23 mars 2012

Signal and the Lapins Crétins - Les nains et la brosse à dents quoi...

Quand on m'a proposé de parler des Lapins Crétins, j'ai pensé à Micronaine et à ses Bwaaaaaaaaaa incessants.
Quand on m'a proposé de parler brosse à dents pour nain, je me suis vue, comme tous les soirs, en train de dire :
"Ouvre la bouche....PLUS GRAND...ouvre...OUVRE J'AI DIT....écoute, si tu n'ouvres pas, je ne peux pas brosser...FAIS AAAAAAAAAAAAAAHHHHH....arrête de baver....stop.....bois de l'eau...crache....PAS PARTOUT".
Oui, le problème avec les dents des nains c'est que, malheureusement, elles ne sont pas auto-wash.
Il faut donc que TU les laves. Tous les matins, tous les soirs. Pendant deux minutes.

Alors deux minutes, quand il s'agit d'un dessin animé occupe-nain, c'est court, trop court.
Mais quand il faut brosser des dents de nains avec bouche qui se referme et nain qui veut parler en option, c'est long, très long.

Les brosses à dents pour nains, en plus, il faut bien les choisir. Respecter l'âge inscrit sur la boî-boîte et puis prendre un joli visuel. Oui, ça compte. Crois moi, si j'ai le malheur d'acheter deux brosses à dents différentes pour les nains, c'est la crise assurée.
Le Grand veut celle du petit, et le Petit veut celle du grand.
Donc, maintenant, je prends les mêmes. Et ils mélangent leurs germes de frères. Bah....

Bon, tout ça pour vous présenter la nouvelle maboulerie de Signal qui a associé les Lapins Crétins à sa nouvelle opération "Explique à ton nain comment on se brosse les dents".
Et oui, rien de tel pour apprendre que de voir un petit personnage sympa expliquer tout, ça change du discours parental légèrement pénible (pour ne pas dire fiant) et ça fait rire. J'avoue que ça me fait d'autant plus rire que je compare souvent mes nains à The Lapins Crétins.

En même temps, il y a un air de ressemblance, si si, va voir la vidéo et tu vas comprendre (héhéhé).

Si tu veux mater les vidéos (qui sont crétines et marrantes) tu peux aller faire un tour là : www.lapinscretins.missionsignal.fr.
C'est franchement drôle.
Bon, pour les plus petits, Les Lapins Crétins oublient de nous donner LA technique qui marche afin de leur brosser les dents correctement.
Oui, les lapins considèrent que le Nain est habile (ce qu'il n'est pas tout de suite, avouons-le).
Alors, ma technique est simple (et empruntée à un autre blogueur du nom de Papacube - vous connaissez??? huhuhuhu).
On se met assise sur une chaise et on prend son nain sur soi, comme pour lui donner un biberon par exemple. En gros, on le prend un peu en berceau. Oui, s'il est gros c'est fatiguant et on peut plutôt lui installer un petit tabouret. Le tout, c'est qu'il ait la tête en arrière pendant l'opération histoire que le dentifrice ne coule pas sur vous (et vos fringues propres) mais dans sa gorge.

Bref, ainsi, vous voyez tout et il ne referme pas la bouche toutes les huit secondes pour déglutir. C'est carrément plus facile.
C'est toujours aussi long et pénible, mais c'est un devoir parental et on ne peut pas y déroger.

Revenons à nos lapins.
Pour vos Grands Nains qui sont aptes à brosser seuls (ou presque), voilà donc une opération vraiment rigolote et décalée qui va vous plaire. Des vrais conseils un peu déguisés pour que l'information passe mieux auprès du public jeune et des Lapins vraiment Crétins qui, même si ce n'est pas de mon âge, me font ricaner bêtement.Je vous laisse aller regarder ça, et le montrer à vos grands nains.




Et comme les Lapins sont super crétins et super sympas, ils t'offrent un kit brosse à dents.
Un commentaire et un message crétin, un tirage au sort et le kit sera tien...

Et le KIT LAPINS CRETINS ARRIVERA CHEZ ...........

SEGOLENE.

En même temps, vu que sa fille vient de faire tomber sa brosse dans les toilettes....




Article sponsorisé

19 mars 2012

Éveille ton nain - Coccinelle Boutique

Oui, notre rôle de parent, c'est aussi d'éveiller notre nain.

