15 mars 2012

Thierry Lenain est chez le Nain - oui, il le fallait

Thierry Lenain et moi on se connaît depuis très longtemps. Enfin, surtout moi.
Je l’ai rencontré il y a maintenant plus de quinze ans (ça ne nous rajeunit pas ça, ma bonne dame), par le biais d’un livre. Du livre. Celui qui résonne encore en moi aujourd’hui.
Le livre en question était bien rangé dans la section “Adolescent” (niais et boutonneux) de la Médiathèque de Metz. Entre un Susie Morgenstern et un Judy Blume, dégoulinants de mièvreries et d’histoires de premières règles et de premiers baisers, j’ai découvert celui qui allait me donner envie d’écrire.

“Un marronnier sous les étoiles”, ça s’appellait. Collection souris rose. 

cette collection, ça envoyait du bois...

Aujourd’hui, à bientôt trente ans, il est encore près de moi.
Une histoire de deuil, une histoire de larmes qu’on garde, une histoire de rencontre et de foi, de simplicité et de confiance. Ce livre, encore aujourd’hui, je ne peux pas le lire sans pleurer. Sans avoir la gorge qui se serre.

Ma deuxième rencontre avec Thierry Lenain a eu lieu à l’IUFM (tu sais ce lieu qui n’existe plus où on formait les feignasses d’instit’ comme moi...).
Cours de français sur la littérature de jeunesse et deux montagnes de bouquins.
On doit choisir: Ponti ou Lenain.
Tout le monde ou presque prend Ponti. Moi, Ponti, j’aime pas (bin oui, je sais, j’aime pas et puis c’est tout).
Je prends donc le groupe Lenain (oui, déjà à l’époque, j’aime le concept).
On se partage les livres. Evidemment, je prends le marronnier sous les étoiles. Et puis l'amour hérisson, et puis la fille du canal. 




Et là, je ne fais rien qu’à lire, lire et lire encore. A sourire et à retenir mes larmes en même temps.
Un auteur comme ça, on ne l’oublie plus. On commande ses livres, quasiment tous. On les lit à ses élèves. On les garde. Et quand soi même on commence à écrire, on veut lui dire.
Pour remercier.

Alors voilà, cette interview pipole, je tenais à la faire pour ces raisons. Pour dire merci à M.Lenain de toujours mettre les mots justes sur ces choses parfois difficiles à dire. Merci car les enfants comprennent. Et disent. Et partagent.
Je voulais donc aussi te faire connaître Thierry Lenain parce qu’à mon sens, la vraie littérature de jeunesse, c’est ça (qui a dit “au feu Tchoupi”??)




Les bouquins de Thierry Lenain, c’est un peu éduquer son nain. Lui parler des autres, de la guerre et de la misère, du sexisme, du divorce et du racisme. Mais pas que.
Et toujours poétiquement, toujours avec douceur, sans jamais brusquer l’enfant. Toujours en l’accompagnant. Pour moi, lire un de ces livres, c’est donner envie au nain de voir un peu plus loin que le bout de son nez (crotté).

Voilà, les présentations sont faites de mon côté, je laisse le soin à notre invité de faire de meme en répondant à mes subtiles (et pertinentes) questions.

Moi même: Bonjour, donc et encore merci de venir un moment chez moi.
Thierry Lenain, j’ai dressé un portrait de vous très orienté (puisque je suis une addict) mais pourriez vous vous présenter (sans en faire trop comme moi) à mes lecteurs?


Thierry Lenain : J’ai trois enfants, de 25, 23 et 13 ans. Et j’ai aussi écrit quelques livres. Tout ça depuis l’âge de 27 ans et j’en ai aujourd’hui 53.

Moi même: Vous avez écrit pas mal de romans et énormément d’albums, tous illustrés par différentes personnes. Est ce vous qui choisissez l’illustrateur en fonction du ton que vous voulez donner au texte?

