4 juin 2013

Les laisser

C'est marrant, je n'y arrive pas.
Je m'imagine toujours le pire même si ce pire pourrait arriver avec moi.
Peut-être est-ce à force de lire trop de romans policiers, peut-être est-ce ma tête qui va trop vite et qui déroule des scénarios catastrophes.

J'imagine des sièges-autos mal installés et des ceintures non-accrochées.
Des enfants non surveillés et des piscines, des voitures qui roulent trop vite et mes mômes qui courent sur des parkings.
Je n'y arrive pas.

Je les laisse parfois.
Mais j'aime autant pas.
Je m'efforce de ne pas y penser, de me dire que les gens ne sont pas bêtes, qu'ils vont y arriver mais c'est plus fort que moi, s'il leur arrivait quelque chose sans moi je ne m'en remettrai pas.

J'y arrive de temps en temps, de mieux en mieux, me direz-vous, et de plus en plus tôt. Probablement parce que j'ai besoin de souffler, probablement parce que j'en ai quatre. Mais tout de même.
Ils ne sont pas là et j'ai du mal à ne pas penser.
J'ai besoin d'être rassurée, de lire un texto disant "tout va bien, ils sont couchés".

Je ne peux pas envisager de les laisser trop longtemps et je ne peux pas envisager de les séparer pour le moment. Ils sont bien tous les deux, tous les trois, tous les quatre et je sais qu'ils seraient malheureux si l'un d'entre eux manquait à la routine quotidienne.

Je n'y arrive pas mais je ne me force pas.
Je n'ai pas à faire plaisir, je n'ai pas à prêter mes enfants.
Je ne peux pas encore les laisser pour la bonne et simple raison qu'ils sont tout ce que j'ai.
Que j'ai envie de voyager avec eux et que partir quinze jours au soleil sans les voir ne me semble pas paradisiaque.

Je suis comme ça.
Je sais que d'autres ont besoin et confient sans souci.
Je n'y arrive pas.
Mais je sais que j'y arriverai, quand ils seront plus grands et peut être plus responsables, quand ils ne viendront plus se nicher près de nous la nuit, quand je n'aurai plus mal au coeur de ne pas chanter la chanson du soir.

Il y a de moi qui n'arrive pas à les laisser, qui n'arrive peut être pas à imaginer que quelqu'un d'autre puisse prendre aussi bien soin d'eux que nous. Certainement.
Mais peu importe, je le vis bien. Je n'ai rien à prouver et si je dois me priver de plages au bout du monde pendant cinq ans je le fais avec le sourire.

Des soirées, des week-end, cela me pose moins de soucis. Et encore, j'y pense...
On ne vit plus si on y pense trop alors je mets ça de côté. Et je vis ma vie. Mais ils sont tellement présents dans la mienne que j'ai du mal à faire sans eux.
Pour le moment.

Bientôt ils le voudront et je me ferai violence.
Bientôt, ils monteront dans d'autres voitures que la mienne et je ne vivrai plus pendant quelques heures.
Bientôt, ils voudront aller à l'école seuls.
Et il faudra que j'apprenne à retenir mon coeur, à retenir mon souffle et à sourire.
A faire confiance.
A ne pas tordre mes mains, à ne pas tordre mon ventre.



Pour le moment, je n'arrive pas.
A les laisser à d'autres que moi.




Copy & Paste HTML Photo Credit: Nina Matthews Photography via Compfight cc

106 commentaires:

  1. Moi j'y arrive un peu, par contre je trouve pas grand monde pour me les garder...

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  2. Je comprends: pour ma part il faut qu'elles soient toujours dans mon champs de vision.

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  3. 3, ici et impossible aussi !
    Tu as tout si bien écrit et décrit,
    tu ne peux imaginer à quel point je me retrouve dans tes mots...
    Je me dis que si cela doit me demander un effort surnaturel et aller contre mon bon-sens,
    je préfère ne pas le faire...
    Donc notre voyage de noces au bout du monde a été fait avec nos 2 (à l'époque), puis les seuls moments où on les "laisse" et où il adorent rester avec leurs grands-parents sont lors de nos sorties au resto...
    épicétou
    épic'est déjà super comme ça !...

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  4. Je suis pareille et je me reconnais dans ce texte....
    je sais que ça en dérange plus d'un mais je m'en fiche... Le temps passé avec ma fille est précieux et je préfère le garder pour elle....

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  5. La maman de Robin4 juin 2013 à 16:10

    Et si je lui manquais... c'est ce que je trouve le plus dur, l'imaginer se dire "mais elle est où ma maman ?" ou le fameux, "je veux voir ma maman" qui me retourne l'estomac. 18 mois et je me prépare à le laisser 5 jours chez ses grands parents pour organiser un déménagement, pour qu'à son retour il soit bien, dans une chambre comme avant. C'est dans deux mois, et je m'y prépare déjà... <3

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  6. C'est fou, moi j'y arrive vraiment sans problèmes..

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  7. Tu dois être ma soeur jumelle cachée... <3

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  8. C'est très dur effectivement de les confier. Il y a les bien-pensants qui disent que c'est bien pour eux, qu'ils vivent autre chose et que ça fait du bien aux parents aussi. Et bien non. Et puis il y a ceux qui n'ont pas le choix, ceux qui ont du subir un divorce et vivent un WE sur 2 et la moitié (oui ça fait 4 longues et interminables semaines de suite l'été) des vacances sans le/les petits bouts. Ceux-là c'est moi notamment et à chaque fois (ce sera le 3è été, ma fille a 5 ans) je retiens mes larmes, ma colère et lutte pour que ce déchirement ne m'étouffe pas complètement d'imaginer ce qui peut lui arriver en mon absence, vaincre le manque et ne faire que penser à elle tout au long de ces nombreux jours qui se suivent sans saveur. Merci Marie pour ce blog où chaque maman peut y puiser de la force et reposer son âme.

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  9. Quand je lis ça "s'il leur arrivait quelque chose sans moi je ne m'en remettrai pas.", je me dis que tu ne t'en remettrai pas plus si c'était avec toi...

    Les mêmes films me trottent dans la tête dès qu'il n'est pas avec moi...Et une prise d'otage à l'école, ah mais bien sur que c'est possible :))

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    1. non bien sur Cyana ;)
      mais au moins, je n'en voudrais à personne

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    2. A part à toi-même! Mais bon c'est un autre sujet hein! Mais suis-je bête ça ne pourrait pas arriver s'ils sont avec toi, me souffle Wondermaman :)

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  10. Moi j'ai du mal aussi, et je me prépare à ce que ma grande (4 ans et demi) parte 2 jours et une nuit en excursion avec sa classe...

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  11. Bonjour Marie,
    Allez je me lance et j'ose un premier commentaire!
    C'est exactemment ce que je ressens personne d'autre que leur papa et moi ne peut s'en occuper aussi bien car personne ne les aime comme nous les aimons.
    C'est notre vision et elle en dérange plus d'un. Beaucoup ne comprennent pas. Tant pis...pour eux.

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  12. Merci Marie pour ça ! Tout pareil de mon côté. Et non on n'est pas tarées! Merci ;)

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  13. Cécile Diener4 juin 2013 à 16:51

    J'arrive à laisser mon grand, deux jours... à ma mère, c'est tout ! Ou à mon mari, mais... hum !
    Par contre, pour ce qui est d'aller à l'école seul... IMPOSSIBLE !!!!
    <3

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  14. Moi j'ai du mal car je pourrais être scénariste dans 24 heures chrono... mais je me force pour notre bien à tous... Finalement souvent c'est le premier pas qui compte. Notre couple en a besoin, et mes filles sont trop contentes d'avoir leurs grands-parents que pour elles. Mais je dois vraiment me forcer. Bon par contre l'idée même d'une classe de neige me fout les boules monumentale ;)
    biz Marie, j'espère que Nano va mieux!

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    1. Tout à fait d'accord pour dire que c'est le premier pas qui compte. Une fois qu'ils y sont, ça va déjà mieux. C'est la démarche qui est difficile.

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  15. J'en ai 3, je les laisse bien volontiers... aux grands parents et à quelques copains en qui qui j'ai confiance... Mais je les brieffe tous sur la voiture et les sieges autos, c'est mon dada et qu'on vienne pas me dire "ah ben vous quand vous étiez petits vous étiez pas attachés et y avait pas de sièges autos...", j'ai les poils qui se hérissent.
    Comme on bosse, l'été on préfére qu'il aillent une semaine chez leurs grands parents qui sont supers plutôt qu'au centre de loisirs...Bon je pleure à chaque fois quand on repart mais ca me passe !!!
    Mais j'ai encore refusé de laisser partir mon fiston à une sortie journée avec le foot car déplacement en voiture et j'avais pas du tout confiance sur les gens qui pouvaient le transporter ... en bus j'aurais eu aucun souci... C'est idiot mais je les laisse prendre le large mais pas à n'importe quel prix...On se refait pas

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    1. Pareil pour les sièges autos. Je suis intraitable.

