7 oct. 2011

Depuis les nains..article en vrac pour parents en vrac

L'arrivée d'un nain peut parfois nous mettre la vie en vrac.
Entre la vie sociale qui se réduit à une virée chez Auchan, le sexe qui se réduit à un câlin-tendresse (sois-patient-j'ai-pris-trente-kilos-je-suis-moche), le quotidien qui ressemble à un relai dans lequel on se refile le nain...pas facile parfois de se dire qu'on va continuer à vivre à deux aussi génialement qu'on a pu vivre avant. Pas facile de se dire que notre vie va être aussi cool que prévue.

Ce n'est pas évident de gérer un nain. Quand on est Primi, ça déborde le nain, ça bouffe la vie, ça boulverse, ça renverse. Quand on est Multi, ce n'est pas toujours mieux, personne n'est à l'abri d'avoir un nain-boulet, un Babi, un nain malade, allergique, un nain très demandeur, un nain chronophage (un nain quoi). Chaque enfant est différent et chaque enfant peut renverser notre petit monde.

En tant que mère, on se retrouve mise à nue, on se retrouve bousillée de l'intérieur parce que tout d'un coup responsable d'une chose qu'on aime plus que tout.
Je ne sais pas si à vous, les hommes, ça vous fait cet effet là, mais la maternité rend la femme un peu frappée. Comme si tout était remis en question, comme si nous étions nous-mêmes remises en question.

Avoir un nain c'est chouette, c'est formidable, mais ça te retourne.
Tout d'un coup, tout ce que tu as fait avant a une autre saveur. Et tout ce que tu peux faire ensuite, en a une autre aussi.
Être parents, j'ai l'impression que ça t'oblige à aller à l'essentiel, à te débarrasser des choses superflues, à aller au fond.

Enfin, ça ne se fait pas en un jour et c'est ça qui est douloureux.
Au delà de l'apprentissage de la parentalité (constant effort), il me semble que devenir parent, c'est aussi trouver ce que l'on est.
Alors attention hein, je ne dis absolument pas qu'il faut devenir parents pour devenir quelqu'un, loin de moi cette idée, biiiih. Non. Je dis juste que, pour certains (genre moi), devenir mère a été le moyen d'accéder à une autre partie de moi-même.
Celle que je connaissais, que je savais là, mais que je n'arrivais pas à sortir.
Comme je l'ai dit, aller à l'essentiel.

Pourquoi ça fait mal?
Parce qu'il faut avancer, parce qu'il faut réfléchir, parce qu'il faut s'écouter et apprendre à savoir ce que l'on veut réellement. Avoir un enfant nous oblige à faire au mieux pour lui. Nous oblige à faire au mieux pour nous. On ne peut plus composer, on ne peut plus faire semblant, ça devient insupportable.

Avec mes trois nains et au fil des ans, j'ai lâché des choses, des gens, des amis qui n'en étaient plus, des boulots qui ne me convenaient plus. J'ai eu la chance d'avoir à mes côtés quelqu'un qui m'a écouté, qui a fait ses choix lui aussi, qui a décidé d'avancer, qui m'a aidé à avancer.

Ce petit post, je l'écris pour quelques mamans qui, aujourd'hui, vivent cela. Cette impression de n'être pas tout à fait elles-mêmes, mais de s'y diriger d'un pas ferme. Et parfois dans la douleur, parfois avec quelqu'un qui ne suit pas, quelqu'un qui ne partage pas ces moments avec elle.

Lorsque j'écris mes articles sur les nains, lorsque je donne des "conseils" (foireux), je n'oublie pas qu'au delà des mères, il y a des femmes. Avec ce qu'elles étaient, avec ce qu'elles sont, avec les choix qu'elles ont pu faire.
Parfois forcées par la vie, mais toujours pour faire au mieux. Je voulais juste dire (de manière maladroite) à quel point ce chemin est long, à quel point parfois ces choix peuvent nous peser. Reprendre un boulot de merde parce qu'on ne peut pas faire autrement (parce qu'il faut gagner sa vie correctement, qu'on a des enfants à nourrir), c'est dur, très dur. Et pourtant...combien le font, combien doivent le faire?