Thierry Lenain : Je choisis en général mes illustrateurs comme ils veulent bien ensuite me choisir... Pour des résonances de sensibilité, de points de vue, de couleurs, de colère... en gros des résonances de coeur et de pensée.





Moi même: Vous l’aurez compris, j’ai un faible pour “Un marronnier sous les étoiles”. Et vous? De quel bouquin êtes vous le plus fier? 


Thierry Lenain : chronologiquement, du Marronnier sous les étoiles, de L’Amour hérisson (qui va ressortir fin avril illustré par Barroux), de la Fille du canal et de Lali l’orpheline (que vous pouvez découvrir en ligne ici, avant d’aller l’acheter ;-) http://www.calameo.com/read/000416779705aa42b1d2a )

Moi même: Et chez les autres auteurs, un coup de coeur?

Thierry Lenain : Beaucoup. Un Rascal par exemple. Ou un Claude K. Dubois. Voire un Rascal illustré par Claude K. Dubois. Cassandre, par exemple.

Moi même: Devenir papa, c’est quelque chose qui a compté dans le processus d’écriture? Si oui, en quoi? (à part avoir carrément moins de temps pour écrire)

Thierry Lenain : Il faut vraiment être une femme qui a enfanté, ne pas être en manque de ça, pour se demander si le fait de devenir papa joue ou pas dans le processus d’écriture. Je vous le confirme : devenir papa, c’est à dire ne pas être celui qui porte, a compté. Autrement, écrire a été une autre façon de continuer d’accomplir l’accompagnement parental que j’ai commencé bien avant de devenir parent. Moi même: Vous qui étiez enseignant (cher collègue), seriez vous prêt à retourner devant une classe?

Thierry Lenain : Cela me tente, parfois. C’est un métier magnifique. Il faudrait juste raser l’école pour pouvoir la reconstruire de manière à y retravailler ensuite, enseignants et élèves, de façon intéressante, joyeuse et enrichissante.

Moi même: Vous allez souvent à la rencontre des élèves, c’est quelque chose qui vous tient à coeur?

Thierry Lenain : j’aime travailler avec les illustrateurs, les médiateurs, les lecteurs. Réfléchir ensemble. Échanger ensemble nos pensées, nos émotions, nos rêves. Construire ensemble de l’intelligence de coeur et de matière grise qui avance... De cette façon là, oui, les rencontres m’intéressent.

Moi même: Je vais certainement oublier des choses (mais vous allez les ajouter, merci c’est gentil) mais selon moi (et mon flair journalistique digne de Voici), vous:
- écrivez des chouettes bouquins
- alimentez votre blog, à découvrir ici)
- vous engagez sans compter dans la lutte contre les expulsions de sans- papiers
- vous dirigez le magazine Citrouille (spécialisé en littérature de jeunesse) édité par l'association des Librairies spécialisées pour la jeunesse, dites " librairies Sorcières” .
- vous prenez le temps de répondre à un questionnaire chez moi...
 
Ma question est simple: comment faites vous? (dixit une maman débordée par deux sacs de linge sale et trois nains).


Thierry Lenain :  je travaille de manière morcelée, sur plusieurs trucs à la fois, et parfois la nuit aussi. Je réponds parfois au téléphone le combiné coincé sur l’épaule, en train de trier le linge.

Moi même: Vous écrivez majoritairement sur des sujets graves, ou au moins des sujets qui nécessitent d’être abordés avec des enfants. Comment fait on pour écrire sur ces sujets? Comme garder une certaine pudeur (je pense à l’inceste abordé dans “La fille du canal”).?

Thierry Lenain : un lecteur enfant, forcément, ça se respecte. Ce n’est pas comme un lecteur adulte. Alors ça suppose un minimum de pudeur. Voilà peut-être pourquoi...


Moi même: Dans un de vos derniers livres “La dernière année”, vous racontez comment et pourquoi le Père Noël a décidé d’arrêter de distribuer des cadeaux aux enfants devant l’injustice de notre monde. Cette fable un peu dure (avouons le) met l’enfant face à la réalité (en l’y incluant) tout en conservant une part de magie.
Cette façon d’amener les choses en douceur mais de manière vraie, sans détour ni raccourci, c’est essentiel pour vous?