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  16. J'y arrive, j'ai même réussi à séparer mon grand de sa choupinette pendant 4 jours. J'y arrive aussi et surtout parce qu'ils vont chez les grands-parents qui ont la bonne idée d'envoyer des messages et autres photos pour nous rassurer. A croire qu'ils savent qu'on pourrait s'inquiéter sinon...

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  17. Pour moi aussi ça parait inimaginable, mais comme mon fils est polyallergique, personne ne se sent "capable" de la garder. Donc c'est réglé ainsi.
    Par contre, j'ai parfois la gorge nouée quand je pense aux moments merveilleux que j'ai passé seule avec ma grand-mère. Et j'aurais aimé que lui puisse vivre cela aussi... Qui sait, peut-être plus tard. Mais ce sera très difficile pour moi.

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  18. Je suis à 1000% d'accord avec ta phrase : "Je n'ai pas à faire plaisir, je n'ai pas à prêter mes enfants"...

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    1. Moi pas tant que ça... à une petite nuance près: je pense que j'AI à faire plaisir à mes enfants, et pour moi ça passe aussi par des moments bien à eux avec leurs grands-parents, pour tisser ce lien si important.
      Je dirais donc que bien sûr il n'est pas question de se faire violence, mais se brusquer un tout petit peu, doucement (comme disait un commentaire, pour faire ce premier pas, le plus difficile), en prenant le temps, pour arriver à leurs proposer ces moments.
      D'ailleurs j'ai l'impression que tu le fais un peu, Marie. Après je ne nie pas la difficulté pour certains, mais en y allant doucement on s'habitue je pense.

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  19. Merci Marie pour ces mots qui me font me sentir moins seule. Moi non plus je n'y arrive pas, j'ai l'estomac noué, je n'ai pas confiance... Je préfère les avoir près de moi même si je suis crevée, même si parfois je n'en peux plus. J'ai dû mal à les laisser avec quelqu'un d'autre même si je suis dans la parages, l'impression de perdre du temps avec eux, eux qui grandissent si vite. Ce sont mes enfants, je veux en profiter mais par contre moi, je ne le vis pas si bien que ça, peut-être que je n'arrive pas à passer au-dessus des remarques, je culpabilise de ne pas laisser les autres profiter des enfants, je me sens égoïste. Comme d'autres, peut-être quand ils seront plus grand, qu'ils demanderont, que je n'aurais pas le choix même si ce sera aussi la boule au ventre.

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  20. Hé oui, c'est difficile. Je fais plutot confiance a ma mere mais malheureusement elle vit a des milliers de kms...Je me reconnais exactement dans la description: je pense a tout ce qui pourrait mal se passer, a une barriere, une chute, un chien, une voiture...Et oui pour moi il est clair que meme si les autres ne sont pas betes, ils ne l'aiment pas autant que moi et ne pourront pas faire attention a tout, donc mes angoisses me paraissent en plus tout a fait justifiées ;) Je suis pas sortie de l'auberge...

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  21. Moi j'y arrivais. Quand Elle était là. Maintenant, j'ai du mal. Je le fais, mais j'ai du mal. Et ça me désespère qu'Elle ne soit plus là.

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  22. Bonjour,
    Personnellement, j'y arrive sans problème mais seulement des personnes en qui j'ai une totale confiance.
    J'aurais tendance à te dire que si tu n'y arrives pas, c'est que c'est pas le moment. Je ne crois pas qu'il faille le faire pour le faire, il faut le faire parce qu'on (parents et enfants) est prêt.
    Par contre, je suis aussi intraitable en ce qui concerne les sièges auto (même pour 2 kms comme on m'a déjà fait remarquer), c'est leur sécurité et si on veut garder mes enfants c'est comme ça et puis c'est tout !

    Je suis sûre que tu y arriveras le moment venu !

    Bonne soirée.

    Vanessa

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  23. J'y arrive beaucoup moins bien au fur et a mesure que la fratrie s'agrandit. Ma grande part sans soucis, ma deuz, beaucoup moins....alors quand il y aura un troiz. Personne ne me comprend.

    Ma grande a le pied levé, est hyper sociale et assez facile. La deuz est une petite tétue (mignonne mais très têtue) beaucoup plus maman.... et c'est pour elle est moi que c'est trop dur quand sa devient trop long....

    J'arrive facilement à les laisser en vacances quand je bosse et que la grande est en vacances scolaire, une soirée ou une journée pour profiter mais en fait sa m'arrange bien que mon mari ne veuille pas profiter de sa box sans elles...j'arrive pas a les laisser un week end ou je bosse pas, que je pourrais passer avec elles...et pourtant elles sont fatiguantes a parler et bouger non stop hein...mais non c'est pas possible

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  24. Les laisser, je ne sais faire que ça.
    A 8H30 à la nounou qui les garde à la maison, à la baby sitter qui prend le relais à 18H30, à l'école pour le grand, à ma grand mère et sa soeur quelques week end pour le petit, à mes parents pour les vacances, à mon jeune frère pour une soirée.

    Je sais ce petit monde attentif, peut être plus concentré et prudent que moi sur les risques éventuels, parce que ne sont pas les leurs, parce qu'ils sont aimants, parce qu'ils ne courrent pas tous entre un job de 50 heures phebdo et autres petites obligations de la vie quotidienne qui font notre vie d'adultes autant que de parents.


    Mais quand le samedi matin, le petit corps chaud de mon grand vient se glisser sous la couette, que son frère boit son biberon en bavant sur l'oreiller parental et en me collant sa tétine dans l'oreille, quand on se ballade tous les 5 (avec le chien) sur les bords de seine, aux premiers rayons du dimanche, quand on relit avec enthousiasme "Caca Boudin" pour la 48 ème fois, quand tous ces moments, forcément trop courts, forcément trop simples, sont enfin partagés, on sait que ce prêt de marmot a un sens, qu'ils ne nous en veulent pas, que c'est un équilibre à trouver.

    ET puis je dois l'avouer, moi au bout de 2 semaines plein temps avec eux, j'ai plaisir à laisser, pour mieux les retrouver.

    IL y a autant d'équilibre que de familles, il faut juste bien dormir la nuit.

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    1. Oh que oui.
      Comme nous le pouvons. Comme nous le sentons.

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  25. Pour le premier j'y suis arrivée très vite. J'avais (et j'ai encore) un petit pincement pour sauter le pas, et puis je me disais rapidement qu'il serait bien.
    Avec ma deuz' c'est un poil plus compliqué, je le sens, j'ai pas envie. Mais bon on a encore le temps, elle a 3 mois ;-)

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  26. Ca me rassure de lire ça, j'aurais moins l'impression d'être une ovni face aux autres mamans qui ne comprennent pas et me disent de couper le cordon ... je m'en moque, j'assume ce que je suis :-)

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  27. merci pour tes mots
    moi je me tord le ventre aussi.. je l'aime trop !
    :-)

    bises iodées du bout du monde
    la marmotte

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  28. moi j'avoue, je me fore un peu... avec les grands-parents uniquement. en fait je me dis qu'il n'y a que moi que ça gêne : les beaux-parents sont ravis, les enfants sont ravis, le papa est ravi. donc bon...
    et puis en effet, les laisser c'est dur dur, mais en fait une fois qu'ils y sont j'arrive un peu à mettre de côté le scénario catastrophe.
    bon la je fais ma fière mais pour être tout à fait honnête : c'est jamais avant 6 mois (sauf une journée ou une soirée), pas plus d'un weekend avant deux ans, et pour l'instant on a jamais fait plus d'une semaine même avec le grand qui a 6 ans!
    quant aux classes vertes et autres trucs horribles du genre, j'en frissonne d'avance!!!
    bon et pour finir sur l'honnêteté, ce qui me gêne le plus c'est les énoooormes câlins qu'ils vont faire à ma belle-mère, et pourtant c'est pas dangereux (quoique...) : donc bref, c'est un peu un autre sujet (la possessivité de la mère)!

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  29. On m'a dit, un jour, qu'avoir un enfant, c'était comme s'arracher le coeur et le regarder marcher à côté de nous. Ce texte illustre bien ce propos. Malheureusement, nos petits coeur, on ne pourra pas toujours les garder à l'abris de notre cage thoracique. Profitons-en pendant qu'on le peut encore.

