21 mars 2013

Témoignage : Je l'aimais déjà tellement

Me voilà devant mon ordinateur à tenter de poser quelques mots d'introduction pour un texte qui m'a bouleversée.
Parce qu'il est bien écrit, certainement, et même très bien écrit.
Parce qu'il dit les choses.
Parce que quand je l'ai lu, chère E. j'ai eu envie de venir, de te serrer fort et de te dire que tu n'y pouvais rien. Je ne peux pas te dire que tu as fait le bon ou le mauvais choix. Je peux juste te dire que tu as fait ce que tu pouvais au moment où tu l'as fait.
Je peux juste te dire qu'il y aura d'autres choix à faire et qu'ils seront fait le coeur bien plus léger.
Je peux juste te dire que l'important c'est de savoir que tu as été assez forte et assez courageuse pour savoir l'écrire.

Je peux juste te dire que rien de ce que je vais dire ne changera grand chose.


C'est un deuil à faire et peu importe ceux qui disent que ce n'était rien.
Dans nos imaginaires ce n'est jamais rien.
Avorter, ce n'est jamais rien.

Même si on n'a pas le choix. Même si c'est mieux. Même s'il le faut.
Il y a des choses qu'on fait avec la trouille au ventre et les larmes qui coulent.
Il y a des choses qu'on regarde se faire avec un sentiment de perte et d'abandon.

Il m'a touché ce texte parce que je suis mère et que je sais.
Je sais que cet amour là il naît bien trop vite.
Mais je sais aussi qu'il revient à chaque fois.
Aussi fort.


Je vous laisse lire ce texte qui, je le précise pour celles qui tenteraient d'en faire un débat pour ou contre l'ivg, n'est absolument pas écrit en ce sens. L'ivg est un des droits les plus importants octroyés aux femmes et je serai prête à descendre à poil dans la rue pour le défendre (dirait mon amie Marie). 


On parle là de ce qu'on laisse.
On parle là de ceux qu'on laisse.
Ceux qui ne seront jamais ailleurs que dans nos têtes.




Je l'aimais déjà tellement

Moins de 25 ans, un poste plus qu'acceptable dans une agence en marketing parisienne, un parcours fabuleux, une assurance détestable, une indépendance financière et une réputation largement honorable dans le milieu. Cette liste est à peu de choses près le portrait qu'on pourrait faire de moi s'il s'agissait de me transformer en personnage de roman. Mais comme dans beaucoup de romans, et certainement les meilleurs, ce qu'on apprend du protagoniste dans les premières pages n'est absolument pas ce qui fait l'essence du personnage. 
Malheureusement, nous sommes loin d'être dans un roman et la suite de ma vie n'aura pas la chance d'être rythmée par l'imagination fertile et habile d'un écrivain de talent. 

Au quotidien et en face des personnes que je fréquente tant dans le milieu personnel que professionnel, j'enfilais mon bel habit d'assurance en toutes occasions. Bonjour, regardez moi, je réussis tout ce que je fais et vous avez certainement raison si vous me haïssez. Je me pavane avec ma liste de réussites et de projets fabuleux, mais ce n'est jamais assez. Cette insatisfaction pour des choses que d'autres peinent à atteindre n'est pas d'une grande aide pour me faire des amis. S'ils savaient. S'ils savaient comme j'étais malheureuse, et comme je souffre aujourd'hui. Non je ne souffre pas, je n'en ai même pas le courage. 

Il y a quelques temps de cela, je fus officiellement malade. Ce mal a nécessité une petite intervention chirurgicale, non rien de grave, je serai bientôt remise ! C'est ce que je racontais. Les jours qui ont suivi, j'expliquais alors que j'étais faible à cause de maux de ventre qui me fatiguaient. Je pense que cela a marché, peut-être se sont-ils doutés de quelque chose mais personne n'a osé me le dire. Je venais d'avorter de ma première grossesse. 

L'avortement n'est pas un exercice de style banal. On n'avorte pas pour la performance, on n'avorte pas non plus pour le plaisir, et encore moins par confort. Le confort, ce mensonge public. 
Je n'avais pas encore de retard dans mes menstruations, mais je me doutais déjà que quelque chose ne tournait pas bien rond dans mon corps. Le problème étant justement que cela tournait extrêmement bien rond. Ma poitrine, mon appétit, mes humeurs, les choses changeaient et je sentais que cela allait être annonciateur d'une heureuse nouvelle. 31 jours sans règles, ça suffit je vais à la pharmacie. Huit euro et une nuit plus tard, je sors des toilettes et j'annonce d'une voix neutre (mais sourire en coin) que je suis enceinte. 
Il n'y croit pas, se lève, me demande si je suis certaine. Oui je suis certaine, j'étais certaine avant de pisser sur ce fichu bâtonnet, et j'avais raison puisque j'en étais déjà à ma huitième semaine de grossesse. Les causes de ma grossesse non programmée - c'est le seul terme adapté que j'ai trouvé -, je pense qu'on s'en fout. Bordel, je vais être maman ! Ce n'était pas prévu, mais pourquoi pas après tout ? Je peux bien faire ça ! Mais nous sommes deux dans cette affaire et les événements font que je suis allée le matin même chez le médecin généraliste. C'est là qu'il a fallu faire une demande d'interruption volontaire de grossesse. Une fois mes deux prises de sang réalisées et mes sept jours de réflexion passés, j'étais dans le cabinet en ville du service de gynécologie d'une clinique du coin. La décision était prise, nous n'allions pas garder l'oeuf. C'est ainsi qu'ils disent. Cet oeuf fait déjà presque deux centimètres, et les premiers battements de coeur ont commencé depuis bien longtemps. Les délais sont bons, la taille de l'oeuf permet encore de procéder à une intervention chimique. Si j'accepte, je prends les premiers cachets immédiatement, et le seconde dose dans la clinique deux jours plus tard. 
J'accepte, je signe les papiers d'usage, je préviens mon employeur de mon absence en demeurant discrète sur les raisons et en lui promettant un certificat d'hospitalisation à mon retour. Cela semble si facile. 

Le médecin m'informe que les premiers cachets pris devant lui ont pour effet de stopper le processus de grossesse. Les seconds vont quant à eux m'aider à expulser l'oeuf et on me promet que ce ne sera pas plus douloureux que d'importantes règles. Je suis alors partie en patiente confiante mais en femme absolument paniquée. C'était si simple, c'était déjà fini ? Deux bonbons avalés et je n'étais déjà plus maman ? Les sept jours de réflexion ont été terribles. Pendant ce temps, bien que nous avions pris une décision commune, j'avais le sentiment d'avoir la main forcée et je continuais de ressentir mon corps évoluer. Mes mains se posaient par reflexe sur mon ventre pour reprendre mon calme dans les moments où je me disais que j'allais craquer. C'est très difficile, surtout lorsqu'on travaille en open space et qu'il s'agit de demeurer neutre. Ce qui m'arrive ne concerne pas mes collègues, mais merde pourquoi devrais-je le cacher ? Tu parles d'une évolution des moeurs, on flippe toujours autant. Mon compagnon quant à lui tenait bon, il était fort à ma place ou plutôt, il était fort pour moi. Tandis que j'étais sur le point de flancher à chaque minute, il mimait d'être absolument fort pour me soutenir et m'aider à ne pas lâcher prise. Seulement la simple idée que tout cela s'arrête aussi simplement me rendait folle. Je ne voulais pas que cela s'arrête, laissez nous ! Laissez moi, mon bébé et moi, laissez nous nous épanouir et vivre des moments qui ne seront que les nôtres. J'emmerde l'ambition, j'emmerde ma carrière, j'emmerde les gens, c'est mon enfant et je l'aime déjà tellement. 