Vous me direz, l'école est aussi là pour ça. Certes, mais quand même.
On ne va pas laisser le nain végéter devant un mur blanc, ça fait mauvais genre.

Chez moi, question éveil du nain, ça va.
On est rôdés.

Entre les saladiers à ranger dans l'ordre et les casseroles pour l'éveil musical, entre les tupperwares zé couvercles à trier et rouleau de papier toilette pour hurler dedans, on est bons.

Sinon, on a aussi quelques jouets dits "éducatifs" mais les nains préfèrent empiler leurs sièges en bois pour faire des tours-pièges et utiliser leurs bouliers pour faire de la musique.

Mais, comme le parent est persévérant, il persévère et achète des jolies choses qui vont, à coup sûr, éveiller son nain.

Oh, des engins de chantier, my dreaaaam
Lorsque j'étais Primi, une amie m'a soufflé le nom d'une très jolie boutique, Coccinelle Boutique,  qui faisait énormément de jouets d'éveil, de jouets intelligents, à des prix tout à fait corrects (ce qui n'est pas toujours le cas).

Maintenant que je suis Multi (et que mes nains sont tout à fait éveillés), je me sens obligée de partager ce bon plan avec toi.

La boutique Coccinelle est donc ravie de se partenariser avec le nain pour t'offrir un petit chèque cadal à dépenser chez elle
Sympa non?

Par exemple, tu peux trouver :

des jeux-pirates à empiler (en famille sans s'énerver)

des petites poupées pour apprendre à s'habiller


un petit établi en bois, très choupi


LES réglettes cuisenaires, le top pour apprendre à compter (la numération, toussa - je suis prof des écoles ne  l'oublie pas)
Et une petite horloge pour apprendre l'heure à laquelle on a le droit de se lever...


Bref, je te laisse aller fureter, il y a vraiment de très belles choses, utiles et pas hors de prix.

Pour le veinard du jour, il y aura donc 50 euros à dépenser dans la boutique.

Je vous laisse mettre en commentaire votre sélection (copier/coller les liens ça sera le plus simple) et mettre un second commentaire si vous souhaitez partager (FB/Twitter, etc..).

Evidemment, vous pouvez J'aimer leur page Facebook.

N'hésitez pas à faire des remarques ou des suggestions, c'est toujours agréable pour les mamans qui gèrent de tels sites d'avoir des retours (positifs ou non) afin d'améliorer le tout (ou de se réjouir).

Voilou, je vous laisse faire votre shopping infernal...

Résultats vendredi soir. Bonne chance!!


Clique sur le nain concentré...




15 mars 2012

Thierry Lenain est chez le Nain - oui, il le fallait

Thierry Lenain et moi on se connaît depuis très longtemps. Enfin, surtout moi.
Je l’ai rencontré il y a maintenant plus de quinze ans (ça ne nous rajeunit pas ça, ma bonne dame), par le biais d’un livre. Du livre. Celui qui résonne encore en moi aujourd’hui.
Le livre en question était bien rangé dans la section “Adolescent” (niais et boutonneux) de la Médiathèque de Metz. Entre un Susie Morgenstern et un Judy Blume, dégoulinants de mièvreries et d’histoires de premières règles et de premiers baisers, j’ai découvert celui qui allait me donner envie d’écrire.

“Un marronnier sous les étoiles”, ça s’appellait. Collection souris rose. 

cette collection, ça envoyait du bois...

Aujourd’hui, à bientôt trente ans, il est encore près de moi.
Une histoire de deuil, une histoire de larmes qu’on garde, une histoire de rencontre et de foi, de simplicité et de confiance. Ce livre, encore aujourd’hui, je ne peux pas le lire sans pleurer. Sans avoir la gorge qui se serre.

Ma deuxième rencontre avec Thierry Lenain a eu lieu à l’IUFM (tu sais ce lieu qui n’existe plus où on formait les feignasses d’instit’ comme moi...).
Cours de français sur la littérature de jeunesse et deux montagnes de bouquins.
On doit choisir: Ponti ou Lenain.
Tout le monde ou presque prend Ponti. Moi, Ponti, j’aime pas (bin oui, je sais, j’aime pas et puis c’est tout).
Je prends donc le groupe Lenain (oui, déjà à l’époque, j’aime le concept).
On se partage les livres. Evidemment, je prends le marronnier sous les étoiles. Et puis l'amour hérisson, et puis la fille du canal. 




