16 nov. 2012

Comment convaincre Le Mâle d'en faire "un petit dernier"??


C’est parfois le contraire, c’est parfois lui qui voudrait bien et vous qui ne voulez plus.
C’est parfois sa petite voix qui vous supplie « allez chérie, on en fait un dernier non ? ».

Mais souvent (enfin, c’est ce qu’il me semble à la lecture de certains commentaires ou de certains mails), c’est vous qui voulez et lui qui ne veut plus.

Parce que la patience est à bout.
Parce que la maison est trop petite.
Parce qu’il faudrait changer de voiture.
Parce qu’il faudra quand même payer des études.
Parce qu’on ne dort déjà pas.
Parce qu’on commence à re-dormir.
Parce qu’on s’en sort à peine.
Parce qu’ils sont grands et que non, non, et non, on ne veut plus de logistique nouveau-né.
Parce que non. C’est tout.
je
Et là, pour vous qui voulez, pour vous qui sentez, pour vous qui vivez ce corps, pour vous qui vivez ce manque, cette absence, c’est terrible.
C’est un deuil et ce n’est pas pour rien qu’on emploie ce mot que je trouve pourtant trop excessif, trop fort.
L’envie d’un autre enfant, c’est compliqué. Parce que c’est à la fois viscéral et déraisonnable, parce que ça ne se commande pas, que c’est en nous, que c’est au-delà de ce que nous sommes.
Et que nous sommes deux.

De mon côté, je n’ai pas eu à convaincre le Mâle.
Enfin, un tout petit peu, pour la forme, dirons-nous.
Mais quelque part, on le savait que Micronaine ne serait pas la petite dernière.
On le savait qu’on allait encore en chier un peu avant de pouvoir faire des nuits correctes.
Quand les deux parents sont d’accord, quand le couple choisit ensemble de rempiler pour deux ans de couches, tout va bien. On avance ensemble.
Mais lorsque vous êtes seule avec cette envie dans le ventre, avec ce presque-besoin de porter à nouveau la vie, c’est difficile, ça ronge et ça finit par passer, certainement, mais peut-être jamais vraiment.

Regrette-t-on toujours ? Passe-t-on sa vie à dire « moi aussi j’en aurais bien voulu d’un dernier mais… ». A-t-on toujours mal au ventre quand on croise un nourrisson ? Est-ce que cela passe cette envie ? Est-ce qu’on tourne la page parce que l’autre ne veut pas ? Et pourquoi ?

Je n’ai pas de réponses, je n’ai pas encore pu expérimenter ce moment où on se dit « après, il sera trop tard ». Je ne me suis pas encore dit « ça y est, c’est terminé ces petits pieds qui bougent en moi ». Je n’ai pas encore tourné cette page, je n’ai pas encore rangé les pyjamas 1 mois, je n’ai pas dit « on passe à autre chose ».

Il le faudra.

Aujourd’hui, pas de solution miracle, pas d’astuces pour décider le papa mais des vraies raisons de rempiler. Des vraies raisons de laisser un peu de côte tout ce qui est raisonnable.

Voilà donc une liste non-exhaustive des raisons qui poussent (ou pas finalement) un couple à devenir famille, voire famille nombreuse (gloups) :

1.      Des nains c’est bien, ça occupe. Avant on s’emmerdait finalement (non ?). Maintenant, on se demande QUAND on va pouvoir faire ce qu’on veut au moment où on le veut. Ouvrir un livre ? Faire pipi ? Aller marcher plus de trente minutes sans avoir un nain dans les bras (qui pèse huit tonnes) ? Ah…qu’est-ce qu’on s’emmerdait avant…

2.      Avoir plusieurs nains, ça permet de gagner du temps. Et oui, ils jouent ensemble. Ils font des parcours, ils font des « missions spéciales », des pestacles et puis ils rigolent à table avec un air débile. Ils s’en foutent complètement des parents qui haussent le ton et même une menace de punition ultra-terrible (genre privation de DVD de Cars) les fait mourir de rire. Ils sont complices. Et quand ils ne le sont pas (environ 30 fois par jour), ils se gueulent dessus cinq minutes (ça les occupe), viennent se plaindre, et repartent main dans la main.

3.      Une grande famille, c’est chouette. On peut avoir des réductions (bon, il faut penser à faire sa carte de famille nombreuse, ce n’est pas gagné), on se fait toujours remarquer (pas toujours dans le bon sens du terme certes) et surtout, on ne se sent jamais seul. Bon, ok, ce n’est peut-être pas un point toujours positif. Enfin, un Mâle qui sort SEUL ses trois mômes au parc, c'est un peu la classe non quand même??

4.      Rempiler pour un Micronain, oui, ça fait flipper. Les nuits de merde, les problèmes de santé et les rendez-vous pédiatre, les moyens de garde et les couches, ça ne fait pas envie. Mais au final, ça passe vite. Ça ne reviendra pas. On n’a qu’une vie. Et un petit bébé qui s’endort sur le torse de son papa, c’est quand même choupi. Non ?

5.      Les sous. Oui, c’est une bonne raison. Mais je n’arrive pas à me dire que c’en est une. C’est comme le manque de place en fait, je pense qu’on arrive toujours (ou presque) à faire avec. Je sais pourtant que dans 15/20 ans il faudra sortir les sous pour les appartements ou les écoles, ou encore pour la bouffe tout simplement. Mais je n’ai pas envie de me dire que c’est une bonne raison tout simplement parce que je veux encore croire qu’on peut écouter son cœur avant d’écouter sa raison…

6.      La voiture. Ah oui, ça c’est une bonne raison.
Avec une famille nombreuse, on a une voiture familiale. Et tout le monde sait à quel point ça en jette carrément plus qu’une petite voiture coupée sport estampillée « j’ai un petit kiki ». Tout Mâle en monospace est drôlement plus chargé en sex-appeal qu’un beauf en coupé BM. Le Mâle père de famille est un mâle qu’on admire, qu’on regarde avec respect et connivence. Qui est d’emblée sympathique parce qu’il s’en fout que sa bagnole ne soit pas la plus grosse du monde (même si en secret il rêve d’un petit coupé pour ses 50 ans).