Complications. Les premiers cachets me font trop d'effet et les saignements commencent trop tôt. Je fais une importante hemmoragie non prévue au bureau et je tombe dans les pommes. Je me sens faible, je suis paniquée, d'où vient tout ce sang, de moi ? Les pompiers sont arrivés et je pars pour les urgences obstétriques, ce qui me force à informer une partie de ma hiérarchie de ma situation pour qu'il ne s'inquiètent pas trop pour ma santé. J'allais bien, je n'étais pas malade. L'hemmoragie finit par s'arrêter au bout de plusieurs heures et je peux rentrer chez moi, j'ai rendez-vous le lendemain matin à la clinique. 

C'est avec difficulté que je me déplace. Mes forces m'ont quittée et mon manque d'appétit fait que je suis très certainement en hypoglycémie. Le personnel de la clinique est des plus adorable avec moi et les infirmières sont à ma disposition si j'ai besoin de parler. La seconde dose de cachets en main, je les avale avec une grimace et j'attends. Assise sur mon lit, j'attends. 

Les heures et les jours qui ont suivi ont très certainement été parmi les pires de ma vie. En terme de douleurs, je pense que ce sont les pires, et en terme mental, je suis certaine que ce sont les pires. 
Plusieurs jours de pertes à base de sang et de caillots régulièrement rythmés par des contractions ont fini d'achever mon esprit. J'ai senti, physiquement, mon enfant me quitter. Je n'étais pas malade, et ce n'est pas une fausse couche, c'est moi qui ai provoqué cela. La grossesse se passait d'ailleurs excellemment bien, pourquoi faut-il tout gâcher ? Je ne veux pas perdre mon bébé, rendez-le moi, on s'en fout de ma carrière, pourquoi faire ? Il y a de moi qui part ! 

Malheureusement, j'avais terriblement raison. Au fur et à mesure que le sang partait, j'ai senti tout l'amour qui me contenait partir avec lui. Je n'ai plus la force d'aimer encore, l'amour qu'il y avait en moi m'a quittée et je n'y peux malheureusement pas grand chose. J'avais beaucoup pleuré, et aujourd'hui je ne pleure plus. Je n'ai que des larmes sèches et un espace vide à la place du coeur. Ne me demandez pas comment je vais, je n'en ai aucune idée. Demande moi encore comment je vais, je ne ferai que hocher la tête. 

Il ne me reste dorénavant que la patience, et l'espoir que mon coeur me revienne. 

88 commentaires:

  1. Je trouve ce texte bouleversant, et je te souhaite, chère E. beaucoup de courage. Le temps fera son oeuvre, même si, ce tout-petit fera à jamais parti de toi, et qu'il sera toujours là dans un coin de ton coeur.

    Delf&Cam

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  2. Très beau texte, très émouvant... Et c'est vrai qu'il faut rappeler que ce n'est pas si simple...

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  3. courage
    c'est prenant....

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  4. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

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    1. Attention avec cette association qui est encore une émanation des anti-ivg (cf. http://www.humanite.fr/m/node/322367)

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    2. Attention avec cette association qui est encore une émanation des anti-ivg (cf. http://www.humanite.fr/m/node/322367)

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    3. je ne suis pas d'accord avec vous, cette association n'est pas du tout anti ivg, le soutien que j'y ai reçu était absolument sans jugement aucun et aucune remise en question de MA décision. je n'ai absolument pas été culpabilisé. enfin mon com (qui a donc été supprimé) n’avait pas pour but de faire l'apologie des mouvements pro vie mais de montrer que certaines associations sont là pour aider les femmes qui en ressentent le besoin, ce n’était qu'un exemple guidé par mon expérience personnelle.

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    4. Sans souci Lulue ;) mais pour éviter tout ça, j'ai préféré supprimer ton commentaire, pas pour le commentaire mais juste pour le site internet mentionné. J'ai essayé de t'envoyer un mail pour te le dire, mais ça n'a pas fonctionné avec l'interface blogger...Désolée hein, ne le prends pas pour toi

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  5. Je suis profondément pour l'avortement (quelques amies ont d'ailleurs dû y avoir recours, et merci merci pour ce droit si fondamental, profondément, sincèrement), mais putain, personne ne devrait avoir à vivre ça...!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Vive la contraception, b*rdel de m*rde !!!

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    1. Je ne sais pas si je suis très claire, en fait, ce que je veux dire, c'est que c'est si dur d'avorter que vraiment, je souhaite à toutes les femmes, si elle le peuvent, bien entendu, de ne pas avoir à le faire.... mais loin de moi l'idée de juger qui que ce soit dans l'affaire, et comme je le dis, mes plus proches amies se sont retrouvées dans cette situation, malheureusement dans le silence, la solitude (à deux, mais la solitude quand même) et la honte...

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    2. Sans souci Cilili ;) le sujet est tellement sensible qu'on a peur de mal dire.
      :)

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  6. juste plein de câlins, la douleur restera mais ne t'empêchera pas d'aimer de tout ton cœur le prochain. Je t'en fais la promesse

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  7. Pfiou du matin là comme ça, après une petite nuit, ça retourne et file des frissons...

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  8. pour etre passé par la je ne peux que comprendre... Comme beaucoup je te souhaite du courage mais aussi de la patience... le bonheur et l'amour reviendront, tot ou tard... plus fort, plus violent, plus intense... tu n'oublieras jamais mais il y aura la place dans ton coeur pour y loger d'autres petits etres qui prendront place cette fois ci dans tes bras...

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    1. je suis moi aussi passé par la... et je ne dirai pas mieux que toi, alors...

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  9. amel, deux naines21 mars 2013 à 10:11

    il y a bientôt 7 ans, ma vie était un chaos total. Et dans ce chaos, mes yeux n'ont pas voulu voir mon ventre rond. Mais il a fallu ouvrir les yeux, voir, regarder...et choisir. Pas de situation, le chaos seulement à offrir. La décision s'imposait, mon coeur lui saignait. Une semaine de larmes, comme si elles étaient devenues intarissables. Un trou béant dans le coeur, une douleur lancinante, permanente, l'impression d'être avalée toute entière par cette douleur...

