15 août 2011

Carte postale n°3 : comment pourrir la voiture familiale en quelques heures

Sur le trajet des vacances, cher ami nain, tu t'ennuies. Comme je te comprends.
Mes parents sont sympathiques, certes, mais tout de même, sur la route des vacances, ils ne sont pas très très groovy.

La route est longue et il faut bien passer le temps.
On the road again, le nain, on the road again...
Afin d'égayer ton trajet, je te propose quelques petites idées, autrement plus intéressantes que les jeux (niais) de ta mère (genre : allez les enfants, on regarde si on trouve des voitures rouges - totalement has been et franchement pas palpitant).



* Jouer avec le pare-soleil. Celui qui est fourni avec la voiture est assez sympa car il se ré-enroule automatiquement si on tire dessus. Un bruit surprenant, un ré-enroulage rapide...de quoi faire bondir tes parents. Tu peux même hurler de rire à chaque ré-enroulage, parce que, soyons francs, c'est super marrant.
Si ton pare-soleil est un truc à ventouses (un superbe Némo, un mirifique Winnie the Pooh ou un fantastique Cars), n'hésite pas à tirer très fort. Au pire tu le déchires (et tu pourras en demander un nouveau encore plus beau - genre Cars 2), au mieux, tu le décolles et ta mère sera obligée de baver dessus en faisant une moue dégoûtée pour te le recoller.
Gain de temps = 15 minutes

* Mater un petit dividi. Oui, mes parents ont investi dans des petites télés qu'on accroche à l'arrière des sièges. Je sais, je sais, ils avaient dit "pas de ça chez nous". Mais crois moi, si les tiens sont encore récalcitrants, ça ne devrait pas durer. Trépigne, hurle, parle fort, dis que tu t'ennuies, jette les livres à travers la voiture et ronchonne en chouinant. Normalement, tu devrais obtenir gain de cause. Surtout si tes parents sont perdus et que leur GPS leur demande (avec insistance) de faire "demi-tour dès que possible".
Bref, si tu as des petites télés, tu es tranquille quelques heures. Un bon petit Toy Story (la trilogie même) et la route passe plus vite. N'oublie  de demander à ta maman de mettre plus fort histoire qu'elle soit obligée de se contorsionner pour trouver le bouton "VOLUME +" qui mesure un demi-milimètre.
Gain de temps = de 1h30 à ... (jusqu'à ce que tes yeux te piquent et que tu commences à parler aigu).

* bouquiner un petit Tchoupi. Bon, le bouquin c'est bien mais on s'en lasse vite. Je te suggère donc de prendre un petit stock de livres, de déchirer quelques pages si tu t'ennuies (voire même de les balancer par petits morceaux à travers la voiture). Tu peux également réclamer un stylo histoire de crayonner sur les pages.
Gain de temps = 10 minutes 

* Crayonner : voir ci dessus. A l'aide du stylo fourni plus haut, essaye de te crayonner les mains, les jambes et le visage. Tu peux également faire un peu de "peinture sur soi" sur ton frère, sur ta soeur, ou sur tes nounours. N'oublie pas de t'appliquer, surtout si tu vas en vacances chez des amis un peu coinçés des fesses (ou sans nains).
Gain de temps = 10 minutes

* Compoter : issu du latin Pom'Potum. Réclame une "compote abwaaaaare" avec aplomb à celui qui ne conduit pas. Geins légèrement. Puis, pose une noisette de pom'potes sur tes doigts. Ensuite, laisse libre cours à ton imagination sur la vitre la plus proche de toi. Un rond, des traits, des escargots, des yeux de loups. Tu peux également tartiner ton siège auto, ton frère ou bien ton dessous de pied. Une fois la compote vide, n'oublie pas de jeter l'emballage à tes pieds.
Gain de temps = 5 minutes

* Biscuiter: issu de l''anglais BN au chocolat. Réclame un "petit gâto au chocolat" avec aplomb à celui qui ne conduit pas. Ne geins pas trop (tu as déjà énervé tes parents avec la compote - et encore, ils n'ont pas vu l'état de la vitre). Une fois que tu as mangé la moitié de ton BN et que tu n'en veux plus (évidemment, il est tout mangé), émiette le avec douceur. Au dessus de toi, au dessus des affaires, sur ton frère, dans ton siège auto. Essaye d'éviter ton col de t-shirt, après ça gratte.
Gain de temps = 5 minutes


* Chanter.
Chanter en voiture, c'est bon pour le moral. Hurler aussi.
Sur Muse, c'est pas mal, certes, sur Vincent Delerm c'est déjà moins glop.
N'hésite pas à affirmer tes préférences musicales à haute voix. Je te propose ainsi de pleurer si on te met une musique qui abîme tes oreilles. Tu peux même trépigner, c'est assez tendance. Exige de la musique à base de lapins, de chats, de petits escargots et de taupinettes.
Si tes parents n'accèdent pas à tes requêtes (les miens rechignent toujours un peu à me mettre Taupinette), n'oublie pas de leur pourrir leur groove à l'aide de questions qui mettent mal à l'aise (mort, sexualité ou bien état de santé de feu ton animal de compagnie). Un exemple??

" Maman, il est où mon poisson rouge?"
"Heu??? Lequel?"

" Bin, Gros, tu sais, celui du bocal"
" Ah bin lui, heu, bin tu sais, avec Papa on l'avait mis dans la poubelle l'étang parce qu'il était tout crevé dans son bocal voulait retrouver ses copains"
" Moi je VEUX le voir"
" Mais chéri c'est pas possible, je ..."
" Mais SI Maman, c'est possible"
"ATTENDS, je baisse la musique pour t'expliquer tranquillement mon coeur...mais sinon, tu veux pas écouter Taupinette plutôt??"

