28 sept. 2012

Il me manque quelqu'un - Une BD, mais pas que

Il y a des gens qui ont du cran, du courage et du talent.
Il y a des gens qui vont jusqu'au bout de leur projet, peu importe le temps, peu importe ce que ça donnera.

Je suis épatée.

Juliette Merris est de ceux-là.

Juliette, pour ceux qui ne la connaissent pas, est l'auteur du blog Je veux un bébé.
Elle est également celle qui lançait, il y a plus d'un an et pour mon plus grand plaisir, le meeting régulier de blogueurs chouettes autour de la maternité et de la grossesse : 9 blogueurs racontent 9 mois.

Juliette, donc, a écrit une bande dessinée.
Sur son blog, tout d'abord.
Et puis comme le virtuel, ça va bien un temps, elle a décidé de passer au réel.
De voir enfin sur papier tout ce qui avait été pensé, dessiné, dit et vécu.

En vrai, donc, ça donne ça :



Et dedans, il y a des essais bébés et des tentatives d'amadouer du Mâle,
il y a des +++ et des moments de doutes, des angoisses et des "papillons dans le ventre".
Il y a de la nausée et de la DPA, un peu de tout ce qui fait une grossesse, du glamour et du vrai, du réel et du  vécu.

Je me suis permis de vous mettre quelques extraits que j'aime beaucoup :

mon préféré <3





Désolée pour la qualité, c'est mon téléphone (mon appareil photo est en rade)...

Voilà, je tenais à vous présenter cette BD parce qu'elle est chouette, parce qu'elle est vraie, et aussi parce que Juliette s'auto-édite et qu'il faut du courage pour le faire.

Ce n'est jamais facile de sauter le pas, de tenter le tout pour le tout.
Elle l'a fait et je la soutiens.

Pour celles qui voudraient commander la BD, elle est donc en vente sur le site de Juliette.

Ce n'est pas une BD de Primi uniquement :) puisque j'ai adoré la lire.

D'ailleurs, je vous l'avoue, les cinq dernières pages m'ont carrément fait pleurer.

Oui, je sais, je suis une mauviette.




26 sept. 2012

Ecrire (au féminin)


Comme beaucoup, j'ai rempli des cahiers de ma vie, j'ai raturé, recommencé, j'ai empilé des Clairefontaine dans mes bas d'armoire en me disant que la vie avançait, et que moi aussi.

Comme tout le monde, j'ai pensé à écrire un peu plus. Et puis non. Il faut du courage. Il faut du temps. Il faut de quoi dire, il faut se lancer, il faut un peu plus que ce que j'étais, il faut un peu plus que ce que j'avais en moi.

Mes enfants sont nés et le temps s'est rétrécit.
Mes enfants sont arrivés et il me semble qu'une autre moi a pris un peu plus de place que l'ancienne.
Quand on n'a plus le temps de ne rien, ne reste que le nécessaire.

Ce blog, je l'ai ouvert pour ça.
Pour écrire, pour raconter, pour dire avec humour ce qui me rendait timbrée.
Plutôt que de sombrer, parfois, il vaut mieux écrire.
Plutôt que de hurler, parfois, il vaut mieux trouver des mots qui sauront mieux dire


Hier soir, j'ai pris un train pour Paris, juste après l'école des nains.
Je me suis rendue, avec mon ventre, à la remise du prix Ecrire Au féminin / Muze Magasine.

J'avais posté une nouvelle en juillet et me voilà récompensée en septembre.
Parce que vous l'avez aimée (merci infiniment) et parce qu'un jury l'a aimée également (si si).

Image du site ActuaLitté, article à lire en lien ici


Je n'ai pas gagné le premier prix, c'est Caroline, auteure du blog Ovary qui a remporté ce concours avec sa superbe nouvelle Vers les sept heures moins dix. A lire absolument, croyez moi.

La seconde est Marie-Sophie, avec la Femme Tronc, qui est une bien jolie nouvelle, à la chute surprenante, avec un petit quelque chose qui dérange...

Je suis donc troisième, et c'est un honneur, avec Le grand sourire, petit morceau de moi que j'ai souhaité partager.

Mention spéciale à Camille Anseaume, du blog Café des Filles, pour sa jolie et émouvante nouvelle, Mon tout petit rien.

Voilà, j'ai remporté des choses très chouettes, une veste de motard (héhé), des places pour la soirée inaugurale du salon du Livre de Paris et surtout des séances de coaching littéraire (ouf, je vais pouvoir m'améliorer).
Ce que ça donnera??

