15 oct. 2018

Quel pot choisir ?

Devant le nombre de messages privés suite à mes chroniques pour la Maison des Maternelles, j'ai décidé de publier ici mes notes et mes liens produits pour vous/me faciliter la tâche.
Je ne promets pas de tenir tout ça à jour (hum) mais je vais essayer. 

N'hésitez pas par ailleurs à me laisser en commentaire des suggestions ou des ajouts, l'idée étant de partager nos expériences parentales, réussies & moisies. L'essence même de ce blog si on va par là. 


Du coup aujourd'hui c'est POT. Un vrai sujet si vous voulez mon avis.
J'avais écrit quelques articles sur la propreté :




Et vous pourrez retrouver ma chronique France 5 en lien ici.


Voilà donc les pots sélectionnés + un petit ajout conseillé par une téléspectatrice :

On ne reviendra pas ici sur les règles concernant le cheminement vers le pot : on le propose sans stress et surtout sans pression.  Mais encore faut-il savoir QUOI proposer et même si c’est un défi moins inquiétant que le choix de la poussette, le pot doit s’adapter à votre mode de vie, à votre quotidien, plutôt ville ou campagne, plutôt casanier, baroudeur, radin… BREF, voilà une sélection pour tous les goûts.

Le classique pas cher : 

7 euros, le truc à caca indépendant et un socle anti-dérapant - Ikea évidemment


On le trouve partout et à très petit prix. On peut le laisser tel quel ou proposer à son enfant de le customiser avec de chouette stickers. Optez tout de même pour un fond qui s'ôte pour faciliter le nettoyage.

Dans le même genre, un peu plus cher j'aime beaucoup le Luma, plus petit donc vraiment à proposer aux petits gabarit, vers 15 mois pour ceux qui seraient hyper motivés du pot.

Tout petit minusse mais vraiment choupi 


Ensuite, si vous souhaitez un pot ergonomique, optez pour le Beaba .



Il est confortable, pas super cher, très robuste et tout de même plus confortable que nos pots petits prix. Pour 16 euros, votre petit aura le fessier bien confort et vous aurez la possibilité de vider le doux présent dans des toilettes grâce à l’insert (au lieu de nettoyer tout le pot de manière systématique).



Celui que j'aime aime aussi, c'est le pot évolutif d'Angelcare (oui, ma vie est passionnante)
Il est plutôt joli (ce qui compte si vous l’exposez dans votre salon) et surtout il est évolutif en hauteur par un habile jeu de petits picots à emboîter (rien de très compliqué). Petit modèle devient grand modèle ce qui est pratique pour accompagner l’enfant dès 18 mois en mode “découverte” puis en mode “c’est du sérieux”


Votre enfant est un peu relou et n'a pas du tout envie d’aller sur un pot ? Pourquoi ne pas lui proposer une alternative de GRAND.

Pour ça, on peut opter pour un réducteur de toilette avec un marchepied ou bien pour un ensemble évolutif comme celui-là, trouvé chez Munchkin



Pour les débutants, c'est un pot sur lequel l'enfant s'assoit tranquillou et qui ressemble à des toilettes avec son petit abattant. Pour le niveau plus avancé, la partie supérieure amovible peut se placer sur le siège des toilettes comme un réducteur. Ensuite, le siège se transforme aussi en un marchepied pratique. Cerise sur le gâtal : le pot 3 en 1 anti-odeurs contient du bicarbonate de soude, efficace contre les odeurs, ça c'est pour ceux qui auraient peur que leur salle de bain sentent comme dans les toilettes de mon TGV. Après ça coûte quand même 45 euros hein...

Dans la série évolutif et un peu moins cher, j'aime beaucoup le modèle moelleux rembourré de chez vertbaudet 




Il est très simple, facile à nettoyer et coûte une vingtaine d'euros. Le côté moelleux sous les fesses ce n'est pas négligeable, surtout si votre enfant y passe du temps avec un bon petit Tchoupi justement.



Pas pu le montrer à l'antenne, mais chez Mamie Chewie, les nains ont cette merveille sur les toilettes (Mamie EST sacrifice). Trouvé sur Amazon mais de mémoire yen a chez Leroy Merlin et consort.

oui c'est un double abattant avec petite place pour petit cucul


Et ils adorent véritablement (enfin surtout jusqu'à 6 ans). Et ils appellent ça : les pitites toilettes.

A vous de voir...

Sinon pour ceux qui aiment voyager avec leur pot, je ne peux résister à l'envie de vous montrer le Carry Potty inventé et conçu par une maman, dans le but de faciliter l'apprentissage de la propreté. Ces pots de voyage sont facilement transportables grâce à une poignée intégrée afin que l'enfant soit bien ridicule avec son pot à la main !