    Ici j'en ai que deux et même si certaines personnes me "harcèlent" pour que je leur laisse, une nuit, ou deux, une journée seulement même, pour mon bien disent-ils, je n'y arrive pas. Non, je ne dors pas mieux s'ils ne sont pas dans leur lit et non, je n'ai pas plus de plaisir lorsque quelqu'un d'autre est responsable de leur bonheur et de leur sécurité. Je suis comme ça, moi aussi.

    Véro, en direct du Québec.

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    1. Quelle faute tout de même! Je disais donc:

      Malheureusement, nos petits coeur, on ne pourra pas toujours les garder à l'abris DANS notre cage thoracique. Profitons-en pendant qu'on le peut encore.

      Désolée.

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  30. Ce billet me "rassure", je me sens moins seule (ainsi qu'à la lecture de certains commentaires), peut être aussi surtout parce que ce n'est pas du tout l'image que j'avais de toi ...
    Je me sens parfois bien différente de toutes celles qui les laissent sans problème, je les envie parfois mais je me dis que ça viendra avec le temps (peut être ?)

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  31. Le plus important je crois est de faire ce que l'on ressent, et ça c'est vraiment propre à chacune car laisser ces enfants renvoit à quelque chose de très profondément lié à son histoire, son vécu, et des tas d'autres variables intimes. Donc personne ne peut juger, dans un sens comme dans l'autre. Tu n'as pas envie de les laisser, comme tu dis cela viendra peut être plus tard, ou pas, si tu le sens comme ça dans tes tripes et qu'ils le vivent bien, ne te force pas. Le jour venu, tu seras peut être surprise de constater que ça se fait naturellement et sans ventre qui se tord (trop).

    Au contraire moi j'ai besoin d'avoir régulièrement des moments sans eux, et depuis qu'ils sont petits, mais toujours avec des gens d'hyper confiance (leurs grands-parents qui se jetteraient sous une voiture pour eux ou leur tata, ou leur nounou, présente depuis la naissance). A nouveau, c'est mon besoin, et je me sens une meilleure maman quand j'ai pu ne pas les voir un peu, j'ai rechargé mon stock de patience. Je ne pourrais jamais être à plein temps avec eux. J'arrive gentiment à ne plus culpabiliser de ressentir cela mais si je vais bien ils iront bien. A fortiori, et je l'ai testé, quand je ne vais pas bien, quand j'étouffe, ils le ressentent et tout est tendu.

    A nouveau, l'important c'est d'écouter sa petite voix intérieure, toutjours.

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    1. Et ça aussi ça peut être culpabilisant! Je suis pareil (et heureusement pour moi sinon cela signifie que je n'aurais jamais pu me séparer et vivre une garde alternée), et le regard sue l'on porte sur mamans qui vivent très bien la séparation n'est pas toujours bienveillant!... Et oui, moi aussi j'apprécie d'avoir des moments pour moi, d'être parfois égoïste, de leur laisser vivre autre chose et de mieux les retrouver. C'est propre à chacun, mais d'un côté comme de l'autre on sera toujours jugées.

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    2. Rho les fautes de frappe: * le regard que l'on porte sur les mamans*

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    3. Je suis d'accord, il vaut mieux dire qu'on arrive pas à laisser ses enfants qu'on a besoin de le faire de temps en temps...

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  32. J'y arrive sans problème. D'ailleurs, parfois j'en viens à me dire que je suis une horrible maman d'avoir aussi peu de remords (je n'en ai qu'une et elle n'a que 2 ans)!! On la laisse aux grands-parents, aux oncles et tantes, aux nounous et babysitters, à des potes, pour qq heures ou qq semaines, dans la même ville ou à des centaines de km.

    Dès les toutes premières semaines d'ailleurs, je ressentais un immense soulagement (et une certaine fierté) lorsque je la voyais heureuse et confiante avec quelqu'un d'autre que moi ou son papa. C'est une trop grande dépendance à mon égard qui m'angoisse au contraire.

    Il faut dire que depuis ses 4 mois, elle est gardée plus de 10h par jour, 47 semaines par an, alors je suis habituée à ne pas l'avoir dans mon champ de vision !

    PS - ça ne m'empêche pas de prendre des nouvelles souvent et de faire un briefing super strict sur les conseils de sécurité & co.

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    1. Ahahaha mais NON tu n'es pas une horrible maman.
      Comme je dis toujours, il y a autant de façons de faire que de parents.
      Et c'est tant mieux!

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  33. Ca me rassure! Je n'y arrive pas non plus. Mes filles (2,5 ans et 8 mois) n'ont jamais passé une nuit loin de nous. L'un de nous est toujours là. Ma mère me harasse pour que je les lui laisse. Elle insiste surtout pour la grande. Je me sens coupable mais je n'ai pas du tout confiance. Il est hors de question qu'elles aillent en voiture avec elle. Du coup, la phrase 'Je n'ai pas à faire plaisir, je n'ai pas à prêter mes enfants' me rend plus forte.
    En même temps, il y a aussi la distance puisque ma mère et moi vivons dans 2 pays différents... Mais si j'ai fait des enfants ce n'est pas pour être loin d'eux et comme je suis prof je suis là pour les vacances alors je ne vais pas les envoyer en France sans moi!
    Merci Marie. Je me sens moins parano et beaucoup plus normale après t'avoir lu :-)

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  34. Je suis comme toi et les autres passent leur temps à me dire que je suis folle. Tant pis, c'est comme ça.
    En fait elles sont gardées par une nounou où tout est cadré mais c'est vraiment parce que je DOIS bosser et le minimum possible. Et je suis tout le temps angoissée, il est difficile d'arrêter son esprit dans ces moments là et mieux vaut ne pas en parler au mâle qui se ferait aussi du souci.
    De mon côté je sais que c'est lié au fait que mes parents sont inconscients, et que ce serait donc de l'inconscience de leur confier tout ce que j'ai. ça déteint sur les autres. S'il arrivait quelque chose et je sais qu'on est jamais à l'abri, j'ai bien conscience que je ne pourrai pas y survivre et puis j'ai besoin de les voir. Elles sont mes amours, mes rayons de soleil. Elles sont relou et moi aussi. Elles sont miraculeuses. Elles sont tout pour nous, vraiment tout.
    Parfois je dis qu'elles m'ont sauvées la vie, et je ne voudrais pour rien au monde mettre en danger la leur.

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  35. Bah voilà pourquoi j'aime ce blog, pourquoi j'aime ces écrits et pourquoi je dévore tes lignes Marie. Car on est tous parents à notre façon... Chacun a sa manière bien perso de faire pousser son nain, son looloo, son marmot.

    Moi j'ai mal au ventre de les laisser et pour autant j'en ai besoin (pour me retrouver moi et rien que moi pour me souvenir que je suis aussi moi et pas que : "Mâmmmmmmmmmannnnnnnn et bah tu sais !"), nous en avons besoin (moi et aussi super papa) et eux pour parfois s'autoriser à s'épanouir aussi sans nous, pour découvrir le monde, pour prendre l'avion tout seul pour rejoindre papi et mamy (là je vous fais pas le dessin des 10 000 scenario catastrophes que je me fais les nuits avant le départ). Bref je suis un peu vous tous en fait....
    Rien n'est jamais blanc ou noir et même quand je craque même, quand parfois (heu souvent...en ce moment) j'ai envie de les vendre, et même si je sais que je vais les entendre tous les deux jours au téléphone ... Bah les premiers soirs en rentrant du travail j'irais renifler les doudous qui sont restés nous tenir compagnie... (et même que j'ai vu super papa un jour qui faisait comme moi en cachette mais chut c'est un secret !).

    Bref merci Marie pour ces articles...
    PS merci pour l'article sur la fête des mamans il m'a bouleversé et cela fait du bien aussi.

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  36. Chez nous, c'est tout pareil, quand je dois laisser mon grand de 5 ans chez papi et mamie parce que je n'ai pas le choix, je ne les lache pas d'une semelle et gare à eux si ils ne me répondent pas, je pense tout de suite au pire et les dispute si ils n'ont pas pris le temps de regarder leurs téléphones.

    La journée type malgré mon travail se compose ainsi: appel 8H pour savoir si il a bien dormi, sms à 10H pour savoir si sa matinée se passe bien, appel sur la pause du midi pour savoir si il a bien mangé, sms à 18H pour savoir bien sur, comment s'est passé l'après midi, coup de fil à 20H en sortant du travail, et la nuit quand je me réveille, j'espère que tout se passe bien, mais malheureusement, je ne vais pas les joindre alors du coup, je stresse.

