19 mai 2015

Demain

Demain j'ai huit ans.
Huit ans de maman, de "c'est mon grand" même si au fond de moi, je sais qu'il ne faut pas leur coller des étiquettes, pas de petit, pas de moyen, pas de grand.

Demain j'ai huit ans et même s'il y a quelques temps une personne peu sympathique m'a reproché mes articles tire-larmes faciles le jour de l'anniversaire de mes enfants, je me vois mal déroger à la règle, parce qu'après tout, c'est mon espace personnel, même si certains ont la certitude qu'ils ont un droit de regard sur mes mots, service public toussa toussa. J'aime écrire ces mots, pour chacun d'entre eux, chaque année. Il faut bien se souvenir. Tout ne restera pas.

Demain j'ai huit ans et je ne saurais dire ce qui me touche le plus.
Ton front qui va bientôt arriver à mon épaule.
Tes lunettes, les mêmes que Papa, qui te donnent un air d'intello-bobo.
Tes blagues. Celles que je t'apprends, celle de l'Astrapi, celles que tu inventes et qu'on fait encore semblant de trouver drôle.
Ces moments dans ton bain, je viens m'asseoir sur la petite chaise de nain, je me fais les ongles et je papote avec toi, raccrochant une barrette à l'occasion et expliquant que "non, on ne jette pas de Barbie dans le bain dans lequel est son frère".




Ton indécision, toujours. Ton coeur d'artichaut et ton attention envers tout le monde et toute chose.
La peur de mal faire, la peur de blesser, la peur de rater, la peur de décevoir.

Et la musique un peu fort.
Et le soupir qui équivaut à un "ouais ouais c'est ça" que je fais parfois semblant de ne pas entendre.
Les réponses parfois un peu limites, qu'on ne rate pas, "et tu ne réponds pas".

Les BD lues, relues, allongé sur ton lit, vautré dans le fauteuil.
Ton envie d'un jardin, pour courir, maman, pour courir.
Les mots, sans cesse, les phrases à rallonge, cette impossibilité que nous avons à te mettre sur pause le temps qu'on mange, le temps qu'un autre parle, le temps qu'un autre dise.

Ta gentillesse, ton excitation permanente, de 7h du matin (en cas de grasse matinée) à 21h. Du non-stop depuis toujours.
Ta préparation du petit-déjeuner des petits (pas d'étiquette) et ton application à leur expliquer l'inexplicable (les règles du jeu du Dragon ou un tour de magie).
Ta passion pour le bricolage que nous ne pouvons malheureusement pas assouvir, sauf à acheter des bibliothèques chez vertbaudet.
Ton envie d'être "Meilleur ouvrier de France" plus tard. Ce qui n'est pas pour me déplaire, je l'avoue....

Ta solitude parfois. Ta sensibilité toujours et ton envie de comprendre et d'apprendre. Et de transmettre.

Tes larmes qui coulent quand on parle de la mort, depuis toujours. Ton angoisse, je la comprends, je la porte en moi. Ton empathie, je la sais très fort, ça sera ta force, crois moi.

Demain il y aura huit bougies pour toi et pour moi, une poignée de mois finalement, des erreurs et des doutes, le sentiment d'avoir tâtonné et de tâtonner encore. Des réveils nocturnes pour des tétines, des balades en poussette à tour de rôle vers 5h30 du matin. Des nuits à l'hôpital et tes caresses de bébé sur la joue de ton frère, tes cheveux blonds que tu préfères laisser longs. La mèche, maman, la mèche.
Des pulls perdus à l'école et des joggings troués, ta main qui se glisse encore dans la mienne, mais pour combien de temps? Ton envie de faire tout, tout seul. Mon angoisse parfois, de te laisser faire.




Huit ans demain que nous sommes tes parents, huit ans que tu deviens grand.
Ton enfance qui passe, ces moments qui comptent. Ces souvenirs que tu vas garder, qui ne seront pas les miens.

Le temps qui file et je ne m'inquiète plus trop pour moi finalement.

Je souhaite juste de tout mon coeur qu'il ne t'arrive rien, à toi.


11 mai 2015

Oups, mon parent est vénère - 10 indices qui ne trompent pas (et les conseils qui vont bien)

Ami Nain, comment vas-tu après ce looong ouikend prolongé?
Il est beau ce mois de mai en gruyère non? Plein de jours off pour profiter de ta chambre, de tes parents et des mille activités qu'ils ont prévu pour t'occuper (et te fatiguer, tu n'es pas dupe).

Je ne sais pas toi mais mes parents sont tout de même ravis que le lundi revienne, surtout les ouikend où il pleut. Etonnamment, ils sont un brin sur les nerfs, ne veulent pas s'enchaîner Cluedo et Uno entre deux parties de Monopoly Junior et ne souhaitent pas que le puzzle de 150 pièces Clone Wars reste à demeure sur la table basse du salon. Tout comme ils n'apprécient pas forcément que le petit caddie chargé de billes se promène dans le couloir de manière nocturne.

Les parents, disons-le franchement, Ami Nain, sont parfois irascibles, on l'avait vu dans cet article sur leur instabilité d'ailleurs. Si tu as également besoin de te rafraîchir la mémoire sur le caractère immuable et universel de ton parent, je te conseille de jeter un coup d’œil par ici.

Quant à moi, je vais te délivrer ici quelques petits indices pour repérer les signes d'irritabilité chez ton parent. En effet, grâce à mon travail de recherche personnel, tu pourras ainsi repérer les moments où le parent risque de déraper et :
1) faire marche arrière et devenir tout doux comme un petit magneau (afin de ne pas te faire privé de télé, de console ou de toute autre activité ouikeno-réjouissante).
2) continuer en ce sens car tu es déjà puni alors autant tenter le tout pour le tout et pousser le parent à bout. En revanche, n'espère par jouer une seule fois à la console de tout le ouikend après ça.

En clair, plusieurs indices peuvent t'alerter sur la condition générale d'énervement de ton parent, Ami Nain, et je m'en vais te les délivrer. Prête bien attention, parfois plusieurs signes peuvent apparaître de concert (et ce n'est justement pas très bon signe).




Indice n°1 : Il arrive vers toi en marchant comme un éléphant assoiffé qui aurait repéré un point d'eau. 

Que ton parent soit maigrelet ou dodu, le rendu est le même. Il n'arrive pas vers toi d'un pas léger et gracieux en virevoltant comme une plume de pigeasse. Que nenni. Il arrive menaçant et tu sais directement qu'il a du tomber sur un truc pas franchement jovial pour ses yeux : ton cahier de liaison dans lequel la maîtresse a écrit que tu avais traité Sophie de "poule morte" ou bien la table de la cuisine sur laquelle tu as fait des boules en pâte à modeler pour ta catapulte et que tu as fortuitement oublié de ranger.
A moins qu'il ne vienne chargé de linge auquel cas tu peux t'attendre à un petit sermon sur le "on ne laisse pas traîner son linge par terre, on n'est pas vos bonniches, tu pourrais au moins le mettre sur ta chaise, blablabla".

Mon conseil: prends l'air penaud et tente de réparer ta bêtise d'un air intelligent (bon, pour le poule morte, c'est un peu plus compliqué), ainsi le parent verra que tu n'es pas un mauvais bougre.



Indice n°2 : Il prononce ton prénom ainsi que ton nom de famille en entier (rare). Le tout avec une articulation impeccable pour que tu ne puisses confondre avec un éventuel autre membre de la fratrie. Et il peut même te vouvoyer (il se donne un genre).

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Heu? Oui? Qui me parle?
Étonnamment le parent sait très bien articuler et prononcer ton nom de famille et ton prénom lorsqu'il découvre, par mégarde, que tu es rentré dans la maison avec tes baskets légèrement terreuses ou tout autre bêtise pas très grave mais un peu relou.
Il ne t'appelle jamais avec autant de ferveur lorsqu'il s'agit de terminer le dernier Gü bientôt périmé...

Mon conseil : Arrive rapidement à l'appel de tonnom, c'est un peu comme la maîtresse ou le maître à ce moment-là, ça n'aime pas bien répéter. Fais profil bas et n'essaye pas de balancer ton frangin ou ta frangine, si votre parent ne vous a pas confondu, c'est qu'il y a une bonne raison. Genre TA marque de dents dans la tarte prévue pour le repas du soir (que tu as abandonnée parce que finalement, tu n'aimes pas la rhubarbe, c'est trop piquant - ah oui, peut être que tu as aussi recraché ce petit morceau de rhubarbe sur la table en fait..)



