venons vous sauver. Voulez vous tester la dernière centrale vapeur Philips PerfectCare?".

PARDON?
Je n'ai pas pleuré en lisant ce mail mais le Mâle, lui, s'est empressé de me coller le "Répondre" sous Gmail et de me dicter une réponse courtoise:
"Chère Papa Noyel Madame Philips, c'est avec plaisir que j'accepte de tester votre centrale vapeur sur les splendides chemises du Mâle. A très bientôt, encore merci. Et merci. Je vous ai dit merci? Non mais merci. Marie qui vous remercie".

Et deux jours plus tard, je reçois la bête.

Première chose à faire: appeler sa mère pour bicher.
- Salut, j'ai une centrale vapeur!
- Salut, moi aussi
- Ouais mais moi elle est mieux parce qu'elle est bleue (pas certaine que ça soit un critère de bon fonctionnement cependant)
- Bin oui, pareil
- Ouais mais moi ya un truc anticalc' pour la nettoyer (Marie lit péniblement ce qu'il y a d'écrit sur la boîte).
Ah oui et je vais t'exploser les bars aussi.
- Vas y combien?? Moi 5 bars je t'attends...
- 5,5 TADAAAAA. Vas-y laisse tomber, elle chauffe en deux minutes.
- Pas mal. Et sinon, t'as combien de possibilités de changer la température, hein hein?? (Maman, joueuse)
- Aucune. Putain, AUCUNE. Comment je fais pour repasser mon petit pull en alpaga laineux inlavable du Pérou???
- Non mais regarde bien, tu as forcément de quoi changer ta température.
- Non.

Pleure. Puis regarde bien la boîte. Rire triomphant.
- Laisse tomber Maman, il n'y a pas besoin de changer la température.
- Hein? Quoi? Mais comment tu fais alors?
- Tu ne fais rien, tu y vas franco. Allez, salut, j'ai huit bassines qui bavent d'envie de se faire repasser.


Deuxième chose à faire : ouvrir la boîte en poussant des petits cris débiles
"Hiiiiiiiiiiiii, super, bleue, j'adore, pas si grande, ouiiii, elle rentre sur ma table à repasser. Biiiiih, ma table à repasser à l'air moche.
Rhô, purée, j'en reviens pas, je suis ridicule, c'est trop bon. Zou, la notice, pas compliqué, de la flotte, Allez, on branche, c'est partiiiii"

Et voilà, ma table à repasser est supra cheap...


Troisième chose à faire: repasser et savourer (autant que faire se peut)

La centrale branchée, elle chauffe vite, très vite, trop vite.
Si je la branche ne me disant "je vais faire un tour sur Facebook cinq minutes", il y a de grandes chances qu'elle soit éteinte. Ouf. On a le droit d'oublier qu'on l'avait branchée sans que ça ne chauffe des heures dans le vide. Et oui, l'arme anti-tête-en-l'air existe : l'éteignage automatique après quelques minutes sans utilisation.

soirée disco...


Une fois chaude, elle est prête à être utilisée.
Et là, je me régale. Comparée à mon fer (ci dessous), elle est super légère (et pourtant c'est un bon fer) et très maniable.

il est temps pour toi de rejoindre une autre famille...adieu...

La vapeur est délivrée de manière continue si on le souhaite et ça permet un résultat d'enfer (et des brûlures si on est un gros boulet - ce que je ne suis pas).
Comme le dit si bien Papacube: "repasser avec un fer alors qu'on a testé une centrale, c'est comme se plonger dans une baignoire alors  qu'on a une piscine".
Bref, repasser avec une centrale vapeur, ça n'a rien à voir avec le reste. Les fringues des mômes se prennent une giclée de vapeur et zou, on replie. Trente secondes.
Les chemises? Easy, et le petit bouton "pressing" qui te balance une vapeur chaude de maboule permet de faire les plis du dos sans prendre des positions ridicules au dessus de la table à repasser.

Le côté "je ne change pas la température" est super! Pas que je possède mille pulls en cachemire, que nenni, mais ne pas avoir à se poser de question sur "est ce que mon fer va accrocher?", "vais-je pourrir le pull du Mâle?", ça fait du bien.

