17 oct. 2014

Mon Running de Maman

Je détestais courir.
Mais alors là quand je dis détester, je crois que le mot est faible. JE HAÏSSAIS LA COURSE, que ce soit dit.

Je crevais au bout de deux minutes d'endurance au collège. Je râlais, je râlais et PAF, point de côté. J'avais beau serrer des cailloux dans les mains (technique débile) je terminais la course avant le temps donné, à cracher mes poumons au bord du terrain.
Je tentais par tous les moyens de m'en faire dispenser. J'y arrivais d'ailleurs.
Ma prof de sport de collège, je crois que je l'insupportais. Déjà que je me prenais la planche du fosbury et que je ratais le volant au badminton...

Je faisais des malaises quand j'essayais de courir au lycée (coucou le poumon défaillant).
Et plus tard, je faisais partie de ceux qui se marrent en voyant ces "gros boulets qui courent, il faut vraiment n'avoir que ça à faire, c'est chiant et on se fait chier" (et j'étais encore plus vulgaire).
Je faisais aussi partie de ces gens qui passent en voiture sous la pluie à côté de "ces gros cons qui courent sous la pluie non mais faut vraiment être con".
Voilà, vulgaire et bornée.




En fait, maintenant que j'y pense, je me dis que c'était normal. Je n'ai jamais aimé m'ennuyer. Je détestais m'ennuyer. Les dimanche, brrrrr, j'en frémissais d'angoisse de devoir rester à la maison. Attendre. Le temps finissait par passer au final. Avec un bon bouquin, assise dans ma poire (vous vous souvenez de cette mode des poires?), avec une balade des cons (ah oui j'étais aussi très vulgaire quand il s'agissait d'aller se promener dans les bois en famille tous les dimanches) et un chocolat chaud tartines beurrées à 19h30.

Alors courir...se fatiguer et s'ennuyer...je n'y voyais aucun intérêt. Se faire mal aux jambes, mal au poumon, et s'ennuyer, ne pas pouvoir parler, se contenter de suffoquer. Vraiment, je n'étais pas de celles qui aiment courir.

Et puis.
On change.
On prend 15 kilos en 5 ans (coucou les grossesses).
On ne trouve plus trop le temps d'aller faire du sport le mardi et le jeudi soir de 20 à 21h.
D'ailleurs on trouve que c'est détestable que d'avoir à se fixer un créneau dans la semaine pour faire du sport alors qu'on court déjà tous les jours après l'école, les courses, les activités des nains et tout ce qui nous incombe.
Quand on va à la gym, on se trouve dodue. On a la culotte qui marque et le vieux jogging qui ne nous met pas en valeur. On peine à enchaîner les pas et on zappe les dernières séries d'abdos (de fessiers aussi). La musique à fond ça nous gonfle. Être à l'intérieur, ça nous gonfle aussi.

On se dit qu'on devrait se bouger un peu. Mais différemment.
On regarde les gens courir d'un autre oeil désormais. Presque avec envie.
Ils trouvent le temps. Ils prennent le temps. Ils ne culpabilisent pas, EUX, d'enchaîner raclette sur hachis parmentier et forêt noire.
Ils courent et ils ont trouvé le courage d'enfiler des baskets, un short et un tee-shirt anti-transpirant qui puera la transpiration dans 30 minutes.
Les cons. Je les envie.

Après Noël et ma décision de perdre enfin le poids accumulé pendant ces cinq années, j'ai tapoté sur Google tout ce que je pouvais tapoter.
On est comme ça quand on est blogueuse, avant de prendre des décisions, on veut être certaine. On va lire, on va prendre des notes, des indications. On veut être sûre de ne pas (trop) se tromper.


Du coup j'ai lu à peu près une vingtaine d'articles traitant du running pour débutant, du running pour les nuls, du "comment bien commencer à courir" et du "allez grosse feignasse, bouge toi". J'aime beaucoup ceux de Shalima, je dois l'avouer. Je me suis dit que j'allais m'y mettre vraiment. 

Une envie saupoudrée d'une motivation à la Marie = je suis super motivée et puis en fait, bah non.

Ne riez pas, je suis comme ça.
J'ai commencé des milliers de trucs très très motivée comme la couture (j'ai arrêté en voyant ma première ligne de points, on aurait dit qu'un mec bourré avait recousu un tissu effiloché) ou la danse orientale (j'ai tout de même un foulard qui fait bling bling et j'ai gavé les gens pour qu'ils viennent me voir en pestacle), J'ai d'autres exemples encore moins glorieux.


Du coup, j'ai demandé au Mâle de m'offrir à Noël une tenue de running. 
Parce que OUI oui et mille fois oui, c'est important.
Pas pour faire la belle (je pesais quasiment 75 kilos alors je ressemblais plutôt à un déchet fluo essoufflé et rougeaud) mais pour se sentir bien et à l'aise.
Courir avec un vieux jogging qui pendouille et un tee-shirt large par dessus un soutien gorge de grossesse ce n'est pas possible. Ou bien si, mais vous courrez une seule fois.

Perso, je n'ai pas fait de folies. Je suis allée dans mon magasin fétiche, Décathlon, SANS les nains.
Pourquoi sans? Parce que je n'avais pas envie que mon fils trouve que je ressemble à une grosse chenille luisante dans mon leggings de course et parce qu'il faut absolument essayer des vêtements de running avant de les acheter surtout si on n'a pas l'habitude. 

J'ai opté pour des trucs de base, de la marque Kalendji ou Domyos et souvent les premiers prix qui se sont avérés d'excellente qualité (j'ai commencé à courir en janvier d'où la liste un peu longue pour débuter). Je vous mets les images parce que pas mal de trucs sont en fin de série (donc encore moins cher) si jamais vous voulez les retrouver.
Côté lavage, je passe tout au cycle délicat après chaque running. Et je sèche sur tancarville. Du coup, tout est toujours nickel.


Un débardeur léger (à mettre en dessous), j'avais pris leur basique et je m'en sers encore. Les débardeurs peuvent remonter un peu pendant la course donc pensez à bien l'essayer quitte à le prendre un peu plus long si vous n'êtes pas sûre.




Un haut genre sweat, assez chaud finalement malgré l'aspect mince. Pareil, il faut essayer. On s'en fiche de la taille, l'essentiel c'est d'être bien dedans.




Un coupe vent fluo (j'aime le fluo). Utile, vraiment utile.
Il permet de ne pas grelotter et de faire véritablement barrage au vent et à la pluie.

Une brassière de sport
là encore, on investit. Surtout si on a des seins.
A essayer, encore une fois, et à privilégier sans couture. J'ai trouvé la mienne chez Sport 2000 (il n'y avait plus ma taille chez décathlon!). Comptez une quarantaine d'euros pour une brassière de bonne qualité.

Un leggings d'hiver, doublé moelleux pour maintenir au chaud mon fessier et mon cuissot dodu. Avec le recul, je pense qu'il faut privilégier un leggings à large bande, surtout si on a un peu de ventre. J'avais opté pour un petit prix sans bande, avec juste un cordon à serrer et au final ça n'arrêtait pas de descendre. Pas l'horreur hein, mais je pense qu'une petite bande de maintien est souhaitable pour se sentir à l'aise.




Des chaussettes
ça a l'air très con mais de bonnes chaussettes de running c'est pour moi presque aussi important que de bonnes chaussures. Il faut s'y sentir bien, confortable, et qu'il n'y ait aucun frottement douloureux.





Les chaussures
Alors là on touche au truc le plus important.
Pour courir, il faut avoir de bonnes chaussures. Vous le lirez partout mais c'est parce que c'est vrai. Je n'ai pas voulu en acheter tout de suite, utilisant mes baskets habituelles. Je n'avais pas envie de dépenser de l'argent inutilement (sans savoir si ma motivation allait durer ou s'étioler).
J'ai donc couru pendant un mois avec des baskets correctes mais pas adaptées pour la course.
Et puis voyant que je persévérais, je me suis auto-congratulée en m'offrant ma première paire de chaussure de runing (en vrai c'est le Mâle qui m'a offert ma première paire <3). Pensez à bien les essayer et à ne pas les commander en ligne puisque bien souvent, on chausse une taille au dessus de sa taille habituelle.

Je les ai donc enfilées un samedi matin.




Côté gadgets 






Hé bien je suis passée d'une course de 20 minutes à 50 minutes. Directement.
Ça n'avait RIEN n'à voir. Courir avec des chaussons ou courir avec des moon-boots. Voilà vous voyez le concept.

Vraiment, il faut le dire: si vous êtes motivées pour courir, payez vous une bonne paire de chaussures (ou faites vous offrir ça à Noyel ou à votre anniversaire). C'est essentiel.
Ici, j'ai opté pour des Asics et je n'ai pas regretté mon choix.
Je suis persuadée que les chaussures Kalenji sont très bien MAIS personnellement, côté confort, je ne peux pas envisager de porter autre chose.

J'ai essayé de porter des Nike (très belles hein, très fashion) mais rien à faire, je ne suis pas bien dedans. Je ressens les chocs beaucoup plus, j'ai mal aux genoux. Dans mes Asics, j'avais vraiment l'impression de pouvoir courir des heures.




Ce que je faisais.
Petit à petit.

J'ai commencé à courir un matin de janvier 2014 (avec ma maman, coucou Maman tu te souviens?).
J'ai du tenir 15 minutes. J'étais rouge. Je me suis forcée. Je me suis sentie lourde. J'ai eu l'impression de marcher plutôt que de courir (d'ailleurs j'ai du un peu marcher).

J'ai continué à courir tous les samedis matins. Au moins.
Pendant la piscine des nains je n'avais que ça à faire.
J'allais faire des tours du lac. D'abord deux en courant puis deux en marchant. Puis trois en courant. Puis quatre. Puis cinq. 

