14 mai 2012

La vie sera belle - par Aude



Parfois, je reçois des mails de mamans qui me disent "merci".
Parfois, je reçois des mails de mamans qui me disent "bof".


Et puis, il y a ces mails de témoignages, que je m'efforce de publier, parce qu'ils ont coûté.
Parce qu'ils ont été durs à écrire et qu'ils sortent du ventre, du coeur et de l'âme.
Il y en a quelques uns dans ma boîte mail qui attendent.

Aujourd'hui, c'est Aude, qui a tenu à nous faire partager sa lettre, celle qu'elle a écrit à sa maman, qui s'est suicidée.
Comment être une mère quand on n'a plus la sienne...


"On avait prévu d'aller voir ensemble "Les monologues voilés" et puis j'avais gagné 2 places pour le film "Nos ancêtres les gauloises" auprès du magazine Causette. Et puis on discutait beaucoup, souvent, longtemps au téléphone, de nos petites vies, de son copain avec qui elle se disputait depuis un moment déjà "Tu te rends compte, à 65 ans, vivre à nouveau à plein temps avec quelqu'un, hors de question, je préfère ma liberté".
On se faisait des planning: "Tu prends Grandnain ce week end? Il a super envie de prendre le métro aérien pour voir la Tour Eiffel!" On se faisait des "rapts" à la gare: elle venait de Paris, attrapait Moyennenaine sur le quai de la gare et repartait avec elle pour le week-end.
On s'envoyait des textos sur n'importe quoi "Mes élèves ont enfin compris la place du verbe en allemand, yes!" et des réponses qui sonnaient comme un sourire "Bravo". Un mot, un seul mot tout simple mais qui me montrait son amour, le fait qu'elle me reconnaissait en tant qu'adulte, prof, mère, que je me sentais sur la bonne voie, même si je n'avais pas besoin de son approbation pour vivre, j'avais besoin de savoir que j'avais de la valeur à ses yeux.
De la valeur, j'en ai toujours eu, je le sais, quand il y a 10 ans elle a enfin réussi à quitter notre père qui nous maltraitait, il lui a fallu du temps pour comprendre qu'une famille peut être monoparentale et vivre très bien, il lui aura fallu longtemps pour comprendre que c'était elle la victime et qu'elle avait des droits...
Pendant 10 ans, elle a élevé et soutenu les 2 derniers, mon petit frère et moi. Elle nous a portés aussi haut, aussi loin qu'elle le pouvait en nous laissant une très très grande liberté: celle de se tromper dans la vie: de revenir vide, sans un sous, de se casser la gueule. Elle nous a appris à nous relever, à être plus forts, à chialer le matin sous la douche, j'entends sa voix encore: "Allez, tu rentres la dedans, tu chiales un bon coup, tu te refais une tronche et tu y vas" (oui, une instit de classe spécialisée peut savoir écrire avec des pleins et des déliés ET avoir un langage un rien vulgaire!)
On n'avait pas un contact très physique, je crois qu'on était aussi trop émotionnelles: il suffisait que le plus grand se marie pour qu'on pleure en se regardant, alors se dire "je t'aime"..... On ne se le disait pas, mais on s'aimait, fort, très fort. Et quand j'ai fait mes études à la Sorbonne, en bossant, en vivant en couple, quand j'ai obtenu mon CAPES, mon premier poste, à la naissance de mon premier nain, puis de la deuxième un an après puis du 3ème il y a 8 mois, on a pleuré en se regardant, c'était notre façon de nous dire qu'on s'aimait, notre fierté d'y arriver malgré toutes les m.... qu'on avait pu traverser auparavant avec notre père.
Voir ma mère avec mes gamins c'était un double cadeau: je sentais que je m'en sortais bien, que je m'occupais bien d'eux (mais il ne fallait pas l'appeler pour lui demander que faire si un nain de 4 mois a de la fièvre, elle m'enguelait pour que j'appelle le médecin, refusant de me dire ce que ELLE faisait quand l'un de nous était malade...) et de la voir les câliner, leur faire un super repas (ou un kebab sur le pont des Arts...) me faisait revivre mon enfance, celle dont on n'a malheureusement que peu de souvenirs....
Et puis cet été, elle a quitté définitivement son ami, en rogne contre lui qui voulait qu'ils vivent à plein temps ensemble, puis en octobre elle a refusé de prendre mini-nain un week-end, se déclarant "fatiguée", et là j'ai eu un déclic, je savais d'avance ce qui allait se passer. J'ai discuté 2 heures au téléphone avec elle, elle n'était pas dépressive, mais en rogne contre la vie, elle n'arrivait pas à obtenir ce qu'elle souhaitait et la vielliesse qui l'attendait ne lui faisait nullement envie, jamais elle n'aurait accepté de vivre pour les autres, ni de perdre son indépendance et son autonomie. "Mets toi face à un miroir et demande toi ce que tu attends de la vie". Je crois que c'est la dernière phrase cencée que j'ai pu lui dire.
Le week end suivant, impossible de la joindre, ma mère s'était suicidée. De manière extrèmement violente (lames de rasoir...), et je le savais, je savais qu'elle le ferait. Je n'ai pas pu l'en empêcher, un suicide est un choix êtremement personnel, je ne peux pas lui en vouloir, elle ne laisse aucun de ses 4 enfants dans la panade, et elle a eu le bon goût de nous laisser une lettre. Je reconnais son sale caractère: quand d'autres auraient marqué : "Pardonnez moi" elle a écrit "ne m 'en veuillez pas". N'importe qui aurait écrit "je vous aime", mais pas elle (sinon elle aurait pleuré et ce n'était pas le moment...), elle a écrit: " je suis fière de vous".
Merci Annie d'avoir pensé à cette phrase, celle qui nous libère, nous permettra de vivre sans toi mais la tête haute puisque maintenant il n'y aura plus personne pour nous le dire, puisqu'il va falloir enfin apprendre à être fier de nous par nous-même.