Je vous rassure, il est complètement étanche, il n'y aura ni fuite ni odeur ! Comme ils sont fabriqués à partir d'un plastique de haute qualité, ils sont aussi solides, durables, faciles à nettoyer. Super qualité et vraiment un objet sympa que j'avais envie de valoriser car créé par une maman. Trouvé chez Maman Naturelle.

J'avais présenté l'année dernière un pot urinoir un peu cher, donc cette année je réitère mais avec un modèle moins onéreux de chez dBb

il existe en doré pour les gens qui voudraient se la raconter


Il fonctionne en pot classique posé au sol ou en urinoir avec sa ventouse.
Comme je le disais, au départ je vous suggère de le ventouser dans la douche ou la baignoire pour éviter les accidents (ou y rémédier rapidement d'un coup de jet - sur le pipi hein, pas sur l'enfant).



Sur les conseils d'une téléspectatrice, et avec toutes mes excuses car je n'ai pas pensé à présenter de pots physiologiques comme j'avais pu le faire dans ma chronique sur l'hygiène naturelle infantile.
Voilà effectivement un pot vraiment sympa, trouvé chez Ecopitchoun 



Ils garantissent une position accroupie correcte, qui favorise l'élimination dans une position physiologique parfaitement adaptée aux bébés. La forme anatomique est adaptée à la morphologie de bébé, ce qui lui empêche de tomber dans le pot, parce que même si c'est rigolo pour le parent, ça peut être vexant pour l'enfant.


Et je termine par le pot le plus kiki de la planète, le Bo Jungle que j'ai découvert en exclu à Cologne.

Il ressemble à celui-ci dégoté sur Amazon, mais sous la marque Bo Jungle, il ne sera dispo qu'à partir de novembre, je mettrai le lien à jour.
Jolis, design, pas très cher (20 euros) et surtout avec un dossier ce qui est tout de même bien plus confortable !!


Voilà n'hésitez pas à partager vos recommandations en commentaire, ce blog s'enrichit des expériences parentales diverses, variées, réussies et ratées.

Prenez soin de vous !

28 sept. 2018

Test vélo rallongé Yuba de Cyclable - avec 4 enfants


Attention elle BLOGUE !
Enfin calmons-nous tout de go, elle a environ 23 minutes avant que son TGV n'arrive en gare de Paris Gare de Lyon-attention-à-la-marche-en-descendant-du-train.

Mais depuis le temps, il fallait tout de même que je publie un petit quelque chose sur le merveilleux vélo rallongé Yuba que j'ai pu tester une dizaine de jours en avril dernier grâce à Cyclable, mon vélociste préféré (oui, on dit vélociste aka magasin qui vend des vélos et tout ce qui s'y rapporte, de rien tu as appris un mot mon ami).
Surtout que mon téléphone est décédé depuis et que mes photos ont disparues...Ne restent que celles du Mâle, j'en suis navrée pour ceux et celles qui voulaient de la photo détaillée....

BREF.
Le Yuba, je lorgnais dessus depuis cette fameuse chronique de la Maison des Maternelles (clique pour visionner mes prouesses cyclistes) et j'ai donc dit banco lorsque Cyclable m'a proposé de le tester à Grenoble sur quelques jours avec la marmaille.

Avec le Yuba en mode deux sièges bébé (ce sont des peluches à l'intérieur PAS DE PANIQUE) 


On avait repéré un Yuba chez Métrovélo (la location vélo de la ville de Grenoble) mais c'était impossible pour moi de prendre un vélo sans assistance électrique avec trois enfants à l'arrière.
Je ne suis pas SI musclée.

ça c'est celui de la Métro. Fort joli tu en conviendras 

Je ne vais pas vous mentir, j'ai flippé ma race lorsque j'ai été le chercher, d'une parce que je connais le prix de la bête, et deux parce qu'on a beau savoir faire du vélo, bah c'est quand même pas la même chose que mon vieux Décathlon moisi qui a 15 ans au compteur.

J'ai donc récupéré Yuba en gloussant de terreur (mais en faisant la maligne dans le magasin) et je suis rentrée avec mon casque sur la tête, les mains moites et de nouvelles informations dans mon cerveau : comment verrouiller le vélo, comment ôter le petit écran qui donne la vitesse et qui coûte une blinde, comment mettre la double béquille sans s'arracher le mollet et SURTOUT comment actionner l'assistance électrique.