J'ai progressé, musique dans les oreilles et volonté d'acier. Je me suis étonnée moi-même.
J'avais envie d'avancer, envie de progresser. Après une course, je me sentais bien. Fière, ça compte, vidée, ça compte aussi. Calmée, surtout.
Pendant, j'écoutais la musique au début, j'essayais de me caler (pas toujours très justement) sur le rythme (d'ou l'importance de faire une playlist adaptée à son niveau hein).
Et puis au fil du temps je n'écoutais plus vraiment, enfin toujours un peu mais mon esprit divaguait. Je laissais le temps passer. En presque silence. Sans enfants, sans contrainte. Juste moi et le martèlement de mes pieds sur le sol. Presque hypnotique.

J'ai commencé à courir deux fois par semaine. Une fois seule et une fois avec une amie. Étonnamment, moi qui pensais ne jamais pouvoir parler en courant, je l'ai fait. Nous courions tous les mercredis, souvent 8 kilomètres en 1h, toujours en rigolant. Et c'était chouette.
Nous avons fait une première course, une vraie de vraie, une course nature de 6 km. C'était très marrant, on s'est un peu grillées en partant trop vite (comme dans toutes les courses) mais on est restées sur notre faim.



Du coup, on a voulu tenter les 10km avec nos Mâles. On a couru 10 km avec nos Mâles, en 1h. On en a chié mais on a bien rigolé. C'est marrant ces ambiances. Jamais la pour la performance au départ, mais tellement de fierté de terminer correctement. Surtout quand on a commencé à courir depuis peu de temps.

Ensuite, je me suis fait mal. Une sciatique. La cuisse, la fesse, à chaque course.
J'ai mis le holà, j'aime courir mais j'aime encore mieux mon cuissot.
Ostéopathie, étirements à revoir et pause course pendant deux/trois semaines.

Entre temps, Asics m'a envoyé une paire de chaussures à tester, les GT2000-2 (ça en jette hein?)



oui on dirait bien qu'elles brillent dans la nuit. Au moins on me repère de loin

J'ai ouvert la boîte avec plaisir. On sait qu'on aime courir quand on est encore plus heureuse de recevoir des chaussures de running que sa commande Birchbox.

Elles m'ont attendues un peu, je n'allais pas me refaire mal pour un test.



Je les ai enfilées à ma reprise. Et là j'ai dit ok.
Plus jamais je ne les enlève.
Après mon mec m'a quand même dit que c'était un brin fluo pour aller au Grand Frais alors j'ai accepté de les ôter.

Pour de vrai, elles sont juste parfaites. J'ai recommencé à courir et je n'ai plus du tout eu mal.
Comme quoi, avoir d'excellentes chaussures c'est une condition sine qua non quand tu commences à courir régulièrement. Ma première paire était parfaite pour un running/semaine mais là c'est juste l'idéal. Je cours deux à trois fois par semaine et elles sont toujours aussi impeccables.

Route, forêt, cailloux, tout y passe. Nous vivons en Haute Savoie.





Les chaussures de la #teamfluo qui font courir vite (diraient les nains)





Bref, quand celles ci seront en fin de vie (de mémoire environ deux ans pour des chaussures de running) je ne lésinerai pas sur les suivantes. Asics déjà. Et la même qualité. Je ne pourrais plus courir mal chaussée.
(merci merci Asics pour cette paire exceptionnelle en tout cas!)

Aujourd'hui, je cours toujours aussi régulièrement. Même si je manque de temps pour faire de longues courses, je sors pour de petits tours. Je cours parfois vite pendant peu de temps (environ 30 minutes) ou parfois plus lentement pour tenir sur la distance. Je cours sous la pluie (mais pas battante), je cours souvent en short (parce que je crève de chaud).
On alterne avec le Mâle (qui court aussi), je pars pour ma course puis il prend le relais et pendant ce temps, l'autre gère les mômes. Le soir souvent, c'est le plus facile finalement, tant qu'il ne fait pas nuit trop tôt.

Je me suis pris deux shorts en soldes cet été, un peu mini-short mais au moins je ne crève pas de chaud, et un corsaire pour la mi-saison. Côté débardeurs, j'ai pris deux/trois modèles à 5,95, ils sont vraiment suffisants pour l'été. Je pense juste me reprendre un sweat plus chaud pour cet hiver puisque je pense que le climat va être un brin plus rude qu'en Moselle (quoique).



Côté gadgets 

Je n'ai pas de montre qui affiche le temps, le rythme cardiaque, la distance et le nombre de calories que tu perds (bin oui ça compte, surtout quand on mange du reblochon environ six fois par jour). Parce que pour en avoir une vraiment efficace, il faut débourser plus de 200 euros que je n'ai pas (enfin on les dépensera plutôt en pneus neige je pense) et puis que du coup, j'ai trouvé une alternative avec mon téléphone (qui fait aussi fournisseur de musique du coup) et l'application RunKeeper.
Certaines le savent puisque nous sommes "amies" de running.
C'est chouette, c'est sympa, on se motive et on s'encourage. Bien souvent, ça me pousse à y aller, de savoir que d'autres y vont aussi. Et je pousse de quelques minutes de plus pour ne pas avoir l'air d'une feignasse. On trouve sa motivation où on peut non?



Du coup j'ai juste acheté un petit brassard pour mettre mon téléphone et puis vogue la galère. On l'a appelé Josiane, la nana qui cause dans RunKeeeper. Et je rêve d'une appli qui te cause vraiment en fait. Une Josiane qui t'encourage : "Allez, super ryhtme là, pense à toute cette raclette que tu vas pouvoir ingurgiter" et puis ensuite "génial, purée, déjà 5 kilomètres, mais tu es une championne Ma Chéwiiiiiiie".

Côté motivation :

J'avoue que je n'ai pas franchement besoin de me motiver. J'ai pris le pli et j'ai plaisir à aller courir.
Je ne me stresse pas mais j'essaie d'y aller au moins une fois par semaine même si je manque de temps. L'idéal pour moi c'est deux fois mais je ne suis pas non plus débile hein. Si je ne peux pas, je ne peux pas.
Et quand j'ai un coup de mou, je laisse filer, ça finit par revenir de toute façon.

et j'aime bien cette phrase

Côté organisation : 
Je cours souvent le soir, entre 18 et 19 si le Mâle rentre tôt, plus tard si le Mâle rentre plus tard.
Le week-end, c'est plus facile, on se fixe chacun une heure et on va courir tandis que l'autre s'occupe des marioles. Si on va courir en forêt, on part tous les six et pendant que le Mâle marche avec les nains je cours et vice versa. Evidemment, du coup on fait 45 minutes chacun et pas deux heures ;)


Pour courir avec les nains, on opte pour une piste cyclable ou un chemin sans voiture. On opte pour un des garçons (les filles sont trop petites) et on le pose sur son vélo. Il sert de lièvre à celui qui court.
On se fait comme ça entre 6 et 10 km à deux, en papotant, lui loin devant, moins soufflant derrière.
Il faut juste bien expliquer les règles dès le départ : jamais trop loin, toujours vérifier qu'on se voie et toujours m'attendre pour les routes (si routes il y a).
J'aime bien courir avec un des garçons, ça nous fait un moment à tous les deux. 



Côté résultats (et santé) :

Je ne cours pas pour mincir. Pour ça, je mets plutôt le holà sur le gras et le sucre.
Je cours parce que je voulais accompagner ma perte de poids par quelque chose de positif, un corps un brin plus musclé, un brin plus résistant.
J'ai en revanche attendu d'avoir complètement bouclé ma rééduction périnéale (c'est essentiel) et encore après, j'ai laissé passer du temps (tout en continuant à bosser le périnée). Il ne faut pas trop faire la mariole avec ça, surtout après quatre enfants.

Depuis 9 mois que je cours, j'ai vu mon corps s'affiner (sauf mon ventre qui reste mou de chez mou mais que voulez-vous, on ne peut pas tout avoir) et ça, ça fait drôlement plaisir.
Mais ce n'est pas l'essentiel même si ça compte.

Je ne vous dirais pas que c'est facile. Ce n'est pas vrai.
J'en chie parfois vraiment pendant la première demie-heure, selon que j'attaque trop vite, ou par une pente. Je prends sur certaines courses de la ventoline parce que je n'y arrive pas sans.
Et puis d'autres coulent, passent, défilent.


Je ne sais pas combien de temps ça durera, je n'ai pas envie de me projeter, on court, c'est tout. Pour le moment, ça me va bien.





Aujourd'hui je cours pour mille raisons.
Je cours pour éviter de hurler sur les nains.
Je cours pour me resservir du reblochon sans y penser.
Je cours pour être fatiguée, physiquement, parce que mentalement je crois que ça va, j'ai mon compte.
Je cours pour me prouver que je peux, malgré le poumon défaillant, malgré les cicatrices.
Je cours parce que je le fais pour moi.
Je cours pour faire le vide, pour faire le tri, pour laisser de côté ce qui n'importe pas vraiment.



Je cours pour voir ça aussi




et avoir l'impression d'être seule à le voir, un bref instant.


16 oct. 2014

Adieu Pou, Lente et crises de nerfs...

Sponsored by BuzzParadise

Je sais que cette phrase va me porter la poisse mais à vous, j’ose le dire (gulp) : 

« Je n’ai connu qu’un épisode poux – en tout cas pour l’instant »

Je m’en souviens comme si c’était hier.
La veille des vacances de février 2011. Micronaine avait deux mois, nous partions sur la côte d’Opale.
Un petit mot des maîtresses comme un clin d’œil, comme un « ALLEZ BONNES VACANCES HEIN !! »


« Nos amis les poux sont de retour, veillez à vérifier la chevelure de vos enfants »

Gnagnagna.
Moi les poux, ça me débecte. Vraiment. Je pense que sur une échelle de la beurkitude, je mettrai le pou à égalité avec la tique. Tout en haut de l’échelle. Avec la limace orange ou l’escargot que tu écrases en faisant ton footing.

Brrrrrr…

Bref, février 2011.
J’inspecte les cheveux des nains. Pas de Micro,  à deux mois elle était chauve. Mignonne mais chauve (ouf).
Evidemment, il y avait du pou. PLEIN DE POUX. PARTOUT.

