19 avr. 2012

Le Nain a une sensibilité de gauche

Ça fait pas mal de temps que je veux vous parler de ce bouquin. Je traîne, je traîne...

En vrai, j'espérais que Vincent Delerm m'envoie un gentil mail (enfin son attaché(e) de presse, déconnez pas), pour me dire: "Ma chère Marie, Vincent adoooore votre blog qu'il trouve hi-la-rant et serait plus que RA-VI de répondre à quelques questions sur le dernier ouvrage pour enfant qu'il vient de publier". (Quoi? On peut rêver non??)

Mais non.
Tant pis, je fais fi de sa non-réponse et je présente ce livre quand même (vexée je suis).

Ce bouquin, je l'ai offert au Mâle à Noyel.
Ce bouquin, le Mâle me l'a offert à Noyel.
On l'a en double donc (lecteur malin).

Il est cher, je trouve, mais il est chouette, je trouve.

Ce livre, d'actualité, explique à l'enfant, de manière humoristique, décalée et tellement vraie (au fond) ce qu'est la sensibilité politique.

Le personnage enfantin, Léonard, tente de comprendre la différence entre la droite et la gauche et, au delà, cherche à savoir où se place sa sensibilité politique. Il est aidé en cela par Grand Pierre, Jean Rochefort, qui lui explique (au mieux) ce que c'est qu'être de droite, d'être de gauche...

Loin des discours habituels, le texte donne à réfléchir sur le sens qu'on donne à nos vies, aux moments qu'on aime et à ce qu'on choisit d'être, de faire.
Très poétique, très drôle, il revient sur ce que nous sommes, sur ce qui nous touche, et sur ce qu'on apprécie.

Tout en gardant une certaine distance (mais pas trop) avec l'actualité, il reprécise avec un ton bobo (bien sur) ce que c'est que d'être "de gauche".

Un extrait???


Pour présenter la droite, on parle de poulet :
" Un poulet de droite, c'est un poulet qui a eu des valeurs toute sa vie.
Des valeurs de droiture, des valeurs morales, 
des valeurs de travail, un poulet qui a gravi les échelons de la société à la sueur de son front.
Un poulet qui s'est lavé les dents chaque soir pendant 3 minutes et pas 45 secondes, 
un poulet qui a mangé 5 fruits et légumes par jour...."


Et, évidemment, il y a les chansons, géniales et drôles, très Vincent Delerm quoi.. (Marie, fan). Comme je suis une buse, je n'arrive pas à en insérer une ici, mais vous pouvez aller l'écouter en cliquant sur l'image : 



Voilà, je tenais à vous présenter ce bouquin que j'écoute en boucle dans la voiture avec les nains, parce que je trouve qu'il dédramatise les débats et que, sous couvert d'une petite histoire pour enfants, il rappelle où sont les valeurs essentielles des parents.

"La sensibilité de gauche, dès fois, c'est aimer perdre son temps, aller au cinéma plutôt que travailler (...) mettre un slip sur la tête (..) C'est tout ce qui n'est pas indispensable. Souvent, quand c'est pas très raisonnable c'est plutôt de gauche".



Et puis, ça entraîne des discussions passionnantes dans la voiture : 
- Maman, moi je suis de gauche parce que j'aime bien la Chantilly!
- Bin voilà!
- Et avoir une Mercedes, c'est être de gauche ou de droite??
- Bin.....


A conseiller à partir du moment où vous vous sentez prêt :)
Je dirais 5/6 ans, mais ici, on adore chanter "Ce poulet du dimanche, il est de gauche!". 
Mais on est un peu maboules...

17 avr. 2012

Ma langue a fourché...

Souvent, quand on parle aux nains, on se contrôle.
On reste zen, on prend un ton posé (voire niais), on parle en articulant et on assène des phrases construites et intelligentes. Surtout si on est en société et qu'il faut montrer aux autres comment-on-parle-bien-au-nain-pas-comme-une-demeurée-et-poliment.

Mais, parfois, dans l'intimité de nos chez-nous, ou au supermarché, ou dans la rue...
Quand on craque ou quand on a entendu cinquante fois le nain poser la même question, ou qu'il geint depuis vingt minutes sur le même ton.

Oui, parfois, on craque.
On gueule un bon coup, on dit ce qu'on a sur le coeur, on balance au nain un truc vraiment pas sympa, vraiment NUL, vraiment "j'aurais-pas-du-je-ne-sais-pas-pourquoi-j'ai-dit-ça".
C'est pas bien, mais ça soulage.