Etape 1 : rouler sans les nains

EASY, même pas eu besoin de mettre l'assistance. Faut dire que le vélo n'est pas lourd, est totalement maniable et qu'on n'a vraiment pas l'impression de se traîner la rallonge. Tout est profilé, on a juste l'impression de faire du biclou normal. Bon point donc.
Je me suis arrêtée pour faire quelques courses (oui, ma vie est passionnante et j'avais oublié les goûters des gosses). Là encore, tout bon pour le vélo, ya de la sacoche qui peut clairement contenir BEAUCOUP de courses et un antivol qui s'installe en 30 secondes.

Etape 2 : Faire découvrir le vélo aux nains

HYSTERIE collective.
Ils veulent tous monter dessus (surtout le Mâle) et le peuvent.
Enfin Grand Nain précise qu'il testera tout seul avec moi, hors de question qu'il se retrouve collé à un de ses frère/sœurs.


L'avantage de ce vélo, c'est qu'on peut (en l'équipant de manière adéquate) mettre jusqu'à 3 enfants à l'arrière. Dans notre configuration, nous avons juste la banquette et un garde corps double puisque la petite est encore petite et freluquette. Pour les plus petits, on peut opter pour une installation en siège bébé, puis pour une installation sur la banquette moelleuse avec repose-pieds.
En gros, tout est modulable (moyennant finance évidemment mais c'est le jeu)


Note pour les zinzins : ils n'ont pas de casque car cette photo a été faite à l'arrêt, évidemment que mes enfants portent un casque (et un anorak rembourré en cas de chute car je suis une maman un brin hyper stressée) 


Etape 3 : Faire un tour avec les nains

On ne va pas se mentir, avec trois "grands" c'est un peu chaud si on n'a pas d'assistance éléctrique, pas tant pour le trajet que pour les démarrage (en côte mais même au feu rouge sur terrain plat).
J'avais avec moi environ 60 kilos d'enfants du coup sans le petit moteur je n'aurais pas pu. Bien moins dur pour le Mâle qui, je cite, "pédale un peu plus que d'ordinaire, mais ça reste facile pour nous les sportifs".

Etape 4 : Aller à l'école avec les nains

Cartables dans les sacoches, casques sur les têtes et ZOU, à l'école. On a de la chance, Grenoble est riche en pistes cyclables.
Nous avons pu aller 4 matins à l'école (parce que bon, sous la pluie fallait pas abuser) et ce fut fort sympathique. Déjà parce qu'on a pu faire les trajets en quelques minutes (et sans marcher précise le Nain Feignant) et surtout parce que c'est la classe à Dallas que d'arriver en biclou rallongé.

Saucissons au rapport ! 

Pour installer les enfants, on positionne le Yuba sur sa double béquille et on demande à la marmaille de s'asseoir. Ensuite, on bascule en avant et on roule directement.
Pour les arrêts, comme je le disais, mieux vaut avoir une assistance éléctrique sinon on ne redémarre pas si facilement.
Seule difficulté pour moi, l'arrêt devant l'école que j'ai eu du mal à maîtriser les premières fois : chargé avec trois enfants, le vélo a plus tendance à basculer sur le côté et il faut vraiment le maintenir fortement, ou le placer directement sur sa béquille double avant même d'en descendre. Petite frayeur mais pas de chute (ouf). Les nains ont tout de même précisé qu'ils avaient moins peur avec Papa. Je ne vois pas du tout pourquoi.

Etape 5 : Aller faire les courses sans les nains

Chevauchant mon vélo rallongé, sans mes nains, j'ai pu faire une petite virée au magasin bio de mon quartier (oui évidemment je n'allais tout de même pas aller chez Carrouf qui est à 12 kilomètres n'abusons pas). Vraiment idéal, le vélo est en fait une petite voiture et permet sincèrement de faire de la bonne course.
Je n'ai pas tenté l'expérience trop de fois, parce que ce n'était pas mon biclou et que j'avais franchement peur de me le faire voler ou abîmer (et après Cyclable n'aurait pas été super super content).
La double béquille c'est la vie, il devrait y en avoir sur tous les vélos lorsqu'on a un siège bébé ! 


Conclusion du test :

Le vélo rallongé Yuba c'est vraiment chouette. C'est très très cher mais c'est vraiment chouette.
Parce que ça correspond à un mode de vie que je survalide (voiture quand tu pars en vacances et vélo le reste du temps) et parce qu'il permet de transporter enfants et courses rapidement et sereinement (bon, ok un peu moins sereinement quand il pleut).