Indice n°3 : Il est en boucle sur un sujet. Rien d'étonnant cela dit.

Le parent répète souvent les mêmes phrases, c'est ce que j'avais appelé il y a quelques mois (années?) les RUNNING PHRASES PARENTALES (à retrouver en lien). Elles vont du "non, j'ai dit non, c'est non et puis c'est tout" au fameux "sors les mains de ton slip" en passant par le merveilleux "vite vite on va être en retard à l'école".

Le parent est en boucle, tu le sais, mais quand il commence à être très sérieusement inquiétant, il est temps de fuir. Exemple:

- Qu'est ce que c'est que ce salon? Que s'est-il passé dans ce salon? LE SALON QUE J'AVAIS RANGÉ CE MATIN? QUI A FOUTU LE BORDEL DANS LE SALON? LES ENFANTS POURQUOI LE SALON EST-IL DANS CET ETAT Là?

Note : le parent répète un peu trop le mot salon, il est temps de quitter la pièce (même si viens d'y passer trente minutes à y construire une merveilleuse cabane grâce aux coussins/plaid/cartons rangé dans la poubelle de tri).
Manifestement, l'état du SALON lui pose problème et s'il commence à te prendre à parti,c 'est fichu.

Mon conseil: FUIS RAPIDEMENT, avec un peu de chance, ça se tassera tout seul et le parent, énervé, rangera le salon en maugréant à voix haute en se demandant "ce qu'il a fait pour avoir des enfants aussi bordéliques". Cela étant, comme bien souvent le parent a fait de même étant petit, il n'osera pas venir te chercher pour te pourrir et aura peut être même la larme à l'oeil en se souvenant de ses propres bêtises d'enfance. N'imagine tout de même pas qu'il va te féliciter hein!



Indice n°4: Il parle très très fort, avec une voix partant dans les aigüs (pour ta mère le plus souvent) ou dans les graves (pour ton papa). Les variations de timbres se faisant de manière assez rapide, au sein de la même phrase. 

Le parent commence à te parler normalement puis sa voix monte rapidement. Elle part en live, comme toi quand tu joues à te décapiter la tête avec ton sabre laser-frite de piscine. Sauf que là, tu ne peux décemment pas demander à ton père de «baisser d’un ton » parce qu’il risque de ne pas apprécier.
Tu es à table et tu refuses de manger ta part de pizza tant qu’il y a de petits trucs verdâtres dessus. Ton papa t’explique bien gentiment, certes, que ce sont des herbes aromatiques. Tu entends bien tout cela, mais ça reste un truc verdâtre sur ta pizza.

Ton papa monte d’un ton et articule que CE SONT DES HERBES AROMATIQUES QUI DONNENT DU GOÛT.
Tu t’en fous, c’est vert et tu n’es pas un herbivore, tu grattes donc ta pizza avec ton manche de fourchette.

Note ensuite comme le ton monte rapidement avec un crescendo incontrôlable à base de « NON MAIS C’EST PAS POSSIBLE CE GOSSE IL BOUFFE DU MAC DO MAIS IL PEUT PAS BOUFFER DU BASILIC ».

Mon conseil : mange donc le basilic tu auras moins mal au crâne.




Indice n°5 : Il continue à te parler très très fort alors qu'il est juste à côté de toi. Exactement ce qu'il te reproche de faire, soyons honnêtes.

Même endroit, quelques minutes plus tard. Le parent est juste à côté de toi, il te tient à l’œil depuis le coup du basilic. Méfie-toi, il n’a probablement pas décoléré et tu vas pouvoir t’en rendre compte très rapidement avec le coup de l’opercule.
Le coup de l’opercule est simple : tu n’apprécies pas qu’il reste un tout petit peu de truc de l’opercule de ton yaourt sur le rebord du yaourt (normal quoi).
Hé bien le parent va te dire « DONNE MOI CE YAOURT » très très fort, alors qu’il est juste à côté de toi = preuve qu’il est ENCORE énervé par le basilic.
Sache-le, ami Nain, le parent est rancunier (c’est mal) et au ton de sa voix, tu peux savoir s’il est encore sur le point de te re-pourrir ou non 

Mon conseil : S’il crie, tente de gratter l’opercule avec l’ongle, ça ira mieux. Mais évite de te renverser l’intégralité du yaourt sur le short, il risque de s’agacer encore un peu plus si tu lui réponds « de toute façon, tu dois faire une lessive aujourd’hui non ? ».



Indice n°6: Il veut que tu le regardes DROIT DANS LES YEUX et il est capable de te faire tourner la tête pour que "TU ME REGARDES QUAND JE TE PARLE!!!"

Il arrive avec son pas lourd d’éléphanteau agacé et avec sa voix qui gagne en décibels à chaque seconde. Il reste près de toi et te crie dessus pour une sombre histoire de chambre mal rangée alors qu’il l’avait si bien rangé la veille. Et que « à quoi ça sert qu’on trie les légos par couleur si tu renverses tes caisses entières au sol ??? » (alors là, tu as bien envie de lui répondre que ça ne sert à RIEN de trier les légos par couleur, espèce de psychopathe).
Et que c’est pareil pour les livres, on ne JETTE PAS LES LIVRES PAR TERRE ! (blablabla encore la rengaine de la bonniche).
Vous tentez de déchiffrer ce qu’il y a d’écrit sur le poster en face de vous histoire que le temps passe plus vite pendant la complainte parentale habituelle mais BAM, le voilà qu’il vous attrape gentiment le menton et qu’il vous demande « de ME REGARDER QUAND JE TE PARLE ». Genre il faut EN PLUS faire semblant d’être intéressé.

Mon conseil : regarde-le mais essaye d’éviter de rire, même s’il a un truc dans les dents ou même s’il a une tête de pingouin énervé. Joue la comédie du « petit nain contrit et désolé » et il risque d’interrompre son laïus. Pour accélérer les choses, tu peux également être dans l’empathie, ça fonctionne bien l’empathie chez le parent.




Indice n°7 : Il te pose des questions dont la réponse est très très évidente, si évidente que tu sens le piège se refermer sur toi à vitesse grand V.

-        Est-ce que tu penses que je suis content de voir une chambre en bordel comme ça ?
-        Tu crois que c’est malin d’avoir renversé l’intégralité du sac de 15 kilos de croquettes du chien dans le couloir ?
-        J’imagine que tu trouves ça intelligent et respectueux que de venir sauter sur mon oreiller de lin blanc percale-pôduku avec tes pieds crasseux ?

Mon conseil : lorsque la réponse à ses question est si évidente, réponds (ou ne réponds pas d’ailleurs, on pourrait te reprocher de « RÉPONDRE A TES PARENTS ») et prends un air désolé et triste en ajoutant un "J'ai compris". Même si l’avalanche de croquettes était drôlement réussie.



Indice n°8 : Ils font de l'humour tellement vaseux que même toi, avec ton petit cerveau nainesque, tu comprends que c'est PAS de l'humour.

Dans la même veine que les devinettes tellement faciles que tu sens que ce n’est pas une devinette, j’ai nommé l’humour de merde du parent que tu sens que ce n’est pas de l’humour.

Annoncé sur un ton un brin rageur et mesquin, il y a par exemple le :

-        Mais BIEN SÛR qu’on peut manger un cookie à 18h30 juste avant de passer à table, tu veux que je te serve une bière avec ? (lorsqu’un parent te cale alors que tu opérais un rapt de cookie pour la fratrie).
-        EVIDEMMENT qu’on peut jouer au foot dans la chambre avec tes sœurs en poteaux de but !! Bien entendu attends, j’appelle ton père, on peut  même se faire un petit base-ball !! (alors que ta sœur était venue chouiner pour cause de ballon dans sa tronche –mauvais arrêt de ton goal de frère).
-        OUI OUI tu peux tout à fait marcher avec tes bottes crotteuses sur le canapé du salon c’est une EXCELLENTE idée vas-y !!

Mon conseil : manifestement le parent est de bonne humeur puisqu’il parvient encore à faire de l’humour. Cesse donc l’activité mise en cause et opte pour une autre (un peu plus discrète).



Indice n°9 : Ils font un truc IMPROBABLE mais quand même, tu doutes.

