25 oct. 2013

Ecoutez les mères. Elles savent

Ecoutez les pères.
Ils savent.

C'est un médecin qui avait dit ça à ma mère, lorsqu'elle faisait son internat.

Ils sont nombreux à écouter les parents. Ils sont nombreux à être compétents. Ils sont souvent à l'écoute, souvent empathiques, souvent aussi ennuyés que vous quand vos enfants vont mal.

J'ai la chance d'avoir une pédiatre comme ça.

Mais j'ai été amenée à en cotoyer d'autres.
Homme ou femme d'ailleurs. Peu importe.

Ceux qui te regardent comme une folle furieuse.
Ceux qui t'assurent que ton enfant va très bien.
Ceux qui t'assènent que non, le reflux n'existe pas.
Ceux qui te disent que oui, la seule responsable du mal-être de ton enfant c'est toi, la mère.
Ceux qui te conseillent de le laisser pleurer, les portes fermées, pendant 1 semaine s'il le faut. Qu'il/elle comprenne que personne ne viendra le chercher, qu'il/elle n'intéresse personne.
Ceux qui te précisent que tout ce que tu fais est clairement mauvais pour ton enfant, que ton choix d'allaiter a ruiné son caractère et que le cododo que tu as osé pratiquer fera de lui un enfant perturbé.
Ceux qui regardent ton enfant et qui lui assènent un  "Silence" et qui ajoutent un "vous voyez ce regard manipulateur?".


Ceux-là je les dénonce.
Je les maudis.
Non je n'ai pas fait médecine.
Mais on est bien loin là de la médecine.

J'ai quatre enfants et même si je ne prétends pas tout savoir, je sais une chose.
Un enfant qui va bien dort sans se poser de question.
Un enfant qui n'a pas mal ne pleure pas des heures sans raison.

J'ai quatre enfants et je me fiche de ce qu'il a pu dire, mais pas tant que ça.
Je lui ai dit "heureusement que je ne suis pas désespérée et que c'est n'est pas mon premier".
Sinon je me serais écroulée.
Sinon je l'aurais peut être écouté.

Je ne fustige pas ici le corps médical, loin de là.
J'en suis issue et je le fréquente avec assiduité.
Mais l'empathie. L'humanité.
Il s'agit d'enfants, pas de cas à étudier.
Il s'agit de mères, de pères, d'êtres humains qui ont mis au monde ce qu'ils avaient de plus précieux.
Comment pouvez vous nous ordonner de les faire taire?
Comment pouvez vous ne pas comprendre que nous soyons désemparés?

Une mère sait.
Un père sait.
Au plus profond de nous mêmes nous savons.
Même si nous hésitons, même si nous tâtonnons, même s'il suffit d'un rien pour nous faire douter, même si nous sommes perdus.



Je suis rentrée sous le choc d'une visite chez un pédiatre qui n'était pas la mienne.
Je suis rentrée outrée d'avoir entendu que tout ce que j'avais fait était mal, de l'allaitement au portage en passant par mes tentatives pour atténuer ses pleurs.
Je suis rentrée meurtrie qu'on ait pu penser une seule seconde que la seule responsable du mal-être de mon enfant, c'était moi.

Mais je ne suis pas folle. Et ils auront beau dire, "laissez-la pleurer", je ne m'y résoudrai pas.
Je le fais, bien sûr, pas le choix.
En 10 mois, il y en a eu des heures de hurlements, des fermetures de porte sur un bébé rouge de larmes. Il y en a des minutes qui s'égrènent et des "ça va faire 15 minutes, elle ne dormira pas".
Il y en a des doutes, des angoisses, des "pourquoi mais pourquoi?".

Les mères n'ont pas besoin qu'on les dénonce.
Elles ont besoin qu'on les soutienne.
Qu'on les écoute. Qu'on les comprenne.


Je ne sais pas pourquoi ma fille pleure tous les soirs.
Toutes les nuits.
Elle s'endort souvent sans problèmes.
Elle se réveille en hurlant. Pour un rot. Pour un rien.
Elle est traitée.
On a pensé aux allergies.
On évince.
On porte.
On laisse pleurer.
On tente.

Je sais qu'elle est difficile.
Je sais qu'elle est sensible.
Je sais qu'elle ne tolère pas grand chose.
C'est un bébé RGO.

Elle reste assise et puis d'un seul coup elle pleure et se jette en arrière.
Elle ne veut pas se mettre debout.
Elle sourit beaucoup, quand même.
Elle dort près de 10h, quand elle n'a plus rien dans le ventre.
Elle deviendra une chouette petite fille.

Parce que j'aurais été là. Parce qu'il aura été là.
Parce que ses frères et soeur auront été là.
Parce que nous n'aurons pas fermé la porte en faisant semblant de ne pas l'entendre.
Parce que nous lui aurons dit "nous sommes là".
Parce qu'un bébé de 10 mois ne manipule pas tous les soirs, depuis ses 2 mois.
Parce que, viscéralement, je ne peux pas faire autrement.

Ecoutez les parents.
Ils savent.

Pas tout et pas tous, bien sûr.
Mais aidez-les.
Plutôt que balayer d'un revers de main tout ce qui a été leur certitude et leur vie pendant quelques mois.
Aidez-les.
Se sentir écoutés, se sentir aidés et compris.
Savoir qu'on ne fait pas mal, qu'on fait de notre mieux, qu'on fait ce qu'on peut.
C'est déjà ça.


Ecoutez les parents.


104 commentaires:

  1. Oh oui, que je suis 10000000 de fois d'accord avec toi Marie !
    Tiens un petit ex : Mon zouzou commençait à ses 2 mois à avoir sérieusement la tête plate, la "pédiatre" ne lui a même pas regardé le crane et m'a dit "mais on n'est pas là pour rassurer les parents,madame !". Moi, angoissée comme pas deux, j'en suis restée comme 2 ronds de flans ! Et heureusement au fianl que j'ai écouté mon INSTINCT et pas cette personne.

    Courage et patience je t'envoie !! Et des grosses bises aussi

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  2. Comme cet article résone en moi:
    D'abord, quand elle avait 2 mois, elle n'allait pas bien, j'ai été 2 fois chez le doc dans la même journée, qui m'a renvoyé 2 fois chez moi avec du doliprane et des recommandation sur "vous vous inquiétez trop madame, c'est un rhume banal"... Quelques heures plus tard, ma chérie était dans le coma et le diagnostique de méningite bactérienne était posé, avec pronostic vital engagé :(

    Et puis plus tard, quand elle ne se levait pas, qu'on m'a accusé des milliers de fois de poser ma fille à la performance, d'être tellement exigent sur son développement moteur que je la bloquais psychologiquement, ses pneumonie a répétitions, qui m'ont valu un suivi DASS pour négligence dans les soins, ces angoisses, ces pleurs car j'étais une mauvaise mère, et puis un doc qui m’écoute, des recherches, et le diagnostique de la maladie tombe, encore une fois j'avais raison, je ne pousse pas ma fille, elle à une myopathie. Comme je les ai hais de mettre ma parole en doute, et pire, de m’accuser du mal de ma fille, je les ais haïs et je les hais toujours!!
    Anaïs

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    1. Merci pour ton témoignage, et bon courage :)

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  3. Je ne sais pas ce que c'est que d'avoir un bébé RGO, et égoïstement, j'en suis bien contente. Je ne peux que te souhaiter, à toi et aux autres parents, bon courage.
    Par contre, je sais ce que c'est qu'une chouette pédiatre qui ne fait pas de chichis, qui ne regarde pas de travers quand votre premier enfant est passé d'un biberon de 90ml à 150ml entre deux visites, malgré les dire de la nourrice. Non, votre pédiatre ne regarde pas les chiffres, elle vous dit "s'il a faim, faut qu'il mange". Une pédiatre qui partage avec vous un regard complice, parce que vous vous êtes précipitez chez elle à cause de la toux de votre fils, ou des pleurs de votre fille, alors que ça semble des symptômes "mineurs", mais que finalement il y a une laryngite et une otite ... Un regard échangé qui dit "oui vous saviez que ça n'était pas rien, vous avez eu raison".
    Ma pédiatre je l'adore, elle est mesurée, elle n'est pas gaga devant les bébés, elle est professionnelle et elle est humaine quand même !
    Désolée, je profite de ton superbe article pour lancer des fleurs à ma pédiatre .....

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    1. Je reconnais mon médecin traitant dans tes propos... Il propose de revoir ma fille entre deux juste pour vérifier qu elle va mieux! Mais mon aînée tombait souvent malade lors des congés de mon médecin et là je me demandais comment ils concervaient leurs patients...

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  4. Merci pour ce billet !
    Je rajouterai à l'intention des médecins "parlez aux bébés"... Je vois clairement la différence entre celui qui déboule avec son stéthoscope sans un mot et celui qui explique par le menu ce qu'il va faire pendant l'examen... regards apeurés et hurlements pour le premier, acquiescements pour le second.

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  5. Tout à fait d'accord avec toi, comme quand tu ammènes un bb de 5 mois aux urgences en disant il fait un otite, et que l'interne te regarde et dis "pas d'otite sans fièvre", et là tu lui dit de regarder les oreilles : résultats double otite !!! Ca ne plaît pas à certains médecins qu'on leur dise ce qu'ils doivent faire, mais parfois il faut s'imposer en tant que parents car c'est nous qui vivons 24h sur 24h avec NOS enfants et les connaissons le mieux.
    Comme d'hab ton article est excellent.
    Je vous souhaite plein de courage avec nano et espère pour elle (et vous) qu'elle va aller mieux en grandissant :)

    Vanessa

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  6. Je suis primi et ce sentiment d etre nule et responsable je l ai bien connus.
    Quand mon nain se mettais a pleurer raide comme un piquet ultra rouge et tendu et que j en ai parler a la pediatre et aux nombreux sos medecins que j ai appeler en catastrophe parce qu il hurler souffrais et que je ne pouvais rien faire pour l aider.. j ai eu droit a des mais vous savez madame un bebe sa pleure ou encore c sont des coliques ou il est constipe ( alors qu il avez des selles on ne peux plus regulieres et pas tellement liquide non plus) et tout un tas d autre reponse... on m as dit que c etait le reflet de mon stress aussi bref..... jusqu au jour ou j en ai eu marre et je l ai emmené à une consulte osteo . En fait c etait son diaphragme qui se bloquais ... ce qui le faisais enormement souffrir .. en 3seances le cauchemards de 3mois c est arreter. Et oui je suis primi mais c est aussi mon bebe je l ai porte pendant 9mois je le regarde tout les jours je l observe je le connais mieux qu aucun medecin ne le connaitra. Si on ecouter un peu plus les mamans les bebes iraient bien mieux.
    Aujourdhui il a 6 ans et une peche incroyable.

