9 mars 2012

La maternité de Port Royal

Il y a quelques temps, je te parlais de cette fameuse visite de la nouvelle maternité de Port Royal à laquelle Aude, une chouette lectrice, m'a accompagnée.

Pour moi, le séjour à la maternité, c'est sacré, tu le sais.
Sans rire, au delà de tout ce qu'on peut trouver à dire sur le séjour, m'est d'avis que ce sont aussi ces premiers moments qui comptent, tant dans la relation mère-enfant que dans le moral de la maman qui vient d'accoucher.
Que celle qui n'a jamais pleuré à la maternité me lance sa première garniture.
On a le droit de pleurer à la maternité. Surtout le troisième jour, il me semble que c'est même obligatoire.
Mais on devrait pouvoir bénéficier de quelques jours chouettes, avec des équipes sympas et des locaux corrects.
Je ne parle pas là d'avoir une hôtellerie de luxe, que nenni. Je parle d'une ambiance, d'un confort normal et de la possibilité de dormir sereinement près de son Micronain.
Je parle ici d'une maternité où on se sentirait - pas comme à la maison certes - en confiance et rassurée.

C'est dans cet état d'esprit que me voilà, le 11 février, devant la porte d'entrée de la toute nouvelle maternité de Port Royal.

J'y ai retrouvé Aude, mon adorable lectrice, et pas mal d'autres blogueurs, ainsi que des journalistes et l'équipe médicale de l'hôpital.
Après une brève présentation des nombreux services et une intervention très intéressante de l'architecte des lieux Patrick Berger , nous avons débuté notre visite.

J'avoue, c'était très étrange de déambuler ainsi dans une maternité vide, de voir des salles de consultation encore immaculée et d'imaginer que, quelques jours plus tard, il y aurait des Micronains dans les micro-berceaux des chambres...

De la visite, je retiendrais différentes choses.
Cet hôpital est une véritable ruche et, au delà de la maternité, c'est tout un pôle qui accompagne la femme, de l'adolescence et de la première contraception au travail de recherche sur la fertilité, en passant par un pôle IVG et à tout un groupe de recherche sur l'endométriose, ainsi qu'un accompagnement durant la ménopause.


Des services qui fonctionnent de concert, d'excellents médecins (très gentils par ailleurs), et une ambiance médicale sincèrement rassurante.

Après, en vrac, il me faut vous raconter quelques petites choses qui m'ont semblé intéressantes.
Pour la provinciale que je suis, ce ne sont pas les chambres qui m'ont le plus impressionnée.
Non, j'ai eu la chance d'accoucher à l'hôpital de Reims dans lequel on retrouve des chambres souvent simples, spacieuses et avec un box pour faire les soins ainsi qu'une salle de bain privative.

Donc ça (ci dessous) ne m'a pas paru si exceptionnel. Mais pour les Parisiennes qui ont déjà du accoucher et séjourner dans 3m², ça compte.




A côté de ça, les salles d'accouchement sont grandes, claires et bien conçues. Il y a un double accès au x salles ce qui permet de laisser l'équipe médicale d'un côté et le papa de l'autre. Le couloir des papas ça s'appelle et je suis passée par là, en me disant que bientôt, il y aurait du Mâle anxieux à charlotte verte...

Côté prématurité, tout a été extrêmement bien conçu. Les chambres sont individuelles et grandes, le côté humain est préservé, on n'a pas le sentiment d'être dans un mini-box.

En règle générale, les salles sont claires, lumineuses et ne donnent pas envie de pleurer. On s'y sent en sécurité et tout est fait pour que le quotidien de la patiente (et des micro-patients) y soit facilité.


Après, soyons claires, c'est un hôpital à la pointe. Maternité de type 3, centre de recherche, tout est fait pour accueillit les femmes en MAP ou les cas les plus précoces de prématurité.
Donc, la place faite au "naturel", au "physio" est moindre.
On ne va pas à Port Royal pour accoucher sans péridurale dans une salle nature en chantant. Non, ce n'est pas le parti pris du lieu.
On va à Port Royal car on a envie de médical, parce qu'on n'a pas le choix, parce qu'on a une grossesse patho ou tout simplement parce qu'on veut être prise en charge à tout moment de sa vie de femme.