Il fa bien fallu le rendre au bout d'une dizaine de jours, faut dire qu'il est très demandé ..CHIALE QUAND MÊME

Il est évidemment d'une qualité rare, très maniable, très robuste et conçu pour être utilisé par des familles et des gens de tout gabarit (oui je suis minusse).
Il remplace clairement une petite voiture, et si vous n'avez pas autant d'enfants que moi, ils peuvent être dessus dès qu'ils rentrent leurs petites fesses dans un siège auto jusqu'à ce qu'ils pèsent plus de 150 kilos.

Mes enfants sont trop grands pour un tel investissement, idéalement il faudrait opter pour un vélo famille le plus tôt possible, et songer qu'on pourra le revendre ensuite si on le souhaite (ça part très vite à la revente).




Côté conduite, pour avoir conduit un triporteur ET un biporteur avec la marmaille, je dirais que les sensations se rapprochent bien plus du biporteur avec une véritable aisance à la conduite.

Enfin, le mieux c'est d'aller dans un magasin Cyclable (il y en a partout en France) et de demander à l'essayer non ? Vous vous ferez votre propre idée !



4 avr. 2018

Comment convaincre Le Mâle d'en faire "un petit dernier"??


C’est parfois le contraire, c’est parfois lui qui voudrait bien et vous qui ne voulez plus.
C’est parfois sa petite voix qui vous supplie « allez chérie, on en fait un dernier non ? ».

Mais souvent (enfin, c’est ce qu’il me semble à la lecture de certains commentaires ou de certains mails), c’est vous qui voulez et lui qui ne veut plus.

Parce que la patience est à bout.
Parce que la maison est trop petite.
Parce qu’il faudrait changer de voiture.
Parce qu’il faudra quand même payer des études.
Parce qu’on ne dort déjà pas.
Parce qu’on commence à re-dormir.
Parce qu’on s’en sort à peine.
Parce qu’ils sont grands et que non, non, et non, on ne veut plus de logistique nouveau-né.
Parce que non. C’est tout.
je
Et là, pour vous qui voulez, pour vous qui sentez, pour vous qui vivez ce corps, pour vous qui vivez ce manque, cette absence, c’est terrible.
C’est un deuil et ce n’est pas pour rien qu’on emploie ce mot que je trouve pourtant trop excessif, trop fort.
L’envie d’un autre enfant, c’est compliqué. Parce que c’est à la fois viscéral et déraisonnable, parce que ça ne se commande pas, que c’est en nous, que c’est au-delà de ce que nous sommes.
Et que nous sommes deux.

De mon côté, je n’ai pas eu à convaincre le Mâle.
Enfin, un tout petit peu, pour la forme, dirons-nous.
Mais quelque part, on le savait que Micronaine ne serait pas la petite dernière.
On le savait qu’on allait encore en chier un peu avant de pouvoir faire des nuits correctes.
Quand les deux parents sont d’accord, quand le couple choisit ensemble de rempiler pour deux ans de couches, tout va bien. On avance ensemble.
Mais lorsque vous êtes seule avec cette envie dans le ventre, avec ce presque-besoin de porter à nouveau la vie, c’est difficile, ça ronge et ça finit par passer, certainement, mais peut-être jamais vraiment.

Regrette-t-on toujours ? Passe-t-on sa vie à dire « moi aussi j’en aurais bien voulu d’un dernier mais… ». A-t-on toujours mal au ventre quand on croise un nourrisson ? Est-ce que cela passe cette envie ? Est-ce qu’on tourne la page parce que l’autre ne veut pas ? Et pourquoi ?

Je n’ai pas de réponses, je n’ai pas encore pu expérimenter ce moment où on se dit « après, il sera trop tard ». Je ne me suis pas encore dit « ça y est, c’est terminé ces petits pieds qui bougent en moi ». Je n’ai pas encore tourné cette page, je n’ai pas encore rangé les pyjamas 1 mois, je n’ai pas dit « on passe à autre chose ».

Il le faudra.

Aujourd’hui, pas de solution miracle, pas d’astuces pour décider le papa mais des vraies raisons de rempiler. Des vraies raisons de laisser un peu de côte tout ce qui est raisonnable.

Voilà donc une liste non-exhaustive des raisons qui poussent (ou pas finalement) un couple à devenir famille, voire famille nombreuse (gloups) :

1.      Des nains c’est bien, ça occupe. Avant on s’emmerdait finalement (non ?). Maintenant, on se demande QUAND on va pouvoir faire ce qu’on veut au moment où on le veut. Ouvrir un livre ? Faire pipi ? Aller marcher plus de trente minutes sans avoir un nain dans les bras (qui pèse huit tonnes) ? Ah…qu’est-ce qu’on s’emmerdait avant…

2.      Avoir plusieurs nains, ça permet de gagner du temps. Et oui, ils jouent ensemble. Ils font des parcours, ils font des « missions spéciales », des pestacles et puis ils rigolent à table avec un air débile. Ils s’en foutent complètement des parents qui haussent le ton et même une menace de punition ultra-terrible (genre privation de DVD de Cars) les fait mourir de rire. Ils sont complices. Et quand ils ne le sont pas (environ 30 fois par jour), ils se gueulent dessus cinq minutes (ça les occupe), viennent se plaindre, et repartent main dans la main.