7.      L’envie de passer à autre chose. Oui, moi aussi. J’ai envie de voyager sans boulets, j’ai envie de partir en week-end, j’ai envie d’un ciné à 22H et j’ai envie de bouquiner au lit le dimanche sans recevoir un jeu de mémory sur la tronche. Mais. Je me dis que ça reviendra. Et plus vite que ça. Que le temps file, mine de rien. Même si j’ai l’impression de n’avoir rien fait depuis 5 ans, c’est faux. J’ai fait d’autres choses. Je n’ai pas meublé le temps pour qu’il passe plus vite.

8.      Le sommeil. Putain ouais, le sommeil. Pardon mais je comprends. Dormir, pour moi la Marmotte, c’est une évidence, c’est une nécessité. Et là, bon, avouons-le, on ne dort plus très bien. Plus beaucoup. On se couche tôt. On se lève tôt. On appelle les gens à 9h sans se demander s’ils dorment encore. Il y a des jours où ça pèse, où ça rend fou, où on a juste envie de dire STOP. Et puis on prend du recul, on se dit que ça n’a pas grande importance finalement. Que le sommeil reviendra. Avec la vie sociale.

9.      Le couple. Il est où le couple ?
Bon, d’accord, pour convaincre le papa, il faudra plus que des « on va faire beaucoup l’amour pour les essais bébé, et après j’aurais des gros seins pendant 9 mois ». Parce qu’il n’est pas trop con le papa, il sait qu’après l’accouchement c’est « passez votre chemin » et qu’avec un nouveau-né c’est « on se fait plutôt un câlin-serré ?? ». Mais le couple se construit ailleurs, différemment, en tant que parents, et à force de vivre ensemble des épreuves terribles (urgence un jour férié, petit dernier qui se fait insulter par un boulet à l’école). Je blague mais je pense qu’être une famille fait aussi un couple. Différent, certes, mais pas moins bien.

10.   Personne ne nous aide. C’est vrai. La famille est loin et la famille trouve que vos nains sont chiants. La famille veut bien vous dépanner mais pas trop. En même temps, ce sont vos nains non ? C’est vrai que si on est seuls 365/365 avec ses nains, ça peut être pesant. C’est vrai.
Mais bon, c’est le moment de scinder le couple, d’envoyer les grands avec maman pendant que papa gère le dernier. C’est le moment de faire des choses moins ambitieuses mais qui rapprochent.

Je me relis et j’ai beau lister tout ce qui me semble important, il manquera certainement l’essentiel.
Faire un enfant, le concevoir, tout cela tient de ce que nous sommes, de nos ressentis et de notre couple.
Parfois juste dire à l’autre à quel point on ne pourra pas faire sans, cela suffit. Parfois non.
Parce que l’autre, justement, ne pourra pas, ne pourra plus.

Je ne sais pas si mon article est très clair, finalement.
Je ne sais pas s’il pourra aider à convaincre, probablement que non.
Probablement que tout cela est en nous, en lui, en vous et qu’il n’y a rien à faire.
Sinon qu’à écouter, qu’à s’écouter l’un l’autre.

Prendre la décision de faire « encore » un enfant, ce n’est pas rien. Et en même temps, ce n’est pas grand-chose.
Mettre au monde un petit rigolo qui n’aura pas demandé à être là, c’est une responsabilité.
Et en même temps, si vous vous posez la question, c’est que vous êtes déjà prêt(e) à assumer cette responsabilité.

Les nuits, les couches, le fric et les bagnoles, les lits et les jouets, le manque de place, l’envie de passer à autre chose, tout cela sont des raisons valables. Oui.
Mais.
Soyons honnêtes. Il y a autre chose.
Il y a l'âge, parfois, et l'envie de se préserver. 
Il y a ce que nous sommes et ce que nous pouvons endurer.
Il y a ce que nous avons envie d’être et l’image que nous souhaitons renvoyer.
Il y a notre vécu et notre envie de faire au mieux.

Mon conseil ?
Parlez.
Et écoutez.
Et surtout, surtout, faites comme vous pouvez.
Mais ce ne sont que des enfants, ce n'est que de la vie. C'est un petit peu de vous.

Je terminerai sur cette citation (qui clôt également mon livre c'est vous dire si elle me touche) :

Avoir un enfant, c'est manifester un accord absolu avec l'homme. Si j'ai un enfant, c'est comme si je disais : je suis né, j'ai goûté à la vie et j'ai constaté qu'elle est si bonne qu'elle mérite d'être multipliée (Milan Kundera)



Ceci est un article dédié à celle qui fête son anniversaire aujourd'hui <3
-         

61 commentaires:

  1. C'est marrant, je la site souvent cette citation mais que la fin et je ne savais même pas que c'était de kundera.

    Moi j'étais persuadée d'en avoir trois. Et puis les nuits, le sommeil, l'âge, la thyroide. Moi rencontrant la mère que je n'aime pas être dans ces moments là, on fait qu'ils ne seront que deux. Que nous ne serons que 4. Et plus je retrouve la mère que j'aime être, moins je regrette d'avoir lâché ma vérité.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'aime ton comm Isa :)
      Moi aussi je n'aime pas croiser la mère que je n'aime pas être et en ce moment, je la croise parfois :-/

      Supprimer
  2. Mon com est bourré de fautes... cite, ont fait. Mais l'essentiel est dit alors on s'en fiche ! (pardon quand même)

    RépondreSupprimer
  3. Il y a quelques mois, je n'imaginais pas ne pas avoir un 4ème un jour, surtout que mon mari ne disait pas un non ferme et définitif. Il vient d'une famille de 4 enfants, c'est pour ça.