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  7. Je suis primi et ce sentiment d etre nule et responsable je l ai bien connus.
    Quand mon nain se mettais a pleurer raide comme un piquet ultra rouge et tendu et que j en ai parler a la pediatre et aux nombreux sos medecins que j ai appeler en catastrophe parce qu il hurler souffrais et que je ne pouvais rien faire pour l aider.. j ai eu droit a des mais vous savez madame un bebe sa pleure ou encore c sont des coliques ou il est constipe ( alors qu il avez des selles on ne peux plus regulieres et pas tellement liquide non plus) et tout un tas d autre reponse... on m as dit que c etait le reflet de mon stress aussi bref..... jusqu au jour ou j en ai eu marre et je l ai emmené à une consulte osteo . En fait c etait son diaphragme qui se bloquais ... ce qui le faisais enormement souffrir .. en 3seances le cauchemards de 3mois c est arreter. Et oui je suis primi mais c est aussi mon bebe je l ai porte pendant 9mois je le regarde tout les jours je l observe je le connais mieux qu aucun medecin ne le connaitra. Si on ecouter un peu plus les mamans les bebes iraient bien mieux.
    Aujourdhui il a 6 ans et une peche incroyable.

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  8. Les parents aimants savent et sentent. Certains médecins sont extraordinaires, d'autres sont pathétiques. Pas de jugement, de l'aide, de l'écoute, de l'accompagnement, c'est leur job, aussi. Marie, quand tu auras un peu de temps, je te conseille le livre de Baptiste Beaulieu, "Alors Voilà, les 1001 vies des Urgences". Une pépite.
    Un jour, mon papa a accompagné un des kids chez le pédiatre, qui est un de ses copains à lui. Le pédiatre a demandé si le petit avait eu beaucoup de fièvre (il était sous Nurofen pendant la visite), et mon père a répondu: "je ne sais pas trop, on avait pas le thermomètre, mais au toucher Audrey m'a dit qu'il avait 39°". Le pédiatre a dit: ok, je note, tu sais, une étude a montré que les mamans estimaient la température de leur enfant à 0,2° près à la main".
    Alors certes, on ne sait pas tout, et c'est bien normal.
    Mais on doit croire en ce qu'on sent pour nos enfants.
    Plein de bisous de Bruxelles!
    Audrey

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    1. Bonjour, désolée d'utiliser le blog de Marie pour autre chose, mais je vois que vous êtes de Bruxelles. Je vous explique: une amie, qui cherche un de ses amis disparu depuis presque 12 ans, vient d'avoir des informations concernant sa possible présence à Bruxelles. Il serait sdf et traînerait autour des stations de métro. Accepteriez-vous que je vous fasse parvenir son message Fb, par l'intermédiaire de Marie, pour que vous puissiez en prendre connaissance et partager à vos amis et relations bruxellois? Elle souhaite recueillir plus de témoignages (elle en a 2 pour l'instant) avant de prévenir les autorités. Merci d'avance et encore désolée Marie de squatter ton blog.

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    2. avant le livre, il y a un magnifique blog :

      http://www.alorsvoila.com/


      moi aussi j'ai des bébés rgo, moins que ta nano mais rgo quand même, et comme j'ai pu rager devant ces médecins bouffis d'eux-même qui n'écoutent pas, qui sont sûrs d'eux et me sortent leurs chiffres sans même regarder mes fils !
      l'un d'eux m'a même demandé de moins nourrir mon cadet !!

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    3. Oui Alors Voilà!! j'applaudis ce blog et cet homme admirable dernier!!!

      Maëlle

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  9. Et oui Marie on fait ce qu'on peut, avec tout notre amour. Et personne ne peut se mettre à notre place.
    Très beau billet.

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  10. Mais oui, mille fois oui. Dix milliards de fois OUI !! Quand Milou a eu sa pyélonéphrite à l'âge d'un mois et demi, j'avais tout de suite senti, vu quelque chose n'allait pas depuis la sortie de la mater. Quand il avait trois semaines le pédiatre me disait "vous l'écoutez trop". AHAHAHHA un bébé de 3 semaines. Et lui plus jamais je ne suis allée le voir.

    Courage Marie <3

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  11. Ca me remue tellement ce que tu écris, parce que vécu pareil. Heureusement moi aussi j'ai eu la force de ne pas écouter, et on a avancé sans les lourdingues qui sont persuadés de savoir parce qu'ils ont un diplôme accroché dans leur cabinet. Sans aucune autre qualité que celle de pouvoir dire, sans sourciller "je ne prends que les chèques". Moi j'aurais bien payé à coups de poing dans la gueule.

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  12. Oh Marie, j'en ai des sueurs froides.... Pour Hanaé, ma première fille, j'ai sombré dans la dépression post partum. Hanaé était un bébé RGO, non diagnostiquée, la première année en tout cas... Elle n'a dormi qu'à un an; elle a tellement cumulé des otites, qu'on a terminé en hospi de jour avec un cath à demeure sur le front pour lui balancer des antibio qui ne guérissaient pas ses maudites otites.
    Le pédiatre s'est assis sur ma tête, déjà sous l'eau, merci la dépression. J'ai eu un sursaut quand il a été question d'opérer Hanaé, et j'ai changé de pédiatre. Hanaé était "brulée" au niveau des muqueuses à cause des antibio trop forts, mais "madame il faut ce qu'il faut"! Le nouveau pédiatre a diagnostiqué immédiatement le RGO et après des examens plus poussés, une intolérance au produits laitiers de vache. Une fois le RGO traité (avec de l'homéo...) et les PLV évincés, guess what? PLUS D'OTITE!
    Et ce nouveau pédiatre qui me soutenait, me conseillait, ne me jugeait pas... Qui de la poule ou de l'oeuf, mais j'ai commencé à gravir les marches vers la sortie de la dépression à ce moment là.
    Merci pour ton article, il remet en lumière des moment terribles pour moi, mais il me donne l'envie de réécrire.
    Bonne journée, et courage pour ta poulette

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  13. Ce commentaire a été supprimé par son auteur.

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  14. Si je pouvais, là tout de suite, je te prendrais dans mes bras pour te faire un gros câlin. Parce que je sais à quel point c'est difficile... Des bisous, Marie.

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  15. Bravo Marie, de dire tout ça haut et fort pour donner confiance aux mères et aux pères, pour les renforcer dans leur conviction qu'ILS savent, pour les aider à tenir tête à ces gens (pas tous, hein), qui pensent savoir tout et mieux que les autres. Arrêtez de pourrir les parents en difficulté et essayer vraiment de LES AIDER!!! Mais c'est souvent bien plus facile de rejeter la faute sur la mère plutôt que d'être confronté à sa propre ignorance/impuissance face à un bébé qui pleure...

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  16. J'ai eu le même problème et la même frustration avec un pédiatre suite à un problème de "tête plate" (Oh c'est rien ca devrait se remettre!). J'ai changé de pédiatre illico, qqch séances d'ostéo et de kiné Bobath et mon petit monstre n'a pas eu à connaître les suites de son torticolli :-) Je suis ravie de ne pas avoir écouté le premier pédiatre. Ce n'est pas facile de se faire confiance en tant que maman face au corps médical mais il faut parfois suivre son instinct et prendre d'autres avis. Merci pour votre billet et votre blog.
    Fleur

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  17. Bonjour,
    Premier commentaire de ma part parce que ce tu écris me parle, comme si c'était moi ;o) C'est ça le talent...
    Bref, ma première (et non ma dernière) était un bébé RGO. C'était terrible, comme tu le vis actuellement. Le pire, outre que ma fille souffrait, c'était - avec le recul - , le zéro information du corps médical (ça a été mon expérience, d'autres ont eu peut être plus de chance) et "la légèreté" de prise en compte du problème par les médecins quand ce n'était pas des conseils inadaptés, je dirais carrément stupides. Nous étions complètement paumés, désemparés, épuisés par manque chronique de sommeil, au bout d'une dizaine de mois, ça commençait à devenir chaud ! Notre couple a d'ailleurs pas mal tangué mais il était solide, heureusement. Car qui dit fatigue, dit énervement facile.
    On nous a dit de laisser pleurer, que la proximité des parents n'aidait pas et blablabla. Ma fille dormait peu, la nuit elle était tellement mal qu'elle s'endormait d'épuisement DEBOUT, puis se réveillait lorsqu'elle tombait. Comme les médecins que j'ai cotoyé étaient sans solution, j'ai arrêté les frais. J'ai continué avec l'écharpe qui la calmait (elle nous a sauvé la vie cette écharpe), nous étions là lorsqu'elle se réveillait la nuit, tant pis si c'était plusieurs fois et puis nous nous sommes tournés vers l'ostéopathie et l'homéopathie, qui l'a - un peu - soulagée. Elle a commencé à faire ses nuits vers ses 2 ans. Elle a toujours été une petite fille très souriante, sociable et j'oserais intelligente et éveillée. Et ça ne se dément pas. Elle et nous en avons ch** mais maintenant cette période est passée et maintenant tout va bien. Mais intimement, comme tout parent, on sent bien qu'un bébé qui pleure comme ça, c'est pas possible, il y a quelque chose qui ne vas pas et franchement vive internet et les blogs comme les tiens pour nous donner de l'info qu'on ne trouve pas toujours dans le circuit officiel (sauf gens compétents of course, m'enfin, y'en pas partout). Rien que le fait de savoir que nous ne sommes pas seuls, ça aide déjà beaucoup. Parce le déni de certains médecins c'est pénible. Allez bon courage et merci de prendre le temps d'écrire

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  18. Bonjour Marie,
    je t'offre la dernière phrase de ma sage-feme chérie juste avant de partir de la maternité "quand on devient maman on fait ce qu'on peut avec ce que l'on est", cette phrase me suis et me rassure depuis presque 3 ans. je te souhaite bon courage, et de la sérénité aussi.

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  19. Ca me rappelle tellement ma Groseille quand je lis ta description de Nano... Et malheureusement aussi quelques un des médecins qu'on a croisés. Je me rappellerais toujours d'une toute jeune interne (nullipare pour sûr!) de notre entretien surréaliste et culpabilisant ("c'est du caprice", "mais c'est comme ça qu'il faut faire avec les enfants"....) et de sa conclusion par un "et c'est votre premier?" très condescendant. Je lui avais répondu "heureusement que non!" Je me serais écroulée si j'avais vécu cela avec mes doutes de Primipare.... Elle n'a pas compris le sens de ma réponse j'imagine... espérons qu'elle comprendra un jour (et vite!)