L'équipe médicale que nous avons rencontré a été super. Ils ont répondu aux multiples questions et ont su nous montrer à quel point ce projet était nécessaire à l'avancée des choses et au confort de la femme.

Des chiffres?
6000 naissances de prévues, 63 berceaux en néonat, 13 salles de naissance, de la place en salle d'attente des urgences (et oui, ça compte), et 6 sages-femmes aux urgences.
Bref, une maternité qui se donne les moyens d'être au top.



Mon ressenti?
C'était chouette. Vraiment.
Je ne suis pas POUR l'ultra-médicalisation de la grossesse mais il ne faut pas être stupide, parfois, nous n'avons pas le choix. Pour nous, et pour nos enfants, pour ceux qui naissent trop tôt, et même pour ces femmes qui souhaitent avorter dans les meilleures conditions possibles.
J'ai trouvé ce lieu agréable, paisible et sécurisant, à la fois énorme et intime.

Les vues sont superbes et on sent qu'un véritable travail a été fait sur les échelles, à la fois pour monter à quel point on peut TOUT trouver dans cette maternité mais aussi à quel point le lien mère enfant a besoin de ce cocon intime.
Finalement, ce qui compte, au delà de tout ça, c'est aussi les équipes, la gentillesse et la présence rassurante du personnel médical.

Je vous laisse avec quelques photos et les différents liens vers le blog de la maternité ainsi que sa page Facebook!




8 mars 2012

Casting Dove - Pourquoi pas une d'entre nous? Enfin, surtout vous!

Je n’ai jamais aimé les pages Mode des magazines.
D’ailleurs, c’est bien simple, je ne les regarde même pas.
Voir des filles maigrichonnes porter des fringues qui valent l’équivalent de mon Kangou (neuf), ça ne me plaît pas vraiment.
Je ne suis pas très sensible à ce genre de truc.
Comme les pubs pour les sacs à main où on voit une Lolita se vautrer dans du cuir…personnellement, ça ne me donne pas envie de courir dépenser le contenu du compte épargne Piwi de Grand Nain en boutique.
Non, je ne suis pas attirée par le papier glacé, par le bout de sein qui dépasse (huhuhu) ou par la lèvre pulpeuse mordillée ingénument (huhuhuhu bis).
Ce sont d’autres marques qui m’alpaguent, parce qu’elles ont su jouer sur ce que j’étais.
La marque Dove, par exemple, est une de celles qui a réussi son pari en proposant depuis des années des égéries que je qualifierais de « normales ». Et oui, nous avons toutes en tête les affiches avec ces femmes rondes, jeunes, plus âgées, blacks et blanches posant côte à côte avec pour seul point commun un sourire franc aux lèvres.
Alors certaines vont me dire : « Marie, tu n’es qu’une nouille, ça reste de la pub ». Bien sur, merci, je ne suis pas totalement crétine. Mais, pour moi, c’est une pub qui a su tirer à elle toutes les femmes qui voudraient bien qu’on leur dise : « vous n’êtes pas des bombes atomiques, vous êtes normales, comme 90% des femmes sur cette planète. Mais vous rayonnez, vous êtes vous et vous donnez envie aux autres de vous rencontrer ».
Voilà, c’est ce qui me plaît. Une campagne de pub, oui, mais qui donne la vedette à la normalité, loin des diktats de la mode et de la moue boudeuse.
C’est une des raisons pour lesquelles j’ai accepté cette année de devenir Ambassadrice du casting Dove dont la première phase commence aujourd’hui. Parce que je suis une femme normale, une maman avec quelques rondeurs (hum hum quelques) et une fille qui s'assume les jours pairs et qui regarde avec hargne ses bourrelets les jours impairs...

C'est dire si j'ai dit "Mais OUI" quand on m'a proposé de relayer cette opération.