Elle a claqué la porte avec son caractère donc, et je vous demande de ne pas la juger, moi-même je ne me le permets pas, acceptez sa décision comme un gage de libre-arbitre, cette liberté qui lui tenait tant à coeur depuis son divorce, le leit-motiv de ces 10 années parisiennes, même si c'est cette liberté qui l'a fait repousser la vie en couple, et finalement prendre cette décision.

Mais maintenant? Comment vais-je gérer ma vie de mère moi qui ne suis plus la fille de personne? Je sais que d'autres sont passés par là et même bien pire, je ne cherche en aucun cas à m'appitoyer sur mon sort, mais 2 choses vont me faire réfléchir pendant un bon moment:
  1. le suicide est très problématique dans la mesure ou l'on ne connait jamais la cause réelle, qui pousse la personne à l'acte, qu'il reste toujours une zone d'ombre et un sentiment difu de culpabilité et parce qu'on ne peut pas rejeter sa colère sur un tiers (une maladie, le chauffard qui aurait pu créer un accident mortel...etc), et qu'il faut apprendre à gérer cette colère et cet amour et cette tristesse.
  2. Et surtout: Qui va me dire maintenant, que tel type de viande c'est trop filandreux pour les nains,que j'abuse de faire des bibs à température ambiante, qu'il faut que j'arrête de m'énerver contre ma belle-mère, que mon conjoint est un gars formidable, que mini-nain me ressemble?
Qui va leur transmettre les mots que j'aimais entendre: des chatouilles de cuisse, des tartines confitures-Annie, qu'on a le droit de tremper ses frites dans son yaourt, leur faire chanter du Brassens et du Renaud, des "câlins-calinous" en allant se coucher? Qui va leur montrer comment tout positiver dans la vie? Que manger des cerises à Saint Michel en jetant les noyaux sur les péniches c'est mal mais c'est super rigolo?
Moi bien sûr, leur père, leurs oncles, et plein d'autres personnes, mais quand même, ça ne sera pas pareil....

Je ne suis plus la fille de personne, est -ce que je serais une bonne mère??
2 jours avant de se donner la mort, ma mère avait ouvert le café de titis parisiens que tient une partie de ma famille avec cette chanson: La Petite Cantate de Barbara 


Et là, révélation: si tu remplaces la mot "cantate" par le mot "vie", c'est exactement ça qui m'attend!
Je vais être grande, forte, fière et autonome, mais putain, ça va être dur!!! Et pourtant.... la vie sera belle!

10 mai 2012

Je suis du genre à...



Je suis du genre à rendre les livres de la bibliothèque super en retard. Et à en ré-emprunter dans la foulée en me promettant de les ramener plus tôt que les précédents. Evidemment.

Je suis du genre à dire "oui, oui, je te rappelle dans deux minutes, je suis avec les nains là". Et à oublier de rappeler. Et à m'en souvenir au moment du coucher.

Je suis du genre à lire des polars jusque trop tard et à le regretter le lendemain. Pareil pour l'épisode de trop d'une série-télé.

Je suis du genre à finir les assiettes des nains le soir quand ils n'en veulent plus. Et à manger après mon repas comme si de rien n'était.

Je suis du genre à rire. Beaucoup, trop, fort, de tout ou presque, pour ne pas pleurer.

Je suis du genre à dire que cette année je m'inscris à la gym et que je vais y aller, c'est certain, au moins deux fois par semaine parce que ça me fera du bien. Et puis finalement pas.

Je suis du genre à chanter très fort dans ma voiture, encore plus fort que ça. Toute seule ou avec les nains, à me dire que c'est juste un moment de bon. Que c'est juste un peu de bien de gagné.

Je suis du genre à procrastiner. Encore et encore.

Je suis du genre à rester encore quelques minutes dans ma voiture pour écouter la fin de la chronique de F.Pommier ou de F.Morel.