Ce petit article en vrac, justement, pour vous soutenir, toutes ces mères qui vivent un quotidien bancal, entre allaitement et boulot, entre crèche et ménage, entre mari et enfants.
Toutes celles qui font le choix d'avancer, comme elles le peuvent toutes celles qui trouvent la force d'aller à l'essentiel.

Je me relis et je me dit, merde, je ne suis pas marrante...
Alors que, quand même, le but c'est de te faire sourire, histoire d'avancer un peu aussi. Parce que prendre le quotidien parental (parfois pitoyable) avec le sourire, ça fait partie du jeu, ça aide à ne pas focaliser sur des détails qui n'ont aucune importance, ça aide à aller là où la vie est plus douce.

Voili voilou, petit article en hommage aux mamans, aux papas, à ceux qui le sont et ceux qui ne souhaitent pas l'être. Avec pensées toutes particulières pour celles qui sont sur la route caillouteuse, avec des chutes et des gravillons sur les genoux.
Celles qui essayent de devenir exactement ce que leur cœur leur dit d'être.

6 oct. 2011

Un nouveau Center Parcs testé par le nain : Le Domaine des Trois Forêts (Moselle)

Avant tout, on peut voter (comme j'abuuuuse).


Allez, on se reprend... Tu viens sur Mamanstestent pour voir du test? Et bien tu vas être servi(e) car aujourd'hui, je te propose de découvrir un mirifique test. 

Le nain a aimé Center Parcs, tu le sais puisque l’an dernier, j’avais consacré tout un article à mon mirifique séjour (d'une journée) au Parc situé dans l’Aisne, au lac de l’Ailette.


Avant les vacances d'été, j’ai reçu un mail très gentil de Center Parcs qui m’invitait à venir tester le lieu en cottage VIP pour un gros week-end. J’ai hurlé de joie, le Mâle a sorti un « pour une fois que tes conneries de blog servent à quelque chose » et les nains n’ont rien dit puisqu’on leur a fait la surprise (oui, ça fait du bien de passer parfois pour des parents super sympas qui invitent leurs divins nains dans un lieu paradisiaque).
Dès la réception de ce mail, j’ai donc surfé sur le site de Center Parcs et j’ai bavé d’envie devant le cottage VIP (le Mâle également, surtout lorsqu'il a lu le mot "sauna" ou "hammam" dans le cottage).
J'ai donc pris mon plus beau clavier pour répondre à cette délicieuse invitation: « Chère Madame du Center Parcs, les nains et moi-même seront honorés de viendre parce que nous kiffons la piscine (enfin, surtout les nains)".

Quelques jours après, nous voilà partis vers le Domaine des Trois Forêts, sis en Moselle, à environ une heure de voiture de Metz (notre nouvelle ville, je te le rappelle).

L'arrivée au cottage se faisant à partir de 15h, nous nous sommes présentés à 15h02 à l'entrée (ponctuels nous sommes, pressés les nains sont).
Le gentil monsieur siglé Center Parcs nous remet la carte Multi Pass (enfin, la carte qui ouvre le cottage) et les papiers qui vont bien (explications de tout ce qu'on peut faire de très chouette dans le parc).

Les voitures sont interdites sur le Domaine sauf pour décharger les (millions de) sacs devant le cottage. Le Mâle nous a donc jeté avec les nains et est parti garer la voiture à des kilomètres de là (en fait, il y a des parking en périphérie hein..).

hiiiiiiiiiiiiiiiiiiii c'est chez nous (au fond)

Le cottage??

Déjà, moi, je suis une hystérique des petites maisons. C'est mon côté fille.
Le cottage, dans mon esprit de nain, était une petite maisonnette perdue dans les bois. Non, en vrai c’est une petite maisonnette accolée à d’autres maisonnettes. Très choupie la maisonnette.
Pour entrer, une carte magnétique. Ne pas perdre la carte, bien évidemment si tu ne veux pas rester enfermé dehors comme un boulet.


