18 oct. 2012

Gaston, le petit garçon qui n'arrêtait pas de poser des questions

A vous qui craquez sous les Pourquoiiiii incessants...

A vous qui ne savez pas toujours comment répondre à certains pourquoi??? (et à certains "Comment?" d'ailleurs).




Je ne peux que vous conseiller de lire le nouveau test du nain, en ligne chez Avis de Mamans.


17 oct. 2012

Le coaching sexuel de Vanessa Lope (épisode 3)


Avant de laisser la parole à Vanessa, je prends quelques instants pour vous présenter son avatar, plutôt réaliste et conforme à la réalité (évidemment) réalisé par mon cher ami Papacube.
Placée dans la colonne de gauche, ce petit dessin fort ressemblant vous permettra désormais de retrouver chaque prise de parole de votre coach préférée de manière automatique. Voilà, je m’éclipse et vous laisse en compagnie de celle qui saura, mieux que moi, répondre à vos questions, j’ai nommé Vanessa Lope.








Bonjour à tous et toutes…
J'espère que tout va bien, côté sexe et côté couple, côté "on passe du temps ensemble" et surtout que vous déculpabilisez pour tout (ou presque).
Je reviens cette semaine histoire de papoter un peu, parce que j'ai reçu quelques mails et qu'il faut quand même que je bosse un peu!

Voilà ci-contre mon petit avatar réalisé par l'exquis Papacube, vous remarquerez qu'il a eu la décence de me vêtir, huhuhuhuhu...


Bon, trêve de bavardages, cette semaine, intéressons-nous aux deux questions reçues par mail :


« J’ai accouché il y a 3 mois maintenant et j’ai du mal à retrouver mon corps et mon conjoint. Lorsque nous faisons l’amour, ça finit par être agréable mais j’avoue avoir du mal à m’y coller et à me détendre. Parfois je me dis que je devrais lui en parler mais je ne saurais même pas quoi dire en fait. Le seul conseil qu’on me donne c’est que l’appétit vient en mangeant, super non ? Des pistes pour y venir progressivement? ».


Trois mois c’est long.
Trois mois c’est court.
Trois mois c’est à peine le temps d’un congé maternité, c’est parfois le temps qu’il faut à un super gentil nain pour faire ses premières nuits.
Trois mois, c’est encore des kilos en trop (bien souvent) et du sommeil en moins.
Trois mois c’est du temps qui a filé (mais pas tant que ça). Evidemment, vous avez du mal à vous « y coller », et évidemment, vous voyez ça comme une obligation. Vous devez d’ailleurs compter les jours, vous dire « tiens, ça fait 10 jours (ou 15, ou plus), il va falloir le faire ». Parce que rien ne semble entraver une soirée sexe (vous dormez un peu mieux, vous avez un peu récupérer) et qu’il en a envie. Et que vous aimeriez bien en avoir envie aussi, histoire que tout redevienne comme avant.

J'en avais parlé dans mon précédent coaching, Combien de temps. Parce qu'il faut du temps, effectivement.
Pendant ce temps là, l'un des deux a souvent plus envie que l'autre (et c'est souvent lui, bien sur, qui n'a pas accouché, héhéhé) et du coup, la fois où vous vous décidez à passer une soirée sensuelle, c'est vite fait, c'est vite fini et ça vous laisse comme une impression de bâclée et de "bof, la prochaine fois, je prends un bon bouquin". Dommage.
Pour tous les deux.
Les quickie's (petit coup rapide, pour parler crûment) doivent devenir vos meilleurs amis, certes, parce que votre quotidien s'y prête, mais pas systématiquement. Même si c'est pratique, même si c'est toujours plaisant, il faut aussi prendre son temps.

Alors le temps...heu...comment dire...je sais que vous n'en avez pas.
Donc, il faut le prendre. Même si c'est peu, même si ce n'est pas à la hauteur de ce que vous pouvez lire dans les magazines (débiles) féminins  remplis de "Jules", "orgasme" et de "comment le rendre fou de désir".
Nous n'en sommes pas là...

Ne vous mettez pas la pression.
Pas la peine non plus de planifier.
Ne collez pas les enfants chez les grands parents en vous disant "c'est pour ce soir". Inutile d'investir non plus dans de la lingerie dans laquelle vous ne vous sentirez pas à l'aise. Vous n'avez pas besoin de ça.

Se retrouver, prendre son temps, c'est autre chose.
Je l'ai dit, ça passe déjà par le quotidien. C'est écouter l'autre, c'est lui parler, c'est se parler
C'est apprendre à se faire des compliments l'un à l'autre.
C'est du petit rien qui donne envie de plus.
Qui donne envie de se laisser aller plutôt que de penser à la liste de courses, qui donne envie de rendre un baiser plutôt que de détourner la tête parce qu'on pense au planning du lendemain.

Au delà du sexe à proprement parler, c'est un couple qu'il faut ré apprivoiser.
Massages, oui.
Câlins, oui.