Cela dit, sans parfois le dire, on le pense.
Et rien que de le penser, on a l'impression de l'avoir dit.


Lorsque le nain dit : "J'A FAIT CACA!!!" très fort, tous les matins, tous les midis et sur le même ton, d'une voix d'outre-chiottes...
On a envie de lui dire : "J'en n'ai rien à foutre, essuie toi les fesses (voire le cul si on est vraiment très gavé) tout seul pour une fois", parce que ouais, ça ne fait pas plaisir d'aller se mettre la tête au dessus d'une cuvette qui pue la raclette moisie juste après (ou au milieu) d'une tartine de Nutella.
Mais on lui dit : "J'arrive, le nain, deux secondes, j'ai entendu", parce qu'on est un bon parent et que si le nain s'essuie tout seul, ça va être très dégueu. Et qu'on est au milieu d'une tartine de Nutella.


Lorsque le nain dit : "C'est pas bon, j'aime pas" avant même d'avoir goûté la divine soupe brocolis-lait-poudre d'amandes (un régal) que vous lui avez préparé.
On a envie de lui dire :  "Tant pis, au revoir, tu peux aller te coucher. La prochaine fois, je ne m'embêterai pas à te faire un bon repas, je t'ouvrirai une boîte de William Saurin"  parce que bon, ok, la soupe au brocolis c'est pas ce qui prend le plus de temps mais bon, le temps de la faire, c'était aussi le temps de bouquiner un bon petit polar...
Mais on lui dit: "Tu goûtes. Si tu n'aimes pas, je t'ai fait des pâtes aussi", bin ouais, on avait prévu le coup. Et la soupe, on la mangera nous. Parce que pour le Mâle "vert et liquide" c'est pas possible.

Lorsque le nain dit : "Mamaaaaan??? Moyen Nain il m'a pris ma voiture alors que c'était moi qui l'avait en premier", phrase qui marche avec avion/bonhomme/jeu/lampe de poche. Bref, tout objet susceptible d'intéresser le nain. Tout objet donc. Même (et surtout) les dangereux.
On a envie de lui dire : "Ta bagnole, je la prends, je la mets à la poubelle et comme ça personne ne l'aura plus et tout le monde sera bien content, là!", oui, parce que si on supprime avec force l'objet du délit, peut être qu'ils vont finir par se taire. Non?
Mais on lui dit : "Il y a une voiture et deux petits garçons qui la veulent. Je pense que ton frère et toi êtes assez grands pour trouver une solution à ce problème. Non? Sinon, je la trouverai". Oui, vous répondez ça. Lorsque vous n'êtes pas trop énervée. Et parce que vous venez de terminer l'inégalable "Jalousies et rivalités entre frères et soeurs".

Lorsque le nain dit : "Je veux"
On a envie de lui dire : "Je ne suis pas ton chien bordel!", c'est vrai quoi. Moi aussi je veux une grosse bagnole, plein de thunes et aussi un nouveau sac à main. Mais j'ai pas.
Mais on lui dit : "On ne dit pas je veux, mon chéri, on dit je voudrais ou encore je souhaiterais, c'est plus poli. Qu'est ce que tu veux?" parce que s'il n'a pas ce qu'il veut, il va nous gaver.

Lorsque le nain dit : "Je ne veux pas dormir!!!"
On a envie de lui dire : "Mais moi je veux que tu dormes, j'ai envie d'être tranquille, j'en ai ras le bol de te voir"  Quoi? C'est vrai non? Une journée avec le nain, ça suffit. Le soir, c'est pour les grands. Si.
Mais on lui dit : "Pour que ton corps soit en forme mon ptit chéri, il faut se reposer. Il faut qu'il prenne des forces. Et aussi, si tu ne dors pas, on n'ira pas à la piscine cette semaine"La menace au coucher est très efficace. Enfin, le mieux, c'est encore d'inventer une activité à supprimer, ça n'engage à rien. Par exemple, si on sait qu'ils vont faire le cirque, on menace "si vous continuez, on ne va pas au zoo demain". Au premier cri, vous déboulez "bon, bin on n'y va pas!". Ils chouinent mais ils savent que vous tenez vos promesses. Mouahahahaha (vous êtes géniale).

Lorsque le nain dit "Il est où mon doudou?" (marche avec voiture, livre, yaourt, TOUT).
On a envie de lui dire : "DANS TON CUL" comme on le fait avec le Mâle
Mais on lui dit "DTC" parce que le nain ne comprend pas encore...


A SUIVRE.....(oui, ce sont les vacances, je suis limitée en temps par trois nains assez allumés de la mèche)...
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