15 déc. 2012

T'as vu la biquette? Elle fait dodo... (et autres troubles langagiers du parent)



Avant tout, la gagnante des 4 places pour le pestacle de Zut est Krousti. J'attends ton petit mail...

Salut. Je suis une biquette




Je sais, je sais.
On peut se prétendre "blogueuse influente" et s’exprimer en langage texto sur Facebook, faire trois fautes d'orthographe par paragraphe, sans parler des erreurs de syntaxe (aaaaargh).  Moi-même, professeur des écoles nainesque à la base, je laisse souvent passer quelques "s" ou quelques accords à la con (que si on me demandait mon avis on cesserait de ne pas accorder même si ce putain de COD est placé après le verbe - je ne suis pas claire mais vous me comprenez).

Bref, je ne suis pas très influente (en tout cas j’ai beau hurler personne ne fait ce que je dis à la maison) mais j'ai tout de même une certaine estime de mes propos (oui, tout à fait) et un certain respect pour ceux qui savent manier la langue française avec délicatesse et intelligence.
Parce que j'aimerais savoir écrire et dire les choses de manière alambiquée, parce que je voudrais, parfois, qu'on se dise "putain, elle cause bien" (peut-être qu'on se dirait plutôt "c'est fort joliment dit" d'ailleurs).

Mais je suis parent.
Et ça, croyez-moi, ça anéantit tout.

Si, si, je suis sérieuse.

On a beau tenter de s'exprimer correctement, ça foire, ça échoue.
On a beau tourner ses phrases de manière subtile, essayer d’être crédible et précieuse…ça rate.
On passe juste pour une mère lambda, hystérique par moment (voire souvent) et à qui il manquerait la lumière dans toutes les pièces.
 A partir du moment où on a des nains, on souffre de troubles langagiers récurrents, c'est ainsi.

Oui Nulli, je sais. Tu mets un point d’honneur à le répéter à tout le monde :
« Je ne comprends pas ces parents qui se bêtifient quand ils ont un nain. MOI je parlerai normalement à mon nain ».


Je sais. Moi aussi. Et parfois, même souvent, j’y arrive. Je ne miaule pas quand je vois un chat. Je n’aboie pas pour désigner le chien (bon, je l’appelle toutou à la place).
Mouais.  


Je n'ajoute pas systématiquement de mignon, ou de love ou de cute quand je parle des nains. 

"Oh, oui, Micronaine est tellement cute en ce moment, je la love de trop".
Ah oui, parce que ça arrive ça aussi, l'introduction de l'anglais de manière systématique pour souligner que nos nains sont ultra-chouettes.


Il faudrait se pencher sur tous ces phénomènes de langage, c'est passionnant.

A la lecture de cet article, peut
-être vous fendrez-vous d’un commentaire outré en disant que « non, chez vous, on parle normalement aux enfants ».
Na na na na nère.
Moi pas.

Enfin pas toujours…


Lorsque mes nains étaient tout bébés, j’avoue, j’avais souvent la voix-débile qui prenait le dessus sur la voix normale et habituelle. 
Parfois même, je chantais.
Ouais.
Bon, je préfère oublier. Surtout que ça va vite revenir.

Alors, si, effectivement, il y a des termes que j'emploie et que je retrouve dans la bouche des nains qui me font sourire.
Ou bien Grand Nain qui trouve que les cauchemars sont "angoissants".
Voire Micronaine qui souhaite sa « friandise » du calendrier de l’Avent…

(Faux nains va)



Pour étoffer un peu mon propos, je vous suggère ici quelques situations parentales lors desquelles les troubles langagiers du parent sont exacerbés.
Peut-être vous y reconnaîtrez-vous.
Peut-être pas.

Mais chez moi, lorsque le moment arrive....

·       D’aller se coucher…


On devrait dire « allez, c’est l’heure d’aller se coucher, il est 20h et le marchand de sable va passer ». Mouais.
Bon.
Chez nous, ça ne ressemble pas à ça.
« C’est l’heure du dodo !!!  Il faut aller faire dodo ! Allez, zou, aux plumes ! Tu vois là, il est minuit, Grand Nain fait dodo, Moyen Nain fait dodo, PAPA – ce pourri- fait dodo et même Toutou fait dodo. Donc toi, tu vas au dodo. C’est comme ça et on se retrouve demain (enfin tout à l’heure)».