3.      Une grande famille, c’est chouette. On peut avoir des réductions (bon, il faut penser à faire sa carte de famille nombreuse, ce n’est pas gagné), on se fait toujours remarquer (pas toujours dans le bon sens du terme certes) et surtout, on ne se sent jamais seul. Bon, ok, ce n’est peut-être pas un point toujours positif. Enfin, un Mâle qui sort SEUL ses trois mômes au parc, c'est un peu la classe non quand même??

4.      Rempiler pour un Micronain, oui, ça fait flipper. Les nuits de merde, les problèmes de santé et les rendez-vous pédiatre, les moyens de garde et les couches, ça ne fait pas envie. Mais au final, ça passe vite. Ça ne reviendra pas. On n’a qu’une vie. Et un petit bébé qui s’endort sur le torse de son papa, c’est quand même choupi. Non ?

5.      Les sous. Oui, c’est une bonne raison. Mais je n’arrive pas à me dire que c’en est une. C’est comme le manque de place en fait, je pense qu’on arrive toujours (ou presque) à faire avec. Je sais pourtant que dans 15/20 ans il faudra sortir les sous pour les appartements ou les écoles, ou encore pour la bouffe tout simplement. Mais je n’ai pas envie de me dire que c’est une bonne raison tout simplement parce que je veux encore croire qu’on peut écouter son cœur avant d’écouter sa raison…

6.      La voiture. Ah oui, ça c’est une bonne raison.
Avec une famille nombreuse, on a une voiture familiale. Et tout le monde sait à quel point ça en jette carrément plus qu’une petite voiture coupée sport estampillée « j’ai un petit kiki ». Tout Mâle en monospace est drôlement plus chargé en sex-appeal qu’un beauf en coupé BM. Le Mâle père de famille est un mâle qu’on admire, qu’on regarde avec respect et connivence. Qui est d’emblée sympathique parce qu’il s’en fout que sa bagnole ne soit pas la plus grosse du monde (même si en secret il rêve d’un petit coupé pour ses 50 ans).

7.      L’envie de passer à autre chose. Oui, moi aussi. J’ai envie de voyager sans boulets, j’ai envie de partir en week-end, j’ai envie d’un ciné à 22H et j’ai envie de bouquiner au lit le dimanche sans recevoir un jeu de mémory sur la tronche. Mais. Je me dis que ça reviendra. Et plus vite que ça. Que le temps file, mine de rien. Même si j’ai l’impression de n’avoir rien fait depuis 5 ans, c’est faux. J’ai fait d’autres choses. Je n’ai pas meublé le temps pour qu’il passe plus vite.

8.      Le sommeil. Putain ouais, le sommeil. Pardon mais je comprends. Dormir, pour moi la Marmotte, c’est une évidence, c’est une nécessité. Et là, bon, avouons-le, on ne dort plus très bien. Plus beaucoup. On se couche tôt. On se lève tôt. On appelle les gens à 9h sans se demander s’ils dorment encore. Il y a des jours où ça pèse, où ça rend fou, où on a juste envie de dire STOP. Et puis on prend du recul, on se dit que ça n’a pas grande importance finalement. Que le sommeil reviendra. Avec la vie sociale.

9.      Le couple. Il est où le couple ?
Bon, d’accord, pour convaincre le papa, il faudra plus que des « on va faire beaucoup l’amour pour les essais bébé, et après j’aurais des gros seins pendant 9 mois ». Parce qu’il n’est pas trop con le papa, il sait qu’après l’accouchement c’est « passez votre chemin » et qu’avec un nouveau-né c’est « on se fait plutôt un câlin-serré ?? ». Mais le couple se construit ailleurs, différemment, en tant que parents, et à force de vivre ensemble des épreuves terribles (urgence un jour férié, petit dernier qui se fait insulter par un boulet à l’école). Je blague mais je pense qu’être une famille fait aussi un couple. Différent, certes, mais pas moins bien.

10.   Personne ne nous aide. C’est vrai. La famille est loin et la famille trouve que vos nains sont chiants. La famille veut bien vous dépanner mais pas trop. En même temps, ce sont vos nains non ? C’est vrai que si on est seuls 365/365 avec ses nains, ça peut être pesant. C’est vrai.
Mais bon, c’est le moment de scinder le couple, d’envoyer les grands avec maman pendant que papa gère le dernier. C’est le moment de faire des choses moins ambitieuses mais qui rapprochent.