Je n'en sais trop rien.
L'envie d'écrire est là, les mots ne le sont pas toujours, mais je sais que, de toute façon, il est trop tard pour revenir en arrière.
Qu'une fois qu'on sait, qu'une fois qu'on aime, on ne peut plus faire autre chose.

Je tenais à cet article pour vous remercier.
Pas vraiment pour cette récompense, mais parce que vous n'avez pas attendu ça pour me lire.
Parce que grâce à vous, un livre sortira bientôt, en janvier, comme le petit dernier qui complétera notre heureuse tribu de maboules.

Alors bien sur, ça ne sera pas du Nothomb, ni du Carrère, mais ça sera ce que j'ai encore de mieux à dire, et de mieux à faire.

Et bientôt, le 2 octobre, sera distribué à chaque enfant de petite section de maternelle de Metz, l'ouvrage que j'ai écrit avec ma petite soeur (aux dessins), Objectif Lit, et qui a remporté le premier prix du concours du Livre de la Petite Enfance du CCAS.
Ce livre, c'est mon tout premier.


Je vais essayer d'en offrir quelques uns sur mon blog, mais je ne vous promets rien....(sinon, vous pouvez également venir vivre à Metz, c'est charmant).

Voilà, je ne sais plus qui disait "les récompenses, ça sert surtout à emmerder les autres".
Certes, mais pas que.
Ce que j'ai pu gagner m'aide à avancer, m'aide surtout à me dire que tout cela n'est pas vain, que je ne me suis pas trompée, qu'on a beau prendre mille chemins différents, qu'on en revient toujours au même point, devant un cahier, devant une page blanche, devant un clavier.

La suite...on verra bien.

Pour le moment, traînent dans mes pattes trois rigolos qui voudraient bien que maman arrête de raconter des histoires pour venir construire une fusée infernale en Kapla, fusée que la dernière s'empressera de détruire en hurlant de joie sous le regard atterré de ses frères-architectes.

Pour le moment, ma vie c'est ce petit mélange de lettres et de sentiments, d'envies furieuses d'écrire et de pensées qui filent aussi vite que mes journées.
Pour le moment, ma vie c'est de l'essentiel et de l'évidence.
De tout ce qui est à venir, je n'y pense pas encore.


25 sept. 2012

Le nain prend le bateau - Round 2

Vous l'attendiez ce récit et vous aviez raison.
Car il est terrible. J'en frémis encore et à chaque fois qu'on me demande "Alors, c'était bien la Corse???" d'un air envieux, je réponds "super, super. Sauf le bateau du retour". Et me voilà partie pour une description terrible de ces dix heures de croisière, qui se termine généralement par un "ah oui quand même, il faut peut être mieux prendre l'avion" de la part de mon interlocuteur.

Oui, je crois. Ou bien choisir autre chose que le bateau SNCM - Casanova pour rentrer.

Nous avons quitté la Corse un samedi matin du mois d'août, la peau légèrement hâlée et la voiture complètement blindée. Le Mâle avait fait un joli coffre tout bien rangé jusqu'aux trois derniers sacs qu'il a juste balancé à travers la voiture parce que "putain, ça fait chier, de toute façon on rentre". Belle mentalité.

Le bateau devait donc partir à 9h du matin de Bastia. 
Toujours la SNCM et puisque l'aller avait été plutôt correct (si si, croyez-moi), nous étions plein d'espoir quant au déroulement de ces 10 heures de bateau.
En effet, après avoir surfé rapidement sur le site de la SNCM, j'avais découvert ce plan :





et puis ce petit paragraphe:
"PROGRAMME DES TRAVERSEES DE JOUR :
Lors de votre montée sur le navire, vous serez accueillis par un Clown qui remettra des cadeaux à vos enfants.
Ensuite l'espace Bien Être ouvrira ses portes. Vous aurez la possibilité de suivre un cours de Fitness, idéal pour se relaxer et garder la forme.
Dans la matinée, vos enfants s'initieront aux  métiers du cirque et préparerons un spectacle de clown épatant !"


Voilà, nous étions donc en confiance, à deux doigts de penser qu'une aire de jeux magnifique nous attendait, avec une piscine à balles...

Quelle bande de naïfs....