    Mais là, mon dernier a pile l'âge (un peu moins que micronaine) où je trouve que c'est dur ... alors en ce moment quand les 3 sont à la maison à me brailler dans les oreilles, je me dis qu'il faudrait me payer pour un autre bébé.

    Dans 1 ou 2 ans, je changerai d'avis et je serai encore jeune alors ...

    RépondreSupprimer
  4. <3 Juste très beau !
    Je l'envoie à mon amour de Mâle ;-)

    RépondreSupprimer
  5. Merci pour cet article Marie.....je suis dans ce cas là..envie d'un numero 2 mais pas le papa..mais je comprends ces arguments...il est plus agé que moi, a aussi trois enfants d'une premiere union...
    J'en oublie difficilement cet envie pour surtout ne pas oublier de profiter de chaque jour avec notre p'tit bout!

    RépondreSupprimer
  6. Ouf !!! là j'ai rien à ajouter juste le lui faire lire ! Merci Marie ... C'est tellement en moi que j'ai du mal à le lui expliquer raisonnablement ! Mais ce n'est pas raisonnable c'est juste là ...
    Merci encore de tout, d'ecrire si justement ! c'est Enorme .

    RépondreSupprimer
  7. Ton article me touche énormément, surtout tes réflexions à la fin sur le fait que finalement ce n'est pas de convaincre qu'il s'agit. Mon homme a deux garçons, on a une fille de 3 ans et je ressens cette envie en moi. Mais lui, euh, pas du tout. Il en a déjà trois! (et c'est vrai que avec les 3 à mi-temps on se set régulièrement au taquet de nos possibles humainement parlant"
    Mais je trouve génial qu'il comprenne mon envie et que moi je comprenne son absence d'envie. Et on verra, peut-être qu'il y aura un enfant (euh, je ne parie pas là dessus), sans doute pas, mais en effet il faut être deux et surtout s'écouter, se comprendre. Et quand on en veut un dernier c'est qu'on en a déjà un (des) autre(s) et c'est déjà un trésor inestimable.

    RépondreSupprimer
  8. Je n'en ai qu'une pour le moment. Mais j'en veux tellement d'autres ! Malgré les kilos que je ne perds pas, la voiture qu'il faudra changer, et le reste...
    Merci, je ne commente jamais, mais ton article m'a vraiment chatouillé le ventre et piqué le nez.

    RépondreSupprimer
  9. Ton texte raisonne très fort pour moi puisque mon homme et moi sommes en pleine réflexion sur un éventuel dernier. Aucun des 2 n'est contre, nous avons des réserves tous les deux, et forcément, cette phrase-là
    "si vous vous posez la question, c’est que vous êtes déjà prêt(e) à assumer cette responsabilité"
    me parle complètement ...
    A méditer !

    RépondreSupprimer
  10. ce sont les mots qu'il m'aurait fallu il y a quelques jours pour annoncer à ma famille, que, oui, on remet ça... que, on, c'est pas raisonnable, mais que, f*$^ù, on en a envie ! merci Marie !

    RépondreSupprimer
  11. euh au départ je pensais que c'était la liste des raisons qui poussent à avoir un petit dernier et puis au n°7 hop c'est l'inverse ? ^^
    Ici on attend l'arrivée imminente de bébé2. Moi qui en voulait 4, bin ça sera surement le dernier (gros snif) pour toutes les raisons évoquées dans l'article ; oui, la place, l'argent toussa toussa çà compte aussi pour "l'harmonie du couple" non ?

    RépondreSupprimer
  12. Waouh, ça c'est un billet qui envoie de l'amour. <3
    Cette phrase là : "C’est le moment de faire des choses moins ambitieuses mais qui rapprochent." me parle énormément et résume tout je crois. Merci Marie.

    RépondreSupprimer
  13. Oh je cherche le bouton "translate in english" pour montrer a mon homme!

    RépondreSupprimer
  14. Ben, j'en va exposer tout ça à mon chéri...
    parce que j'en suis au stade "5ème hypothétique"...
    (alors que la petite dernière est limite insomniaque, que l'aînée est super chiante que la cadette fait suer tout le monde et que le benjamin ne veut toujours pas s'habiller tout seul...
    Mais qu'est-ce qu'ils sont mignons, qu'est-ce qu'ils sont à moi (et à lui aussi)... alors, on les aime... mais qu'est-ce qu'ils sont chiants aussi (en ce moment... moment qui dure, dure, dure...)
    Et merci !!

    RépondreSupprimer
  15. Tu m'as fait rire mais beaucoup émue surtout. Je me retrouve dans ce que tu décris, comme toi je pense que tout ce qui pourrait freiner la venue d'un nouvel enfant a une solution. Non je n' ai pas fait une crois sur ce petit dernier et à l'heure ou j' écris ces quelques mots, il me semble impossible de me dire que je ne porterai pas la vie une dernière fois et que mes fils ne tireront pas les couettes d'une petite soeur Merci beaucoup Marie, c'est un chouette cadeau d'anniversaire en quelque ssorte ;-)

    RépondreSupprimer
  16. j'ai mis presque 2 ans à décider l'homme pour qu'on passe à 6. on verra bien. je compléterais le point 6 en disant qu'un mec qui roule en monospace avec 2, 3 ou plus siège auto à l'arrière, je trouve ca hyper sexy parce que dans mon esprit c'est un homme responsable, adulte et généreux, sur lequel on peux compter et ca, pour moi, c'est le comble du glam. oh tiens, on dirait mon amoureux....