J’ai cru mourir de beurkitude.
En revanche mon pharmacien m’a accueilli avec un LARGE sourire (comme il avait accueilli les 23 autres familles venues se procurer chez lui le produit anti-poux avant moi).
J’ai hésité. 

J’ai mis de côté le misérable shampoing bio à la lavande « préventif » des petits joueurs.
J’ai pris le shampoing à faire poser vendu avec son peigne en cadeau (généreux).

Et j’ai pris le Peigne en ACIER, qui (attention âmes sensibles s’abstenir) déchiquète et éventre les lentes qui meurent dans d’atroces souffrances. Je l’ai donc renommé le Peigne Dexter.
CAR OUI, ami lecteur, la LENTE c’est le mal.

Petite pause scientifique proposée par le Docteur Poukigratte :
« La lente, élément blanchâtre VOIRE fourbement transparent, est la source du mal poutesque. En effet, la lente étant un pou en devenir, sachez qu’un oubli de DEUX lentes peut vous causer une réinfestation alors que vous aviez passé juste environ trois jours à tout nettoyer d’un air agressivo-hystérique. Rappellons enfin qu’une femelle pou active peut engendrer 10 lentes par JOUR – démente de pou femelle ».


(fin de la pause scientifique)

Bref, revenons à notre épisode pou.
J’ai donc mis du shampoing anti poux aux deux enfants en expliquant que NON, on ne mettait pas la tête sous l’eau pour faire le sous-marin pendant un moment le temps que le shampoing en question intoxique le pou. 

Une fois affaibli, il s’agissait ensuite de rincer la chevelure du nain terrorisé (je venais de lui indiquer qu’il avait du VIVANT dans sa chevelure).
Puis de passer un double coup de peigne en hurlant de dégoût à chaque pou/lente ramassé.

-        Chéri ? Viens voir.
-        Hmmmmmmm….ouais deux secondes j’arrive.
-        NON MAIS VIENS TOUDESSUITE. C’est HORRIBLE.
-        C’est un pou ce truc ?
-        OUiiiiiiiiiiiiiii (air dégoûté au bord du nervous break down)
-        Bin c’est bien tu l’enlèves
-        Non mais ça fait au moins 12. DOUZE POUX. SUR UN ENFANT.
-        Calme-toi.
-        Je ne peux pas me calmer. Il faut enfermer ses vêtements dans des sacs poubelles, les mettre au congélateur je ne sais plus combien de jours je vais aller regarder sur internet. Et ensuite laver toute la literie à 60° au moins et vérifier tout. Tu imagines, s’il y en a dans le canapé ? Dans leurs sièges autos ?
-        CALME-TOI BON SANG.


Vous l’aurez compris, face à l’invasion de poux je perds toute dignité.
Février 2011 donc.
Deux séries de shampoing plus tard, je pense en être sortie. Et j’ai raison : le peigne Dexter passé deux fois par jour dans les cheveux des enfants ne donne plus rien. Je commence à respirer.
Nous profitons de nos vacances, charmante maison de location.

Mais tout de même, mes cheveux à MOI me grattent. Vous savez, le derrière d’oreilles, la nuque. Ça me gratte et il me faut prendre une terrible décision : vérifier MES cheveux. Les miens. A moi.
Je m’enferme dans la salle de bain. Je passe le peigne Dexter. 

Je ferme les yeux. Je les ouvre sur une brochette de poux éventrés par le peigne.
Je sors en hurlant de la salle de bain. Le Mâle me regarde d’un air atterré. Je lui rappelle qu’il a trois centimètres de cheveux sur le crâne, qu’il n’a donc pas les mêmes problématiques que moi actuellement.

Je vous passe sur la course à la pharmacie, tête détachée de l’appuie tête de la voiture et larmes aux yeux (aucune dignité), visage souriant devant la pharmacienne qui compatit gentiment « ah, avec les enfants, on ne s’en sort pas, ils ont toujours des poux » sans que je n’ose lui avouer que JE suis la tête à poux.

Je garde un souvenir terrible de cette période pou, je surveillais les cheveux de toute la famille tous les jour, suspectant un pou à chaque gratouillis de tête. J’ai tout lavé au moins trois fois.
J’ai fait des stocks de shampoings anti-poux et j’ai lustré mon peigne Dexter.


Depuis rien.
OUF, me direz-vous. Une fausse alerte l’an dernier quand une amie m’a annoncé que ses filles étaient couvertes de poux (et qu’elles avaient joué à construire une cabane en couvertures avec mes mômes toute l’après-midi – GLOUPS).
Toute la famille s’est fait alors un shampooing et un coup de peigne Dexter. Une soirée de perdue mais un soulagement certain quand j’ai vu que le peigne était sans pou ni lente.


LONGUE introduction, je sais, pour vous présenter le nouveau produit Apaisyl Détect Lentes que j’ai reçu en test. Evidemment, pas de pou en ce moment (enfin normalement) donc le test ne devrait pas me dévoiler de lente me faisant coucou sur la tête des nains (image mentale désagréable).

Ceci est un dispositif médical les p'tits gars...


Car oui, ce produit-là est censé colorer la lente (et je vous rappelle mon crédo : La lente, c’est le MAL) afin de permettre aux parents complètement angoissés du pou de :

-        Vérifier que leur enfant n’est pas en train de subir une attaque de pou (ou bien de pleurer en découvrant que c’est le cas).
-        Vérifier que leur enfant n’est PLUS infesté de poux (genre quelques jours après un traitement anti-poux).




Perso, typiquement le produit que je vais stocker dans ma salle de bain en cas de suspicion d’attaque des poux histoire d’éviter l’achat du bidon de shampoing anti-poux (et son utilisation avec ses 15 minutes de pose).


Le principe est simple (et illustré par Grand Nain en personne).

-        Etape 1 : On utilise le gel sur les cheveux secs de l’enfant (genre avant le bain) comme ça . Le gel est fourni avec des gants et un peigne (généreux).
c'est vraiment bleu!
j'ai l'impression de me retrouver 10 en arrière quand je faisais des couleurs...(mais rouge moi)




-        Etape 2 : On laisse agir deux minutes ce petit gel bleu (c'est court par rapport au shampoing croyez-moi). Evidemment, le bleu ne va ni colorer les cheveux, ni le crâne de votre enfant (dommage c’est bientôt l’Halloween) no votre serviette Babar, mais uniquement les LENTES (c’est le Mal).


joli non? 



-        Etape 3 : Ensuite, hop, au bain, shampooing doux pour rincer tout ça et on respire profondément avant de regarder la chevelure de son enfant. S’il y a des trucs  bleus dedans, vous pouvez pleurer : ce sont des lentes.

Le bleu part (mais reste accroché à la lente)


-        Etape 4 : Le peigne Apaisyl® fourni vous permet de faire une jolie coupe de cheveux à votre enfant mais SURTOUT d’isoler les lentes mèche par mèche (et de les trucider – oui tout cela me rend agressive).


aucune lente, je retrouve un rythme cardiaque normal


-        Etape 5 (subsidiaire) : personnellement je serai capable de refaire un petit coup d’anti poux derrière histoire de me calmer de manière durable si jamais il y a des lentes.
non mais lisez le "Qu'est ce qu'un Pou?" et vous allez frémir...


Ici, OUF, pas de lente. J’avoue avoir eu quand même quelques palpitations. 
Pour ceux qui veulent voir la vidéo officielle de démonstration, c'est par ici.


Convaincue ? 

Oui, pour moi qui souffre véritablement d’une psychose à poux, je trouve l’idée vraiment intéressante. Elle permet de vérifier si notre enfant n’a pas de poux de temps à autre sans pour autant se farcir la soirée à shampouiner pour rien. En dix minutes, elle me permet de savoir s’ils ont du pou ou non. Surtout que j’hésite parfois (puisque Micronaine a des croûtes de lait qui ressemble parfois terriblement à une petite lente fourbissime).

Côté tarif, on est sur du prix relativement correct compte tenu du format (100ml, je pense qu’on peut faire ) puisqu’il coûte 13 euros. Pour information, un traitement anti-poux complet genre le bidon famille c’est plus du double (à moins d’avoir un tarif fidélité chez votre pharmacien parce que vous lui faites pitié).

Côté quantité, on peut à mon avis faire deux fois deux enfants ou bien une fois trois (et il en restera un peu). Encore une fois, tout dépend de la chevelure de votre enfant !!
Du coup, si c’est juste pour vérifier, autant prendre celui-là hein.
Evidemment, si vous avez des yeux de lynx et aucune crise d’hystérie devant le pou, vous pouvez vous passer d’un tel produit et dégommer les lentes à mains nues en chaussant vos lunettes. 

De mon côté, j’avoue être très contente d’avoir un moyen à disposition pour identifier ces misérables lentes (c’est le mal) de manière efficace (on voit 100% des bestioles).
J’aurais trop peur d’en rater une.

Vous savez quoi ?
Je vais aller tester le produit sur moi. Parce que rien que d’avoir écrit cet article, je sens que ça me gratte juste au-dessus de l’oreille.
GULP. Je perds mon sang-froid.


Attention, cet article est rédigé dans le cadre d’une utilisation individuelle. Les résultats constatés sur l’efficacité du produit sont propres à chaque individu, et dépendent des conditions dans lesquelles le produit a été utilisé. Il ne saurait en être de même sur tous les utilisateurs.
Lire attentivement la notice.
Ce dispositif médical est un produit de santé qui porte, au titre de cette règlementation, le marquage CE. 27/08/2014. Merck Médication Familiale

15 oct. 2014

Souviens-toi

A l’inverse de Pérec.
Il y a des choses dont je me souviens et certaines que j’ai déjà oubliées.
Je m’en veux déjà.

Parce que cette façon dont tu ris aux éclats en disant encore, elle ne ressemble qu'à toi. Cette main qui tape ta tête en disant "un coup de mateau" à la fin de Pomme d'Api, je pourrais l'embrasser mille fois tant elle est douce.
Cette façon que tu as de marcher les mains croisées dans le dos, du haut de tes 77 cm (on a compté). Tu réponds "Papa" en riant quand on te demande comment tu t'appelles puis tu te corriges, en répétant ton prénom mille fois, pour ne pas qu'on l'oublie. Tu ne prononces pas bien. On entend Lélie.