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  20. Ho waow ! C'est si bien écrit, ça vient du plus profond de tes tripes et ça me touche exactement au même endroit !
    Oui... bravo et merci, de le dire aussi bien et de le livrer avec autant de générosité !
    Bon courage. Tu est celle qui sait, de toute manière. N'en doute jamais ! ;-)

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  21. J'ai pleuré en te lisant, car je viens de passer 2 mois a me battre contre des médecins qui n'ont pas voulu voir le mal être de ma fille. Je la connais par coeur, je sais que si elle hurle quand elle rote ou quand elle a le hoquet ce n'est pas normal, qu'elle soit de dos et qu'elle ne réponde pas quand je l'appelle était normal pour eux parce qu'elle était tête en l'air, qu'elle saigne de l'oreille mais ne fasse pas de fièvre, c'était normal il fallait que les oreilles expulsent le cérumen, qu'elle n'arrête pas de me dire "Maman j'ai mal a l'oreille je suis fatiguée" était encore normal, que la petite fille qui aimait manger la ne touche plus a son assiette (pas même aux bonbons) ne les inquiétaient pas, normal elle était dans sa phase refus, alors que je savais qu'elle était en souffrance. Pour eux tout était normal pour moi non. Alors je suis montée sur mon cheval de bataille prêté par Don Quichotte et j'ai été me battre contre des moulins a vents. J'en ai essuyé des plâtres, j'en ai eu des regards qui veulent "Encore une mère possessive" ou "Encore une mère qui écoute trop sa fille". Jusqu'au jour ou j'ai vu un peu par hasard un Orl, qui a été éffaré de voir l'état de ma fille. Il a fait tous les examens possibles et inimaginables. C'est normal que personne n'est vu que ma fille soit malentendante, que ses ses tympans soient poreux, qu'elle ait fait une surinfection du tympan, et surtout que ma fille ait besoin d'une greffe de tympan a 3 ans, a part ça ma fille va bien, merci,vu que c'est normal! Une fois une toubib vu en urgence m'a dit en voyant ma fille qui avait 40° collé a moi me dire "Vous savez il faudra penser voir un pédo psy hein parce que vous être trop fusionnelle", je l'aurais emplatré... Merci encore Marie pour ton article! (et désolée d'avoir raconté la laïfe de ma fille ;) )

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  22. Pas de RGO ici non plus mais mon ainé est tres dur a la douleur, il ne pleure pas beaucoup quand il tombe et que ca ce voit qu il ce fait mal par exemple. Nous devions faire 1000km en voiture pour aller chez mes parents et j avais dis a ma mere que le petit n allait pas tres bien ,pas de fievre mais un comportement qui me laissais penser a une otite ( j ai eu droit a minimum une otite par mois jusqu a ce que toutes ses dents soient sorties)et que je voulais qu elle prenne rendez vous pour lui chez le doc pour le jour de notre arrivée. Elle a pris le rdv pour moi et m a accompagné. La doc m a prise de haut quand je lui est dit que le bonhomme n allait pas trop bien et que je pensais qu il faisait une otite. Elle m a repondue ( ca m a marqué :( ) qu enfant qui a une otite ne fait pas des sourires et ne rigole pas devant une inconnue. Sauf que mon fiston il est tres sociable et adore le contact avec les gens, malade ou pas malade. J ai due insister plusieurs fois ( au moins 5 fois) pour lui dire que le comportement de mon gamin n etait pas son comportement habituel et que je voulais qu elle verifie ses oreilles.Elle a dedaigné l osculté en le mettant alongé a plat sur sa table d osculation, il avait un peu moins d un an et franchement la position allongé ce n etait pas sa preferée surtout avec une suspicion d otite. En tout cas les différents medecins que j ai pu rencontré dans mon pays actuel examinent toujours les oreilles de mes enfants quand ils sont sur mes genoux. Le petit Hurlait et moi j en était quasiment en larme. Elle a pris un temps fou pour l examiner alors que c ést un examen qui se fait en deux temps trois mouvement quand il est sur mes genoux. Quand elle a relever la tete elle tirait une drole de tronche. Verdict: double otite.... Pas un mot dexcuse de sa part par rapport a son comportement envers moi et mon loulou.Si je n avais pas insister je serais partie sans que mon bonhomme ne soit examiner....Je connais mon fils et je sais comment il reagit face a la douleur. Son petit frere est pareil et c'est parfois dur de se faire entendre quand le comportement de l enfant ne colle pas forcement a ce que les gens( medecins ou autres) attendent d un enfant malade.
    Mon seul regret c'est d avoir fait autant de route sans m etre rendue compte avant le depart que c'était aussi important

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  23. Bonjour Marie,
    Maman d'un "ancien" bébé RGO... (mon 3ème garçon)... j'ai vécu les mêmes cauchemars que toi, les mêmes nuits sans sommeil, les mêmes angoisses terribles et les mêmes culpabilisations des médecins à qui je confiais ma tristesse de ne pas pouvoir soulager cet enfant que je n'arrivais pas à faire sourire tellement il était mal.... J'ai vécu l'enfer de l'enfant qui tombe dans les pommes dans tes bras tellement la douleur est insupportable... et le médecin des urgences qui t'annonce que "non madame, c'est pas la douleur c'est une crise d'épilepsie..."... et les rapports d'examens perdus et les hospitalisations.... Jusqu'à ce que je tape du poing sur la table en disant que non je ne suis pas une mère trop angoissée !!! mon enfant à mal !!! Une des pédiatre du service a fini par m'entendre mon fils a eu une sonde 24h dans l'estomac (terrible) et le pronostic est tombé RGO (22% d'acidité là ou il est toléré 10%). Mon fils avait 9 mois!!!! 9 mois de douleurs, 9 mois de sourires perdus, 2 hospitalisations, 1 allaitement raté.....Nous avons tâtonné encore 1 mois pour trouver le bon traitement, aujourd'hui il a 3 ans, il est rentré à l'école en septembre et c'est un petit garçon sympa comme tout... avec juste une sensibilité à fleur de peau.....
    Marie, je n'ai pas l'habitude de m'épancher comme ça sur la toile mais ton article m'a projeté dans un passé douloureux. Cependant, ceci est juste un petit message de sympathie, je sais ce que vous traversez tous et je pense bien à vous...
    Marie (ehh oui, aussi!)

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  24. Magnifique texte, tu m'en mettrais larmes à l'oeil :) Merci <3

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  25. tellement, tellement ,teeeeeeellement vrai..................... tristement, si tristement vrai............ mais bravo de mettre si bien en mots ce que vivent tant de parents... et courage :)

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  26. Moi, je n'ai pas de pédiatre, une seule visite aux 2 mois de mes loulous m'a suffit : accueil hyper froid, pas d'échanges, depuis je vais chez mon médecin généraliste qui est tout simplement formidable et qui m'a dit à plusieurs reprises qu'il fallait écouter les mamans, qu'elles sentaient déjà beaucoup de choses. Donc, j'en profite moi aussi pour lancer des fleurs à mon doc de famille

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  27. Mme Chatastrophe25 octobre 2013 à 11:17

    Courage Marie, j'espère que tu ne te laisseras pas démonter par ce/cette pédiatre parce que oui, je suis d'accord avec toi, bien que ce soit eux le "médecin", il n'empêche que c'est nous parents qui partageons nos jours et nos nuits avec notre enfant et j'ai, je l'admets, la prétention de croire à la force de notre instinct de parent. Même si des fois on se plante.
    Quand mon fils est né, il est allé chez la pédiatre de la clinique où j'ai accouché car on m'en avait dit du bien. Et pourtant, je n'avais pas eu un bon apriori quand elle était venue faire sa visite pendant mon séjour à la mater. Et puis je me suis dit que ce n'était pas bien de se baser que là-dessus surtout que j'étais bloquée au lit à cause de ma césarienne donc je n'avais pas tout vu.
    Du coup on a commencé le suivi chez elle, et je n'aimais pas la façon qu'elle avait de s'occuper de mon fils, la manière dont elle s'adressait à lui. En bonne primi débutante, je n'ai pas osé me dire, bon je le sens pas je change. Aussi parce que les pédiatres sont souvent surchargés et certains ne prennent plus de nouveaux patients.
    Mon fils, lui en avait peur. J'aurais du l'écouter. A la visite des deux mois je me suis faite un peu engueulée parce qu'il prenait des bibs de 240 ml (ben oui mais il a faim !!). A une visite il a failli tomber de la table, c'est moi qui l'ai rattrapé. Et puis à la visite des 4 mois, elle l'a décalotté sans le prévenir, sans m'en parler. Et là ça a été fini. Quand il a eu 9 mois, je me suis décidée à appeler le généraliste à coté de chez moi. Et là, miracle ! Quelqu'un qui m'écoute, qui me demande si j'ai des questions (j'en revenais pas !). Mon fils a appris à apprécier tous les médecins du cabinet ce qui n'était pas gagné. Aujourd'hui encore à 2 ans 1/2 mon loulou a peur des blouses blanches, et il a peur pour son zizi.
    Nous avons déménagé cet été et j'espère retrouver cette relation que j'avais avec notre généraliste pour le suivi de ma future naine. Pédiatre ou généraliste peu importe, je veux juste quelqu'un qui ne me donne pas l'impression d'être une mauvaise mère, qui me fasse confiance et en qui je fasse confiance.
    Dans mon entourage, mes deux cousines ont eu ce genre de problème avec leur pédiatre : pas d'écoute, des "tout va bien Madame, vous vous en faites trop car c'est le premier" avec au final un problème génétique d'un côté et un reflux/intolérance au lactose de l'autre.
    Donc oui, je pense que nous "sentons" des choses et c'est dommage que le corps médical nous donne parfois l'impression d'être des parents en carton. Et ça ne vaut pas que pour les enfants : on a dit à ma mère que ces petits soucis de santé étaient psychologiques suite au décès de notre grand-mère. Elle a du insister et aller dans un hôpital dans une autre ville pour qu'elle apprenne qu'elle avait un cancer. Et pourtant, des supers médecins il y en a.
    Je suis sûre que tu fais tout ce que tu peux pour tes enfants, alors ne te laisse pas rabaisser et ne pense surtout pas que tu fais mal. Tu fais comme tu peux et c'est déjà énorme.
    Courage, je suis sûre que Nano sent tout ce que vous faites pour elle.

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  28. C'est tellement juste, et tellement bien écrit... comme toujours! Je vous souhaite encore du courage, mais vous y arriverez, c'est certain.

    Je rajouterai juste une petite remarque sur les pédiatres, c'est que le problème étant déjà d'en trouver un qui accepte de prendre votre enfant dans sa patientèle quand suite à un déménagement vous avez dû quitter celle qui vous suivez depuis votre premier bébé, et en qui vous aviez confiance. Et je ne parle pas d'une zone désertée médicalement, je parle de Lyon! (mais je sais que ce n'est pas le sujet de ce message...)

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  29. J'en ai la gorge serrée! Comment peut-on comme ça balayer les angoisses d'un parent? Toiser les gens du haut de sa supériorité scientifique? Comme si avoir fait médecine faisait de tous les médecins de bons médecins... Un enfant, ça s'examine avant de décréter que ça pleure pour rien. Et oui, des otites sans fièvre, des varicelles avec si peu de boutons que c'est coton à diagnostiquer, des fièvres inexpliquées qui envoient ton bébé à l'hosto avec une pyélonéphrite, ça existe... Et non, ce n'est pas juste la mère qui s'angoisse pour un rien.
    moi aussi j'ai une super pédiatre qui ne m'a jamais rit au nez quand je lui emmène Mamerveille dès que je m'inquiète. Parce que dans 99% des cas, elle était bien malade. Et le 1% des fois où je me suis trompée, la pédiatre m'a toujours dit que j'avais bien fait de venir si j'étais inquiète. Alors fuyons les donneurs de leçon, les moralisateurs à la petite semaine et les grands savants qui ne savent plus ce qu'est un enfant tellement ils sont loin dans leur univers de recherche...

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  30. Oh que oui les parents savent.
    Enceinte, le gyneco n'écoutait pas quand je disais que j'étais fatiguée, bien fatiguée quand même. C'est normal il disait. J'ai accouché prématurément, à 7mois et demi.
    Rebelote pour le deuz' je sentais que "ça travaillait". Heureusement que ce médecin là m'a entendue et mis au repos malgré l'examen à priori rassurant. Quelques jours plus tard j'étais hospitalisée pour MAP.
    Depuis je fais confiance à mon instinct et mon ressenti, pour moi comme pour eux.