Je suis du genre à regarder Raiponce avec les nains. Plein de fois.

Je suis du genre à râler tous les matins en voyant le chiffre 6 tout à gauche.

Je suis du genre à dire "encore un dernier dessin-animé" et à en laisser filer deux de plus pour avoir la paix.

Je suis du genre à penser à tous les trucs horribles qui pourraient arriver à mes mômes. Le soir. Avant de dormir. En espérant, du coup, ne pas en rêver. Avec la trouille au ventre.

Je suis du genre à laisser vivre.

Je suis du genre à rentrer péniblement le ventre quand je sors de mon cours d'aquagym. Histoire qu'on ne se dise pas "elle en a bien besoin".

Je suis du genre à parler de mes nains. Quand ils ne sont pas là. Quand ils dorment. Comme si je ne les avais pas assez vus.

Je suis du genre à dire combien les choses comptent. De peur d'oublier.

Je suis du genre à reprendre une part. Au cas où.

Je suis du genre à aimer marcher. Longtemps.

Je suis du genre à pleurer si le film est triste. S'il est drôle. S'il est émouvant. Et à me retourner vers le Mâle en m'auto-proclamant "mauviette". Et en lui demandant "tu chiales pas toi?". Non.

Je suis du genre à les serrer très fort.

Je suis du genre à dire "ça va aller". Même si j'ai la trouille.

Je suis du genre à trouver que ma jupe est bien trop courte.

Je suis du genre à hurler si on tambourine à ma porte de toilettes alors que je bouquine tranquillement.

Je suis du genre à  m'accrocher fort aux accoudoirs d'avion. En priant pour ne pas mourir avant d'avoir vu la fin de Dexter.

Je suis du genre à arriver en retard à l'école parce que je suis toujours "juste" et qu'une fois sur deux, c'était bien trop "juste".

Je suis du genre à dire oui. Même si je pense non.

Je suis du genre à boire du vin rouge.

Je suis du genre à bitcher, puter, dauber. Oui, c'est mal. Mais c'est un peu bon.

Je suis du genre à faire de la luge, des toboggans et des manèges. En criant.

Je suis du genre à ne pas supporter les fautes d'accord du participe passé. Et à me rendre malade si on en trouve une dans mes textes.

Je suis du genre à trouver que "le ciel a une superbe couleur ce soir".

Je suis du genre à me trouver moche sur les photos. Et à trouver les autres super beaux.

Je suis du genre à attendre une étoile filante. Et à me laisser surprendre par le premier voeu qui me vient à l'esprit.

Je suis du genre à me dire que tout ça, c'est chouette.

Je suis du genre à raconter des blagues aux Nains. En espérant qu'ils maîtrisent rapidement le second degré.

Je suis du genre à avoir mal pour un(e) autre.

Je suis du genre à trouver que les gens sont chouettes.

Je suis du genre à avoir envie de les catapulter quand ils hurlent. Tous les trois.

Je suis du genre à manger des bonbons super acides. Plein.

Je suis du genre à laisser dire.

Je suis du genre à ne plus demander à quoi ça rime tout ça.

Je suis du genre à prendre la vie comme elle vient. Parce qu'on n'a pas vraiment le choix.





si vous me disiez de quel genre vous êtes....


Et, comme promis, voilà les contributions d'autres mamans, à retrouver sur leurs blogs.

- Chez 8 à la Maison

- Chez Maman Cherry

- Chez Maman Anonyme

- Chez Petitout

- Chez Crisprolls

- Chez la Même en pas pareil 

- Chez Une vie de cacahuètes

- Chez Mammmaaaaannn ! 

- Chez Le Loup et la Belette

- Chez Miss Brownie

8 mai 2012

Test du Transat Balance de Babybjorn

Pendant les vacances de Pâques, nous sommes, tu le sais, partis en Allemagne.

Là, j'ai redécouvert des choses magnifiques:

- Les Wurst (saucisses), matin, midi et soir.

- Les Spielplatz de psychopathes (du toboggan de compétition, des structures de jeux démentes)

- Du matériel de puériculture au top, des salopettes de pluie qui ne coûtent pas un bras, des draisiennes à qui-mieux-mieux

- Le Caramalz (genre de bière sans alcool)

et....

Le Transat Balance de Babybjorn de ma belle-soeur. Enfin, de ma petite nièce.

Et donc, n'écoutant que mon esprit-testeur, je l'ai testé. Pour toi.

Comme promis, les intéressées du transat n'ont qu'à cliquer là, ou encore sur l'image en dessous:

La bête...



Les autres peuvent aller faire un tour chez Papacube et son excellent dernier dessin qui m'a rappelé (hélas) quelques trop nombreux coups-foirés.