Et voilà, easy.
Si tu ne sais pas parler (ou si ton langage se limite à dodo/caca/gateau), contente toi de geindre. Ainsi, tes parents se sentiront obligés d'amuser la galerie (à toi le pestacle de marionnettes), de te mettre ta musique (bouge ta couche sur la ronde des lapinous) et de s'arrêter sur une aire pipi-routier (où tu pourras te dégourdir les papattes).
Gain de temps =  15 minutes (voire plus si tu mets un cd d'histoires du Père Castor)

* S'engueuler. Ne marche que si tu as des frères et sœurs (enfin, tu peux toujours t'auto-engueuler mais ça risque d'être légèrement flippant pour tes parents).
Tous les coups sont permis : cris, tapes dans la tronche, batailles de pieds, coups de peluches sur la tête, secouage de sièges autos. N'oublie pas de pleurer et de faire de la délation (surtout si ton frère biscuite ou pom'pote dans son coin).
Quelques phrases:
- Il m'a tapé!
- Il n'arrête pas de parler fort et ça me fait mal aux oreilles (moué)
- Elle me mord avec ses dents... (sans blague)
- Il est vraiment trop méchant....

En clair, de bonnes minutes de cris, de pleurs et de menaces parentales (on vous arrête sur la prochaine aire et on vous offre à des gens qui sont patients).
Gain de temps =15 minutes (au delà, tu risques la punition - genre pas de dividi)

* Pipiter (ou cacater) : comme son nom l'indique, cette activité consiste à réclamer un lieu d'aisance le plus de fois possible dans l'heure. Un pipi ou un caca. Quand on veut. Si on a des frères et sœurs, il est très intéressant de réclamer en alternance afin d'augmenter le gain de temps.
N'oublie pas d'attendre de ne plus en pouvoir histoire de bien stresser tes parents (l'urine d'enfant sent fort et s'incruste rapidement dans les sièges autos).
Pour le caca, n'oublie pas de manger quelques fruits peu mûrs la veille d'un voyage afin de demander souvent à t'arrêter. Pour le pipi, il te suffit de réclamer "abware" assez souvent.
Gain de temps =10 minutes toutes les heures (mais à la longue, ça énerve tout de même le parent qui lui, n'a pas envie de pisser- enfin sauf le Mâle)


* Gerbouiller. Cette activité est moins drôle pour toi mais elle est vraiment assez amusante à regarder. Afin de pimenter un peu ton trajet, n'hésite pas à dégueuler tout ton petit-déjeuner en jet puissant sur le siège devant toi. Et sur toi. Tourne un peu la tête et tu pourras même pourrir ton voisin. Ajoute à cela des pleurs incessants et un hoquet persistant et le tour est joué.
Si tout va bien, tes frères/soeurs devraient vomir aussi grâce à l'odeur. Et l'arrêt nettoyage devrait te permettre d'aller jouer sur les jeux de l'aire d'autoroute la plus proche.
Inconvénient : ton siège pue le vomi pendant très longtemps et tes parents sont légèrement agacés (ne compte pas sur eux pour te mettre Taupinette après ça).

Alternative odorante mais moins douloureuse: marcher dans une énorme crotte de chien (type bouse) sur une aire d'autoroute. Efficace et assez drôle car normalement tes parents s'auto-agressent pour savoir "qui a marché dans une putain de merde" avant de se tourner vers toi (mais entre-temps tu as quelques minutes de pestacle hilarant).
Gain de temps =10 minutes (mais c'est long quand ça sent le vomi)

* Rire. Parce que c'est encore ce que tu sais faire de mieux. Tu peux rire de pas mal de choses en fait (surtout si tu es accompagné de des collègues nains). Du trognon de pomme jeté devant toi et qui atterri sur les cheveux de maman. De ta tétine qui rentre très bien dans tes trous de nez. Des prouts que tu fais (en tout cas, ça fait rire ton frère). Des phrases que tu fais prononcer à ton frère du type : "je suis un gros caca fesse".De la dame du péage qui est moche (surtout si tu le cries fort). Des gens à qui tu fais des grimaces (alors que tes parents pensent que tu fais juste coucou) et qui te font des appels de phare.
Gain de temps = 20/30 minutes. Au delà, ton rire hystérique agace tout de même hein. Tu es mignon mais n'abuse pas.

Voilà, je crois que tu es paré ami nain.
Bon voyage. Courage à toi, les parents sont assez pénibles en voiture mais c'est normal tu sais, ils ne savent pas s'amuser et profiter de ces merveilleux moments en famille...

11 août 2011

Le nain picole...(c'est du joli)

Histoire de rester dans l'ambiance camping, je te propose aujourd'hui de parler picole (Hein Gégé? Une petite anisette??)

Le nain sait que son parent picole et ne peut garder ça pour lui.
Dès qu'il croise quelqu'un suceptible d'être passionné par sa vie (passionnante) de nain, il tient à lui faire partager quelques réflexions:
- Tu sais, moi j'ai quatre ans. Et aussi mon frère, Soso, il a deux ans.
- Tu sais, moi, j'aime bien boire un petit apéritif et mon papa il boit de la bière aussi et du vin.
- Et tu sais moi je sais ouvrir les bouteilles de vin tout seul (gulp - je n'aurais jamais du lui montrer comment fonctionnait le tire-bouchon, maintenant il nous fait une réputation d'enfer..)

La picole, sur un blog de maman, ça ne le fait pas. C'est le mal...


Parce que, personnellement, si je calcule bien, j'ai du m'abstenir de picoler pendant (environ hein) :
3 X 9 mois de grossesse = 27 mois
et 5 + 4 + 6 mois d'allaitement = 15 mois
Ce qui nous donne un total de (attends, je prends ma calculatrice) = 42 mois. Soit environ 3 ans et demi.
GULP.

Enceinte, je ne picole pas...
Mais ça serait mentir que de dire que je n'ai pas trempé mes lèvres dans un petit Château Poduku 1962 après une tétée lors de mes quelques mois de maman allaitante.

Pour être très honnête, j'ai choisi de suivre les recommandations de mon gynécologue favori (ma mère) pour mes grossesse : zéro alcool. Ouais, je suis comme ça. Zéro poisson cru aussi et zéro steak tartare. Certaines me diront : "Bah, moi je ne faisais pas si gaffe et puis je n'ai rien eu". J'imagine bien. Mais sincèrement, je n'étais pas prête à risquer des trucs pas chouettes juste pour un petit orgasme culinaire (oui, le sushi me fait cet effet là).