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    1. Idem
      J'ai vécu une grossesse fatiguée... le gynéco disait c'est normal... jusqu'au jour où le doppler n'était pas bon et qu'il a pris au sérieux la chose... mon petit était en retard de croissance à cause du cordon qui était trop court et qui ne le nourrissait pas assez...j'ai finis ma grossesse à l'hôpital mais il est quand même né à 34 semaines au lieu de 41... tout ça parce que j'aurais du me reposer dès le début et que tout le monde me riait au nez, me disant que je faisais ma chochote... heureusement il est là, il est merveilleux...il a passé 1 mois en néonat et nous ne savons pas si il aura des retards dans la suite de son développement... en tout cas pour BB2, je m'écouterais MOI et pas le gynéco NI la famille et ses préjugés.

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  31. Je suis une lectrice passive, c'est à dire que je ne laisse pas de commentaire tout en te lisant avidement (et en rigolant beaucoup quand je tombe sur des billets de ta période rémoise, moi qui ai atterri à Reims aussi ;-))... Mais là j'ai juste envie de te serrer dans mes bras et de te dire que ça va aller. Et que oui, toi et le mâle savez, qu'il faut arrêter de prendre les parents pour des incompétents... Nano a de la chance d'être tombée sur vous!

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  32. Comme c'est vrai...! Je l'ai toujours dit, et je le dis tjrs à mes copines qui doutent parfois. Je n'ai qu'un bébé, et des doutes, forcément, mais j'ai eu à cœur de l'écouter, et de m'écouter, et je sais maintenant que j'ai bien fait ! Faire confiance à son bébé, et se faire confiance, c'est important. Même pour un premier. Et ne pas hésiter à changer de pédiatre si on n'en est pas content (j'en ai vu 2 avant de trouver ma perle).
    Merci !

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  33. Moi je dirais que les parents sentent, parfois plus qu'ils ne savent. Ce que je veux dire, c'est que souvent on sent que quelque chose cloche mais on ne sait pas toujours quoi exactement. Et on a besoin d'un regard extérieur bienveillant pour nous aider à trouver. Pas de quelqu'un qui juge et qui nous met dans une boite. Je n'ai eu que très peu de soucis avec mon fils, notamment au niveau des pleurs et des nuits. Par contre, quand la pédiatre m'a demandé s'il disait des mots, s'il savait reconnaitre ses oreilles etc... Quand j'ai répondu non, je me suis rapidement demander si la réponse attendue n'était pas oui. Et puis finalement, je me suis dit que je n'avais à m'inquiéter parce que je SENS que mon fils va bien, qu'il se développe bien mais si certainement d'autres sont plus rapides ou agile que lui. Tout comme le dit le précédent commentaire, je sens aussi quand il n'est pas bien et j'ai appris à savoir quand il a vraiment de la fièvre. Pour mon asticot, il faut plutôt lui faire un bisou sur l'arrière du crâne, c'est là qu'il chauffe quand il est malade !
    Je vous souhaite beaucoup de courage pour ces moments difficiles, votre petite nano est surement un bébé très sensible. Cette sensibilité sera peut-être parfois un peu encombrante pour elle dans l'avenir, mais elle en fera à coup sûr une personnalité remarquable !

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  34. rhâââ, trop bien l'article ! et oui, il y des médecins/pédiatres/sage-femmes ... génaiux et d'autres ploucs, antipathiques, statisticiens, robots ...brefs, des nullos
    ma devise avec mes 3 maboules :je prends ce qui me parle, j'écoute pas ce qui me semble débile ...
    Alexandra

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  35. Parfaitement d'accord.
    Et je trouve que c'est très intelligent de le rappeler ici à tous, de s'écouter car ça sauve des vies!
    Et je me félicite aujourd'hui de m'être écoutée avec mon bébé RGO et d'avoir eu au milieu de médecins incompétents une médecin traitante géniale. Une 1ère fois, je vais deux fois chez le médecin d'à côté qui me renvoie chez moi. J'appelle mon médecin traitant qui n'avait pas pu nous prendre, elle m'envoie aux urgences et il était temps. Une deuxième fois, je vais chez le médecin d'à côté qui me renvoie chez moi, j'insiste pour que ma médecin traitante nous prenne et elle détecte quelque chose, nous envoie aux urgences qui sont dubitatifs avant de comprendre enfin!! qu'il était temps. A chaque fois, il y a eu moi et ce médecin extra pour sauver la vie de mon bébé!!!

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  36. C'est tellement vrai...
    On se demande vraiment où certains ont obtenu leur diplôme...

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  37. Courage et patience...

    Malheureusement et Heureusement pour toi, le RGO à une fin, la marche et l'alimentation solide!

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  38. Merci tu as tout dis, clap de fin!

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  39. Bonjour Marie,

    Étant moi même propriétaire d'une naine RGO, j'ai connu ton site grâce à un de tes articles sur le sujet.
    C'était il y a trois ans et demi...
    C'est en partie (grande, la partie) grâce à toi que j'ai pu tenir le coup.
    Non, je n'étais pas folle, non, je n'étais pas la seule dans cette situation, oui, un jour ça s'arrange.
    Tu m'as permis de m'autoriser à m'écouter quand justement tout le monde me disais que ce n'était que caprice, somatisation, etc.
    Au final, j'ai bien fait de m'écouter, car j'avais raison. Les médecins ont attendu que ma fille ai 9 mois pour la traiter. Et il a fallu 4 mois de plus avant de trouver le plus merveilleux gastro pédiatre que la terre ai jamais porté. J'ai eu l'impression de faire le vietnam. Mais je suis désormais une vétérante.
    Je t'embrasse fort fort fort Marie, et j'embrasse aussi tes nains et ton mari. Allez cocotte, tu fais de ton mieux, et c'est déjà énorme. Merciiiii Marie pour toute l'aide que tu m'as apporté via ce blog.

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  40. Tellement vrai ce texte... merci Marie, je me sens moins coupable de m'écouter moi plutot qu'un medecin qui ne voit qu'une fois mon fils et qui va te donner des conseils a deux balles parce que c'est ecrit dans leur bouquin qu'il faut faire comme ça et puis c'est tout. Mais mon enfant est unique et il ne fera pas comme dans les bouquins parce que ce n'est pas lui et que ça ne lui convient pas. Mon enfant est né prema et la pédiatre avait decidé qu'il y aurait quelque chose qui n'irait pas chez lui... toujours a chercher la petite bete. Je lui ais dit au revoir et ne suis plus aller la revoir. Le nouveau medecin trouve que mon fils va très bien et qu'il doit continuer comme ça. Que penser a part dire j'avais raison !

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  41. C'est un des seuls conseils que je me permets de donner à de futurs parents: ECOUTEZ-VOUS!!! Vous savez, vous sentez ce qu'il faut faire, dire.....
    Faites-vous confiance!!!
    Je ne l'ai pas toujours fait pour moi, mais honnêtement, c'est LE conseil à donner!
    Merci encore pour cet article Marie.
    Angélique

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  42. quelle maman extraordinaire tu es. Moi aussi des medecins m'ont destabilise parfois, quans j'etais fatiguee par un de mes bebes malades. Imagine toi que nous sommes tous derriere toi! (et la petite derniere!)

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  43. 2 enfants au compteur et 2 RGO! Pour la première on a galéré, changé x fois de pédiatre avant de trouver une pédiatre bienveillante qui nous écoute et lui donne un traitement. Aujourd'hui elle a 2 1/2 et tout nos essais d'arrêt de traitement ont échoué. A chaque fois c'est double otites et angine. Pour le second qui a 9 mois, lorsqu'il avait 3 semaines j'ai suspecté le même problème que pour sa soeur. La pédiatre m'a fait confiance car après lui avoir décrit les symptomes par téléphone elle m'a donné le feu vert pour le traitement. La pédiatre m'avait demandé d'arrêter le traitement il ya deux mois et catastrophe je ne reconnaissais plus mon bébé, il ne faisait que hurler. A chaque fois elle m'écoute avant d'examiner mes enfants et a confiance dans mon ressenti. Je ne suis pas prête de changer!

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  44. Comme je te comprends!
    Je sais qu'il y a des médecins compétents mais j'ai quand même tendance a m'en méfier comme de la peste...
    Notre fils vomissait tous les jours, a gros bouillons et presque a chaque tétée. Je me suis prise ma tete pendant des jours et des jours pour comprendre ce qui se passait parce que non, ce n'était pas juste de petites régurgitations.
    Et je l'avoue, je n'ai rien dit a notre médecin quand j'ai soupçonné la vitamine d donnée tous les jours a la pipette et que nous l'avons arrêté sans préavis. Du jour au lendemain, les vomissements ont disparu (je précise qu'avant ça, j'ai testé tous les régimes d'eviction possibles et imaginables car Minus est allaité).
    Je compatis de tout mon coeur pour ta Nano et je te souhaite de trouver ce qui cloche.
    Ce qui est sur, c'est que ce n'est pas vous le problème et que je suis sure que vous faites de votre mieux.
    Pleins de bisous et d'ondes positives.

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  45. Super ce billet Marie, et tellement vrai ! Mon 1er enfant était un " bébé aux besoins intenses ", un peu désemparant quand c'est le premier et que naïvement on s'attendait à un bébé " qui mange, qui dort et qui fait caca ". Le seul mois où j'ai essayé de suivre les conseils du gentil pédiatre plutôt que mon instinct a été le pire, j'avais l'impression d'être juste obsédée par le nombre d'heures entre les tétées et le nombre d'heures de sommeil, un vrai compteur ! Et puis j'ai laissé tombé le compteur, j'ai décidé de nous faire confiance et de m'accrocher à ces encouragements des "gentils" sites internets ou livres qui expliquent qu'un bébé ne fait pas de caprices mais a des besoins, et qu'on ne risque pas de le pourrir en y répondant. Pas toujours facile, on doute quand même parfois, mais finalement, c'était vrai, petit à petit, il s'est mis à beaucoup moins pleurer et est devenu un bébé hyper indépendant et confiant. On a quand même dû se résigner à le laisser pleurer pour s'endormir quand il avait 14 mois, fatigués de ces nuits hachées et des ces soirées passées à l'endormir. Ça a été affreux mais rapide heureusement, en 3 jours c'était réglé. Maintenant, il a 7 ans et ce ne sont plus ses besoins qui sont intenses, mais lui tout entier, qu'il soit heureux ou fiant, c'est toujours à fond. J'ai eu deux autres garçons après lui, plus " faciles " même si j'aime pas bien ce terme, mais qui ont tous les deux pleuré quand même pas mal les premiers mois et attendu d'avoir 1 an pour faire leurs nuits. Les médecins, je les vois et je les apprécie, mais je suis devenue très bonne pour " filtrer " leur discours et le mien quand je leur parle parce que je préfère parfois cacher certaines choses plutôt que de m'entendre faire la morale.