Mais c’est vrai quand même, il faut aller au dodo. C’est bon pour grandir, le corps, pendant que tu fais dodo, il grandit. Si. Plein.

Je ne sais pas pourquoi, le dodo, c’est sacré.
On va à la sieste. Mais le soir, on va au dodo.

« Laisse maman faire dodo ».
« Papa fait ENCORE dodo LUI »

Bref, excusez-moi mais chez moi, on ne dort pas, on ne s’assoupit pas, on fait dodo.
Enfin, on aimerait bien.
bon dodo ça le nain, bon dodo




·       De passer à table

Lorsqu’arrive le moment de manger, il n’y a pas mille solutions pour appeler le nain (qui joue tranquillement pour une fois) :

« A table ! »

Ici, se décline en
« Mioume Mioume les ptits gars ! »
« On maaaaaange (bordel) »
« Le repas est prêt, vous faites comme vous voulez mais après c’est froid je ne réchauffe rien tant pis » (mode énervée)



Ça va encore.
Chez moi, ils veulent « manzé ». Parce qu’ils ont « faim » et qu’ils n’ont presque pas du tout goûte (les mythos). Et beurk, encore de la soupe.
« C’est pas le flunch ici, tu manges et puis si tu ne manges pas bin tu ne manges pas ».

Les pâtes.
La semoule (voir chapitre : riz)
La purée (sainte purée collante)
Le colin pané (voir chapitre : nuggets)
Les tissuisses
Les biscuiks (ici, Nesquicks au chocolat – 2 euros les 6, mangés en deux jours, un sain investissement).
 Un Gü de Papa et Maman (quoi??)
Et la chauchiche. Bien entendu. L'inégalable chauchiche.

Chauchiche au menu


·       De saluer les chèvres, les chevaux, les lions, etc…


En compagnie de nains, l’animal malchanceux qui, de plus, n’a absolument rien demandé, devient tout autre.


De cheval il devient poney, ça fait moins peur.
D’âne, il devient Naan (comme les pains indiens oui), c’est plus facile à prononcer.
De chat il devient Babou (chat bien connu de Micronaine qui a donc décidé de ce fait que tous les chats se prénommaient Babou), Matou, Minou, ou pire Miaouuuuu.
De lion, il devient Simba. Ou plutôt non, le papa-de-Simba.
Cette pauvre biche devient Bambi. Ou plutôt non, la-maman-de-Bambi-tu-vois-qu’elle-va-bien-finalement.
Ce poisson rouge neurasthénique (qui pue) devient Némo. Oui. Ou Bubulle. Ou « ce mauvais poiscaille qui pue et c’est toujours moi qui change l’eau de l’aquarium » (ok, ça c’est moi).

bonjour Poney!


Bref, l’animal paraît choqué, tente de protester, mais le nain l’assomme d’une carotte (si c’est un Naan) ou d’un trop-plein de copeaux-qui-puent (si c’est un Némo).



·       D’enfiler des chaussettes ou des chaussures.



On lève les papattes.
Donne-moi ta papatte.
Si tu veux que je t’aide, tends moi ta (putain) de papatte.
Bon, c’est bien.
Ah non, c’est pas le bon pied.

Les chaussettes, les chaussures, même combat.
Il y arrivent.
Et puis non.
Et puis tu m’aides ?
Et puis je suis en anorak tout engoncé et puis je n’y arrive pas.
« Mets-toi donc assis là. Donne la papatte »

Ouais, je sais.
Mais j’ai un chien toutou, c’est pour ça je confonds.
Quoi que le chien se prépare tout seul, LUI.




.
  
·       D’enfiler n’importe quelle fringue en fait


On lève les bras au ciel.
Lève ta papatte.
Oh, il est où le petit bras ??
On a perdu Micronaine ?? Non, elle est là !!

Et tous les jours.
On se marre trop en fait.

Entre la tétête qui dépasse du col.
Entre les petites mimines « qui sont où les petites mimines ?? »
Et ces « petits petons, guililguili, je les attrape PAR ICI ».
Et les fefesses ?
Hein ?