Thierry Lenain:  Un enfant, lecteur ou pas, ça se respecte. On lui doit donc la vérité, et le partage de ce que l’on sait. Mais c’est un partage à opérer avec pudeur et précaution. Pour ne pas empêcher l’enfant, ensuite, d’éventuellement savoir davantage que nous, et de découvrir, peut-être même, que nous nous trompions. Quant à La dernière année, pouvez découvrir en ligne ici, avant d’aller l’acheter ;-) http://www.calameo.com/read/000416779956c93addd78

Moi même: Qu’est ce qui vous inspire? Sur quoi ne pourriez vous jamais écrire?

Thierry Lenain: Rien ne m’inspire. Je parle de ce dont j’ai envie, de ce que je pense important. Et j’évite, si je pense que je ne maîtriserai pas l’expression de ce que je veux en dire

Moi même: Je peux terminer sur des questions orientées nains?

Thierry Lenain: Ben vu mon nom....

Moi même: De quoi êtes vous le plus fier en tant que papa?

Thierry Lenain: De la liberté, la force et l’humanité qui animent mes trois enfants.

Moi même: Quel moment de la petite enfance souhaiteriez vous revivre? Lequel ne regrettez vous pas? (qui a dit les nuits??)

Thierry Lenain: Je ne souhaite revivre aucun moment, car rien que souhaiter cela serait s’opposer au mouvement de vie qui emmène mes enfants vers l’avant. Et j’aime avant tout les voir grandir. Mais j’ai plein de souvenirs merveilleux du bonheur qui nous inonde face à nos enfants en bas âge. Ce sentiment d’éternité qu’ils nous offrent.

Moi même: Sur quel(s) principe(s) êtes vous revenu en tant que parent?

Thierry Lenain: Pas beaucoup :-) Mais j’avais beaucoup réfléchi avant... Et puis ce n’est pas à moi à revenir sur mes principes, mais à mes enfants !

Moi même: Voilà, ainsi se termine cette petite interview, merci encore d’avoir joué le jeu et d’être venu jusqu’à ce blog, petite bulle de rire que je m’efforce de rendre vraie, à ma manière.
Merci encore et à très bientôt.


Thierry Lenain: sur votre blog, sans doute, puisqu’on s’y régale.

14 mars 2012

Humidificateur Vicks - Humidifie ton nain


Acheter un humidificateur ou non ?

Question qui fait partie de celles que vous vous poserez un jour, ou que vous vous êtes déjà posée.
Evidemment puisqu’il s’agit là d’un des grands débats de fond qui agitent sans cesse la sphère parentale (avec le fameux « quelle poussette choisir ? » et le célèbre « réducteur de lit utile ou non ? »).

Et oui, un jour se pose la question de l’humidificateur.
Quand son nain enchaîne laryngites sur bronchites, qu’une amie nous a dit que « depuis qu’elle a un humidificateur sa vie a changé », notre intérêt pour ce petit appareil croît et nous voilà à taper « quel humidificateur choisir » sur google, voire « humidificateur, utile ? ».
Vous trouverez à ce sujet divers son de cloches.
Certains vous diront qu’un humidificateur n’est pas utile, qu’il suffit de mettre des coupelles d’eau sur les radiateurs, voire de faire sécher le linge dans la chambre du nain.
Certes.

Ici, nous avons un humidificateur.
Petite, comme je souffrais de problèmes pulmonaires, j’ai passé mon enfance avec un humidificateur au pied de mon lit. C’est donc assez naturellement que j’ai choisi d’utiliser pour les miens, après pneumopathies, bronchiolites et bronchites à gogo, un humidificateur.

