11 août 2010

Pour toi, le mâle...

Et oui, cher public fidèle et impatient de découvrir  ce nouvel artikeul. Et oui, j’ai décidé pour une fois de rendre hommage au meilleur ami de la sioupère maman que tu es, j’ai nommé : le nain l’épilateur le mâle..

Je sais qu’il y en a quelques uns, là, derrière leurs écrans.
Youhou, coucou le mâle (toujours prendre un air niais quand on s’adresse au mâle).

Alors voilà cher mâle, je t’écris. Je t’écris pour t’aider, pour te rendre service, remercie pas. Je t’écris pour t’aider à devenir un mâle parfait. Je sais que parfois, je ne suis pas tendre avec toi, je le sais. Je sais que tu fais des efforts et que tu n’es pas siiiiiii pire que ça. Mais avoue, le mâle, avoue qu’il y a des jours où, hein, franchement, on a l’impression que tu fais exprès d’être un boulet. Que tu n’es rien qu’un nain de pluche.

Pour éviter d’énerver ta chère et tendre conjointe qui sourit à tes côté à la lecture de ce magnifique, et néanmoins utile, artikeul, je m’en vais te délivrer quelques conseils fort à propos, toi jeune papa de nain et amoureux d’une maman.

Règle number ouane : Patient (très patient) tu seras.

Cette règle s’adresse tout particulièrement au mâle propriétaire d’une femme enceinte, d’une maman baleine quoi. Surtout, cher mâle, il ne te faut pas t’énerver, jamais. Ne pas élever le ton et ne pas lever les yeux au ciel. Et surtout, ne pas partir au maugréant quelque chose dans ta barbe. Ça, ça énerve. Grave.

Contente toi de répondre aimablement aux questions, et ce, à toute heure du jour et de la nuit. Car oui, nous adorons poser des questions existentielles lorsque tu sombres avec béatitude dans le sommeil. Ne cherche pas, c’est comme ça.

Je te conseille donc d’alterner les :

- Oui, tu es belle


- Non, franchement, tu n’as pas trop pris


- Evidemment que tu devrais te racheter des petits hauts de grossesse


- Non, ça ne me dérange pas du tout de te masser (encore) le dos (à minuit)


- Oui, très bonne idée que de manger pour la dixième fois en trois jours de la salade tomate-féta (si c’est ta compulsion de femme enceinte)


- Bien sûr que tu as bien fait de dévaliser Sergent Major si c’était un article acheté, le deuxième à 2 euros.


- Mais non, ça ne me dérange pas de garder les nains pendant que tu te prends un bain


- Tes vergetures ? Ah ? Je n’avais pas remarqué en fait…


- C’est clair que tes nains te ressemblent, grave.


- Mais oui, tu as bien récupéré de ta grossesse ma chérie.

En clair, use avec parcimonie mais délicatesse du mensonge léger. Sincèrement, ça fait du bien.

Règle number tou : quelques tâches ménagères tu effectueras

Je ne sais pas moi, rends toi utile. Passe l’aspi, fait la vaisselle du plat à gratin qui attache (depuis trois gratins), lance une lessive ( à 30°, ne prends surtout pas de risque). En gros, fait un truc utile genre qui aide. Passe un coup d’éponge après avoir ôté tous tes délicats poils de barbe au rasoir autour du lavabo de la salle de bain. Par exemple.

Mais le plus important n’est pas l’accomplissement de la tâche, cher mâle, nan. Le plus important c’est l’humilité et la discrétion une fois la tâche accomplite par tes soins. En gros, ce n’est pas la peine de faire quelque chose et de te pavaner ensuite pendant une semaine en rappelant à qui mieux mieux que tu as, au choix, « étendu le linge », « rangé les slips des nains par couleur ». Et surtout, que cela ne te dispense pas de faire autre chose. Feignasse va !

Règle number tri : Pas (trop) malade tu seras :

Alors là, non. Pitié. Pas malade. Tu visualises bien le mâle ? Nan ? Alors laisse-moi-t’expliquer. Quand tu es malade, le mâle, tu es…heu…comment te dire…on a juste envie de t’achever. Rapidement. A la machette. Nan, parce que tu ne sais pas souffrir en silence le mâle. Tu te traînes, tu couines, tu geins, tu as mal à la gorge, mal à la tête, mal aux sinus, et mal au nez. D’ailleurs tu n’as jamais eu aussi mal que ça. Aaaargh. En revanche, tu ne vas pas chez le médecin. Que pourrait-il faire pour ton cas extrême d’ailleurs ?

Et la nuit, c’est pire. Oui, car tu aimes à nous réveiller pour nous faire part de ta souffrance sans précédent, de ce nez bouché qui t’empêche de respirer. Puis tu te rendors dans la minute. Pas nous.