Tes "Ma Rériiiiie" devant Cristina quand j'allume M6 vers 23h en attendant que la crise passe.
Tes bras qui enserrent ta grande soeur et tes joues tendues pour des baisers. Tes "akon" pour dire Merci et ces surnoms que tu donnes à tes frères et soeur. Mémo, Ronron et Yaya. 
Pourquoi. On ne saura pas.
Tu cours en criant "cours cours cours" et tu veux aller "en bas" ou sur "le dos".

Tu fais des colères, couchée par terre, en hurlant.
Tu fais des colères devant le miroir en te regardant d'un air satisfait.

Tu veux Oui Oui ou bien Poupi (je ne traduis pas hein?).
Tu dis "iens Yaya, iens Lalalala" pour indiquer à ta soeur qu'il est temps qu'elle te déguise en Clochette. Avec ce costume taille 2/3 ans qui ne te va pas encore, qui te fait ressembler à un bébé américain, un peu pataud, un peu dodu, enrobé de froufrous.

Tu hurles la nuit et quand j'arrive tu me tends les bras, tu t'y blottis et je sais, souvent, si la crise sera de courte durée ou pas.
Je n'arrive pas à t'en vouloir, je n'arrive toujours pas à te laisser pleurer, je n'arrive toujours pas à dormir sans guetter ton cri.

Tes mouvements de hanche quand tu as mal au ventre, ta façon de dire "bonne nuit", ton "orvoir zoizo" quand on va se coucher et que tu passes à côté de ton poster.

Tu tires la ficelle de ta boîte à musique et tu chantes, toute seule dans ta chambre, adossée au mur, petit bout de chose sans qui la vie n'aurait pas la même saveur.

Tu réclames "un dernier" dès que la télé se coupe. Et tu hurles "Elsaaaaaaaaa", on se demande pourquoi.

Tu descends du sac à dos pour terminer la randonnée seule, en me donnant la main, en t'accroupissant de temps en temps pour te reposer, et en criant HO HISSE pour nous motiver.

Tu ne manges rien et puis soudain tu dévores. Tu veux du chocolat et des Monster Munch. Tu ne veux pas dormir ailleurs que dans ton lit et tu hurles Mémiiiiiie quand tu vois Mamie.






Je ne sais pas comment j'ai fait pour tenir jusque là. Probablement parce que c'est toi.
Jamais un regret, jamais une pensée qui se dirait "et si nous ne t'avions pas fait".

Ma Lélie, ma douce, le temps défile et plus jamais de nourrisson à tête de tortue, tu as clos cette période tout en hurlement, tout en tendresse. Tout en nostalgie, déjà, tout le temps.

C'est sûrement grâce à ça que je me lève toujours, que je ne ploie pas, que je te serre encore chaque nuit au creux de mes bras. C'est parce que je sais que je ne le referai pas, parce que je goûte encore à la saveur des nuits blanches, parce que je sens encore ton odeur de bébé endormi.

Je ne sais pas combien ça me manquera mais je m'en fiche.
Tes bras serrés autour de mon cou et ta petite voix qui crie "serré maman serré encore", tes mains sur tes yeux qui disent "Coucou Habou" et ton sourire quand tu vas dans l'eau, même glacée du lac.






Voilà, je me souviens, je note pour ne jamais oublier comme j'ai noté pour les autres, comme je me souviendrai de chacun avec la même force.
Tu seras celle qui termine le chapitre, tu seras celle qui m'a fait enfin dire que c'était difficile. Tu es celle qui m'a appris qu'après trois enfants on pouvait encore se remettre en question, encore douter de tout, encore se demander si on fait bien, si on fait les bons choix.




J'essaie de me souvenir ma Lélie, j'essaie. Mais tu sais, tout ce qui m'échappe n'est pas perdu.
Il reste dans l'air, il est ce qui nous lie.

Je ne sais pas combien ça me manquera mais j'aurais eu de quoi. De quoi me souvenir, de quoi en prendre pour toujours. J'en laisse un peu partir, ça se retrouve ces sentiments-là.

14 oct. 2014

Test de la Kidizoom Smart Watch de VTech (et une pour vous hiiiiiiiiiiii)

Article sponsorisé

Youpi c’est bientôt Noyel.
Si si, je suis passé ce matin récupérer l’énorme paquet de croquettes du chien dans ma jardinerie préférée (parce qu’on y trouve des moules à muffins et et des bougies parfumées également, allez savoir) ET j’ai pu remarquer que les gentilles dames aux gilets fleuris (comprendre les vendeuses) installaient sapins en plastique et boules cassables pour nains précautionneux.

D'ailleurs j’ai été dérober (enfin pas vraiment dérober puisque c’est gratuit) environ QUATRE catalogues d’un magasin de jouets histoire d’avoir quelques heures de découpage/sélection de cadeaux/tranquillité devant moi.


Hé oui, Noyel approche et avec lui l’éternel questionnement du « qu’est-ce que je lui prends ? Qu’est-ce qu’il leur ferait plaisir ? » (à part un chaton ça c’est hors de question).
Comme tous les ans, je vais vous proposer quelques petits articles « Idées cadeaux », il y en aura pour tous les goûts, du bois, de l’électronique, du pédagogico-sympathique et du vraiment hilarant.
Evidemment, ici on va causer plutôt Objet connecté puisqu’il s’agit d’un petit article focus sur la dernière nouveauté de chez VTech.


Vtech, vous connaissez si vous me lisez, parce que c’est une des marques que j’affectionne particulièrement quand il s’agit de tablettes, objets qui causent et tables d’éveil. Toujours d’excellente qualité, on adore ici les dinosaures qui se transforment (et qui racontent leur vie) et Nanonaine joue toujours autant avec sa table d’activité (même si elle a désormais tendance à lui taper dessus quand elle ne lui répond pas).

Bref, je vous ai déjà raconté comment les Kidigo avaient littéralement sauvé ma santé mentale lors de mes trajets SEULE avec les quatre cet été (et continuent de me sauver la vie plusieurs fois par semaine lors des retours de crèche un peu tendus de la couche).
Aujourd’hui, je vous propose de découvrir la montre connectée, à savoir la Kidizoom Smart Watch.


Elle ressemble à ceci :




Et existe en plusieurs coloris (violet et bleu en magasin et blanc et vert sur internet).
Pour ceux qui sont pressés, je vous la fait rapidement sur papier (enfin sur écran). Pour ceux qui aiment se moquer de moi et qui veulent en savoir plus, je vous laisserai admirer ma merveilleuse vidéo de démonstration qui vient ensuite (faites-vous un bon café avant).



La montre est donc un petit objet, bien moins encombrant qu’une tablette (mon sac à nain vous remercie VTech) et propose à l’enfant plusieurs fonctions qui vont ravir sa petite personne :

- Un chronomètre (pour mesurer comment le nain court super vite – HUM)

- Un réveil avec plusieurs mélodies plus ou moins agréables (pour réveiller le nain qui fait vraiment trop la grasse matinée sinon – HUM)

- Un appareil photo + caméra (environ 900/1000 photos et 10/15 minutes de film) et une fonctionnalité « transformation » qui permet d’ajouter filtres et autres décors réjouissants. Ces photos/vidéos se basculent sur un ordinateur via un câble USB.

- Trois jeux peu complexes mais suffisamment addictifs pour occuper l’enfant dans une salle d’attente bondée un soir à 18h et rendre les autres parents jaloux de votre faux nain sage (le leur se roule par terre en déchirant un Pomme d’Api de 2002 avec les dents).

- Un enregistreur vocal + la possibilité de déformer les enregistrements ce qui permettra aux enfants de s’enregistrer en train de dire « caca prout » puis de se le repasser en voix de robot ou en ultra-rapide (hilarant donc).

- Un sablier pour minuter les activités type lavage de dents, dessins animés, temps autorisé à rester sur le tourniquet avant enfant malade. Bref, une montre qui prend votre place de parent pour dire à l’enfant « youhou, c’est l’heure ». UTILE.

- L’heure ! Ah bin oui c’est une montre tout de même. Deux types de cadrans selon la capacité de l’enfant à lire l’heure et de nombreux décors forts réussis pour changer d’ambiance selon les jours. Gros coup de cœur ici pour le panda qui grignote son morceau de bambou (on ne se refait pas).






L’écran est tactile (sur la vidéo vous pourrez voir avec quelle dextérité je manie la navigation intra-montre) et tout est paramétrable (volume/luminosité/qualité des vidéos et photos).

En clair, un bel objet, d’excellente qualité, qui plaira forcément à vos nains de 5 à 10 ans (ils disent 12 mais à douze ans on a une vraie montre d’espion non ?).

Ici, Grand Nain rêve d’une montre d’espion depuis qu’il a lu son petit livret fourni dans l’Astrapi de cet été « Comment devenir un bon espion », il sera donc joie, bonheur et félicité en découvrant la montre dans son bel emballage (car oui, je l’ai déballé avec soin pour le test) sous le sapin.

Ah oui d’ailleurs je le précise dans la vidéo (mais certains n’ont pas le temps et je ne leur en veux pas) : chargez la montre avant de l’offrir (et configurez là avec la date et l’heure car le soir de Noyel, avec quelques coupinettes de jus pétillant dans le nez, vous risquez de riper). Rien de plus simple, on enclenche le petit bouton de batterie situé à l’arrière de la montre et on la branche USB pendant 3h. Côté autonomie, elle dure plus ou moins longtemps selon l’utilisation (un peu comme votre téléphone si vous passez vos soirées à me piler à Ruzzle). Entre quelques heures et quelques jours donc.

Il existe une belle vidéo officielle de la montre MAIS je me targue d’être bien plus drôle. Enfin à mes dépens certes, mais tout de même. De ce fait, pour les amoureux de la BELLE démonstration et du test complet, je vous propose de regarder MA petite vidéo explicative. Rendez-vous ensuite pour participer au jeu organisé par VTech et moi-même afin de remporter cette petite merveille de technologie (ah de mon temps on avait un baladeur auto-reverse et on était les rois du pétrole, que voulez-vous…).