Je le sais, mes parents ont des ruses pour nous faire agir et réparer certaines bêtises. Le coup du sac poubelle pour « vider » la chambre mal rangée par exemple.
Ou la tentative du « on va donner vos jeux de DS à des enfants qui n’en ont pas vu comment vous en prenez soin ».
Et je ne mentionne pas la misérable tentative de nous faire manger le repas de midi à base de petits pois au goûter de 16h.

MAIS DANS LE DOUTE, ami Nain, mieux vaut obéir. 


Mon conseil : Il paraît que certains parents font pire, genre semblant de partir en claquant la porte. GULP. Ne déconne pas Ami Nain, on ne sait jamais.


Indice n°10: Il va se recroqueviller dans le canapé, dans son lit, ou se cacher aux toilettes pour que tu ne le voie pas pleurer. Ou pire, il va prendre l'autre parent à témoin…
  
Bon là, tu as atteint le point Dolto du parent : il craque. Il n’en peut plus, il se demande ce qu’il a fait dans une ancienne vie pour avoir des monstres pareils pour enfants. Manifestement, tu as poussé le bouchon un peu trop loin et il est grand temps de revenir à une attitude plus calme (au moins pour quelques minutes le temps que ton parent se détende). Ne t’en fais pas, on l’a vu, d’ici quelques minutes et avec un beau dessin de Star Wars ou de machine de guerre qui décapite les mouches (avec un cœur), le parent te serrera dans ses bras en s’excusant d’avoir hurlé/craqué/chialé. Ce à quoi tu répondras « C’est pas grave Papa/Maman ».

Parce qu’en vrai, c’est pas grave du tout.
Et surtout, tu as plein de petits papiers à déchirer en tout petits morceaux pour fabriquer des confettis.
Il faut bien fêter la réconciliation en en lançant partout dans le salon non ???




5 mai 2015

Mon premier semi-marathon (de Genève)

Article rapide aujourd'hui mais j'ai pas mal de gens qui m'ont envoyé de gentils messages suite à ma photo sur les réseaux sociaux (photo sur laquelle j'ai une médaille et les joues rouges) après le semi-marathon de Genève.
Messages divers et variés pour me dire "youhou tu déchires ma poule" et pour me demander "comment on fait pour courir sans être une tomate essoufflée et cramoisie au kilomètre 2?".


Hé bien, je m'en vais vous délivrer mes conseils pour préparer un semi-marathon. Ahahaha.
Non, je blague. Aucun conseils ici, je pense que vous saurez en trouver partout ailleurs mais je n'ai pas la prétention d'avoir un quelconque savoir en matière de running à part celui que je pratique, c'est à dire "le running pour le plaisir".

Alors évidemment, on ne court pas un semi-marathon en première intention, on commence par de plus petites courses, par des courses sympathiques et adaptées à son niveau pour voir si ça nous plaît et si on tient le choc. Perso, j'ai commencé par une course nature de 6 kilomètres avec une copine, puis par un 10 kilomètres (en couples et avec fous rires) et ensuite j'ai fait le semi (enfin 1 an plus tard hein) avec le Mâle (mais lui, loin devant).


Pour préparer une course, vous trouverez un maximum de conseils sur internet, sur des blogs ou sur des sites plus professionnels comme celui de Kalenji. Idem pour la préparation, soit vous vous trouvez un programme en ligne à télécharger, soit carrément en MP3 comme Jiwok, ou bien vous investissez dans un magazine genre Running qui prépare bien souvent des dossiers "se préparer pour un semi ou un marathon" (ou un 10 km).
Les conseils sont bons et les plans d'entraînements sont bien conçus, que ce soit sur Kalenji, Jiwok ou dans ces magazines spécialisés.

De mon coté, j'ai la chance d'être en club de course à pied donc de pouvoir disposer d'un plan personnalisé en fonction de mon rythme à moua. En gros, le coach nous regarde évoluer puis, en fonction de nos performances, nous propose un plan sur quelques semaines, alternant les sorties longues, les sorties courtes mais avec travail du ryhtme et de la vitesse, puis des sorties plus "pentues" et enfin sorties plus cool.

BON. Sur le papier c'est très bien et il aurait fallu en gros que je sois très assidue pendant 6 à 8 semaines avant mon semi.
HUM. En fait, bin, à l'épreuve de la réalité, ça a été un peu plus compliqué. 
Déjà, mon cher et tendre a des horaires un brin aléatoires ce qui fait que j'ai raté pas mal d'entraînements. J'en ai fait certains seule mais ce n'est pas pareil, il faut le dire.
Ensuite, j'ai été très très fatiguée (chute de tension et vertiges) donc j'ai fait un break pendant 15 jours (à 1 mois du semi) et vraiment, j'aurais été incapable de courir pendant ces 15 jours là.

Puis, j'ai recommencé très cool (à coup de petites courses de 40/45 minutes) et BAM, une semaine avant le semi, je me tope une bronchite-trachéite, à pleurer de douleur à chaque quinte de toux. PARFAIT.

De ce fait, j'ai totalement arrêté de courir la dernière semaine, m'octroyant juste un petit 5 kilomètres le vendredi avant le semi (du dimanche) histoire de me dire que je n'avais pas tout perdu.

La preuve qu'on peut aller courir un semi-marathon avec un vieux reste de bronchite et pas mal de motivation. Et une pratique régulière auparavant, à coup de deux à trois sorties par semaine. Je n'avais jamais couru 21 km, ma plus grosse sortie était de 13 kilomètres. Gulp.


Le jour J, nous nous sommes levés très tôt, après quelques réveils nocturnes d'ailleurs et nous avons mangé un succulent gâteau énergie. Sérieux, je ne peux que vous conseiller cette recette qu'avait partagé Céline sur WonderfulBreizh (du blog Merci pour le Chocolat) et qui a le mérite d'être totalement naturelle, contrairement aux gâteaux "Sport" vendus chez Décathlon et autres, qui sont un peu chimiques et pas franchement bons. Perso, je ne mange jamais de trucs comme ça et je ne bois pas d'Isostar et autres liquides bleutés, c'est hyper mauvais et je ne digère pas du tout.

Le gâteau-là, vous pouvez y aller, je l'ai mangé (enfin une bonne part) avec un café au lait à 6h00 et on courait à 8h30.

au loin, le départ (et la pluie)

L'avantage d'aller courir à Genève, c'est l'ORGANISATION.
Tout est impeccablement rodé et précisément organisé. Nous avons récupéré nos dossards ainsi que des sacs qui nous serviraient de vestiaires. Nous les avons garni de la grosse polaire (pour après) et nous les avons déposé à un stand. L'équipe d'organisateurs les a donc ensuite emmené à l'arrivée pour que nous puissions les récupérer (merveilleux non?).

merveilleux temps - le look du sac poubelle était de mise

J'avais pris le sas > 2h10 avec ma co-runneuse Maman et auteur (voilà son bouquin en passant hein) Magali et le Mâle celui de 2h (frimeur le Mâle).
Du coup, nous sommes parties à 8h40, je n'ai jamais aussi peu patienté dans un sas de départ (pas de grande expérience vous me direz mais ça a été super rapide).

Le sourire genre "Hin Hin" d'avant le départ

avant le départ

Et là, c'était parti, musique dans les oreilles (ça fait un peu associale mais ça me permet de tenir) et kway orange de chantier. Nous avons couru ensemble avec Magali nos cinq premiers kilomètres sous la pluie et dans la campagne puis je l'ai laissée filer devant, j'étais moins rapide (avouons-le) et surtout, n'ayant jamais couru en entraînement plus de 13 kilomètres, il me fallait opter pour la technique du "je commence trèèèèèèèèès cool pour tenir trèèèèèèèèèèèèèèès longtemps".

J'ai donc couru, pas trop vite, en me disant qu'il pleuvait drôlement fort et en me félicitant d'avoir pensé à la casquette. Les baskets trempées dès le deuxième kilomètres parce que j'ai fait mon Nain à plonger dans la GROSSE FLAQUE.
J'ai donc couru, de plus en plus vite (mais pas trop), trouvant mon rythme comme une grande.
Je me suis arrêtée à 10 km pour boire un peu d'eau, à 13km pour boire encore un peu d'eau et discuter avec des gens qui coupaient des oranges par milliers, et à 15 km pour boire encore un peu d'eau et prendre un gel DEGUEULASSE genre "coup de fouet".

On m'avait conseillé d'en avoir un sur moi au cas où je flanche car c'est juste une dose pur sucre. Du coup j'ai pris.