Et là, je ne fais rien qu’à lire, lire et lire encore. A sourire et à retenir mes larmes en même temps.
Un auteur comme ça, on ne l’oublie plus. On commande ses livres, quasiment tous. On les lit à ses élèves. On les garde. Et quand soi même on commence à écrire, on veut lui dire.
Pour remercier.

Alors voilà, cette interview pipole, je tenais à la faire pour ces raisons. Pour dire merci à M.Lenain de toujours mettre les mots justes sur ces choses parfois difficiles à dire. Merci car les enfants comprennent. Et disent. Et partagent.
Je voulais donc aussi te faire connaître Thierry Lenain parce qu’à mon sens, la vraie littérature de jeunesse, c’est ça (qui a dit “au feu Tchoupi”??)




Les bouquins de Thierry Lenain, c’est un peu éduquer son nain. Lui parler des autres, de la guerre et de la misère, du sexisme, du divorce et du racisme. Mais pas que.
Et toujours poétiquement, toujours avec douceur, sans jamais brusquer l’enfant. Toujours en l’accompagnant. Pour moi, lire un de ces livres, c’est donner envie au nain de voir un peu plus loin que le bout de son nez (crotté).

Voilà, les présentations sont faites de mon côté, je laisse le soin à notre invité de faire de meme en répondant à mes subtiles (et pertinentes) questions.

Moi même: Bonjour, donc et encore merci de venir un moment chez moi.
Thierry Lenain, j’ai dressé un portrait de vous très orienté (puisque je suis une addict) mais pourriez vous vous présenter (sans en faire trop comme moi) à mes lecteurs?


Thierry Lenain : J’ai trois enfants, de 25, 23 et 13 ans. Et j’ai aussi écrit quelques livres. Tout ça depuis l’âge de 27 ans et j’en ai aujourd’hui 53.

Moi même: Vous avez écrit pas mal de romans et énormément d’albums, tous illustrés par différentes personnes. Est ce vous qui choisissez l’illustrateur en fonction du ton que vous voulez donner au texte?

Thierry Lenain : Je choisis en général mes illustrateurs comme ils veulent bien ensuite me choisir... Pour des résonances de sensibilité, de points de vue, de couleurs, de colère... en gros des résonances de coeur et de pensée.





Moi même: Vous l’aurez compris, j’ai un faible pour “Un marronnier sous les étoiles”. Et vous? De quel bouquin êtes vous le plus fier? 


Thierry Lenain : chronologiquement, du Marronnier sous les étoiles, de L’Amour hérisson (qui va ressortir fin avril illustré par Barroux), de la Fille du canal et de Lali l’orpheline (que vous pouvez découvrir en ligne ici, avant d’aller l’acheter ;-) http://www.calameo.com/read/000416779705aa42b1d2a )

Moi même: Et chez les autres auteurs, un coup de coeur?

Thierry Lenain : Beaucoup. Un Rascal par exemple. Ou un Claude K. Dubois. Voire un Rascal illustré par Claude K. Dubois. Cassandre, par exemple.

Moi même: Devenir papa, c’est quelque chose qui a compté dans le processus d’écriture? Si oui, en quoi? (à part avoir carrément moins de temps pour écrire)

Thierry Lenain : Il faut vraiment être une femme qui a enfanté, ne pas être en manque de ça, pour se demander si le fait de devenir papa joue ou pas dans le processus d’écriture. Je vous le confirme : devenir papa, c’est à dire ne pas être celui qui porte, a compté. Autrement, écrire a été une autre façon de continuer d’accomplir l’accompagnement parental que j’ai commencé bien avant de devenir parent. Moi même: Vous qui étiez enseignant (cher collègue), seriez vous prêt à retourner devant une classe?

Thierry Lenain : Cela me tente, parfois. C’est un métier magnifique. Il faudrait juste raser l’école pour pouvoir la reconstruire de manière à y retravailler ensuite, enseignants et élèves, de façon intéressante, joyeuse et enrichissante.

Moi même: Vous allez souvent à la rencontre des élèves, c’est quelque chose qui vous tient à coeur?

Thierry Lenain : j’aime travailler avec les illustrateurs, les médiateurs, les lecteurs. Réfléchir ensemble. Échanger ensemble nos pensées, nos émotions, nos rêves. Construire ensemble de l’intelligence de coeur et de matière grise qui avance... De cette façon là, oui, les rencontres m’intéressent.