Enceinte, j'ai donc bu du Pulco (l'addiction de la femme enceinte pour l'acide), du Kéfir (recette maison), du Coca Light (mais pas trop), des pisse-mémés (tisane jambes légères, cuissot galbé et pipi toute la nuit).
Et j'ai décliné poliment tout ce qui était alcool, malgré les "Ho, c'est quand même pas une coupe qui va te tuer!" ou bien les "de notre temps, on buvait un verre de vin par jour hein et les bébés n'étaient pas plus cons...!" (oui et de ton temps, on lavait les serviettes hygiéniques à la main aussi).

Allaitante, j'ai limité grandement ma consommation alcoolique. J'avais lu quelques études (notamment celles de la Leche League - tu vois, je cite mes sources) qui expliquaient en quoi la présence (même faible) d'alcool dans le lait maternel provoquait des modifications quant au comportement du nain.
Par exemple, le nain soumis à de la picole dans le lait de sa chère et tendre mère (qui a picolé pour oublier qu'elle ne dormait pas) : boit moins de lait (car l'alcool donne du goût et une odeur particulière au lait) et aussi dort moins bien (et ça, ce n'est pas acceptable, déjà qu'il ne dort pas assez).


Alors je sais bien qu'un verre de vin ou de bière après une tétée ne nuit pas. Je sais. Mais crois moi, il y a des choses comme ça, ça me bloque.

A ce sujet, j'avais pu tester les alcootest pour lait maternel vendu sur le site de Mamanana.
Pour celles qui ne connaissent pas, ça ressemble à ça :

Alcootest à nichon

C'est un concept qui peut paraître étrange (voire limite) mais je trouve ça intéressant d'observer comment notre corps réagit à l'absorption d'alcool. J'ai donc (après avoir tiré mon lait afin de nourrir sa Majesté de la Micronaine), bu un verre de vin blanc. Une dizaine de minutes après, j'ai opéré un geste très sesky et ma foi fort sensuel (que je t'interdis de visualiser) afin de déposer une goutte de lait maternel sur la bandelette.
Si le test vire de couleur, c'est que le taux d'alcool dans le sang dépasse 0,02% et qu'il vaut mieux donner du lait tiré au nain (ou tout autre lait que celui qui sort de ton nichon bourré) et attendre une heure pour retester ton lait.

Le principe peut choquer mais mon nichon, après 1 verre de vin (petit hein, le verre, pas une pinte non plus), était bourré. Bon à savoir.
Alors c'est vrai que tu vas me dire "bah, ya qu'à ne pas boire pendant qu'on allaite". Certes. Mais parfois, lors d'un allaitement long (ou pas), tu as envie de boire un verre, de fêter un truc, de te faire un petit écart. D'avoir une vie sociale légèrement festive (autre que de sortir en famille voir Cars 2).
Test utile donc (et assez marrant).
désolée le nain, le nichon est bourré. Fais toi donc un verre de Gallia à la place...

Si tu as envie d'en savoir plus, c'est chez Mamanana que ça se passe.

Mon discours picole, tu l'as donc compris (parce que tu n'es pas une buse), est légèrement catégorique. Enceinte, c'est zéro alcool. Voilà, je suis peut être un peu obtue sur le sujet, mais je ne picole pas enceinte. Ça serait trop con de risquer quoi que ce soit pour un verre...

Allaitante, je suis un peu plus souple et je m'autorise une gorgée après tétée. Mais inutile de te dire que cet été, pour oublier le sevrage de ma fille et les biberons de 6h du matin (au mieux), Le Mâle et moi même avons dévalisé quelques caves (Givry, Chambolle et cie).


Sur le même thème, il y a quelques mois, on m'a proposé de tester le vin désalcoolisé Bonne Nouvelle. J'ai (évidemment) dit voui.
Voui parce que ça m'intrigue, voui parce que je suis une testeuse née et voui parce que "comment peut-on imaginer du vin sans alcool, biiiiih, pas bon".

Test de la vinasse (oui, c'est mon côté beauf qui s'exprime parfois) :

Alors voilà la bestiole (en rosé) :

Oui, le rosé,c'est girly





ça fait chic (on peut se pavaner avec un verre à la main et sourire de manière hautaine, ça passe très bien).
il est gouleyant, fort en bouche, il est rond et il a de la cuisse (le nain?)

Bon et sinon, c'est comment ?? (non parce que c'est quand même ça qui nous intéresse).

Je dirais que:

-  c'est sucré, pas autant qu'un sirop mais plus qu'un jus de fruit.

- dans l'esprit vin, on retrouve un petit goût (surtout pour le blanc je trouve)

- c'est bien meilleur frais, ça atténue même le côté un peu sirupeux (d'ailleurs, ils conseillent de le boire frais)

- pas calorique (puisqu'on compte 4 calories par verre - mon cuissot est remerciant)

- c'est une bonne alternative aux coktails sans alcool (qui sont, avouons-le très écoeurants)

- ça ne remplace pas du tout le vin (soyons franc).



Comme je suis une vraie professionnelle, j'ai proposé à S., ma pharmacienne enceinte de tester le vin Bonne Nouvelle.

ndlr : l'appellation sans alcool ne veut pas dire 0% d'alcool. D'ailleurs, le vin Bonne Nouvelle en contient 0,2%. Alors oui, ce n'est pas grand chose. Presque rien du tout. Mais il est hors de question que je te dise, vas-y, tu peux boire sans crainte :)
Je signale juste qu'il est très pauvre en alcool (et très pauvre en calories, ça c'est important, huhuhu) mais qu'il n'en est pas exempt.

Revenons à ma chère cobaye enceinte qui a accepté donc de tester pour vous le vin.
Son verdict: " Bon goût, très sympa pour un apéritif puisque ça change des jus habituels. Le vin a un arrière goût de vin, ce qui pemet de se sentir festive. Je trouve juste qu'il est trop sucré pour être bu au cours d'un repas". (le blanc)

Voilà, tu as deux avis qui convergent un peu (n'hésite pas à partager si tu as pu tester) : goût sympa, aspect rigolo mais tout de même un peu sucré pour être consommé à table, comme un vrai vin.

Ce que j'apprécie dans ce produit, c'est plutôt le côté "festif". Le fait de trinquer avec autre chose qu'un pitoyable verre d'eau et un sourire niais (bin ouais, je peux pas MOI).

