5 janv. 2013

C'est peut être un détail...

Je ne suis pas vendeuse.
Je ne sais pas me vendre, je ne marchande jamais en brocante parce que je trouve que c'est tellement peu cher que ça serait arnaquer les gens.

Je ne râle jamais au restaurant.
Je ne discute pas les prix.
Si je décide de me payer quelque chose, je ne tente pas de négocier.
Je suis comme ça.

Pour mon livre, c'est un peu pareil en fait.
Lorsqu'on m'a demandé si je voulais faire envoyer ce livre à des blogueuses ou des blogueurs, ou à des gens suceptibles d'en parler, ça m'a un peu dérangé. J'ai préféré l'envoyer à des gens qui comptaient, des blogueurs que je lis et que j'apprécie, des gens qui ont pris le temps, depuis le temps, de me soutenir, de me faire rire, d'être présents, tout simplement.

De la même manière, j'ai du mal à placer ce livre partout où je vais.
Le Mâle me dit que je suis un boulet, que je passe une minute sur France 4 et que je suis tellement nouille que je ne parle pas du livre.
Je n'y ai même pas pensé (tellement stressée à l'idée qu'un nain débarque derrière l'écran - c'était via Skype- et dise un truc ruineur de réputation genre "caca fesse").

Et puis après je me dis, peu importe, j'ai la prétention de penser que vous aimerez ce livre parce que j'y ai mis un peu de tout ce que je suis et qu'il n'y a pas besoin d'en faire tout un foin, d'en faire de la publicité à outrance.

Parce que ce livre ce n'est qu'un détail.

Même si pour moi, cela signifie tellement de choses...
Oui, on peut dire hiiiiiiiiiiiiiiii (et pré-commander, pour ceux qui le souhaitent)


Quand j'y repense...

Il y a quelques mois, on me téléphonait pour me proposer de mettre un peu d'ordre dans mes chroniques afin de les publier.

Je débarquais les cheveux trempés (oui, c'est Paris sans parapluie) aux éditions du Chêne, telle une pouilleuse éberluée.

Il y a quelques mois, j'avais les fesses posées dans un bureau blindé de bouquins devant une vraie éditrice (oui je suis impressionnable quand il s'agit de livres) et je me disais "purée, c'est pas possible, j'y suis".

Il y a quelques mois, on me disait "mais non, Marie, pas besoin de virer le mot nain, c'est vous ce mot".

Il y a quelques mois, je signais un morceau de papier que j'avais passé près de 20 ans à imaginer, et je me disais qu'il n'y avait pas de hasard.

Et dans quelques jours, le 16 janvier pour être plus précise, si tout va bien, sortira donc un joli livre.
Dans quelques jours je pourrai me dire que j'ai fait ce dont j'avais toujours rêvé.

Alors bien sur, ce n'est pas un roman intelligent, bien sur ce n'est pas un essai philosophique sur le "devenir parent". Ce n'est "pas du Camus" (dirait Mamie Chéwie).
Non.


Mais dans ces quelques pages j'espère que vous pourrez retrouver ce qui vous a amené ici en premier lieu.
Du rire, du vrai, de la tendresse et de l'agacement, des moments de vie et des instants de craquage, du nain, du parent et de ce que nous sommes.

J'ai presque tout repris, tout réécris parce que le blog est destiné à être blog et qu'un livre, c'est autre chose. Et puis vous qui aviez (presque) tout lu, je n'allais tout de même pas vous faire acheter le blog relié...

J'ai pris du temps, j'ai confié les nains au Mâle pour pouvoir écrire, j'ai rechigné et j'ai recoupé, j'ai essuyé les critiques et les "c'est bien trop long".


Et il y a les illustrations, de Chloé, que vous aurez plaisir à découvrir, parce qu'elles existent à part entières, qu'elles ne sont pas là pour décorer, qu'elles font partie du rire, partie des mots.
Et il y a les photos d'Antoine, que nous avons du parfois retoucher, pour cause de petit tracas avec notre cher empire Playmobil® qui ne voulait pas voir apparaître de petits bonshommes.


Voilà, un petit mot sur ce livre qui me tenait tant à coeur, que j'ai hâte d'avoir devant moi parce qu'il est le fruit de quelques années d'écriture, de ma parentalité et de ce que je suis.
Comme un aboutissement, comme un "c'est fait".

On continue d'avancer.

J'espère en tout cas qu'il vous plaira, j'y ai sincèrement mis du coeur et du temps, du rire (et même des larmes), des heures de sieste et des soirées sans série.

Et même si je ne pourrai pas écrire de petits mots dans chacun de ceux que vous aurez, je tiens à vous remercier pour votre présence et vos encouragements, parce que j'ai failli mille fois abandonner, parce que j'ai douté et parce que je sais aussi que nous sommes des milliers à mériter cette place sur un présentoir.

Merci donc à vous tous qui me lisez, merci parce qu'au delà du livre, au delà de cet écran, vous comptez, il vous aurait suffit de voir ma tête et mes yeux embués en lisant vos commentaires à la naissance de ma petite dernière pour vous le prouver.



Et merveilleuse année 2013 à vous, qu'elle soit riche en sourires, en sommeil (on peut rêver), en petites mains qui se serrent autour de vos doigts, en bains qui débordent et en couettes qui s'enroulent, en toboggans et en balançoires, en heures de voiture à craquer, en trottinettes et en circuit de train à construire à genoux sur le plancher.
Une belle année à ceux qui attendent ces moments-là, une belle année à ceux qui râlent mais qui n'échangeraient leur place pour rien au monde, une belle année à nous qui tentons d'avancer avec le sourire. Autant que possible.


PS du Mâle : même si Marie n'est pas vendeuse, j'ai tout de même mis le lien de son livre dans la colonne de gauche. C'est pas tout ça, mais on a un mini-bus à acheter (bon, au moins un nouveau siège auto alors...ou alors une jeune fille au pair suédoise à engager).

PS de Marie: hors de question que la jeune fille au pair soit jeune/fille et suédoise.


31 déc. 2012

Elle

Est arrivée avec trois jolies semaines d'avance.

Est manifestement un joli hibou.

Est notre petite numéro 4.

Dort avec une petite moue et toujours en journée.

Leur ressemble et puis finalement ne leur ressemble pas.

Est encore une autre.

Est ma fille,notre fille, leur sœur, la "petite dernière".

Est contre moi.

Et il n'y a vraiment rien de plus doux.

Merci à tous pour vos messages ici et ailleurs, pour vos petits mots et adorables attentions.

Le Mâle et les trois rigolos sont heureux et fiers de prononcer son prénom (et ravis des cadeaux aux ainés - sauf le Mâle)

Et voilà, en une soirée, la vie nous donne celle qui fait de nous une autre famille.

Arrivée pile à l'heure de lever du soleil comme pour nous dire que son prénom était le bon.

Arrivée avec ce regard qui sait et à tout à apprendre.

Nous sommes six.

Et voilà probablement ce sentiment d'être au complet.

Pour de vrai...

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