Moi même: Je vais certainement oublier des choses (mais vous allez les ajouter, merci c’est gentil) mais selon moi (et mon flair journalistique digne de Voici), vous:
- écrivez des chouettes bouquins
- alimentez votre blog, à découvrir ici)
- vous engagez sans compter dans la lutte contre les expulsions de sans- papiers
- vous dirigez le magazine Citrouille (spécialisé en littérature de jeunesse) édité par l'association des Librairies spécialisées pour la jeunesse, dites " librairies Sorcières” .
- vous prenez le temps de répondre à un questionnaire chez moi...
 
Ma question est simple: comment faites vous? (dixit une maman débordée par deux sacs de linge sale et trois nains).


Thierry Lenain :  je travaille de manière morcelée, sur plusieurs trucs à la fois, et parfois la nuit aussi. Je réponds parfois au téléphone le combiné coincé sur l’épaule, en train de trier le linge.

Moi même: Vous écrivez majoritairement sur des sujets graves, ou au moins des sujets qui nécessitent d’être abordés avec des enfants. Comment fait on pour écrire sur ces sujets? Comme garder une certaine pudeur (je pense à l’inceste abordé dans “La fille du canal”).?

Thierry Lenain : un lecteur enfant, forcément, ça se respecte. Ce n’est pas comme un lecteur adulte. Alors ça suppose un minimum de pudeur. Voilà peut-être pourquoi...


Moi même: Dans un de vos derniers livres “La dernière année”, vous racontez comment et pourquoi le Père Noël a décidé d’arrêter de distribuer des cadeaux aux enfants devant l’injustice de notre monde. Cette fable un peu dure (avouons le) met l’enfant face à la réalité (en l’y incluant) tout en conservant une part de magie.
Cette façon d’amener les choses en douceur mais de manière vraie, sans détour ni raccourci, c’est essentiel pour vous?


Thierry Lenain:  Un enfant, lecteur ou pas, ça se respecte. On lui doit donc la vérité, et le partage de ce que l’on sait. Mais c’est un partage à opérer avec pudeur et précaution. Pour ne pas empêcher l’enfant, ensuite, d’éventuellement savoir davantage que nous, et de découvrir, peut-être même, que nous nous trompions. Quant à La dernière année, pouvez découvrir en ligne ici, avant d’aller l’acheter ;-) http://www.calameo.com/read/000416779956c93addd78

Moi même: Qu’est ce qui vous inspire? Sur quoi ne pourriez vous jamais écrire?

Thierry Lenain: Rien ne m’inspire. Je parle de ce dont j’ai envie, de ce que je pense important. Et j’évite, si je pense que je ne maîtriserai pas l’expression de ce que je veux en dire

Moi même: Je peux terminer sur des questions orientées nains?

Thierry Lenain: Ben vu mon nom....

Moi même: De quoi êtes vous le plus fier en tant que papa?

Thierry Lenain: De la liberté, la force et l’humanité qui animent mes trois enfants.

Moi même: Quel moment de la petite enfance souhaiteriez vous revivre? Lequel ne regrettez vous pas? (qui a dit les nuits??)

Thierry Lenain: Je ne souhaite revivre aucun moment, car rien que souhaiter cela serait s’opposer au mouvement de vie qui emmène mes enfants vers l’avant. Et j’aime avant tout les voir grandir. Mais j’ai plein de souvenirs merveilleux du bonheur qui nous inonde face à nos enfants en bas âge. Ce sentiment d’éternité qu’ils nous offrent.

Moi même: Sur quel(s) principe(s) êtes vous revenu en tant que parent?

Thierry Lenain: Pas beaucoup :-) Mais j’avais beaucoup réfléchi avant... Et puis ce n’est pas à moi à revenir sur mes principes, mais à mes enfants !

Moi même: Voilà, ainsi se termine cette petite interview, merci encore d’avoir joué le jeu et d’être venu jusqu’à ce blog, petite bulle de rire que je m’efforce de rendre vraie, à ma manière.
Merci encore et à très bientôt.


Thierry Lenain: sur votre blog, sans doute, puisqu’on s’y régale.

14 mars 2012

Humidificateur Vicks - Humidifie ton nain


Acheter un humidificateur ou non ?