Donc, je vous le dit, le casting Dove commence.
Et bien oui, à l’occasion de la journée de la femme, ça ne pouvait pas tomber mieux.
Alors j’en vois qui râlent au fond sur cette journée de la femme, que ça devrait être tous les jours, blablabla.
CERTES. Je suis entièrement d'accord avec vous.
Mais c’est comme la St Valentin hein, on ne va pas râler et on va prendre ce qu’il y a à prendre.
Durant ces prochaines semaines, ce sont quatre phases qui vont s’enchaîner afin d’élire quatre égéries Dove. Ronde ou petite, grande et plus de 50 ans, peu importe. Vous avez votre place.
Ce qu’il faut faire ?
Aller sur le site www.dovedanslapeau.com . Jusque là, vous maîtrisez.
Puis, il suffit de s'inscrire et de répondre le plus sincèrement possible aux trois petites questions qui vous sont posées.

La marque recherche des mamans qui ont quelque chose, un petit plus, un côté spontané et vivant, un côté pétillant et terriblement vrai. Pas la peine d'en faire des tonnes, restez vous même.
Ensuite, il va vous falloir choisir une jolie photo de vous. Peu importe les cernes et le cheveu un peu mou. Peu importe que vous vous trouviez moche. Faites juste un joli sourire. Vous êtes parfaite.
On ne met pas le nain en photo, non, cette fois, c’est de vous qu’il s’agit.
D’ailleurs, évitez de poser avec un accessoire (verre d’eau, chapeau, etc…) tout est soumis à modération donc vous risquez d’être écartée du concours pour ça.

Les photos pré-sélectionnées seront mises en ligne et le public pourra voter pour élire sa favorite.
Attention, ce n’est pas le public qui choisira les égéries mais un véritable jury. Il ne suffit donc pas d'être blindée de "J'aime" pour être égérie Dove. Non. Mais  les chouchoutes du public (25 au total par session) se verront offrir un an de produits Dove (de gel douche qui sent bon et de masque à cheveu qui ne pose qu'une minute pour maman pressée).
Mon rôle?
T'indiquer quand et comment tu postules.
Te soutenir en te disant que "tu es belle, tu es souperbe".
Motiver celles qui se trouvent moches comme des poux.
Et booster les votes des mamans sélectionnées. Oui, je crois que niveau votes, vous m'avez bien aidée...
Donc, toi, lectrice qui a envie d’être égérie Dove, lance toi, nous serons derrière toi.
J'adorerais qu'une de nos mamans soit égérie Dove. ça serait juste génial.
Allez.....on va chez Dove dans la peau et on tente.
Et moi, je vous soutiens.



Je crois que je vous dois bien ça non?
Opération sponsorisée

Vidéo virale par ebuzzing

4 mars 2012

Le coaching sexuel de Vanessa Lope : combien de temps??

Et voilà, comme promis, je prends place aujourd'hui sur le blog de Marie (hiiiiiiii) afin de répondre à quelques questions posées en commentaires la dernière fois.
Ça va parler de vous, de sexe et de "je fais comme je peux" parce que c'est également mon adage...
N'hésitez pas à compléter mes mots, n'hésitez pas à dire si cela vous semble exagéré, n'hésitez pas à prendre la parole en fin d'article, c'est fait pour ça!

Prêt(e)s? 

Est-ce qu'il faut vraiment "se forcer" un peu pour que cela revienne ? Combien de temps l'envie peut mettre à revenir après une grossesse ?


- Se forcer. C'est difficile de lire ça et pourtant... On se force. On se dit que ça va aller, qu'on va finir par être excitée et en fait, bof. On pense aux trucs à ne pas oublier, on pense à mille chose, on pense qu'on aimerait mieux dormir, on espère que ça ne durera pas longtemps. Il y a se forcer et se forcer, ne soyons pas dupes. Il y a le côté "je ferais bien l'amour mais il y a une super série-télé et franchement, pour une fois que je peux regarder un truc à la télé hein..." et il y a le "ça me dégoûte, je me dégoûte, il/elle me dégoûte, je me force mais vraiment, c'est en serrant les dents et en refoulant les larmes". Ce dernier cas me semble plus grave, plus dur et relève plus de la dépression ou d'un réel souci de couple. Passé les six/huit premiers mois après un accouchement, il me semblerait opportun de consulter si faire l'amour vous dégoûte et si vous vous y résolvez tout de même, parce que vous avez peur de perdre l'autre.


