27 juin 2012

Suspeeeeense...

Il y a deux mois, je déposais just on time un petit livre relié appelé "Objectif Lit".
Un petit livre bien joli qui explique aux enfants toutes ces petites choses que l'on fait avant d'aller aux plumes.
Un petit livre fabriqué par ma petite soeur (aux crayons de couleur) et moi même (au crayon de papier).

Un petit livre dans lequel nous avons mis beaucoup de choses, un peu de nains, un peu de nous, beaucoup de rires et quelques animaux...

Un petit livre pour participer au concours organisé par le CCAS de Metz, dont le thème était "Le Sommeil" pour les 3-5 ans.

Ce soir, à 17h, nous saurons qui a gagné.
On y croit, un peu. Pas beaucoup mais un peu.

Peu importe le résultat, ce qui compte c'est de l'avoir fait, c'est de pouvoir lire aux nains chaque soir un livre fait exprès pour eux.

Voilà quelques images pour vous (et d'autres à découvrir sur le blog de Chloé)





Evidemment, vous saurez ça ce soir aussi!!



Edit du soir en photo :


Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

26 juin 2012

Et eux?

Lorsque je pense à mes parents, lorsque j'essaie de me rappeler comment c'était..., lorsque je retrouve un peu de ce qui a fait mon enfance, je me souviens de phrases comme ça :

"Tu as mal à la tête? C'est parce que tu es fatiguée"
ou encore

"On ne part pas fâché"
et "l'important, c'est d'être gentil".

J'essaie de mettre de côté tout ce qui n'a pas été, tous les "je vous déteste" murmurés lors de cette merveilleuse période que l'on appelle l'adolescence. J'essaie de ne pas refaire le monde, j'essaie de ne pas refaire ma vie, j'essaie de ne pas dire "ils auraient du, ils auraient pu".
C'est trop facile.
Je n'ai pas eu une enfance difficile. Je n'ai pas le droit de dire que telle ou telle chose aurait pu être dite ou faite différemment. J'ai eu une enfance heureuse, riche en découvertes, en voyages et en amour. J'ai eu des parents aimants, des parents normaux, des parents qui m'ont appris à rire, à ouvrir les yeux, à m'aimer (autant que possible) et à savoir choisir. J'ai eu des parents qui m'ont regardé grandir. Et qui m'ont laissé grandir.

J'ai eu comme tout le monde la tentation de leur faire un procès. J'ai trouvé à redire. J'ai jugé.
C'est humain. Mais grandir c'est accepter que les gens aient fait de leur mieux, avec ce qu'ils étaient.


Et puis j'ai eu les nains.
Gloups.
Et j'ai compris.
Compris qu'on pouvait faire juste de son mieux, avec ce que nous sommes, avec ce qu'on nous a donné, avec ce que l'on a construit.
Qu'on a beau se dresser une liste des valeurs et des principes, qu'on a beau se promettre d'élever comme-ci ou comme-ça, et bien, que finalement, on fait juste comme on peut.

Et que ce qu'il reste de notre éducation, c'est ce que nous sommes.
Ce sont ces petites phrases qui sont restées gravées là et que nous avons adopté parce qu'elles reflètent notre âme et notre caractère.

Je trouve toujours que mes nains sont fatigués quand ils sont fiants.
En même temps, c'est ça ou la faim.

Je refuse que mes nains se couchent fâchés ou partent fâchés le matin.
On ne sait jamais.

Je leur explique que l'essentiel, c'est d'être gentils. Qu'on se fout du reste.
Et que tant pis si d'autres sont méchants. Tant pis.

Je leur apprend à rire, à prendre les choses avec légèreté.
Je leur apprend à vivre comme si rien d'autre ne comptait.

Et je me demande parfois ce qu'ils retiendront de tout ça.

La plus belle des choses serait de les voir être comme ça avec leurs propres enfants, je pense.
Savoir qu'on n'a pas si mal fait puisqu'ils font "presque" pareil.
Savoir que peu importe l'âge et l'époque, le fond reste le même.

Je ne sais pas ce qu'ils seront.

Peu importe. Je crois que j'ai confiance en eux.
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