    RépondreSupprimer
  17. ah oui ce n'est pas une mince affaire, il faut vraiment être 2 dans cette histoire....

    RépondreSupprimer
  18. et voila. c'est tout moi, je m'en moque de l'argent, de la place et tout et tout...pour moi, on s'adapte si on a envie. et je n'ai toujours pas tourné la page, j'y arrive pas, même aprés 5 nains. j'ai donc convaincu l'homme pour number 6 :D avec l'argument de choc: n°6 naitra à berlin, ville de naissance de l'homme :D

    RépondreSupprimer
  19. J'ai récemment eu une conversation à propos du couple avec Mister bonheur. Il m'a dit que le couple était aussi dans la famille. Je ne l'ai pas bien pris. Le lire chez toi, un peu différemment me fait grand bien ;-)

    RépondreSupprimer
  20. Merci. J'ai pleuré quand j'ai lu jusqu'à la liste parce que c'est tout à fait ça.

    Mon Homme dit oui un jour pour mieux me dire non le lendemain et moi je reste avec cette envie de bébé3 qui grandit en moi et cette impression que non, notre famille n'est pas au complet... :(

    RépondreSupprimer
  21. Vraiment très sympa cet article! Tout est dit, et si justement! Je m'en inspirerai pour passer à l'offensive du "petit 3e" ;-) (même si en fait c'est mon parc qui risque de vouloir avant moi, en fait je crois que je suis vernie)

    RépondreSupprimer
  22. Juste un très bel article !
    Cette question je me la pose... alors qu'ils sont déjà 3 et que j'étais sûre de ne pas en avoir plus que deux !!
    Plus si jeune, pas encore si vieille, je me laisse au moins 1 an de réflexion ! (même si quelque part... je sais déjà qu'ils seront sûrement 4 un jour !!)

    RépondreSupprimer
  23. Un joli article pour qui ne se pose que des questions un peu futiles. Ici, le deuil est le mot juste, pas exagéré. Pas de troisième car la première est autiste et que la seconde ne l'est pas, par chance. Donc pas de troisième malgré un désir brûlant et viscéral, un désir qui fait souffrir, qui ronge et ne me quittera pas. Parce qu'avoir un enfant, c'est d'abord penser à lui et à sa fratrie, que finalement les parents ne sont pas seuls décisionnaires et là, c'est mon homme qui a raison. Je ne réussirai donc pas à le convaincre ....

    RépondreSupprimer
  24. merci pour ce très bel article c'est ce que je traverse en ce moment je veux un p'tit troisieme et lui non. envie egoiste ou envie viscerale je ne sais pas trop mais me dire que c'est fini (pour toujours?) ça me ronge de l'intérieur et les larmes coulent souvent.
    peut etre lui laissé le temps....et finir par le convaincre.

    RépondreSupprimer
  25. Ton article m'a beaucoup émue, je crois qu'on a toutes (et tous) ce questionnement par rapport à un petit dernier. Les raisons que tu énumères de céder à cette "envie" sont très touchantes et authentiques. J'aime cette prise de recul sur la parentalité et surtout sur le temps dédié à l'éducation des nains, c'est vrai, qu'est ce que c'est quelques années de nuits hachées face à la joie de concevoir (une dernière fois!).... J'ai hâte de lire ton livre, j'ai vu qu'il n'était disponible qu'en septembre, il veut torturer tes lecteurs ton éditeur?

    RépondreSupprimer
  26. 42 ans... Le deuxième, mère nature n'a jamais voulu le fabriquer (pourtant on s'est entraînés grave hu hu hu).
    On me manque pas de place, la deuxième chambre est un bureau mais je L'appelle la deuxième chambre pour me rappeler qu'on aurait voulu être 4... On s'est rencontrés un peu tard avec magic Man et même si on a très vite été 3... On n'a pas pu ralentir le temps qui passe pour avoir le temps d'être 4.
    Alors on se console en regardant notre enfant dormir ( quand ENFIN on a réussi à la coucher ;-) et en se disant qu'elle est un savant mélange de nous et qu'on a déjà bien de la chance...
    Savoir accepter, ne pas rester dans le regret, ça aussi ça fortifie le couple. Mais ça prend du temps. Impossible de donner la layette et les vêtements par exemple. J'ai TOUT de 1 à 36 mois ça devient un truc de maboule. Mais tant que je ne suis pas prête, je ne suis pas prête. Au pire ça sera "vintage" ....pour mes petits enfants !!!!!

    Merci pour ce joli témoignage qui m'à donné à penser et ... à "panser"...

    RépondreSupprimer
  27. Merci Marie.
    Bien longtemps que je n'avais commenté un de tes articles. Mais celui-ci... Tes premières lignes, et une blessure que je tente d'oublier qui se rouvre. Tu écris exactement, mot pour mot ce que je ressens face au refus de mon mari. Ses raisons, les miennes. Tout est là. Et ce deuil que je n'arrive pas à faire...
    La gorge nouée....