    Je ne cherche pas à me soigner, mes enfants ne sont jamais loin de moi, hors de question de partir sans eux en vacances, même si des vacances à deux sont surement plus reposantes.

    Alors, oui, je te comprend!

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  37. Tout pareil chez nous !

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  38. Chez nous c'est nécessaire pour elles.... Je n'en ai que deux. Je les laisse deux fois par an une semaine sans moi. Pour leur apprendre à être indépendante,apprendre à aller vers les autres, faire d'autres choses qu'elles n'oserais pas faire avec moi...et qui seraient des causes de disputent et d'engueulades. Et puis je dois l'avouer....cela me fait du bien aussi. Mais je sais que le temps passe vite les premiers jours et qu'en milieu de semaine le temps semble s'éterniser tellement elles me manquent. J'ai besoin de sentir leur odeurs, de nicher mon nez dans leur cou ou dans leurs cheveux. J'ai besoin de les serrer dans mes bras, de les embrasser et là je deviens carrément une maman fiante...!! Alors il est temps de les retrouver... et mon dieu....3 jours après on les revendrait bien loll. Mais c'est comme ça elles font parties de moi.

    Isabelle

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  39. Je comprends très bien. Rien que de lire ton texte j'ai le ventre tout noué. Moi non plus même pour une nuit je peux pas. Et il y en a pour dire : mais jusqu’à quand ? Euh elle a 18 mois alors ça va nan ?
    Et tant pis si ça vexe, c'est comme ça !

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  40. delphine et ses 4 nains4 juin 2013 à 20:54

    Je suis comme toi.... Je n'y arrive pas! Ca commence, doucement, avec les 2 grands (9 et 7 ans), je les laisse 2 jours, pas plus! Ils me manquent, je me dis "et s'ils ont besoin de moi, s'ils m'appellent?" Comment faire si je ne suis pas là!
    ET puis comme toi, je ne supporterai pas qu'il leur arrive quelque chose si je ne suis pas là! C'est physique, c'est viscéral, j'ai mal au bide rien que de penser qu'il pourrait leur arriver quelque chose sans que je sois là!
    Je rêve parfois de 2 ou 3 jours sans enfants, juste l'homme et moi, mais je ne peux pas ( et lui non plus!!!!), ils nous manquent trop, le vide fait trop mal!
    Un jour, peut être...........

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  41. C'est si juste de dire que tu n'as pas à faire plaisir en laissant tes enfants.
    Je comprends et partage ce point de vue. Heureusement pour moi, pas trop de pression au niveau familial pour laisser les enfants. Ma maman était pareil que moi... et ma BM se fait une raison. Quand les enfants demandent, alors c'est différent. Mais s'ils ne demandent pas, inutile de se forcer, ça ne leur apporte pas mieux.

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  42. Ben perso pour une journée sans pb avec plaisir, 2 jours ca va, plus euh ... bon. Dur hein. Et je parle de l'ainé qui a 5 ans. Je m'apprête d'ailleurs à le laisser 1 semaine chez ma mère cet été. Totale confiance, mais quand même j'ai un ptit pincement au coeur à cette idée, même si je sais que je vais aussi apprécier le ptit gain de liberté cette semaine là. Pour ma deuz par contre, je suis pas prête de la laisser plus que quelques heures, c'est trop tot.

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  43. Moi je les laisse un vendredi soir sur 2 chez ma maman (pas le choix quand on bosse tout les 2 le samedi) mais a chaque fois je repart avec un p'tit noeud à l'estomac. Pourtant je sais qu'ils sont bien, pour preuve je supplie presque ma naine pour avoir un bisous avant de partir.
    Ma maman m'envoie un p'tit texto lorsqu'ils sont couchés et un autre pour me raconter la nuit (et oui mes nains sont fiants, se sont de vrais nain, surtout la naine qui ne fait toujours pas ses nuit à 2 ans).
    Il n'y a qu'à elle que je puisse les laisser et mon mâle est du même avis. Peut être parce que c'est MA maman et qu'elle essaie toujours d'être avec eux comme je serais...
    Mais malgré tout je préfère qu'ils soient là, près de moi, même si elle se réveil à 2h du mat et que son frère se lève à 6h30 pour son bib. Se sont mes amours, mes bébés...<3

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  44. Oh que je comprends... et je comprends aussi beaucoup Barbalala :-( la séparation contrainte est vraiment le plus douloureux...

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  45. Idem, j'y arrive pas. Alors les reproches qui vont avec, je les subis. Ne pas les laisser c'est un plaisir de les avoirs avec moi. Y a 8 ans d'écart entre la grande et la dernière. Cet écart me rappelle à quel point le temps passe vite et ses moments ensemble sont précieux et ont plus de valeurs que n'importe quoi d'autre. Maintenant la grande veut parfois dormir chez ses grands-parents, je cède mais bon, sans elle tout est différent. Vide, calme (trop)... Alors j'aime autant quand on est tous réuni. Quand au flip qu'ils leurs arrivent quelque chose et que je ne sois pas là, n'en parlons pas, idem, je ne me remettrais pas.

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  46. J'y arriverais bien (J'y serais surtout bien arrivée les trois premiers mois où il pleurait quasi en 24/24 : RGO, allergies...) mais n'ayant personne, bah... Alors au final, je me dis que j'arrive super bien à ne pas y arriver (alors que j'ai bien cru que je n'y arriverais pas, hein). C'est bien confus comme il faut, là ? ;)

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  47. rha la la, je suis la même... et maintenant je le fais. je prends sur moi parce que ça les aide aussi à grandir. Jusqu'à ce qu'ils soient déjà grands, je ne voyais pas l'intéret de les laisser. Alors je prenais ceux des autres qui avaient des parents que ça ne dérangeaient pas.
    Je suis devenue une pro de l'apnée. Et j'arrive à tenir longtemps. J'ai attendu qu'ils demandent de partir...

    Le plus étonnant, c'est que quand l'un s'en va, il en reste 5. Et celui qui n'est pas la laisse un vide intersidéral.

    A samedi :)

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  48. Coucou c'est moi la mère indigne qui ait laissé sa fille de 21 mois pendant 3 semaines pour partir sur une plage paradisiaque :) Ton article me ferait presque culpabiliser mais comme toujours tes mots sont doux et justes, je les comprends aussi tout à fait. Mes enfants vont depuis tout petits passer des vacances chez leurs grands-parents, des we chez leurs cousins, des nuits chez les copains. Je suis tout à fait sereine durant ces séparations, eux-même les réclament régulièrement. J'aime quand ils ont à peine le temps de me raconter leur journée au téléphone car ils sont trop occupés et j'aime aussi plus que tout nos retrouvailles ensuite. C'est comme cela que nous trouvons notre équilibre à nous :)

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  49. En quatre ans, on est allées une fois au restaurant, en donnant RDV à la baby-sitter à 18h30 pour être rentrés à 21h30, qu'elle n'ait pas besoin de les coucher...
    Le grand de 9 ans va parfois chez l'une ou l'autre de ses grands mères pendant les vacances (une semaine maxi, et une fois dans l'année) mais impossible de laisser deux autres... je vois très bien de quoi tu parles!
    (et je n'imagine pas, tant qu'ils n'auront pas quitté la maison ou presque, partir en vacances sans eux, même pour une plage paradisiaque)

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  50. Tu sais si bien dire ça Marie!

    Il m'a fallu la crèche pour me remettre au travail sans avoir la mort dans l'âme.

    Depuis?

    Un intense besoin de les laisser de temps en temps. Une soirée, un week-end, guère plus en fait (maximum depuis 6 ans et demi = 4,5 jours à Rome sans eux quand nous avions deux enfants).

    Mais une propension a imaginer le pire aussi. Le beau-père qui conduit trop vite. Le grand-père qui n'est peut-être plus aussi attentif aux dangers qui les guettent. La baby-sitter qui n'anticipe pas tout. Les petits signaux que je sais être la seule à voir.

    Et un boulot cette année qui me conduit à m'absenter souvent. Pour travailler au loin. A cette occasion, avoir aussi des soirées pour soi, du temps d'adulte, des petits restos, des nuits sans qu'un cri puisse retentir qui soit pour moi.

    Culpabiliser. Beaucoup. Compenser. Mal. Réfléchir. Pleurer. Se demander comment faire mieux.

    Se programmer un mois de juin impossible. Avec des jours sans cantine et des jours sans moi. Avec un boulot titanesque à abattre et un rôle de maman digne de juin (fêtes en tous genre et rites de passage musicaux).