Je me relis et j’ai beau lister tout ce qui me semble important, il manquera certainement l’essentiel.
Faire un enfant, le concevoir, tout cela tient de ce que nous sommes, de nos ressentis et de notre couple.
Parfois juste dire à l’autre à quel point on ne pourra pas faire sans, cela suffit. Parfois non.
Parce que l’autre, justement, ne pourra pas, ne pourra plus.

Je ne sais pas si mon article est très clair, finalement.
Je ne sais pas s’il pourra aider à convaincre, probablement que non.
Probablement que tout cela est en nous, en lui, en vous et qu’il n’y a rien à faire.
Sinon qu’à écouter, qu’à s’écouter l’un l’autre.

Prendre la décision de faire « encore » un enfant, ce n’est pas rien. Et en même temps, ce n’est pas grand-chose.
Mettre au monde un petit rigolo qui n’aura pas demandé à être là, c’est une responsabilité.
Et en même temps, si vous vous posez la question, c’est que vous êtes déjà prêt(e) à assumer cette responsabilité.

Les nuits, les couches, le fric et les bagnoles, les lits et les jouets, le manque de place, l’envie de passer à autre chose, tout cela sont des raisons valables. Oui.
Mais.
Soyons honnêtes. Il y a autre chose.
Il y a l'âge, parfois, et l'envie de se préserver. 
Il y a ce que nous sommes et ce que nous pouvons endurer.
Il y a ce que nous avons envie d’être et l’image que nous souhaitons renvoyer.
Il y a notre vécu et notre envie de faire au mieux.

Mon conseil ?
Parlez.
Et écoutez.
Et surtout, surtout, faites comme vous pouvez.
Mais ce ne sont que des enfants, ce n'est que de la vie. C'est un petit peu de vous.

Je terminerai sur cette citation (qui clôt également mon livre c'est vous dire si elle me touche) :

Avoir un enfant, c'est manifester un accord absolu avec l'homme. Si j'ai un enfant, c'est comme si je disais : je suis né, j'ai goûté à la vie et j'ai constaté qu'elle est si bonne qu'elle mérite d'être multipliée (Milan Kundera)



Ceci est un article dédié à celle qui fête son anniversaire aujourd'hui <3
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8 mars 2018

Qu'est ce que ça m'enlève à moi?

Tu allaites à la demande, nuit et jour. Depuis dix-huit mois.
Tu donnes le biberon.
Tu refuses qu'elle ait une tétine.
Tu portes en Babyborn face au monde.
Tu ne regardes pas les étiquettes des petits pots.
Tu ne vas qu'au magasin bio.
Tu le portes dans le dos pour te balader alors qu'il a 4 ans.
Tu es mariée et heureuse.
Tu la laisses à la garderie matin et soir.
Tu travailles 40h par semaine.
Tu refuses de leur acheter des trucs Hello Kitty.
Tu laves tes couches le week-end.
Tu ne travailles pas.
Tu les prives de dessert s'ils ne mangent pas leur plat.
Tu es seule.
Tu as choisi leur activité sportive à leur place.
Tu les mets à la cantine deux fois par semaine alors que tu ne travailles pas.
Tu achètes des jouets, plein de jouets.
Tu es en couple et malheureuse.
Tu n'autorises pas la télévision.
Tu les emmènes au théâtre pour "la culture".
Tu passes trois jours à organiser un anniversaire Harry Potter.
Tu manges devant la télévision avec eux.
Tu ne donnes un bain qu'un jour sur deux.
Tu as affiché la liste des produits contenant des substances dangereuses.
Tu as une poussette hors de prix et ça te fait plaisir.
Tu refuses qu'ils se salissent au parc.
Tu les laisses veiller jusqu'à 23h.
Tu prépares des plats équilibrés.
Tu continues à la laisser dormir dans son lit à barreau alors qu'elle a presque 3 ans.
Tu ouvres un plat de lasagnes déjà tout fait.
Tu exiges beaucoup plus de tes enfants que moi.
Tu les laisses dire des gros mots.
Tu as autorisé les baskets Spidermachin qui clignotent.
Tu as mis ton fils malade chez la nounou parce que tu avais une réunion importante au boulot.
Tu n'arrives pas à les laisser à qui que ce soit.
Tu passes ton mercredi après-midi à faire des cookies ou des activités manuelles avec eux.
Tu ne peux pas t'acheter une paire de chaussures sans culpabiliser, parce que l'argent qui rentre n'est pas le tien.
Tu es sur ton smartphone au parc.
Tu pars tous les ans une semaine en amoureux en laissant tes enfants.
Tu as arrêté de travailler car tu n'en pouvais plus.