Si tu veux tester le vin Bonne Nouvelle, tu peux aller en supermarché puisqu'il se vend dans la majorité des grandes surfaces (prix autour de 3 euros la bouteille).



Si tu es joueuse et que tu veux gagner ici même quelques bouteilles, voici le give away du jour :

- tu peux aller regarder le site de Bonne Nouvelle histoire de regarder à quoi ça ressemble

- tu reviens me laisser un commentaire de mec bourré (genre incompréhensible)

- si tu partages, tu mets un second commentaire (mais pas de mec bourré).

Et samedi soir, le GRAND JURY composé de trois blogueurs hyper-selects super VIP, élira les deux phrases les plus maboules, les plus déjantées et les plus bourrées.

Pour les buses, quelques exemples de phrases de mec bourré:
- si j'étais pas moi, je serais surement une chaussette parce qu'une vie de chaussette c'est quand même le pied...

ou bien
- la vie c'est quand même comme une maison de castor qu'on construit avec les dents...

Tu saisis le concept??

Les deux gagnant(e)s recevront un pack de bouteilles (rosé/blanc). A consommer avec délectation en trinquant à la santé (et au sommeil) du nain.


Tu peux cliquer...



Le grand jury bourré a élu :

- FAIZAZ
- SABINE

Hips les filles, j'attends vos coordonnées...

8 août 2011

Carte postale n°2: Comment se faire virer d'un camping en toute simplicité

va plutôt par là le nain....(loin) et prépare le ptit pastis!
Le nain prend aujourd'hui mon clavier et, de ses petits doigts boudinés (effet Jean Caby), il propose à ses congénères allumés de la mèche un petit code du "Bon campeur".


* Louer un mobil-home (rebaptisé Mobil-Gnome par Mère Bordel) à la dernière minute, en urgence et en milieu de semaine histoire de faire une excellente surprise à tous les vacanciers. Ne pas arriver le jour des arrivées est un excellent moyen de surprendre positivement le voisinage. Choisir évidemment le mobil-home coincé entre deux couples sans-enfants qui bossent EUX toute l'année (qui ne sont pas des feignasses de profs) et qui veulent un peu de calme.

* Débarquer dans le mobil-home à l'heure de la sieste et déballer tous ses jouets sur la mini-terrasse. Ne pas oublier de pousser des hurlements de joie à chaque voiture retrouvée. Éventuellement, s'engueuler avec son frère si celui-ci a le malheur de poser une de ses sales pattes sur notre voiture fétiche (toutes en fait). Et terminer par un vidage de la caisse de jouets en sautillant sur place.

* Demander soixante-fois à voix haute à ses parents "quand est-ce qu'on va à la pisciiiiine?". Marche aussi avec "la meeeer", "le toboggaaaaaan"?? Le tout étant de faire un maximum de bruit. Ne pas hésiter à reprendre toujours la même structure de phrase, avec exactement les mêmes intonations traînantes. Ça énerve pas mal surtout si les parents  :
- sont en train de vider la voiture, le coffre de toit, traîner des sacs qui pèsent une tonne à bout de bras sous 38°
- tentent misérablement de caser les vingt mètres cubes d'affaires dans les vingt-sept mètres carrés du mobil-home...(en suant et en ronchonnant).

* Sauter sur les lits en hurlant "Hip Hip Hip HOURRA" (sans se lasser) pendant que maman fait les lits (alors qu'elle a dix centimètres de jeu entre le matelas et le mur). Continuer indéfiniment jusqu'à ce que maman crie, voire plus. Ne pas oublier de faire le saut de trop qui termine sur le coin de la table de nuit. Histoire d'utiliser la trousse de secours pour la quatrième fois des vacances. Et ne pas oublier de hurler comme un goret qu'on égorge lorsque maman appliquera une touche de biseptine sur la terrrribeul blessure... Avec ces mots "mamaaaan tu me fais troooop maaaal, pas ça, pas ça". Histoire que les voisins pensent que tes parents sont maltraitants.

* A chaque repas pris en extérieur (sur la micro-terrasse), n'oublie pas de faire une colère. En fait, il te suffit de :
- refuser ce plat dégueulasse (ce ne sont pas des nuggets? C'est donc dégueulasse)
- renverser malencontreusement son verre d'eau sur son frère (en lui balançant à la tête)
- faire tomber une cuillère entre les lattes de la terrasse (chaque cuillère sera décomptée du chèque de caution, ne l'oublie pas, alors ça énerve).
- se barbouiller de danette au chocolat.
Les voisins apprécieront ce repas partagé collectivement, dans la joie et la bonne humeur.

* Aux jeux pour enfants du camping, n'oublie pas de râler. Parce qu'il y a du monde, parce que le toboggan est chaud (pour ton délicat fessier), parce que personne ne te pousse sur la balançoire, parce que les grands te passent devant au toboggan. Tu peux donc alpaguer ton père, ou ta mère en criant, ça résonne particulièrement bien. Tu peux également balancer des gravillons sur le toboggan... ça rend bien. N'hésite pas à le faire même si tu t'es levé tôt et que tu es au jeu dès 7h30. Les gens qui choisissent de camper doivent assumer.

* Si tu te promènes dans le camping, parle à voix haute en critiquant les gens ou en posant des questions délicates. Sur tout et rien. Sur la grosse dame avachie dans son transat, sur les jeunes qui fument (c'est trop pas bien maman). Sur le toutou moche et sale, sur le vacancier allemand en chaussette dans ses sandales. La règle : foutre la honte. Tu sais très bien le faire... Tu peux également alterner avec des chouinements pour cause de cailloux dans sandales. Il te suffit de marcher en trainant des pieds jusqu'à ce que tu chopes un petit caillou dans ta godasse. Puis, arrête-toi, pleure et refuse d'avancer. Parce que tu as un "caillouuuuu" et que "ça fait trop maaaaal".
Et que NON tu ne peux pas l'enlever seul.

Voilà, cher collègue nain, quelques astuces pour que tes parents ne t'emmènent plus au camping.
J'ai eu de la chance, ce n'était pas en tente car mes parents sont de vraies chochottes et n'osent pas camper avec trois nains. Mais je suis prêt pour le jour où ils voudront tenter l'expérience. M'est d'avis que le zippage/dézippage de la tente environ cent fois par nuit peut contribuer à leur faire abandonner cette idée stupide.