    J'ai mis plus d'un an à m'en remettre... Des mois de vie sans saveur, à vivre sans vivre, à me sentir vide, à ne plus trouver de sens à chaque jour qui se levait...

    Puis je suis tombée enceinte... Une grossesse que j'ai vécu pleinement, peut être plus fort que la normale, comme pour rattraper ce manque, ce vide... J'ai pleuré ce bébé, car dans mon coeur, dans ma tête, c'était un bébé... J'en ai parlé à ma fille dans mon ventre... Je lui ai expliqué, et j'ai séché mes larmes... La vie a pris une saveur incomparable, ma fille m'a offert un amour indéfinissable... Pour ma 2eme grossesse, même besoin de pleurer un peu, de parler un peu, et d'aimer beaucoup.

    Si tu lis ces mots, saches qu'on se relève, que ce trop plein d'amour revient, que le meilleur est devant, et que cette partie de nous reste en nous, et nous aide à nous construire en tant que maman...

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  10. un témoignage très émouvant..
    merci E. de bien vouloir partager avec nous ce moment, cet état, ce ressenti..
    c'est vrai, on a juste envie de venir près de toi et de te serrer fort pour te donner un peu de notre amour, pour que tu en retrouves un peu, pour que tu fasses des réserves pour les jours sans..
    et pourtant je ne te connais pas, mais j'ai juste une espèce d'élan de tendresse pour toi.
    et pour toutes celles qui doivent souffrir des épreuves pareilles..
    il n'y a pas de mot juste, surtout quand on a pas vécu la même chose, juste l'envie d'écrire quand même pour dire qu'on a lu, qu'on ressent, qu'on veut bien partager la souffrance, même si ce n'est pas la nôtre, même si on ne se connaît pas..
    je te souhaite de belles choses, petites et grandes, tous les jours chère E, une belle route remplie de surprises

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  11. Pour avoir vécu la même experience bien que les circonstances de la décision d'IVG soient differentes ( compagnon violent que je tentais de quitter), le ressenti était le même, ma décision mais une fausse décision, une décision parce que aucun autre choix ne semblait clair à ce moment là.
    Et puis ce vide, dans ma vie, dans mon ventre, et une belle carrière inutile.
    J'ai eu mal pendant, mais c'est après que ça m'a blessée, c'est mon premier bébé et je ne l'ai pas laissé vivre. Et avec ça on est seule. Et d'ailleur il vaut mieux, les rares personnes à qui j'en ai parlé ne m'ont pas fait du bien, on a beau se prétendre pour le droit à l'IVG, ça reste honteux.
    Si je peux écrire des paroles apaisantes c'est que voilà : j'ai pris ma revanche sur la vie, j'ai mis au monde 3 enfants. Ca ne m'a rien gaché au contraire, j'ai pris toute la juste mesure de cette chance, de ces 3 chances comme des cadeaux de la vie " tiens c'est pour toi, profite !"
    Il est là, dans mon coeur, dans un petit coin de ma tête, l'enfant que je n'ai pas porté, pour le reste de mes jours. Je l'aime, pas comme les autres pcq c'est impossible mais je l'aime, Je me demande à qui il aurait ressemblé, si lui aurait fait ses nuits et puis l'âge qu'il aurait. J'ai cessé de m'en vouloir en vivant ma première maternité, avec ses difficultés, son épuisement, son chaos ... et j'ai su que j'avais eu raison. Jamais je n'aurai pu vivre cela avec mon ex-compagnon jamais je n'aurai pu offrir un père pareil à aucun enfant.
    Alors voilà : tu as eu raison. Et aussi tu iras mieux, d'une façon ou d'une autre tu iras mieux. Courage.

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  12. Ma maman a eu trois enfants. Un jour, elle est tombée enceinte du 4e, et mon père n'a pas voulu qu'elle le garde. Dans sa tête, ma mère en a 4. Elle y pense encore souvent. Elle est comblée par nous trois, mais en elle, tout au fond, il y a ce petit-là. J'avais 6 ans quand c'est arrivé (je suis la benjamine). Je ne sais comment, je ne sais pourquoi, ce qu'elle a vécu s'est imprimé en moi, et j'ai toujours su que si un jour je tombais enceinte dans de mauvaises conditions (pas le bon papa, pas le bon moment), j'aurais beaucoup de mal à avorter. J'ai eu sa douleur en héritage. Je n'ai pas été confrontée à une situation de ce genre, j'ai eu énormément de chance. Aujourdh'ui j'ai un petit garçon qui a 16 mois et j'ai vécu ma grossesse si intensément, si passionnément, que je sais intimement que c'était lié à cette "douleur en héritage". Je suis pour l'avortement, complètement, formellement, mais je comprends aussi à quel point ça peut être une douleur innommable d'y avoir recours. J'ai envie de te dire bon courage, bonne continuation, ce tout petit coeur fera toujours partie de toi, mais un jour, tu auras un bébé, et tu vivras cette joie tellement fort, que ça apaisera ta douleur, j'en suis persuadée. J'ai hâte pour toi que tu vives ça.
    ps : ton texte est très bien écrit.

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  13. ça y est je pleure...
    les mots me manquent pour essayer, non pas de te réconforter, mais de te dire que ton coeur reviendra.

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  14. Quel témoignage bouleversant...

    Je n'ai pas subi d'IVG mais viens de faire une fausse-couche et je me retrouve un peu, même si le départ de cet amour naissant n'était pas volontaire...

    Le vide est là, mais la vie le comblera...

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  15. Bouleversant ... je comprends ...

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  16. Jai limpression quon est venu dans ma tete pour ecrire mes pensees....

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    1. Chez moi aussi, on a lu dans la tête...

      Il a fallu 10 ans pour que j'accepte d'en parler à quelqu'un. Et pour chacune de mes grossesses, à chaque 7,5 semaines de grossesse, date fatidique, je pensais à ce petit être que je ne connaîtrais jamais...

      Chère E., fais confiance à la vie, fais-toi confiance, l'amour reviendra, encore plus fort.
      Bon courage !

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  17. Je pleure... Sûrement parce que je sais j'aurais pu prendre une telle décision dans certaines circonstances, et que je n'ose imaginer ce qu'on peut ressentir...

    Plein de courage à toi E., et à ton compagnon également, parce que moralement, il souffre sûrement aussi...

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  18. Bouleversant.
    L'avortement est un droit... un droit pour lequel de nombreuses femmes & hommes se battront encore. Cela n'enlève pas le fait que c'est un geste très "particulier", intime à chaque femme, chaque couple. La douleur, l'absence finiront par se mettre dans un coin du coeur & de l'âme.
    Plein de courage & de bisous

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  19. Beaucoup de courage, de patience... et d'espoir. ce texte m'a beaucoup touchée. Aujourd'hui jepense très fort à son auteur, et j'aimerais lui envoyer plein de bonnes ondes. le soleil reviendra

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  20. Je rejoins beaucoup de témoignages.
    L'avortement est un droit que nous devons tous défendre. La maternité est un choix que nous (pas seulement nous les femmes mais nous le couple surtout)devons pouvoir faire mais cela n'enlève en rien la douleur de la perte.
    Je me retrouve tellement dans ce témoignage, ça aurait pu être moi.
    Tiens bon, l'amour reviendra avec d'autant plus de forces que tu l'as déjà perdu une fois.