Question qui fait partie de celles que vous vous poserez un jour, ou que vous vous êtes déjà posée.
Evidemment puisqu’il s’agit là d’un des grands débats de fond qui agitent sans cesse la sphère parentale (avec le fameux « quelle poussette choisir ? » et le célèbre « réducteur de lit utile ou non ? »).

Et oui, un jour se pose la question de l’humidificateur.
Quand son nain enchaîne laryngites sur bronchites, qu’une amie nous a dit que « depuis qu’elle a un humidificateur sa vie a changé », notre intérêt pour ce petit appareil croît et nous voilà à taper « quel humidificateur choisir » sur google, voire « humidificateur, utile ? ».
Vous trouverez à ce sujet divers son de cloches.
Certains vous diront qu’un humidificateur n’est pas utile, qu’il suffit de mettre des coupelles d’eau sur les radiateurs, voire de faire sécher le linge dans la chambre du nain.
Certes.

Ici, nous avons un humidificateur.
Petite, comme je souffrais de problèmes pulmonaires, j’ai passé mon enfance avec un humidificateur au pied de mon lit. C’est donc assez naturellement que j’ai choisi d’utiliser pour les miens, après pneumopathies, bronchiolites et bronchites à gogo, un humidificateur.

Alors oui, si le logement dans lequel on vit est suffisamment humide, si le chauffage ne tourne pas à bloc et que nos enfants dorment bien, il ne me semble pas utile d’avoir un humidificateur.
Mais dès que l’air est sec, que le chauffage (souvent central ou électrique) tourne constamment, je trouve que c’est un achat utile à faire.
De mon côté, je vis en appartement, l’air y sec et mes nains sont souvent encombrés (reflux mon amour). De plus, j’ai un  Moyen Nain souvent sujet à des laryngites striduleuses.
Kézaco une laryngite striduleuse ?
Très simple. Elle arrive en pleine nuit (c’est plus drôle) et donne au nain une toux aboyante. On dirait donc que le nain est un vieux teckel sur le point de rendre l’âme. Il peine à respirer et peine à se calmer.
Très impressionnant la première fois (beaucoup moins la huitième même si je n’aime toujours pas ça). Si cela vous arrive, avant de vous précipiter aux urgences, vous foncez dans la salle de bain avec votre nain sous le bras, vous ouvrez à fond les robinets d’eau chaude sur la porcelaine froide, et vous laissez votre nain respirer toute cette bonne vapeur. Et oui, la vapeur le calme (l’air froid aussi donc si c’est l’hiver, vous pouvez aussi le sortir à l’extérieur bien emmitouflé).
Bien souvent, le médecin de garde vous conseillera de passer aux urgences, ou de lui administrer vous-même du Célestène (inutile de te dire que je ne pars jamais sans en vacances) et de le faire dormir en position semi-assise dans une pièce humide.
D’où mon achat d’humidificateur, tu t’en doutes.


Le premier que j’avais acheté était un Téfal à vapeur froide et à ultra-sons (toujours prendre vapeur froide pour éviter que le nain se brûle et ultra-sons si on veut du silencieux). Très fonctionnel, très grosse contenance, j’ai pourtant trouvé ce produit peu adapté à mon cas. 


En effet, bien que très silencieux, il trempait instantanément le sol autour de lui (pas très chouette sur du parquet) et, du fait de sa grande contenance (et de mon peu de soin apporté aux choses) l’eau stagnait dans le réservoir entre deux utilisations (pas bien).
Donc, développement de trucs pas glop + calcairisation et encrassage du filtre. Il aurait fallu le vider après chaque nuit (je suis une feignasse) pour éviter la prolifération de bactéries...
Seul intérêt du truc : petite éponge pour y aposer des gouttes essentielles afin de faciliter la respiration du nain. Enfin, dès que le nain peut sniffer des huiles essentielles…

Mon humidificateur Tefal ayant rendu l’âme après mon déménagement (un petit choc qui a fendillé le réservoir – gloups), j’ai donc accepté avec joie la proposition de Madame Vicks qui me proposait de tester leur humidificateur .
Petit, compact et simple d’utilisation. A vapeur froide et à ultra-sons.
Il se remplit d’eau le soir et se branche. 