    Penser qu'il faudra être plus présente l'année prochaine. Faire mieux. Programmer aussi de reprendre des forces, deux-trois jours, en juillet, sans elles, juste nous. Se reposer vraiment, au moins pendant les minutes qui suivent les sms rassurants: "Tt va bien elles dorment". Aaaaahhhhhhhhhhhhhh

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  51. Et bien sur je lis ce post le soir ou, pour la toute premiere fois, ma fille dort chez son copain du meme age ( 4 ans) !!
    Alors bien sur c'est le fils de ma copine que je connais depuis tres longtemps,bien sur elle a déjà dormi une nuit chez les mamies,les tatas, bien sur je la retrouve a 10h30 demain matin, bien sur je peux avoir des nouvelles quand je veux, MAIS... mais elle me manque déjà, je sens qu'elle grandit et que ca m'echappe, je suis contente pour elle mais je sens bien que mon ventre est un peu vide ce soir, sue je ne suis pas complete, qu on est pas complets. Car le papa c'est pas mieux que moi!
    Enfin la vie...

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  52. Je ne veux pas non plus le laisser. D'abord, il est tout petit (2 ans, c'est tout petit, hein ?), et je sais qu'il me réclame même quand il est 2H avec son papa-chéri-adoré... Alors déjà, ça sera quand il sera prêt, et là, il ne l'est pas du tout, pas même pour une journée. Oh, je sais bien qu'on doit dire que c'est ma faute s'il n'est pas prêt. Sauf que non... Je ne pense pas que j'y sois pour quoique ce soit. Je me contente de suivre, je ne lui cours pas après.
    Et puis en plus, j'ai très peur des voyages en voitures avec la plupart des gens. Oui, la plupart des gens sont totalement inconscients, n'attachent pas ou mal les enfants, ou eux-même, ou attachent bien tout le monde mais laissent des objets bien lourds qui feront de parfaits projectiles dans la tronche des passagers en cas d'accident. Accidents bien trop fréquents chez certains, d'ailleurs... Donc garde quand il aura envie, oui, mais faut voir avec qui et selon les trajets à faire...

    J'ai coutume de dire que notre société marche sur la tête : quand les enfants sont petits et ont besoin de leurs parents, il faut à tout prix partir en vacances sans eux, et quand ils sont grands et pourraient prendre leurs responsabilités, alors là, pas question de les laisser prendre un peu de liberté.

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  53. J ai pas eu le choix, il a fallut la laisser à son papa.. Un we sur 2,la moitié des vacances scolaire,sauf l été ,ou le juge à réduit. Très très dur, des semaines sans vie,et tellement angoissante. Le papa ne la prend plus depuis1 an,et est en passe de perdre ces droits. Je la laisse à mes parents chaque vendredi soir,ils la garde le samedi pendant que je bosse,et je la laisse sans angoisse aucune , cet été elle partira aussi une semaine avec eux. On essaye tous de trouver notre équilibre,l'essentiel étant d être en accord avec sois même,autant que possible ..

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  54. Alors il tombe à pic ce billet !!!!!

    Mon grand de 7 ans a déjà passé 2 étés chez ses grands-parents (les 2 couples sont à plus de 7h de chez nous) et je ne vis plus le temps du trajet de retour, quand ils me le ramènent.C'est horrible.
    Quand il est sur place, pas trop de problème. Il est raisonnable et obéissant (à l'extérieur de chez nous, en tous cas), et eux, ils sont adorables et ont la bonne idée de suivre mes quelques directives.

    Donc ça va.

    Mais cette année il y a la petite de 3,5 ans qui part avec lui. Et elle ... bah c'est elle. C'est ma dernière, c'est mon bébé. Et surtout c'est une chipie qui fera la première connerie possible ... et j'ai cette impression tenace que je suis la seule à pouvoir lire dans sa tête et à savoir quelques secondes avant quelle bêtise se prépare dans ce petit cerveau déjà bien actif.
    Je suis très contente qu'ils prennent un peu leur envol, pas trop longtemps (10 jours) et chez mes parents (j'ai survécu, hein ...). On se retrouvera à deux. En couple. Et on va parler d'eux ... forcément; mais ça va nous faire du bien.
    Et en même temps j'angoisse quand même un peu ... je ne le montre pas et je prend sur moi. Je veux qu'ils soient motivés pour ses 10 jours chez Papy et Mamie (et c'est le cas, tous les jours, matin/midi/soir c'est "c'est quand qu'on y va ?") et qu'ils en profitent.

    Parce que bon, c'est chez mes grands-parents que j'ai mes meilleurs souvenirs de vacances ....

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  55. Et moi je te dis merci qui me déculpabilise un peu d'être comme je suis. D'habitude je me sens toujours bête de voir les autres pouvoir laisser leurs enfants et ne pas en être capable, de me prendre quelques réflexions aussi parfois. Alors encore merci.

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  56. Je laisse mon fils une semaine de temps en temps à ses grands parents non pas pour leur faire plaisir mais parce que je sais qu'il va s'éclater, découvrir plein de choses et être comme un petit coq en pâte, et ce depuis qu'il a 2 ans et demi. On considère qu'il est mieux avec eux que chez la nounou et on sait qu'ils prendront soin de lui comme la prunelle de leurs yeux. La première fois, avec son père on avait peur qu'il nous manque affreusement mais les 3 1ers jours (grâce aux sms rassurants) on s'est éclatés en retrouvant notre insouciance et liberté de nulli! Après on attendait qu'il revienne ( les resto et ciné ça va un peu). Maintenant quand il part on savoir le calme et on chouchoute la petite deuz de 6 mois. Ma soeur ne veut pas laisser partir son fils de 2 ans et demi pour pouvoir profit de lui le soir alors que lui réclame de partir en camping car avec papi et mamie. Je trouve ça dommage pour lui. Tout ça pour dire qu'être angoissés en tant que parent bah ça fait parti du package et que les trucs horribles ça peut arriver n'importe où, n'importe quand (je le sais d'expérience) alors je ne veux pas laisser cette peur nous empêcher de vivre! Merci pour ton blog, je l'adore!

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  57. elodie3anaelle5 juin 2013 à 09:32

    Ce billet est très vrai... Nous avons qu'une choupinette de 2ans mais la laisser c'est toujours un peu difficile.
    On la laisse exclusivement à mami (les 2 à tour de rôle)quand on arrive au bout de notre fatigue et qu'un ciné en tête nous ferait pas de mal (précision: elles sont à environ 5/10 min en voiture de chez nous). Je la laisse aussi 1 ou 2 semaine (pas le week end et pas consécutive) dans l'année afin de souffler un peu de la crèche et du quotidien : elle en a besoin aussi.
    Mais je crois que les films, on se les fait aussi et pourtant à la fois on se dit que le siège auto dans la voiture à papy c'est celui qu'on a acheté, qu'il seront prudent comme ils l'ont été avec nous mais bon ...
    Bonne journée à tous

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  58. Pendant toute la durée de l'article, j'ai pas arrêté de penser à ma Poupette de 7 mois qui est chez la nounou :(. C'est dur à chaque instant, tout les matins quand je la dépose j'ai un pincement au coeur, et j'essaye de me rassurer de me dire qu'il le faut et que de toute façon je peux pas faire autrement.
    Mais je savoure chaque instant dès qu'elle est là, j'ai qu'une hâte quand je sors du travail c'est d'aller la chercher (il m'arrive d'y aller en courant).
    Je comprend tout à fait, et merci de cette article qui me fait penser que je ne suis pas la seule à être aussi accro ;).

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  59. Les scénarios catastrophes, je connais ça depuis ma première grossesse mais j'arrive à les laisser 10 jours maxi à leurs grand-parents qui habitent loin de chez nous et je m'occupe un max pour ne pas penser à eux...

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  60. Et bien moi, avant je pouvais (jusqu'e 17 jours; elles en Afrique et moi au fond de la Chine) mais maintenant je crois que je ne peux plus. Toute seule avec mes deux; je reve d'une semaine ou deux sans elles. Pour pouvoir voyager, prendre du temps pour moi et leur apprendre a se decoller de moi, a etre independante. Et puis quand arrive le temps de prendre un billet d'avion ou de telephoner pour trouver ou les caser, je renonce. Finalement, a quoi bon voyager sans elles? Seront-elles vraiment heureuse pendant mon abscence? Est-ce que ca en vaut vraiment le coup? Et finalement je ne pars pas, ne les laisse pas.
    Par contre pour une nuit chez des copines; alors la sans probleme, mais pas plus...