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  46. Je te lis, et tu es moi... quelques années après c'est terminé, mais quelques années, tout n'est pas cicatrisé... merci, cela me fait tellement de bien de te lire... la plus belle des thérapies

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  47. Marie, as-tu essayé de consulter un gastro-pédiatre ?! Je ne prétends pas qu'ils détiennent les solutions. Mais peut-être pourra t-il un peu l'aider ?! Une copine a une fille de 15 mois qui ne faisait pas encore ses nuits à un an et avait de gros soucis de prise de poids sans doute à cause d'un méchant RGO... Cet été le traitement qu'elle prenait depuis des mois (prescrit par sa pédiatre) a été adapté par le gastro-pédiatre, depuis, cela va beaucoup mieux et la mistinguette a même commencé à faire des vraies nuits.
    Parce que j'imagine combien tout cela est difficile, épuisant, frustrant, crève-coeur, déchirant... Cela vaut peut-être le coup de tenter le RV avec un gastro-pédiatre. Lui saura t'écouter, comprendre tes difficultés car il voit tous les jours des bébés comme micronaine dans son cabinet/service !

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  48. ma fille de trois ans est RGO...Suivie et traitée. Je n'ai pas subi le dédain du monde médical car ma pédiatre est formidable...mais j'ai lu tant de témoignages de mères en souffrance car cette maladie n'était pas prise au sérieux. C est si difficile au quotidien un enfant RGO. Je te souhaite plein de courage pour les temps à venir

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  49. Le nombre d'heures que j'ai passé à pleurer: de fatigue, d'impuissance, de culpabilité... A ne pas comprendre pourquoi ma petite fille si adorable en journée était si difficile la nuit. En 15 mois, on en est à compter les nuits complètes! Et pas d'amis avec enfant dans notre entourage proche à qui se confier. Les pédiatres ont fait leur travail, c'est vrai. Mais sans creuser vraiment. Elle pleure la nuit ? Traitement RGO, inefficace. C'est qu'elle a faim, augmentez les doses au dîner. Elle a trop grossi, mettez là à la diète... La famille (avec plein de médecins) y allait aussi de ses théories et conseils (laissez la pleurer- ce que je ne supportais pas- quand elle marchera elle se fatiguera et elle dormira -faux...) Jusqu'au jour où je me suis effondrée, où j'ai expliqué qu'elle se réveillait toutes les heures, qu'elle ne se rendormait que dans les bras, que j'étais trop fatiguée pour me faire confiance, que la confier pour un we aux grands parents ne nous reposait pas puisqu'on la récupérait encore plus inquiète, qu'elle fait des cauchemars, qu'elle pelure dans son sommeil ... La pédiatre m'a finalement orientée vers une pédopsy. On a rien fait d'extraordinaire mais juste le fait de pouvoir dire à quel point c'était difficile a été une grande aide et savoir aussi que je peux revenir la voir si ça ne va pas, ça permet de se limiter. Et maintenant, je ne me laisse plus (enfin moins) atteindre par les conseils et commentaires venant de personnes bienveillantes mais qui ne connaissent rien à la situation !

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    1. Tiens, tu as emprunté Nano ??? ;))
      Plus sérieusement, voilà, c'est difficile.

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  50. Salut Marie, merci toujours pour tes témoignages.
    C'est aux pédiatres qu'il faut envoyer ce post !
    Ici j'ai une première fille allergique au protéines de vache et toujours intolérante, et heureusement la seconde pédiatre qu'on a rencontré était (est toujours) géniale. Depuis on a aussi vu, sur ses recommandations, un allergologue qui a confirmé une intolérance à l'aluminium, et il y en a dans tous les vaccins. Et moi qui riait à la barbe de tous les anti-lait de vache anti-vaccin... Cependant ce n'est rien de trop grave et ma fille va très bien. Merci encore pour ton blog et bon courage pour le dépistage de tous ces problèmes !

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  51. C'est aussi un problème de culture médicale. Je m'explique, je viens de terminer un mémoire sur l'allaitement (je suis sage-femme ;-) ) et au cours de mes recherches, je suis tombée sur une thèse d'un médecin qui oppose notamment le modèle "sage-femme" au "modèle biomédical" : "Le savoir, les habiletés et la formation des sages-femmes sont construits autour de la notion de la grossesse et de l'accouchement comme événements normaux et physiologiques de la vie des femmes (Turkel 1995). La maternité est définie comme expérience singulière, importante pour une femme et riche de significations pour elle et ceux qui lui sont proches (Rooks 1994). Pour les sages-femmes, c'est une expérience de transformation, de création (Rabuzzi 1994), d'empowerment (Ratcliff 2002) et de transition vers l'inconnu (Lundgren 1998). [...] La relation qui s'établit entre la femme et la sage-femme s'inscrit dans une perspective égalitaire, non autoritaire (Rooks 1994) où se développent non seulement la réciprocité, la présence et l'attention (Flemming 1998), mais aussi la confiance et le support de la femme dans ses propres termes (Lundgren 1998). Le modèle biomédical s'articule autour de la notion de pathologie, véritable pivot des pratiques de surveillance et du regard sur les femmes, leur corps, leur santé et la maternité (Rooks 1994).Dans la relation avec la femme comme patiente, le médecin se considère comme un expert qui a l'autorité de décider ce qu'il considère comme étant le meilleur pour elle, un modèle de relation paternaliste encore très utilisé dans notre système de santé."

    Certes, on parle plutôt de gynécologie et d'obstétrique dans ce cas mais la pédiatrie n'en est que le prolongement... Quand les médecins comprendront que la médecine s'exerce "avec" les patients, on aura fait de grands progrès...

    PS : encore merci pour le retweet de la pétition ;-)

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  52. Jusqu'ici, j'ai un "modèle" qui va dort et mange bien, et je ne peux que compatir et imaginer comment ça doit retourner les tripes de faire face à un enfant qui ne va pas bien, qui a mal. Et tu as raison Marie, il faut s'écouter pour pouvoir les entendre ces petits bouts qui crient leur malaise et face auxquels on est souvent impuissants.
    Comme on doit aussi fermer ses oreilles face aux "conseils" des potes, grandes tantes ou voisines qui pensent savoir ce qui cloche mieux que nous ( "mais donnez lui de l'eau" ai je un jour entendu en faisant la queue au supermarché, alors que mon fils pleurait dans sa poussette, à 2 mois, juste parce qu'il avait besoin d'être réconforté à ce moment là).
    Ma pédiatre, à ma première visite, a eu les mots que tu cites "Vous savez. Ecoutez vous, vous êtes ses parents, vous le connaissez mieux que n'importe qui, donc vous savez". Ca m'a fait comme une onde de soulagement dans tout le corps et je me suis détendue. Oui, je sais quand mon fils ne va pas bien, et j'emmerde ceux qui prétendent savoir mieux que moi !

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  53. Je te fais des bisous!
    Ma mère m'avait raconté, qu'un jour ma soeur (9mois) s'était mise a pleurer et mon oncle avait dit "moi les enfants/bébé quand ils pleurent, je les mets au coin!". À ma mère de lui répondre, "moi je les prends sur mes genoux". Et oh surprise ma soeur s'est calmée :)

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  54. Je te fais des bisous!!!
    Ça n'a rien à voir, ou peut être pour la partie laisser pleurer, mais ça me rappelle une anecdote de ma mère. Quand ma soeur devait avoir 9mois, elle s'est mise à pleurer et mon oncle à dit à ma mère :"moi mes enfants quand ils pleurent je les mets au coin". À ma mère de répondre :"Moi je les prends sur mes genoux". Et oh wait, ma soeur s'est calmée ;)

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  55. manhattan27fr@yahoo.fr25 octobre 2013 à 16:49

    Moi aussi j'ai eu la chance d'être suivie par plusieurs médecins formidables, compétents, patients, rassurants, des infirmières aux qualités humaines exceptionnelles, des aides-soignants attentionnés... et aussi la malchance de croiser la route de quelques c... en blouse blanche.
    De ceux qui, devant un lit d'hôpital où est couchée une enfant de 12 ans, s'adressent à leur petite "cour" d'internes en adoration en la désignant comme "la patiente n° 412AX3", et ne disent même pas bonjour à l'enfant.
    De ceux qui disent aux parents de l'enfant en question : "ne vous plaignez pas, vous avez pu avoir un rendez-vous avec moi avec seulement trois mois d'attente. Bon, on se revoit dans six mois".
    De ceux qui font de l'humour déplacé face aux larmes de l'enfant, au découragement des parents...

    Et j'inclue le tout premier pédiatre de ma fille : la première fois que je vais le voir, ma fille avait quoi, trois semaines, la toute jeune maman que j'étais prépare consciencieusement une petite liste de questions à poser. Je sors donc une liste de 6 ou 7 questions (pas + !) typiques de "maman débutante" de ma poche. Le pédiatre lève les yeux au ciel et dit "oh lala, vous en avez des questions !". Ben oui, docteur.

    Je suis persuadée que ces médecins-là sont des exceptions, des "cas". Mais ça m'a traumatisée, et des années après je leur en veux toujours. Et mes parents aussi !

    Et je prie pour que, si un jour une de mes filles est hospitalisée comme je l'ai été à plusieurs reprises, elle soit entourée par les premiers et pas par les seconds. Pour les parents, c'est "double peine".

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  56. Je te dis Bravo,
    Eh oui, il y en a qui pense que tout est la faute de la mère...J'avais emmené notre loulou chez le medecin traitant pour une visite de routine à 5 mois, La remplacante l'examine , le pèse et regard dans le carnet de santé avec des yeux ronds et me lance :"madame il faut faire attention avec son poids...vous donnez quoi avec du lait dans son bib,hein!?Blah blah...sinon il va faloire diminuer les bibs!!!" Je l'ai regardé & repondu : "ce n'est que du lait & son bib c'est MOI, j'allaite (je n'avais meme pas encore commencé la diversification alimentaire)!!!
    Mon medecin m'a plus tard dit en rigolant: "Bon, ma collegue n'a jamais entendu un bebe qui pleur de faim, un ptit regime peut etre!!!" Il est génial!
    Bisou & bon courage Marie

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  57. C'est pour ça que je n’emmène jamais mes enfants chez le médecin. Ça fait peut-être ''mère indigne'' mais pour l'instant on s'en sort avec des recettes de grand-mères et si il y a quelque chose de plus grave je me déciderai. L'unique fois où j'ai emmené ma plus petite la pédiatre m'a dit : ''si vous voulez qu'elle fasse ses nuits, arrêté l'allaitement'' (on est au Québec pour info) Mais bien sîr madame. Même moi je suis mieux formée qu'elle en allaitement, je n'en revenais pas... Et je ne suis pas revenue! :)

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  58. Ton texte me tord le ventre. J'ai connu ça avec mon fils. Les quatre premiers mois, je les ai passés à harceler le pédiatre en disant que quand même c'est bizarre ces hurlements de douleur, pile trois heures après chaque biberon. Puis, c'est bizarre avec les QUATRE médicaments que vous me faites enfiler dans la gorge de mon bébé, ça va pas mieux du tout. J'ai vu un autre pédiatre. Pas mieux.
    Et puis la famille: il fait une colère (à 6 semaines, vraiment?). C'est l'angoisse du soir (bébé qui hurle à s'en révulser les yeux, 6 fois par jour, vraiment?) Vous êtes trop fusionnels. Il te manipule!!!
    Bref.
    Et puis super-pédiatre, le premier qui m'a pris au sérieux quand j'ai insisté comme une grosse lourdingue sur une possible intolérance au lait. Celui qui m'a dit d'aller faire un vrai examen, chez un allergo, par ce que le diallertest c'est sympa, mais ça a ses limites.
    Et puis le lait à 50 euros la petite boîte, (en partie remboursé par la sécu, merci la France!) et depuis LE BONHEUR!
    Bon courage, et flûte aux mauvais esprits. TOI, tu sais.