Les couettes? Je ne t'en parle même pas. Tu n'as qu'à la plier quand elle est sèche et la repasser, ça fait gagner du temps. Franchement, les couettes, c'est chiant...

non mais MATE ce réservoir!!


Quatrième chose à faire: regarder tout ce qu'on a repassé et prendre un petit air hautain du style "je ne sais pas comment font celles qui n'en ont pas".

Et oui, ça y est, je l'avoue, elle est entrée dans ma vie et je ne pourrais plus m'en passer.
Encombrante? Un peu. Mais je ne trouve pas que ce soit très très fiant, de toute façon, chez moi, tout traîne alors un truc de plus ou de moins.

Gain de temps: clairement. Moi qui ne repasse pas très bien à la base (parce que ça me gave), je gagne un temps fou puisque je défroisse tout d'un coup. Après ce n'est pas nickel-nickel mais en tout cas, de loin, on n'y voit goutte.

Pour la sécurité nainesque: la centrale est pourvu d'un petit truc qui bloque le fer.
Ce qui évite que le nain ne fasse Tarzan avec le fil. Enfin, ce qui évite surtout au fer de lui tomber sur sa petite tête de nain. Indispensable pour moi cette petite sécurité, puisque la centrale trône nuit et jour dans mon salon.

pas toucher le nain...



Cinquième chose à faire : en parler tout le temps et à tout le monde tellement on est fière d'être passée de l'autre côté de la barrière

Oui, je suis comme ça.
J'en parle et je questionne. Mais comment tu fais sans? Ah? Tu ne repasses pas? Ah ouais, moi je repasse c'est pour ça...
Je suis une plaie. J'assume.

Plus sérieusement, je comprends qu'on ne repasse pas, c'est un peu fiant et c'est surtout sans fin.
La corbeille de linge sale "magique": à peine vidée déjà remplie, je connais aussi.
Activité peu gratifiante donc, et qui mérite donc qu'on y passe le moins de temps possible.

Mission accomplite pour cette centrale.

En conclusion : 

Une centrale au top. Une vapeur qui défroisse TOUT et une maniabilité hors norme. Super légère, elle permet véritablement de repasser rapidement et correctement.
Pour moi qui n'aime pas forcément ça, j'y passe presque deux fois moins de temps qu'avec mon fer classique. C'est un avantage considérable.

Le seul point noir, comme toujours, c'est le prix. Près de 250 euros pour une centrale vapeur c'est très cher.
En revanche, mon seul conseil, c'est de ne pas prendre de la crotte. Mieux vaut un bon fer qu'une centrale pourrite. Il faut compter au moins 4,5 bars sinon, ça ne vaut pas le coup.
Celle ci, c'est la Rolls. A partir de 150 euros, tu peux en avoir une bien.


Sixième chose à faire: t'en offrir une


Tu ne pensais quand même pas que j'allais te présenter une centrale vapeur de compétition sans te proposer d'en avoir une dans ton salon?

Alors, pour partiper au give away "Gagne ta centrale de maboule", c'est très simple.
Tu laisses un joli commentaire dans lequel tu  :

- me racontes ta pire expérience repassage, ou pourquoi tu deviens taré(e) avec ça...
- me rédige un petit poème (bref) sur le thème du jour (repasser, chemise, vapeur, etc...)

Les commentaires qui répondent à cette consigne (pardon, c'est mon côté prof) se verront classés dans un petit tableau Excel (comme toujours) et un gentil tirage au sort désignera la ou le gagnant(e).
Toute participation partagée compte double, merci donc de laisser un second commentaire si vous partagez ou relayez l'information.

Tirage au sort MERCREDI SOIR avec arrêt des commentaires à 22h. Annonce du veinard (ou de la veinarde) JEUDI MATIN.


Voilà. Alors qui sera ma copine/ mon copain de centrale???

12 janv. 2012

Mère au foyer - Père au foyer - Et vous?

