2 avr. 2011

Teasing...

Un artikeul en image à découvrir lundi...
de Mamanstestent et Papacube (ça le fait hein?)

30 mars 2011

Le cododo et moi - le nain teste le berceau Cododo

 Cette scène se déroule la nuit (vers 3h38). Imagine une ambiance sombre, une couette remontée jusqu'aux oreilles et des douces respirations tranquilles, symptomatiques d'un divin sommeil.


- Mamaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan!!!!
Grand Nain.
Je me lève, pas besoin de latter le Mâle, il fait trop bien semblant de dormir.
- Oui mon chat?
- J'ai fait un cauchemar, il y avait un ours et puis il voulait te tuer et moi aussi alors j'ai eu peur et j'ai pleuré et aussi un loup et puis je croyais qu'on allait tomber alors j'ai pleuré et ...
- Oui, oui le nain, merci. Bois un peu d'eau. Je suis là. Il faut faire dodo. Il n'y a pas d'ours. Il n'y a pas de loup.Dors maintenant.

Recouchage.
3h47
- Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhh!!!
Petit Nain (qui ne sait pas encore hurler maman la nuit - trop dans le pâté).
Je me lève, pas besoin de latter le Mâle - il en fait des caisses et fait semblant de ronfler, pathétique.
- Oui mon chat?
- A lou, a peur a lou. 
- Ya pas de loup mon chat, maman est là
- A lou, a méchant, pas beau le loup
- Oui, mon coeur, il faut faire dodo maintenant
- A lou maman
- Oui, j'ai compris le nain. Maintenant tu prends ta tétine, ta veilleuse et tu dors.

Recouchage.
4h11
- Rhôôôôôô putain!!!!
Le Mâle. Qui parle très fort (enfin, c'est surtout qu'il est juste à côté)
- Gné?
- J'ai fait un cauchemar, je te raconte pas.
- Non raconte pas.
- Nan mais franchement, c'était un cauchemar.
- Oui, merci j'ai compris.

Et là, tu as juste envie de hurler : "Mais j'en ai rien à foutre de vos rêves là à tous. RIEN. Laissez moi vivre les miens bordel!!!"

Mais tu ne hurles pas.
Parce qu'à côté de toi, toute mignonne dans son petit berceau, dort une petite (fausse) Micronaine qui en a terminé de son mode hibou, j'ai nommé "Mademoiselle Peluche".

Cette brève introduction pour te parler du cododo. Ou comment la seule qui ne fait pas chier est celle qui dort tout à côté de moi.

Nain n°1: Le cododo c'est non, je te rappelle que je suis Primi, j'ai des principes

Grand Nain n'a jamais dormi dans notre lit. Il était dans sa chambre et je me levais pour l'allaiter (et je me rendormais sur le canapé lit).
Allaité quatre mois, il a ensuite fait ses nuits dans sa chambre. D'ailleurs, lorsque nous devions dormir dans la même pièce que lui, c'était juste terrible. Il grinçait, chouinait, papotait. Et je n'osais pas mettre de boules Quiès de peur de rater ses pleurs (je te rappelle encore une fois que j'étais Primi à l'époque).
Il détestait être dans notre lit lorsque nous tentions de l'y rendormir (certains matins où il avait eu l'excellente idée de se réveiller à 5h47 par exemple) et nous mettait des coups de pieds, tout en nous tirant les cheveux et en enfonçant ses petits doigts boudinés dans nos yeux (fermés).
Bref, avec nain n°1, point de cododo.

Nain n°2: Le cododo, pourquoi pas, s'il pouvait arrêter de pleurer et dormir...