A bientôt pour une nouvelle carte postale cher public, j'espère que tu passes de bonnes vacances.
Et n'oublie pas de devenir mon pote sur Facebook si tu veux suivre mes aventures (bien plus palpitantes que celles de ma mère, je tiens à le préciser...)


3 août 2011

Un nain - Un arbre

 article sponsorisé

Le nain aime les arbres.

Non, je me corrige, le nain aime les bâtons.
Les bouts de bois.
Les vieux branchages avec lesquels il t'éborgne.

Le nain, en forêt, aime chercher LE bâton, celui qui l'accompagnera durant toute sa balade, celui qui fera office de :
- baguette magique histoire de hurler des "abracadrabra je te transforme en caca prout maman!" (intéressant).
- épée afin de dégommer fougères et buissons, orties et casquette de son frère
- fusil, bazooka, pistolet, mitraillette...tout ce qui pourra trucider sous les "pan pan pan, je va te tuyer méchant dragon".

Évidemment, le nain prend toujours un bâton trois fois plus grand que lui et manque de te faucher à chaque fois qu'il se déplace avec. Sinon, il prend la branche fournie et te fouette la gambette, laissant sur tes jambes délicieusement épilées (hum hum) des traces de griffures digne d'une attaque d'écureuils fous. Ou bien, il prend un vieux bâton tout moisi de l'intérieur et tape contre les troncs d'arbres, envoyant dans ta tronche des morceaux de bois pourri plein de lichens.

La balade dans les bois devient donc un tournoi de chevaliers, un combat de maboules armés de pistolets mitrailleurs, un pur moment d'échange avec la nature qui regrette déjà d'avoir été sur le chemin des nains. Là où le nain passe, la forêt trépasse.

Quand Grand Nain est né, une amie nous a offert un arbre. Un tout petit arbre, un mirabellier. Un joli petit arbre à planter dans notre jardin. A chaque petite branche était accroché un morceau de papier, comme un souhait, comme un voeu de bonheur, comme mille promesses. J'ai trouvé ce cadeau très très chouette et vraiment touchant (note donc cette idée pour le cadeau de naissance de Primi).

C'est donc tout naturellement qu'à chaque naissance des mes nains, j'ai décidé de contribuer à une action très bucolique (dont je t'avais déjà parlé): Un BéBé, Un Arbre de Guigoz.

Cette opération dure depuis 20 ans et j'en avais entendu parler avant d'avoir mon Grand Nain. A sa naissance, j'ai donc décidé de lui faire parrainer un petit arbre. Pour t'expliquer clairement, Guigoz et l'ONF ont monté cette opération pour s'occuper et protéger les forêts françaises. Du coup, pour toi, fidèle public et parent attentionné, la possibilité d'avoir un petit arbre "filleul".


Concrètement, ça se passe comment?

Tu te connectes sur le site de chez Guigoz et tu suis les instructions. Je crois qu'il faut s'enregistrer et puis ensuite, tu donnes des renseignements sur la date de naissance de ton nain et sur ton lieu d'habitation. Ainsi le nain recevra un certificat de parrainage pour arbre à proximité de sa maison (si tu veux aller le saluer le wikend). Ici, Grand Nain est parrain d'un pommier dans la région de Maubeuge (héhéhé) et Petit Nain est parrain d'un charme dans le Bas-Rhin (huhuhu).

Pour la puce, j'attends toujours le petit certificat (compter environ 6 à 8 semaines). Je trouve que cette idée est chouette, surtout que tu peux le faire pour un neveu, nièce, etc... C'est mon côté nature ça, cherche pas...



Mais oui le nain, la verdure te va bien au teint...
Et la nouvelle opération?

Si j'ai accepté de relayer l'information Guigoz, c'est donc parce que l'idée d'associer un enfant à un arbre me plaît. Surtout que cette année, Guigoz organise une opération pour reboiser les Hautes Terres à Madagascar.

Cette opé s'appelle, Une MimiQuE pour la Terre, et si ça me touche c'est parce que j'ai pu séjourner un mois à Madagascar il y a bientôt 15 ans et que j'en garde un souvenir fort. Pas toujours positif d'ailleurs, parce que tu as beau savoir ce que tu vas voir, rien ne te prépare à la pauvreté, rien ne te prépare aux gamins qui dorment dehors, rien ne te prépare à te sentir nulle parce que tu es française. Bref, le sujet du post n'est pas Madagascar, le but ici n'est pas de te raconter mon voyage mais je tenais à préciser que cette île résonne en moi, voilou.
Les Laboratoires Guigoz se sont donc associés à l'ONF International afin de reboiser donc des régions entières déforestées pour les besoins des populations locales.
Et toi, qu'est ce que tu peux faire?

C'est très simple. La preuve, je l'ai fait pour le nain (et tu me connais, en terme de buse, je suis déléguée de classe).
En fait, tu vas sur l'espace dédié à l'opération et tu postes une photo du nain sur un grand arbre (virtuel hein l'arbre, rêve pas).  Tu peux aller mater la tête des autres nains (et te dire que le tien est vraiment le plusse beau).



Ooooo les nains!! C'est ce que je disais, le tien est mieux (enfin, surtout le mien)

Et ensuite, tu charges une photo du tien (ou bien tu le prends à l'échappée et sur le vif avec ta webcam). Puis tu confirmes et youhou, le nain est dans les feuilles. La classe. Evidemment, tu peux retrouver ton nain ensuite (et envoyer le lien à Papi et Mamie, ça va les faire rire).


Micronaine est dans le nid, je répète, Micronaine est dans le nid
Et en plus tu as fait ta B.A du jour puisque 1 photo de bébé semée dans l’arbre virtuel = 1 arbre planté à Madagascar.
Objectif humble et tout à fait réalisable : 20 000 arbres plantés


clique et sème la tronche du nain

Bref, je crois bien que l'arbre aime aussi (un peu) le nain.
Vidéo virale par ebuzzing

28 juil. 2011

Les cartes postales du nain - Carte postale n°1 : extrait d’une nuit en famille


Les aléas de la vie font que, parfois, tu es obligé de partager ton divin et profond sommeil avec tes nains.
Ah non, attends, je la refais, ça c’était la version Mâle.
Hum hum.
Depuis que tu as des nains, il te faut l’admettre, tu dors moins bien qu’avant. Ton doux sommeil de Nulli est bien loin. Tu as le sommeil d’un chasseur (non-bourré) : tu somnoles d’un œil, tu rêves à moitié (de tes nains) tout en gardant une oreille en mode « repérage ». Tu es du bon côté du lit, prête à bondir au moindre gémissement de nain.