Attention. Ceci n'est pas un billet à vocation polémique. D'ailleurs vous savez très bien que c'est absolument pas mon fond de commerce ni ma passion que de monter les mamans (et les papas) les uns contre les autres. J'ai tenu à parler du statut de mère au foyer/père au foyer parce que je vis actuellement une situation assez similaire. Ayant choisi de prendre une année de disponibilité pour des raisons familalement correctes (déménagement, changement de ville, garde d'enfant, etc..) ET professionnelles (écriture du fameux livre que tu vas bientôt en savoir plus), j'ai, au quotidien, un bref aperçu de ce que peut être une journée de parent au foyer. De plus, certaines maman m'ont envoyé des petits mails en me demandant d'aborder le sujet. Ce que je fais.
Il n'est pas question ici de dire "les MAF ne foutent rien" ou "on est mieux au boulot sans les gosses". Il est question ici de partager, comme toujours, un peu de vie. Des bons côtés et des mauvais, parce que les choix que nous faisons nous regardent. Parce que nos choix ne sont pas toujours ceux que nous aurions fait. Parce qu'il faut parfois du courage pour faire ce que nous faisons.


Renoncer à son boulot.
Dire "je suis en congé parental".
Se justifier. Expliquer.
Répondre au "tu as choisi ou ...?"
Esquisser un sourire et puis tenter un "c'est pour eux surtout que je le fais".
Essayer de dire que le choix est mûri et que la situation nous convient.
Entendre des "moi je ne pourrais pas" ou des "toute la journée?".
Tenter de faire comprendre que c'est une volonté propre et que ce n'est pas si facile.
Regarder l'air hautain et méprisant de certain(e)s. Se rassurer en regardant ses enfants. Se dire qu'on a fait le bon choix.

Etre mère au foyer, c'est loin d'être quelque chose de facile.
En plus, moi, je ne suis même pas une vraie mère au foyer puisque je "travaillotte" à côté. Je dois donc gérer les nains (matin/midi/soir), la maison (vous savez ce que c'est, je ne vous fait pas de dessin) et mon boulot (et mon blog aussi).
Cela dit, j'ai un Mâle présent et qui m'aide, ça aide. Ce qui n'est pas toujours le cas.
Mais, quoi que l'on fasse, on est toujours "à la maison".


- Vous pouvez accompagner à la piscine Madame Grand Nain?
- Heu, oui...
- Oui, c'est bien vous ne travaillez pas!

- Enfin si, à la maison, mais j'écris pour des gens alors vous savez je gère mon temps un peu comme je le veux, je bosse le soir, je...
- Oui, très bien je vous note pour tous les jeudis alors!

Etre à la maison, soyons honnêtes, c'est super.
Oui, c'est super, on est disponible.
On peut s'octroyer une sieste si on le souhaite, si les nains dorment, si on a le temps. Bon, en vrai on ne le fait pas souvent.
On peut prendre un café au calme en écoutant Pascale Clark ou en regardant les Maternelles.
On peut jouer avec son nain, le cajoler, le regarder grandir, faire des activités sympa avec lui et se dire qu'on en profite.
Oui, être à la maison, c'est super.
On peut ranger, repasser, faire les lessives, nettoyer la baignoire et faire en sorte que le tapis de bain anti-dérapant ne pourrisse pas en trois semaines.
Oui, c'est super, on peut récupérer les enfants tous les midis et leur faire des bons petits plats.
Oui, c'est super, on va les chercher à 16h30 et on profite d'eux.

On n'est pas obligée de prendre une journée enfant-malade et de courir récupérer sa progéniture qu'on avait mis à la crèche avec 38° (oui, bon, ça va hein, on l'a tous fait...).
On n'est pas obligée de poser un RTT pour aller se farcir la préfecture, la mairie ou tout autre activité administrative chronophage.

Oui, être à la maison, c'est super. On peut allumer l'ordinateur et surfer un peu pendant que le nain fait sa sieste. On peut même en profiter pour faire ses courses en ligne parce que, quand même, emmener le nain en course, c'est boulet. Avant on y allait rapidement en sortant du boulot. Maintenant ce n'est plus possible.