7 mai 2012

Activités nainesques et craquage parental

Parfois, on est prêts à tout pour occuper les nains.
Pour avoir quelques minutes, quelques heures de paix. J'ai dit heures mais c'était pour rire car chacun sait qu'aucune activité n'occupe le nain aussi longtemps.
Sauf peut être la lecture (encore deux ans à attendre ici) et la Mamie, mais il faut aussi préserver cette dernière si on veut qu'elle dure dans le temps tel un lapin Duracel.

Sinon, oui, le parent est prêt à tout pour avoir un peu de tranquillité. Je ne parle même pas ici d'avoir des moments pour mater, loquifiée dans le canapé, Un dîner presque parfait, ou pour lire un magazine. Non, je parle de quelques minutes où on peut se verser un verre de vin (oui, après 18h, la mère de famille a le droit de s'alcooliser) et les regarder en se disant "sont mignons quand même".
Puis, entendre un hurlement et se dire "putain, font chier, j'ai même pas deux minutes de pause".

Et oui, le parent cherche, fouine et dégote parfois des petites choses qui font que le nain est concentré, un peu, et lui fout la paix.
Cependant, toute bonne chose a sa contrepartie et, parmi les activités nainesques, certaines peuvent également rendre fou le parent. Si. Promis. J'en ai listé quelques unes, histoire de t'aider à relativiser.
On ne peut pas avoir le beurre, l'argent du beurre (et niquer la crémière, ajoute le Mâle, potache).

* La pâte à modeler : 
Un classique. Des pots, des pots, encore des pots. Des petits couteaux, des pelles à tarte, la machine à glace et l'appareil à faire des spaghettis ou autre met délicat. Une boîte en plastique dans laquelle on a misérablement tenté de ranger les pots mal refermés. Au début, c'est tout beau. La pâte rose est dans la boîte au couvercle rose, la pâte orange dans la boîte au couvercle orange et les ustensiles sont bien rangés. On a même des petits emporte-pièces, c'est "vraiment bien fait, c'est fouuuu".
Les premières parties de pâte à modeler sont géniales, les nains font des glaces et viennent vous en proposer. Vous souriez, c'est tellement chou.

Et puis, ça commence à dégénérer. De jour en jour, les couleurs se mélangent, les pots sont mal refermés, les morceaux de pâte à modeler sont coincés entre les lattes du plancher et Moyen Nain a fait une boulette qui est censée ressembler à une voiture (et qu'il a caché sous son oreiller pour dormir avec).
Ensuite, Grand Nain décide de faire une paire de boucles d'oreilles à sa soeur et veut lui accrocher. Elle se débat et la pâte à modeler se retrouve dans ses petites boucles blondes. Elle hurle, il tire, c'est coincé.
Vous passez ensuite une dizaine de minutes à lui ôter précautionneusement la pâte à modeler des cheveux pendant que les nains se disputent les coupes de glace. Ils finissent par se balancer des mini-boulets de canon (en pâte à modeler) pendant que vous leur hurlez dessus, afin de les calmer (judicieux).

Ils hurlent de rire, maintenant. Et la petite hurle de douleur (elle en rajoute).
Vous finissez par ranger la pâte à modeler, excédée, dans n'importe quelle boîte. Puis les couverts en plastique et les "trucs à la con pour faire les glaces et les spaghettis". 
La boîte contenant "cette connerie de pâte à modeler" se retrouve, mal fermée, en haut de l'armoire. 
A côté des puzzles infaisables offert par une Nulli.



* L'aire de jeux indoor:
Béni soit l'inventeur de cette petite merveille.
En apparence, que du bonheur. Des structures géantes avec toboggans, micro murs d'escalade, piscine à balles et trampolines. Un tarif un peu exorbitant mais des tables parentales accueillantes, avec magazines à gogo et café. Les nains n'ont qu'à ôter leurs godasses (un peu crades) et peuvent ensuite aller s'éclater en chaussettes (dégueulasses) dans la structure.
Formidable.
Normalement, le parent n'a plus qu'à se saisir de son dernier bouquin, et à se vautrer dans un siège en plastique. Parfois, il relèvera les yeux histoire de s'assurer que ses nains sont vivants, fera un petit coucou de la main afin de prouver à ses rejetons qu'il suit leur progression dans la structure. 
Puis, il replongera avec délectation dans son ouvrage en se réjouissant de cette belle invention.

En vrai, c'est moins marrant.
- ça sent la chaussette
- c'est généralement situé dans un hangar et le niveau sonore devient vite intolérable. En gros, chez toi, tu trouves que tes nains sont bruyants, alors imagine 50 nains qui hurlent dans un hangar. Mode "je veux mourir en silence" on.
- c'est dangereux. Nez en sang, tête cognée, cuisses rapées et lèvre amochée.
Les nains sont complètement maboules, les nains des autres sont mal élevés et vous êtes bons pour soigner les bobos et calmer les nains hurleurs à peine arrivé à la page 18 de votre Harlan Coben.