Arrivés à 8h30 près du bateau, nous avons pris place dans la file de tous les nigauds qui repartaient, comme nous. Certains voulaient, évidemment, gruger tout le monde, et d'autres prenaient leur mal en patience.
Nous avons fini par rentrer (enfin) dans le bateau, un peu en retard, les nains gavés de biscuits à l'arrière.

Et oui, sachez que pour faire patienter trois nains dans un scénic alors qu'ils se sont levés à 6h30 et qu'il est presque 9h30, le gateau à gogo est nécessaire. C'est ça ou le cri de putois super destructeur.
Nous avons donc opté pour l'ambiance mietteuse.

Arrivés dans le bateau, nous prenons nos sacs "Bateaux" et nous avons une illumination intelligente en prenant le lit parapluie de Micronaine.
En effet, nous avions pris une cabine (autre illumination intelligente) pensant bien qu'un des petits nains aurait envie besoin de roupiller une bonne heure sur nos dix heures d'enfermement.
Si à l'aller nous avions eu un lit parapluie prêté ainsi que des barrières de lits, ce n'était pas le cas sur cette traversée de jour et le monsieur de l'accueil nous a regardé comme des dégénérés avec nos idées de barrières de lit.  Bref, nous voilà dans notre cabine, exactement la même que celle de l'aller mais avec dix ans de plus. Défraîchie et limite propre, puisque les équipes de nettoyage étaient tout juste en train de passer pour les faire (le bateau venait probablement de terminer sa traversée de nuit dans l'autre sens).

Les nains se précipitent dans la cabine, sautent sur les lits et veulent voir la mer (en premier) puis la télé (valeur sûre, en deuxième). Nous installons nos bagages, nous prenons un petit en-cas (oui, le Mâle est vorace) et nous ressortons de la cabine histoire d'aller assister au départ du bateau.
Le pont est surblindé. En effet, il ne reste plus de cabines disponibles et les consignes pour les bagages sont payantes (pour ceux qui traversent sans voiture). Il y a donc du monde partout, sur les bancs et sous les escaliers, des valises à qui mieux-mieux et déjà des gens endormis sur des matelas gonflables (probablement des habitués).

Du coup, nous montons faire un petit tour de bateau.
Les gens ont couru pour aller squatter des transats, le bar est ouvert et tout le monde y fait la queue pour un café (nous en rêvons) et une annonce nous remplit d'espoir :

"Bonjour!!! Pour les enfants, un atelier magie est organisé!!"

Le Mâle et moi sourions, heureux.

"Pour vos enfants de 6 à 12 ans, rejoignez nous sur le pont 8 à 10h!! On va trop rigoler, faire un pestacle et surtout vos parents seront tranquilles" (je retranscris à peu près hein).
SUPER.
Bon, quand j'aurai des nains entre 6 et 12 ans, je serai très contente hein. Mais là, bon, j'avoue que je suis restée pantoise.
Sans vouloir faire ma râleuse de base, entre 6 et 12 ans, on a quand même moins de mal à occuper des nains sur un bateau non??? (bon, je fais ma râleuse de base).
Bref, nos nains entendent : "magie, super, spectacle, génial, 1h30 (ça c'est les parents qui entendent)" et puis "non, pas vous, c'est pour les grands".

Voilà, il est 9h50 et nous n'avons rien d'autre à faire que de faire un tour de bateau pour découvrir toutes les merveilleuses activités que celui ci nous réserve.

A voir : 
- la piscine sur le pont. Vide pour le moment car fermée, elle propose un petit cours d'aquagym puis reste ouverte aux courageux nageurs. Un coin pataugeoire et un coin vraie piscine
- le pont donc, rempli de gens et de valises posées à même les bancs histoire qu'elles soient bien confort.
- le pont supérieur, qui fait le tour du bateau, qui a un joli bastingage pour éviter toute chute de nain dans la mer et qui donne à l'arrière sur un espace "SOLARIUM" en truc vert (genre de plastique) où plein de gens avaient posé leurs serviettes histoire de bronzer pendant 10 heures. Evidemment, lieu intéressant pour nains (car promesse de courses poursuite dans espace marrant) mais évidemment aussi, rempli de gens sans nains qui nous regardent d'un air agressif genre "peuvent pas faire moins de bruit ceux-là??".
- A l'étage du dessous, à côté de la piscine, un bar diffuse une musique daubesque à base de tubes de l'été.