Bon voilà, je vous réveille un peu mais il est temps de jouer pour gagner VOTRE Kidizoom Smart Watch (perso elle me fait penser à la montre de la fille de l’inspecteur Gadget pas vous ? – mon dieu je suis vieille).


BREF.

Etape 1 : vous allez hésiter entre la Kidizoom Smart Watch Bleue ou la Kidizoom Smart Watch Violette.

Etape 2 : vous demandez l’avis d’un ami (ou du Mâle peu coopératif) et finalement vous prenez l’autre.

Etape 3 : vous répondez à cette question HYPER difficile en commentaire (indice : pour trouver la réponse je vous suggère de regarder la vidéo, huhuhu).


ATTENTION, je vous demande « Comment retoucher les photos de la Kidizoom Smart watch ? »

Et voilà mes propositions (hin hin rire sardonique)
A) à l’aide d’un stylet (que l’on perd au bout de deux jours)
B) avec son doigt (même s’il ressemble à une saucisse à cocktail)
C) à l’aide d’un clavier (ce qui est fort pratique).

Etape 4 : vous me précisez donc la couleur de votre choix pour boucler le commentaire et vous croisez forts vos petits doigts (même s’ils ressemblent à des saucisses à cocktail) pour que le tirage au sort soit en votre faveur le …. Octobre.


Etape 5 : A la sieste ou au lit MAINTENANT (oui oui ça vous fera le plus grand bien les parents et vous ne râlerez pas demain matin lorsque votre enfant – pour le moment dépourvu de Kidizoom Smart Watch ET donc de réveil matin- viendra vous causer de la météo vers 6h38).


13 oct. 2014

Dites 33

Je suis toujours obligée de recompter.
De 1981 à 2014, je suis nulle en maths, j'ai beau réviser les compléments à 10 avec Grand Nain, y'a rien  à faire, c'est toujours laborieux.

Trente-trois ans, quatre enfants, ce sont mes premiers mots quand je me présente, pas que ma vie se résume à ça mais quand même voilà ce que je suis la majorité du temps.

Dites trente-trois et fermez les yeux, regardez un brin en arrière et savourez le chemin parcouru, avec ses flaques d'eau si profondes qu'on si noierait, avec ses racines à croche-pied et son petit passage en herbe sur lequel on peut s'appuyer avant de repartir.

Dites trente-trois et rhabillez-vous, tout va bien sauf peut être ces quelques cernes qui finiront par s'atténuer, dormez vous dis-je, dormez. Respirez bien fort qu'on vérifie si vous prenez toujours le temps de souffler un peu, plus fort s'il vous plaît, oui ça va, il faut prendre ce temps là hein, il le faut. Bien fort. Tout l'air que vous pouvez. Pour repartir encore.

Dites trente-trois, votre coeur semble fonctionner, il est partagé ce coeur, il bat pour beaucoup mais il fonctionne. Il s'affole et s'agace, il est un peu gros parfois, il tente d'aller plus vite pour ne pas en perdre une miette. Ménagez-le. 

J'ai trente-trois ans et comme je le disais il y a deux ans déjà (déjà??), depuis qu'ils sont là je n'ai plus l'impression de vieillir. Ce sont eux qui grandissent.

Pas que je me mette de côté, non, mais j'ai l'impression que les années qui défilent leur appartiennent plutôt qu'à moi.
Je marche avec eux, je tends la main si besoin, je suis là, toujours là, houspillant, râlant, criant, rassurant, murmurant.
Je suis là et j'avance à côté d'eux mais le temps qui passe ne m'effraie pas pour moi, pourvu qu'il soit clément pour eux.


J'ai trente-trois ans et je ne sais pas qui remercier de m'avoir fichu là, en ce monde pas si parfait, pas si chouette mais qu'on m'a appris à trouver joli tout de même. 
Mes parents hein, qui ont eu des nuits pourries grâce à moi.
Le hasard, très certainement, même si je suis persuadée qu'il n'existe pas.

Trente-trois ans et un chemin parfois tortueux mais aucun regret et aucune envie de repartir en arrière, de revivre certaines choses et certains passés dont je me suis sortie.
Depuis que nous sommes deux, depuis que nous sommes six, nous avançons. Même si parfois c'est comme une claque dans la gueule que de penser qu'on sera mort, il faut continuer d'avancer, il faut continuer de se dire que ce n'est pas vain. Et quand bien même ça serait vain, on en aura bien profité. On aura pris le bonheur, le chouette et même le moisi, on est comme ça. 


Trente-trois ans et toujours une trouille de ce qui pourrait arriver, pour nous deux, pour nous six. Parce qu'on ne sait jamais. Toujours la peur du jour où on se dira "voilà ce que j'ai passé ma vie à craindre, ça arrive maintenant. C'est maintenant que je m'écroule". 
Il arrivera peut être ce jour. Mais en attendant, remplissons les autres d'une autre manière, remplissons les autres de merveilles, de plaisirs et mettons de côté le reste. S'il doit arriver, il arrivera. Nous n'y changerons rien. 



Je clos ce billet d'anniversaire par un grand merci.
Merci à tout ceux qui m'écrivent des mercis justement. Merci d'être vous, avec votre humour, vos expériences, vos désaccords et votre sincérité. Merci.
J'ai dans ma boîte beaucoup de messages à qui répondre.
J'essaie de le faire, mais je manque cruellement de temps, j'avoue.
Mais ça me touche beaucoup, vraiment beaucoup et je tenais à vous le dire, voilà c'est posé ici, c'est dit, merci. Pour ces mots, pour ce temps, pour cette attention.
Merci d'être là, depuis quatre ans, merci de faire partie du chemin, mine de rien, de jour comme de nuit (coucou la #teamhibou).


Voilà, dites trente-trois et refermez la porte. On se reverra. 
Trente-trois ans après, je suis juste enfin moi.
Et c'est déjà pas mal. 

11 oct. 2014

Test Inneov Densilogy (et 10 cures de 3 mois pour vous)

 test sponsorisé 


Après mes grossesses, ça a été difficile de récupérer côté physique.
Le poids accumulé et le ventre abîmé, n’en parlons pas.
Le teint de pêche moisie, n’en parlons pas.
Les ongles cassants, striés, dédoublés (et un peu rongés par moi-même-stressée), n’en parlons pas.
Les cheveux plats ou gras, fins et sans volume qu’on perd par poignées (biiiiiih), n’en parlons pas.


Ou plutôt si, parlons-en. 


Parce qu’arrive un moment où tout ça, ça joue sur le moral.
On a beau dire « ça va passer, ça va aller ». On a beau être bienveillante et se dire qu’on va y arriver, il y a des matins où on ne se supporte plus. On a envie de tout arracher, ce ventre mou et ces cheveux serpillères.


Je suis la première à dire « CALMEZ VOUS » parce que ça ne sert à rien de s’en vouloir et de se fustiger. Chaque chose en son temps. 
Pour le poids, ça prend du temps. Il faut dormir suffisamment, il faut avoir l’envie et le besoin de bouger, de ne pas compenser les difficultés avec des plats calorifico-double-choc. 
Pour le teint de pêche, ça va avec les hormones, avec le sommeil, avec le soleil et la BB Cream efficace.
Pour les ongles et les cheveux, ça va avec l’alimentation généralement et ça peut s’améliorer avec des petits coups de pouce. C’est là que j’interviens.
(oui ne me jugez pas mais je suis devenue spécialiste es chevelure de rêve).

Après chacune de mes grossesses, j’ai vraiment vraiment peiné à retrouver des cheveux corrects. J’ai TOUT tenté. Des masques ultra-hydratants (ultra chers surtout) à la nouvelle coupe de cheveux courte (j’ai pleuré pendant 15 jours) en passant par la coloration censée sauver le tout et qui a juste aggravé le peu qui me restait.

Pour Nano, j’ai eu la chance de recevoir une proposition de test d’une cure nommée Densilogy (la bien nommée). En gros, il s’agit de prendre chaque jour pendant 3 mois (sans oublier évidemment) deux capsules vertes au moment des repas. 

Jusque-là, rien de très compliqué pour moi, j’ai posé la boîte à côté du sel (oui c’est un moyen mnémotechnique comme un autre) et j’ai pris mes petites capsules. BON, je l’admets, j’ai commencé mi-juillet et j’ai probablement oublié une dizaine de fois de prendre les capsules mais dans l’ensemble j’ai été plutôt assidue (bravo Marie).



Si tout va bien, grâce à cette cure, je devais, en trois mois :
-        Retrouver une chevelure de rêve, plus épaisse, plus fournie, plus belle
-        Avoir des ongles plus en forme, moins cassants et qui se dédoublent moins
-        Pouvoir me faire des manucures sans déborder (ah non, on me signale que pour ça, il faut juste s’appliquer).

Pour ceux qui voudraient en savoir plus, je vous laisser jeter un coup d’œil sur le site qui explique tout bien (mieux que moi évidemment).
Me voilà donc avec deux bons mois de cure et voilà mon premier bilan car même si je n’ai pas tout à fait terminé, je peux vous dire qu’il y a du résultat.


Le plus flagrant ? (vous allez rire)
Mes ongles de pied. Enfin non, mes cheveux aussi mais MOI qui n’ait jamais eu de longs ongles de pied, je peux vous dire que j’en ai (et que c’est beaucoup moins dur à vernir quand c’est un peu long).
Côté cheveux, on a un grand mieux (et je partais de loin avec ma grossesse et la première année de Nano plutôt épuisante, HUM, vous savez).

Mes cheveux sont surtout plus volumineux et vraiment plus beaux (je m’aime) et Moyen Nain m’a dit que j’avais une crinière de Roi Lion (peut-être devrais-je tout de même songer à prendre mon rendez-vous bi-annuel chez le coiffeur).



En clair, je suis super ravie d’avoir testé cette cure (pour une fois que je teste un truc pour moi et pas un jouet ou de la puériculture) d’autant que ça m’a été clairement bénéfique. 