Les ravitaillements, c'est cool, tu t'arrêtes quelques secondes, tu fais un sourire, tu dis "allez, ça va le faire" et tu cherches une poubelle parce que TOI, tu n'aimes pas jeter ton gobelet par terre (alors qu'il y en a juste 3000 au sol).
 Oui, je suis cette personne qui a fait des détours pour aller jeter mon verre d'eau à la poubelle, on ne se refait pas, que voulez-vous.

J'ai donc bien couru jusqu'au ravitaillement des 15 kilomètres, le parcours était franchement chouette, dans les villages, sur les chemins, sur de la route, avec des gens qui nous encourageaient et puis une belle ambiance. Je pense que quand on court dans les derniers, on peut profiter d'une bonne ambiance puisque personne n'est à la fin pour la performance, ceux qui courent dans les derniers sont là pour terminer la course et se faire plaisir.

Du coup, à 15 kilomètres, je me suis dit "bon ma cocotte, là tu vas un peu en chier". Et en même temps, il ne me restait plus grand chose. J'ai donc continué sur mon rythme, en accélérant un peu parce que je me sentais bien. Jusqu'à 18 kilomètres où j'ai eu un petit coup de mou, voyant qu'il y avait encore pas mal de rues à emprunter avant la ligne d'arrivée. J'ai donc slurpé une gorgée de cet immonde gel. Coup de fouet ou pas, je suis repartie de plus belle, doublant quelques personnes et profitant d'un temps plus clément. Courir dans les rues de Genève, c'est sacrément chouette, il faut le dire.


Et puis à un moment, il ne reste plus qu'un kilomètre, les enfants sur le bord de la route qui tendent les mains pour qu'on tape dedans et malgré la fatigue et les jambes douloureuses, hé bien on tape dans ces petites mains tendues. Et si ça avait été mes mômes je crois que j'aurais fondu en larmes.

J'ai continué et j'ai vu la ligne d'arrivée, ma montre qui me disait "Bravo le veau, tu vas le boucler en moins de 2h20".
J'étais seule à arriver, sentiment étrange que de passer la ligne et de voir les visages d'inconnu vous féliciter et vous sourire. Une médaille qu'on vous enfile et le temps qui s'arrête.
Un serré avec mon chéri, que j'ai laissé gagné (à 2h01), paraît que c'est plus flatteur pour son égo.

à l'arrivée (mine réjouie)
Ma montre a ajouté quelques mètres pour la forme (en vrai je l'ai déclenchée un peu tôt)




Retrouver ma co-runneuse du tonnerre et se dire qu'on a réussi. 
Purée, des mômes, plein, des nuits de merde et des journées à ne penser qu'aux autres, des journées "ne t'arrête pas". Tout ça et on l'a fait. Seules.
C'était important pour moi, un peu plus d'un an après mon régime, un peu plus d'un an après mon démarrage en course à pied, avec mon poumon moisi et ma ventoline dans ma poche arrière (qui n'a pas servi) de réussir ce semi, un peu comme un "je peux".

Jalousie des Nains pour ma médaille (gniark)

Je n'ai pas eu mal (enfin si, le lendemain au réveil j'ai failli tomber de mon lit tant mon cuissot était courbaturé et j'ai eu l'air ridicule toute la journée d'hier à marcher comme une demeurée et à grimacer à chaque fois qu'il a fallu que je m'accroupisse).

Et voilà mes résultats. Non je ne suis pas dernière et admirez mon dernier kilomètre à l'allure d'un escargot neurasthénique...


La récupération a été soft (avec 4 nains), nous avons fait une sieste d'une heure (merci les petits dessins animés) et nous avons été ensuite nous balader tranquillement (un peu au radar) et un coucher à 22h nous a permis d'être souriants pour le lever de 6h30 le lendemain matin. Prochaine course, une petite course nature de 9 kilomètres, autour de châteaux et sur des sentiers. J'aime beaucoup les courses natures, ça fait moins mal aux genoux et on a généralement de la belle vue.

Enfin voilà, c'était vraiment un chouette moment, je suis heureuse de l'avoir fait.
Je suis fière de moi, ouaip, pour une fois, d'avoir su seule, de ne pas avoir douté un instant, sauf peut être durant le premier kilomètre, que j'allais y arriver. Le mental compte énormément et je peux vous dire qu'il aura fallu presque 30 ans pour que mon mental me dise tout ça. Me dise que même seule, j'allais le faire. Je suis fière de ça. Pas de la performance. Mais de ne pas avoir douté de moi.


30 avr. 2015

Test et Avis du Roomba 880 d'iRobot - en 10 points essentiels



Avant toute chose, voilà sa petite carte d’identité officielle et les promesses que ce petit Roomba 880 nous fait : 

"Le Roomba 880 est le dernier modèle de Sioupère Robot qui aspire tout (ou presque) tout seul. Lâché dans votre salon, il aspirera poils de chien/chat/poney ainsi que l'ongle rongé jeté négligemment le Mâle absorbé par la finale de The Voice.

Il dispose de la technologie AeroForce qui slurpe 50% de Beurk en plus (que les autres aspis robot) et surtout, il est très indépendant. Il sait sortir seul à l'heure programmée et rentrer à sa maison quand il se sent un peu faiblard côté batterie. En revanche, ne comptez pas sur lui pour vous lancer une machine à 30° ou pour vous passer un coup d'éponge autour de l'évier de la cuisine.

Ses extracteurs plastiques (longues roues sous le robot) sont très simples à nettoyer et récoltent sans peine poils longs (de jambes) et cheveux longs (de tête). Son super filtre HEPA méga épais retient bien toutes les impuretés et la contenance de son réservoir permet à l'utilisateur de faire pas mal de pièces avant de devoir vider toutes ces horribles choses sales dans sa poubelle.

Côté batterie, il se charge hyper rapidement et retourne tout seul se charger en cas de coup de barre.

Multi-lingues, il peut vous annoncer en Albanais ou en Chinois qu'il a rencontré un obstacle et que sa roue avant doit être débloquée.

Par ailleurs, il est censé aspirer sur TOUS les supports, du lino moche à la moquette à poils en passant par le tapis d'Orient offert par Belle-Maman et le tapis de jeu voiture de basse qualité trouvé en brocante."

En clair, le dernier né de chez Roomba apparaît comme une pure tuerie de l'aspi. Et une pépite pour les feignasses comme moi.

Alors, on teste???





Pour ceux qui ne seraient pas satisfaits du ton badin employé par l'auteur de ce blog parental pitoyable, je vous laisse  consulter les tests réalisés par du professionnel de l'aspirateur, tests complets et vraiment bien fichus, chez Les Numériques et chez GeeksandCom. Je n'ai pas la prétention de faire aussi bien, mais je pense que mon test concernera peut être plus les parents, puisque ce test a été réalisé dans la vraie vie, loin de l'officiel.


Alors non, je n'ai pas fait exprès de renverser de la terre par terre pour voir comment il aspirait, je me suis contentée de l'utiliser TOUS LES JOURS (ou presque) dans ma VRAIE VIE (qui équivaut parfois à quelques tonnes de terre renversées par terre, je vous l'accorde).


Il faut le dire, et c'est normal vu le prix d'un tel aspirateur, sur papier, tout a toujours l’air parfait. 
Mais pour de vrai ? Que devient notre ami Joe le Roomba (nom temporaire, je compte sur vous pour mon inspiration) plongé en immersion pendant près de deux mois dans une famille de 6 personnes plutôt (très) bordélique ?

Pour le savoir, lisez ces 10 choses à savoir sur le Roomba 880 d'iRobot.


1)     Il bosse tout seul sans personne à qui parler, même la porte fermée. Il ne prend pas de café, ne fait pas de pause, ne se dit pas que « c’est bon, je ferai la suite demain parce que là, je suis gavé ». Il ne râle pas. Il ne peste pas sur les poils de chien et ne trouve pas que "c'est Vraiment dégueulasse ici".

C’est pour moi le point n°1 parce qu’il faut l’avouer, c’est tout de même son principal avantage.
Pas besoin de se baisser, pas besoin de le brancher, pas besoin d’ôter l’embout pour aspirer les petits moutons de poussière qui ont glissé dans le coin, pas besoin de tirer sur le fil, pas besoin de retourner brancher le fil qui s’est ôté de la prise parce qu’on a tiré comme un bourrin et pas besoin, surtout, de se relever en sueur parce qu’on a tenté de passer l’aspi sous le canapé sans déplacer le susmentionné canapé pour des raisons évidentes : la flemme.