    RépondreSupprimer
  28. Encore des reflexions si profondes et si joliment dites!
    Pour toutes ces raisons, on est maintenant 6 à la maison! Certes, on dort peu ,certes les couches sont partout, les cris, les disputes et trop peu de temps à 2 (on rêve de seulement pouvoir se faire un resto rien que nous 2!!!).
    Et puis je regarde des copines qui n'en ont pas, puis je nous regarde! ET je bien plus heureuse comme ça!
    Certes, je rate parfois des soirées, des fêtes, et le dernier ciné que je me suis fait c'était l'Age de Glace 4 (qui était très bien ,soit dit en passant!).
    Mais le dimanche matin, j'ai des enfants qui viennent dans mon lit pour avoir leur histoire et leurs calins, je vis au milieu des rires, des cris de joies, et "je t'aime maman tu es la plus belle", je vois la complicité de mes grands, je vois les calins de mes petits, je vois ma toute petite qui tète et qui semble si bien, si en sécurité contre moi....
    Ca n'a pas de prix! Enfin si, ça en aura un plus tard, pour les études par exemple....pas grave on verra d'ici là!
    En attendant je prends tous les bonheurs qui viennent, et ils sont bien nombreux!! et ils sont tellement plus important que tout le reste!
    Maintentant, il me reste à faire le deuil d'un 5°, mais je sais que quel soit le nombre que je pourrais en faire, je ne me ferai jamais à l'idée que c'est fini ;)
    Tout ce que les nains nous apportent valent largement quelques nuits (enfin quelques années de nuits) sacrifiées et quelques sorties ratées!

    RépondreSupprimer
  29. Salut,
    Texte très touchant, c'est vrai et on sent bien le besoin "viscéral", au delà de toute raison et contre toute logique.
    Perso, j'aurais largement pu craquer pour un 2ème si ma femme n'avait pas décidé de devenir assistante maternelle à la naissance de notre premier.
    Mais passer direct de 0 à 1+4 en ayant que les inconvénients des +4 fut définitivement fatal à une éventuelle futur envie...

    RépondreSupprimer
  30. Arrf nous on en veut un deuxième, c'est juste qu'il ne vient toujours pas...et qu'il va surement falloir repasser par les médocs...un bb naturel, on connait pas, mais bon c pas grave! :) Or moi qui en voulait 3 je pense que c rapé, chéri va avoir 42 ans dans quelques mois, et il trouve que c'est déjà beaucoup. Il faut dire que nous ne vivons plus en France, donc école gratuite ne veut plus dire grand chose, alors oui les sous font partis de notre raison number one pour ne pas en faire plus que 2...
    Merci pour ton texte :)

    RépondreSupprimer
  31. Dès fois, j'ai du mal à te comprendre. Je sais que tu adores tes nains mais en même temps dès fois tu à l'air d'en avoir tellement marre de les trouver super fiants !
    Et aujourd'hui je comprends encore plus pourquoi tu les adores (adorer il parait que c'est plus fort que aimer :) ) tes nains, pourquoi tu veux agrandir cette si belle famille !
    Et là où je trouve que tu as le plus raison, c'est que le couple construit la famille même si il doit faire des concessions et qu'on aura tout le temps quand on sera vieux de dormir, lire un livre tranquille ....
    Merci Marie de nous montrer que même si les nains c'est fiants , c'est quand même super !!!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu as très bien résumé toute mon ambiguïté et celle qui est propre à toutes les mères.
      Je ne serais plus grand chose sans eux et pourtant, parfois, j'ai juste envie d'être seule.

      Supprimer
  32. Hé alleeeeez vas y que je braille sur le "le couple se construit ailleurs, différemment, en tant que parents, et à force de vivre ensemble des épreuves terribles (urgence un jour férié, petit dernier qui se fait insulter par un boulet à l’école). Je blague mais je pense qu’être une famille fait aussi un couple. Différent, certes, mais pas moins bien."
    <3

    RépondreSupprimer
  33. Pan,... dans le mille.
    J'adore vous lire, votre impertinence si... raisonnable, ces propos si légèrement... acidulés, me font souvent rire et toujours sourire.
    Mais là, c'est un pincement au coeur, un knock-out du lobe limbique au lobe frontal, un épais brouillard sur la carte de Tendre.
    Nous nous sommes heurtés sur un coup de foudre, il y a 17 ans, et nous avons consolidé ce feu en l'éprouvant à travers de nombreux voyages, aux mille difficultés, notre passion commune. Nous étions jeunes et voyager avec des enfants semblait alors d'une évidente impossibilité. Puis, un jour, l'envi nous est venue de poser nos havresacs et entourer cette flamme de pierres : un foyer. J'avais alors, par bête atavisme, posé une borne de fin : plus d'enfants au-delà de 40 ans. Et j'ai eu mon troisième à 39 ans !...
    Là, j'ai 43 ans, nous avons fait l'expérience que c'est possible et à peine plus compliqué de voyager avec des enfants, qu'aujourd'hui n'est plus comme hier et que l'envie vient avec eux. Mais voilà, avant elle voulait et pas moi, maintenant j'en veux un 4ème, mais plus elle.
    Pffff... Les limites sont pourtant bien destinées à être franchies, non ?
    Désolé d'avoir été si long. Je voudrais juste me raccrocher aux paroles de ma dernière qui me dit souvent, enfin, à chaque fois qu'elle fait une bêtise, ouais, souvent donc, "mais c'est pas grave papa".
    Si je l'avais prénommée Vérité, personne ne m'aurait cru.

    RépondreSupprimer
  34. il est super juste ton post!
    je l'adore!

    faire un enfant de plus c'est une folie, c'est déraisonnable, c'est optimiste, c'est instinctif, on n'est jamais prêts, jamais prêts à moins dormir, faire plus de sacrifices.
    Mais c'est bien de laisser ses envies parler, de laisser de la place au hasard, de laisser la nature faire.
    Il ne faut pas trop se poser de questions, pas être trop cérébral sur cette question, car sinon, on trouvera mille (très) bonnes raisons de ne pas faire d'enfants, de rester dans son canapé avec un bon livre et un petit café, tranquille, pour l'éternité.