Tu ne leur parle pas comme je parle aux miens.
Tu as fait des choix qui ne sont pas les miens.




Tu sais quoi?
ça ne m'enlève rien à moi.
Ce que tu vis, ce que tu décides, cela ne m'enlève rien.
Du tout.

Alors même si parfois j'ai envie de dire.
Je ne dis rien.
Je me tais.

Ce n'est pas évident mais je m'efforce de me demander "ça m'enlève quoi à moi?" à chaque fois que mon regard accroche quelque chose que je ne fais pas de la même façon. Un mot, un geste, une manière de faire.
Généralement la réponse est "rien, ça ne m'enlève rien". Tu peux faire comme tu veux, ça ne m'enlève rien. Au contraire, tu m'apportes et tu m'enrichis.
Mais tu ne m'enlève rien. Car je fais comme je veux. Comme je peux. Mes choix sont mes choix. Ils sont là. Ils sont assumés. Par moi. Par ma famille. Ils ne regardent que nous.

Je n'ai pas l'impression d'être contre les autres mères. J'ai plutôt le sentiment que nous avançons ensemble. Certaines trouvent peut-être que je n'avance pas aussi vite qu'elles.
Certaines pourront marcher à mes côtés, c'est plus évident d'avancer quand on peut papoter.

Peu importe ce que nous sommes, peu importe comment nous faisons.
Tant que reste l'amour pour eux. Tant que nous lie cette tendresse.


Tant que restent les raisons pour lesquelles nous sommes devenues mères, ou les raisons pour lesquelles nous ne le sommes pas.

22 janv. 2018

Mes abonnements magazines pour enfants

CONCOURS TERMINE - GAGNANTS CONTACTES PAR MAIL - MERCI A TOUS 


Aaaah mes abonnements magazines j'en parle souvent.



Parce que les nains kiffent toujours autant d'avoir un truc à leur nom dans la boîte aux lettres (qui ne soit pas la lettre de la MGEN prenant en charge leur premier soin bucco-dentaire) et qu'ils bouquinent avec plaisir les vieux magazines (surtout des heures aux toilettes vers ENVIRON 8h14 alors que le tram est à 8h15).

J'en avais déjà parlé dans un article sur les différents magazines de Bayard Jeunesse ici que je vous recommande de lire si vous hésitez sur vos abonnements (et parce que mon style est inégalablement moisi).

En le relisant (oui j'aime relire mes mots et mon style inégalablement moisi) je me suis tout de même fait la réflexion que le temps passe mais ne change pas grand chose, sauf peut être le titre des abonnements, parce que les enfants grandissent un peu.

Ici, on a rempilé pour une année avec quelques menus changement par rapport aux autres années.
Comme nous sommes des fidèles de chez fidèles, nous ne quittons pas Bayard Jeunesse (malgré une infidélité de Grand Nain qui bouquine tout autant son Sciences & Vie Junior que son Astrapi) et son frère qui aime recevoir Biscotto, son journal de grand. En fait il y a plein de magazines que j'aime et que j'achète de temps à autre : Le magazine Georges, La petite Salamandre, Cuistax (de ma petite sœur) mais ils ne sont abonnés qu'aux 4 qui suivent (une sorte de constance de ma part).


ndlr : j'étais abonnée à Sciences & Vie Junior gamine. Je n'y ai jamais rien compris.
Force est de constater que je n'y comprends toujours rien, mais Grand Nain pense manifestement que ça m'intéresse puisqu'il persiste à me lire des articles palpitants genre "Comment programmer un robot détecteur de requins via une plateforme numérico-absurde ?" ou encore "Regardez comment ce chat programme un ordinateur de l'armée grâce à ses coussinets sociopathes" 


Alors du coup, cette année, on a pris le temps d'aller feuilleter les différents magazines à la médiathèque (tout en s'excusant pour le retard des livres et en PROMETTANT de les ramener vite) et on a fait notre choix après avoir TOUT regardé. Sauf le magazine Chasse Pêche et Meule de foin, je vous l'avoue.

Nano est abonnée à Pomme d'Api, parce qu'elle en avait marre de Tralalire et qu'elle avait envie de retrouver ses héros dans un magazine. Tralalire a accompagné notre vie pendant environ 5 ans, nous en avons beaucoup et j'en emmène souvent en vacances car ils proposent de superbes histoires et de la BD mais je pense qu'elle avait envie d'un magazine différent, avec peut être plus de jeux, un format plus "grand", je ne sais pas bien mais elle avait envie de changer.