Moins silencieux que le Tefal (on entend un léger bruit de fond) mais rien de dérangeant non plus.
Micronaine s’endort très facilement même s’il est branché et lorsque nous devons dormir avec Moyen Nain et humidificateur (en cas de crise) nous dormons très bien (sauf si Moyen Nain ronfle en plus).
Il émet donc un léger bruit et une lumière verte (qui fait veilleuse).
On peut (tout comme le Téfal) orienter le jet de vapeur (pour le mettre direct dans la tronche du nain) et la puissance.

gestion de la puissance

orientation dans la tronche du nain


En gros, à pleine puissance, on consomme un réservoir en une nuit.
Il ne goutte pas (sol sec autour de l’humidificateur) et se remplit très facilement.

Le fait que le réservoir soit petit permet de le porter sans se casser le dos et évite ainsi que l’eau ne stagne à l’intérieur. 

Alors vous allez me dire : oui mais dans celui là on ne peut pas mettre d’huiles essentielles.
Alors, c’est vrai qu’il n’y a pas de petite éponge permettant une diffusion optimale mais on peut y insérer des petites dosettes de trucs au menthol. 
Conçues spécialement pour les humidificateurs de la marque, ces petites dosettes permettent de diffuser une vapeur mentholée qui n’arrache pas la tronche mais qui facilite la respiration.
Enfin, moi j’aime bien. 




Cela dit, si on ne veut pas investir dans les dosettes (qui coûtent quand même 5 euros les 5) on peut tout simplement déposer quelques gouttes d'huiles essentielles dans l'eau du réservoir.

Le truc un peu boulet avec cet humidificateur c'est qu'il faut changer la cartouche anti-bactérienne tous les deux mois (voire moins si ton eau est pourrite), et que la cartouche coûte 8 euros.
Je dis ça et je n'ai toujours pas changé la mienne (biiiiiiiiiiih)...
Si je dois résumer, pour l’achat d’un humidificateur :
-          * Vapeur froide (pour éviter les brûlures)
-          * Pour ma part, je vous conseillerai le petit format qui évite que l’eau ne stagne (et pour un transport plus facile au quotidien et en vacances si nécessaire)
-          * Silencieux (genre ultrasons)
-          * Avec un moyen d’orienter le jet de vapeur vers l’enfant (pratique en cas de laryngite)

Moins indispensable mais agréable :
-         *  Éventuellement avec la possibilité d’insérer des cartouches eucalyptus ou des huiles essentielles pour favoriser la respiration (mais ça, c’est moi qui aime).
-         *  Une poignée de transport ou une valisette peut être la bienvenue (mais peu de modèles le proposent).

Celui ci, pour 46 euros, me semble vraiment très bien.
Pas besoin de mettre plus, sincèrement.


Si tu veux en savoir plus sur cet humidificateur : 
- Chez Mamancube, une pure maman testeuse comme on en fait peu :) 
- Et le dessin qui va bien chez Papacube

11 mars 2012

La fabuleuse tournée de Mickey m'a tuer...


Il y a des moments où, en tant que parent, tu as JUSTE envie de faire plaisir à ton nain.
D'où l'existence de lieux fourbes comme les aires de jeux couvertes, comme les salles de cinéma diffusant des courts métrages suédois accessibles au moins de 3 ans et des cirques cheap sur les parkings de supermarché.

Bien souvent, nous optons pour des activités sportives avec les nains (rapport à l'état de fatigue post-activité nainesque), voire culturelle (un petit pestacle de marionnettes avec quelques enfants bobos de la région) mais, arrive le moment où, faisant fi de toute exigence intellectuelle, nous nous retrouvons avec des places indiquant : 



Cette année, c'est Papa Noyel, en la personne de Mamie Chéwie, qui a délivré aux nains ces tickets d'entrée pour quelques heures de bonheur.
En même temps, j'ai choisi. Entre Tchoupi et Mickey, j'ai choisi.
Ne pouvant décemment pas envisager passer deux heures en compagnie de ce .... de ce....de ce personnage étrange (mix entre un pingouin et un...), j'ai dit à Mamie Chéwie : "prends leur Mickey, c'est sympa Mickey, en plus j'ai l'impression qu'il y aura Buzz l'Eclair" (oui, ne cherche pas, quant on est parent on se réjouit de choses étranges).