Il se pose au sol, on appuie sur le petit bouton et hop, après un petit jingle enchanteur, l’appareil se met en route. Merveilleux. Même Nano reconnaît le cri de l’aspirateur qui se met en route, c’est vous dire s’il tourne ici.
D'ailleurs elle lui crie "AU BOULOT RATEUR". Je me demande d'où lui vient ce côté tyrannico-ménager?

Allez BOSSE petit, BOSSE


2)     Il lui faut un espace dénué de trucs relous qui traînent au sol genre une perruque de playmobil ou un fil de ton chargeur (tu ne pouvais pas le ranger non ?) voire une chaussette du Mâle (oui, dans le salon, c’est possible).

Je dirais que c’est son seul défaut (avec le prix qui est, disons-le très sincèrement, un brin cher pour une famille qui ne croule pas sous les lingots). Il faut que le sol soit exempt de trucs qui traînent. Pas de tête de légos, pas de capuchons de feutre, pas de cartes de mille bornes et pas de vieilles culottes sales. Evidemment, personne ne court de risque mortel si jamais Joe le Robot attrape une vieille culotte sale mais c’est un peu pénible de lancer son aspirateur à 8h en partant au boulot et de se rendre compte qu’il n’a aspiré que 20cm en rentrant à 17h, et tout ça à cause d’une vieille culotte qui aurait du être enfouie dans le linge sale.

En gros, ici, l’aspirateur tourne tous les matins et tous les midis (oui je sais) dans la cuisine, parce que c’est la pièce où rien ne traîne. Le matin, je mets les sièges des enfants sur la table et je le lance en partant à l’école. Je ferme la porte et je sais qu’en rentrant, il m’attendra bien sagement, arrêté au milieu de la pièce, parce qu’il aura terminé son boulot. La cuisine, comme je le dis, c’est facile, il me suffit de monter les sièges sur la table.

Pour les autres pièces, cela nécessite donc un rangement préalable, mais comme lorsque vous passez l’aspirateur non ? (ahahah, je SAIS que vous contournez les poupées abandonnées et les livres jetés au sol vous aussi). En clair, il faut que le sol soit rangé ce qui signifie que si vous avez tout le temps plein de trucs par terre, ça risque d’être un brin pénible au quotidien.

De ce fait, chez moi (vous saurez tout), il tourne également tous les jours dans le salon (je ramasse ce qui traîne mais dans ce nouvel appartement, on essaie d’éviter que les nains emmènent leurs jouets au salon car c’est la seule pièce où on peut être tous ensemble. Il tourne aussi tous les jours dans la salle de bain ainsi que dans le couloir de l’entrée.

La salle de bain, facile, je monte la poubelle et le bac de linge sale et c’est bon. J’ai la « chance » d’avoir un petit appartement avec de petites pièces, donc j’avoue que ça facilite le boulot. Pour le coup, je perds moins de temps à préparer une pièce pour le Roomba que de passer le gros aspirateur avec lequel je suis obligée de me baisser, de me contorsionner, etc..

Les chambres des nains sont faites au Roomba environ une fois tous les 15 jours et je dois vous avouer que ce n’est pas facile MAIS que c’est une excellente motivation pour eux. 
C’est un peu comme un jeu : « dans 1h, je lâche Joe l’Aspiro dans votre chambre, vous savez ce qu’il vous reste à faire ». Et là, des visions d'horreur de sabres lasers légos aspirés par Joe obligent les nains à ramasser TOUT ce qui traîne.

Alors évidemment, au quotidien je réajuste avec le gros aspi (Rowenta pour être précise) aini qu’avec le Dyson pour les petites miettes de cuisine ou pour faire les dessus de plinthes et coins qui auraient échappés au Roomba (genre le coin près du porte manteau, envahi par les manteaux tombés).


3)      Il doit être vidé de manière régulière 




Le réservoir est grand mais pas dément, donc il faut le vider régulièrement, ici tous les deux jours environ. Mais comme Joe est malin, il vous indique qu'il DOIT être vidé par une petite pastille lumineuse en forme de POUBELLE (je crois que le message est clair).

Du coup, on déclipse et hop, on vide. Si on est un gros boulet comme moi, on essaie de le faire au dessus de la poubelle. Sinon, on est bons pour repasser l'aspi derrière lui.




Pour ceux qui seraient passionnés du vidage en LIVE, je vous laisse regarder la vidéo postée en bas de l'article et qui reprend le test avec humour, poussière et chaussons (oui je mets des chaussons dans ma maison si je veux, je gagne en crédibilité sur YouTube de cette manière).


4)      Il faut penser à le recharger sinon il n’est pas content-content



Bin oui quand même. Il se recharge vite, très vite et on peut le recharger quand on le souhaite, il vaut mieux même, contrairement à certains appareils qu'on doit vider complètement avant de les recharger. Il indique qu'il doit être rechargé avec un petit picto "pile" clignotant et il suffit de le repositionner sur son socle pour qu'il se recharge. Ici, je peux faire 3 pièces à FOND avec une charge et tout l'appartement rapide sinon.




Si vous n'êtes pas certain d'avoir bien repositionné, appuyez sur DOCK et il ira s'y mettre comme un GRAND (et sans soupirer "quel boulet ce maître").


5)      Tu peux le guider grâce à une télécommande et ça, c’est plutôt ludico-rigolo (le Mâle valide)




C'est un gadget mais c'est marrant. Tu peux le lancer à distance, tu peux l'envoyer slalomer, tu peux rigoler et jouer. Bon perso je ne l'utilise pas mais ça amuse les mômes et le Mâle (il leur en faut peu manifestement).
Et ça donne l'air intelligent en soirée si quelqu'un marche sur un curly "attends laisse, j'envoie Nestor". 




6)      Il n’ira pas buter dans la gamelle de Choupette ni esquinter la statue en résine offerte par belle maman grâce aux murs virtuels (et à leur Haloooo)

En voilà une bonne idée : LE MUR VIRTUEL.

Ici, nous avons quasiment des portes à toutes les pièces et nous sommes de plein pied DONC c'est hyper facile pour paramétrer l'aspirateur. En gros, je le colle dans la cuisine, ou dans la salle de bain ou dans une chambre et je ferme la porte derrière moi tandis qu'il erre lamentablement (mais intelligemment car il adapte ses déplacement à la pièce, si si) à la recherche de poussière.

MAIS au salon, je n'ai pas de porte et c'est souvent le bordayl dans le couloir (et dans les chambres des nains) donc j'utilise à cet endroit le mur virtuel. C'est un plot (il y en a 2 de fourni) qui permet de stopper net l'aspirateur. Il se pose juste et on sélectionne Mur (vertical donc) ou Halo (qui forme un cercle pour délimiter une zone).
Très pratique mais essayer de l'essayer avant si vous le positionner en haut des escaliers, une chute est vite arrivée si vous l'avez mal placé.

ceci est un mur FLOU


Ici, encore une fois, il ne sert que pour le salon, je le laisse traîner et les nains le posent quand on lance l'aspi dans la pièce, ils savent qu'il ne faut pas le bouger.


7)      Ça te fait un sujet de conversation extra-ordinaire

Probablement pas le point le plus essentiel mais c'est vrai que lorsque tu reçois des invités un peu relous et pas franchement bavards,
ça peut te faire un sujet de conversation idéal. On en parle à chaque fois avec belle-maman par exemple, c'est chouette....

Regardez belle-maman, pour votre fils, il y a même un guide d'utilisation RAPIDE



8)      Pendant qu’il bosse, c’est BIEN tu peux passer la serpillière ailleurs ou faire ton repassage (véridique)

Hé oui, c'est un des gros intérêts de la chose
(ça rejoint le point 1). Il bosse seul et ne nécessite aucune intervention (sauf s'il aspire un fil de chargeur de portable et qu'il se bloque au milieu de sa séance d'aspiration). Du coup, lors d'un grand ménage de printemps (mon moment préféré de toute ma vie), on peut bosser de concert. Il aspire pendant que je range une autre pièce puis il aspire cette pièce pendant que je passe la serpillière (ou que je m'ouvre un polar parce que C'EST BON QUAND MÊME FAUT PAS ABUSER). En clair, on a l'impression de gagner du temps, on  a surtout l'impression de ne pas passer sa vie à passer l'aspi, ce que j'avais sincèrement l'impression de faire tous les matins.