Alors oui, si le logement dans lequel on vit est suffisamment humide, si le chauffage ne tourne pas à bloc et que nos enfants dorment bien, il ne me semble pas utile d’avoir un humidificateur.
Mais dès que l’air est sec, que le chauffage (souvent central ou électrique) tourne constamment, je trouve que c’est un achat utile à faire.
De mon côté, je vis en appartement, l’air y sec et mes nains sont souvent encombrés (reflux mon amour). De plus, j’ai un  Moyen Nain souvent sujet à des laryngites striduleuses.
Kézaco une laryngite striduleuse ?
Très simple. Elle arrive en pleine nuit (c’est plus drôle) et donne au nain une toux aboyante. On dirait donc que le nain est un vieux teckel sur le point de rendre l’âme. Il peine à respirer et peine à se calmer.
Très impressionnant la première fois (beaucoup moins la huitième même si je n’aime toujours pas ça). Si cela vous arrive, avant de vous précipiter aux urgences, vous foncez dans la salle de bain avec votre nain sous le bras, vous ouvrez à fond les robinets d’eau chaude sur la porcelaine froide, et vous laissez votre nain respirer toute cette bonne vapeur. Et oui, la vapeur le calme (l’air froid aussi donc si c’est l’hiver, vous pouvez aussi le sortir à l’extérieur bien emmitouflé).
Bien souvent, le médecin de garde vous conseillera de passer aux urgences, ou de lui administrer vous-même du Célestène (inutile de te dire que je ne pars jamais sans en vacances) et de le faire dormir en position semi-assise dans une pièce humide.
D’où mon achat d’humidificateur, tu t’en doutes.


Le premier que j’avais acheté était un Téfal à vapeur froide et à ultra-sons (toujours prendre vapeur froide pour éviter que le nain se brûle et ultra-sons si on veut du silencieux). Très fonctionnel, très grosse contenance, j’ai pourtant trouvé ce produit peu adapté à mon cas. 


En effet, bien que très silencieux, il trempait instantanément le sol autour de lui (pas très chouette sur du parquet) et, du fait de sa grande contenance (et de mon peu de soin apporté aux choses) l’eau stagnait dans le réservoir entre deux utilisations (pas bien).
Donc, développement de trucs pas glop + calcairisation et encrassage du filtre. Il aurait fallu le vider après chaque nuit (je suis une feignasse) pour éviter la prolifération de bactéries...
Seul intérêt du truc : petite éponge pour y aposer des gouttes essentielles afin de faciliter la respiration du nain. Enfin, dès que le nain peut sniffer des huiles essentielles…

Mon humidificateur Tefal ayant rendu l’âme après mon déménagement (un petit choc qui a fendillé le réservoir – gloups), j’ai donc accepté avec joie la proposition de Madame Vicks qui me proposait de tester leur humidificateur .
Petit, compact et simple d’utilisation. A vapeur froide et à ultra-sons.
Il se remplit d’eau le soir et se branche. 



Moins silencieux que le Tefal (on entend un léger bruit de fond) mais rien de dérangeant non plus.
Micronaine s’endort très facilement même s’il est branché et lorsque nous devons dormir avec Moyen Nain et humidificateur (en cas de crise) nous dormons très bien (sauf si Moyen Nain ronfle en plus).
Il émet donc un léger bruit et une lumière verte (qui fait veilleuse).
On peut (tout comme le Téfal) orienter le jet de vapeur (pour le mettre direct dans la tronche du nain) et la puissance.

gestion de la puissance

orientation dans la tronche du nain


En gros, à pleine puissance, on consomme un réservoir en une nuit.
Il ne goutte pas (sol sec autour de l’humidificateur) et se remplit très facilement.

Le fait que le réservoir soit petit permet de le porter sans se casser le dos et évite ainsi que l’eau ne stagne à l’intérieur. 

Alors vous allez me dire : oui mais dans celui là on ne peut pas mettre d’huiles essentielles.
Alors, c’est vrai qu’il n’y a pas de petite éponge permettant une diffusion optimale mais on peut y insérer des petites dosettes de trucs au menthol. 
Conçues spécialement pour les humidificateurs de la marque, ces petites dosettes permettent de diffuser une vapeur mentholée qui n’arrache pas la tronche mais qui facilite la respiration.
Enfin, moi j’aime bien. 