L'aire de jeux indoor est donc formidable. Si tout se passe bien.
Et même si tout se passe bien, il vous faudra affronter le courroux du nain qui ne veut absolument pas partir.
A vous les appels ridicules du bas de la structure vers le nain, planqué en haut. 
A vous la course poursuite et les menaces inutiles devant le nain qui vous regarde d'un air hautain, entre deux sauts de trampoline.
A vous l'escalade glissante du toboggan gonflable, histoire de récupérer le petit dernier, dissimulé en haut, derrière un pilier.


Les chaussures crades ré-enfilées, le prix prohibitif reglé, vous vous dites que la prochaine fois, trois matelas par terre dans leur chambre, ça suffira.

- Les instruments de musique : 
Oh, le nain a trouvé votre vieille flûte à bec.
Mais si, la blanche.
La Yamaha achetée pendant vos années collège. D'ailleurs, vous avez probablement eu plusieurs modèles de flûte, puisque ce type d'objet s'égare bien facilement.
Ah, la flûte à bec. Vous la prenez et la caressez amoureusement, ne regrettant absolument pas ces heures passées à suer des doigts sur les trous de flûte, avec la peur au ventre de faire une fausse note devant toute la classe.
Ah, la flûte à bec et ses morceaux immondes. La flûte à bec et cette terreur d'être interrogée.

Vous la rendez au nain, soulagée.
Lui, la flûte à bec, il trouve ça génial.
Il souffle. Fort.
Ne sait pas vraiment boucher les trous (rapport à ses doigts boudinés). En revanche, il sait souffler.
Et, avouons-le, le souffle du nain dans la flûte à bec Yamaha, c'est infernal. Intolérable. Vous attendez que le nain découvre un autre jeu et vous replanquez la flûte à bec. Invention du diable.

D'ailleurs le nain, fin mélomane, sait, de la même manière, taper comme un bourrin sur les touches graves du piano. Puis sur les aigues. Charmant, surtout si ça dure quelques minutes.
Au début, on s'extasie. Après, on a juste envie de lui attacher les mains (et de la baillonner, ça peut servir).
Et de ne pas le détacher quand il croise, par inadvertance, une batterie, un tambour ou même un triangle.

La musique, c'est formidable.
Mais pas pour le nain.

- Le jeu de société
Quand tu as des nains d'âges rapprochés, c'est aussi (et surtout) pour qu'ils aient une complicité incroyable.
Avec moins de deux ans d'écart, mes deux premiers ont les mêmes jeux (débiles), les mêmes passions (encore plus débiles) et le même rire (niais).

D'ailleurs, lorsque Grand Nain vient réclamer qu'on joue avec lui à un truc de nains (genre voitures, playmobils, etc...), on lui explique qu'on lui a fait un petit frère pour ça.
Mais le souci, c'est que le petit frère, Moyen Nain, est quand même un PETIT. Donc, il ne comprend pas toujours tout.
Faire des courses de voiture, ok.
Lancer des peluches jusqu'au plafond en gloussant, ok.
Jouer à cache-cache (même s'il crie "Je suis là"), ok.

En revanche, dès que c'est un peu complexe, c'est foutu.
Le Docteur Mamoule, par exemple, c'est terrible. Grand Nain installe tout et commence à jouer.
Quand c'est au tour de Moyen Nain, il touche les bords et fait tout sonner. Il se marre et continue.
Grand Nain, qui n'aime pas bien qu'on déconne avec les règles du jeu, s'énerve et crie.
Docteur Mamoule se retrouve renversé par terre et, parfois, je retrouve un tibia sous le canapé du salon.

Le jeu de société, c'est bien.
Mais pas longtemps.


Il y a mille autres activités, j'y reviendrai.
Mais là, croyez-le ou pas, j'ai nains.
Et oui, pour écrire mes artikeuls, j'use et j'abuse de ce genre d'activités.
C'est la raison pour laquelle, parfois, je suis obligée de m'interrompre et de publier. Parce que les nains sont difficiles à occuper...
Des idées??? 



24 avr. 2012

Ce qui ne sera jamais

Dans la vie, il y a des choses qu'on fait. Et des choses que l'on a choisi de ne pas faire.
Il y a des chemins qu'on prend et d'autres qu'on regrette de ne pas avoir pris.
Il y a ce que nous sommes, à un moment précis, et qui nous oblige à prendre une décision.

Et puis il y a tout le reste.
Tout ce qui nous arrive, tout ce qui nous tombe dessus, tout ce qui est là par la force des choses.
Il y a tout ce qu'on ne choisira pas, tout ce qu'on aurait jamais voulu voir arriver, il y a le "destin", le "hasard" ou la succession de faits qui amène à "ça".

Il y a les drames, ceux dont on parle
Il y a les drames intimes, ceux dont on ne parle pas.
Ceux qu'on évoque, avec ceux qui écoutent. Ceux que l'on murmure, quand on se sent prête à le faire.
Ceux qu'on dit, avec encore un noeud dans le ventre et la gorge nouée.
Ceux qu'on garde, au fond de soi, parce qu'ils font partie de nous.