Ah, Petit Nain. Petit Nain est un nain RGO. Grave le RGO. Tellement grave que Petit Nain n'a pas fait une seule nuit avant d'avoir 10 mois. Je te laisse donc imaginer mon état (et celui du Mâle) pendant ces dix mois.
Nous avons tout essayé. De la couverture miracle au Babysoif fenouil, du Baume Massage Bébé Détente (bébé boulet) au nounours qui fait de la musique (et j'ai failli acheter celui qui reproduis les sons intra-utérins).
TOUT je te dis. Et même dormir avec lui. Oui, tu lis bien, j'étais prête à faire fi de mon grand principe "chacun dans son lit surtout le nain qui grinçe", tout ça pour avoir deux heures de sommeil consécutives.
Malheureusement pour nous, le nain RGO n'aime pas être allongé. Peu importe le lit.
Nous lui avons donc laissé notre chambre et nous sommes descendus dormir au salon. Point de cododo.

Naine n°3: Cododo je t'aime

Micronaine, mon hibou.
Déjà, nous n'avons que deux chambres. Alors Micronaine dort avec nous. Surtout qu'elle se réveille tôt le matin (il ne faudrait pas réveiller les nains plus tôt que leur heure de prédilection - 7h - ça risquerait de casser leur rythme).
Dans notre chambre, Micronaine avait son berceau. Et puis, bon, Micronaine, c'est la troisième. Elle a donc une maman un peu épuisée flapie. Elle a également des frères qui persistent à se réveiller la nuit pour vérifier que leur maman est fidèle au poste (brave maman, elle attend dans son lit qu'un nain soit en détresse pour intervenir). Bref, la fatigue aidant (et un peu la flemme aussi), Micronaine a, dès le départ, terminé ses nuits avec nous.
Le cododo avec Micronaine pose un tout petit problème : la place.
J'ai beau avoir un lit d'1m60, j'ai également un Mâle roulant. Et j'ai donc passé de nombreuses nuits à protéger ma douce Hiboute d'un coup de coude en me positionnant de manière peu naturelle (et en me réveillant avec le bras tout engourdi).
Mais des nuits avec deux réveils tétées ET rendormissage aussi sec du hibou, franchement, ça vaut un bras mort au réveil.
Bref, le cododo, dans l'absolu c'est top, mais faut être équipé.

J'ai donc testé pour toi le berceau Cododo.
Le berceau Co-Sleeper® qu'il s'appelle (en vrai).

Parce que oui, tu peux toujours accoler ton lit de nain à ton lit (en baissant la barrière amovible), mais si tu es comme moi (maladroite) et si tu as des nains (qui prennent les lits pour des bateaux pirates naviguant sur la mer le parquet), mieux vaut quelque chose de safe (si tu ne veux pas que ton Micronain chute).
Donc, présentation et test. Je suis sympa, je sais (c'est parce que je dors bien).

Le berceau Co-Sleeper® (j'ose pas enlever le petit R, gulp) est en fait un micro lit parapluie.
C'est juste trop choupi, on dirait un truc de nain. Ce qu'il est.
Moins chic qu'un Vuitton. Mais tellement plus Nain-friendly...

Bref, il se présente dans son petit sac à lit, et se déplie exactement comme un lit parapluie. Comme tu es un expert es lit parapluie, tu sauras le monter en dix secondes. Si. Le Mâle a su. Et a commenté chacun de ses gestes:

- Ah bin tu vois, celui là il est facile à monter, c'est comme un lit parapluie
- Oh ouiiii, c'est trop meugnon (la niaise, là, c'est moi)
- Maman??? C'est un lit pour mes nounours???
- Heu non le nain, je crois pas non (si tu penses qu'un jour, je vais acheter quoi que ce soit pour coucher tes nounours, tu te trompes mon ptit bonhomme)
- Hop ! Hop! Et voilà!  (oui le Mâle ponctue tout montage de meuble par des petits cris d'autosatisfaction)
Look, le Mâle bricole. Huhuhuhuhu....

Le berceau est monté.
Bon, niveau coloris, on repassera, c'est beige donc pas très joli. Un  berceau trendy, faudra y penser pour la prochaine collection. Cela dit, au moins ça ne jure pas avec ma couette "Tête de dauphin sur fond de soleil couchant".
tu avoueras que vert anis ou rose framboise ça aurait été pas mal....
 