Cela dit, si on ne veut pas investir dans les dosettes (qui coûtent quand même 5 euros les 5) on peut tout simplement déposer quelques gouttes d'huiles essentielles dans l'eau du réservoir.

Le truc un peu boulet avec cet humidificateur c'est qu'il faut changer la cartouche anti-bactérienne tous les deux mois (voire moins si ton eau est pourrite), et que la cartouche coûte 8 euros.
Je dis ça et je n'ai toujours pas changé la mienne (biiiiiiiiiiih)...
Si je dois résumer, pour l’achat d’un humidificateur :
-          * Vapeur froide (pour éviter les brûlures)
-          * Pour ma part, je vous conseillerai le petit format qui évite que l’eau ne stagne (et pour un transport plus facile au quotidien et en vacances si nécessaire)
-          * Silencieux (genre ultrasons)
-          * Avec un moyen d’orienter le jet de vapeur vers l’enfant (pratique en cas de laryngite)

Moins indispensable mais agréable :
-         *  Éventuellement avec la possibilité d’insérer des cartouches eucalyptus ou des huiles essentielles pour favoriser la respiration (mais ça, c’est moi qui aime).
-         *  Une poignée de transport ou une valisette peut être la bienvenue (mais peu de modèles le proposent).

Celui ci, pour 46 euros, me semble vraiment très bien.
Pas besoin de mettre plus, sincèrement.


Si tu veux en savoir plus sur cet humidificateur : 
- Chez Mamancube, une pure maman testeuse comme on en fait peu :) 
- Et le dessin qui va bien chez Papacube

11 mars 2012

La fabuleuse tournée de Mickey m'a tuer...


Il y a des moments où, en tant que parent, tu as JUSTE envie de faire plaisir à ton nain.
D'où l'existence de lieux fourbes comme les aires de jeux couvertes, comme les salles de cinéma diffusant des courts métrages suédois accessibles au moins de 3 ans et des cirques cheap sur les parkings de supermarché.

Bien souvent, nous optons pour des activités sportives avec les nains (rapport à l'état de fatigue post-activité nainesque), voire culturelle (un petit pestacle de marionnettes avec quelques enfants bobos de la région) mais, arrive le moment où, faisant fi de toute exigence intellectuelle, nous nous retrouvons avec des places indiquant : 



Cette année, c'est Papa Noyel, en la personne de Mamie Chéwie, qui a délivré aux nains ces tickets d'entrée pour quelques heures de bonheur.
En même temps, j'ai choisi. Entre Tchoupi et Mickey, j'ai choisi.
Ne pouvant décemment pas envisager passer deux heures en compagnie de ce .... de ce....de ce personnage étrange (mix entre un pingouin et un...), j'ai dit à Mamie Chéwie : "prends leur Mickey, c'est sympa Mickey, en plus j'ai l'impression qu'il y aura Buzz l'Eclair" (oui, ne cherche pas, quant on est parent on se réjouit de choses étranges).

Nous voilà donc toutes réjouies à l'idée d'aller, par un samedi du mois de mars, mater deux heures de féerie estampillée Disney.
Pendant une semaine, les tickets ont été agités sous le nez des nains fiants :
- Les enfants qui ne vont pas sagement au lit n'iront probablement pas voir Mickey...
- Les vilains nains qui répondent à leur maman n'auront peut être pas la chance d'aller chez Mickey...
- Je te préviens que si tu n'enfiles pas ton slip tout de suite pour aller à l'école, je donne ta place à un petit garçon qui  enfilé son slip sans faire d'histoire.

Oui, c'est nul.
Mais que celui qui n'a jamais négocié ras des pâquerettes me lance le premier Happy Meal.