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  59. Courage Marie !
    Je l'ai vécu, tout ça. C'était mon premier bébé et j'ai cru la pédiatre-super-réputée qui m'a fait comprendre que j'étais une maman nulle. Et je plains ses enfants à elle...
    Grosses bises.
    Anne-Cécile

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  60. C'est bien la première fois que je réponds ici, mais ton texte a résonné en moi, et m'a juste donné envie de pleurer... Je ne suis pas aussi douée pour exprimer ce que je ressens, et tu as tout dit.
    Ma première était un bébé RGO, tu parles d'une confrontation avec le fameux "bébé réel" ... sacrée claque par rapport au bébé rêvé... Mairs alors ce pauvre con de pédiatre qui voulait faire des examens invasifs et irradiants à mon bébé de 6 semaines avant d'accepter de me donenr un traitement je l'aurai bouffé. Heureusement, ma formation (je suis puércultrice) m'a sans doute aidé ce jour là à oser refuser de sortir du cabinet sans mon ordonnance (et en lui faisait croire que je le donnerai après examens... bien sûr...) Nous avons enfin dormi quand elle avait 20 mois...
    Pour Numérobis, je me suis bercée d'illusion, ça ne se reproduirait pas... Non non... en effet... La deuxième est encore pire... Allergies alimentaires... RGO... Eczéma... Déficit Immunitaire... Mauvaise prise de poids... Et j'ai juste l'impression de ne faire que ramer... Il n'y a pas un pédiatre qui s'inquiète pour elle et je passe juste pour une folle furieuse. Elle est hyper souriante et super bonne patte malgré tout, du coup quand je dis qu'elle va mal... j'ai juste l'impression que la personne en fasse veut me faire enfermer. Pourtant, à force de ramer j'ai réussi à faire confirmer ses allergies, à force d'insister qu'il y avait quelque chose de plus global nous avons découvert son déficit immunitaire... Nous ne sommes pas encore arrivé au bout, il y a encore des choses qui nous échappent... nous nous balladons de pédiatre en allergologues en gastro-entérologues... elle a 10 mois... Je ne sais même pas si notre entourage s'imagine ce que c'est de dormir par intervalles de 1h30 des mois durant...
    S'il y a bien une chose de positive que j'ai retiré de ma première expérience, c'est de TOUJOURS écouter mes enfants et de m'ECOUTER parce que PERSONNE ne les connaît comme je les connais.

    Merci Marie our cet article, Merci!

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  61. C'est bien la première fois que je réponds ici, mais ton texte a résonné en moi, et m'a juste donné envie de pleurer... Je ne suis pas aussi douée pour exprimer ce que je ressens, et tu as tout dit.
    Ma première était un bébé RGO, tu parles d'une confrontation avec le fameux "bébé réel" ... sacrée claque par rapport au bébé rêvé... Mairs alors ce pauvre con de pédiatre qui voulait faire des examens invasifs et irradiants à mon bébé de 6 semaines avant d'accepter de me donenr un traitement je l'aurai bouffé. Heureusement, ma formation (je suis puércultrice) m'a sans doute aidé ce jour là à oser refuser de sortir du cabinet sans mon ordonnance (et en lui faisait croire que je le donnerai après examens... bien sûr...) Nous avons enfin dormi quand elle avait 20 mois...
    Pour Numérobis, je me suis bercée d'illusion, ça ne se reproduirait pas... Non non... en effet... La deuxième est encore pire... Allergies alimentaires... RGO... Eczéma... Déficit Immunitaire... Mauvaise prise de poids... Et j'ai juste l'impression de ne faire que ramer... Il n'y a pas un pédiatre qui s'inquiète pour elle et je passe juste pour une folle furieuse. Elle est hyper souriante et super bonne patte malgré tout, du coup quand je dis qu'elle va mal... j'ai juste l'impression que la personne en fasse veut me faire enfermer. Pourtant, à force de ramer j'ai réussi à faire confirmer ses allergies, à force d'insister qu'il y avait quelque chose de plus global nous avons découvert son déficit immunitaire... Nous ne sommes pas encore arrivé au bout, il y a encore des choses qui nous échappent... nous nous balladons de pédiatre en allergologues en gastro-entérologues... elle a 10 mois... Je ne sais même pas si notre entourage s'imagine ce que c'est de dormir par intervalles de 1h30 des mois durant...
    S'il y a bien une chose de positive que j'ai retiré de ma première expérience, c'est de TOUJOURS écouter mes enfants et de m'ECOUTER parce que PERSONNE ne les connaît comme je les connais.

    Merci Marie our cet article, Merci!

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  62. J'évais écris une longue réponse mais au moment de m'identifier j'ai tout perdu... Pas le courage de vider mon sac une deuxième fois. Mais je voulais te remercier du fond du coeur pour cet article.
    J'ai connu la bataille RGO pour ma première, nous n'avons pas dormi pendant 20 mois et nous avons cru que ça ne recommencerait pas une deuxième fois... La deuxième est encore pire... nous enchaînons les galères et nous ramons de médecins en médecins pour progressivement arriver à faire entendre que NOUS la connaissons mieux que quiconque et qu'au bout du compte c'est NOUS qui avons raison... elle est polyallergique... souffre de RGO... a de l'eczéma... présente un déficit immunitaire...
    S'il y a une chose que ma première m'a appris, c'est que nous devions toujours l'écouter, et lui faire confiance, et nous faire confiance. Mais batailler contre le corps médical pour se faire entendre... c'est juste épuisant... alors qu'on est déjà tellement épuisé... dormir avec bébé en l'allaitant, c'est juste une question de survie à un moment donné...

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  63. Merci à vous toutes. A toi Marie, pour cet article, mais aussi à vous toutes, dont les témoignages remuent mon corps de sanglots et baignent mes joues de larmes.
    Il a eu 5 ans la semaine dernière, il va très bien aujourd'hui.
    Mais mon dieu comme ces heures à le bercer alors qu'il pleurait tant et tant ont laissé des traces!
    Et la maman débutante que j'étais voulait faire confiance au corps médical, car "chacun son métier"... Mais je savais, moi que qq chose clochait!

    L'écharpe, la patience et l'amour inconditionnel pour ce petit être nous ont permis de tenir.

    Premières nuit complètes vers 18 mois. (Mais jamais 2 jours de suite, une dans la semaine à peu près.) Et 5 nuits complètes d'affilée vers 3 ans, au début de l'école!
    Il a fallu tenir!

    Je tenais en me répétant qu'un jour, bien trop tôt à mon goût, ce petit bonhomme sera ado et qu'il dormira 14h par jour et que ça m'énervera...
    Je tenais, en lisant "un enfant heureux" dont je n'ai lu que les premiers chapitres, ceux qui parlent des bienfaits de répondre aux pleurs de son enfant en le consolant, du mieux qu'on peut.
    Je tenais, en le berçant, en chantant, en lui parlant... pour cacher ma peur, mon impuissance, ma douleur face à la sienne. Et oui, j'ai pleuré avec lui aussi, quelquefois.

    RGO? Manifestation de son asthme (dont l'un des symptômes est les réveils nocturnes)? Hypersensibilité?

    On ne saura jamais.

    En tous cas, il va mieux et moi, j'ai donné tout ce que j'avais pour lui, allant bien au delà des ressources que je pensais avoir.

    J'ai refusé d'aller sur internet à l'époque à la pêche aux infos, car, isolée comme on peut l'être avec un bébé aux "besoins intenses", primi non écoutée par l'entourage, on peut vite se faire très peur et je n'avais personne avec qui débriefer de la masse d'info, toutes plus flippantes les unes que les autres qu'on peut trouver sur le net.

    C'est peut-être un tort.

    Mais j'ai fait comme j'ai pu avec ce que j'étais.

    Aujourd'hui, mon Grand est un garçon sensible, mais il dort la nuit! C'est un garçon formidable, un grand frère attentionné, et pas une seule fois, je regrette le temps consacré à l'accompagner dans ses douleurs (car finalement, c'était bien la seule chose que je pouvais faire!).

    J'ai détesté manquer de sommeil, mais j'ai fait ce qu'il me semblait juste : accompagner mon enfant, comme j'ai pu avec ce que j'étais, en faisant ce que je pouvais.
    Je ne regrette pas d'avoir porté mon tout petit lorsqu'il en avait besoin, moi aussi, je prends sur mes genoux les enfants qui pleurent et tant pis si les autres trouvent ça nul : je m'en moque, j'ai la confiance de mes enfants et finalement, c'est bien ce qu'il y a de plus précieux.

    Courage les parents! Que ce soit un RGO, une otite, des dents ou tout autre chose qui fasse pleurer vos enfants, courage!
    CA VA PASSER!
    CA VA ALLER!

    COURAGE et Merci à toutes et surtout à toi Marie!



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  64. Je ne connais pas grand chose en ces ''petites têtes blondes''. J'apprends tous les jours grâce à mon fils de 27 mois. Je lis très peu sur le sujet, hormis votre blog que j'apprécie profondément. J'ai juste retenu une phrase dans un livre qui m'a fait du bien, beaucoup de bien, c'est qu'un enfant en bas âge, n'a pas la faculté de manipulation, comme ont l'entends souvent, trop souvent !! J'en profite au passage pour vous remercier de vos écrits. Laurence

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  65. Très chouette billet !
    Je me souviens qu'en pédiatrie, on leur disait souvent (aux parents), de s'écouter... que personne ne connait leur enfant mieux qu'eux-mêmes... Et s'ils trouvent qu'il n'est pas comme d'habitude, c'est qu'il n'est pas comme d'habitude.
    Je t'embrasse fort.
    J'adore ton billet !

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  66. 7 ans et demi à me culpabiliser, à remettre en cause ma façon d'élever ma fille (allaitement, portage, alimentation bio, maternage ....), à me reprocher mon angoisse quand on m'a appris qu'elle était née sans thyroïde, entre "tout va bien, elle prend son temps" et "arrêter d'angoisser, vous l'empêcher de grandir", et je pourrai en écrire des pages de reproches et de destruction de notre famille jusqu'à ce que l'on obtienne un diagnostique. Oui, nous le savions que nous faisions ce qu'il fallait et que ce qu'avait ma fille n'était pas notre faute. Lors du bilan, la pédo-psy nous a dit que nous avions été courageux et merveilleux avec notre fille et que nous devions oublier ce que les autres médecins et professionnels de santé nous avaient dit. "Vous n'êtes pas responsables de l'autisme de votre fille". Les professionnels de santé en qui nous avons confiance se comptent sur les doigts d'une main .... oui, les parents savent ce qu'ils font, savent que leur enfant a quelque chose qui cloche et dont ils ne sont pas responsables. Ce que tu vis en ce moment, c'est le quotidien de milliers de parents d'enfants malades et/ou handicapés .... qui ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour trouver des solutions. La France est en retard, sa médecine est dépassée et sclérosée, l'humain n'y est qu'un détail. On préfère culpabiliser et détruire que de se remettre en question, de chercher et de comprendre. C'est le système qui veut ça et ce n'est pas prêt de s'arranger.

