10 mai 2012

Je suis du genre à...



Je suis du genre à rendre les livres de la bibliothèque super en retard. Et à en ré-emprunter dans la foulée en me promettant de les ramener plus tôt que les précédents. Evidemment.

Je suis du genre à dire "oui, oui, je te rappelle dans deux minutes, je suis avec les nains là". Et à oublier de rappeler. Et à m'en souvenir au moment du coucher.

Je suis du genre à lire des polars jusque trop tard et à le regretter le lendemain. Pareil pour l'épisode de trop d'une série-télé.

Je suis du genre à finir les assiettes des nains le soir quand ils n'en veulent plus. Et à manger après mon repas comme si de rien n'était.

Je suis du genre à rire. Beaucoup, trop, fort, de tout ou presque, pour ne pas pleurer.

Je suis du genre à dire que cette année je m'inscris à la gym et que je vais y aller, c'est certain, au moins deux fois par semaine parce que ça me fera du bien. Et puis finalement pas.

Je suis du genre à chanter très fort dans ma voiture, encore plus fort que ça. Toute seule ou avec les nains, à me dire que c'est juste un moment de bon. Que c'est juste un peu de bien de gagné.

Je suis du genre à procrastiner. Encore et encore.

Je suis du genre à rester encore quelques minutes dans ma voiture pour écouter la fin de la chronique de F.Pommier ou de F.Morel.

Je suis du genre à regarder Raiponce avec les nains. Plein de fois.

Je suis du genre à râler tous les matins en voyant le chiffre 6 tout à gauche.

Je suis du genre à dire "encore un dernier dessin-animé" et à en laisser filer deux de plus pour avoir la paix.

Je suis du genre à penser à tous les trucs horribles qui pourraient arriver à mes mômes. Le soir. Avant de dormir. En espérant, du coup, ne pas en rêver. Avec la trouille au ventre.

Je suis du genre à laisser vivre.

Je suis du genre à rentrer péniblement le ventre quand je sors de mon cours d'aquagym. Histoire qu'on ne se dise pas "elle en a bien besoin".

Je suis du genre à parler de mes nains. Quand ils ne sont pas là. Quand ils dorment. Comme si je ne les avais pas assez vus.

Je suis du genre à dire combien les choses comptent. De peur d'oublier.

Je suis du genre à reprendre une part. Au cas où.

Je suis du genre à aimer marcher. Longtemps.

Je suis du genre à pleurer si le film est triste. S'il est drôle. S'il est émouvant. Et à me retourner vers le Mâle en m'auto-proclamant "mauviette". Et en lui demandant "tu chiales pas toi?". Non.

Je suis du genre à les serrer très fort.

Je suis du genre à dire "ça va aller". Même si j'ai la trouille.

Je suis du genre à trouver que ma jupe est bien trop courte.

Je suis du genre à hurler si on tambourine à ma porte de toilettes alors que je bouquine tranquillement.

Je suis du genre à  m'accrocher fort aux accoudoirs d'avion. En priant pour ne pas mourir avant d'avoir vu la fin de Dexter.

Je suis du genre à arriver en retard à l'école parce que je suis toujours "juste" et qu'une fois sur deux, c'était bien trop "juste".

Je suis du genre à dire oui. Même si je pense non.

Je suis du genre à boire du vin rouge.

Je suis du genre à bitcher, puter, dauber. Oui, c'est mal. Mais c'est un peu bon.

Je suis du genre à faire de la luge, des toboggans et des manèges. En criant.

Je suis du genre à ne pas supporter les fautes d'accord du participe passé. Et à me rendre malade si on en trouve une dans mes textes.

Je suis du genre à trouver que "le ciel a une superbe couleur ce soir".

Je suis du genre à me trouver moche sur les photos. Et à trouver les autres super beaux.

Je suis du genre à attendre une étoile filante. Et à me laisser surprendre par le premier voeu qui me vient à l'esprit.

Je suis du genre à me dire que tout ça, c'est chouette.

Je suis du genre à raconter des blagues aux Nains. En espérant qu'ils maîtrisent rapidement le second degré.

Je suis du genre à avoir mal pour un(e) autre.

Je suis du genre à trouver que les gens sont chouettes.

Je suis du genre à avoir envie de les catapulter quand ils hurlent. Tous les trois.

Je suis du genre à manger des bonbons super acides. Plein.

Je suis du genre à laisser dire.

Je suis du genre à ne plus demander à quoi ça rime tout ça.

Je suis du genre à prendre la vie comme elle vient. Parce qu'on n'a pas vraiment le choix.





si vous me disiez de quel genre vous êtes....


Et, comme promis, voilà les contributions d'autres mamans, à retrouver sur leurs blogs.

- Chez 8 à la Maison

- Chez Maman Cherry

- Chez Maman Anonyme

- Chez Petitout

- Chez Crisprolls

- Chez la Même en pas pareil 

- Chez Une vie de cacahuètes

- Chez Mammmaaaaannn ! 