Mais surtout tendresse et grandes discussions au lit. Parce que si on s'y sent bien, on a envie d'y rester (et d'y retourner).




« Depuis que je suis enceinte, mon homme ne me touche plus. Du tout. Comme si je le dégoûtais. Je ne vous cache pas que MOI j’ai envie. Souvent, très souvent. Et que, du coup, je me sens nulle, moche et que je lui en veux ».

Ah, voilà un cas plus rare mais qui existe…et oui, même si ce sont souvent les femmes qui se plaignent d’un manque de libido, il existe également le cas contraire, avec des hommes qui n’ont plus envie du tout ou qui ont peur de faire du mal au bébé.
En faisant quelques appels à témoins, j’ai réussi à obtenir des raisons différentes à ces blocages masculins :

- La peur de faire du mal au bébé, donc, j’en parlais, avec cette angoisse de provoquer une fausse couche.

- Le sentiment de n’être plus seul mais d’être observé (et de près s’il vous plaît) par un petit être…

- L’impression de ne plus avoir sa « femme » avec soi mais une entité double, une mère ET son enfant.

Gloups, ça ne fait pas rire.
Ce qui rassure, c’est de se dire que nous ne sommes pas les seules à avoir des blocages, des baisses de désir voire du dégoût à certains moments de notre vie.


Fondamentalement, ce n’est pas grave. C’est humain même.
L’essentiel, c’est (encore une fois) de réussir à le verbaliser et à en parler.

Que votre conjoint ne veuille pas vous blesser, ou blesser votre bébé, c’est tout à son honneur J !
Dans un cas comme celui-ci, il faut veiller à ce qu’il comprenne que ni vous, ni le bébé ne risquez rien, emmenez-le donc à un rendez-vous gynéco pour qu’un spécialiste le lui dise s’il n’a pas toute confiance en vous.

De la même façon, l’entretien chez la sage-femme du 4ème mois peut être un moment idéal pour aborder tout souci de libido devant une professionnelle qui ne vous jugera pas. Elle saura expliquer au papa et trouver éventuellement une solution pratique pour vous deux.

En effet, si c’est votre ventre qui le gêne (psychologiquement), il existe des positions dans lequel on ne l’a pas en gros plan. De la même façon, il existe d’autres moyens de prendre du plaisir (même seule d’ailleurs), je ne vous fait pas de dessin !


Cela dit, je serai ravie d’avoir un point de vue de papa sur la question. J’imagine à quel point ça doit être douloureux pour vous, qui avez envie, qui sentez votre corps changer, de ne pas voir dans les yeux de votre conjoint du désir brûlant et des envies soudaines.
Encore une fois, ce n’est pas parce qu’il y a un chapitre de témoignages « ce qui les rendent fous chez vous, enceinte » que c’est comme ça chez tout le monde.
Si la majorité des hommes trouvent que des seins qui s’alourdissent et une silhouette qui s’arrondit est très sexy, très féminin, pourquoi certains n’auraient-ils pas le droit de trouver ça angoissant, stressant et même peu joli ?

Sans parler des hormones, de notre caractère qui fluctue et de nos émotions qui prennent parfois le dessus, des coups de pieds du bébé qui peuvent déranger et de ces séances d’haptonomie où on répète au papa que le bébé ressent TOUT.

Alors oui, le papa a le droit de ne plus avoir envie.
Ce n’est ni contre vous, ni contre votre enfant. Normalement, ce nain, vous avez choisi de le faire à deux et il va en falloir du courage et des nuits blanches pour l’assumer. Ce n’est donc pas une petite grossesse et une baisse de la libido qui va ruiner votre couple. Hein ?
Non. Vraiment pas.

Pour moi, il faut faire exactement ce que vous aimeriez qu’IL fasse dans le cas contraire.
Parler, expliquer et dire franchement ce qui ne va pas.

Puis, être patiente et accepter que lui aussi, soit touché, se questionne, s’angoisse et ressente à sa manière cette grossesse qui se déroule en nous.

Evidemment, il y a ceux qui iront voir ailleurs mais je ne pense pas qu’il faille tout de suite se braquer et songer au pire. Si ça dégénère tout de suite, c’est probablement qu’il y avait des soucis d’ordre sexuel dans le couple auparavant.

Dans un couple dit « normal », on a le droit, d’un côté comme de l’autre, de ne pas avoir envie de sexe. Ce qui n’empêche pas le reste, la tendresse et les caresses, la compréhension et le « ça ira mieux après ». Encore une fois, même si vous vous sentez rejetée, essayez de le comprendre et d’entendre ce qu’il a à vous dire. Ne prenez pas tout contre vous, mais tentez de voir ce que cela remue en lui.



Je vous invite également à lire l'excellent Opus des 9 blogueurs sur le sujet (avec un kama sutra des meilleures positions enceintes :))


Je vous laisse me poser vos prochaines questions en commentaires (ou en privé par le biais d’un petit mail adressé à mamanstestent@ gmail.com).
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