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  21. Que ce doit être difficile à vivre! Quelle solitude tu dois traverser! Ici, comme tu vois on est de tout coeur avec toi et on a confiance dans l'avenir pour toi!

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  22. Je suis totalement bouleversée. On n'oublie jamais, ça fait partie de soi et avec le temps non tout ne s'en va pas mais on arrive à faire face, en surface, et à aimer à nouveau.
    C'est tout ce que je te souhaite, vraiment !

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  23. Texte bouleversant ... qui montre à quel point cette décision peut être dévastatrice même si on ne peut pas, on ne veut pas "faire autrement" et que la vie fait qu'il faut qu'on la prenne.
    Moi, je n'ai pas eu à la prendre, pour le moment, car rien ne nous met à l'abri et je sais qu'un jour, peut être, ce sera mon tour comme ont dû le faire une amie, ma soeur, ma grand-mère ... chacune en son temps, chacune avec sa méthode, chacune avec cette douleur. Décision difficile, moment plus que pénible et un avenir à se demander si ...

    J'ai perdu 2 "oeufs" naturellement, sans avoir eu le choix ... et je me dis que nous avons bon nombres de points commun : cette absence, cette date qui tous les ans nous revient comme un non-anniversaire, le silence de ceux qui savent et qui oublient ...

    Alors merci E. pour ce témoignage. Pour avoir le courage d'en parler et de montrer que ce n'est pas si simple. Et que mine de rien, on l'affronte souvent seule.

    Merci.

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  24. Les mots ne suffisent pas à accompagner ton état, mais de tout coeur j'espère que tu iras mieux et que le brouillard fera place au beau temps dans ton coeur et dans ton corps.

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  25. C'est bien triste !

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  26. Ca y est, je suis bouleversée. Merci d'avoir partagé ce texte avec nous.
    Je ne me suis jamais retrouvée dans la situation mais je sais que si jamais je tombais enceinte, je ne pourrais jamais avorter. Je sais que je me retrouverais dans le même état que E., et je ne le supporterais pas.
    Je ne vais pas prendre position pour ou contre l'avortement ici, mais je pense que c'est aux femmes de faire leurs choix et qu'elles doivent pouvoir bénéficier de tous les outils à leur disposition pour ce faire.
    Cette décision difficile, elle peut arriver à tout le monde, et elle est si dure. Merci à E. de faire partager son émotion avec nous!

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  27. Je sais que j'ai deux amies qui ont avorté. elles m'en ont déjà parlé, l'une d'elle avait dû aller à l'étranger. Elles m'en ont parlé une fois, et depuis je leur ai annoncé mes deux grossesses avec un pincement au coeur pour elles, qui attendent le bon "tout" pour leur tour.
    Ce que je veux dire, c'est qu'elles m'en ont parlé, mais juste une fois, dans la confidence, avec pour mot d'ordre de ne pas le répéter, de ne pas ébruiter cet épisode de leur vie.
    Avec de tels témoignages plus souvent, un peu partout, l'avortement rentrerait vraiment dans les moeurs, et les choses changeraient. Les femmes qui choisissent d'avorter seraient mieux accompagnées, et se remettraient peut-être plus vite de cette atroce souffrance que je n'ose imaginer.
    Chère E. je vous souhaite de retrouver bientôt votre coeur, car votre témoignage m'a serré le mien très fort.

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  28. Quel témoignage tres émouvant...je suis passée par cette épreuve il y a 13 ans, j'avais 20 ans....J'y pense parfois mais de moins en moins grâce a mes 2 loulous.
    Il faut du temps pour s'en remettre...bon courage a toi et ton compagnon

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  29. Ton message me fait mal, j'ai mal pour toi et la douleur que tu as ressenti se sent à travers ton témoignage. Merci de nus avoir raconté ce moment de ta vie. Les mots st faibles dans ces cas là mais courage à toi

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  30. Oh la ce témoignage me ramène quelques années en arrière.... C'est dur, c'est pesant, mais on fait le bon choix, enfin sur le moment on pense que non, mais avec le recul, tout passe mieux... Bon courage a toi, remets toi bien, tranquillement...

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  31. Comment certains osent utiliser le terme IVG "de confort"? Je ne l'ai pas vécu, mais quelles que soient les circonstances, je ne crois pas que ce soit confortable. On se sent tellement démunie en lisant un tel texte, je ne peux que reprendre les mots de Marie "quand je l'ai lu, chère E. j'ai eu envie de venir, de te serrer fort et de te dire que tu n'y pouvais rien". Courage, E., un jour il y aura...

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  32. Je suis bouleversée, chère E. pour tout ça, tout ce que tu as traversé. J'espère qu'avec le temps, des temps meilleurs viendront pour toi. (et bordel, "pas plus mal que des règles douloureuses", mon c*l ! Ma pauvre, j'ai souffert en lisant tes mots et ça ne m'a pas rappelé que de bons souvenirs).

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  33. le 12/02, alors que mon deuxième ferait ses 8 mois, j'ai découvert que mon stérilet s'était déplacé et que j'étais enceinte. Nous avons pris la décision d'une ivg. Cela fait 3 semaines maintenant. J'ai vécu 15 jours affreux psychologiquement et je pense qu'il me faudra beaucoup de temps pour m'en remettre. Merci Mme Veil de nous avoir laissé le choix! Et merci pour ce témoignage qui n'est que la réalité de l'épreuve.

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  34. Quel texte émouvant!
    J'ai tjs été pour l'avortement, j'ai tjs pensé que je le ferais sans hésiter s'il fallait..
    Et puis je suis tombée enceinte (de manière voulue) et j'ai pensé à mes convictions, et je me suis dit que ça aurait été tellement dur d'avorter, j'ai compris comme ça devait être diffcile, que c'était loin de n'être "qu'un oeuf" qu'on faisait partir.

    Bcp de courage à toi.

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  35. Je sais pas si j'ai bien faire de lire ce texte. Je pense déjà tellement à ça sans y être confronter que là il n'y a aucun doute, je n'aurais jamais le courage d'avorter si un jour je devais "choisir". Et je vous admire vous ces femmes qui avez réussi à faire ce "choix". Oui l'avortement est surement l'un des droits les plus importants que l'on ait donné aux femmes et en aucun cas il ne faut leur reprendre, mais pourquoi à chaque fois que l'on nous donne quelque chose, à nous "2ème sexe", il faut qu'on en souffre ?!

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  36. Je n'ai pas lu tous les commentaires, mais je t'ai lu en entier... Et j'en ai tout simplement les larmes aux yeux... je t'envoie tout mon soutien, en espérant que ton coeur te revienne un jour... Bonne chance!