Pour baisser le côté qui va contre le lit, rien de plus simple, on déclipse un truc dans le montant et ça se plie.
On colle le petit lit au grand lit.
Et on passe des sangles d'un côté du grand lit à l'autre (sous le matelas en fait) pour aller clipser ces même sangles sur le berceau. En clair (parce que je me relis et je me rends compte que je ne suis pas très claire), ton berceau est attaché-serré à ton lit. Tu peux donc shooter dedans, il ne bougera pas (en même temps, vas-tu vraiment shooter dans ton berceau?).
Oké c'est sanglé le nain, vasi shoote pour voir!

On peut ranger des trucs dans les poches (et les nains l'ont très bien compris - voitures, casques de playmobil, c'est une véritable succursale de Joué Club le berceau de mon hibou).

Il existe en deux modèles à choisir selon la taille de ton lit. Si tu dors sur un matelas au sol, bien sur, je ne peux rien pour toi et tu peux donc coucher le nain sur un tapis félin, ça ira très bien.
Sinon, tu peux ajuster le berceau avec des petits réhausseurs.
Il est également fourni avec des roulettes. Cela te permet de dégager ton Micronain dans une autre pièce lorsque tu veux passer l'aspi tranquille faire une petite sieste crapuleuse.

Autre point positif de ce berceau, il est petit. Oui et alors?
Arrête de lire et appelle le Mâle. Vas y, j'attends. Il termine sa partie de Zelda? Vas y, j'attends toujours.
Bon.
Et bien ce mini lit parapluie se replie donc comme un lit parapluie. Et se met dans son petit sac. Et se range dans la voiture. Et prend trois fois moins de place qu'un lit parapluie. Oui le Mâle, tu as bien lu. Trois fois moins de place. Vas y, saute de joie, jubile. Je savais que cet argument choc te ferais plaisir. Tu peux retourner jouer.
Je ne voudrais pas que tu lises la suite, à savoir que le repliage du lit est un peu coton.
Et oui, soyons franc, le berceau est ultra simple à déplier et franchement pas évident à replier.
Pourtant, on a tout bien fait, on a lu la notice (bon, après avoir essayé une fois sans, d'accord, mais QUI lit la notice AVANT???) et on a raté.
si ça c'est pas de la photo de pro, je sais pas ce que c'est

Bilan du crash-test :

Positif :
Je suis ravie, vraiment. Je ne suis absolument pas cododo au départ, parce que j'aime me vautrer dans mon lit. Et parce que j'aime bouquiner mes polars jusqu'à pas d'heure. En même temps, vu que le soir je m'écroule à 22h, bon, cet argument ne tient plus. Micronaine s'endort comme une fleur dans son berceau (elle s'y sent bien, pas très loin de la couette qui sent la maman) et l'a adopté.
Quant à moi, je n'ai qu'à tendre le bras pour lui remettre sa tétine et je me rendors.
Pour l'allaiter, je la chope, je la colle au sein et je me rendors à moitié. Quand elle a terminé, je la soulève délicatement et je la repose. Ni vu ni connu jt'embrouille (et je peux même lui tenir la main histoire de lui faire croire qu'elle est toujours tout à côté de moi).
Alors oui, il faut être délicat dans le glisser-déposer de nain. Faudrait pas le réveiller quand même. Si ton nain a le sommeil très léger, oublie donc. Mais bon, ici, Micronaine se rendort aussi sec.

Je peux donc profiter à loisir de mon lit, enfin de la place que m'octroie sa majesté le Mâle.
Je peux donc me lever dix fois par nuit pour voir les nains cauchemardeux sans réveiller la puce (parce que je lui enlève mon coude de dessus sa tête).