Ndlr : Petite enquête à effectuer par chez toi (ou auprès de tes amies de la gente féminine) : de quel côté dors-tu mère dévouée ? Du côté du mur, bien tranquille ? Calée loin de la porte, loin des nains ?
Ne réponds pas, tu es comme moi, j’en suis certaine.
Tu es le plus près de la porte ou le plus proche de la chambre des nains… (misérablement prévisible).
 Je m’en doutais. Et je suis prête à parier que, lorsque tu arrives dans un lieu vierge de toute habitude literiesque (néologisme tiré de la routine de la literie), le Mâle te laisse TOUJOURS le côté du lit le plus proche des nains. Et même toi, maintenant, comme mue par je-ne-sais-quel-instinct, par je-ne-sais-quelle force, tu prends TA place. Ne secoue pas la tête, c’est ainsi, c’est tout.
S’il y a parmi vous quelqu’un qui arrive à dormir collée contre un mur, du côté de la fenêtre, le plus loin des nains, il va falloir qu’elle m’explique :
-    Comment elle fait pour enjamber silencieusement et ce, plusieurs fois par nuit, un Mâle échoué tel un chasseur bourré (et encouetté dans toute la couette).
OU
-    Comment elle a fait pour trouver un Mâle qui se lève la nuit…(Georges ? Who else ?)


Bref, revenons à nos aléas de la vie. Pendant ces vacances, j’ai donc du partager mon espace nocture avec mes 3 nains (et le Mâle mais en fait, lui, à part prendre toute la couette, il ne fait pas grand-chose).

Une nuit avec trois nains, ça commence parfois tôt (genre si ton espace nocture est une chambre d’hôtel). Là, tu prends sur toi et tu fais silence pendant que tout le monde s’endort (à 21h) et tu t’endors aussi (parce que je te rappelle que tu es un parent = tu es exténué en permanence). Si tu es un petit veinard en forme, tu peux également endormir tes nains et terminer la soirée à papoter avec le Mâle (ou autre) sur le balcon/dans la salle de bain minuscule/dans le couloir (ou au bar de l’hôtel mais ça fait quand même un peu parent indigne).

Si tu dois juste partager ta chambre parce que tu squattes chez des gens qui n’ont qu’une chambre à t’offrir pour la durée de ton séjour (c’est déjà sympa de ne pas avoir fait semblant d’être absent pour éviter ta visite avec nains), c’est  plus facile.

Coucher tous les nains dans la même chambre, c’est un peu mon quotidien alors rien de bien difficile là-dedans. Evidemment, en vacances, le nain a un QI qui régresse et le coucher est donc un peu plus délicat. Il veut « faire la fête », se « coucher avec les grands » (alors que les grands rêveraient de pouvoir se coucher à 20h30 une fois de temps en temps).
Les nains hurlent, sautent sur les lits (de tes hôtes) rigolent comme des loutres sous acide et finissent par pisser dans leurs pyjamas (sur le lit de tes hôtes).
M’enfin, tu me connais, une petite promenade le matin, une petite piscine l’après midi suivie d’une course poursuite à vélo en soirée et HOP, les nains sont couchables.
Je ne te parle pas ici de ma diviiiiine Micronaine qui s’est endormie chaque soir auprès de ses frères hystériques sans broncher.
(cela dit, je reviendrai sur le terme diviiiiine vers 5h30 du matin).

Bref, bref, le Mâle et moi revenons quelques fois brandir des menaces ridicules :
   Les nains, si je dois revenir, il n’y a pas de télé demain
-    Les nains, je vous préviens que si papa doit venir, ça va être une fessée chacun et puis c’est tout.
-    Les nains, vous n’êtes pas gentils, demain on vous couche comme des bébés à 20h si vous n’êtes pas capable de vous coucher comme des grands.

Ce à quoi les nains répondent généralement :
-    Huhuhuhuhuhuhu (rire de nains qui se foutent carrément de ta gueule)
-    Oui oui papa (et ils rajoutent «  oui oui caca fesse » une fois la porte fermée, persuadés qu’on ne va pas les entendre)
-    Oh non maman, pas la téléééééé (en même temps, ils savent que c’est notre atout-punition depuis toujours)
-    Ouaiiiis, une fessée (là, je crois qu’on a raté quelque chose, ça nous apprendra à ne pas en donner).