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  37. J'ai vécu la même chose. Exactement la même chose, mot pour mot.
    J'ai vraiment eu le sentiment de perdre mon coeur pour toujours et ma joie de vivre avec.
    Mais il faut croire qu'il est revenu car j'attends aujourd'hui mon deuxième enfant, troisième si on compte celui que je ne connaitrais jamais.
    Il m'arrive parfois encore d'y penser et d'en pleurer mais rarement. Je vis ma vie de maman telle qu'elle s'est construite.
    A celles qui souffrent, je dis, votre vie de maman ne s'arrête pas là.

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  38. Témoignage bouleversant... Tout d'abord merci à Chère E. qui a eu le courage de partager son expérience et son ressenti, non seulement cela doit être difficile à vivre mais à en parler c'est encore autre chose ! Je n'ai jamais eu à vivre cela et j'espère comme toute femme ne jamais avoir à le vivre, il n'y a pas à être pour ou contre l'avortement, c'est un droit qui nous est donné suite à des femmes courageuses qui se sont battues pour. En lisant un des commentaires qui rappelle les moyens contraceptifs que nous avons, je dis un "oui" mitigé : bien sûr que la contraception est le meilleur moyen pour éviter d'avoir recours à une IVG, mais quand ladite contraception disfonctionne et que la situation ou peu importe la raison ne permet pas un accueil favorable pour "l'oeuf" (je cite), comment fait-on ? ...

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  39. Bonjour,
    Très beaux textes.
    C'est très dur d'être une femme parce que nous sommes parfois confrontées à ce choix. La raison dit non, le corps dit oui et on finit déchirée en deux, le corps émotionnel complètement en vrac.
    Il ne faut pas hésiter à se faire aider dans ces moments particuliers avec le bon thérapeute. C'est important.
    Avec toute ma compassion,
    Vi.

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  40. il faut du courage pour avorter et aussi pour en parler. j'ai longuement hésité pour ma 2e grossesse car non désirée sous contraception et le sentiment que cela me ligotait à un homme dont je doutais. finalement, je n'ai pas eu le courage d'avorter, et les yeux de ma fille dans les miens me disent que je n'aurai jamais pu me passer d'elle. beaucoup de courage à toi, je comprends ton chagrin.

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  41. Je suis moi aussi passée par là (avec des circonstances différentes mais ne le sont elles pas toutes ?)et j'y pense encore aujourd'hui épisodiquement car c'est quelque chose qui reste ancré en nous mais le bonheur d'avoir eu 2 enfants avec la bonne personne et au bon moment m'a permis non pas d'oublier mais de rendre le souvenir de cet instant un peu moins amer.
    Je ne peux donc que t'envoyer chère E. toute la tendresse et l'affection dont tu as besoin avec beaucoup d'amour aussi parce que c'est ce qui nous reste de plus précieux.
    Marine

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  42. Chère E., je ne peux que te soutenir, je ne peux qu'imaginer ta souffrance. Je peux toutefois t'envoyer de l'amour, de l'affection et du soutien. Courage.

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  43. C'est bizarre d'avoir ce point de vue là quand on a vécu la même chose mais sans en prendre la décision. Cet amour infini en si peu de temps. Cet accouchement, car oui ça en est un, soit disant très peu douloureux. Cet oeuf, mon enfant.

    Par bizarre j'entends là que je n'aurais pas cru me reconnaître dans ses mots. Chère E, tu n'oublieras jamais cet enfant, mais il aura une place particulière dans ton coeur qui, j'en suis sûre, sera capable d'aimer à nouveau. Plein de courage à toi.

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  44. E., ton texte est magnifiquement bien écrit, et très émouvant.
    Le chemin vers la maternité est parfois long et tortueux, et même quand l'envie d'avoir un enfant est là, quand la grossesse est désirée et "planifiée", ton histoire personnelle vient parfois te rattraper, et te faire douter, angoisser, te mener au bord de la folie, et te faire décider que finalement non, tu t'es trompée, tu ne peux pas...
    L'IVG est un droit fondamental de la femme, ça ne la rend en aucun cas plus légère, comme l'on si bien dit d'autres dans les commentaires plus haut.

    Bon courage, et bonne route à toi.

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  45. J'avais 21 ans, étudiante à l'étranger, personne ne le sait. Je n'ai pas hésité et pourtant des fois je me dis qu'aujourd'hui, il ou elle aurait presque 20 ans...
    Mais l'amour est là pour les 3 enfants que j'ai mis au monde depuis.
    Je suis sûre que ça reviendra pour toi, avec le temps.

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  46. Quel courage d'avoir su écrire les mots, merci à toi, chère E.
    Le droit à l'avortement est fondamental, mais en faire usage n'est pas facile pour autant.
    Comme d'autres l'ont écrit, les bouleversements intenses de la maternité, les remises en questions, les doutes profonds qu'on rencontre parfois en élevant un enfant qu'on a pourtant désiré, tout cela justifie, quand on n'est pas prête, de choisir de faire partir "l'oeuf".
    Je pense parfois à ma mère, qui a du faire ce choix à 23 ans. Je suis son aînée, c'est moi qui l'ai faite mère, pourtant je ne suis pas la première à m'être nichée dans son ventre. Elle n'en parle pratiquement jamais, pourtant je crois qu'elle y pense encore parfois, à l'âge qu'il/elle aurait si... sans regret, mais avec un pincement au coeur.

    Tu as fait le bon choix pour toi ; ça ne le rend pas facile et léger pour autant. Ton amour reviendra, mais il restera cette petite cicatrice, là, sur le coeur. ça semble improbable pour le moment mais avec le temps, on peut vivre et être heureuse avec des cicatrices sur le coeur.

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  47. J'ai fait le choix d'avorter à 18 ans quand je me suis retrouvée enceinte 'par erreur". C'était un vrai choix, le bon à ce moment là pour MOI, j'étais tout juste majeure, je n'en ai parlé à personne, j'ai fait les démarches administratives, supporter le gyneco qui m'a montré le bébé à l'echo, imposé la pilulle sous peine de ne pas m'avorter. C'était une anesthésie générale, un curetage...
    Ca m'a poursuivie pendant des années, une peine inconsolable, qui a influencé mes relations avec les hommes (pour le meilleur et pour le pire!!!)... mais qui m'a aussi rendue plus forte, plus fière, plus indépendante et au final qui m'a aussi permis d'être qui je suis aujourd'hui....
    Je me suis à nouveau trouvée enceinte à 22 ans... Pas l'ombre d'une hésitation : j'ai quitté le copain indélicat et avec qui je pouvais pas imaginer faire ma vie, j'ai rassuré mes parents inquiets de me voir mère célibataire sans emploi et j'ai vécu certainement l'une des plus belles périodes de ma vie : attendre ce bébé et garder dans mon coeur ce premier "enfant" absent comme celui qui m'aura permis de devenir mère!
    Aujourd'hui j'ai trois enfants dans les bras mais 4 dans le coeur...