9)      Les enfants peuvent s’en servir, c’est bête comme chou

D'ailleurs c'est simple, le matin, c'est, à tour de rôle, un nain qui va chercher l'aspi robot (il y a une petite poignée de transport sur le dessus pour lui faciliter la tâche) et qui le dépose dans la cuisine. Au moment de partir à l'école, ce susmentionné nain sait qu'il doit appuyer sur CLEAN et ainsi lancer l'aspi. C'est devenu un rituel et moi, en rentrant de mon dépôt-nain, je n'ai qu'à le déposer dans la salle de bain ou le salon si nécessaire afin qu'il finisse son boulot. Si je dois passer un coup de serp' je le fais à ce moment là, sinon j'en profite pour travailler dans le bruit. Ah oui, il fait un peu de bruit ;) mais quand on a 4 enfants, c'est lorsque c'est silencieux que c'est louche. On se fait très bien aux 70 décibels ambiants.


10)   Il constitue une menace très efficace pour le rangement de chambre, belle alternative à la menace du « rangement au sac poubelle ». 

Et je vois à la lecture des commentaires de mon dernier article que je ne suis pas la seule mère a user de ce petit subterfuge "sac poubelle 30 litres" pour qu'ils rangent.
Grâce à Joe le Robot, ici, j'ai une nouvelle motivation : si vous avez tout rangé, je lance Joe.
Hé bien, généralement, ils flippent et rangent. J'avoue que je vérifie hein, et au pire on peut récupérer un pistolet playmobil dans le réservoir, mais ils aiment assez le côté "on lâche le robot" et advienne que pourra.



En BREF et pour finir sur un BILAN : 

Je me sers du robot de manière quotidienne, vous l'aurez compris, dans les pièces les plus facilement rangeables. Il tourne près d'une heure par jour pendant que je travaille et il ne me reste plus qu'ensuite à passer la serpillière si besoin. Je gagne donc un temps fou puisque je ne sors pas l'aspirateur classique du tout, enfin on va dire une fois toutes les deux semaines pour le coup.

Je trouve qu'il fait bien le job, on m'avait dit "ce n'est pas assez puissant pour les chiens et ça ne passe pas les barres de seuil, ni sur les tapis" hé bien force est de constater que 1. c'est LARGEMENT performant sur les poils de chien (et j'ai un labrador qui perd énormément de poils) et 2. il passe sur toutes les surfaces (sauf si le tapis n'est pas très épais auquel cas il le prend pour un obstacle et le dégage).


En gros je suis agréablement surprise par la qualité de l'appareil, bon en même temps vu le prix, on peut être très satisfait du boulot fourni.
Pour ceux qui voudraient investir, je pense que les différents critères à regarder sont (dans l'ordre):

1) La configuration de la maison : 
Si vous avez mille petites marches même sur un étage, ça peut être vraiment laborieux pour vous de lancer l'aspirateur, entre portes à fermer et murs virtuels à poser. En gros, il faut pouvoir le cantonner dans certaines zones où il ne risque pas de chuter dans un escalier.

2) Vos besoins : 
Ici c'était un coup d'aspirateur quotidien à cause du chien et des enfants, notamment dans la cuisine et dans le salon. D'où un véritable gain de temps pour moi qui peut bosser pendant que Joe passe un coup pour faire propre

3) Votre maniaquerie : 
Hé oui, certaines personnes veulent que TOUT soit impec. Moi j'ai juste besoin que ça fasse propre. Donc ça ne me dérange pas que certains coins soient moins bien faits ou que mes dessus de plinthes soient à faire avec un aspi classique.

4) Votre budget: 
La marque iRobot propose différents modèles et je pense qu'en fonction des besoins, on peut aussi se prendre un modèle d'une gamme en dessous si on n'a pas d'animaux ou bien des surfaces plus petites. Ou moins sales que les miennes. En revanche, je ne me prononce pas sur d'autres marques, là j'ai pu voir que tout était très robuste et d'excellente qualité et la majorité des pièces remplaçables en cas de besoin donc j'irai sur cette marque les yeux fermés. Les autres, aucune idée, mais j'attends vos avis en commentaires.




Voilà, rien à ajouter si ce n'est que OUI, c'est un gadget et OUI, on peut s'en passer.
Personnellement, je n'ai pas de femme de ménage et j'apprécie que l'aspirateur se passe tout seul, cela me soulage un brin au quotidien, il me faut l'avouer. Sans être une zinzin de la propreté, j'avoue devenir DINGUE avec les poils de chien et du coup, il me suffit de lancer Joe pour avoir ce souci en moins (ouais je sais, mais quand on fixe sur un truc comme ça, ça met de mauvaise humeur sinon).

Du coup, si on me l'enlevait aujourd'hui, j'aurais du mal mais je m'en remettrais, en revanche, je perdrais de nouveau une bonne demie-heure par jour, temps pendant lequel aujourd'hui je peux travailler ou faire autre chose.

Le seul inconvénient (hormis le prix), est véritablement le fait que TOUT doit être ramassé avant passage de l'aspirateur, c'est donc compliqué si vous devez passer un temps fou à tout récupérer avant de lancer l'aspirateur.

Je conclus ce test par une vidéo qui présente l'aspirateur, encore une fois, le retour est rapide (enfin 7 minutes mais je suis un brin bavarde) et plutôt "fait à la maison et en chaussons", pardonnez la qualité cinématographique du tout.







Voilà le lien Youtube pour ceux qui n'arrivent pas à voir la vidéo via le blog!


  OUF, je crois que j'ai fait le tour, encore une fois j'ai essayé de faire le retour le plus complet sur ces mois d'utilisation mais j'ai forcément oublié des détails alors n'hésitez pas à me poser toutes vos questions en commentaires.
Avoir un aspirateur robot c'est un luxe, j'en ai conscience et je remercie Roomba pour ce généreux don, mais il est vrai qu'avec quatre nains en bas-âge, c'est un luxe très appréciable niveau temps. Du temps qu'on récupère pour soi, un peu, ça n'a pas de prix.



Le site officiel est par là, j'ai juste pouffé de rire quand j'ai vu que la livraison d'aspi robot était gratuite pour la fête des mères....
Cela étant, je ne dirais pas nom au frère jumeaux de Joe le Robot, en mode Serpillère.
Bin quoi? C'est pas un MERVEILLEUX cadal de fête des mères??? (ou bien une thalasso, c'est bien aussi une thalasso).

Suis évidemment disponible pour toutes vos questions, même si je ne suis pas le SAV du Roomba bien entendu!!

26 avr. 2015

10 choses dont le Nain se fiche ÉPERDUMENT

Il faut l'avouer, le Nain s'intéresse à plein de choses pour peu qu'on lui apprenne à les apprécier.
Ne remuez pas la tête d'un air blasé en regardant votre propre nain couché par terre sur le parquet flottant du salon en train de crayonner des "machines à boulets de canon moches" ou des "châteaux d'Arendelle hideux" à l'aide d'un feutre marron , le Nain peut être créatif et passionné. Il peut être un enfant mignon, aux yeux grands ouverts, contemplant d'un air stupéfait un merveilleux vaisseau de Star Wars dans la vitrine du Joué Club. Il peut être cet être délicat qui avoue ADORER les nouveaux goûters moelleux que vous avez acheté (une belle promo par pack de 12 au Carrouf).

Il peut, par moment, être un petit humain NORMAL, sans cris, sans hurlements. Il peut parler comme un enfant, avec une petite voix mignonne sans vous hurler "J'AI SOIF MOUA" pour avoir de l'eau ou bien "JE DETESTE LES COMPOTES AVEC MORCEAUX" lorsque vous lui tendez avec générosité la dernière pomme-manque.

Oui, votre enfant PEUT, par moment, avoir un comportement normal. Il peut être sensible à ce et ceux qui l'entourent. Il peut être juste exactement comme vous le souhaitiez.
Mais c'est rare. Et bien souvent, l'enfant s'en fiche. De tout ce qui vous importe, de tout ce que vous pourriez penser qui va lui importer.

Des exemples? Il y en aurait des milliers.
J'en ai sélectionné 10 pour commencer, inutile de vous dire que j'ai ordonné aux nains de m'arracher à mon clavier pour ne pas y passer la nuit. Voilà donc 10 petites choses dont le Nain se contrefiche. Carrément. Et au quotidien. Enfin les miens hein, parce que vous avez peut être la chance d'avoir des nains plus maniaco-normaux que mes quatre mariolos qui ne sont pas exactement ancré dans la normalitude.