Les nains finissent par s’écrouler vers 21h30 alors que le Mâle et moi-même avons déjà fait quarante allers retours et n’avons donc pas vraiment pu savourer l’apéritif. Peu importe, ça m’évite de manger des cajoux.
Le repas est consommé dans la convivialité (les hôtes sont contents de ne plus entendre nos nains), et nous parlons de tout, de rien (de nains).
Evidemment, comme tout parent, vers 23h30, nous songeons au lendemain matin.
Et oui, ce n’est pas que je n’aime pas faire traîner les soirées en longueur…c’est que l’heure du lever demeure encore pour moi une sombre inconnue.
Soit x, l’heure du lever de ma petite personne.
Sachant que je dispose d’un modèle de micronaine  qui dispose d’un réveil interne de hibou (y) qui se met en marche entre 4h30 et 6h45 et qu’elle émet à partir de cette heure des petits bruits mignons (mais des bruits quand même).
Sachant que dans la même pièce dorment deux andouilles,  dont l’heure du lever (z) est fortement lié au réveil mouton (mais pas toujours) et également aux bruits mignons de leur sœur.
Et ajoutons à cela le fait que la dite chambre familiale ne dispose pas de rideau ocultant et que les rayons du soleil tombent directement dans ma tronche, dès l’heure du lever de ce putain d’astre (v).
Nous arrivons au système d’équation suivant :
X= y + 10 (minutes car j’attends toujours 10 minutes quand Micronaine grogne – on ne sait jamais elle pourrait peut-être se rendormir - mouaaaah)
Ou
 X=  z (oui, là, on ne peut pas patienter, les nains me trouvent et me sautent dessus)
Ou
X = v + 30 minutes (parce que pendant 30 minutes, j’essaie de trouver un angle où le rayon ne me tombe pas sur la tronche).
Bref, inutile de te dire que mon heure de lever est souvent proche de 6h lorsque je dors avec les nains (et le Mâle qui LUI n’est pas face au soleil).
Je râle sur mon heure matinale de réveil, certes, mais la nuit qui précède le lever dans une maison silencieuse (oui, car ces fourbes d’hôtes dorment) est PIRE.
23h03 : Le Mâle et moi-même saluons nos hôtes avec de misérables excuses (« non, mais on est crevés là » , « bah, on est levés depuis 6h30 aussi, c’est pour ça). Nos hôtes comprennent (sont polis surtout).
23h09 : les dents sont brossées en silence et les pyjamas sont introuvables (restés dans la chambre évidemment).
23h11 : armée de mon portable, je cherche mon pyjama dans la valise. Un nain bouge dans son sommeil. Je reste en mode samouraï au dessus de ma valise. En apnée.
23h12 : j’ai trouvé une culotte et un tshirt du Mâle, ça fera l’affaire. En voulant rallumer mon portable, j’ai lancé le mode « sioupère fort » (genre extérieur) et ça fait un gros BIP. Mode samouraï ré-enclanché.
23h13 : Le Mâle entre dans la chambre et me chuchote un truc légèrement agressif du genre « putain, mais quel bordel tu fous là ». Sauf que le Mâle ne sait pas chuchoter et il réveille un nain.
23h14 : le nain se rendort en poulet. Il n’est même plus sur son matelas mais a roulé sur le plancher comme un pouilleux.

23h15 : on se marre avec le Mâle et on songe à prendre une photo (en faisant semblant de lui mettre une vieille bouteille de bière à côté de lui).
23h16 : on se reprend, il est déjà 23h16 et on n’a pas de bouteille de bière dans la chambre (ça doit d’ailleurs être la seule chose absente dans notre bordel de manouches).

23h17 : on s’approche de notre lit. 1m40 de large. Et un nain d’1 mètre de haut qui dort en travers. Ça nous laisse vingt centimètres chacun. En se mettant sur la tranche, ça peut passer.
23h22 : Le Mâle et moi-même entamons une opération de dégageage en douceur du nain parasite.
Un petit glissé-déposé et le voilà bien droit. Entre nous. On se regarde, on le regarde. Attendris les parents (mais pas trop, la nuit reste à venir).
23h23 : on jette un œil au réveil mouton. Qui dort. On se dit qu’il faut mieux en faire autant.
23h55 : Grand Nain a remarqué qu’il dormait par terre, il pleure.
23h56 : Les habitudes sont vite prises, le Mâle fait semblant de dormir (alors qu’il a une jambe dans le vide).
23h59 : je me recouche, je me rendors avec le nain en bouillote à mes côtés. Formidable.
0h02 : en plus il ronfle.
1h46 : le nain parle dans son sommeil :
-     qui veut un bonbon ?
-    Moi (je blague, c’est l’heure)
-    Gné ??!! (le Mâle, qui manque cruellement d’humour passée une certaine heure)
-    Je réponds au nain, il demande qui veut un bonbon ?
-    Han, mais je dormais moi !
-    Ah bon ? Moi je cuillais des pissenlits en fait, alors j’en profitais pour papoter un peu…(crétin).
-    T’es con…
Et tout le monde se rendort.
2h22 : le nain a repris sa place en diagonale. Sa tête est sur le ventre de son père (gniark) et ses pieds sur mon ventre (pas gniark).
2h34 : j’ai mal au ventre (le nain bat la cadence)
2h36 : je tente de virer le nain. Il se réveille. Il chouine. Et réveille son frère. Qui veut aussi venir avec papa et maman.
2h37 : Je repose le nain récalcitrant sur son tapis de sol et lui promet que « demain, ça sera toi (et tes dix centimètres de plus) ».
2h40 : tout le monde s’est rendormi.
2h44 : J’ai envie de faire pipi mais je n’ose pas bouger de peur de réveiller un/plusieurs nains.
3h30 : je n’arrive pas à me rendormir du coup…je vais quand même aller faire pipi. Les portes grinçent, on entend tout, je n’ose pas tirer la chasse et même le PQ qui se déroule fait un bordel pas possible.
3h32 : de retour au lit. Le nain est de nouveau à ma place. Cette fois je le pousse contre son père sans ménagement.
4h17 : Micronaine commence à faire des bruits de bouche. Ça ne réveille personne (sauf moi).
5h12 : Micronaine a donc faim et le fait savoir. Des bruits de bouche mignons elle est passée au « BA BA BA ». Ce qui semble signifier « apporte moi mon biberon esclave ».
5h22 : Comme tu le sais, avant 7h, c’est chacun MON tour. En tant que mère asservie au gosier (et à l’estomac de ma progéniture), je me lève donc pour préparer le divin breuvage de sa Majesté de la Micronaine.
5h35 : Micronaine a descendu son biberon, elle rote. La grande classe.
6h02 : J’ai marché à petits pas dans la chambre pendant une demi-heure pour qu’elle digère bien son biberon. J’ai manqué d’écrabouiller le nain vautré au sol. Elle se frotte les yeux. Youhou, je la recouche.
6h56 : après presque une heure de mini-bruits, Micronaine daigne enfin se rendormir. Quant à moi, je me demande s’il vaut mieux que je bouquine mon polar (posé au pied du lit et à peine entamé) ou si je tente le sommeil (sachant qu’il y a une forte probabilité pour qu’un des deux nains se réveille maintenant tout de suite).
Je tente le sommeil.
7h26 : Un nain émerge. Il se lève en éteignant le réveil mouton (raclure va !) et vient nous voir.
7h27 : Un regard assassin au Mâle et le voilà qui se lève (tout en ronchonnant qu’il est bien tôt).
Le voilà parti avec un/deux nains (selon l’humeur) à faire « chuuuuut » dans la cuisine pour ne pas (trop) réveiller nos hôtes.
Et me voilà repartie pour trente minutes de sommeil avant le réveil de sa Majesté qui, d’un « BA BA BA » me signifiera qu’il est temps pour moi, esclave, de changer sa divine couche…


19 juil. 2011

Allez le nain, c'est l'heure de ta Babygym


 Dès septembre, crois moi, les nains vont faire du sport. Ils ont besoin de se dépenser (et autrement qu'en se courant après munis de tapette à mouches). 
Et après avoir lu le super article de Sophie (que tu peux suivre sur Twitter sous le doux pseudo de @LagrandeSofie), je n'ai qu'une envie : celle de coller un petit short au nain pour qu'il aille escalader des tapis. Et qu'il DORME le soir...(oui et en plus, ça m'a l'air moins humide que la piscine cette affaire là).