Tout ça pour qu’ils nous laissent les habiller sans hurler ni se débattre.
Tout ça pour qu’ils ne demandent pas à faire SEULS ce matin parce qu’on est super-méga-à-la-bourre (comme tous les matins).
Tout ça pour qu’on puisse enfiler discrètement le haut propre prévu et non pas l’hideux tee-shirt Hello Kitty fétiche qu’on veut porter pour dormir faire dodo et pour vivre. Devant des vrais gens.




·       De changer une couche





Bouhhhhhhhhhhh….ça puuuuuuuuuuuuue.
Qui a fait un gros caca ?
Hein ?
Comment une si petite chose peut-elle faire un si gros caca ?

Oh non !
Un tout petit pipi finalement.
On change le cucul ?

Et bin voilà, qui a le cucul tout propre ??

Pathétique.
Le tout, sans respirer.
Le tout, en retenant de jurer parce qu’on a trempé son doigt dans une micro-crotte.
Le tout, en marmonnant un « MERDE » parce que la couche est tombée de la table à langer (mieux vaut la couche me direz-vous) du mauvais côté, évidemment.
Le tout, en chantonnant bêtement, en retenant les petites menottes (niaise) de Micronaine qui voudrait bien sur les tremper dans sa micro-crotte (hilarant).

Le tout en comptant combien de temps encore il faudra emballer ce petit cucul tout propre dans une coucouche avec un toutou dessus, c’est pas rigolo et dès fois c’est même Ouinnie sur la coucouche.


PS : Encore deux ans et demi au minimum si je compte bien.

 Et...

L’adjectif qualificatif employé à outrance :
  
J’en note surtout deux qui sortent du lot (laissons de côté le « mignon ») : petit et gros. Oui, ça peut sembler surprenant mais le parent aime user de l’un ou de l’autre selon l’ambiance.

« Alors on prend le petit pied et on le glisse dans la petite chaussette »


« Qui c’est qui va faire un GROS dodo dans son PETIT lit ?? »

« Tu fais un petit bisou à Tatie Relou ? (ou pas) »

« Tu fais un GROS câlin à Papa ?? »




Et puis il y a l’adaptation au langage NAIN qui n’appartient qu’à votre nain à vous.
Et l’adulte en face de vous ne vous comprend pas non plus.

Je me permets, en guise de jeux et pour conclure, de vous proposer deux exemples précis tiré de ma vraie vie (j'attends vos réponses en commentaires, huhuhu)

-        Konkin

La scène se déroule en voiture, sur une départementale louche, tôt le matin.

"Oh tu as vu loulou devant nous?"
"Ah Vi, un KONKIN!!!"
"Il est superbe ce konkin, vraiment superbe, il faudra le dire à papa qu'on a double un magnifique konkin"
"KONKIIIIIIN".


Attention, je suis un Coin Coin moi

- Croton

La scène se déroule vers 6h02.
Un nain dans un lit de grand.
Au milieu.
Les grands comatent. Le Mâle comate mieux d'ailleurs puisqu'il a collé son oreiller sur sa tête.
Le nain triture le visage de sa mère.

- Les zieux.
- Purée, laisse mes yeux bordel!
- Les feveux!
- Oui, mais me tire pas les cheveux, il est SIX HEURES DU MAT' !!!
- Les zoreilles...
- Dégage tes doigts de mes oreilles le nain, va voir papa, va parler à papa.

Le nain boude.
Il revient.

- Croton maman?
- Demande à papa j'ai dit, il aime bien faire les croton.


Et bin, je suis AUSSI une biquette ....


Et par chez vous?
Qu'est ce qui revient le plus?
La biquette?
La papatte?
Le dodo?


Certaine d'en avoir oublié, je viendrai coller ici vos ajouts....allez, à vous!!!

12 déc. 2012

Mum Box Noël Solidaire

C'est marrant, j'en parlais il y a dix minutes lors de mon rendez-vous sage femme.
Même pour un quatrième, j'y pense parfois.
Même si je n'ai pas connu de blues plus profond que mes larmes du troisième jour.
J'y pense.

Parce que ça peut me tomber dessus.
Même si je me crois forte.
Même si je suis entourée.
Même si j'ai des nains et des amis extraordinaire.
Sans parler du Mâle.

Je pourrais être de celles qui pleurent, qui angoissent, qui ne savent pas pourquoi mais "ça ne va pas".
Qui n'y arrivent pas.
Qui ne trouvent pas la force.
Qui ne savent pas dire pourquoi.
Qui aimeraient mais n'y arrivent pas.