Gloups.
Nous décidons de continuer notre tour à l'intérieur.
Les gens sont vautrés partout, les nains font coucou à tout le monde et la petite commence à chouiner. Elle a faim (elle est fiante), elle est fatiguée (elle est fiante).
Grand Nain veut aller manger un sandwich (d'où lui vient cette idée saugrenue) et Moyen Nain veut aller dans la piscine (qui pour le moment est réservée au cours d'aquagym). Nous visitons tout le bateau, nous tentons de faire jouer les nains avec n'importe quoi.

" Oh, regarde ces lumières au sol, comme c'est marrant!!!"
" Oh!!!! Mais si on regarde la mer, peut être qu'on va voir des dauphins!!! Venez, on regarde la mer" (18 secondes).

Un haut parleur rappelle aux enfants de 6 à 12 ans qu'il est grand temps d'aller super rire, et trop se marrer à faire les magiciens... et rappelle donc aux nôtres qu'ils ne sont rien que des bébés tout pourris qui ne peuvent rien faire du tout.

- Peu importe les nains, venez, on va au truc de jeux pour nains!!
- Ouiiiii, d'accord, tu crois qu'il y aura une petite structure?
- Mais oui, je pense, et même des petites télés avec des dessins-animés (pendant que papa et maman prennent un café bien mérité).

Arrivés au petit coin jeu, quelle bonne surprise!!
Il y a donc trois bouliers

déjà que mes nains ne jouent jamais avec dans la salle d'attente du pédiatre...


Ouais, des bouliers.
Et des tapis un peu mous au sol qui auraient été superbement adaptés pour des roulades nainesques en tout genre SI et SEULEMENT SI trois personnes n'avaient pas décidé de s'y allonger.
Bin oui, des tatamis un peu mous, c'est un excellent tapis de sol pour 10h de bateau. Les gens roupillent, les nains n'osent pas approcher (on les comprend, un monsieur ronfle).

Bref, il nous reste un petit espoir: les télés diffusant du dessin-animé....

ET NON, les télés sont en panne. Un joli "HORS SERVICE" est scotché sur l'écran.
Super.
Génial.
Je récapitule : il n'y a pas d'activités pour les petits nains, il y a des gens qui dorment dans le coin jeux (qui est en fait un amas de tapis et de bouliers) et les téloches sont HS.

Bon, repli dans la cabine où nous tentons de mater une heure la télé (vive les mauvais dessins animés de Gulli) avant d'enfiler nos maillots de bain, histoire d'approcher de midi, heure du pique-nique...
Les nains sont en maillot et nous nous dirigeons vers la piscine.
Il n'y a personne dedans (ou presque), et je sens donc qu'il y a arnaque.
Je passe les portes avec Micronaine. Les grands sont devant avec leur père.
Moyen Nain rentre dans la pateaugoire, glisse, tombe, hurle "c'est frouaaaaa".
Le Mâle rentre dans la grande piscine avec Grand Nain qui hurle "c'est frouaaaa" et le Mâle ajoute "putain, c'est gelé et en plus ya des cheveux".

Je sens que je vais romir.
Je plonge deux minutes avec Micronaine qui pousse des petits cris de putois glacé pendant que le bar décide de passer de la vraie bonne musique estivale, un mix de "Un ptit coup par ci, un ptit coup par là" et de "Je mets un doigt devant, je mets un doigt derrière" à la sauce techno-dance.
Un régal décibellique.

Certains adorent (ils reviennent probablement d'un club qui leur a appris toutes les chorés) et se mettent sur les bords de la piscine pour interpréter ladite chorégraphie. Le Mâle me regarde d'un air outré.
Les nains sont hallucinés et Moyen Nain tente d'imiter la dame en bikini rose qui est montée sur les bancs de la piscine pour agiter son popotin.
Je le calme d'un regard.  Nous décidons de sortir avant de risquer l'overdose daubique (et chevelue car des centaines de cheveux surnagent dans la piscine).
Les nains sont passés à la douche chaude dans la cabine, ils tiennent limite à trois dans la douche (ça leur fera des souvenirs) et se font d'excellentes blagues à base de "prout dans la douche" (hilarant).

Nous rhabillons tout ce petit monde et décidons d'aller pique niquer. Oui, car nous avions prévu un pique-nique...Sachez que nous devenons prévoyants.
Riche idée que ce pique nique puisqu'il y a environ la moitié du bateau devant le self du bateau, et l'autre moitié devant la boutique qui vend trois fois leur prix des sandwich Sodebo. La boutique ouvre à midi, il est midi-trente, les gens ont faim, ils sont énervés.
Normal.