En gros, là-dedans il y a 100% des apports journaliers recommandés en vitamine D, essentielle à l’organisme et naturellement peu présente dans l’alimentation, des acides gras essentiels Oméga 3 et du zinc qui contribue au maintien de cheveux et d’ongles normaux » Tout cela m’a vraiment réussi.



Mes ongles sont en bien meilleur état qu’il y a deux mois, j’avais d’ailleurs cessé de les vernir car je les trouvais de plus en plus abîmes mais du coup, je vais pouvoir reprendre mes manucures du samedi soir (devant une émission hautement intellectuelle). Ils se dédoublaient beaucoup, se cassaient au moindre choc et étaient vraiment moches. Je vois un réel mieux, surtout au niveau du dédoublement (ça se dit ?) qui est totalement résorbé.




Pour boucler ce test, Inneov a proposé gentiment de subvenir à vos besoins en matière capillaire. En effet, j’ai longuement expliqué que mon public était majoritairement des mamans à la chevelure traumatisée et j’ai donc l’honneur de vous annoncer que vous pouvez remporter ici 10 boîtes « 3 mois ». Pas pour une seule personne hein (ne rêvez pas). 


Dix mamans auront l’occasion de retrouver un ongle ferme et dodu (désolée mais pour le ventre on ne pourra rien faire) et un cheveu fort, brillant et bien accroché!


Pour participer, c'est très simple : je vous laisse m’expliquer vos soucis capillaires en commentaires histoire d’attirer la chance du tirage au sort sur votre tête et je donnerai le 20 OCTOBRE le nom des 10 gagnantes des boîtes pour 3 mois de cure (et je compte sur vous pour les photos de crinières de rêve et de manucures démentes !).

PS : pour les ongles de pied, pas besoin de photo bien entendu, je vous croirais sur parole.


9 oct. 2014

Un adulte, quatre nains, un chien, un minibus - ROUND 2

Comme on va causer voiture, je tiens à remercier les 1077 participants au concours Cybex (oui, c'est juste hallucinant) organisé la semaine dernière. La gagnante a été contactée par mail ce jour. On essaiera de se refaire un petit partenariat parce que j'ai pu remarquer que vous aviez tous été dithyrambiques sur la marque et sa qualité. 



Voilà, passons maintenant à la suite de mon trajet en voiture seule avec quatre nains. Pour retrouver le début de mes péripéties, je vous invite à retourner par ici.



Je replante donc rapidement le décor pour les deux du fond qui ont lu le Round 1 mais "il y a longtemps tu vois" (tout en manquant de temps pour retourner le lire).
Bref, me voilà dans mon Trafic dégueulant de valises et cabas en tout genre.
J'ai avec moi quatre nains passablement sages puisqu'il est environ 11h45 et que je viens d'enclencher un écran situé derrière mon appuie-tête pour les deux filles et que les garçons ont eu le droit d'allumer leurs tablettes Vtech (placement produit) à l'arrière.



Il est 11h45 et s'il y en a un qui me rappelle qu'on est bientôt à l'heure du déjeuner c'est le CHIEN, allongé sur un drap à l'arrière (oui car le poil de chien sur ta banquette de voiture c'est un peu la pire des choses qui puisse exister en matière d'hygiène visuelle).
Il sent le saucisson. Il n'y peut rien, il dégage une odeur de saucisson.


- Maman j'ai faim.
- Tu as eu un grissini.
- J'ai encore plusse faim du coup.
- On s'arrête bientôt.
- Mais j'ai faim ça sent boooooooon (ton légèrement affamé du nain).
- Non, c'est le chien qui sent le sauciflard. T'as qu'à manger le chien.
- Rhô t'es bête Maman.

Certes. Mais moi aussi j'ai faim.

Il est midi et la voiture fonce (nous apprendrons plus tard que nous avons outrageusement dépassé les limitations en vigueur en nous autorisant une pointe à 99 km/h - délinquants que nous sommes).


Il est midi et j'entends derrière moi environ 18 fois le générique de Petit Ours Brun, POB pour les intimes.
"Oh oh tiens voilà quelqu'un !! Petit Ours Brun! "
"Tape  tape dans tes mains! Petit Ours Brun!"

Je passe volontairement pour vous éviter de fredonner toute l'après-midi ce générique qui, disons le franchement, s'apparente très clairement à de la torture auditive répétitive.

- Maman, tu peux baisser le son de Petit Ours Brun je n'arrive pas à lire?
- Bien sûr chéri, je vais demander à mon ami imaginaire de tenir le volant pendant que je me détache, que je me faufile à l'arrière et que je baisse le son.
- Rhô MAIS MAMAN ON ENTEND TROP FORT  !! T'as pas une télécommande? Il y avait une télécommande avec ce petit écran je crois.
- Toutafé Grand Nain. Je te rappelle que ta sœur l'a jeté par la fenêtre au péage de Villefranche l'été dernier.
- Ah oui mince. Mais le chien ronfle en plus c'est horrible. Il ronfle et ya ses poils partout c'est dégueu.
- Je te l'accorde. Mais au moins, ce n'est pas un chat qui miaule, qui dégueule ses croquettes sur tes genoux et auquel tu es allergique.
- Et si j'étais allergique au chien mais qu'on le savait pas.
- Oh, bin mon petit chéri ne t'en fais pas, si tu étais allergique au chien on ne te laisserait pas souffrir à respirer ses poils.
- VOUS SERIEZ PRÊTS A DONNER MON TOUTOU?? (larmes aux yeux)
- Mais non chéri, voyons.
- Ah, mais comment on ferait?
- On te donnerait toi.

- MAMAAAAAN!! (ton outré)

- Oh ça va, on peut rire. De toute façon tu n'es pas allergique. Et on ne se débarrasse
pas d'un chien JUSTE parce qu'il sent le saucisson.
- Et qu'il pète.
- Et qu'il pète.



Après cet intermède canin je me décide à écouter ma musique en sourdine (puisque j'ai décidément mis POB bien trop fort).
Moyen Nain s'énerve sur son jeu des Tortue Ninja en poussant de petits cris hystériques (j'apprendrais par la suite que ce ne sont pas des cris hystériques mais des cris de Tortue Ninja en souffrance).

Grand Nain, lui, bouquine de vieilles BD (l'intello) et veut me raconter les excellentes blagues du Petit Spirou. J'entends donc une voix d'outre-banquette-du-fond me hurler des mots incompréhensibles entrecoupées de cris de Tortue Ninja (en souffrance) et de la voix nasillardo-agaçante de cet abruti de Petit Ours Brun.

Au début je fais semblant de m'esclaffer (alors que je n'ai rien entendu) puis je ris, puis je souris puis je hurle "TU ME RACONTERAS CA PLUS TARD OK JE NE COMPRENDS RIEN TU ES TROP LOIN ET JE DÉTESTE HURLER EN VOITURE OKAY???"

Oui, je sais, je suis mesure et amabilité.


Bref, avec tout ça on s'approche de 12h45 et on commence tous à être légèrement agressifs (c'est de famille, la faim nous rend agressifs, enfin surtout le Mâle et les nains, dois-je vous rappeler la règle des 3 F, mentionnée dans un article ancien?).

C'est le moment où ta pause déjeuner peut prendre différentes allures selon la variabilité des facteurs  t'entourant. Voyez un peu :


1) Il fait beau, tu fais le choix de t'arrêter dans une aire d'autoroute avec station et véritables toilettes. 

Tu as eu raison car rien n'est plus agréable que de faire pipi dans des toilettes qui ne soient pas un trou-qui-pue. Rien de plus plaisant que d'avoir une lumière et non pas un néon glauque clignotant.
Me voilà donc avec les 4 sur l'aire de Sommesous, dernière aire avant l'ère du vide, 35 km sans aire aucune à part une aire "dépannage essence" comprenant en tout et pour tout une pompe à essence et un distributeur de café-dégueulasse-à-1euros70.

L'aire de Sommesous est rénovée, merveilleusement fournie en attrape-nigauds (entendre : bonbons, magazines et petites voitures Made in LaMerde).
Ses toilettes sont décorées avec goût et pourvues de sèche-mains qui font hurler de terreur toute personne âgée de moins de 6 ans.
Et hurler les autres pour se faire entendre:

ON FAIT TOUS PIPI DANS LES TOILETTES HANDICAPÉES. TOUS J'AI DIT! MOYEN NAIN TU ÔTES TA LANGUE DU MUR BORDEL!!! NON TU N'OUVRES PAS LA PORTE JE DOIS FAIRE PIPI AUSSI!
 JE TE DEMANDE DE ME LÂCHER LA CULOTTE NANO JE TE RÉPÈTE QUE JE DOIS FAIRE PIPI AUSSI >  c'est généralement à ce moment précis que la soufflerie infernale du sèche-main Dyson se coupe, vous ridiculisant à tout jamais.

Bref, les pipis effectués, il me faut encore négocier pour ne pas acheter :
- de bonbons (sinon vous allez frôler l'arrêt cardiaque à chaque fois que les enfants vont faire un bruit d'étouffement en voiture)
- de jouets (parce qu'ils sont Made in LaMerde)
- de Pringeuls (inutile puisque le Mâle n'est pas là)
- De TicTac et cie (parce que c'est beurk et laxatif, surtout laxatif).


J'ai donc acheté un Yop géant et nous avons opté pour la pseudo-terrasse extérieure devant trois petits jeux bondés. Les nains n'ont pas voulu de pain (pas bon), ni de jambon (pas bon et puis c'est du cochon dixit Grand Nain devenu ami des bêtes - mais qui persiste à manger des nuggets). Par contre ils ont descendu un paquet de chips chacun (même Nano, il paraît qu'il n'y avait pas de gluten dedans). Et du Kiri goûter (sauf Nano qui a opté pour une crème de riz au chocolat - en se barbouillant de rorolat avant de se frotter sur mes cuisses nues - MIAM).