- Chez Le Loup et la Belette

- Chez Miss Brownie

8 mai 2012

Test du Transat Balance de Babybjorn

Pendant les vacances de Pâques, nous sommes, tu le sais, partis en Allemagne.

Là, j'ai redécouvert des choses magnifiques:

- Les Wurst (saucisses), matin, midi et soir.

- Les Spielplatz de psychopathes (du toboggan de compétition, des structures de jeux démentes)

- Du matériel de puériculture au top, des salopettes de pluie qui ne coûtent pas un bras, des draisiennes à qui-mieux-mieux

- Le Caramalz (genre de bière sans alcool)

et....

Le Transat Balance de Babybjorn de ma belle-soeur. Enfin, de ma petite nièce.

Et donc, n'écoutant que mon esprit-testeur, je l'ai testé. Pour toi.

Comme promis, les intéressées du transat n'ont qu'à cliquer là, ou encore sur l'image en dessous:

La bête...



Les autres peuvent aller faire un tour chez Papacube et son excellent dernier dessin qui m'a rappelé (hélas) quelques trop nombreux coups-foirés.






7 mai 2012

Activités nainesques et craquage parental

Parfois, on est prêts à tout pour occuper les nains.
Pour avoir quelques minutes, quelques heures de paix. J'ai dit heures mais c'était pour rire car chacun sait qu'aucune activité n'occupe le nain aussi longtemps.
Sauf peut être la lecture (encore deux ans à attendre ici) et la Mamie, mais il faut aussi préserver cette dernière si on veut qu'elle dure dans le temps tel un lapin Duracel.

Sinon, oui, le parent est prêt à tout pour avoir un peu de tranquillité. Je ne parle même pas ici d'avoir des moments pour mater, loquifiée dans le canapé, Un dîner presque parfait, ou pour lire un magazine. Non, je parle de quelques minutes où on peut se verser un verre de vin (oui, après 18h, la mère de famille a le droit de s'alcooliser) et les regarder en se disant "sont mignons quand même".
Puis, entendre un hurlement et se dire "putain, font chier, j'ai même pas deux minutes de pause".

Et oui, le parent cherche, fouine et dégote parfois des petites choses qui font que le nain est concentré, un peu, et lui fout la paix.
Cependant, toute bonne chose a sa contrepartie et, parmi les activités nainesques, certaines peuvent également rendre fou le parent. Si. Promis. J'en ai listé quelques unes, histoire de t'aider à relativiser.
On ne peut pas avoir le beurre, l'argent du beurre (et niquer la crémière, ajoute le Mâle, potache).

* La pâte à modeler : 
Un classique. Des pots, des pots, encore des pots. Des petits couteaux, des pelles à tarte, la machine à glace et l'appareil à faire des spaghettis ou autre met délicat. Une boîte en plastique dans laquelle on a misérablement tenté de ranger les pots mal refermés. Au début, c'est tout beau. La pâte rose est dans la boîte au couvercle rose, la pâte orange dans la boîte au couvercle orange et les ustensiles sont bien rangés. On a même des petits emporte-pièces, c'est "vraiment bien fait, c'est fouuuu".
Les premières parties de pâte à modeler sont géniales, les nains font des glaces et viennent vous en proposer. Vous souriez, c'est tellement chou.

Et puis, ça commence à dégénérer. De jour en jour, les couleurs se mélangent, les pots sont mal refermés, les morceaux de pâte à modeler sont coincés entre les lattes du plancher et Moyen Nain a fait une boulette qui est censée ressembler à une voiture (et qu'il a caché sous son oreiller pour dormir avec).
Ensuite, Grand Nain décide de faire une paire de boucles d'oreilles à sa soeur et veut lui accrocher. Elle se débat et la pâte à modeler se retrouve dans ses petites boucles blondes. Elle hurle, il tire, c'est coincé.
Vous passez ensuite une dizaine de minutes à lui ôter précautionneusement la pâte à modeler des cheveux pendant que les nains se disputent les coupes de glace. Ils finissent par se balancer des mini-boulets de canon (en pâte à modeler) pendant que vous leur hurlez dessus, afin de les calmer (judicieux).

Ils hurlent de rire, maintenant. Et la petite hurle de douleur (elle en rajoute).
Vous finissez par ranger la pâte à modeler, excédée, dans n'importe quelle boîte. Puis les couverts en plastique et les "trucs à la con pour faire les glaces et les spaghettis". 
La boîte contenant "cette connerie de pâte à modeler" se retrouve, mal fermée, en haut de l'armoire. 
A côté des puzzles infaisables offert par une Nulli.



* L'aire de jeux indoor:
Béni soit l'inventeur de cette petite merveille.
En apparence, que du bonheur. Des structures géantes avec toboggans, micro murs d'escalade, piscine à balles et trampolines. Un tarif un peu exorbitant mais des tables parentales accueillantes, avec magazines à gogo et café. Les nains n'ont qu'à ôter leurs godasses (un peu crades) et peuvent ensuite aller s'éclater en chaussettes (dégueulasses) dans la structure.
Formidable.
Normalement, le parent n'a plus qu'à se saisir de son dernier bouquin, et à se vautrer dans un siège en plastique. Parfois, il relèvera les yeux histoire de s'assurer que ses nains sont vivants, fera un petit coucou de la main afin de prouver à ses rejetons qu'il suit leur progression dans la structure. 
Puis, il replongera avec délectation dans son ouvrage en se réjouissant de cette belle invention.