Nous prenons place sur l'espèce de tapis vert en haut du bateau et nous pique niquons.
C'est sympa, un peu ventu mais au moins, nous sommes dehors. Nos voisins dorment, mangent et picolent. Il y a là Bébert et Gégé, ainsi que Mimi et Renée, leurs adorables épouses, qui ont sorti les transats et le rosé.
A côté, nous faisons pâle figure avec notre pain et nos chips.

Les nains mangent, Moyen Nain jette un cornichon au vent (la voisine en paréo blanc de derrière l'évite de justesse et n'oubliera pas de prendre sa pilule ce soir) tandis que Micronaine recrache consciencieusement la peau de sa saucisse entre les lattes du sol. Souvenir.
Avec le Mâle, nous daubons sur ce "bateau de merde", qui ne propose aucune activité pour les petits, et sur cette aire de jeux MINABLE et que j'espère qu'au moins le dessin animé projeté dans le bar cet après midi sera bien. Qu'on occupe au moins 2h de notre journée.
Parce que là, bon, il est midi trente et on arrive à 19h.
GULP.

Le repas se déroule dans le "calme", quelques chips mâchouillées volent dans les cheveux de Nulli qui dormait paisiblement sur le vendre de Chouchou, et Moyen Nain finit par avoir envie de "FAIRE CACA" (je l'écrit en gros parce qu'il l'a crié) avant le dessert.
Après ce magnifique pique nique, nous faisons un troisième tour de bateau pour promenade digestive. Nous décidons d'aller voir quel dessin animé se joue dans l'après-midi afin de savoir qui des trois nains va terminer à la sieste.

Arrivés devant le bar qui projetait le dessin animé, nous cherchons l'affichette de ce qui allait être diffusé.
Banco puisqu'il s'agit d'un film (dont j'ai oublié le nom, pardon), tiré d'un Marvel et interdit au moins de 10 ans (genre Hellboy quoi).

Ah.
Heu...
Je ne suis pas une grande professionnelle du cinéma mais il me semble qu'un bon petit Raiponce, ou encore un charmant Rio aurait été plus adapté aux enfants non?
Enfin, je vais encore faire ma râleuse mais quand on écrit "dessin animé en haute saison" sur son site internet, on ne balance pas un film interdit au moins de 10 ans à 14h.
Bref, surtout qu'en dix heures de traversée, moi j'en aurais balancé du dvd hein...

Bon, nous voilà brocouilles, et j'embarque les deux plus petits dans la cabine pour faire une sieste.
La petite est couchée dans son lit parapluie, le moyen est dans sa couchette et je bouquine lamentablement sur la couchette du haut.

La bonne nouvelle: ils dormiront deux heures.
La mauvaise nouvelle: Moyen Nain chopera des puces.

Il est donc 16h quand tout ce petit monde s'éveille et je rejoins le Mâle et Grand Nain qui en sont à leur quarantième tour de bateau.
Ils ont fait plein de jeux du magazine du nain (le Mâle est gavé), ils ont bu un verre (super), ils ont marché, ils ont été voir la salle de jeux (avec plein de jeux vidéos) que je vous mets en photo ci-dessous:



D'ailleurs, mille pardon, je n'ai point de photos car nos téléphones étaient tous les deux complètement déchargés. J'avais bien rangé le chargeur "à un endroit où je ne vais pas l'oublier c'est certain" (tellement certain que j'ai mis deux jours à me souvenir que je l'avais rangé sous mon siège dans le petit coffre).

Il nous restait donc environ trois heures à occuper.
Nous avons goûté.
Nous avons été courir dans le solarium en faisant fi des regards courroucés.
Nous avons encore un peu râlé.
Nous avons regardé la mer en espérant voir un dauphin.
Nous avons regagné notre cabine pour mettre Gulli.

A 18h30, soit trente-minutes avant l'arrivée à Marseille, les équipes de nettoyage nous ont gentiment (ou pas) demandé de quitter la cabine afin qu'il puisse nettoyer pour les prochains (valeureux) passagers.

Nous nous sommes donc retrouvés avec nos trois mômes, nos sacs, le lit parapluie, sur le palier, entre deux escaliers (aux marches bordées de ferrailles) en attendant qu'on daigne nous indiquer que nous avions le droit de retourner aux voitures.