Nous voilà donc toutes réjouies à l'idée d'aller, par un samedi du mois de mars, mater deux heures de féerie estampillée Disney.
Pendant une semaine, les tickets ont été agités sous le nez des nains fiants :
- Les enfants qui ne vont pas sagement au lit n'iront probablement pas voir Mickey...
- Les vilains nains qui répondent à leur maman n'auront peut être pas la chance d'aller chez Mickey...
- Je te préviens que si tu n'enfiles pas ton slip tout de suite pour aller à l'école, je donne ta place à un petit garçon qui  enfilé son slip sans faire d'histoire.

Oui, c'est nul.
Mais que celui qui n'a jamais négocié ras des pâquerettes me lance le premier Happy Meal.

Samedi arrive.
Avec le Mâle, nous tirons à la courte-merguez pour savoir qui accompagnerait les nains avec Mamie Chéwie durant ces heures de plaisir musical et visuel.
J'ai donc tiré la plus petite merguez et nous voilà partis.
Pestacle à 14h, Moyen Nain commence donc sa sieste dans la voiture.
Arrivés devant la salle, il y, au bas mot, environ 1000 personnes qui font la queue. Beaucoup de nains, trop de nains, une armada de nains et de parents déjà gavés à l'idée de devoir affronter un hall d'entrée qui sent le pop corn à deux cent mètres.

Nous rejoignons la file d'attente et nous progressons doucement, entre nains excités et questions débiles :
- Et Mickey il vient avec qui?
- Et tu crois qu'il y aura Raiponce?
- Peut être qu'il y aura Aurore non ?

Bref, tout un questionnement existentiel sur le déroulement de cette mirifique fête.

Entrés dans le hall, tout se précise. Il y a des tonnes de pop corn. En paquet de carton, en seaux entier, dans des verres et dans des sachets. Du pop corn et du truc qui clignote, de l'amuse-nain estampillé Disney, aux prix exorbitants.
Nous rejoignons nos places. La salle est bondée. Du nain, du nain et encore du nain.
Ouf, les nôtres ne seront pas les seuls à faire du bruit, ils sont tous complètement allumés. Certains sont déguisés (ouf, pas les miens).

Nous sommes assis, les nains réclament du pop corn. Je dégaine les Princes (pas con) et ils se taisent.
Le pestacle commence. 
Le silence se fait. Ah non. Mais pour une fois, personne ne râle.

Le chauffeur de salle s'appelle Tristan et baragouine un français que je comprends mais que mes nains ne comprennent pas bien.
Ce cher Tristan, espagnol (je l'apprendrais plus tard, la troupe est majoritairement espagnole) parle très bien le français mais avec un fort accent espagnol. Attention, cela ne me pose pas de souci. Mais expliquer toute les trentes secondes au nain ce que vient de dire le Monsieur qui n'est pas dans Mickey, ça lasse.

Ce cher Tristan fait hurler le public (ça nous manquait de les entendre hurler) et lance le début du pestacle.
Là, bonheur, Dingo, Donald, Minnie et Mickey arrivent.
Ouf. De la peluche qui s'agite et se dandine à la voix pré-enregistrée, c'est tout de même plus agréable qu'un jeune hytérique qui nous fait crier "Ouiiiiiiiiii"à une salle qui n'a pas eu le temps de faire sa sieste.


Je ne vais pas vous raconter l'histoire, si jamais vous y allez... mais elle se tient. On suit Mickey et sa troupe dans une petite aventure et ça fonctionne. Un peu.
Les personnages rencontrés sont sympathiques mais très peu nombreux au regard de tout ce que peut compter le royaume de Mickey.


Non mais c'est vrai. On aurait pu imaginer une dizaine de peluches et non pas se limiter ainsi à quelques personnages (ah oui, là ils sont au complet)

Les scènes du départ sont pas mal du tout, les décors sont réfléchis et chouettes, quant aux peluches, elles sont plaisantes. Puisque les voix sont enregistrées au préalable, on comprend tout et les peluches ont la même voix que leur héros. Il y a une vaine tentative de raccrocher quelques pères en faisant passer Minnie pour une quiche avide de chaussures, puisqu'elle se précipite en se dandinant comme une hystérique vers un magasin de chaussures à peine arrivée dans un nouveau lieu....
Mais ça ne dure pas.
Les moments avec les peluches sont trop brefs et vite remplacés par du blabla qui n'intéresse pas le nain.
Soyons francs, ce qui plaît aux nains de ces âges là (entre 3 et 7 ans), c'est du spectacle, c'est du visuel, c'est du drôle.
Genre :
- Avez vous vu une roue??? demande Tristan (bon, il a fallu expliquer au nain ce qu'il demandait)

et là, on voit Tigrou qui se balance sur un pneu et qui disparaît et tout les mômes éclatent de rire en criant "lààààààààààààà".
Voilà, c'est couillon, mais ça, ça les fait rire.
Et de ces moments là, il y en a trop peu.