Quant au premier cas de figure, il est plus fréquent. Soyons honnêtes, après une grossesse, on a l'entrejambe légèrement (voire terriblement) endommagé. Déchiré, ayant porté pendant quelques jours des "garnitures" (miam) dignes d'une tour de huit étages et se souvenant avec émotion et effroi de la dernière chose qui est passée par là.
En clair, après un accouchement, pendant au moins un bon mois, on a mal. Voire très mal. Ça lance, ça peut saigner longtemps, on a une sensation de descente d'organes dès qu'on marche plus de 800 mètres et, très sincèrement, on se sent endolorie et vieille. Surtout si on regarde en plus l'état lamentable, flotteux et visqueux de notre cher ventre. 


Puis, les jours passent et la merveilleuse période dite du "congé maternité" achève de nous rendre superbement désirables et enclines à refaire l'amour.
Non?
Je vais peut être en choquer certaines qui voudraient que cela ne soit pas vrai, mais, avouons-le, la majorité des mères restent seules à la maison pendant quelques mois, avec pour seul compagnon un(e) Micronain(e) geigard(e) qui ne veut rien qu'à rester dans les bras et qui, surtout, ne veut pas dormir.

Les journées sont donc difficiles pour les mères qui gèrent un petit rigolo chouineur en essayant, en même temps, de garder un intérieur présentable histoire de ne pas entendre la fameuse phrase "toi, tu ne fais rien de tes journées alors tu peux bien...."


Bref, la journée d'une jeune maman est partagée entre tâches ménagères usantes et manifestement inutiles (puisque c'est toujours aussi bordélique) et gestion d'un Nain fatigué et fatiguant, qui ne la laisse même pas aller aux toilettes, ni prendre sa douche...


Elle mange sur le pouce (et des conneries), ne perd pas de poids, a le sentiment d'être un yeti et a surtout l'impression de n'être jamais SEULE. Jamais.


Quand arrive le soir et que le Nain-glue est couché, comment pourrions-nous imaginer un seul instant qu'elle a envie de se blottir contre quelqu'un sous la couette?
Pensez vous que les désirs profonds de cette jeune maman soient d'ordre sexuels?
NON.
Une jeune maman, le soir arrivé, a besoin de :
- prendre un bain chaud, seule, en bouquinant un bon polar et en sachant que si sa Majesté du Micronain braille, il y aura un gentil conjoint pour y aller.
- tendresse, câlin et paroles gentilles et empathiques "ça a été aujourd'hui? merci de gérer tout ça..."
- regarder une série-télé qui n'obstruerait pas son cerveau fatigué


Bref, la jeune maman a besoin d'être seule, de penser à elle et de s'entendre dire qu'elle est chouette.
Elle n'a pas envie d'un corps sur elle (elle a porté un Micronain en écharpe toute la journée), elle n'a pas envie de sexe, elle n'a pas envie de ce plaisir là.

Ce n'est pas contre son chéri. C'est POUR elle.


Il ne faut pas s'étonner que le sexe passe en second. Penser à soi et uniquement à soi est un moyen de survie. C'est de s'occuper de l'autre qui devient difficile, c'est de faire cet effort là qui lui semble insurmontable.

D'ailleurs, je ne suis pas étonnée de lire ce commentaire là :

"Mais ma libido n'est pas morte, j'ai juste la flemme de faire l'amour avec quelqu'un, de prendre encore soin de quelqu'un... par contre je me masturbe une fois par semaine, la seule aprés midi que j'ai de libre, sans enfants.
et je culpabilise pour lui."


Comment pallier à ça?

Je n'ai pas de solutions miracles, juste des pistes.
Il faut déjà apprendre à déléguer, il ne faut pas tout prendre en charge. 
Facile à dire.
Le but étant de se dégager du temps pour soi. Pas forcément pour se faire belle ou pour s'épiler, pas forcément pour s'oindre d'huile excitante. Non. Pour bouquiner, pour se laver les cheveux (hiiiiii) pour aller prendre un café avec une copine, pour penser à soi.

Une fois qu'on a eu notre quota de MOI JE, on peut penser à l'autre.
Une fois qu'on a réussi à penser à soi, on peut envisager l'autre.