A l’intérieur, c’est vraiment chouette. Les pièces communiquent toutes entre elles et sont d’une taille agréable. Là, c’était donc le cottage VIP pour quatre avec :

-    Une grande pièce à vivre (salon télé + cuisine américaine + coin repas) qui donne sur une terrasse avec la baie vitrée qui va bien
-    Une chambre parentale avec un lit de maboule et une télé (et un lit de Micronaine, fallait quand même pas imaginer que mes parents allaient se passer une nuit tranquille)


-    Une salle de bain avec douche/bain, lavabo et WC

-    Une autre salle de bain avec lavabo et douche hammam (ou sauna, ça dépend)
the coin cuisine
-    Une chambre avec deux lits jumeaux


Pour un cottage perdu dans les bois, ce fut fort chic. Comme c’était un VIP nous avions pas mal de trucs en plus (genre les torchons, des pastilles de lave-vaisselle, tout ça).

Je te laisse voir le descriptif là (si ça t'intéresse).

Le seul souci ? La porte d’entrée n’est pas munie de verrou ou  de loquet et la porte de la chambre des nains donnait sur le sas d’entrée. Un peu flippant si ton nain est un nain fugueur.


Sinon, rien à redire sur le confort du cottage qui est impeccable. Les lits moelleux et du matériel pour enfant (chaise haute/lit à barreau) au top.

Le seul bémol est celui qui peut arriver dans tous les endroits où il y a d’autres gens que toi. C’est le bruit des voisins. Sur les trois soirs, nous avons eu un soir pendant lequel nos adorables voisins avaient décidé d’écouter de la musique très rythmée dehors. Comme il n’y a qu’un paravent en bois pour séparer les terrasses…c’était…heu…convivial. Jusqu’au moment où on leur a carrément demandé de baisser le son…plus très convivial du coup.

la terrasse (avec les transats pour se vautrer)


Cela dit, les nains étaient légèrement bruyants aussi alors nous n’avons pas trop râlé.

Les activités gratuites
Oui, il y en a. Si je dois comparer avec le Domaine du Lac de l’Ailette, je dirais même que le Domaine des Trois Forêts est plus riche en activités. On peut profiter de l’Aqua Mundo, certes, et de l’aire de jeux couvertes. Mais également d’une mini-ferme fort sympathique et d’aires de jeux en bois assez chouettes.

-    L’Aqua Mundo
Ah, mon lieu favori.
Enfin, si tu te souviens bien, la dernière fois que je me suis rendue dans ce lieu de perdition, j’ai assomé mon Grand Nain (Quasimodo powa) et j’ai montré mes seins à tout Center Parcs (vive l’Arbre à Eau).


Cette fois-ci, point d’accidents de tuyaux. Je n’ai même pas manqué de noyer un nain dans la Rivière Sauvage (pourtant beaucoup plus rapide que celle du lac de l’Ailette).
et ça, je n'ai pas testé non plus...(pourtant, ça a l'air franchement hilarant)


Niveau piscine, c’est toujours très bien. Il fait bon, les espaces sont nombreux, des chaises hautes et des parcs sont à disposition. Il y a beaucoup de parents, de jeunes mamans au ventre encore flasque (ça console) et de familles avec enfants qui chouinent (ça rassure).
L’arbre à eau est un peu moins bien que celui de l’Ailette (moins de toboggans pour enfants) mais est moins glissant à l’intérieur (appréciable pour les nains chuteurs).
ouais, ça fait rêver...
Les bassins sont agréables, la rivière à l’extérieure est sympathique et le nombre de bassins fait qu’on ne se sent pas oppressés.


Nous nous sommes rendus tous les jours à la piscine (et oui) avec une nette préférence pour le vendredi soir et le lundi matin (jours de départ/d’arrivées donc moins de monde).
Seul bémol, les toilettes sont une patinoire. Je sais, ça paraît débile comme réflexion mais j’ai dû aller au moins trente fois aux toilettes pour cause de Moyen Nain affabulateur (j'ai envie de caca - et puis finalement pas), et il a manqué de se fracasser le crâne à chaque fois. Et j’ai rattrapé une femme enceinte malhabile qui a failli faire un triple loots piqué.
Le toboggan famille. Fait environ 50 fois avec les deux nains. La petite hurlait de joie en bas pour les accueillit.

Sinon, rien à redire, c’était super. Nous qui sommes de grands enfants, nous nous régalons dans ce genre d’endroits.