Oui, c'est super.
Ce qui est moins super c'est le sentiment, parfois, ne se perdre un petit peu.
Je ne parle pas vraiment de moi tout à fait puisque le blog et mes différents travaux d'écriture me permettent de me réaliser professionnellement.
Mais quand même.
Quand ta journée s'est résumée à nettoyer des fesses, à changer des couches, à ranger la maison et à faire à manger. Quand tu n'as croisé comme adulte que les mêmes mamans de devant l'école, que tes seuls mots de ces dernières heures ont été adressés (au choix) au chien ou à ton nain, tu te prends à déprimer légèrement.

Quand vient le soir et que tu as géré les nains, que le repas est prêt et que ton/ta conjoint(e) rentre, tu es joie. La vie commence. J'exagère mais c'est un peu ça. Un adulte! Youhou!
Mais l'autre adulte a bossé LUI. Et tu le comprends. Il/Elle voudrait juste se poser deux minutes. Toi aussi. Mais toi ce n'est pas pareil puisque tu ne bosses pas.
Donc tu n'oses pas. Et tu ravales.

La discussion tourne autour de celui qui travaille, de ces anecdotes de boulot. Toi? Tu racontes les dernières bêtises/progrès des nains. En en rajoutant. Et puis tu te tais, parce que tu trouves que ce n'est pas passionnant. Tu cherches des sujets de conversation. Et tu te rends compte que tu n'en as pas tant que ça. Si tu as vraiment envie de déprimer, tu te mets à penser que ta vie ne se résume qu'à tes mômes. Et tu pleures.

J'en rajoute volontairement, bien sur.
Mais je me doute que certaines le vivent comme ça.
Le sentiment de tout donner et de n'être plus grand chose.

Rester à la maison, ce n'est pas si facile. Les pauses, il y en a. Mais pas plus que si on travaillait.
Rester à la maison, c'est un acte qui n'est pas égoïste.

Quand on fait le choix d'être parent au foyer, parce que ça s'impose à nous, je pense que la situation est plus facile. Les journées qui défilent doivent moins peser parce qu'on a choisi, parce qu'on en avait envie. Faire des jeux avec les enfants, des activités, sortir avec eux, aller jouer au parc, vivre au quotidien avec un nain (ou plusieurs), je pense que nous n'en sommes pas tous capables.

Moi, par exemple (je parle de moi parce que je me connais), je n'aurais JAMAIS imaginé vivre ce que je vis en ce moment. Me lever, me préparer, faire petit-déjeuner les mômes, les habiller (m'énerver), gérer les pertes de chaussures et les sacs de goûter, répondre aux "j'A fait cacaaaaa" et aux "où est passé mon anoraaaaak??", les coller à l'école, rentrer, ranger, jouer avec Micronaine, la mettre à la sieste, bosser vite et plus vite que ça encore, ranger, lessive, réveiller Micronaine, école, repas (cirque à table), retour à l'école re-sieste, reboulot, et école (encore), goûter, jeux, engueulades, menaces et bain, jeux (encore), discussions et négociations, retour du Mâle, passage de flambeau après micro-pause du Mâle, repas des nains, dialogue de sourds des parents, histoires, dents, pipi, coucher.
OUF.

Effectivement, c'est physique, effectivement c'est du sport. Je n'aurais jamais imaginé dire un jour "cette année je m'arrête, c'est le mieux, financièrement et pour les enfants, c'est le mieux".
Jamais. Nous changeons. Je ne me suis jamais forcée. Je n'ai jamais eu envie de m'arrêter avant, je reprenais à la date prévue (ou presque) à temps plein. Parce que ça me convenait, que j'avais une super crèche et que tout se goupillait toujours bien. Les enfants étaient bien, nous aussi.
Quand les choix sont assumés, personne n'en souffre. Un enfant qui se rend compte que c'est une déchirure pour sa mère ou son père que d'aller bosser n'est pas heureux. Un enfant que son papa/sa maman dépose à l'école avec le sourire, y va avec plaisir (ou presque).

Aujourd'hui, j'ai décidé d'être là pour eux, et de prendre du temps pour écrire (pour moi).
Bon j'avoue, Micronaine va deux jours à la crèche (ouf), ce qui me permet d'avoir des plages horaires de deux/trois heures SEULE dans ma semaine. Et ça, ça fait du bien. Vraiment.