Samedi arrive.
Avec le Mâle, nous tirons à la courte-merguez pour savoir qui accompagnerait les nains avec Mamie Chéwie durant ces heures de plaisir musical et visuel.
J'ai donc tiré la plus petite merguez et nous voilà partis.
Pestacle à 14h, Moyen Nain commence donc sa sieste dans la voiture.
Arrivés devant la salle, il y, au bas mot, environ 1000 personnes qui font la queue. Beaucoup de nains, trop de nains, une armada de nains et de parents déjà gavés à l'idée de devoir affronter un hall d'entrée qui sent le pop corn à deux cent mètres.

Nous rejoignons la file d'attente et nous progressons doucement, entre nains excités et questions débiles :
- Et Mickey il vient avec qui?
- Et tu crois qu'il y aura Raiponce?
- Peut être qu'il y aura Aurore non ?

Bref, tout un questionnement existentiel sur le déroulement de cette mirifique fête.

Entrés dans le hall, tout se précise. Il y a des tonnes de pop corn. En paquet de carton, en seaux entier, dans des verres et dans des sachets. Du pop corn et du truc qui clignote, de l'amuse-nain estampillé Disney, aux prix exorbitants.
Nous rejoignons nos places. La salle est bondée. Du nain, du nain et encore du nain.
Ouf, les nôtres ne seront pas les seuls à faire du bruit, ils sont tous complètement allumés. Certains sont déguisés (ouf, pas les miens).

Nous sommes assis, les nains réclament du pop corn. Je dégaine les Princes (pas con) et ils se taisent.
Le pestacle commence. 
Le silence se fait. Ah non. Mais pour une fois, personne ne râle.

Le chauffeur de salle s'appelle Tristan et baragouine un français que je comprends mais que mes nains ne comprennent pas bien.
Ce cher Tristan, espagnol (je l'apprendrais plus tard, la troupe est majoritairement espagnole) parle très bien le français mais avec un fort accent espagnol. Attention, cela ne me pose pas de souci. Mais expliquer toute les trentes secondes au nain ce que vient de dire le Monsieur qui n'est pas dans Mickey, ça lasse.

Ce cher Tristan fait hurler le public (ça nous manquait de les entendre hurler) et lance le début du pestacle.
Là, bonheur, Dingo, Donald, Minnie et Mickey arrivent.
Ouf. De la peluche qui s'agite et se dandine à la voix pré-enregistrée, c'est tout de même plus agréable qu'un jeune hytérique qui nous fait crier "Ouiiiiiiiiii"à une salle qui n'a pas eu le temps de faire sa sieste.


Je ne vais pas vous raconter l'histoire, si jamais vous y allez... mais elle se tient. On suit Mickey et sa troupe dans une petite aventure et ça fonctionne. Un peu.
Les personnages rencontrés sont sympathiques mais très peu nombreux au regard de tout ce que peut compter le royaume de Mickey.


Non mais c'est vrai. On aurait pu imaginer une dizaine de peluches et non pas se limiter ainsi à quelques personnages (ah oui, là ils sont au complet)

Les scènes du départ sont pas mal du tout, les décors sont réfléchis et chouettes, quant aux peluches, elles sont plaisantes. Puisque les voix sont enregistrées au préalable, on comprend tout et les peluches ont la même voix que leur héros. Il y a une vaine tentative de raccrocher quelques pères en faisant passer Minnie pour une quiche avide de chaussures, puisqu'elle se précipite en se dandinant comme une hystérique vers un magasin de chaussures à peine arrivée dans un nouveau lieu....
Mais ça ne dure pas.
Les moments avec les peluches sont trop brefs et vite remplacés par du blabla qui n'intéresse pas le nain.
Soyons francs, ce qui plaît aux nains de ces âges là (entre 3 et 7 ans), c'est du spectacle, c'est du visuel, c'est du drôle.
Genre :
- Avez vous vu une roue??? demande Tristan (bon, il a fallu expliquer au nain ce qu'il demandait)

et là, on voit Tigrou qui se balance sur un pneu et qui disparaît et tout les mômes éclatent de rire en criant "lààààààààààààà".
Voilà, c'est couillon, mais ça, ça les fait rire.
Et de ces moments là, il y en a trop peu.