La petite plage du bassin à vagues est vraiment idéale pour les nains qui peuvent se balader dans l’eau sans manquer de couler. Il y a quelques photographes qui sont là pour proposer leur service mais ils n’insistent pas si on décline l’offre. Effectivement, j’ai décliné, expliquant au gentil Monsieur qu’il était hors de question que je dépose sur ma cheminée une photo de moi en maillot de bain, avec cheveux mouillés et tronche fatiguée. Il m’a regardée et n’a pas insisté.
La pataugeoire cache le ventre, je répète, la pataugeoire cache le ventre

Les heures filent dans ce Eden pour nains, les nains sont ravis mais c'est vrai que la différence d'âge peut compliquer les choses. Genre Grand Nain a fait trente fois la rivière sauvage pendant que je me baignais pitoyablement dans la pataugeoire avec les deux petits.


L'arbre à eau. Ah...l'arbre à eau. On y resterait des heures (ou pas).



Niveau douches, c'est nickel, pas cracra et peu de courants d'air.
Si les cabines familles pouvaient être un peu plus nombreuses, ça serait top aussi, c’est vrai que de se rhabiller à cinq dans une petite cabine, c’est un challenge digne de Koh Lantha.



L’aire de jeux couverte

Déjà, que les choses soient claires, je n’aime pas particulièrement ce genre de lieux. Ça sent la chaussette et la transpiration, certains parents y collent des nains agressifs (et s’en désintéressent), ça crie, ça hurle et bien souvent, on nous ajoute de la musique niaise par-dessus.

L’aire de jeux couvertes de Center Parcs ne déroge pas à la règle. Les nains adorent, je déteste.
Ils montent dans la structure et je regarde d’un air inquiet le mauvais nain qui veut tirer mon Moyen en bas du toboggan. Ils font du tracteur et j’observe d’un air torve la naine hargneuse qui  veut désarçonner Grand Nain de son destrier.
Le Mâle nous commande une boisson et pendant ce temps là, Micronaine (qui gère mal la musique trop forte) commence à chouiner.
Bref, à part quand il pleut, c’est un lieu à fréquenter avec un bon polar et des enfants débrouillards.

La mini ferme :
Ça plaît toujours aux nains de caresser une biquette, de marcher dans une bouse et de se gausser sur la crasse du cochon.  Tu as toujours un parent pour faire une blague graveleuse et toujours un nain pour pleurer de peur. A faire donc, c’est pittoresque.
Une biquette et le nain est ravi


Les activités payantes

tu penses bien que le nain a passé trois jours à nous réclamer une balade en bateau...
Nous n’en avons pas fait énormément, d’une part parce qu’il a plu (sympa la balade en bateau sous la pluie) et parce que ce n’est pas donné. Surtout pour l’âge de nos nains.


Le séjour nous était offert avec deux vélos, nous avons donc mis au bout pour ajouter à ces vélos une petite carriole pour les petits nains et un siège pour Grand Nain.
Le vélo est LE moyen de déplacement en vogue à Center Parcs. Avec le petit train.
Et pendant ce temps là, Micronaine roupille...
Le petit train, rebaptisé tire-couillons par le Mâle, fait le tour du parc. Il est fort utile en cas de pluie et permet d’éviter de passer pour un couillon (justement) lorsque tu pédales sous une pluie torrentielle. Les nains dans la carriole sont à l’abri. Celui sur le siège regrette de ne pas être un petit.


Sinon, rien à redire sur la location des vélos, j’ai trouvé ça très chouette de se balader avec les trois, c’est assez rare et c’était vraiment sympa. Surtout pour mes cuisses.
A savoir, vous pouvez louer aussi un vélo électrique. Cher, certes. Mais manifestement utile lorsque tu tires des nains robustes.


Nous n’avons pas testé les restos (cuisine dans le cottage) ni les autres activités pour nains puisque la majorité sont ouvertes aux enfants à partir de quatre ans et que ça aurait été un drame que Grand Nain fasse un truc sans Moyen Nain (oui, ils sont un peu glue entre eux).

Pour les courses, je les avais fait avant, me doutant que le petit supermarché sur-place serait légèrement cher. Effectivement, il vaut mieux faire un bon plein et éventuellement ajuster sur place.
Pour conclure, j’ai trouvé ce séjour vraiment bien. Reposant, calme et finalement dépaysant alors que nous n’étions qu’à une heure de chez nous.