Parce que la maternité, c'est un peu plus compliqué que ça, il y a des gens qui nous aident.
J'ai l'impression d'aider un peu, parfois, à mon échelle, à dédramatiser et à supporter un quotidien qui peut peser.
J'ai le sentiment d'être un peu utile à ma manière.
Mais pas assez pour certaines. Evidemment.

Il existe des associations comme Maman Blues qui aident véritablement.
Par des mots. Par des actions. Par du soutien et des groupes de paroles un peu partout.
Par le simple fait d'exister.


Soutenir les mères me paraît une évidence (les pères aussi hein, rhô, les Mâles, ne bougonnez pas).
Et c'est également une évidence pour ceux avec qui j'ai choisi de travailler au quotidien.

Je partage aujourd'hui de ce fait la nouvelle Mum Box, Noël Solidaire.

Déjà parce qu'elle est remplie de trucs super chouettes.
Et aussi parce que l'intégralité des bénéfices dégagés iront à l'association Maman Blues.

Voilà.
Je tenais à le dire parce que oui, c'est de l'argent, oui, tout ces box ça fait partie du jeu, du marketing, de la consommation, du "je n'en ai pas vraiment besoin mais...".
Mais ce n'est pas que ça.
Vraiment pas.

Voilà, c'était juste pour dire.
Qu'on peut.
Avoir des valeurs. Et tenter de faire un petit peu.
Ecrire pour les mères. En vivre. Et donner à celles qui aident.
Un petit peu. C'est déjà ça.





Contenu de cette box (vendue 28 euros)


Sans oublier un Mum Magnet et un Mum Book rédigé par Charlie Guerrier…
… Soit plus de 70€* TTC de valeur produits !
(* prix de vente conseillés)
Les bénéfices de cette Mum Box seront reversés à l’association Maman Blues qui vient en aide 






11 déc. 2012

Mon shopping grossesse - Partie 2

Pour faire suite au commentaire de Cécile sous mon premier article de shopping grossesse, voilà un article shopping chez Séraphine. Séraphine, je connais depuis longtemps et notre première rencontre fut celle du pyjama.
En effet, cela semble peut être l'achat inutile à certaines, mais personnellement, un bon pyjama de grossesse est un essentiel pour moi.


9 déc. 2012

Noam, enfant autiste

(avant toute chose, la gagnante du coupon Rue du Commerce est : Karine dont l'irrationnel était un Pentax, tirée au sort par Rand'Homme mercredi jour du taxi).
Et j'en profite pour rappeler que les gagnantes du livre d'Isabelle Cantarero sont Amandine dine dine et fraizycc: et que sans nouvelles de leur part d'ici Mercredi, j'offrirai le livre à deux autres participantes, voili voilou).





Aujourd'hui, je vous livre deux textes.
Ils sont tous les deux rédigés par la même main, celle d'une maman qui m'a touchée, celle d'une maman qui a essayé de dire de mille et une manières comment sont les choses pour elle.

Elle a recommencé, elle a mis sur papier des mots sur ce qui est parfois si dur à dire, si dur à entendre. Un constat, plein de douceur et d'amour, plein d'humilité et d'humour.

J'ai lu ses textes et je n'ai pas su choisir lequel vous proposer. Parce que les deux sont tellement vrais et sont tellement ce que c'est que je ne pouvais pas décider de les séparer.

Voilà donc les textes d'Aurélie, maman de Noam, petit garçon de 4 ans. Autiste.
Il me fallait partager ce témoignage pour mille raisons.
Dont une sort du lot.


Il me fallait vous donner à lire parce que demain, je peux être celle qui devient cette mère là aussi.
Il me fallait laisser la place à celles dont on dit qu'elles sont courageuses et tellement fortes.
C'est bien au-delà de ça. Elles font. 

Comme nous ferions toutes mais en sommes nous bien certaines?
Elles font.

Pour elles, celles qui font.
Pour elle, celle qui fait.

Ce n'est encore une fois pas grand chose que de donner des mots.
Mais c'est déjà un peu.


Je vous laisse découvrir ces deux textes.
Le premier a plutôt vocation à être "informatif" et le second, ma foi, le second, est la parole d'une mère. A écouter. En silence. Et à étreindre.



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