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  48. Ce texte est réellement bouleversant :'( je suis en larmes devant mon ordinateur et je n'arrive pas à m'arrêter. Je n'ai jamais connu cette expérience et lire une telle détresse me conforte dans l'idée que non, quoi qu'il arrive, si je tombe enceinte même pendant mes études, je n'avorterai pas. Je t'apporte tout mon soutien E., je pense que tu iras mieux avec le temps.

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  49. Très émouvant ce texte !! Pour avoir vécu une IVG, je sais que c'est très dur !!! J'y pense encore, bien que cela remonte à 11 ans !! Il m'arrive de regretter ce geste, mais j'étais en terminal, et je ne pouvais pas le garder car aucune situation professionnelle !!

    Ensuite, ce qui m'a fait le plus regretté cette IVG, ce sont les 2 fausses-couches que j'ai faite lorsque enfin, bébé pouvait arriver. Je me disais que c'était ma punition.

    Les gens qui n'ont pas vécu les IVG, ne peuvent pas comprendre ce choix qui est très très dur !!! Pour ma part, je n'ai pas eu de soutien extérieur, et j'en souffre encore un peu.

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  50. Voici mon témoignage quelques jours avant de prendre ces fameux médicaments... c'était il y a 7 ans... et cela fait partie de mon histoire, de mon couple, de ma vie.
    "je suis enceinte de 6 semaines, une grossesse tellement désirée depuis toujours. tellement envie d'être une maman, tellement envie de sentir en moi ce petit bout de moi et de l'être aimé...

    Malheureusement, il se fait que cette grossesse arrive au seul (je l'espere) moment de ma vie ou je ne peux pas accueillir cet enfant.

    une belle histoire de 2 ames petites soeur, qui se cotoyent depuis de années, qui se cherchent sans se rendre compte qu'elles sont là, juste l'une a côté de l'autre... et voilà qu'elles se trouvent et se rendent compte que c'est probablement pour la vie.

    mais rapidement, on se rend compte qu'il faut faire fasse à beaucoup d'épreuves difficiles pour être heureux à deux, et apres les premiers rapports, on se rend compte qu'on risque d'être 3.

    Etre 3 alors qu'on n'a pas encore eu l'occasion d'être vraiment 2...

    j'ai décidé, nous avons décidé de mettre un terme à cette grossesse afin de privilégier les débuts d'une histoire intemporelle...en imaginant que nous aurons d'autres chances d'être parents ensemble.

    Placer un couple avant la vie de cet embryon...

    je dois prendre les premiers médicaments demain matin, à 9 heures, ceux qui vont stopper l'évolution de l'embryon, qui vont mettre un terme à cette grossesse.

    Là j'ai peur, peur de ne pas faire le bon choix, peur de m'en vouloir toute ma vie, peur de ne pas oser regarder mes futurs enfants dans les yeux."

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    1. Bonjour,
      J'ai vécu une histoire similaire à la tienne,
      Sauf que pour moi c'était des fausses couches...
      Je me disais que la vie était injuste car j'avais toujours fais attention niveau contraception,
      La dernière de mes fausses couhes s' est transformée en curtage avec perforation de l'utérus et du col de l'utérus,
      Si mon gynécologue n'avait pas levé ma cicatrice utérine, je n'aurais jamais eu d'enfants.
      Aujourd'hui, je suis maman d'un garçon de 4 ans et d'une fille de 2 ans.
      Mon coeur était brisé et vide et l'est encore aujourd'hui car j'ai eu 2 merveilleux enfants mais je viens de perdre ma maman. ...
      La vie est profondément injuste et ironique.... :'(

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    2. ce n'est que mon humble avis mais je pense qu'on ne regrette jamais d'avoir eu un enfant, même s'il n'était pas attendu, mais fait malgré tout dans l'amour, un enfant c'est toujours un don, meme si parfois plus qu'inattendu...
      Alors qu'une ivg volontaire, effectivement, il y a un risque de le regretter, et le geste est irremédiable.
      Nous n'avons pas à juger votre choix et aujourd'hui, la loi fait que la décision vous appartient... Mais sachez que vous pouvez etre accompagnée dans cette grossesse non désirée, comme dans un avortement difficile.
      Bon courage!

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  51. Mais pourquoi ?? Pourquoi choisir de vivre ce drame, cette histoire si bouleversante ? Pourquoi ne pas choisir ce qui te prend aux tripes ? Je ne comprends pas pourquoi c'est malgré tout le boulot, la carrière, la société, le "on n'a pas le choix" qui prennent le dessus. Pourquoi ne pas faire un choix qui te laisse sereine et avec un coeur en paix ?
    Cela me rend triste pour toi, j'aurais aimé pouvoir t'aider. Bon courage

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    1. Je suis d'accord. Je ne doute absolument pas de la peine de la jeune femme qui raconte son histoire, mais alors, pourquoi s'infliger un tel déchirement ? Pourquoi ne pas remettre en question le choix d'avorter ? Pour le papa, peut-être… peut-être parce que E. était malgré tout convaincue que c'était "la meilleure chose à faire" ?
      N'ayant pas connu ce dilemme, je n'arrive pas à me projeter… E., je te souhaite de retrouver le goût de vivre et d'aimer. Et j'espère que la vie t'offrira d'autres occasions de fonder une famille, si tu en as de nouveau envie.

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  53. Très beau texte, comme le soulignent les nombreux commentaires. Je me retrouve dans les propos de certaines : je suis une fervente partisane de l'avortement ...mais le jour où on se retrouve confrontée personnellement à une telle situation, ça doit être si difficile de prendre LA décision, de poursuivre ou non la grossesse. J'ai eu la chance de ne pas connaître cette situation, mon mari et moi étant tombés tout de suite d'accord pour garder ce bébé surprise, après avoir découvert que j'étais à nouveau enceinte, 10 mois après mon 1er accouchement (et munie d'un stérilet !) D'ailleurs, je profite de ce message pour glisser à Marie une idée de billet dédiée aux mamans, à leur contraception (ou aux loupés de leur contraception).

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  54. ce texte est criant de vérité, étant passer par là je me retrouve dans ce texte.
    Dur de ne pas penser chaque année a mon petit bébé que j'ai du faire enlever, aujourd'hui je suis enceinte de 5mois je profite au mieux de cette grossesse sans cesser d'oublier qu'il y a deux ans déjà j'ai subit cette IVG mais parfois malheureusement des choix sont a faire même si parfois on peut en venir a le regretter.
    Ne jamais juger une femme sur ce choix, est important car on ne connais pas sont histoire, son présent son passé et ses raisons.
    Florence

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  55. Je comprend votre peine E. et vous souhaite d'accepter sereinement votre décision (si vous l'avez prise vous deviez avoir raison, et surtout elle n'appartient qu'à vous).
    Je voudrais préciser quelque chose d'important. Je suis médecin, et j'ai également eu une IVG il y a quelques mois.
    Une IVG peut etre quasi indolore et surtout DEVRAIT l'être... je suis désolée pour vous que ça ne ce soit pas passé comme ça. Mon IVG était indolore (méthode instrumentale sous anesthésie locale) et je veux croire que c'est le cas le plus fréquent (mais du coup moins souvent raconté).
    D'autre part la souffrance psychique est évidemment variable et là aussi, on peut avoir une IVG et bien le vivre!