Cependant, pas facile pour l'homme. Pas facile du tout.
Pendant neuf mois, la grossesse.
Puis l'accouchement, tout de même éprouvant.
Enfin, les suites de l'accouchement, le corps de l'autre meurtri, l'allaitement et le sentiment d'avoir une nouvelle compagne, femme mais mère, épouse mais dévouée à son enfant, à un autre.

Les papas auraient envie qu'on s'occupe d'eux également.
Pas la peine de mentir, on le sait que vos chouineries spéciales "j'ai un rhume-je vais crever" sont faites pour qu'on vous prenne dans nos bras et qu'on vous cajole.
Alors oui, difficile quand vient le soir, de voir sa compagne plongée dans un livre et ensuite le refermer pour s'endormir comme une masse.
Difficile de la voir enfiler un pyjama confortable mais moche alors que vous rêviez de découvrir ses seins lourds dans une nuisette sexy.

Comment se comprendre?
Comment faire au mieux?
Des deux côtés, il faut avancer.
Il faut patienter et offrir à celle qui en a besoin des instants de tendresse, des massages et des attentions. Un bain coulé et une huile à mettre dedans avec un magazine crétin, ça vaut mieux qu'une main aux fesses et un "j'ai envie de toi" dans les premiers mois après l'accouchement.

En gros, ce que je veux vous expliquer, c'est qu'il n'y a pas de solutions miracles mais que la pression masculine conduit les femmes à se forcer.
Que la pression sociale du sexe-performance conduit les mères à déprimer.

Qui n'a jamais lu les couvertures racoleuses des magazines féminins en se disant "putain, ce n'est pas moi".
Qui n'a jamais rêvé devant un article " à trente ans, elles ont leur premier orgasme"?

Il y a tout ça qui rend fou, il y a cette pression à la maison et dans la rue, il y a le temps qui file et qui ne laisse pas un moment aux parents pour se retrouver eux mêmes.
Avant de retrouver son couple, il faut se retrouver soi même.
Avant de vouloir donner du plaisir à un autre, il faut savoir s'en donner à soi même.


Comment trouver un nouvel équilibre, comment vivre avec cette peur que l'autre ira voir ailleurs si on n'"assure" pas?


Nous n'avons pas à assurer.
Il est temps de ré-apprendre. Il est temps de dire les choses.
De se poser un soir, avec une bouteille de vin et de dire à quel point c'est difficile, qu'on a besoin de nouvelles choses, de se ré-inventer, qu'on a peur et qu'on se sent parfois obligée.
Difficile d'en parler à ceux pour qui ça peut être blessant, d'où la necessité de prendre des pincettes.
Pourquoi ne pas dire clairement les choses?

"Je n'arrive pas à être excitée. Ce n'est pas toi, ce n'est pas moi, c'est juste qu'il y a tant de choses qui me stressent que je ne me détends pas". 




Il faut essayer de ne pas rester seule dans vos interrogations, il faut rejouer à deux. Ce n'est pas à vous de vous re-motiver, c'est au couple de se relancer.


En fait, si je résume, les soirées sexes des jeunes mamans c'est ça :
- Tiens, les gosses dorment tôt et il n'y a rien à la télé. Je ne suis pas trop fatiguée et ça fait longtemps qu'on ne l'a pas fait. Allons-y.
- Au lit, évidemment, parce qu'on ne sait jamais, si un môme se lève.
- Les préliminaires? On va zapper, ça prend trop de temps
- Déjà fini alors qu'on commençait à se dire que ce n'était pas si mal?
Oui, ça faisait longtemps.

C'est un peu cliché mais je crois que c'est un peu ça, si j'en crois ce commentaire : 
"Alors ma question à VL: comment retrouver un minimum de libido, sachant que Monsieur a tendance à abréger les préliminaires, et qu'ensuite, vu que "ça fait longtemps", il ne tient pas la distance assez longtemps pour que j'arrive moi aussi à quelque chose? Je veux bien me forcer, mais si je n'en ai pas la récompense... Et Monsieur est susceptible, je ne peux pas lui demander de changer ses pratiques..."



Comment retrouver un peu de libido? Quelques astuces, seule ou en couple?