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  67. Plein de courage, de sympathie et d'empathie. Parce que mon fils est un bébé RGO. Parce que mon médecin a écouté mes doutes. Parce qu'il va de mieux en mieux. Et parce que, viscéralement, comme toi, je n'ai pu faire autre chose que le serrer contre mon coeur.

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  68. Je te comprends totalement... Moi j'ai eu deux pédiatres comme ça, et on a fini au bout de quelques mois par trouver un généraliste hyper bien, attentif, qui écoutait les parents, lisait les petites notes que j'écrivais à la fin du carnet de santé, et était aussi de cet avis "les mères savent". Il écoutait mes réponses, mes doutes, mes questions.

    J'ai aussi eu un bébé RGO, avec un RGO très sévère (ça remontait dans son nez !). Heureusement pour nous, la nuit il dormait bien à partir du moment où on a incliné son lit (vers deux mois). Mais la journée, l'horreur, il s'endormait et se réveillait au bout de quelques minutes en hurlant. Toute la journée. Période d'éveil en forme : zéro... Pendant des mois... Toute sa première année il n'a fait qu'hurler, ne se déplaçait pas. Et puis, c'est passé (il a deux ans aujourd'hui).
    L'écharpe aussi nous a sauvé la vie, il ne dormait que dedans...

    Désolée je raconte ma vie, mais un bébé RGO c'est vraiment très dur et on se heurte à l'incompréhension des médecins mais aussi des autres qui ont des bébés qui dorment sagement et gazouillent lorsqu'ils sont réveillés... J'ai oublié de préciser que le RGO empêchait aussi mon fils de s'alimenter correctement (il hurlait au sein), et donc hurlait de faim, aussi. Plus culpabilisant, on fait pas... Combien de fois n'ai-je pas entendu "arrêtez l'allaitement madame, et ça ira mieux", alors que le meilleur conseil qu'on m'ait donné c'est ce super médecin qui m'a dit "si vous le pouvez, continuez l'allaitement, je sais que c'est dur mais le lait est plus digeste, moins acide et lui fait moins mal lorsque ça remonte dans son œsophage"... Je bénis ce médecin.

    Comme tu dis, heureusement que ce n'est pas ton premier, et heureusement que tu es restée lucide...
    Courage...

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  69. J'ai détecté le cancer de mon fils de 11 mois toute seule. Lorsque cette maladie a été confirmée par le centre de référence, j'ai envoyé un sms au pédiatre de mon fils qui attendait des nouvelles. En réponse, il m'a écrit: "aucun médecin ne remplacera jamais une mère". Voilà, tout est dit, et il est bien évidemment toujours le pédiatre de mes enfants pour tout ce qui n'est pas cancer.
    Merci pour ce blog, j'ai toujours autant de plaisir à le lire même si j'interviens peu.

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  70. J'ai détecté le cancer de mon fils de 11 mois toute seule. Lorsque cette maladie a été confirmée par le centre de référence, j'ai envoyé un sms au pédiatre de mon fils qui attendait des nouvelles. En réponse, il m'a écrit: "aucun médecin ne remplacera jamais une mère". Voilà, tout est dit, et il est bien évidemment toujours le pédiatre de mes enfants pour tout ce qui n'est pas cancer.
    Merci pour ce blog, j'ai toujours autant de plaisir à le lire même si j'interviens peu.

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  71. J'ai diagnostiqué seule le cancer de mon fils, alors âgé de 11 mois. Alors que le centre de référence venait de nous confirmer la mauvaise nouvelle, j'ai envoyé un sms au pédiatre de mon fils qui attendait des nouvelles. Il m'a alors répondu: "Aucun médecin ne remplacera jamais une mère". Tout était dit. Et en dehors du suivi pour son cancer, il est toujours bien évidemment le pédiatre de mes enfants.
    Merci pour ce blog que je lis toujours avec beaucoup de plaisir!

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  72. Marie, ce que tu dis est parfaitement juste et continue ainsi surtout, à te faire confiance et à faire confiance à Nano. Conseil peut être à 2 balles que je donne beaucoup car presque miraculeux chez nous: la psychomot. Certes, on a pas le même bébé, les mêmes problèmes mais 1 point commun: un bébé tendu et des parents inquiets. La psychomot ne règle pas tout mais ici, waouh, bébé a été d un coup plus zen et tout s en est trouvé amélioré (repas, nuit, transit, évolution psycho motrice!) courage courage! Et merci pour ton blog, béquille pour beaucoup de lectrices je pense!

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  73. depuis le temps que je vous lis sans laisser de commentaire, cette fois je ne peux m'en empêcher...
    ma fille à 11 mois et heureusement son RGO qui n'était pas très grave a "cesser" vers ses 7 mois dès qu'elle a su se mettre a quattre pattes. mais il aura fallu 3 pédiatre et je ne sais combien de visite chez le généraliste pour admettre qu'elle avait bien un RGO. en fait il aura fallu qu'elle leur vomisse dessus plusieurs fois pour qu'ils comprennent que ce n'était pas de simple renvoi. et à partir de là, alors que je pensais que ça allait couler tout seul, le temps des remontrances est venu "elle n'aurait pas de RGO si vous ne l'allaitiez pas" "je ne pourrais pas la soigner tant que vous l'allaitez", "laissez la pleurer elle comprendra bien un jour". bref tout ça pour dire que je vous soutient que les nuits à devoir se lever pour un rot qui passe pas, ou bien ne pas savoir sil elle pleure parce qu'elle a mal ou faim ou autre chose,..

    courage à vous vous êtes une maman formidable

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  74. La seule personne que j'aie entendu dire "ce bébé nous manipule" ce n'est pas un médecin, c'est mon père... Tout ce dont tu parles, tout ce qu'on fait pour que nos enfants aillent mieux et ne pleurent pas, c'est jugé et critiqué, mais dans le cercle familial. Impossible de fermer la porte du cabinet ou de changer de parents comme on peut changer de médecin!

    Courage, continuez, vous faites toute qu'il faut, il parait qu'après la marche (6 mois après) ça va mieux pour les bébés rgo.

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  75. Merci pour cet article qui me fait tout simplement me rendre compte à quel point ma généraliste (pas de pédiatre ici) est extraordinaire ! Jamais elle ne m'a prise de haut quand je lui disais que ma/mes fille(s) étaient malades, Jamais elle ne m'a inquiété quand au poids de ma grande qui est une crevette. Toujours elle me demande si j'ai des questions et de ne pas hésiter à faire de liste pour ne rien oublier. Toujours elle me dit de la rappeler si j'ai oublié quelque chose ! Bref merci à ma doctoresse !

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  76. Merci pour cet article qui m'a permit de me rendre compte à quel point ma généraliste (pas de pédiatre ici) est extraordinaire !

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  77. Bonsoir Marie,
    Un petit mot d'encouragements, de soutien... Tes trois autres enfants vont à merveille alors tu sais ce que tu fais ! ;-) Le RGO c'est terrible lorsque l'on est adulte (j'ai découvert ça enceinte, alors qu'avant quand on me disait "je ne viens pas parce que j'ai des brûlures d'estomac", je me disais, ho là là les chochottes. J'avais TORT) mais on peut comprendre ce qui se passe... Un nourrisson, pas du tout : je déteste ces pédiatres insensibles qui recommandent de nier la douleur de l'enfant et sa détresse (et celle des parents par dessus le marché) !! Comme tu le dis "elle deviendra une super petite fille" alors en attendant il faut prendre patience... Encore une fois, on t'envoie plein de courage !

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  78. Marie, quand je lis tous ces innombrables commentaires, je me dis que tu as écris un texte si émouvant et si pertinent qu'il a touché le coeur de tant de lecteurs/trices...
    Par ailleurs, j'en viens à me dire que le problème du RGO devrait être médiatisé afin qu'on prenne vraiment ce problème de santé au sérieux, qu'on lance un programme de recherche pour trouver des traitements efficaces, qu'on recherche - justement - des causes, des origines. Pourquoi tant de bébés souffrent-ils de cette saloperie ?
    Dire qu'il y a encore si peu d'années, on n'anesthésiait pas les nourrissons car on croyait qu'ils ne ressentaient pas la douleur (sic)
    A se demander si les nourrissons sont une priorité...

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  79. C'est incroyable comme le lien entre une mère et ses enfants peut être viscéral.
    Ma 2ème approche les 3mois, elle a un RGO, et j'ai culpabilisé comme vous d'avoir fait du cododo car elle ne s'endormait qu'au sein, de passer des journées à l'avoir au sein, et de vouloir fermer la porte pour ne plus l'entendre hurler. On est fragile à ce moment là, un rien nous agace, mais un rien qui vous fait penser que vous êtes une mauvaise mère, là c'en est trop ! On parle d'instinct maternel, ce n'est pas pour rien, une mère sent les choses....
    Ma fille va de mieux en mieux, GRACE à ma persévérance dans mon allaitement (car bien des fois j'ai failli tout plaquer), mais je veux prouver à tous ces c***** que je suis une bonne mère et qu'ils auraient du changer d'avis à mon sujet.
    Courage à vous...

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  80. Quand je lis tous les témoignages sur les RGO dans ce blog, en commençant par ceux de Marie, j'avoue ne pas comprendre l'attitude de "déni" (?) de si nombreux médecins. Un problème de formation peut-être ? Une question de génération ? J'ose espérer que les médecins plus "jeunes" sont moins nombreux à méconnaître ce problème...

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  81. J'ai du me battre 2 mois avec le pédiatre pour avoir un traitement qui a soulagé le RGO de mon fils mais je continue à me battre (il a maintenant 1 an) contre les idées préconçues de ma famille qui me disait que j'allais faire de mon fils un enfant difficile, caractériel, trop gâté et qui me manipulerait.... tout ça parce que pendant 4 mois, j'ai tenu mon fils contre moi car c'était la seule manière pour lui de dormir (je ne connaissais pas les écharpes ou autre système de portage d'ou une superbe double tendinite).
    Pendant cette période, mon mari me remplacait pendant que je dormait 4h et quand je devais cuisiner, faire le ménage, le linge et autre joyeuseté.

    Ma famille n'a jamais compris (ou ne voulait pas comprendre) que ce pauvre petit bout hurlait dès qu'il était couché et que même si il était allongé sur un plan incliné, il se réveillait de douleur car il produisait trop d'acide qu'il régurgitait.
    Parce que je suis la maman (et surtout que j'ai un peu de jugeote), je n'ai jamais pensé que mon fils de quelques mois me manipulait, je n'ai jamais pensé à le laisser hurler pour faire ses poumons... ou bien qu'il finirait par s'habituer aux brulures dues à l'acidité...
    Parce que je suis sa maman, je le console dès que je peux, je le protège, je le rassure... je lui montre que je suis là pour lui et qu'il n'est pas seul face à la douleur ou au chagrin.

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  82. Avec toi Marie. Merci de poser, souvent, les mots qui soulagent.
    Nad

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  83. Je suis tellement heureuse de vous lire, de lire vos sentiments. J'ai moi même une petite fille qui pleure beaucoup, j'ai déjà rencontré 2 pédiatres qui me fusillent du regard lorsque je leur dis que je ne peux pas m'empêcher d'intervenir après 15 minutes de pleure et hurlement.
    Merci beaucoup de votre témoignage qui me conforte. Je pense également qu'une mère et un père sait, rien ne vaut l’instinct d'une mère ou d'un père lorsqu'il s'agit de leur bébé.
    Merci aux commentaires qui donnent pour certains de très bons conseils.