Merci donc à Sophie qui a gentiment partagé son expérience et son talent d'écriture. 


"J’ai toujours été une enclume en gym. Du genre à rester la dernière sur le banc car personne ne voulait de moi dans son équipe ou à récolter des observations sur mon bulletin qui te dégoutent à vie de l’EPS telle que « élève lymphatique ». Des épisodes qui marquent et qui n’aident pas forcément à construire une confiance en soi très solide ! Quand mon fils est né, je me suis donc dit qu’il serait bon de lui éveiller l’esprit mais aussi le corps ! J’ai vite déchanté car malheureusement, il me ressemble beaucoup : plus attiré par les livres, l’ordi et la console que l’exercice, il a la souplesse d’une planche à repasser combinée à l’endurance d’une femme enceinte de 9 mois ! C’est donc sur ma petite dernière que tous mes espoirs reposaient ! Un peu comme ces mères qui flanquent leurs filles à des concours de mini-miss parce qu’elle-même étaient les laiderons de l’école, j’ai donc décidé de l’inscrire à un cours de baby-gym !

En route ma poule!

Je vous avoue que lors du premier cours j’ai failli remballer le legging, les chaussons et déchirer ma carte d’abonnement. Imaginez 10 nains, morve au nez et accrochés à leurs mères/nounous comme à un rocher, errant hagards ou se roulant par terre. Tout ça dans une cacophonie qui pousserait n’importe quelle nullipare à se faire ligaturer les trompes. Même si le prof tentait de nous rassurer en nous disant que c’était normal, j’étais moyennement convaincue. Et pourtant j’ai eu tort. Au fil des cours, ma fille (et moi-même) nous sommes prises au jeu.



Cependant, je préfère vous avertir : Si vous cherchez le frisson et détestez la routine oubliez la babygym ! Comme nous le savons toutes, les enfants n’aiment pas le changement (suffit de voir comment ils nous reprennent avec violence lorsque nous osons changer un mot à leur histoire préférée !), les cours de babygym se déroulent donc TOUJOURS dans le même ordre et de la même façon ! Une rigueur presque stalinienne qui peut parfois déconcerter ! On commence tout d’abord par le « parcours du combattant » (façon bébé, hein, y a pas de barbelés ou de fils électrisés !) : marches, poutre, trampoline, galipette et hop on recommence. Jusqu’ici tout va bien se dit la mère indigne et un peu flemmarde qui pense qu’elle ne sera pas trop sollicitée. Et c’est là que le prof (un sud américain adorable à l’accent chantant) monte la musique et crie « allez on court » ! Pourquoi pas, un peu de jogging ça réveille tant que ça ne s’éternise pas… « Allez maintenant, on se met à 4 pattes et on fait le chien ouaf ouaf ! ». 

on se met en poulet là....


A cet instant même, toutes les mères présentes passent le pacte tacite de ne pas se regarder, se juger et surtout de ne pas prendre de photos compromettantes ! Comme le ridicule ne tue pas on enchaîne : cerceaux, partie de foot, instruments de musique, exercice de respiration, chansons. Les nounous tire au flanc ou les mères molles du bulbe sont régulièrement rappelées à l’ordre : il faut par-ti-ci-per ! Mieux vaut donc oublier les Louboutins, les décolletés ou les jupes au risque de paraître encore plus ridicule (si, si c’est possible !).

Pas mal...

Pour les moins motivées par l’activité physique, dites vous que la babygym  c’est l’occasion de se rassurer en constatant que non, il n’ya pas que notre enfant qui tape des caprices, lâche des prouts ou n’écoute rien !
fierté....


La dernière activité qui ravit les petits c’est les bulles de savon soufflées par le prof ! Parfaite illustration de l’expression « l’homme est un loup pour l’homme », les enfants n’hésitent pas à se pousser, se faire tomber ou se piétiner pour pouvoir éclater d’un doigt l’objet de leur convoitise. Vient ensuite le moment préféré des mères ravagées par tant d’exercices physiques : la relaxation ! Dans une ambiance musicale façon musique d’ascenseur, on se couche par terre avec son enfant dans les bras (enfin, quand ils veulent, la mienne a toujours voulu vivre sa vie !) et on se détend (moi je pense en général à ma liste de courses !). On conclut le cours par une dernière humiliation : on chante tous en chœur « Quand on est vraiment content on tape des mains, quand on est vraiment content on dit hourrah », tout ça en levant les bras, une belle chorégraphie digne de Patrick Sebastien ! Enfin, on se dit au revoir façon alcoolique anonyme en répétant après le prof « Au revoir Juliiiiie » « Au revoir Mathieuuuuuu »…un grand moment de solitude pour les parents que les enfants adorent ! (faut voir leurs yeux quand on dit leurs prénoms, on dirait qu’ils ont gagné à l’Euromillion !). 

toi si t'es pas choupie, je sais pas ce que tu es...


Vient ensuite le moment du retour : petit conseil, prévoir à boire, à manger et le doudou car les 45 minutes d’exercice ravagent littéralement les petits qui tombent comme des mouches dans leurs poussettes… Et rien que pour ces quelques minutes de tranquillité, on se dit que la babygym ça vaut le coup !"


Informations pratiques : http://www.ffgym.com/ffgym/decouvrir_les_gymnastiques/gymnastique_pour_tous/les_publics/la_babygym

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