    Voila je voulais juste rassurer les personnes qui ont lu votre beau texte et amener un autre éclairange pour ne pas dramatiser l'IVG.

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    1. mais c'est pas une question de douleur physique, c'est une question de femme qui sait au fond d'elle-même qu'elle a dit non à son bébé, parce qu'elle a des raisons plus fortes. Et la blessure reste. Ce n'est pas une appendicite ! C'est un avortement !
      Moi, personnellement, je déteste Simone Weil.
      Plutôt que d'aider les femmes à avorter, ce qui d'un côté les libère et de l'autre côté les détruit, elle aurait pu trouver une solution plus intelligente et plus humaine, comme accompagner les femmes jusqu'à leur accouchement avec assurance qu'on va s'occuper de leur bébé après. Il y a tellement de femmes qui ne peuvent pas avoir de bébé ! Libérée d'un côté, mais pas détruite, la vie que notre ventre et notre cœur peuvent donner, est donnée. Et on repart "en paix", en tous cas, pas abîmée comme après un avortement.
      C'est tellement malheureux que les femmes n'aient que ce choix ! Il y a tellement d'autres solutions ! Il y aurait d'autres solutions si mme Weil l'avait voulu !
      Une de mes amies ne pouvait pas garder son bébé, mais elle ne pouvait pas avorter... Je lui ai proposé de l'adopter. Il se trouve qu'elle l'a perdu... Mais on pourrait pas faire ça ?
      Sans compter que d'ici l'accouchement, BIEN DES CHOSES PEUVENT S'ARRANGER et finalement, 6 mois après, CE N'EST PLUS LA PEINE D'AVORTER !!!!

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    2. Ok, mais pense aussi ce qu'une femme qui décide d'abandonner son enfant à la naissance (et c'est un choix qui existe) doit supporter le regard des autres, famille, amis, collègues, qui l'ont vu enceinte et puis sans enfant... elle devra vivre avec cette étiquette, celle qui a abandonné son enfant! c'est encore plus tabou que l'ivg! et peut être même plus dur à vivre : le sentir bouger,le mettre au monde, le voir et l'entendre, puis le laisser, et supporter le jugement de la société...

      Bravo à E. pour son témoignage courageux, qui fait comprendre que l'ivg n'est pas un acte anodin et qu'on en sort marquée.

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  56. courage à toi et que la vie t'apporte d'autres enfants et beaucoup dr bonheur!

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  57. Pour moi ça fait 2 mois. 2 mois que j'ai subi cet avortement. Un bébé stérilet alors que mon compagnon vient de perdre son emploi. Nous avons déjà 2 filles âgées de moins de 2 ans (la deuxième est un bébé pilule). Et j'ai des soucis de santé. Alors ce n'est pas possible. Pas possible d'accueillir maintenant un autre bébé.
    Depuis 2 mois je pleure, je me sens vide, j'ai l'impression qu'on me l'a arraché. Je l'aimais ce bébé moi, mon cœur le voulait même si ma tête savait que ce n'était pas le moment.
    Merci pour ces mots si justes.

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  60. courage, l'amour reviendra forcément et encore plus fort

    j'ai du faire ce choix aussi à 19 ans, encore étudiante. on a beau tout savoir sur la contraception....

    IVG chimique comme toi, j'ai eu la chance de ne pas souffrir physiquement. Pour moi les "règles un peu plus fortes" se sont révélées exactes.
    Mais le deuil à l'intérieur il était là. Pas sur le moment, car c'était la trouille la plus forte.
    Mais après.
    Après l'urgence d'en avoir un "vrai" bien à moi.


    et là mon deuxième est né il y a une semaine...


    et pour répondre au commentaire précédent : c'est déchirant d'avorter alors abandonner un bébé vivant ?!!!
    Comment on peut se remettre de ça ?!
    vous êtes vraiment pas câblés comme moi les anti-IVG

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    1. pour moi c'est évident que éliminer mon bébé est bien pire que de le confier à quelqu'un d'autre ! Je ne le tue pas à l'intérieur de moi-même !
      et puis les gens oublient toutes les forces et les ressources que les bébés eux mêmes apportent en naissant !!! L'amour, vous connaissez ça l'amour ? L'amour déplace des montagnes. Les solutions arrivent d'elles-mêmes, il faut avoir confiance même quand la vie semble pourrie. Et puis il y a tout pleins de gens tout près à aider les femmes qui ne veulent pas avorter (évidemment il ne faut pas aller au planning familial). Allez voir les assoc, les paroisses, la grand tante, bref, il y a possibilité de garder son bébé, et toutes les difficultés pour l'élever ne seront rien en comparaison de la douleur de l'avortement... Pauvres mamans qui avez avorté, vous avez toute ma tendresse, on ne vous a pas aidées comme il fallait.

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    2. Ma mère a été abandonnée à la naissance et même si aujourd'hui elle a pu panser certaines blessures grâce à la naissance de mon frère et moi, et bien elle gardera toujours une grande souffrance. Je me souviens comme elle a pleuré le jour où elle a découvert que sa mère avait signé les papiers d'abandon 30mn après l'accouchement...

      Ce n'est pas "mieux" de mener une grossesse à terme et de mettre son enfant à l'adoption, c'est juste un choix différent, ça ne regarde que la femme qui prend cette décision. J'ai avorté il y a deux ans, pour tout un tas de raisons. Aujourd'hui je suis enceinte de 4 mois et malgré la joie que cet évènement représente, j'aurais toujours de l'amour, et une blessure, en pensant à ce premier petit bout de nous qui n'a jamais vu le jour. Je trouve ça vraiment blessant que tu demande si on connaît l'amour. Tu imagines que nous sommes dépourvues de coeur et que nous arrêtons ce début de vie froidement ?

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  62. Les propos au dessus me hérissent. L'IVG serait donc si monstrueux qu'il faudrait préférer mener la grossesse à terme, sentir cet enfant grandir, bouger pour finalement l'abandonner à des inconnus ?

    Le faire adopter serait donc LA solution.
    Si facile apparemment.

    Mais ...