Cet article est un peu décousu parce que je parle de tout ce qui fait mon quotidien et de ce qui doit composer celui de vous autres, parents au foyer.
Parfois heureux de leur choix quand ils voient leurs enfants à la maison plutôt que brinquebalés à la cantine ou au périscolaire.
Mais parfois gavés d'être toujours là, dans les mêmes tâches répétitives et peu gratifiantes, tout en pensant que les enfants des autres vont bien à la cantine et qu'ils n'en meurent pas.

Il faut trouver un juste milieu et surtout, trouver une situation qui convienne à tout le monde.
Je n'ai aucune culpabilité à laisser ma fille un peu à la crèche. En revanche, ça me ferait fier de dépenser mon salaire en garde pour aller faire classe à cinquante kilomètres d'ici.
Et de récupérer mes nains à 19h parce que je fais une heure de voiture le soir.
Voilà. La réflexion doit se faire là.

Qu'est ce qui compte? Sur quoi puis-je jouer?
Parfois, il suffit d'un rien.
La vie de parent au foyer peut être gratifiante si c'est ce que l'on aime faire.
La vie de parent au foyer peut être géniale si ça nous correspond.

Mais cela n'empêche pas le coup de blues, le sentiment de ne faire que des tâches rébarbatives et surtout, l'impression que personne ne reconnaît ce rôle.
Personne pour vous dire : "C'est bien monsieur, vous avez pris votre après-midi pour faire toutes les lessives et ranger le linge, BRAVO, grâce à vous, les bassines ne traînent plus dans l'entrée".
Et non. C'est NORMAL.

Personne pour vous dire : " c'est chouette d'être plus présente cette année auprès de vos mômes, ils ont l'air contents". Non. C'est NORMAL.

Et puis ce clivage travail/maison m'exaspère. Cette animosité "maman qui travaille/maman à la maison" qui existe, ça me débecte.

Pour avoir fait les deux, je soutiens qu'on ne PEUT pas comparer.
Oui, parfois j'étais plus tranquille au boulot qu'à la maison (surtout en période de varicelle).
Oui, parfois je regrette ma pause déjeuner solitaire où je pouvais traîner une heure en ville SEULE.
Mais non, je ne regrette pas ce choix. Même si je suis consciente qu'il n'est pas fait pour moi. La maternité vous fait faire des choses un peu étranges...

Une situation que l'on assume, un choix que l'on clame, voilà ce qui nous "sauve".
A celles qui me demandent ce que je fais, je leur dit clairement: "je travaille à la maison. Je m'occupe des enfants, j'écris, je fais ce que j'ai à faire. Pour le moment ça me convient, pour le moment ça leur convient. Demain, ça changera probablement, mais pour l'instant, notre équilibre est ainsi".

Cependant, c'est difficile parfois d'assumer.
Surtout quand on n'a pas eu le choix. Quand on suit un conjoint et qu'on ne retrouve pas de travail. Quand on est à la maison alors que l'on rêve de retourner bosser.
Pas évident.
Je dirais : allez, tant pis. Tout cela n'aura qu'un temps. Il y a mille autres choses à faire et à penser. Il y a des choses à voir, des gens à rencontrer. A celles qui rongent leur frein en attendant de pouvoir (enfin) retourner bosser, je leur souhaite de trouver un petit truc à faire en plus, histoire de ne pas penser à ce qu'elles ont mis de côté. A ceux qui ont choisi de rester à la maison pendant que leur femme part tous les matins et qui doivent faire ce que la génération précédente n'aurait jamais laissé faire, je leur souhaite de voir dans les yeux de leurs enfants un simple "c'est chouette!".

On ne reste pas à la maison pour que nos enfants nous remercient un jour.
On ne reste pas à la maison pour qu'ils nous disent "tu as été une bonne mère/un bon père".
Les choix que nous faisons sont inhérents à nous mêmes.
Ils ne dépendent que de nous. Nous n'avons rien à prouver aux autres.
Et nos enfants ne nous sont pas redevables.
Si nous le faisons, c'est parce que ne pas le faire nous est insurmontable.

Quoi que nous choisissions.

Vous en reprendrez bien une petite tranche?

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