En vrai, c'est moins marrant.
- ça sent la chaussette
- c'est généralement situé dans un hangar et le niveau sonore devient vite intolérable. En gros, chez toi, tu trouves que tes nains sont bruyants, alors imagine 50 nains qui hurlent dans un hangar. Mode "je veux mourir en silence" on.
- c'est dangereux. Nez en sang, tête cognée, cuisses rapées et lèvre amochée.
Les nains sont complètement maboules, les nains des autres sont mal élevés et vous êtes bons pour soigner les bobos et calmer les nains hurleurs à peine arrivé à la page 18 de votre Harlan Coben.

L'aire de jeux indoor est donc formidable. Si tout se passe bien.
Et même si tout se passe bien, il vous faudra affronter le courroux du nain qui ne veut absolument pas partir.
A vous les appels ridicules du bas de la structure vers le nain, planqué en haut. 
A vous la course poursuite et les menaces inutiles devant le nain qui vous regarde d'un air hautain, entre deux sauts de trampoline.
A vous l'escalade glissante du toboggan gonflable, histoire de récupérer le petit dernier, dissimulé en haut, derrière un pilier.


Les chaussures crades ré-enfilées, le prix prohibitif reglé, vous vous dites que la prochaine fois, trois matelas par terre dans leur chambre, ça suffira.

- Les instruments de musique : 
Oh, le nain a trouvé votre vieille flûte à bec.
Mais si, la blanche.
La Yamaha achetée pendant vos années collège. D'ailleurs, vous avez probablement eu plusieurs modèles de flûte, puisque ce type d'objet s'égare bien facilement.
Ah, la flûte à bec. Vous la prenez et la caressez amoureusement, ne regrettant absolument pas ces heures passées à suer des doigts sur les trous de flûte, avec la peur au ventre de faire une fausse note devant toute la classe.
Ah, la flûte à bec et ses morceaux immondes. La flûte à bec et cette terreur d'être interrogée.

Vous la rendez au nain, soulagée.
Lui, la flûte à bec, il trouve ça génial.
Il souffle. Fort.
Ne sait pas vraiment boucher les trous (rapport à ses doigts boudinés). En revanche, il sait souffler.
Et, avouons-le, le souffle du nain dans la flûte à bec Yamaha, c'est infernal. Intolérable. Vous attendez que le nain découvre un autre jeu et vous replanquez la flûte à bec. Invention du diable.

D'ailleurs le nain, fin mélomane, sait, de la même manière, taper comme un bourrin sur les touches graves du piano. Puis sur les aigues. Charmant, surtout si ça dure quelques minutes.
Au début, on s'extasie. Après, on a juste envie de lui attacher les mains (et de la baillonner, ça peut servir).
Et de ne pas le détacher quand il croise, par inadvertance, une batterie, un tambour ou même un triangle.

La musique, c'est formidable.
Mais pas pour le nain.

- Le jeu de société
Quand tu as des nains d'âges rapprochés, c'est aussi (et surtout) pour qu'ils aient une complicité incroyable.
Avec moins de deux ans d'écart, mes deux premiers ont les mêmes jeux (débiles), les mêmes passions (encore plus débiles) et le même rire (niais).

D'ailleurs, lorsque Grand Nain vient réclamer qu'on joue avec lui à un truc de nains (genre voitures, playmobils, etc...), on lui explique qu'on lui a fait un petit frère pour ça.
Mais le souci, c'est que le petit frère, Moyen Nain, est quand même un PETIT. Donc, il ne comprend pas toujours tout.
Faire des courses de voiture, ok.
Lancer des peluches jusqu'au plafond en gloussant, ok.
Jouer à cache-cache (même s'il crie "Je suis là"), ok.

En revanche, dès que c'est un peu complexe, c'est foutu.
Le Docteur Mamoule, par exemple, c'est terrible. Grand Nain installe tout et commence à jouer.
Quand c'est au tour de Moyen Nain, il touche les bords et fait tout sonner. Il se marre et continue.
Grand Nain, qui n'aime pas bien qu'on déconne avec les règles du jeu, s'énerve et crie.
Docteur Mamoule se retrouve renversé par terre et, parfois, je retrouve un tibia sous le canapé du salon.

Le jeu de société, c'est bien.
Mais pas longtemps.


Il y a mille autres activités, j'y reviendrai.
Mais là, croyez-le ou pas, j'ai nains.
Et oui, pour écrire mes artikeuls, j'use et j'abuse de ce genre d'activités.
C'est la raison pour laquelle, parfois, je suis obligée de m'interrompre et de publier. Parce que les nains sont difficiles à occuper...
Des idées??? 



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