Nous nous sommes fait des moustaches de Yop (sauf Nano qui avait déjà des moustaches en chocolat) et ensuite j'ai remballé le pique nique en criant aux nains de ne pas pousser d'autres nains sur le mini-toboggan et de ne pas aller trop vite sur le tape-cul parce qu'ils allaient dégueuler leur Yop.
Les autres parents ont sourit poliment, pensant que je sortais une partie de ma colo du mini-bus mais non non, ce sont tous les miens, c'est sportif oui oui (et non je n'en veux pas d'autre).

Après trente-huit descentes de toboggan, il est temps de reprendre gaiement la route, un léger mal de ventre dû à l'overdose de Yop en plus.



2) Il fait moche, tu fais le choix de t'arrêter dans une aire d'autoroute avec station et véritables toilettes.

Tu as eu tort. Il y a environ un demi-million de personnes agglutinées dans la station.
La queue des toilettes déborde jusque dans le self-service au menu douteux à base de frite et de jambon CHAUD inondé de sauce brunâtre.
Tu tentes de passer rapidement faire pipi aux toilettes enfants mais la porte ne fermant pas à clé tu ne peux décemment pas t'accroupir sur les minis toilettes pour te soulager TOI.
Là, tu as le choix

a) tu fais fi de tout ce monde et tu manges au milieu de la foule avec tes quatre enfants extrêmement bien elevés.

Oh miracle, il y a un petit coin de carrelage de libre près des machines à café. Hourra. Toute la marmaille s'installe par terre, à même le microbe et je déballe le pique nique avec précaution.
Nano est déjà en train de racler le sol avec son doudou et déguste ses chips en les trempant un vieux gobelet de café abandonné.
Les autres sont relativement sages (j'ai promis une boîte de Tic Tac laxatives à ceux qui se tiendraient à carreau). Le pique nique est vite avalé dans une ambiance décibellique digne d'un Cirque Francky de supermarché et je m'achève avec un café acide à 2 euros hisoire de tenir le coup.
Les gens sont épatés (le chantage au Tic Tac a parfaitement fonctionné) et trouvent Nano A-DO-RABLE (normal elle a récuré tout le sol) et les autres très très sages (ils n'ont pas encore vu l'état du sol après le renversage de la bouteille de Yop c'est pour ça).

On repart donc légèrement vaseux, avec des tic tac à la main et l'envie de faire pipi pour moi (rendez vous à la prochaine aire coupe-gorge pour un pipi dans un trou-qui-pue).


b) tu te souviens que tu as des tendances agoraphobes et tu remontes toute la marmaille en voiture pour t'arrêter à l'aire suivante (rappel : tu vas entrer dans l'ère du vide ET il pleut des cordes).

Il est HORS DE QUESTION qu'on mange ici. Trop de monde, ça sent le chien mouillé et le hot dog moisi, on dégage les marioles. Hop!
En voiture de nouveau, ça râle parce que ça a faim mais on continue à rouler "pour trouver une station plus sympa et surtout moins blindée".
Les nains pleurent parce qu'ils voulaient aller aux zeuuuuuuuuuuuuuux.

Je leur précise qu'il y aura peut être d'autres zeux (avant de me souvenir qu'il tombe des cordes de toute façon).

Le prochain panneau annonce la prochaine aire dans 22 kilomètres "L'aire des Faisans Morts" et je rie jaune en me réjouissant que les nains ne sachent pas encore lire assez vite pour déchiffrer les panneaux indicateurs de pique nique.

Nous y voilà enfin.
Il pleut toujours des cordes.
Il y a des camions.
Et des toilettes immondes (et trempées).

- Allez on va tous faire pipi!!
- Mais IL PLEUT DE LA PISSE DE VACHE!!
- Hein?
- Dehors!
- Ah non, il pleut comme vache qui pisse mais il ne faut pas dire ça à l'école hein Grand Nain? C'est familier.
- C'est comme "con"?
- Ah non non non, c'est pire et je ne veux pas entendre ce mot dis donc!
- Con Con Con
- NANO ON NE DIT PAS CON.

Nous voilà tous les quatre dans la cabine toilettes handicapée qui me file des frissons hygiéniques.

- ON NE TOUCHE TOUJOURS A RIEN. DU TOUT.
- Maman ça pue, on dirait que quelqu'un a fait un gros caca.
- On dirait que 100000 personnes ont fait un gros caca tu veux dire Moyen Nain?
- EURK.
- Voilà, allez on y va, on respire par la bouche et on n'y pense pas.

Tout le monde y passe, j'essaie de ne pas penser à l'Ami Cose qui règne en ces lieux et je dégaine mon Aquaint (encore un placement produit) pour éliminer tous les résidus crasseux des mains et visages des nains.

- On pique nique dehors Maman?
- Bien sûr ça va être sympa. Ouvre la bouche si tu as soif.
- Bon, dans le bus alors?
- Ouais Papa l'a nettoyé avant de partir ON VA LUI POURRIR SON NETTOYAGE OUAIS IL N'AVAIT QU'A FAIRE LE TRAJET AVEC MOI!!!! MOUAHAHAHAH (rire dément)

- ça va maman? Pourquoi tu cries?
- Non rien poussin. On va manger dans la voiture en essayant de ne pas faire trop de miettes ok?

BIEN SÛR.
Avec quatre mômes, le chien qui chnouffe (du verbe chnouffer : respirer fort avec sa truffe humide dans les vêtements ou la nourriture humaine) et des paquets de Vico (les paysannes mes préférées).

Ce fut l'orgie.
La musique.
Les chips.
Le gras du jambon jeté au chien à travers l'habitacle.
L’atterrissage du gras de jambon sur la tête de Micronaine, traumatisée à vie par ce morceau de couenne sur sa divine chevelure d'ELSA (oui, ma fille est l'incarnation réelle de la Reine des Neiges, sachez-le).
Le Yop renversé sur mon siège.
Nano qui mord le volant et barbouille le levier de vitesse avec du chocolat.

Nous fûmes presque heureux de reprendre la route (surtout moi).
Le ventre vide, le cheveu gras (pour certaine) et l'aisselle humide (pour moi-même) d'avoir mangé debout, pliée en deux tandis que les nains squattaient les places de devant pour faire comme Papa et Maman qui conduisent bien à l'aise.


3) Il fait moche, tu fais le choix spontané de t'arrêter dans une aire pipi-routier.
IMPOSSIBLE. Tu n'es pas zinzin à ce point.
A moins que tu n'aies opté pour la solution 2 b.


4) Il fait beau et tu t'arrêtes avec joie, plaisir et bonne humeur dans une aire pipi-routier. Comme environ 8230 autres personnes.


"Aaaaaaaaaaaaahhhhhh regardez les enfants comme on va être bien ici. Entre Josette et Bernard qui ont déplié la table de camping et débouché le Rosé d'Anjou. On sent déjà l'odeur des merguez.
Entre Primi et Chouchou qui ont sorti le transat, la tente pop-up anti UV, et le chauffe-biberon qui se branche sur l'allume cigare (mais qui met 30 minutes à chauffer tandis que Priminain hurle).

Je déplie ma couverture magique (avec le dessous en plastique pour éviter le fessier humide).
Je sors le pique nique en glacière (oui je suis organisée) et les quatre nains.
L'herbe sent l'urine tout autour de moi.
On va être bien.

Les nains se précipitent sur la couverture et virent leurs chaussures.

- Hého les nains on n'est pas chez mémé ici, on garde les godasses.
- Rhaaaaaaaaaaaaaa... (Nano qui s'énerve car elle n'arrive pas à enlever ses chaussures comme ses frères et soeur).

J'ouvre la glacière aux merveilles :

- qui veut du pain et du jambon?
- PAMOUA (les 4)
- un morceau de gromage (sauf toi Nano)??
- PAMOUA
- c'est dégueulasse le gromage
- Non Moyen Nain, tu n'aimes pas voilà tout. Bon, des chips alors?
- Ouéééééééééééééééé!! (hurlements)

Josiane vient de tomber de sa chaise de camping, je lui adresse un signe de tête amical.

- CHUT. Nous ne sommes pas seuls sur cette aire d'autoroute. Voilà les chips. DOUCEMENT. Il y a un paquet chacun alors on se détend.
- LES PIPSSSSSS.
- Oui Nano yen a même un petit pour toi.

OUF. Ils mangent (salement) et parlent tous en même temps.
Avec le bruit de l'autoroute, on n'entend quasiment rien..C'est presque reposant.

- Làààààààà Bébé bébé bébé bébé!

 Nano est debout, son paquet de chips à la main et veut courir en donner au bébé.
Priminain, 3 mois, ne comprend pas bien ce que lui veut cette furie. Il hurle de terreur.
Les trois autres bondissent derrière Nano en la sommant de s'arrêter (ils veulent bien récupérer ses chips voilà tout).
Je l'attrape au vol (elle ne court pas bien vite) et fais un sourire amical (encore) à Primi et Chouchou (qui notent dans un coin de leur tête de songer à un moyen de contraception très efficace).


- Allez, on met tout ça dans la poubelle. Qui veut du YOP pour finir? (sauf toi Nano).
- MOUA MOUA MOUA!
- T'as pris Fraise j'espère?
- OUI Grand Nain, j'ai pris Fraise.
- Non parce que la dernière fois Noix de Coco c'était vraiment dégueulasse.
- NON. Tu n'as pas aimé c'est tout. D'ailleurs c'est moi qui ai bu la bouteille entière je te rappelle pour ne pas gâcher (et à la fin c'était vraiment dégueulasse).

Ils s'arrachent le Yop à peine ôté de la commissures des lèvres et la bouteille s'envole.
Je reçois du Yop sur la tête.
Et la couverture sur son beau tissu vichy.
Elle s'en fiche. Moi pas.
Je râle.
Moyen Nain lape le Yop.
Je suis sidérée.

Il est temps de remballer.
Après un pipi-routier dans les toilettes à la turque (je vous épargne le descriptif de la toilette au dessus de laquelle il faut se pencher pour tenir le nain après un sandwich Jambon-Comté).
Dans les toilettes d'à côté Moyen Nain HURLE de terreur. Il a déclenché la chasse par inadvertance et a cru se noyer. Sic.