Je crois que je n'ai jamais été aussi contente de revoir mon siège de voiture.

BILAN de cette traversée pour le moins "merdique":

- Essayez d'éviter donc le bateau Casanova de la SNCM. Même si les équipes sont assez sympas, le bateau est dans un état pour le moins pourri. Les toilettes sont vraiment limites, les poubelles débordent et l'hygiène laisse vraiment à désirer.

- Si vous le pouvez, payez vous une cabine. Avec des nains, c'est l'assurance d'avoir un lieu propre pour aller aux toilettes, éventuellement prendre une douche et regarder un petit dessin animé (voire faire la sieste).

- Tentez de prévoir le pique nique, tout coûte très cher dans le bateau et les horaires d'ouverture sont très restreints.

Je vous laisse lire les avis de Trip Advisor

Sinon, et bien courage...
D'autres compagnies maritimes existent comme Corsica Ferries testé par ma collègue et néanmoins amie Isabelle (du blog Ezabel) et je vous invite à aller lire SON trajet (qui m'a l'air carrément moins pire que le mien)..vous pouvez aller lire son Fabuleux récit par ici :))


24 sept. 2012

Concours vertbaudet - Le nain a perdu (comme c'est étonnant)


Je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais il y a quelques mois je relayais l'information du concours Vertbaudet, Graines de Styliste. Il s'agissait de faire dessiner au Nain son cartable et de l'envoyer afin de le soumettre aux choix de véritables professionnels. Les plus jolies créations cartablesques de toute l'Europe (il y en a eu tout de même 6600) ont été reçues par un jury qui a du trancher. 

Inutile de te dire que le dessin mirfique de Grand Nain n'a pas su conquérir l'Impitoyable Jury.
Vraiment, je ne comprends pas.
Souvenez-vous de sa mirifique oeuvre:


Bon.
Ok.
Le nain est un incompris.

Cela dit, avouons-le, certains nains européens ont du talent et je pense très honnêtement que c'est la raison pour laquelle le cartable du nain n'a pas été retenu.
Regardez plutôt: 
Ok, j'avoue, c'est chouette 

Splendide

on en voudrait un...



Vous l'aurez compris, le concours a révélé du nain artiste, du nain doué et du nain habile.
11 cartables ont été sélectionnés et j'avoue que si mon coup de coeur garçon est le superbe cartable pompier, mon coup de coeur fille est celui là : 


Du coup, comme de juste, ces petits artistes ont vu leurs cartables fabriqués en vrai.
La semaine dernière, à l'occasion de la remise des prix Graines de Styliste, nos petits nains plein d'imagination (et de talent, ce qui n'est pas le cas de mes nains) ont reçu ça :







Je ne m'avoue pas vaincue, l'an prochain, le nain retentera.
En attendant, vous pouvez commander si vous le souhaitez, un des deux cartables gagnants de l'édition 2011 de ce chouette concours.
Inutile de vous dire sur lequel Micronaine a flashé...
Elle hurle CHAAAAAAT depuis que j'ai téléchargé l'image et qu'elle est en vignette sur mon bureau d'ordinateur...
Chaaaaaaaaaaaaaaaat


Bizarrement, Micronaine ne voit aucun intérêt à celui là (alors que Grand Nain, si - période drapeaux, tout ça).


Si tu veux retrouver les deux cartables, ils sont donc disponibles chez vertbaudet : le chat est ici (et en promo, je sens que je vais craquer), et le drapeau par là (gulp, en promo aussi).

Encore bravo donc aux petits artistes vertbaudet, les cartables sont chouettes et, entre nous, ces créations sont tout de même bien plus sympas que les Spidermachins, les Cars, Dora ou autre niaiseries que l'on trouve en supermarché. Sans que cela nous coûte un rein comme les petits cartables bobos en cuir de chez Maboutiquechicpourenfantsbobo.com

Voilà, rendez vous l'année prochaine (nous vaiiiiincrons).
L'essentiel, c'est d'y croire, d'acheter des paillettes pour noyer le coup de crayon moche du nain sous le clinquant et le bling-bling, et quelques petits stickers mignons, pour faire oublier les goûts douteux de ma progéniture en matière de décoration (encore un peu de noir maman? Ou bien du marron??).

Rassurez-moi, les vôtres aussi trouvent que le noir et le marron, ce sont de très jolies couleurs??? (surtout mélangées).


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