J'ai essayé de l'aiguiller vers Youpi qui est pour moi un des meilleurs magazines de chez Bayard mais NAN elle tenait à son Pomme d'Api !!

Passion YOUPI !! (mais je me soigne)


Cela dit Pomme d'Api est super sympa aussi, plein d'histoires, de bricolages et un cahier pour les parents qui est vraiment très très chouette.


De la grande histoire



Du jeu de mot, des devinettes 
du documentaire 






     
et le cahier des parents, vraiment super bien fichu ! 






Bricolage pas super compliqué = même moi j'arrive à le faire...



Micro, quant à elle, a choisi J'aime Lire, parce que bon, J'aime Lire c'est sacré. Un peu comme Astrapi. On les lit, on les relit, on cherche ceux qu'on n'a pas (et il en reste encore) en brocantes, on a récupéré les miens chez Mamie Chewie, on les range dans l'ordre, on se re-raconte les histoires, on se dit lesquelles nous ont marquées. Bref, J'aime Lire et puis c'est tout.


Histoires toujours très bien écrites et pas cucul du tout 

de l'actu culture & cie adaptée aux enfants

et bon ya la CANTOCHE QUOI !!!! 




Moyen Nain lui a abandonné son J'aime Lire Max pour Images Doc. Il l'a découvert à l'école et ne jure plus que par ce nouveau magazine. Il faut dire que le magazine s'est super pimpé par rapport à celui que j'ai pu lire gamine. Les documentaires sont super bien fichus, très attractifs pour les enfants et même moi j'ai tout compris.
C'est merveilleux et je pense que pour les enfants qui ont aimé Youpi et qui sont devenus des "grands" bah c'est parfait !











Grand Nain n'envisage pas d'arrêter son abonnement à Astrapi, d'ailleurs il a eu les larmes aux yeux lorsque j'ai tenté un "et cette année tu ne préférerais pas Okapi ?" NON, c'est NON il adore son Astrapi, il les range bien (la seule chose qu'il range avec son matériel de couture) et les vénère tout autant que ses podcast d'Affaires Sensibles (cet enfant est étonnant).


Moi non plus Lulu...






Marion Duval quoi <3



Allez on se régale...

Quelques années qu'il le reçoit deux fois par mois et je pense que ça va continuer encore d'autant que les autres se régalent aussi en le lisant. Je vous avoue en revanche que de mon côté, entendre 3 fois les blagues de la 4ème de couverture c'est un brin lassant. Mais je fais semblant de rire les trois fois, rassurez-vous, je suis une mère bienveillante et patiente.


Bon, maintenant que je vous ai présenté les abonnements de ma petite tribu, il me faut vous parler du chouette, très chouette cadal que Bayard vous offre, en partenariat avec moi-même, à savoir 8 ABONNEMENTS !! Enfin pas 8 pour une seule personne évidemment, vous l'aurez compris lecteurs malins et futés mais 8 gagnants.

Sont mis en jeu : 

➜ 2 abonnements à Pomme d'Api
➜ 2 abonnements à J'aime Lire
➜ 2 abonnements à Images Doc
➜ 2 abonnements à Astrapi


C'est pas génial ça ?
Alors pas de règles farfelues, mais un formulaire à remplir en ligne (car je n'aime pas bien voir vos adresses mails traîner en commentaire). Je m'engage évidemment à balancer vos mails à la poubelle une fois ce petit jeu terminé (parce que de toute façon je suis à 95% de mon quota sur Google Drive).

Le lien vers le formulaire est ici : https://goo.gl/forms/OnRgM3MuoiY2ciLL2 
Pour être totalement transparente avec vous, je fais ensuite un tirage au sort aléatoire grâce à ce formidable petit site pour les feignasses que je suis : Dcode.
MAIS évidemment avant j'efface les doublons par magazine donc inutile de participer trois mille fois pour le même mag, en revanche vous pouvez participer pour différents magazines (je ne sais pas si je suis très claire mais bref).

 Ce petit jeu est donc ouvert à partir de maintenant et se terminera le 31 janvier à minuit. 
Les gagnants seront contactés par mail ou pseudo (enfin ce qu'ils auront mis dans le formulaire) afin de me donner leur adresse et le prénom de l'enfant abonné au magazine de leur choix. 

Un immense merci à Bayard Jeunesse pour sa générosité parce que le coût d'un abonnement est tout de même élevé...et merci aussi parce que grâce à vous j'ai blogué (hourra) et ça m'a changé un peu de ne pas écrire pour la télé. 

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