1) Le fait d'avoir le nez qui coule

Parfois j'entends un reniflement dégueulasse. Parfois ça se contente d'ailleurs de renifler, mais parfois ça ravale. Parfois ça fait un bruit de mec bourré. Parfois ça me dit "Maman a né i coule". Et je sens contre mon poignet une douce humidité.
Le nain a le nez qui coule transparent les bons jours, jaune et vert les mauvais. Peu importe, il sait renifler avec un bruit étonnamment dégeu pour son âge, il sait utiliser sa manche (du polo à 32 euros reçu dans sa box Little Cigogne- faites moi penser à ne plus commander de sweats mais des chapeaux) pour se moucher. Il sait également, m'assure t-il, souffler par le nez comme les joggeurs au bord du trottoir et se retrouver le visage intégralement couvert de morve visqueuse à 8h32 devant l'école. Tout en jurant que SI SI, les gens qui courent se mouchent comme ça dans l'herbe sans mouchoir (mais avec dextérité).

Avoir de la morve séchée croûtée sous le nez ne lui pose pas vraiment de souci et il sait tout à fait souffler par le nez dans le mouchoir. Sauf qu'il ne sait pas super bien tenir le mouchoir et que lorsque je le tiens, je me retrouve systématiquement avec l'intégralité de la narine au creux de la main, tandis que le mouchoir reste désespérément immaculé.

Je m'entends : SOUFFLE. FORT. PLUS FORT. MAIS SOUFFLEU SOUFFLEU.
Lui montrer (enfin faire semblant).
Menacer de la pipette.
Récupérer les crottes de nez apparentes et dire ça ira bien va.

2) La fringue dégueulasse

Certains matins, tu hésites. En effet, le jean que tu comptais enfiler a une petite tache de
- terre (tu as porté un nain en mode "mou-feignasse" aux chaussures crottées)
- morve (un nain en larmes à la suite d'une chute de toboggan ou d'une déception "maman ne veut pas que j'emmène mon branchage de 5 mètres de long à la maison" est venu chouiner dans tes jambes)
- sauce tomate (manifestement les spaghettis bolognaise n'étaient pas au goût de la petite qui les as carrément balancé sur tes genoux, Ô toi, esclave, ôte moi cette basse nourriture de devant ma vue).

Du coup tu frottes avec un bout de serviette éponge humidifiée pour tenter d'atténuer la tâche puisque l'autre jean te moule le ventre encore dodu et qu'il est hors de question que tu enfiles des collants vu la taille de tes poils de jambes. Bref, le porté de jean "limite" est un sport que tu maîtrises.

Le nain, lui, trouve que son jogging est TOUT à FAIT METTABLE.
Mais oui, bien sûr. A condition qu'on trouve que les traces de sable poussiéreux du parc de la veille, que le morceau de carotte de la salade de carottes rapées collé sur la cuisse grâce au miel du yaourt, et que les bas terreux (une sombre flaque stagnante) soient des effets de mode charmants et plutôt tendances.

De mon côté, j'aime que mes nains aient l'air CORRECTS à l'école. Leurs vêtements sont plus ou moins repassés (selon le temps que j'ai eu devant la centrale ou selon ma rapidité à bondir tel un oiseau en forme devant le sèche linge pour replié les petits vêtements encore chauds). Pour certaines c'est le kiff, pour moi c'est un coup de bol.

Bref, les nains iraient à l'école en guenilles du moment que ça s'appelle jogging et robe qui tourne. Les nains trouvent que les longues traces de yaourt "ne se voient pas du tout" et ne comprennent pas que "tu es habillé comme un porc qui aurait enfilé les vêtements d'un rat d'égout" n'est pas un compliment.

En clair, je m'efforce d'avoir du jogging propre et de la robe qui tourne sans trace de chocolat si je veux éviter le drame du Nain Modeur chaque matin.





3) Les chaussettes identiques 


Là, j'avoue, ça m'arrange plutôt.
Même si Moyen Nain tique parce que Monday ne va décidément pas avec Friday (il fait anglais le lundi), il se contente de râler parce qu'il a du mal à les enfiler seul. Oui, à 6 ans, enfiler ses chaussettes SEUL c'est inhumain, vous en conviendrez.

J'ai découvert, en arrivant à Thonon, cette petite boutique en ligne Des Pas Rayés qui vend des chaussettes dépareillées plutôt chouettes, et je pense qu'on va pouvoir leur faire clairement de la concurrence ici. Ou devenir des mascottes.

En même temps, j'ai beau faire du mieux que je peux, je continue à amasser des chaussettes seules, des chaussettes 15/19 alors que Nano chausse du 21. Ne me dites pas d'accrocher tout ça avec des pinces. QUI a le temps de faire ça? Hein? (me sentez-vous un brin dépassée par ces milliers de chaussettes qui hurlent à la solitude dans leur bassine?)


4) Le mode d'utilisation du savon dans le bain

Un être normalement constitué sait se servir du savon. Pour plus de simplicité, nous avons d'ailleurs opté pour un flacon-pompe qui délivre à l'enfant malhabile la dose EXACTE pile dans sa petite mimine de nain. SAUF QUE non.

- JE VEUX SORTIIIIIIIIIIIR!!
- Attends Nano, tu t'es lavée?
- Ah? Bin non pas lavée.
- Je te mets du savon?
- NON MOI SEULE.

Sachez tout de même qu'un petit être délicat et aimable comme Nano, à la main légère et mignonne ne peut appuyer sur le flacon pompe sans faire glisser le flacon pompe dans la baignoire > sur son pied ou son genou > occasionnant par là un cri de douleur strident et une crise de larmes.
-
Le mieux est donc d'aider tout de même le digne représentant du Terribeul Two à se servir en savon. Nano, ici, EXIGE tout en douceur (environ 70 décibel) qu'on lui dépose une noisette de gel mouche dans chaque paume pour ensuite se laver le corps en répétant : zenou, bidon, le cou, les fesses, la zézétte et les pieds (le tout étant placé de manière plus ou moins approximative).

Il faut ensuite se rincer et ne plus avoir envie de sortir du tout puisque le savon a créé de la mousse et qu'on peut se la coller au menton pour faire "Comme Papa Noyel".

Les grands, eux, peuvent se servir plus aisément du flacon pompe. Ils n'ont pas besoin de moi d'ailleurs, pour en vider le contenu dans un gobelet et faire une potion magico-gâchis qu'ils laissent refroidir sur le rebord, créant ainsi une mixture grasse et gelée pour le prochain utilisateur de la baignoire.

Et ils affirment TOUS s'être lavés puisqu'ils baignent dans une eau savonneuse.
Et je m'entends dire, bah, ça ira.

5) L'heure du repas

Je me fais penser à Fabienne Lepic (Fais pas ci Fais pas ça pour ceux qui n'auraient aucune culture télévisuelle des séries estampillées famille).
Au moment de passer à table, personne ne réagit. Ou bien juste la petite qui va hurler "A PLAAAAABE" dans tout l'appartement mais puisqu'elle crie toute la journée, personne ne lui prête vraiment attention.

En revanche, vers 10h21 ou vers 14h43, il y a toujours un nain qui vient chouiner qu'il va mourir de faim s'il ne mange pas un truc. Genre un Pringeuls ou une tablette de chocolat (tout est dans la mesure).
Le nain a une horloge biologico-bouffe complètement déréglée, complètement indexée sur son ennui. Il a terminé sa partie de légo? Il mangerait bien un petit Pépito. Normal.
Et au moment de manger, il rechigne, il demande "on mange quoi?" auquel on répond inlassablement "du Goûte-y et du Mange-en" (ou bien "du caca de chien" si on est agacé).

On entend un "Han maman n'importe quoi, je parie qu'on mange des pâtes??" (mais comment a-t-il deviné?) et un dernier
- J'aime pas trop ces pâtes-là.
Auquel on répond qu'on n'est pas au resto et que s'il n'est pas content qu'il peut quitter la table.

Mais le nain se fiche de ton repas, le nain ne sait pas que ta sauce bolognaise a été faite avec amour et délicatesse, il n'a aucune considération pour ton hachis parmentier maison et préfère encore les gnocchis poelés.