Après ce festin de roi, se déroule NORMALEMENT la partie la plus facile du voyage.
En effet, les nains ont mangé, bu, et sont légèrement cuits.

Nano baille à s'en décrocher la mâchoire mais trouve tout de même l'énergie de réclamer LALALA.
Micronaine voudrait aussi LALALA (elle sait parler mais a une légère tendance à la régression quand elle fréquente un peu trop sa petite soeur).

Grand Nain, lui, voudrait jouer à Mario Broche (oui, il va chez l'orthophoniste.
Et Moyen Nain tente de me faire croire qu'il n'a presque pas joué à Tortue Ninja avant le repas.

Je remonte en voiture avec mon café glacé acheté la veille (histoire de m'éviter le transport d'un café brûlant en plus de mes 4 enfants). Je respire profondément en songeant qu'il me reste encore (au moins) trois bonnes heures de trajet. J'envoie un petit selfie de l'angoisse au Mâle (histoire qu'il soit rassuré - et qu'il culpabilise un brin).

Je délivre les Saintes Tablettes & Consoles aux enfants, chacun la sienne encore une fois.
Grand Nain et sa DS gagnée à la tombola (quand je vous dit que ce môme est un veinard, moi qui n'ai jamais rien gagné d'autre qu'un jambon de pays ou une casquette rouge à pois blanc des supermarchés Champion).
Moyen Nain et sa Storio 2 (rechargée à bloc par mes soins avec du jeu téléchargé par mes soins également, nécessaire à ma santé mentale).
et les filles avec leurs Kidigo (offertes par Mme Vtech qui a eu, je le crois, pitié de moi quand elle a su que j'allais m'enquiller tout ce trajet sans AUCUN autre copilote que le chien - qui ne sait toujours pas amuser les enfants en leur faisant des marionnettes).

Il me faut faire un mini placement de produit ENCORE (ouais je suis une vendue) pour vous dire à quel point ce fut merveilleux d'avoir ces Kidigo.
i
Les deux filles ont regardé leurs dessins animés (oui, mes oreilles sont habituées au bruit ambiant mixé fait de Clochette, de Reine des Neiges et/ou de Barbapapa).
Et n'ont pas hurlé. N'ont pas chouiné. N'ont pas râlé.
(ah oui, mes filles sont des boulets en voiture, je ne sais pas pourquoi c'est ainsi elles passent leur temps à râler en se débattant - enfin surtout Nano, Micro se contente de râler de manière fort relou et insistante).

Bref, pour les mamans/papas intéressés, voilà quelques images


écran de taille super correcte

de la place pour les piles (on a mis l'autocollant Poussin Voyageur pour les différencier) mais ça marche aussi sur secteur pour la maison!


il y  des jeux (petites touches multidirectionnelles)

et SURTOUT la possibilité de mettre du dessin animé de qualité



Pour tout savoir de manière technico-détaillée sur la Kidigo je vous renvoie chez Papacube qui fait de merveilleux tests. On dirait du Mamanstestent d'ailleurs.

De mon côté je ne dirais qu'une seule chose pour terminer : Kidigo = tranquillité = bouton qui verrouille le clavier pour empêcher Nano de taper sur toutes les touches = Plénitude parentale en voiture (ou chez des amis pas du tout Nain Friendly).


Après cet intermède placement produit UTILE, nous voilà de retour pour l'heure la plus tranquille de mon trajet. 
Tous les enfants sont concentrés. Ils laissent échapper de temps à autre un petit son :

- "Irérée élirééééé" (Nano qui chante la Reine des Neiges)

- "la deuxième étoile à droite " (phrase prononcée d'un air totalement niaiseux pas Micronaine qui a déjà vu Clochette environ 872 fois).

- "NON MAIS NON MAIS NON LA GOUTTE D'EAU MAIS SAUUUUUTE DONC!!!" (Moyen Nain qui joue manifestement à H2o, la petite goutelette qu'il faut faire progresser dans plein de mondes différents"

- "Rhâ non mais c'est pas vrai, la fleur m'a ENCORE bouffé" (Grand Nain qui joue à Mario Broche).

- ON NE DIT PAS BOUFFER Chéri.
- Ouais c'est comme "merde" c'est familier (ajoute Moyen Nain, très concerné)
- Non c'est pire le mot que tu viens de dire, je ne veux plus l'entendre Moyen Nain.


Et Nano finit par s'endormir.
Et c'est le moment où les nains, qui parlaient ponctuellement et peu fort, se mettent tout d'un coup à beugler.

- MAMAAAAAN???
- Chuuuuuuuuuuuut purée ta soeur dort!
- Ah. (ton baissé)
- Quoi? (chuchoté)
- On arrive bientôt?
- Mais non purée.


- MAMAAAAAAAAAAN???
- MAIS QUOI MAIS CHUT TA SOEUR DORT (bordel)
- Tu sais Clochette et Krystal c'est des sœurs
- CE SONT des sœurs.
- Non c'est des soeurs parce qu'elles sont nées d'un même éclat de rire d'enfant
(mode choupi activé)
- Ce sont des sœurs alors (ton mielleux de la maman).
- Bin oui c'est qu'est ce que je viens de te dire (ton agacé de la fille).
- Ok.


-MAMAAAAAAAANN??
- Quoi ENCORE (je peine à chuchoter)
- On s'arrête bientôt j'ai envie de faire pipi.
- Tu blagues?
- Non.
- Bin non, tu te retiens. Ta soeur dort, on ROULE.


Et on roule effectivement. 
Je tente de fredonner mais je me ravise rapidement de peur de réveiller le putois.

Et là, au loin, se profile le péage.
J'évite la dame de la caisse même si j'ai envie de lui faire passer un petit moment de vie sociale. Parce qu'elle va me parler, que je vais lui répondre et que BAM je vais réveiller Nano.

J'évite aussi la file avec l'anglais parce qu'il va se rendre compte que le ticket sort du mauvais côté, qu'il a oublié sa pince à cornichon et qu'il est obligé de faire le tour de sa bagnole (qu'il a garé trop près du coup il se contorsionne) et il prend trop de temps et les gens derrière vont klaxonner (sauf moi je suis courtoisie) et BAM ils vont réveiller Nano.

Du coup j'opte pour la file CB et Télépéage en baissant la tête pour éviter les bâtons rouges et blancs qui pendent (on ne sait jamais j'ai un minibus qui fait juste un peu moins de deux mètres).
Je lâche à peine mon accélérateur, je peste contre le tarif du péage (et après je me souviens que l'itinéraire Bis donne envie de se petit-suissider) et je redémarre en trombe.
Les gens de la douane postés à ma droite ne m'arrêtent jamais, ils ne sont pas FOUS.


Il reste deux heures de trajet et Nano tout d'un coup hurle.
Je perds huit ans de vie.
Elle veut "LALALALALA".

Car oui, j'avais demandé à Micronaine de lui couper sa Kidigo pour économiser les piles (pas folle).
On lui rallume (oui, cela fait partie des choses que j'ai appris à mes enfants assez rapidement, l'autonomie tablettienne) et on peut ainsi rouler encore une bonne demie-heure avant qu'une odeur désagréable ne se fasse sentir.

- MAMANNNN???
- Oui, je sens. Son nom est Bonde. Nauséa Bonde.
- Il faut la changer là je crois.
- C'est le chien chéri.
- Ah. ça sentait pareil.



Nous nous arrêtons donc pour promener un peu le chien et prendre un léger goûter. 
La couverture de midi sent encore bon le Yop et est étalée sur une herbe douteuse (again).
Les nains dévorent leurs biscuits comme s'ils n'avaient rien mangés depuis trois jours.
Le chien tire sur sa laisse comme un débile léger puisque manifestement ses amis canins ont laissé des messages pisseux de la plus haute importance sur chaque touffe d'herbe.

Je tente de surveiller les nains tout en promenant le chien.
Un jeune coupme sort de son Audi et me regarde d'un air attristé, je dois probablement avoir une mèche de cheveux collée au Yop.

J'abrège le goûter (il serait temps d'arriver) tandis que les nains décident d'attirer les fourmis de l'aire d'autoroute en émiettant leurs biscuits.
Je les remonte rapidement en voiture et décide de mettre un bon petit CD de nain.
On s'écoute la Vie de Château, on chante et rigole bien.
On s'écoute Aldebert, on chante, on danse (enfin on bouge le haut du corps en cadence) et on rigole bien.
On s'écoute Roule Galette et je me fais franchement chier (heureusement ça ne dure que 6 minutes) mais les nains sont ravis. D'ailleurs puisque ça passe super vite, on la réécoute quatre fois. On finit même par chanter la chanson de la galette dites donc. Hilarant.

Les nains ont soif, je fais passer les bouteilles d'eau.
QUATRE pour éviter les BOUAPATOU.


Une remplie pour Grand Nain et juste pour lui puisqu'il a tendance à y déposer quelques milliers de sous-marins.

Une remplie pour Moyen Nain et juste pour lui puisqu'il a tendance à boire tout cul sec avant de se plaindre qu'il a mal au ventre.

Une à moitié remplie pour Micronaine sinon elle a tendance à boire tout cul sec pour faire comme son frère et à dégueuler le tout parce qu'elle a l'estomac moins robuste que son acoolyte.

Une à un quart remplie pour Nanonaine puisqu'elle a tendance à boire un peu puis à retourner la bouteille à l'envers afin de la regarder goutter sur son pantalon pendant le quart d'heure qui suit.

J'en suis moi-même à ma troisième bouteille de Perrier Citron et à mon trente-huitième Frisk histoire de me ravigoter.

Et finalement, nous voilà arrivés.
Les enfants ont été dans l'ensemble A-DO-RABLES, en tout cas, je suis tellement heureuse d'être arrivée que ma mémoire vient immédiatement d'effacer tout ce trajet.
Le chien trouve qu'il a correctement voyagé.
Les nains veulent recommencer parce qu'ils ont (selon eux) regardé la télé toute la journée (mais bien sûr).

Je ne veux plus jamais écouter Roule Galette de ma vie.





Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...