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  61. Les miens sont grands, 20, 23, 25ans. Je n'y arrive toujours pas avec les deux qui vivent encore à la maison. C'est mieux mais je ne dors toujours pas tant qu'ils ne sont pas rentrés. Je les laisse (heureusement pour eux) mais toujours avec une pensée inquiète. j'essaie de me raisonner mais c'est dur! Avec l'ainé, par la force des choses il a bien fallu que je m'y fasse. je me dis que ça ira mieux avec le temps! ça me rassure de voir que je ne suis pas la seule!

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  62. Ah, moi non plus je n'y arrive pas! A part à sa nounou, le casting le plus dur que j'ai jamais réalisé! 50 entretiens téléphoniques, 14 rencontres de visu et... une perle! (ouf!!!)
    Par contre, impossible de la laisser à mes beaux parents (qui adorent les enfants mais les laisseraient bien dans leur lit parapluie pour aller au resto à 40 bornes de là, gloups :-( , ni à mes parents aux principes éducatifs d'un autre âge; Du coup, on a un bébé nomade hyper sociable et c'est génial comme ça, on partira en amoureux plus tard.

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  63. J'aimerais laissé mon "grand" de 15 mois à ma maman en qui j'ai confiance (mais il faut que je la briefe sur le siège auto!) on verra au mois de juillet peut-être. J'ai surtout peur que lui se sente perdu et ait besoin de sa môman ! je ne me suis pas encore imaginée trop de films, mais je pense que j'appellerai tous les jours et il ne restera que 2-3 jours sans nous ! Je suis tjs allée en vacances chez ma grand mère, mais aussi chez ma marraine et je pense qu'il est bien pour les enfants d'apprendre à vivre d'autres choses avec d'autres personnes (de confiance). Quand je suis allée à la maternité pour la 2ème, j'ai laissé un cahier avec 3-4 pages d'instruction pour mon 1er Loulou (ils n'ont que 14mois d'écart, dc c'est encore 1 bébé!)alors que le papa allait être là !!! On ne se refait pas ! Pour vous rassurer, je dois encore appeler ma maman quand je pars de chez elle (250km) pour dire que je suis bien arrivée !

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  64. Merci, un immense merci pour ce billet. 16 mois de thérapie pour comprendre pourquoi j'ai tant de difficulté à passer le relais. Que de moments où l'on culpabilise, où l'on se sent une mauvaise maman, où l'on s'imagine lâche, égoïste, faible. Et les larmes qui coulent aujourd'hui, à te lire, à se dire que non...on est pas seule. Ce n'est pas une tare. Le temps, encore et toujours lui, nous y aidera...tout doucement.

    Merci Marie.

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  65. Ici aussi pas envie de les laisser... Une nuit déjà fait avec mon aîné à ses 2 ans et pas prête de recommencer...
    Depuis la rentrée, je les laisse une après-midi pour aller faire du sport et bon sang que ça fait du bien ! Mais, ça devenait vital dans mon cas, j'étais en plein burn-out.
    J'apprécie quelques heures sans eux, à penser à autre chose qu'à la maison et aux mille trucs à faire... Mais, ils me manquent vite.
    C'est pas encore pour tout de suite les vacances chez les grands-parents... Je ne suis pas pressée.

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  66. Moi j'y arrive pas. Un week-end entier entre amies pourtant, ma Mouette avec son papa hein. Ben c'est vu, plus avant un moment.

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  67. Moi non plus, je n'y arrive pas vraiment, ils sont trop petits et le quotidien me prive déjà beaucoup de leur présence alors le w-e et les vacances je veux être avec eux en mode scotch. Et surtout, je pense comme toi, qu'il arrivera bien assez tôt le moment où c'est eux qui le demanderont, qu'ils nous trouveront ringards et que le camping de la plage avec leurs potes aront tellement plus d'attrait que les vacances en famille... alors là pour rester zen je crois que les plages de sable fin me feront du bien :-)

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  68. C'est la 1ère fois que je commente! Youhou!
    Je pense que tu auras toujours du mal à les laisser, mais que ça deviendra "plus facile" avec le temps.. Même si tu ne seras jamais, totalement sereine.. Je t'ai fait perdre tout optimiste là ?
    Après, ce n'est que mon avis de non maman, alors je ne sais pas si il a autant de poids, que les autres..

    Ma mère aussi avait et a du mal à nous laisser, quand on était petites avec ma soeur, elle n'avait absolument personne, alors ça réglait le problème. MA soeur a 26 ans, et je sais que lorsqu'elle part en voyage, ma mère n'est sereine que lorsqu'elle est bien arrivée ;) Et, exemple plus récent, elle est partie à Paris une journée + 1nuit et elle a mal dormi, parce que j'étais toute seule chez moi :)

    PS: je crois avoir eu un léger problème d'identification, ou alors je suis une quiche, ce qui est TRÈs possible. Donc c'est moi Charlotte. (Ça t'avances hein ? :))

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  69. Je n'ai pas lu tous les commentaires, peut-être que quelqu'un en parle mais j'y arrive d'autant moins depuis que ce livre à succès est sorti et qu'ils en ont parlé partout (nos étoiles ont filé http://livre.fnac.com/a2985474/Anne-Marie-Revol-Nos-etoiles-ont-file)
    Et moi ma hantise c'est qu'elle s'étouffe avec des morceaux de viande trop gros, y a que moi qui connaisse le nombre de cm3 exact qu'elle peut mâchouiller !

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  70. merci pour cet article, encore qui vise juste la où ça fait mal. Combien de "ah mais tu le laisses pas encore ?", "c'est bien pour un couple de se retrouver" on peut entendre. Pour moi, le laisser n'est pas une torture, chez la nounou, à son père, à une baby-sitter. Mais je ne veux pas me sentir obligée et surtout (merci d'avoir trouver les mots pour moi), je ne veux pas prêter mon fils, juste pour faire plaisir !

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  71. Moi je la laisse, non sans penser au pire à chaque fois, mais je m'y force et je me dis que ça sera surement comme ça toute la vie. Je me demande juste si à 2, à 3 ou à 4 c'est fois plus de stress ou pas... sinon je ne survivrai pas.

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  72. J'avais bcp de difficulter a laisser mon bébé, meme a ses grand parents .Tout a changer (et bien plus que de d'arriver a le laisser) depuis que j'ai lu "le concept du continnum" ..... j'aurai du lire ce livre bien plus tot !!!!

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  73. Cet été, on laisse pour la première fois notre râleur entre les mains de sa grand-mère maternelle pendant une semaine. Et j'ai beau me dire que c'est ma mère, qu'elle m'a élevée et que je ne suis pas morte, ça me fait flipper à mort de le laisser loin de nous sans qu'on soit là si jamais il a besoin d'être rassuré ou s'il se fait mal. On verra comment ça va se passer...

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  74. ce qui est effrayant s'est de se mettre a la place d'un enfant qui comprend très bien que maman n'a pas confance en les autres, qu'il est indispensable a maman, qu'elle ne peux vivre ou etre heureuse s'il n'est pas là (quel enorme poid pour un enfant...), que maman n'a pas confance en lui ( le très connu "attention tu va tomber" qu'il entend 10000 fois durant sa petite enfance et qui est destructeur pour un enfant : " si maman le dit, c'est que je ne suis pas capable de ne pas tomber !" en resulte ce manque de confiance très present chez nombre d'adultes dans nos sociétés "civilisées", sans parler du nombre d'accidents chez les petits ! car si c'est maman (ou les adultes) qui veille sans arret au danger pour l'enfant, il ne peux apprendre a le faire par lui meme...et se fait avoir dès que maman a le dos tourné) Dans certaines tribu d'amazonie (ou les enfants pleurent très rarement, ou les "colères" n'existent pas, ou jamais les enfants ne se diputes ou se bagares entre eux, ne répondent aux adultes...), tout le monde s'occupe de l'enfant dès son + jeune age: les autres femmes, les hommes, les autres enfants..il s'en resulte une extreme sociabilité a l'age adulte ! la maman ne couve pas son enfant, elle est disponible pour lui seulment lorqu'il le demande, elle le laisse vivre ses experiences et le considère comme un individu ( en ne se positionnant jamais en adulte "superieur" par rapport a l'enfant), elle lui fait confiance, jamais ne cri ou le puni, elle ne lui impose jamais son point de vue ("c'est mieux de faire comme ça..") car l'enfant dans son besoin d'imiter, de faire comme les siens, trouvera par lui meme la bonne façon de faire, et ne se sentira pas rabaisser (par l'adulte qu'il croit qu'il ne peux bien faire par lui -meme, qu'il faut lui montrer..) bref, nos société "civiliséeé nous ont fait oublier telment de choses naturelles, instinctives et telment importantes pour le devenir, la construction d'un enfant....et nous en subissons les conséquences : un enfant est "bon" par nature. Si nos enfants nous semblent si "difficiles" dans nos sociètés "modernes", c'est parce que, nous adultes, avons oublié ce qu'est un enfant.