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  84. merci marie... mon fils n'était pas rgo, juste sourd à 35 % des deux oreilles. je l'ai su qu'après l'avoir opéré des yoyos. Ses 2 orl me disaient que ça n'allaient pas mieux, jamais ils n'ont dit qu'il était sourd... je les ai engueulé après l'opération car j'ai vu la métamorphose. ils m'ont répondu qu'ils n'étaient pas là pour affoler les parents !!! nous avons souffert pendant 5 ans et demi... maintenant, tout va mieux mais je voudrais que mes 2 orl ne soient plus médecins car ils ont été vraiment incompétents. Christine, maman du grand thomas de 6 ans

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  85. Ici, bientôt 5 mois que Roudoudou rejette, hurle fréquemment, devient rouge et se cambre... Mais après tout "vous savez, tous les bébés rejettent" ! Alors nous avons nous-même changé son lait, pour peut-être bientôt un lait de riz si rien ne s'arrange.
    Mais Roudoudou a une particularité qui nous fait très mal, nous avons un petit déjà résigné, ça se lit dans ses yeux ; pourquoi n'a-t-il jamais aimé être porté en écharpe, pourquoi refuse-t-il encore la chaleur de nos genoux ? Pourquoi se calme-t-il seulement allongé sur notre lit, et encore, après plusieurs minutes de pleurs ? Et surtout, que retiendra-t-il de cette période : qu'on ne peut compter que sur soi-même, que rien ne sert d'avoir des parents ? Quelle culpabilité pour nous, que nous compensons avec son lit tout contre le notre pour la nuit, en n'hésitant pas à "cododoter" quand il a trop de réveils, en le portant en sorties, puisque dès que ça bouge, tout roule !
    Bref, moi, c'est ce regard qui me poigne, quand ses yeux semblent dire que de toute façon, il n'y a rien à faire, à part le laisser, seul...

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  86. Ici, bientôt 5 mois que Roudoudou rejette, hurle fréquemment, devient rouge et se cambre... Mais après tout "vous savez, tous les bébés rejettent" ! Alors nous avons nous-même changé son lait, pour peut-être bientôt un lait de riz si rien ne s'arrange.
    Mais Roudoudou a une particularité qui nous fait très mal, nous avons un petit déjà résigné, ça se lit dans ses yeux ; pourquoi n'a-t-il jamais aimé être porté en écharpe, pourquoi refuse-t-il encore la chaleur de nos genoux ? Pourquoi se calme-t-il seulement allongé sur notre lit, et encore, après plusieurs minutes de pleurs ? Et surtout, que retiendra-t-il de cette période : qu'on ne peut compter que sur soi-même, que rien ne sert d'avoir des parents ? Quelle culpabilité pour nous, que nous compensons avec son lit tout contre le notre pour la nuit, en n'hésitant pas à "cododoter" quand il a trop de réveils, en le portant en sorties, puisque dès que ça bouge, tout roule !
    Bref, moi, c'est ce regard qui me poigne, quand ses yeux semblent dire que de toute façon, il n'y a rien à faire, à part le laisser, seul...

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  87. Il est très beau cet article! Bravo! Et c'est très bien d'être convaincu que ce qu'on fait est bon, ne serait-ce que parce qu'on le fait pour le bien de son enfant. Et tout cela vaut pour tous les bien pensants, pas seulement les pédiatres...
    Je suis convaincue que nos enfant savent eux aussi...

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  88. Merci pour cet article ! J'ai moi aussi été "victime" d'une pédiatre qui me conseillait de laisser pleurer ma fille. "Elle a 5 mois maintenant hein ! Après vous aurez des difficultés !" Et qui n'écoutait pas ce que que je lui disais, à savoir qu'elle ne se calmait jamais si je la laissais pleurer. Elle répondait à peine quand je lui parlais de mes angoisses (tête plate, régurgitations vraiment très conséquentes), mais me rajoutait d'autres angoisses, me faisait voir d'autres spécialistes pour qu'on finisse par me dire que non, rien ne clochait de ce côté là. Je ne suis plus retournée la voir, j'ai écouté mon instinct uniquement, j'ai continué à lui donner le sein pour l'endormir en essayant une méthode de sevrage douce (cf. Elisabeth Pantley), sans pleurs. Même pas deux mois plus tard, ma fille s'endort tous les soirs à 19h30 pour une nuit de presque 11h. Ne vous laissez pas intimider par des médecins dans ce genre ! Faites ce que vous dit votre coeur de parents !

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  89. Merci de mettre des mots sur ce que nous avons ressenti durant les 18 premiers mois de vie de notre Little B.. C'est tellement bien dit/écrit.
    Parce que c'est notre premier, ici nous n'avons pas assez osé nous imposer. On nous affirmait que notre fils n'avait pas de RGO, pas d'allergie... Même si au fond de nous, nous étions sûrs du contraire, nous avons douté. Et puis, il y a 6 mois, nous avons pris rendez-vous avec un gastro pédiatre et pour la première fois depuis sa naissance, quelqu'un nous a entendu et surtout a écouté la souffrance de notre fils.
    C'est un enfant RGO ++, avec une légère intolérance au lactose et des troubles de l'oralité. Ici, il dormait mais ne s'alimentait pas ou presque pas pour ne plus avoir mal. La seule vue d'une assiette, d'une cuillère ou de la nourriture le faisait hurler. A 2 ans passé, il pèse moins de 9kg mais il va enfin mieux.
    Question : Nano a-t-elle un traitement pour l’œsophagite en plus du RGO ? L'un va souvent avec l'autre et c'est hyper douloureux...
    Beaucoup de courage pour Nano et vous.

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  90. Presque deux ans après j'en pleure en lisant ton article! (Mes hormones n'y sont peut être pas pour rien non plus). Mais tout est si vrai! Ptit Loup était un bébé RGO. Je l'ai su grâce à toi. Et j'ai rencontré des médecins et des pédiatres qui m'ont lynchée. Mon lait était acide. L'allaitement était en cause. C'était dans ma tête. Et tant d'autres remarques que je me suis empressée d'oublier mais qui laissent encore un écho fort douloureux. De se sentir incomprise, rejetée, nulle. C'était mon premier et je ne me suis pas écroulée parce que je savais que sa douleur était réelle, que sa souffrance l'empêchait de dormir. J'ai rencontré un gastro-pédiatre exceptionnel qui m'a rassurée et qui a soigné mon fils. J'ai gardé sa fibroscopie comme un souvenir pour dire aux gens: regardez par quoi mon Loup courageux est passé! Dans quelques mois un nouveau nain arrivera. Je sais quoi faire maintenant et j'aime conseiller les mamans dont les nains souffrent. Pour que personne n'ait à revivre ça! En tout cas merci mille fois Marie de mettre des mots sur nos maux!

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  91. Très joli texte Marie ! Être parent est parfois difficile, surtout devant la souffrance d'un enfant. Les pleurs, la fatigue, le sentiment d'impuissance n'arrangent rien. Alors, on se passerait bien de ces jugements à l'emporte-pièce, qui viennent de l'entourage ou du corps médical.

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  92. C'est grâce à toi que j'ai soupçonné un RGO chez ma N°2, et c'est donc grâce à toi qu'elle a été traitée dès l'âge de 1 mois. Merci!

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  93. Je n'arrive toujours pas à comprendre qu'il y ait encore des gens qui pensent que l'allaitement, être proche de son enfant, même la nuit, et ne pas le laisser dès la naissance dans un lit seul dans une autre chambre et ne pas vouloir le laisser pleurer sont des méthodes nocives. C'est tellement con et ça n'a tellement pas de sens que je trouve ça facile à ignorer. Mais je conçois très bien que ce ne soit pas toujours facile pour les mères.

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  94. Bonjour Marie,
    Je lis ton blog depuis plusieurs années mais c'est la première fois que j'écris un commentaire.
    J'ai l'impression de lire l'histoire de ma petite Angèle quand je lis tes lignes : les pleurs inexplicables, les nuits hachées, le pédiatre qui ne nous croit pas, qui dit d'être plus ferme etc. Elle a commencé à aller mieux vers 10/11 mois et a progressivement passé des nuits entières sans aucun problème, sans avoir à "sévir". C'était notre deuxième enfant mais c'était vraiment dur de ne pas être cru par certains médecins. Elle a maintenant 20 mois et on commence à revivre à se remettre de la fatigue. Je te souhaite que Nano aille mieux et que tu puisses souffler.

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  95. Salutations au monde mon nom est Dora l'Espagne , je tiens à témoigner de l'excellent travail de M. ensoleillé , ce qui m'a aidé à réaliser ce que vous jamais pensé que vous seriez nom again.My Stéphanie était dans une relation de trois ans avec un garçon je pensais que je l'aimais plus que tout au monde, après un certain temps , j'ai remarqué quelques changements dans le choses qui ne se rendent pas compte que commencèrent à harceler à ce sujet , donc je savais que quelque chose n'allait pas , j'ai essayé de se livrer à plusieurs, mais toujours pas de résultats . Je me suis vite rendu compte qu'il voyait une autre fille qui a essayé de lui faire comprendre que j'aimais tant , mais même jour listen.one lu un témoin dans une affaire similaire , une personne témoignage de l' œuvre de ce grand Docteur ensoleillé , mais je pensais que je ne l'ai pas a été convaincu par mon ami , donc je l'ai contacté et j'ai essayé de leur réticence méthode étonnante en moins d'une semaine , mon amant m'a contacté et à ce jour sont toujours ensemble et married.so heureux si vous rencontrez des problèmes similaires , comme si
    ( 1 ) voulez que votre dos ex .
    ( 2 ) ont toujours des cauchemars .
    ( 3 ) d'être promu dans son bureau .
    ( 4 ) veulent les femmes / les hommes qui sont derrière vous .
    ( 5 ) Souhaitez-vous un enfant .
    ( 6 ) Voulez-vous être riche .
    ( 7 ) veulent lier votre mari / femme est à vous
    toujours.
    ( 8 ) la nécessité d' une aide financière .
    ( 9 ) Soins à base de plantes et beaucoup plus
    1 ) que vous souhaitez promouvoir tout ce que vous faites
    2 ) vous voulez gagner beaucoup d'argent
    3 ) le succès de l'entreprise
    4 ) des solutions spirituelles
    5 ) pour gagner le procès
    6 ) veulent un divorce
    7 ) la nécessité de les protéger comme immortel
    8 ) Voulez-vous être riche
    9 ) Voulez-vous être en contrôle de ce mariage
    10 ) Voulez-vous être attiré par les personnes
    11 ) Comment obtenez-vous GROSSESSE
    12 ) COMMENT S'Y RENDRE VOTRE MARI ET ÉPOUSE EX NOUVEAU
    13 ) COMMENT GAGNER VOTRE LOTERIE
    14 ) PROMOTION SORT
    15 ) PROTECTION SORT
    16 ) D'AFFAIRES SORT
    17 ) SPELL BON TRAVAIL
    18 ) Cure pour une maladie
    contact avec lui, je vous garantis qu'il aidera voici son email : drsunnydsolution1@gmail.com

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Et si tu es une buse, bah, envoie un mail, je t'expliquerai ça un peu mieux...

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