Loin de moi l'idée d'établir une gradation.
Il y a toujours pire.
Cela ne veut pas dire qu'on ne souffre pas soi même.

Cet article, ça fait très longtemps que je veux l'écrire et puis je repousse le moment.
Je reçois beaucoup de mails à ce sujet, me demandant de dire, me demandant de décrire, me demandant de faire exister ceux qui ne seront jamais.

Et me voilà qui me lance, alors qu'on ne saurait retranscrire la souffrance de la perte, le vide, le rien.
Je veux parler aujourd'hui des pertes qui arrivent alors que l'on n'a pas eu la chance de voir l'imaginaire devenir vrai.
Je voulais parler des fausses couches, des enfants qui ne naîtront pas vivants, de ceux qui existent mais qu'on ne peut pas voir.

Je n'ai pas la prétention d'être juste, je n'ai pas la prétention d'être vraie.
Mais la fausse couche est "banale". Tout le monde en fait. Ou presque.
Mais personne ne le dit.
Parce que ce n'est rien. Parce que ce n'est pas grand chose. Parce que c'est un "coup pour rien", un "brouillon" et que ça va "finir par marcher".
Bien sur.
Ou pas.

La fausse-couche, c'est terrible.
Parce qu'en un quart de seconde, on passe d'un statut à un autre.
Une sonde est posée et tout s'écroule.
On porte la vie et puis on porte rien.
On "va avoir un bébé" et puis non. Le vide.

Etre pleine de rien.

Et l'attente.
Et le sang.
Et le sentiment que, peut être, ça n'arrivera plus.
Et le sentiment que personne ne peut comprendre. Parce que c'est notre corps. Parce que c'est notre âme. Parce qu'on avait déjà imaginé. Parce qu'on avait déjà dit. Parce que ça n'arrive qu'aux autres.

Je ne saurais dire combien, je ne saurais dire pourquoi. Mais c'est là, ça fait mal et on ne peut pas vraiment en parler. Et puis comment se plaindre? Et puis comment dire alors que "ce n'est pas si pire".
Bien sur.
Ce n'est pas la fin du monde.
Mais on a le droit de pleurer quand même. On a le droit de prendre le temps. On a le droit de se dire qu'on a perdu quelqu'un. Qui ne sera jamais. Qui n'a pas existé. Sauf dans notre tête. Et que c'est déjà beaucoup.

La perte d'un enfant in utero, je ne la connais pas et je ne peux pas l'imaginer.
Je peux l'entendre, je peux sentir mon corps frissonner à cette idée, je peux penser à la souffrance, à la douleur. Mais je ne peux pas savoir.
Je ne veux pas imaginer l'instant où tout bascule, je ne veux pas. Pourtant, être parent, c'est une infinité de moments où tout peut basculer. Là, c'est trop tôt. Ça ne devrait pas basculer là.
Perdre un enfant et ne pas savoir ce qu'il aurait été. Perdre un enfant et ne pas pouvoir dire aux autres comment il était.
Je sais qu'on s'en relève, je sais qu'on y arrive. Je sais qu'on peut avoir un autre enfant après.
Mais j'imagine combien l'angoisse est présente, j'imagine combien les choses sont différentes.
Il y a un après.

Sur ce sujet, je voudrais laisser la parole à Delphine, qui m'a énormément touchée.
Elle a écrit un joli livre sur son histoire. Un livre pour elle, pour sa famille, pour se souvenir, pour le garder.
Je voulais partager avec vous un peu de cette jolie rencontre:
"Ce vide en moi, je l’ai réellement ressenti lors de mon retour en chambre, après l’accouchement. Ou plus précisément lorsque, d’un coup d’œil par la fenêtre, j’ai surpris dans une chambre du deuxième étage des sourires, des flashs, des personnes debout autour d’un berceau, emerveillées.
C’est à ce moment là que j’ai regardé et touché mon ventre. Vide, sans vie. Et à mes côtés, rien. Pas de berceau.
Même si l’on savait depuis le jour de la mauvaise nouvelle qui a changé le cours de cette grossesse que le dénouement serait celui-ci, il est tout de même dur d’y être confronté…
Devoir faire le deuil de cette grossesse, mais surtout de ce bébé.
Affronter cette seule et unique rencontre, ce dernier au revoir, commander des roses blanches là où l’on aurait préféré acheter un nouveau couffin…
Faire face aux réactions des gens. Les compréhensifs, qui s’associent à votre douleur mais aussi les trop « terre à terre » qui, plutôt que de compatir, préfèrent vous dire que « Vous êtes jeunes, vous en referez un autre » et puis qu’après tout « C’est pas comme si vous l’aviez vraiment connu ».
Mais si. Si, on l’a connu. Il a partagé près de 6 mois de nos vies, on imaginait déjà son avenir, il avait un frère et une sœur qui étaient déjà impatients de le rencontrer.
Aujourd’hui, pas un jour ne se passe sans que l’on ne pense à lui. Il devait naître en février 2009. Alors on se surprend à penser à tout ce qu’il ne fera pas… Le premier Noël, le premier anniversaire, la première rentrée à l’école…
Oui, on l’a connu.
Oui, ça fait mal.
Mais oui, un grand oui, il a existé, il existera toujours dans nos cœurs, et qu’est ce qu’on l’aime notre Petit Prince…"





Voilà, je n'ai pas grand chose à ajouter, je tenais à dire, je tenais à écrire tout ça. 
Pour celles qui.
Pour celle qui.
Pour ceux qui.