Bref, le Nain se fiche du repas, de son horaire et de ton implication culinaire. S'il pouvait avoir un distributeur de curlys, croyez-moi, ça serait parfait.






6) L'heure du coucher - l'heure du lever

Nous avons une heure du coucher bien reglée, entre 20h et 20h30 pour éspérer avoir un semblant de soirée une fois tous les relevers débiles gérés.
Les nains n'ont aucune idée de l'heure du coucher pour le moment (sauf le grand qui n'en fait pas une maladie puisqu'il a le droit de bouquiner 10 minutes de plus dans son lit du moment qu'il ne fanfaronne pas avec son privilège) et Nano qui décide elle-même en règle générale de l'heure de son "petit dodo". A partir du moment où elle est motivée, elle empoigne son oreiller, ses dix-huit mille tétines et essaie de grimper dans son lit (il va falloir qu'on liquide notre lit à barreaux mais je ne me sens pas encore la force de gérer les relevers débiles du Tyran Domestique).

Bref, il suffit de leur dire "on a super veillé ce soir" pour qu'ils pensent avoir fait la fiesta jusqu'à minuit. Vous pensez bien que personne ne les contredit.

Le lever, en revanche, est beaucoup plus aléatoire et malgré l'investissement dans un réveil mouton il y a 5 ans, il est clair que j'ai enfanté de quelques lève-tôt, trop tôt.
Des amis se plaignaient récemment du 8h30 de leurs enfants.
J'ai eu envie de pleurer en songeant que le réveil mouton était reglé chez nous sur 7h20 semaine/ouikend/vacances et jours fériés.
Et respecté à la seconde prêt depuis ce choix raisonnable. A 7h21, des petits pas résonnent.
J'ai beau leur expliquer que PERSONNE ne se lève de manière volontaire à 7h20 un dimanche, ils me regardent d'un air circonspect en se demandant pourquoi leur mère est si rabat-joie.


7) Sa position sur le canapé pendant qu'il regarde la télé

Les pieds sur le rebord.
Les pieds dans la bouche.
La tête à l'envers.

Les mains dans la bouche.
Les fesses sur le haut du canapé.
Un slip.
Une robe de Cendrillon.

Si le Mâle et moi nous tenions comme ça devant notre écran, je crois qu'on pourrait directement se faire interner ou en tout cas recevoir une dose quotidienne de Ritaline (ou du CalmiVet du chien).

Le nain se contrefiche totalement de la bienséance, il réussit à prendre des postures digne d'un Grand Yogi et n'a aucune gêne quant à sa main dans le slip malgré le "SORS TA MAIN DU SLIP" lancé à tout bout de champ. Surtout quand on a des invités.

(mais que c'est bon non de se vautrer sans y penser dans le canapé et de changer de position toute les trois secondes,de courir faire pipi - d'en mettre plein la cuvette- et de revenir se vautrer dans les couchins)

8) Le nombre de calories ingurgitées

Sans être une obsédée du poids, sans être totalement angoissée par la teneur en GRAS de ce que je mange, j'ai gardé de mes six mois de régime quelques réflexes à peu près sains (non, l'Abondance quotidienne n'est pas un geste sain mais plutôt un geste vital).
J'évite de m'enchaîner un repas burger/frites/boisson sucrée le midi et un Mont d'Or le soir avec vin blanc et fondue au chocolat. De la même façon, si je sais que je vais beaucoup manger le week-end, j'essaie de faire un peu plus léger en fin de semaine, histoire de ne pas accumuler de la calories trop rapidement.

Note : le Mâle vous dirait que le fait d'avoir beaucoup mangé le lundi n'empêche pas d'avoir faim le mardi. Et vous ajouterait que NON, le Magnum ce n'est pas TROP GROS et que NON, les frites ce n'est pas gras puisque ce ne sont tout de même que des patates.
Bref, le Mâle a 35 ans, le ventre plat et énerve tout le monde.

Le Nain a hérité de son père cette capacité à manger du gras calorique n'importe quand et à n'importe quelle dose. JAMAIS le Nain ne me dit "non, Maman, fais plutôt une petite soupe ce soir, j'ai bien mangé à midi".
Jamais je n'ai entendu non plus le "Où est le tiers de légumes accompagnant ma portion de protéines et de féculents?".
Nan. De temps à autre, ils me réclament un bouillon. Mais pas pour faire léger, juste parce qu'ils kiffent le bouillon aux billes magiques.
Les nains ne sont pas fanatiques du repas diet, comme on dit. Ils sont capables d'engloutir 5 Princes au goûter.
Moi, je ne peux plus. Juste parce que je SAIS combien de temps je dois courir pour perdre un seul de ces foutus Princes.


9) Le rangement

Encore ce matin, j'ai du hurler à la manière d'une mégère exécrable, armée d'un sac poubelle 30 litres pour que les nains daignent ramasser la mer de Légos qui s'étendait sur le sol de leur chambre.
S'ils avaient une ONCE de jugeotte, ils auraient su que je bluffais. En effet, si j'avais voulu benner leurs jouets, ils m'aurait fallu un BIG BAG d'une tonne (au bas mot).

Mais ça a eu son petit effet, comme toujours, et même si j'ai eu un brin de culpabilité (passagère), j'avoue avoir souri de béatitude en pouvant me rendre sans trébucher jusqu'à leurs lits pour en changer les draps (car oui, le nain pourrait dormir deux mois dans la même couette Princesse aussi- coucou l'hygiène).

Ce n'est pas grand chose le rangement, mais ça a le don de me mettre hors de moi. J'ai le sentiment parfois d'être juste la BONNE (qui fait aussi cuisinière, remplisseuse de verres d'eau à la demande, blanchisseuse, dog-sitter et responsable en chef de l'état de la cuvette des toilettes).
Mais le Nain trouve que "ça va, c'est rangé" à partir du moment où il peut ouvrir sa porte de chambre. Il pense que "c'est nickel" quand il voit tous ses légos.
Il ne pige pas que "ON DIRAIT LA MAISON DES COCHONS" n'est pas forcément un encouragement de ma part.

Mais je ne sais pas, les nains sont bordéliques. Ils bouquinent et laissent le livre en place.
Ils dessinent et découpent et laissent le dessin et tous les petits papiers découpés impossibles à attraper à moins de mouiller son doigt PAR TERRE.
Ils sortent des bonhommes lourdement armés de haches et de casques à pointe et les dépose sur un lieu de passage fréquent.
Ils jouent avec caddie et poussettes et les abandonnent quand une autre idée lumineuse vient les frapper.

Le rangement vient avec le temps je crois.
(vivement que le Mâle soit grand).


10) L’électricité

Je terminerai ces dix points par une phrase que j'ai entendu longtemps dans la bouche de mes parents (en alternance avec le fameux "Ton père est pas vitrier" lorsque l'un d'entre nous stagnait bêtement devant la télé un soir de Fort Boyard).

Une phrase qui n'avait pour moi aucun sens. Aucun.
Et que je répète, désormais, environ dix fois par jour. En arpentant l'appartement. En rentrant d'un air agacé dans les pièces, dès 8h du matin. En appuyant d'un geste parfois rageur sur les interrupteurs. En maugréant à voix basse ou en rouspétant à voix haute.

"BORDAYL ON NE BOSSE PAS CHEZ EDF!!!"

Voilà.
Mais ça, le Nain s'en contrefiche.
Il a besoin de lumière, il allume.
Il a besoin de changer de pièce, il change de pièce.
Il lui manque juste un petit réflexe (ou bien un stage chez EDF).

Et puisque manifestement, Papacube et moi avons les mêmes soucis !!!



To be continued...évidemment.
Parce que le nain se fiche aussi de la température du bain (qui n'a jamais trouvé des nains hilares pataugeant dans une eau tiédasse?), du fait que vous ayez payé son pantalon INDESTRUCTIBLE environ 20 EUROS NOM DE NOM, et du temps que vous avez mis à préparer ce gâteau qu'il décrète "pas mauvais mais un peu dégueu".

Alors qu'il y a aussi des choses dont le nain ne se fiche pas, on en reparlera, du temps passé en voiture qui est toujours démesurément TROP LOOOOOONG et du fait de boire ou de manger derrière son frère ou sa soeur, acte clairement DEGUEULASSE s'il en est.

D'ici là, prenez soin de vous et n'oubliez pas d'éteindre en sortant (et de passer un coup de torchon sur votre tee-shirt, il me semble y voir une trace de yaourt à la cerise).


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