Négatif:
Il ne convient que pour des bébés qui ne se savent pas se mettre assis, à genoux ou debout seuls. Comme tous les berceaux tu me diras. Mais là, j'avoue, je me dit que c'est tellement pratique que j'envisage de monter des grands filets le long du berceau pour après (comme un trampoline tu vois?)
Le pliage est franchement pas évident (à moins que je sois une totale buse) mais en même temps, on ne l'a fait qu'une seule fois, donc ça se plie peut être mieux au bout de plusieurs fois, à voir.
 Le matelas est un matelas de lit parapluie, un peu plus épais mais pas très moelleux. Cela dit, un matelas ferme c'est plutôt conseillé pour les Micronains.

Bilan : Si tu allaites, si tu comptes avoir plusieurs nains, tu peux investir. Oui, c'est cher (environ 200 euros), c'est vrai. Mais quand je vois le prix de certains berceaux, finalement, ce n'est pas si cher.
Je ne pensais pas être si enthousiaste, sincèrement. Je ne ferais plus sans.
Je tiens donc à remercier Ségolène de Mamanana qui m'a permis de tester ce berceau. Je n'aurais jamais pensé à cododoter comme ça, et j'aurais eu tort. Avec trois rigolos, le sommeil c'est sacré. Merci donc, il y a une statue de toi sur ma table de nuit.


Et le cododo alors?
Franchement, chacun fait comme il le sent. Je n'étais pas pour et pour les nains, je n'ai jamais eu à le faire, ou jamais pu le faire. Là, j'avoue, je suis heureuse de pouvoir dormir plutôt bien en allaitant tranquillement. La puce a l'air vraiment rassurée là dedans et je ne me stresse absolument pas quant à son transfert dans la chambre des nains. Bin oui, parce que tout le monde me dit "vous verrez le cododo, on n'arrive pas à les faire retourner dans leur chambre après". Bah, sincèrement, je ne me prends pas la tête. Quand elle dormira mieux, quand elle ne demandera plus qu'une fois dans la nuit, elle ira avec ses frères.  

tu ne croyais quand même pas que j'avais une couette Husky??

En attendant, je profite, parce que c'est mon hibou-peluche.
Je profite de l'avoir près de moi, de pouvoir lui tapoter sa petite tête (doucement hein, c'est encore mou) pendant la nuit, de pouvoir entendre son souffle, de sentir son odeur de bébé (ça, c'est avant la bouse du matin).
Je profite de ces moments qui filent. Il n'y a donc que les crétins qui ne changent pas d'avis.
C'est tout moi ça, d'abandonner mes principes...

28 mars 2011

Le jeune nain et la mort

Tu auras, ami cinéphile, reconnu le délicat clin d'œil du titre...
Si tu ne l'as pas reconnu, je ne peux rien pour toi mais contente toi de ricaner d'un air hautain, ça pourra éventuellement le faire.

Mais ici, point de cinéma. Que nenni, dans cet artikeul tu trouveras de la mort, de la death, des questions glauques sur les corps enfermés dans des cercueils, brrrrr...ça fout les jetons.

Et oui, dans la série je-pose-des-questions-très-cons-qui-foutent-mal-à-l'aise, je te présente les questions sur la Mort. Youhou, c'est trop glop le nain de discuter avec toi...

Tout a commencé un jour normal. Je rentrais avec Grand Nain de l'école et nous devisions gaiement dans la voiture sur des sujets aussi passionnnants que variés : le tram (en construction), la gare des trams (en construction), les grues, les tracto-pelles, les feux rouges,... Le tout agrémenté de "pourquoi?".
Puis, arrivés dans le village où je vais récupérer Petit Nain à la crèche, Grand Nain m'interpelle :

- Maman?
- Oui le nain
- C'est quoi ça?
- Quoi Quoi? (je te rappelle que je conduis)
- Là.
- Attends le nain, je m'arrête (on est arrivés de toute façon) et tu me montres
- Là mais heu...tu vois bien quand même...(voix déjà exaspérée)
- Ah? ça?
Le cimetière. Et merde.

- Et bin ça le nain, c'est le cimetière. (genre je n'imagine pas une seule seconde pouvoir m'en tirer comme ça)
- C'est quoi?? (et bin ouais)
- Et bien, heu, comment dire...attends, on va aller chercher ton frère à la crèche et puis je vais t'expliquer en route..