19 avr. 2012

Le Nain a une sensibilité de gauche

Ça fait pas mal de temps que je veux vous parler de ce bouquin. Je traîne, je traîne...

En vrai, j'espérais que Vincent Delerm m'envoie un gentil mail (enfin son attaché(e) de presse, déconnez pas), pour me dire: "Ma chère Marie, Vincent adoooore votre blog qu'il trouve hi-la-rant et serait plus que RA-VI de répondre à quelques questions sur le dernier ouvrage pour enfant qu'il vient de publier". (Quoi? On peut rêver non??)

Mais non.
Tant pis, je fais fi de sa non-réponse et je présente ce livre quand même (vexée je suis).

Ce bouquin, je l'ai offert au Mâle à Noyel.
Ce bouquin, le Mâle me l'a offert à Noyel.
On l'a en double donc (lecteur malin).

Il est cher, je trouve, mais il est chouette, je trouve.

Ce livre, d'actualité, explique à l'enfant, de manière humoristique, décalée et tellement vraie (au fond) ce qu'est la sensibilité politique.

Le personnage enfantin, Léonard, tente de comprendre la différence entre la droite et la gauche et, au delà, cherche à savoir où se place sa sensibilité politique. Il est aidé en cela par Grand Pierre, Jean Rochefort, qui lui explique (au mieux) ce que c'est qu'être de droite, d'être de gauche...

Loin des discours habituels, le texte donne à réfléchir sur le sens qu'on donne à nos vies, aux moments qu'on aime et à ce qu'on choisit d'être, de faire.
Très poétique, très drôle, il revient sur ce que nous sommes, sur ce qui nous touche, et sur ce qu'on apprécie.

Tout en gardant une certaine distance (mais pas trop) avec l'actualité, il reprécise avec un ton bobo (bien sur) ce que c'est que d'être "de gauche".

Un extrait???


Pour présenter la droite, on parle de poulet :
" Un poulet de droite, c'est un poulet qui a eu des valeurs toute sa vie.
Des valeurs de droiture, des valeurs morales, 
des valeurs de travail, un poulet qui a gravi les échelons de la société à la sueur de son front.
Un poulet qui s'est lavé les dents chaque soir pendant 3 minutes et pas 45 secondes, 
un poulet qui a mangé 5 fruits et légumes par jour...."


Et, évidemment, il y a les chansons, géniales et drôles, très Vincent Delerm quoi.. (Marie, fan). Comme je suis une buse, je n'arrive pas à en insérer une ici, mais vous pouvez aller l'écouter en cliquant sur l'image : 



Voilà, je tenais à vous présenter ce bouquin que j'écoute en boucle dans la voiture avec les nains, parce que je trouve qu'il dédramatise les débats et que, sous couvert d'une petite histoire pour enfants, il rappelle où sont les valeurs essentielles des parents.

"La sensibilité de gauche, dès fois, c'est aimer perdre son temps, aller au cinéma plutôt que travailler (...) mettre un slip sur la tête (..) C'est tout ce qui n'est pas indispensable. Souvent, quand c'est pas très raisonnable c'est plutôt de gauche".



Et puis, ça entraîne des discussions passionnantes dans la voiture : 
- Maman, moi je suis de gauche parce que j'aime bien la Chantilly!
- Bin voilà!
- Et avoir une Mercedes, c'est être de gauche ou de droite??
- Bin.....


A conseiller à partir du moment où vous vous sentez prêt :)
Je dirais 5/6 ans, mais ici, on adore chanter "Ce poulet du dimanche, il est de gauche!". 
Mais on est un peu maboules...

17 avr. 2012

Ma langue a fourché...

Souvent, quand on parle aux nains, on se contrôle.
On reste zen, on prend un ton posé (voire niais), on parle en articulant et on assène des phrases construites et intelligentes. Surtout si on est en société et qu'il faut montrer aux autres comment-on-parle-bien-au-nain-pas-comme-une-demeurée-et-poliment.

Mais, parfois, dans l'intimité de nos chez-nous, ou au supermarché, ou dans la rue...
Quand on craque ou quand on a entendu cinquante fois le nain poser la même question, ou qu'il geint depuis vingt minutes sur le même ton.