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  75. Moi j'y arrive mais au fond je suis comme toi :) si j'y arrive c'est parce que je n'ai pas le choix, que quand je travaille je préfère la savoir bien entourée et heureuse que dans un centre de loisirs bondé et dont les horaires sont source de stress... Qu'elle parte en vacances sans moi oui mais le contraire serait trop dur. Je ne vois pas mon enfant parce que je bosse trop (pas par choix hein) alors me dire que le peu de vacances que j'ai soit en partie sans elle, le seul moment où je peux enfin en profiter sans contraintes, non ce n'est pas pour moi et comme tu dis un jour ils le feront d'eux mêmes... Un week end est ma limite pour le moment mais un week end ce n'est pas des jours de congés... parfois il m'arrive de rêver sur les voyages blogueurs mais au fond, ne pas partager ça ni avec ma fille ni avec mon homme ce n'est pas trop ce qui me fait triper...

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  76. oh Marie, je te comprends à 100% et pourtant je viens de les laisser, non pas pour NOTRE plaisir, mais pour le leur (ça change probablement la donne)... et en les emmenant à la gare ce matin, en voyant leurs yeux qui pétillent devant le train, en sachant leur enthousiasme parce qu'ils allaient voir leur marraine et la mer... pourquoi les en priver égoïstement?! Et comme dit ma mère, ma belle mère a élevé 3 enfants, elle devrait pouvoir s'en sortir (bon et puis 4 femmes - soit 8 yeux - pour s'occuper de 2 nains, ça devrait aller)... Bref, je me suis torturé l'esprit pendant des semaines avant, j'ai versé ma larme sur le quai de la gare, mais je sais qu'ils sont heureux... c'est bon pour eux! Je vais les retrouver grandis dans quelques jours mes toutpetits... bon bah je pleure en écrivant, mais c'est sincère...

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  77. Merci pour ce beau texte , Je suis pareille, Je ne les laisse qu a super nounou, le grand Vient d avoir 5 ans, petite soeur 12 mois. On habits tres loin des grand parents... Pour Notre boulot on doit partir parfois, Je les laisse a la nounou, des fois ma mere Vient. Mais Je le vis pas bien du tout du tout! alors pendant les vacances pas question de les laisser,SAUF QUE..... Mister 5 ans a decide qu il voulait aller tout Seul chez Mamie cet ete!?!?!?!? donc ds un autre pays, a 14 h de voiture, on va l amener et il rentrera en avion avec Mamie, Je Avis faire provisions de tisanes tranquilite, ca va être duuuuuuuuuuur, Mais c est as demande, Je ne peux pas lui refuser, et Je vais devoir prendre sur moi, arghhhhhhh....

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  78. TOUT PAREIL (et l'image des sieges auto, des ceintures pas attachees, c'est la premiere qui me vient aussi!). On les laisse pour une soiree. Une fois pour une nuit, c'est tout. Le reste c'est au dela de mes forces.

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  79. Je vais passer pour la mère indigne ... J'ai commencé par laisser mon grand ... la 1ère nuit à la mater, je l'ai mis à la nursery, je n'avais pas dormi depuis 2 nuits et je ne m’imaginais pas donner mon 1er bib seule au beau milieu de la nuit ... Mais quelle joie quand je l'ai récupéré à 5h30. Je l'ai laissé une nuit à mes parents à 1 mois 1/2, puis un we lorsqu'il avait 2 mois. C'était notre we de noces, nous n'avons jamais pu partir plus. Après je l'ai laissé à sa nounou à presque 3 mois, parce qu'il fallait bien aller bosser. Il a passé ses 1ères vacances chez ses gp paternels lorsqu'il avait 4 ans. 1 semaine où j'ai eu du mal à l'avoir au tél. J'avoue que je m'inquiète rarement des trajets quand ce sont des personnes en qui j'ai confiance, mais j'ai tjs le ventre noué le jour de la sortie scolaire.
    Le deuz est parti moins souvent, parce que nous non plus en fait, si ce n'est une escapade de 3 jours à l'étranger avec le grand, quand deuz avait 6 mois. Je m'apprête à les laisser un peu cet été chez les gp, parce que je suis enceinte de petite troiz et que l'homme est en déplacement 1 semaine sur 2.
    Nous n'avons jamais fait appel à une babysitter : ça, je ne peux pas encore. Et puis j'ai la chance que mes parents habitent à 5 min de chez nous, alors ils n'hésitent pas à venir les garder.
    Une chose est sûre : chacun vit les choses comme il les sent. Et on ne doit pas se forcer à laisser ses enfants.
    Je suis instit, alors les parents me confient leur enfant pour une journée, pour 2 jours, pour une semaine lors des voyages scolaires. Je laisse les miens et je veille sur ceux des autres encore plus fort. J'ai tjs peur d'un accident de car, d'une mvse chute, je ne force jamais la main d'un parent qui ne veut pas que son enfant parte. Mais quel bonheur de voir les sourires de mes élèves parce qu'ils ont vécu qqch bien à eux !!!

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    1. moi aussi pas trop de mal à la laisser, depuis tte petite (pas longtemps au début hein !), quel bonheur de la retrouver et lui raconter ce que j'avais fait, de revenir reposée (!!!!!!!!!!), reboostée par une activité autre que rapport à elle et du coup pleine de patate pr faire plein de trucs avec elle, quel plaisir de penser qu'elle aussi avait profité (sans nous, hé oui, je pense que c possible^^), et que ceux qui l'avaient gardée en avait profité aussi... moi je ne trouve pas ça égoiste, car c aussi pr elle que je le fais, et que pr moi ça a tjs été vital d'avoir un peu de tps seule, avec chéri ou copines... effectivement c une question de dosage et d'équilibre, ms je pense que c important de pouvoir ê un peu sans eux...pr mieux les retrouver.

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  80. Vous avez été tagué ! http://ptitegonzesse.wordpress.com/2013/06/09/liebster-award/

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  81. C'est vrai que c'est dur. Je me retrouve aussi beaucoup dans ce que tu décris. Il y a la peur qu'il leur arrive quelque chose mais j'ai aussi ce chagrin de ne pas les serrer dans mes bras et ne pas les embrasser. Cette sensation de solitude toute bizarre qui me met souvent mal à l'aise alors que je devrais sauter de joie d'être seule. C'est bizarre quand même ;-)

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  82. ah ben alors, perso, j'y arrive!! et la vache, qu'est ce que ça fait du bien!!! mes deux gros partent une semaine à chaque vacances scolaires, et ce, depuis leurs 1 an et demi respectif!
    une semaine tranquille pour nous, une semaine où je peux bosser pour moi (faire mes préps!!) et une semaine de jeux et loisirs en tout genre pour eux. parce que papi et mamie, ils prennent le temps de jouer longtemps, de faire des trucs que je ne fais pas, ils donnent plein de bonbons, ils vont au parc d'attraction, ils y mangent des glaces, ils font de la peinture à n'importe quel moment : il suffit de demander, ils vont au cinéma, ils dorment dans le même lit, ils font les cons jusque tard,ils jouent avec les cousins, ils se bagarrent mais mamie ne dispute pas (même si papi gronde, lui)...bref, c'est l'éclate totale!!
    et moi, j'appelle, une, voire deux fois par jour et j'adore entendre leurs petites voix au téléphone me raconter les détails d'un truc qu'on n'a pas compris, j'adore les entendre crier à l'autre bout du fil en me disant "ouf...je vais bientôt raccrocher, je ne les entendrai plus hurler comme des putois", j'adore quand d'un coup "allez, salut...bip...bip...". et j'adore quand on se retrouve, les grands câlins, les grands bisous, les détails supplémentaires sur la semaine....et puis après deux heures, ça recommence...j'ai envie de me boucher les oreilles, de partir sur une île déserte, de jeter les jouets au feu...et de les bouffer tout cru, mes zamours!!!

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  83. Merci pour ce billet qui me prouve que je ne suis pas seule. Je ne sais pas, je ne PEUX PAS confier ma fille (14 mois cette semaine) et surtout : je n'en ai pas envie. Je ne le VEUX PAS. Et je n'ai confiance en personne d'autre que son papa. Merci surtout pour cette réflexion : "Je n'ai pas à faire plaisir, je n'ai pas à prêter mes enfants" pleine de bon sens.