Là, mon cerveau a fonctionné rapidement (enfin, autant que possible) et a essayé de trouver une explication correcte et adaptée à l'âge du nain. Histoire de ne pas lui pourrir son groove de la vie tout de suite.

Je n'ai donc pas dit: "c'est là qu'on met les gens qui meurent, sous la terre, dans une boîte, sous une pierre, et puis on ne les voit plus jamais. Mais sinon tu peux aussi faire brûler ton corps, c'est toi qui choisis. Ah bin oui, parce qu'on meurt tous le nain, toi, moi, papa, tout le monde quoi".
BANG. Traumatisé le nain.

Nan, j'ai dosé savamment mon propos rebondissant avec élégance (ou pas) sur les "Pourquoi" du nain:
- C'est un endroit où on met les gens qui sont morts
- C'est quoi "mort"?
- C'est quand on n'est plus là en fait, le corps est mort donc on n'est plus là. (minable)
- Pourquoi le corps est mort?
- Bin, c'est souvent quand on est très très vieux, le corps est très fatigué alors voilà. Tu sais quand ta voiture n'a plus de piles?
- Ouiiii?
- Et bien là, c'est le corps qui n'a plus de piles. Sauf qu'on ne peut pas les changer.
- Mais pourquoi on est mort? (là il pleure limite et je me dis que j'ai raté mon coup)
- On meurt pas tout de suite le nain, c'est quand on est très vieux (je zappe exprès les cas de morts jeunes, n'allons pas le traumatiser direct)
- Alors mamie elle va mourir?
- Heu, oui, mais pas tout de suite hein 
- Et toi??? (yeux embués)
- Mais non le nain, dans très très longtemps
- Mais moi je veux pas que tous les gens ils soient morts (là, le nain perd les pédales)
- Écoute le nain, c'est comme ça mais ce n'est pas triste, pour le moment on est tous là alors on va aller faire un tour de vélo. Ok?

Évidemment, le sujet revient mille fois sur le tapis.
On parle de morts, de cercueils, de "est-ce qu'on est mort ou on peut revenir?", de "on va voir le cimetière?" (youhou, grosse déconne).
Et moi, je rame, je rame, j'essaie d'expliquer mais parler de la mort, c'est pas toujours facile.

Parce que ça touche à quelque chose qui nous fait peur à nous aussi, ça touche à ce qui nous angoisse. Que ça soit clair, je ne suis pas croyante. Alors j'essaie d'expliquer les choses les plus simplement au nain, les plus "vraies", qu'il puisse comprendre sans trop morfler.
Pas évident d'expliquer qu'on ne sait pas. Pas évident de dire qu'un jour tout se terminera, et peut être plus tôt que prévu. Pas facile de dire "oui, on peut mourir là, dans cinq minutes, mais tu vois, il faut continuer à vivre quand même". Pas facile parce que nous même, ça nous tort le ventre de penser qu'il peut nous, qu'il peut leur arriver quelque chose.

Alors pour t'aider à te dépatouiller public chéri, je t'ai fait une petite sélection de livres testés et approuvés. Parce qu'on ne peut pas savoir répondre à tout, il existe, et heureusement, des gens qui ont réfléchi à notre place et à la meilleure façon de présenter les choses.

Pour les tout-petits (genre vers 3 ans. Avant, si ton nain te parle de mort, ça fait vraiment flipper):


Celui là a une partie BD qui met en scène des questions de nains sur la mort (genre les questions de TON nain) et qui raconte des petites histoires (métaphoriques) sur la mort (genre des paraboles quoi). Il est très complet et aborde de manière large la mort avec un esprit positif (genre profite de la vie petit nain). A partir de trois ans.