Après une heure et quelques de pestacle, un entracte.
WHAT?
Et oui, profitez de vingt minutes de pause pour aller faire pipi (soit) mais surtout, pour aller claquer des sous en objets dérivés Made in China.
Verres Mickey, Pop Corn (on a craqué), masques, chapeau, etc... tout est à vendre, tout est cher et TOUT le monde achète. Evidemment.

Après ce long entracte, tout le monde revient et attend.
Le gentil Tristan fait monter sur scène trois enfants et leurs parents devant le rideau puis balance de la musique. Les enfants dansent. Le reste de la salle ne comprend pas pourquoi.
Le rideau s'ouvre et on retrouve les parents de ces enfants déguisés en rockers qui font semblant de jouer de la musique. Très drôle si on les connaît. Pas franchement intéressant pour les nains qui se baffrent de pop corn en demandant "c'est quand qu'on voit Mickey".

Enfin, ça repart (ouf). 
Le spectacle est un peu plus soutenu, ça danse, ça chorégraphie complexe, ça jongle et ça chante.
Les nains regardent, on ne peut pas le nier, dès qu'il y a de la peluche et du décor, c'est plaisant.

Et puis, ça se termine, à la dernière chanson, pas mal de parents au courant descendent dans la fosse pour un jeter de confettis.
Puis le rideau se baisse et c'est terminé.
On repart en sens inverse, on recroise les vendeurs de trucs-machins chouettes et les posters pour mettre dans la chambre des nains (histoire de se souvenir de ce bon moment).

On croise d'autres parents assez choqués par ce déballage de babioles et par la qualité du spectacle.
On regarde à nouveau les tarifs.
On se promet de ne plus jamais revenir.

Voilà, il faut le dire, c'était carrément nul.

Les nains ont trouvé ça marrant à quelques moments mais n'ont pas compris "pourquoi il y avait des gens qui n'étaient pas dans les dessins animés". Ils ont réclamé d'autres héros et ont trouvé le temps long quand il y a eu dix minutes de racontage de blagues (type: de quelle couleur sont les petits pois? Les petits pois sont rouge).
Ça sentait le "meublage" à plein nez, le "faisons passer le temps". C'est dommage.

Je me suis ennuyée, j'ai ri bêtement en me disant "heureusement que le Mâle n'a pas tiré la courte merguez, il aurait craqué", et j'ai calculé que, sans aucune réduction et aux places les moins chères, le prix d'un tel spectacle pour une famille de deux enfants, à des places normales (pas en carré VIP quoi), revenait à 92 euros. GLOUPS.

Sincèrement, évitez d'y aller, pour 92 euros, vous pouvez emmener plusieurs fois vos mômes au ciné, ou encore leur acheter quelques dvd chouettes.
Mieux encore, vous pouvez sélectionner des pestacles intelligents jeune public, qui parleront à vos nains et à vous mêmes.


Photo empruntée à une collègue Parisienne à Vincennes qui (tu peux cliquer sur l'image) dont la fille a bien aimé le pestacle. Comme tous les avis sont bon à prendre, tu peux également aller lire




Voilà, je suis déçue par ce spectacle, il me semble qu'ils ont TOUT pour faire un truc de qualité mais qu'ils passent clairement à côté, ça sent le bâclé et le facile. Alors, oui, c'est Mickey, ce sont des personnages qui font partie de leur "quotidien" et un peu du nôtre. Mais il ne faut pas non plus prendre les gens pour des cons. 

Edit : merci de ne pas m'envoyer de mails gênés :) la "faute" d'orthographe du titre n'est qu'un clin d'oeil à un autre "m'a tuer". Je n'ai pas encore perdu mon dernier neurone (et pourtant, Mickey c'était rude).
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