    Je ressens les choses comme toi, j'aime cette ambivalence, et surtout cette pulsion de vie énorme qui nous donne envie de rempiler.
    Milan Kundera est un auteur que j'aime beaucoup, et je suis complètement d'accord avec sa citation.

    RépondreSupprimer
  35. il y a eu ce dernier, cette envie terrible qui prends au tripe, ce besoin de le porter, le protéger, l envie de le découvrir et de grandir encore avec lui,de fonder tous ensemble une famille .. mon premier à cinq ans le sien sept ans; mais il a fallut tout arrêter..... alors il n y aura plus de dernier; pour ne plus avoir avoir mal,ne plus espérer pour rien, un gros deuil a faire celui qui n est plus et celui qui ne sera jamais.....
    merci pour cet article

    RépondreSupprimer
  36. ben tu m'as tiré des larmes... Je suis dans le cas "inverse" j'en voulais 4! Mon homme trouvait que 2, c'était déjà bien... "on verra après hein..." ^^

    On a eu notre premier, notre fils, difficilement (3 ans d'attente). Et il est là et j'en suis dingue mais tout est tellement compliqué... Oui l'envie d'un deuxième est là, mais écrasée sous tellement de choses... Le passé qui remonte, la trouille de refaire les erreurs de mes parents, l'envie de me sentir encore la jeune femme d'avant, l'envie de réussir au niveau professionnel, l'impression de ne pas réussir à tout assumer... J'ai l'impression que cette envie ne remontera jamais entièrement à la surface... Même si je ne peux m'imaginer ne jamais vivre de seconde grossesse, même si j'ai tellement envie de donner un(e) petit(e) frère/sœur à mon loulou, même si on s'en fout s'il n'y a qu'une chambre pour deux et que l'argent manque déjà à la fin du mois...

    Et pourtant, mon homme lui, ben il se verrait bien avec un deuxième en route....

    RépondreSupprimer
  37. Encore un bel article Marie !
    Même si pour moi deux suffiront. Bien sur que parfois on y pense mais je vis à l étranger et je sais qu'un jour nous serons encore séparés... Alors comme je ne m équilibre qu' en travaillant et en ayant mes deux enfants, je trouve que deux c'est notre limite ! Au delà il faudrait arrêter de bosser ou avoir un papa sédentaire... Le deuil se fait quand tu donnes ton matos de bébé et tes t-shirt d'allaitement mais mon couple, ma ligne et ma bonne humeur ne sont pas près à être cinq. Mais bon il ne faut pas dire "fontaine ... " le premier est arrivé par hasard ! ;-)

    RépondreSupprimer
  38. Merci pour ce magnifique article!
    J'attends mon n°2 et du coup, j'ai les larmes aux yeux car j'y retrouve des réflexions et des sentiments que j'ai eu avant que cette nouvelle petite vie ne vienne s'accrocher au creux de moi.
    Cette drôle d'envie, presque irrépressible de remettre ça, malgré pleins de choses, pas forcément facile-facile... Mon zamoureux voulait aussi un deuxième, mais pas forcément tout de suite, peut-être plus tard...
    Sauf qu'à force de lui faire remarquer toutes les femmes enceintes autour de nous et de lui montrer mon ventre vide, il a compris que pour moi, c'était maintenant le bon moment.
    Faut aussi dire qu'on a de la chance, notre n°1 est une pub vivante pour les bébés.

    RépondreSupprimer
  39. Merci pour cet article qui me touche beaucoup! Je viens d'accoucher du 2éme (ça fait 4 mois) et en sortant de la maternité je savais que j'en voulais un 3éme. Je n'étais pas prête/disposée à me dire que je ne serai plus jamais enceinte. C'est une envie (déraisonnable) au plus profond de moi. Mais...... pour mon homme c'est juste non :-( Il trouve que c'est trop de travail, trop de stress. Déjà le 2éme j'ai du insister un peu.
    On verra bien, j'espère que j'arriverai à le convaincre, en attendant je ne me résous pas à me defaire de mes vêtements de grossesses; ni des pyjamas 0/1/3 mois.

    RépondreSupprimer
  40. Oh, que cet article me parle à moi aussi! Merci pour avoir mis sur le papier (pardon, sur l'écran) cette envie déraisonnable de répandre encore un peu d'amour dans notre famille, même s'il s'accompagne de jouets au milieu du séjour et de nuits pourries!
    Je ne pense que ça réussisse à convaincre Chéri de faire un 4ème, mais il faut que je retienne cette phrase de Kundera! (c'est quoi cette histoire de livre? tu nous en diras plus?)

    RépondreSupprimer
  41. Ton texte est tellement vrai, tellement dans ce que je vis pour le moment que j'en pleure... Ouais...

    Pourtant, on a déjà 4 nains à la maison...

    Patator vient d'avoir 1 an...
    Et j'ai mal, mal dans mon coeur et dans mon corps à l'idée de ne plus donner la vie... Le cromagnon ne serait pas contre un petit dernier, il dit juste que ça serait vraiment le bordel (comme si avec 4 ça ne l'était pas déjà...)
    Mais parfois, aussi, je ne veux plus, je ne m'en sens plus capable (surtout quand les 3 grands sont fiants, Patator n'est jamais fiant....)
    Cette dualité de sentiments, d'envies est douloureuse...
    Un deuil à faire ...ou pas! Je te le redirai...

    Merci pour ce texte

    RépondreSupprimer
  42. Merci pour cet article. L'art et la manière d'écrire tout ce que beaucoup de mamans pensent tout bas...et ça fait du bien de le lire et de se sentir moins seule !