- Pour vous, un bon petit bouquin érotique. Et oui, bêtement. On se le commande sur Amazon, discrètement si on n'est pas à l'aise, et en même temps qu'un bouquin pour enfant, ça passe mieux. En lien ici, une dizaine d'ouvrages conseillés et ici, les meilleures ventes. Se donner de quoi penser, retrouver le plaisir d'être excitée, pour beaucoup de femmes, ça passe par l'écrit. Pourquoi ne pas tenter? 


- Des accessoires? Si ça vous dit. On peut maintenant trouver toutes sortes de lubrifiants en supermarché. Effet glaçon ou effet brûlant, rien ne vous empêche de tester avec humour ce genre de petits gadgets. Ensuite, chez Yoba (par exemple) vous pouvez également vous faire une petite sélection. Les boules de Geisha, si vous vous sentez d'attaque, sont mêmes conseillées pour la rééducation du périnée.
Après, faites votre shopping selon vos envies. Vous êtes gênée? Faites vous une commande à envoyer en faisant semblant que c'est de la part d'une bande de copines. Vous pourrez ouvrir le colis en ricanù$*

ant et découvrir le tout avec votre cher et tendre.

- des petits exercices à faire à deux? Et oui, on peut. Vous n'êtes pas toute seule à vous battre, à essayer de retrouver une vie sexuelle décente. 
Essayez par exemple, de vous programmer une soirée caresses. Juste caresses. 
Le reste est interdit. Un jour c'est lui, l'autre c'est vous. Pendant quinze minutes, juste des caresses. Histoire de se redécouvrir.




Après, le reste, la lingerie et tout ça, ça peut aider. Mais pourquoi se forcer à porter un truc en dentelle et en soie qui glisse et dans lequel vous vous sentez aussi sexy qu'un ragondin à qui on aurait enfilé un porte-jarretelle?
Contentez vous d'un joli pyjama noir en microfibre, un peu décolleté, avec lequel vous aimerez dormir. 


Voilà quelques idées en l'air, quelques moyens d'y penser et d'en parler.
Je crois que c'est là le gros problème. En parler.
Parce que, bien souvent, tout se résout par le dialogue. Même si ce n'est pas facile, même si l'autre prend la mouche. Il faut dire, et parfois essayer d'en rire pour désacraliser tout ça.





Pendant la grossesse, le corps et la fonction de la femme change. La transition se fait, en douceur mais pas toujours, et pour les deux membres du couple.
L'homme et la femme doivent accepter cette évolution. 

Peu importe le bourrelet ventral, il se cache.
Peu importe la cuisse molle, elle est douce.

On ne peut pas vous demander de faire un marathon du sexe, on ne peut pas vous demander de faire un strip-tease d'un air coquin alors que vous venez d'éponger un litre de vomi sur le plancher du salon (oui, entre les lattes aussi).


L'essentiel, ce n'est pas la performance, l'essentiel c'est de réussir à se retrouver. 
Devant un film, les jambes de l'un sous les jambes de l'autre.
Au lit, à lire le même magazine.

Avec une tasse de café, à parler de mille choses.
Et de fil en aiguille, de gentils mots en petites attention, de siestes en moments pour soi, le désir revient, l'envie de partager des moments complices, l'envie de désir réapparaît.


Pour certaines, ça prend 1 mois. Pour d'autres bien plus.
C'est tout un corps et tout un rôle à refonder, c'est tout une femme à ré-inventer, c'est tout un couple à reconsidérer, plus jamais deux mais toujours plus.



Pour peu qu'on prenne le temps de vivre ces moments difficiles à deux, pour peu qu'on prenne le temps de dire les choses sans honte, je pense qu'on peut avancer.


On a le droit de ne pas avoir envie.
On a le droit d'être égoïste.

Essayez de sortir en couple de temps à autre, ou de vous faire un bon petit resto-maison, même si les enfants sont là.
Ne culpabilisez pas chères lectrices, retrouvez vous, retrouvez le, réapprenez à vous connaître, essayez de trouver des moments où vous êtes bien ensemble. 
Le sexe fait partie de ces bons moments.
Mais ce n'est pas le seul.







Voilà, c'était un petit article de coaching sexuel de Vanessa Lope.
Qui reviendra d'ici une quinzaine de jour pour répondre à des questions sur le manque de libido des Mâles, pendant et après grossesse.
Et si vous avez d'autres questions, les commentaires vous sont ouverts.







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