J’étais invitée par Center Parcs, que je remercie d’ailleurs infiniment car, et ça sera le seul bémol à apporter à cet article, le séjour n’est vraiment pas donné.
Alors, bien entendu, en fonction des moments, en fonction du cottage choisi et du nombre de personnes avec qui vous partagez les lieux, la note se réduit, mais tout de même, ça reste cher.

Cela dit, le lieu est vraiment beau, en pleine forêt, et sans voitures. Idéal pour quelques jours en famille, on peut vraiment s’y rendre avec de très jeunes enfants (et ça, ce n’est pas le cas de beaucoup de lieux. C’est un condensé d’activités. On peut y dépenser beaucoup, mais on peut aussi rester raisonnable et se contenter de la piscine et de grandes balades.

En tout cas, j’ai vraiment beaucoup apprécié ce séjour, ça m’a fait du bien, je le dis honnêtement, parce qu’à aucun moment, nous n’avons eu de la logistique « nains » à gérer. Tout est sur place, et ça, ça repose vraiment de ne pas avoir à penser à tout ce qu'il faut trimballer pour s'assurer un peu de tranquillité.


Un séjour à conseiller donc aux jeunes parents, histoire d'avoir un peu le sentiment de s'évader...sans galérer...

4 oct. 2011

Donner des fleurs - Le nain, la pâquerette et la poubelle






Article sponsorisé


Les fleurs.

Ah, les fleurs.

Le nain est, par essence, un adorateur de la fleur.

Il aime se jeter dans l’herbe humide de rosée (et de caca de caniche) afin de tirer comme un forcené sur une minuscule pâquerette (qui regrette, mais trop tard, son choix de lieu de vie). Muni de sa précieuse fleur (enfin, du bout de la fleur et d’un minuscule morceau de tige), il revient d’un air triomphant vers toi. S’interrompt. Contemple l’herbe autour de lui. Et replonge. Sur une autre (infortunée) pâquerette.



Au bout du compte, c’est un nain aux bas de pantalon trempés mais au sourire fier, qui te tend avec joie une minuscule composition florale décatie. Et toi ? Toi, tu n’es rien qu’une mère (sans une once d’empathie pour la gentequerettienne). Et tu remercies le nain, avec des larmichettes aux bord des yeux (ça, c’est surtout si tu es Primi). Tu l’embrasses fort, tu le serres (oui, tu es émue) et tu te dis « j’ai de la chance, mon nain est un bon ptit bonhomme ».
Et là, se pose la question du « je fais quoi avec ces minuscules morceaux de pâquerettes ? ».
On ne peut décemment pas les jeter, ça fait mère indigne et puis le nain surveille. D’ailleurs il surveille longtemps (je dis ça pour celles qui seraient tentées de jeter le bouquet sus-nommé dans la poubelle suivante).
Il ne reste alors qu’une solution : les mettre dans sa poche (et les ressortir toutes séchées quelques jours plus tard au-dessus de sa poubelle de bureau) OU les mettre dans son sac à main (« mais si le nain, dans la petite poche spéciale fleur – mytho) et les ressortir toutes séchées devant un Mâle ébahi par « toutes les choses inutiles qu’on peut se trimballer là-dedans » OU encore, les tenir au bout des doigts jusqu’à la maison et les mettre dans un verre d’eau (tout petit le verre) sur la table de la cuisine. Oui, la troisième solution est la plus choupie. Mais bien souvent, on opte pour les deux premières.
Offrir des fleurs pour faire plaisir, offrir des fleurs pour rien, pour dire qu’on est là, qu’on pense à l’autre, tout ça, ça s’apprend, ça se transmets.

Avec les nains, nous allons choisir des jolies fleurs pour des gens lorsque nous sommes invités (c’est de plus en plus rare, je te le concède). Ou bien, nous décidons d’aller nous composer un joli bouquet, juste comme ça, parce que ça nous prend. C'est l'Effet Fleurs.
Les nains regardent, choisissent, composent le bouquet et le porte fièrement à bout de bras comme un trésor. Ils contemplent les fleurs et sont déçus de les voir se fâner. Apprentissage de la vie, un petit peu (et les mille questions qui vont avec…).