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  84. Je me sens mieux à te lire. Mon fils a 22 mois et je suis enceinte de 8 mois du second et comme toi, je ne peux pas les confier. Les "on va les prendre le week end comme ça vous serez tranquilles et vous pourrez vous détendre" ne riment à rien, ça me stresse! Ma belle-famille aime à dire que je suis méchante avec eux parce que je ne veux pas le(s) prêter. Je me fais traiter de tous les noms parce que je refuse que mon fils parte sans moi à la mer pendant une semaine alors que je rêve de l'y emmener pour sa première fois. Et quand on entend son beau-père dire qu'une douche froide forcée sert à calmer un enfant... Heu, non je ne suis pas "tranquille". Ce sont mes enfants, ils ont eu les leurs. Je ne vois pas pourquoi je devrais me passer des miens pour la simple raison qu'ils ont négligés les leurs...

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  85. J'ai laissé ma fille la première fois quand elle avait 2 ans 1/2, j'en ai pleuré pendant 3h dans la voiture! Je sais qu'elle n'avait pas été bien toute la semaine(même si ma belle-mère me disait le contraire, une maman sent ça hein^^): elle pleurait au téléphone en répétant pendant 10 min non-stop "quand est ce que tu viens me chercher?".
    La dernière fois, à 4 ans, gros gros pincement au coeur, mais pas de pleurs ni d'un côté, ni de l'autre. Mais j'ignore si j'arriverais à m'y habituer un jour..

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  86. Je me retrouve dans ce texte, j'ai du mal moi-aussi à me sentir bien loin d'eux, sans eux ; ils font partie de moi. Mais j'ai quand même la chance d'avoir de supers beaux-parents (en qui j'ai toute confiance) et ça fait du bien parfois lorsqu'ils me proposent de prendre pendant quelques jours mes deux aînés de 3 et 4 ans pendant que je garde le petit dernier... Les enfants sont ravis et je peux souffler un peu (je culpabilise un chouya mais comme je sais qu'ils s'éclatent avec leurs Papy Mamie et qu'on est en contact mail/photos plusieurs fois par jour, je suis vite rassurée et contente pour eux !).

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  87. on n'y arrive pas non plus ici... pourtant on aimerait bien partir un peu en amoureux mais on va attendre... on n'en profiterait pas assez à se demander sans arrêt ce qui se passe pour elles ;-)

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  88. Ma der n'a que 4 mois et je ne rêve que d'une chose, la laisser 24heures... Je suis à bout...

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  89. Ça m'a fait du bien de vous lire...un bien fou. Voilà 16 mois que je me bats jour après jour pour rester près de ma poupette,16 mois que je me bats avec son papa qui voudrait que je retravaille ( mère au foyer c'est ne rien faire...) et que bébé soit en nounou (selon lui ça serait mieux pour son épanouissement d'être 10h par jour en nourrice), 16 mois que je la materne, que je fais tout pour respecter son rythme,que je me bats pour la garder en codon (la aussi papa n'est plus OK et souhaite qu'elle aille enfin dans son lit et sa chambre), 16 mois que je ne la laisse à personne.16 mois qu'on me dit que je suis folle et que je devrais voir un psychologue. ..Et vous savez quoi? Non ça ne va pas fort du avec le papa, je suis fatiguée de me culpabiliser, fatiguée des remarques, fatiguée de devoir me justifier parce que je ne fais pas comme tout le monde. Ma fée est heureuse,très sociable et mon plus grand bonheur c'est de partager ses jours et ses nuits chaque minute qui passe. Et même si un jour, je sais que tout ça aura une fin et que mon coeur de maman kangourou se brisera, j'aurais quand même pris ce temps qu'on ne rattrapera plus et tous ces beaux souvenirs à jamais dans ma mémoire. Bien à vous.Brune

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  90. Ma fille de 3 ans doit partir avec ses grands-parents au ski et j'ai un angoisse terrible de ne pas la voir revenir ce qui me fait peur c'est l’accident de voiture en montagne,j’essaye d'imaginer nos retrouvailles sans y parvenir j’ai l'impression de voir des signes partout qui me disent que quelque chose de terrible va se passer je ne sais plus quoi faire,je ne peux pas revenir sur ma décision et lui gâcher ses vacances(elle est follement heureuse de partir au ski avec ses cousins).je cherche un peux de réconfort auprès de maman qui aurait déjà ressentie la même chose que moi et pour qui tout se serait très bien passe

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  91. Moi c'est pareil. Je suis une mère célibataire de 30 ans. Ma fille était gravement malade à la naissance. Après son hospitalisation, je l'ai allaité 18 mois. C'était volontaire de ma part et de toute façon elle n'avait droit que au lait maternelle suite à sa maladie. Depuis tout va très bien :) mais j'ai beaucoup de mal à me séparer d'elle.. Elle a aujourd'hui 4 ans et dort toujours avec moi. Une fois elle s'est endormie seule dans sa chambre, je n'ai pas résisté et je suis allée la prendre pour la recoucher près de moi. Je ne peux PAS dormir sans elle!!! Je ne la fais jamais garder... enfin, j'ai bien essayé 2 ou 3 fois de la laisser chez ma mère mais je tourne en rond, je ne dors pas et à la première lueur du soleil je file la récupérer!!! J'ai besoin constamment de la sentir près de moi, de la serrer contre moi comme pour la protéger du monde. J'ai aménagé mes horaires de travail en fonction de l'école. On me dit souvent que je l'étouffe, que je devrais prendre du temps pour moi et vivre ma vie de femme. Mais je n'en ressens pas le besoin... je n'ai pas envie de sortir, de voir du monde, je veux encore moins rencontrer quelqu'un ou refaire ma vie... on est bien toutes les 2... Elle est heureuse et je suis heureuse :) je suis fière de lui consacrer chaque instant de ma vie, je suis fière de partager avec elle chaque moment.. des moments dont elle se souviendra plus tard et qu'on ne peut pas rattraper si on passe à côté. En tout cas, ce soir, avant de me coucher, je saurais que je ne suis pas la seule à soi-disant faire preuve "d'égoïsme". chacun suit son cœur.. Il y en a qui sont épanouis dans leur travail, il y en a qui sont épanouis dans leur couple, moi je suis épanouie qu'auprès de ma fille.

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  92. Je viens ici sur cette discussion qui a l'air de dater un peu... mais tant mieux finalement... car ma question est " qu'en est il pour vous?". est ce que ca passe avec le temps?? est ce qu'on accepte plus volontiers de laisser les enfants aux GP au fil du temps?
    Il est arrivé deux ou trois fois que ma fille demande à ses grand mères "Mamie, je viens bientot faire dodo chez toi?"
    Mes enfants n'ont découché que rarement, lorsque nous sommes invités à des mariages... et nous les rejoignons dans la nuit.
    Je n'ai absolument pas envie que mes enfants dorment ailleurs et le peu de fois où c'est arrivé, je sais que les enfants me réclament au moment de dormir... Alors je ne sais pas s'il faut que je les laisse, car c'est à contrecoeur que je le ferai et je sais aussi que, bien que ma fille ait posé cette question à ses grand mères, elle n'en a envie que lorsqu'elle voit ses grand mères et plus du tout quand nous rentrons ( les fois où elle a posé cette question, à notre retour le soir, je lui demande " tu veux faire dodo chez maman ou chez mamie? elle répond systématiquement chez maman)
    C'est difficile car ma BM m'a fait une remarque récemment ( elle m'a dit que ma fille avait l'autre jour réclamer pour dormir chez elle, et j'y ai bien vu de l'impatience...) mais je ne suis pas prête, ca me torture de les laisser...d'autant que la première ( et seule) fois où je les ai laissé la jour complète chez elle pendant les grandes vacances, je n'ai eu aucune nouvelle de mes enfants de la journée et elle est revenue avec une heure de retard sur l'heure convenue...
    Mon mari n'est pas tout à fait en accord avec moi... il a été lui même garder par ses grand parents de façon régulière étant petit, et il est davantage du genre à donner les enfants...
    C'est un vrai tracas pour moi, car contrairement à certaines d'entre vous qui assumez tout à fait le titre de mère poule ( ce que je suis aussi, je ne le cache pas), j'assume difficilement les remarques des autres et ai parfois l'impression d'être anormale... je ne veux pas blesser ceux qui voudrait garder mes enfants, donc j'ai du mal à leur dire que "non, je ne me sens pas prête, je n'ai pas envie de les laisser, je ne peux pas"...
    et j'avoue avoir souvent aussi le sentiment, que mes enfants pourraient davantage aimer une de leur grand mère plus que leur propre mère...

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Et si tu es une buse, bah, envoie un mail, je t'expliquerai ça un peu mieux...

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