    Avez vous été abandonnée ? Puis adoptée ?
    Savez vous ce que ça fait ?
    Réellement ?
    Toute sa vie se demander pourquoi. Pourquoi nous. N'étions nous pas assez parfaite ? Ne méritions nous pas l'amour de cette mère pour qu'elle décide alors de nous laisser ? De continuer sa vie sans nous ?
    Et qui sommes nous ? A qui ressemblons nous ?
    Cette femme dans ce magasin ? Ca pourrait être elle ? Et mon père ? savait il ? lui aussi m'a abandonnée ? où étais-je si gênante que j'en suis devenue un vilain secret ?
    Cet homme qui me séduit, pourrait il être en fait mon frère ou mon cousin sans même qu'on ne le sache ?
    Mes antécédents familiaux ? comment dire Docteur ... je n'en ai aucune idée ... je peux être sujette à toutes les maladies héréditaires ... mes enfants aussi donc ... je sais je sais ...

    Non, vraiment, je doute que vous sachiez.

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    1. Vaudrait-il mieux ne pas vivre?

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  63. Je me suis permis de supprimer quelques commentaires.
    Ceux qui jugent.

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    1. Je découvre avec grand plaisir et intérêt votre blog, qui publie plusieurs textes bouleversants, comme celui-ci. Mais j'avoue que je m'interroge un peu sur cette "sélection du dicible" (c'est exactement ce qui fonde les dérives du "politiquement correct"), et sur la primauté donnée à la seule réponse empathique. Nul ne peut juger, en effet, mais on peut peut-être réfléchir à ce qu'est la relation entre une maman et son "oeuf" (!), à ce qui fait que cet "oeuf" peut être ou non considéré comme une personne, au poids du pouvoir conféré à la femme qui peut interrompre une vie.
      Et si vraiment le débat sur cet "oeuf qui n'en est pas un" est tabou, s'interroger au moins sur ce que signifie être fidèle à un amour, ou tout simplement à soi-même, à sa vérité intime. Je suis frappée par le nombre de commentaires qui proclament en substance: "move on!", comme si c'était là l'injonction éthique ultime.

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  64. Comment peut-on porter un quelconque jugement sur cette situation ? Comment avoir un avis aussi tranché sur quelque chose qu'on n'a pas vécu soi-même ? Il n'y a pas à être pour ou contre l'avortement. Ca existe, c'est un droit pour lequel nos ainées se sont battues.
    Comment ne pas être émue par ce témoignage, comment ne pas se demander comment on aurait vécu la même situation ?
    Il n'y a pas de solution unique, chacune cherche sa solution le moment venu, celle qui sera la meilleure et la moins douloureuse pour elle-même ...
    Je vous souhaite plein de bonnes choses pour votre vie à venir, et dites vous bien que vous avez certainement pris la décision qui était la meilleure pour vous et ce petit être en devenir à ce moment de votre vie.
    Amicalement,
    Elodie

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  65. on ne doit pas juger le choix des autres, l'avortement est un droit acquis par les femmes,
    l'avortement je suis contre MAIS SEULEMENT EN CE QUI ME CONCERNE...je crois que je n'aurais pas eu le courage de le faire (même quand il y avait suspicion de trisomie chez mon fils, je n'est pas pu envisager d'interrompre cette grossesse) - j'ai vécu de nombreuses fausses couches, ce qui est différent et certainement bien moins difficile à vivre car je n'ai pris là aucune décision.
    Toutes mes pensées, prenez soin de vous.

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  66. Bonjour, ce témoignage est bouleversant. Je lis votre blog depuis plusieurs mois et je le trouve vraiment excellent, bien écrit, intéressant, drôle... Alors je me permets un premier commentaire aujourd'hui pour dire que je trouve dommage que vous ne laissiez pas s'exprimer les personnes qui sont contre ou qui ont des réticences envers l'avortement tel qu'il est pratiqué aujourd'hui. Ce n'est pas parce qu'il est légal que c'est une chose dont on doit se réjouir, on peut être "contre" sans être extrémiste et sans juger les femmes qui y ont recours. Personnellement je trouve qu'il devrait être réservé à des situations de détresse exceptionnelle et ne devrait pas être banalisé comme il l'est aujourd'hui. Je trouve très curieux que les gens soient choqués par un tel point de vue

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    1. Les témoignages que je me suis permis de supprimer n'était ni doux ni "normaux" et jugeaient de manière très dure le geste de la lectrice (qui, entre nous, n'avait pas besoin de ça en plus).
      Evidemment je respecte le fait qu'on soit contre (même si j'avoue ne pas toujours comprendre) et j'aurais laissé des commentaires allant en ce sens s'ils n'avaient pas été durs et indélicats.

      Voilou ;)

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  67. Non, désolée, j'ai beau y réfléchir, je ne comprends pas. En quoi y était-elle contrainte? On peut sans problème mener sa carrière et élever un enfant. Avec ou sans son géniteur. Si elle avait été dans une situation grave j'aurais compris. Par convenance Ca n'est pas le texte de loi et je ne comprends pas. Ça fait surtout mal au cœur. C'est du gâchis a mon sens. C'est si difficile d'avoir des enfants, de les avoir en bonne santé, si en plus on peut les aimer et subvenir à leurs besoin... Mais si psychologiquement elle avait un tel blocage pour en arriver à cet extrémité là. C'est sa décision même si je ne la comprends pas. Et à côté de ça il y a d s débiles qui mettent leur enfant au monde pour les frapper et les détruire.
    Vous savez Marie, on n'est pas toujours pro ou anti ivg. Parfois c'est inévitable, mais souvent ça ne l'est pas. Ca me peine beaucoup.

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  68. J'ai vécu la même chose ...
    Une grossesse de 16 semaines ... bizarrement, je le sentais déjà en moi sans savoir que j'étais enceinte.
    Et puis deux tests, une prise de sang l'a confirmé.
    Avec un petit ami qui a dix ans de plus que moi, lui 30ans , moi 20 ... on a décidé d'avorter. Ce qui n'était possible qu'en Espagne. Le coût s'élevait à 780 euros. J'ai supplié l'hopital pour avoir une réduction ... et Dieu merci je l'ai eu. J'ai même demander de l'aide à une association et encore Dieu merci .. je l'ai eu. Alors, il nous restait une somme plus abordable à payer.
    Contre tout attentes, mon copain me demande de payer le reste, comme quoi, il avait des difficultés financières. Tout en sachant que j'ai un petit contrat étudiant, j'ai mon loyer et mes autres charges, j'ai payer le reste quitte à avoir toutes mes factures impayées, pas d'argents pour manger etc.
    Tous c'est bien passé ... physiquement. Mais mentalement, je ne pense pas.
    Là, mon copain ne me parles plus, j'ai plus d'argent, je mange une fois par jour, et pour aller travailler, je marche pendant 2heures car je peux pas prendre le bus ou le metro avec tous les controleurs.
    Et tout les jours, on me demande si je vais bien et je réponds .. oui en souriant.
    Alors que tout les jours ... mon bébé me manque. Je regrette ce que j'ai fait .. et si c'était à refaire, je ferai autrement.
    J'aurai en parler à mes parents et on aurait trouver un moyen ... j'ai pris une fausse decison, une décision qui n'était pas la mienne.
    Aujourd'hui, je pleure cet enfant que j'aimais tellement. Et je ne souhaite à aucune autre femme de vivre ça.

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