Si je te parle de fleurs aujourd’hui, c’est dans le but de relayer un concours "que j’ai trouvé joli et qu’il s’appelle Donner des fleurs. Organisé par L’Office Hollandais des fleurs, il propose aux participants de montrer, en une photo, tout ce que les fleurs peuvent donner (de la joie, de l'amûr, de la bonne humeur, de la passion, etc..)
Un exemple ?

Ça te dit de participer ?
Alors déjà, tu choisis une jolie photo (le nain qui pose avec son bouquet minable de pâquerettes du début, ça peut faire son petit effet, surtout si tu fais pleurer le nain avant, qu’il ait une bonne tête de Chat Potté).

Ensuite, tu te rends sur le site : http://www.donnerdesfleurs.fr/ et tu postes ta photo de la chiale avec un joli titre. Du genre, donner un amour infini (ouais, ça sonne pas mal ça).
Tu veux voir ma participation ?


Le concours ne dure que jusqu’au 9 octobre, donc hop ! hop ! hop !
Et tu gagnes quoi ? (oui parce que bon…c’est bien joli tout ça)
Un truc plutôt bien? 1 an de fleurs. Chaque jour. Il y aura donc 9 veinards qui recevront un bouquet chaque moi (plus un bouquet pour leur anniversaire).
Ça ne te paraît peut être pas sioupère groovy vu comme ça, mais n'oublie pas...



un an de fleurs = un an où tu pourras dissimuler les pâquerettes dans un autre GROS bouquet.


Allez, participe et viens nous montrer ta création (qui n’égalera pas la mienne j’en suis certaine, huhuhuhu).
Vidéo virale par ebuzzing

2 oct. 2011

ça m'énerveeeeeeeeu

Quand on est parents, il y a des trucs qui vont de soi. Nos nains, on les habille, on les nourrit, on  les lave, on les change, on les gronde, on les câline, on les soigne, on les cajole, on leur explique.
Il y a des jours où le quotidien parental nous convient et nous rend heureux.

Il y a des jours où le quotidien parental rend dingue.

Voilà quelques exemples de truc qui m’énervent passablement. Pas toujours. Mais souvent :


- Changer ma fille après une bouse atomico-explosive. Racler le tout, rouler avec précaution l'objet du délit tout en soupirant (voire en râlant et en me faisant plaindre). Puis, soulever les petites papattes de la bestiole afin de dégager le reste de la couche. Et mettre un bout de doigt dans son cher caca. Biiiiiiiiiiiiiiiiiih. Dégueu. Haut-le cœur.


- Répéter trente millions de fois des phrases débiles. Que je m'étais juré de ne pas (trop) rabâcher à mes nains:
"Tiens toi correctement"
"Ta tête est lourde?"
"Dis bonjour à la dame" (marche aussi avec merci, au revoir, pardon)
"Non mais là, tu es fatigué hein le nain" (c'est pour ça que tu es fiant)
"Non mais t'as faim ou quoi?" (ce qui expliquerait ton comportement très fiant)
"On ne répond pas"
"Viens"
"Dépêche-toi on va être en retard à l’école"

Ok, le nain, là on doit être à l'école dans dix minutes...

-    Moucher le nain. Appliquer un mouchoir propre sur ton tout petit bout du nez. Lui demander de souffler. Pas par la bouche. Encore. L’autre. Sentir le mouchoir se remplir de tout ce qu’il y a d’habitude d’étalé sur la joue du nain. Puis riper. Et se retrouver avec le contenu de la narine gauche dans la paume. Abominable.

-    Faire un truc chiadé à manger. Genre des croquettes de poisson. Sachant que pour faire des croquettes de poisson il faut malaxer (à mains nues) des morceaux de poissons qui puent (normal, c’est du poisson). Et, devant la mirifique croquette de poisson, le nain qui goûte et qui dit, poliment « j’ai goûté mais j’aime pas maman. Je préfère le cordon bleu. Mais j’ai goûté hein, c’est bien ? ». Oui, c’est bien. Raclure. J’en fais quoi de mes vingt-deux croquettes ?


-    Laver le linge. Le sécher, le repasser, le ranger. L’enfiler au nain. Et le récupérer le soir, plein de taches, gluant aux manches (morve), collant au col (compote). Le mettre dans le bac à linge sale. Bien tasser. Histoire d’en mettre plus à l’intérieur.

