16 janv. 2013

Non, je ne suis pas stressée (c'est pire)

Des nuits de hibou stagiaire.
En fait avoir quatre nains, c'est comme trois avec une chance en moins d'aligner deux heures de sommeil consécutives.
Des nuits hachées menues. Des changes en mode "chuuuuut" avec lumière tamisée (merci Arthus, ne pas changer sa fille à la lumière du téléphone portable, c'est quand même une micro-révolution).
Des réveils pour les trois autres, soit le Mâle (en mode peluche grognon) soit moi, qui me glisse hors du lit doucement pour ne pas réveiller Nanonaine (qui reste souvent dans notre grand lit plutôt que de rejoindre son berceau co-dodo, la faute à sa mère qui se rendort en pleine tétée).
Des matins à sept heures, des goûters préparés pour l'école tête dans le pâté, des anoraks enfilés à la hâte et des nains traînés par la main sur le chemin.
Des cafés bus à la chaîne et des petites siestes volées. 
Mais des moments doux, des moments qui ne reviendront pas et même si une partie de moi se dit "tant mieux", il y a ce petit chuchotement à mon oreille qui me dit "ça me manquera".

Bon, c'est vrai qu'arpenter le salon avec une petite chose (rose évidemment) qui chouine et braille en alternance, ce n'est pas ce que je préfère de la maternité.
Mais les petits doigts qui s'agrippent et la petite tête de tortue croisé raton qui cherche le sein, c'est quand même terriblement beau, terriblement tendre et je pense que je n'aurais pas de mot pour décrire ce que cela m'inspire.

Et là, je me demande si tout sera comme ça empreint de nostalgie, de "dernière fois".
Je vous le dirai. Cette "petite dernière" comme on dit, méritera bien un article sur "le petit dernier" et comment on se dit que c'est probablement une page qui se tourne. Pour en écrire d'autres.







Rebondissons sur le terme page pour parler du livre, même si j'ai dit que j'en ferai pas la promo à outrance, c'est fiant la promo, c'est pénible la promo, ça fait "j'ai pris le melon".
Mais quand même, il me faut juste dire :

- Hiiiiiiiiiiiiiiiii, voilà ce que ça me fait de me dire que désormais, je vais être sur une table de librairie.

- Merci à toutes et tous pour vos soutiens depuis ces trois ans, pour vos messages et vos encouragements. J'ai essayé de glisser quelques lectrices dans mes mercis, j'espère qu'elles se reconnaîtront, j'aurais voulu toutes vous y mettre mais mon éditrice m'a regardé avec des yeux ronds. Merci donc.

- Je ne sais pas comment ni où mais j'essaierai de dédicacer. Chez mon amie Julie, à la librairie Villeneuve évidemment, à Clichy (j'en profite pour glisser que David Foekinos sera en dédicace chez elle ce samedi 19 janvier - il me chauffe la place). 
Pour celles qui sont sur Metz, on se fera une virée café dès que Nanonaine aura un peu pris du gras.
Pour celles qui souhaitent un petit mot sur une jolie carte, vous m'envoyez un gentil mail, je suis encore sous le coup des hormones niaises de grossesse, profitez-en pour me donner votre adresse et je vous envoie une carte sirupeuse.


Clic pour accéder à la page FB de la librarie (et admire le joli logo made in Chloé ma soeurette)





Bref, voilà, il est sorti, je n'ose pas y croire, je suis stressée d'avoir vos réactions, peur que vous trouviez ça nase (des relents de confiance en soi ébranlée par une prof de physique chimie en classe de première), peur que vous trouviez ça trop court (si si c'est court), peur que vous trouviez ça "bien mais pas top". Et en même temps, peu importe, j'y ai mis du coeur et du temps, j'y ai mis tout ce que j'avais, j'ai fait de mon mieux et quand on fait de son mieux on ne peut pas regretter.

Et quand je le regarde, je suis fière, parce qu'il est joli, merci à Chloé et à Antoine d'ailleurs, parce que leurs images et illustrations prennent de la place et ont autant de valeur que les textes. 

Envie de savoir si vous allez l'aimer.

Envie déjà d'en écrire un autre.

Je sais que je ne le dirai jamais assez, merci surtout à vous d'être présents. De commenter et de rendre ce blog vivant. D'avoir cru en ces mots, d'avoir cru en moi.
D'avoir des vies comme la mienne, des nains comme les miens.

Bonne lecture. 
Et vous avez le droit de le mettre aux toilettes, c'est là qu'est le mien. Dernier refuge parental.
Ou presque.

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