Celui là raconte une histoire (un petit garçon qui croit que son chat est mort, il flippe. Mais en fait le chat n'est pas mort - ouf- mais l'angoisse éprouvée sert de point de départ pour parler de la mort). L'histoire est simple, courte et va droit au but sans faire peur au nain. A la fin, quelques questions sont posées afin de faire parler l'enfant et lui faire verbaliser ses craintes. Plutôt pour les 4 ans.
un classique. Personnellement, je l'ai trouvé intéressant à lire mais le nain n'a pas kiffé du tout. Cela dit, si vous pouvez le feuilleter, ça vous donne une idée du ton à employer pour parler de la mort à un enfant. Je l'ai lu une fois au nain, qui ne me l'a jamais re-réclamé (contrairement aux deux premiers)


Des histoires qui amènent la discussion:

Là c'est une chouette métaphore de la mort, un brave blaireau qui va partir dans un tunnel (tu as saisi la métaphore?). Très chouette mais pas très clair pour les petits. A privilégier donc pour les enfants à partir de 5 ans.

Celui là, il fout la chiale (comme on dit par chez nous). Une histoire très douce et un peu brumeuse sur la mort d'une maman et sur la difficulté du deuil du papa. Et au milieu, un enfant qui veut vivre, quand même. Pour plus grands, genre 6/7 ans.

du même auteur. Cette fois, un livre plus dur puisqu'il met en scène un enfant qui accueille la mort de manière plutôt paisible (car elle vient abréger ses souffrances). Difficile oui, car ce livre représente ce qui nous fait peur à nous, adultes. A éviter donc, si le sujet nous met mal à l'aise. En revanche, la mort étant présentée comme une "délivrance", il peut aider à rassurer l'enfant qui a perdu un proche d'une maladie. A partir de 4/5 ans.
L'incontournable. Je ne l'ai pas lu, mais il a le mérite d'exister. Et cette collection est généralement très bien. 5/6 ans
Celui là, je l'ai lu à la médiathèque pour toi. Et j'ai pleuré comme une vraie loque. La mort d'une mère comparée à une blessure, qui cicatrise, qui laisse une marque, une présence. Qui fait de moins en moins mal. Un livre magnifique.Un extrait?? (fais gaffe, tu vas chialer): J'ai tellement peur de l'oublier complètement que dès que je peux, je cours, je cours devant moi, je cours jusqu'à ce que mes muscles soient douloureux, jusqu'à ce que mon cœur batte si fort que j'ai du mal à respirer mais juste avant qu'il n'explose. Alors je sens maman qui tambourine très fort dans ma poitrine. ».
 
Un livre très émouvant. Un enfant atteint du cancer va mourir et l'auteur nous raconte ses derniers jours, comme une étrange aventure. 


Certainement mon livre préféré. Une histoire de deuil, une histoire de larmes qu’on garde, une histoire de rencontre et de foi, de simplicité et de confiance. Ce livre, encore aujourd’hui, je ne peux pas le lire sans pleurer. Sans avoir la gorge qui se serre. Pour les plus grands. 8/10 ans.

Voilà ma petite sélection spéciale "death".
Pas glauque, non, utile. Parce que crois moi, quand ton nain te regarde avec tes yeux de chat potté en te demandant "pourquoi on est tous mort un jour maman?" et bin, tu as envie de lui répondre de manière simple, de manière vraie. Tu as envie de lui dire que ce n'est pas si important que ça la mort, que finalement, on vit très bien avec.

Edit : J'allais oublier. Évite les trucs genre "on s'endort et puis on ne se réveille plus". Parce que là, en plus de te faire chier la journée avec ses questions, le nain ne voudra plus dormir la nuit.


Edit 2 : Et voici ce qui a été testé et validé par toi même public :

pour les plus grands




François Morel avec un livre très juste et très beau sur la mort d'un grand père

Une petite fille et son arbre, à la vie à la mort


dès 3 ans, un livre comme une ritournelle qui pose les mots sur les peurs : "Qui a vu mourir petit lapin Hoplà ?
C’est moi, dit la souris,
Avec mon petit oeil,
J’ai vu mourir le petit lapin Hoplà."

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