Oui, parfois, on craque.
On gueule un bon coup, on dit ce qu'on a sur le coeur, on balance au nain un truc vraiment pas sympa, vraiment NUL, vraiment "j'aurais-pas-du-je-ne-sais-pas-pourquoi-j'ai-dit-ça".
C'est pas bien, mais ça soulage.

Cela dit, sans parfois le dire, on le pense.
Et rien que de le penser, on a l'impression de l'avoir dit.


Lorsque le nain dit : "J'A FAIT CACA!!!" très fort, tous les matins, tous les midis et sur le même ton, d'une voix d'outre-chiottes...
On a envie de lui dire : "J'en n'ai rien à foutre, essuie toi les fesses (voire le cul si on est vraiment très gavé) tout seul pour une fois", parce que ouais, ça ne fait pas plaisir d'aller se mettre la tête au dessus d'une cuvette qui pue la raclette moisie juste après (ou au milieu) d'une tartine de Nutella.
Mais on lui dit : "J'arrive, le nain, deux secondes, j'ai entendu", parce qu'on est un bon parent et que si le nain s'essuie tout seul, ça va être très dégueu. Et qu'on est au milieu d'une tartine de Nutella.


Lorsque le nain dit : "C'est pas bon, j'aime pas" avant même d'avoir goûté la divine soupe brocolis-lait-poudre d'amandes (un régal) que vous lui avez préparé.
On a envie de lui dire :  "Tant pis, au revoir, tu peux aller te coucher. La prochaine fois, je ne m'embêterai pas à te faire un bon repas, je t'ouvrirai une boîte de William Saurin"  parce que bon, ok, la soupe au brocolis c'est pas ce qui prend le plus de temps mais bon, le temps de la faire, c'était aussi le temps de bouquiner un bon petit polar...
Mais on lui dit: "Tu goûtes. Si tu n'aimes pas, je t'ai fait des pâtes aussi", bin ouais, on avait prévu le coup. Et la soupe, on la mangera nous. Parce que pour le Mâle "vert et liquide" c'est pas possible.

Lorsque le nain dit : "Mamaaaaan??? Moyen Nain il m'a pris ma voiture alors que c'était moi qui l'avait en premier", phrase qui marche avec avion/bonhomme/jeu/lampe de poche. Bref, tout objet susceptible d'intéresser le nain. Tout objet donc. Même (et surtout) les dangereux.
On a envie de lui dire : "Ta bagnole, je la prends, je la mets à la poubelle et comme ça personne ne l'aura plus et tout le monde sera bien content, là!", oui, parce que si on supprime avec force l'objet du délit, peut être qu'ils vont finir par se taire. Non?
Mais on lui dit : "Il y a une voiture et deux petits garçons qui la veulent. Je pense que ton frère et toi êtes assez grands pour trouver une solution à ce problème. Non? Sinon, je la trouverai". Oui, vous répondez ça. Lorsque vous n'êtes pas trop énervée. Et parce que vous venez de terminer l'inégalable "Jalousies et rivalités entre frères et soeurs".

Lorsque le nain dit : "Je veux"
On a envie de lui dire : "Je ne suis pas ton chien bordel!", c'est vrai quoi. Moi aussi je veux une grosse bagnole, plein de thunes et aussi un nouveau sac à main. Mais j'ai pas.
Mais on lui dit : "On ne dit pas je veux, mon chéri, on dit je voudrais ou encore je souhaiterais, c'est plus poli. Qu'est ce que tu veux?" parce que s'il n'a pas ce qu'il veut, il va nous gaver.

Lorsque le nain dit : "Je ne veux pas dormir!!!"
On a envie de lui dire : "Mais moi je veux que tu dormes, j'ai envie d'être tranquille, j'en ai ras le bol de te voir"  Quoi? C'est vrai non? Une journée avec le nain, ça suffit. Le soir, c'est pour les grands. Si.
Mais on lui dit : "Pour que ton corps soit en forme mon ptit chéri, il faut se reposer. Il faut qu'il prenne des forces. Et aussi, si tu ne dors pas, on n'ira pas à la piscine cette semaine"La menace au coucher est très efficace. Enfin, le mieux, c'est encore d'inventer une activité à supprimer, ça n'engage à rien. Par exemple, si on sait qu'ils vont faire le cirque, on menace "si vous continuez, on ne va pas au zoo demain". Au premier cri, vous déboulez "bon, bin on n'y va pas!". Ils chouinent mais ils savent que vous tenez vos promesses. Mouahahahaha (vous êtes géniale).

Lorsque le nain dit "Il est où mon doudou?" (marche avec voiture, livre, yaourt, TOUT).
On a envie de lui dire : "DANS TON CUL" comme on le fait avec le Mâle
Mais on lui dit "DTC" parce que le nain ne comprend pas encore...


A SUIVRE.....(oui, ce sont les vacances, je suis limitée en temps par trois nains assez allumés de la mèche)...
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