    RépondreSupprimer
  43. Très joli texte, qui montre bien tout ce qui peut travailler les parents quand il s'agit du désir d'enfant...Mais bon moi je ne suis pas concernée, ce serait plus l'ours qui ne serait pas contre un 3ème.... Mais bon c'est plus une idée du genre "si t'en veux un je suis pas contre".......Moi je suis contre!!!!^^ Je me sens au complet avec 2, et l'idée même de repasser par une grossesse, une césarienne et la case "bébé" me donne envie de fuir au bout du monde! Je vois mes oursons grandir, et je profite de chaque étape, en ne regrettant pas que l'ancienne soit passée....

    RépondreSupprimer
  44. Juste pour dire que j'adooooooooooooore Milan Kundera et cette citation, que je ne connaissais pas est vraiment très belle (comme tout ce qu'il écrit ...)
    Les raisons de faire un, deux, trois, au-delà(et vers l'infini) des enfants sont tellement compliquées. J'ai souvent ce type de conversation avec les copines, notamment sur les écarts d'âge, souvent on ne se comprend pas, chacune ayant des envies différentes. Finalement, comme tu le dis, c'est si personnel et dépendant de son couple.

    RépondreSupprimer
  45. Merci pour ce très bel article qui résume bien ma pensée.
    Et toutes ces réponses me font me sentir moins seule :)
    J'ai toujours voulu 2, zhom aussi en voulait 2 avant bb1, mais il n'est plus sur maintenant (loin de la), à tel point que je finis par douter moi-même, être prise dans cette dualité, cette ambiguïté de vouloir mais d'avoir peur, de basculer de l'envie de ne pas laisser l'ainé (4 ans) tout seul à une crainte quasi insurmontable de tous ces petits inconvénients qui ne sont pas grand chose finalement ...

    RépondreSupprimer
  46. Ici, nous sommes 4, 2 nénettes pedigree vraies naines. C'était notre projet de famille, nous nous sentons au complet et je n'aurais jamais le courage de rempiler pour une grossesse et les deux premières années. C'est pas faute d'être encouragés par la grande. Mais tu as bien failli arriver à me convaincre, dis donc. Merci pour ce très beau texte!

    RépondreSupprimer
  47. Perso, je trouve que le mot "deuil" n'est pas trop fort : c'est vraiment ça pour certaines femmes.
    Mon père n'a pas voulu donner à ma maman le petit 4e, et je crois qu'elle le regrettera toujours. Lorsqu'une de ses amies est retombée enceinte à plus de 40 ans, elle a carrément fait une montée de lait tellement son désir d'enfant était fort !

    Pour ce qui est de l'excuse financière, pour moi non plus ça n'en est pas une : même si à l'instant T on roule sur l'or, il se peut que dans 20 ans, quand on devra payer les études du petit dernier, on croulera sous les dettes ! Et inversement, si ça a l'air juste à l'instant T, on ne sait pas les surprises que la vie peut réserver...
    Et mettre dans la balance l'argent face au bonheur d'avoir un enfant, je trouve ça triste.
    Mais je suis une grande idéaliste ^^

    RépondreSupprimer
  48. Non, ce n'est pas très clair... Mais c'est tellement ce que je ressens, ce flou, ce déraisonnable !
    Merci.

    Et, euh, quand est-ce qu'on sait que c'est une vraie envie, pas juste une passade ?

    RépondreSupprimer
  49. petit dialogue ouvert avec mon mâle sur l'éventualité d'un numéro 3...je me dis "tiens, je vais lui lire l'article de Marie, c'est toujours sympa et rigolo"...sauf que je n'ai pas pu terminer, j'ai commencé à hacher mes mots, à sangloter et à pleurer quand tu parles, vers la fin de ce besoin du plus profond de notre être d'en faire encore un, avoir un petit dernier même si notre raison dit "NON" et que notre entourage est au diapason....
    Avec mon Homme, le papa merveilleux de mes adorables naines (que-j'ai-parfois-envie-de-jeter-par-la-fenêtre-mais-ilparaît-que-c'est-sain-de-le-dire-sans-le-faire) j'ai envie de ce dernier enfant...je cherche encore les raisons intimes de le faire mais quand j'en aurais fait le tour, on se lancera...ou pas....le vécu et l'avenir nous le diront...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. <3

      De te lire ça me donne des frissons.

      Et oui, c'est sain :)

      Supprimer
    2. <3
      le vécu : les 3 fc et voir 5 grossesses/2 bébés écrit sur la feuille à renvoyer à la sécu en sortant de la mater), la péri qui foire et pas qu'un peu, l'hypertension chronique, l'hémorragie, les nuits et les jours à compter les minutes de calme parce que ma micropuce a un RGO et qu'on ne le sait pas et qu'elle souffre sauf dans mes bras...
      mais aussi l'envie d'avoir 3 enfants, une grande famille pour combler un manque, mon manque, pour avoir une marque de fabrique, la mienne, mes filles sont ma fierté, ma raison d'être...et puis le bonheur à deux, quand on fait +1....et j'ai envie de montrer à mon homme que malgré toutes mes souffrances, il est l'amour de ma vie et qu'avec lui à mes côtés, je suis capable de TOUT

      bref, je m'égare, je voulais faire bref, mais je n'y arrive pas, ça y est, les larmes montent...on le fera peut-être ce petit dernier après tout...