Règle number four : Les courses (de temps en temps) tu feras :

Oui, parce que je ne sais pas si tu te souviens, cher mâle assidu à la lecture de mes artikeuls, mais les courses, pour nous, c’est ça.

Alors, vas y de temps en temps. Prends ta jolie caisse et va  au Carrouf’. Et ne te contente pas de prendre TON nutella, TA bière et TES cajoux. Nan, pense à mes Spécial K. Au chocolat noir, pas au lait, ils sont moins bons. Et n’oublie pas de prendre un liquide vaisselle écolo. Et pour la lessive, ne prends pas Fraîcheur des Prés, ça pue les chiottes. Pour le PQ, n’oublie pas d’éviter le papier de verre. Et je te rappelle que le nain ne met plus de couche taille 3 depuis qu’il a 6 mois.

Et ce n’est pas la peine de prendre des nems surgelées, j’essaie de faire attention. Enfin, ce n’est tout de même pas compliqué de faire de bonnes courses.


Règle number fiveu : tes chaussettes par deux, au sale, tu déposeras

Ça a l’air très con comme règle mais je suis certaine que toi, le mâle, le soir, tu fais comme tous les mâles. Tu enlèves une chaussette, puis deux. L’une file sous un tapis/lit ou entre deux meubles. Et l’autre, bin elle git. Au milieu de n’importe quelle pièce. Souvent la chambre, avec chance, tu te déplace jusqu’à la salle de bain. Mais vraiment, la chaussette sale et seule, ça rend dingue. Tu sais, aussi dingue que la dernière tranche de PQ chez des gens qui ne rangent manifestement pas leur PQ dans la petite armoire au dessus des toilettes. Bon, revenons aux chaussettes. Action : enlève tes chaussettes. Puis, essaie de les jeter ensemble. Par terre, ça va aussi, le panier, ça viendra plus tard. Mais si tes deux chaussettes peuvent se retrouver together dans la machine à laver, c’est le surkiff. T’imagine pas le bonheur quand on finit une corbeille de linge à plier avec toutes les chaussettes copines. T’imagine pas je crois.

Règle number sisque : la nuit (parfois) tu te lèveras :

Alors, je le sais bien, le mâle, je le sais bien, tu n’entends pas. Enfin pas bien. Enfin moins vite que nous. Nous sommes tellement promptes, dis-tu. Laisse-moi t’expliquer. Une mère, ça ne dort plus jamais comme avant. Ça ne dort plus du tout d’ailleurs, ça monte la garde, ça guette. Mais NON, une mère, ça n’aime pas se lever la nuit.


Règle number Cévennes : les couches atomiques tu changeras

Oui, tu les changeras, même les liquides, même les explosives, même les puantes, même les pourrites. Tu les changeras, car ce n’est pas très poli de refourguer un nain puant. Ni à ta chère et tendre. Ni à ta belle mère.

Et viennent ensuite quelques règles mineures mais tout de même nécessaires :

-règle number heite: nos façons de faire avec les nains tu ne critiqueras pas :

Parce que promettre une sucette/une fraise tagada au nain qui se tient correctement au supermarché, ce n’est pas du chantage. Nan. Ça s’appelle « récompenser intelligemment une action positive ». Mouché le mal, mouché.

- règle number naïneu: les nains parfois tu extraieras :

Pas longtemps hein, une heure. Juste le temps pour toi d’aller laver ta belle caisse à l’Eléphant bleu avec un nain surexcité. Ou d’aller chez Jardiland admirer les rongeurs (pas la peine d’en ramener hein, ok ?). Le temps que ta belle fasse une sieste. Ou prenne un bain. Ou écoute le silence.


- règle number tenne: à quelques activités niaises tu participeras :

Oué, parce que je t’explique, nous non plus on n’adoooore pas patauger dans l’eau tiède de la piscine municipale avec un arrosoir en attendant que la bestiole en couche Némo ait les lèvres bleues. Et rester à côté du nain pendant le tour de manège, ça fout la gerbe.

Et ça sent le vomi dans la piscine à balles.


En bref, cher mâle, suis ces quelques règles et ton quotidien va s’améliorer. Enfin, surtout le nôtre en fait. C’est déjà ça.

Mais en tout cas, merci d’être là, malgré tout, ces nains on les a voulu ensemble, ya pas de raison qu’on n’en chie pas à deux. We are to-ge-ther.

Hein le mâle ?


Artikeul écrit sur la route des vacances, entre Tours et Lorient et mis en ligne à la terrasse d'un café où, youpihourra, ya du wifi. Donc, pas de zolies images, et pas de zolie mise en page. Tu ne m'en veux pas public chéri????
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