Après la table du petit-déjeuner, ma deuxième meilleure amie..


-    Entendre le fameux « J’a fait cacaaaaaa ! » (oui, le nain dit j’a) alors qu’on est en train de siroter son café au lait du matin. Et savoir qu’on est la seule à pouvoir aller essuyer ses délicates fesses (car le Mâle est absent momentanément). Se pencher au-dessus de la cuvette. En apnée. Pendant que le nain nous pose un milliard de questions.
Et que son frère attend son tour derrière la porte.

-    Habiller les nains. Encore et toujours. Chercher des affaires propres, à leur taille, sans trou ni taches. Enfiler les slips, demander de « lever les bras au ciel » pour le tshirt, de « lever un pied, puis l’autre » pour le pantalon. Et les chaussettes ? En trouver deux. Finir par prendre celles de la veille. En mettant celles du grand au petit et celles du petit au grand. Histoire de duper la maîtresse.


-    Quand le nain se réveille et commence à hurler,  à pleurer ou à parler aigu. Il ne parle pas, il te hurle dessus. Alors qu’il est 6h38. La journée commence très bien. Les voisins sont ravis.

-    Aller à la médiathèque. Trouver des excuses pitoyables pour expliquer les dix jours de retard (« alors qu’il y a une boîte aux lettres dans laquelle vous pouvez déposer vos ouvrages madame »). Gérer deux nains surexcités qui parlent (trop) fort et sautent sur les coussins. Deux nains qui veulent emprunter des livres qu’on a déjà, des livres qui ont l’air nuls, des livres avec Tchoupi, avec Petit Ours Brun, des magazines (qu’on va déchirer) et des cassettes vidéos (alors qu’on a juste un lecteur dvd).

- Ranger la chambre des nains, leur salle de jeux. Trier les bacs. Playmobils, petites voitures, petits personnages, marchande, légo, duplo, trucs divers et variés. Et entendre les nains vider les bacs, les uns après les autres. En criant "Youpiiiiii, il pleut des jouets!".

-    Se lever la nuit pour aller faire pipi. Se faire griller par le nain qui sort de sa chambre. Et qui te parle d’une voix claire (et forte) alors que tu comates, assis sur la cuvette. Tu tentes de lui dire « Chuuuuut, ton frère et ta sœur dorment put*** ». Mais rien n’y fait, il te parle. Et tu ne peux pas bouger. L’impuissance de la cuvette, la peur de voir les trois nains debout à 4h28 du matin (vécu par Papacube).

-    Vouloir prendre un bain avec son tout-petit. Comme une Primi débutante.
Se souvenir que le bain du micronain c’est 37°. Trouver que c’est gelé et tenter un 39°. Prendre un bain tiédasse, avoir froid, contempler son ventre qui dépasse (forcément dans 15cm d’eau), avoir envie de pleurer,. Tapoter le bain pour amuser la galerie. Amuser la galerie.

-    Faire un jeu de société avec les nains. Jouer trente secondes, ré-expliquer les règles au nain qui triche. Reprendre le dé au nain qui ne respecte pas le tour de dé. Gérer les disputes entre nains. Punir le nain qui jette le dé dans la tête de son frère (qui part en hurlant). Se retrouver toute seule. Ranger le jeu.

-    Se vautrer comme une vieille loque dans le canapé vers 20h03 quand les nains sont couchés. S’y jeter même, parce que c’est trop bon. Et atterrir sur une toupie en métal, un pirate playmobil ou une superbe construction en Clipo (le truc avec les petites pointes). Retenir un cri (ils dorment quand même).

-    Quand le nain se relève cent trente fois après 20h03. Pour de l’eau, pour un bisou, pour un caca-mytho, pour un pipi. Pour faire chier OUI.

- Répondre aux pourquoi? Aux pourquoi du pourquoi.? Aux comment?
Recommencer vingt fois la même explication (dix jours d'affilés). Et entendre le nain demander la même chose à son père (histoire de vérifier que je ne dis pas de conneries).


Vas y, mets des miettes partout, j'adore passer l'aspi le nain


Et vous, qu'est ce qui vous énerve??
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