      Supprimer
  50. Marie, de te lire me donne des larmes aux yeux (faut dire que je suis très, trop émotive comme nana!!!!)parce que ca me touche parce que tu dis des choses vraies et belles...Mon deuxième à 18mois mon mari n'étant plus tout jeune (48ans) j'ai du l'enchainer après mon premier plutôt que je ne l'aurai idéalement souhaité...Idéalement j'aurais voulut encore un enfant et puis je pense que la raison au delà de l'émotion doit parler. Mes enfants sont ma famille (que je n'ai plus), mon univers qui me fait avancer et en même temps avoir des enfants c'est aussi une épreuve , c'est une responsabilité, une vie qui devient différente.Le couple qui peut trinqué parce que c'est difficile de tout concilier, parce que la fatigue est dure à gérer , en effet quand on à ses enfants avec soit 365 sur 365 faute de famille qui ne peut ou ne veut te soulager c'est très difficile.J'envie ces couples qui peuvent s'évader le temps d'un week end d'une petite semaine en amoureux nous on ne connait pas mais ca nous fait envie....et je trouve que c'est nécessaire pour tenir! Mais quand on ne peux pas on ne peux pas comme dit cet dicton fortement distingué" "faut pas tortiller du cul pour chier droit"!!!!
    Si non je pense que ca doit être murement réfléchit et qu'un enfant se fait à deux!
    Nous on est très souvent partante mais moins pour ces messieurs....Comment se fait ce d'ailleurs...?
    En tout cas je terminerai par le fait que je trouve celà beau les familles nombreuses ces mères sont des femmes courages et pas des pondeuses comme disent de mauvaises personnes moi je vous dis BRAVO MESDAMMES!!!!

    RépondreSupprimer
  51. Tellement bien dit!
    ici nous avions les mêmes envies (ouf!)
    on verra ce que l'avenir nous réserve plus tard... vivons l'instant présent, il passe déjà tellement vite!

    RépondreSupprimer
  52. Je ne commente pas beaucoup ici, mais c'est un article qui me parle tellement ...
    J'ai toujours voulu 3 enfants, mais le hasard a voulu que celui qui soit le père de la mienne et du micromachin en cours de conception (qui si tout va bien sera parmi nous en juillet prochain !) ait déjà une grande fille d'un premier mariage et se considère déjà comme presque trop vieux pour avoir des enfants (il se laisse jusqu'à 45 ans, il en a 41 ...).
    Du coup, si nous en avons 3 ensemble, une semaine sur deux ça fera 4 ... cap que Monsieur n'est pas prêt à passer. Alors moi je sens bien qu'après ce ptit machin-là, je risque de rester longtemps avec ce sentiment étrange qu'à 27 ans ça sera fini, je ne porterais plus jamais la vie, je n'aurais jamais "mes" 3 enfants ... D'autant que finalement, les 45 ans du mâle, c'est dans 4 ans (ce qui laisse largement le temps de faire un ptit troiz, sachant que 1 et 2 auront 5 mois d'écart !)
    Alors après, j'attends de voir aussi comment je serai quand numéro 2 sera là, pour le moment ma poupée est une pub pour bébé aussi, donc bon ...
    Mais je pense que je reviendrais souvent à cet article, plus tard !

    RépondreSupprimer
  53. Vous lire me fait un bien fou mais ne m'aide pas à trouver des solutions pour réussir à faire deuil de ce 3°.
    J'ai 34 ans et depuis 4 ans je désire un 3° mais pas mon mari. Nous avons deux enfants âgés de 11 et bientôt 9 ans. Nous avons eu nous enfants très tôt. Le premier n'était pas prévu mais nous avons été heureux par sa venue. Cette envie de 3° est inexplicable tellement qu'elle est forte et surtout elle ne veut pas partir... Pour toutes les raisons évoquées dans l'article mon mari ne veut pas de 3° et sa décision est ferme.
    Je veux un 3° mais je veux qu'il soit fait à 2. Comme s'est impossible, je cherche de l'aide pour réussir à vivre avec cette idée, réussir à faire le deuil de ce 3°, m'enlever cette envie car je n'en peu plus. J'y pense tous les jours et je garde toute cette souffrance en moi pour ne pas la montrer et faire souffrir mon mari de me voir triste. Je ne veux pas qu'il change d'avis parce qu'il me voit malheureuse.
    Nous sommes ensemble depuis plus de 13 ans et nous sommes heureux et toujours aussi amoureux mais j'ai peur de lui en vouloir un jour. Il y a aussi ma fille qui désire absolument un petit frère ou une petite sœur, elle en parle très souvent ce qui ne m'aide pas. Noël dernier elle a dit qu'elle ne souhaitait rien comme cadeaux du père-noël juste un petit frère ou une petite sœur.
    Que pensez-vous, dois-je me faire aider par un professionnel? Je cherche des idées pour moi, pour réussir à vivre enfin épanouie et non pas pour faire changer d'avis mon mari car je sais que c'est peine perdue...
    Par avance merci pour vos conseils.

    RépondreSupprimer
  54. Parce que c’est à la fois viscéral et déraisonnable, parce que ça ne se commande pas, que c’est en nous, que c’est au-delà de ce que nous sommes... c'est tellement vrai! merci, ça réconforte de ne pas être seule <3 votre texte m'a fait du bien :)

    RépondreSupprimer
  55. Bonjour
    Je suis maman de deux enfants un garçon qui a bientôt 3ans et une petite fille de 8 mois.Quelque temps après la naissance de ma fille je voulais un 3ème mais mon conjoint ne veux pas et c'est un non catégorique je souffre de cette situation car j'aimerais tant un 3ème enfant j'y pense tous les jours et pleure à l'idée ne pas mettre au monde. Ma belle soeur est enceinte depuis peu également l'idée de voir son ventre s'arrondir me fait bcp de peine. Je ne sais pas quoi faire.

    RépondreSupprimer

Pour laisser un commentaire sans identifiant, il suffit de sélectionner Anonyme ou Nom/URL.
Et si tu es une buse, bah, envoie un mail, je t'expliquerai ça un peu mieux...

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...