Après une heure et quelques de pestacle, un entracte.
WHAT?
Et oui, profitez de vingt minutes de pause pour aller faire pipi (soit) mais surtout, pour aller claquer des sous en objets dérivés Made in China.
Verres Mickey, Pop Corn (on a craqué), masques, chapeau, etc... tout est à vendre, tout est cher et TOUT le monde achète. Evidemment.

Après ce long entracte, tout le monde revient et attend.
Le gentil Tristan fait monter sur scène trois enfants et leurs parents devant le rideau puis balance de la musique. Les enfants dansent. Le reste de la salle ne comprend pas pourquoi.
Le rideau s'ouvre et on retrouve les parents de ces enfants déguisés en rockers qui font semblant de jouer de la musique. Très drôle si on les connaît. Pas franchement intéressant pour les nains qui se baffrent de pop corn en demandant "c'est quand qu'on voit Mickey".

Enfin, ça repart (ouf). 
Le spectacle est un peu plus soutenu, ça danse, ça chorégraphie complexe, ça jongle et ça chante.
Les nains regardent, on ne peut pas le nier, dès qu'il y a de la peluche et du décor, c'est plaisant.

Et puis, ça se termine, à la dernière chanson, pas mal de parents au courant descendent dans la fosse pour un jeter de confettis.
Puis le rideau se baisse et c'est terminé.
On repart en sens inverse, on recroise les vendeurs de trucs-machins chouettes et les posters pour mettre dans la chambre des nains (histoire de se souvenir de ce bon moment).

On croise d'autres parents assez choqués par ce déballage de babioles et par la qualité du spectacle.
On regarde à nouveau les tarifs.
On se promet de ne plus jamais revenir.

Voilà, il faut le dire, c'était carrément nul.

Les nains ont trouvé ça marrant à quelques moments mais n'ont pas compris "pourquoi il y avait des gens qui n'étaient pas dans les dessins animés". Ils ont réclamé d'autres héros et ont trouvé le temps long quand il y a eu dix minutes de racontage de blagues (type: de quelle couleur sont les petits pois? Les petits pois sont rouge).
Ça sentait le "meublage" à plein nez, le "faisons passer le temps". C'est dommage.

Je me suis ennuyée, j'ai ri bêtement en me disant "heureusement que le Mâle n'a pas tiré la courte merguez, il aurait craqué", et j'ai calculé que, sans aucune réduction et aux places les moins chères, le prix d'un tel spectacle pour une famille de deux enfants, à des places normales (pas en carré VIP quoi), revenait à 92 euros. GLOUPS.

Sincèrement, évitez d'y aller, pour 92 euros, vous pouvez emmener plusieurs fois vos mômes au ciné, ou encore leur acheter quelques dvd chouettes.
Mieux encore, vous pouvez sélectionner des pestacles intelligents jeune public, qui parleront à vos nains et à vous mêmes.


Photo empruntée à une collègue Parisienne à Vincennes qui (tu peux cliquer sur l'image) dont la fille a bien aimé le pestacle. Comme tous les avis sont bon à prendre, tu peux également aller lire




Voilà, je suis déçue par ce spectacle, il me semble qu'ils ont TOUT pour faire un truc de qualité mais qu'ils passent clairement à côté, ça sent le bâclé et le facile. Alors, oui, c'est Mickey, ce sont des personnages qui font partie de leur "quotidien" et un peu du nôtre. Mais il ne faut pas non plus prendre les gens pour des cons. 

Edit : merci de ne pas m'envoyer de mails gênés :) la "faute" d'orthographe du titre n'est qu'un clin d'oeil à un autre "m'a tuer". Je n'ai pas encore perdu mon dernier neurone (et pourtant, Mickey c'était rude).

9 mars 2012

La maternité de Port Royal

Il y a quelques temps, je te parlais de cette fameuse visite de la nouvelle maternité de Port Royal à laquelle Aude, une chouette lectrice, m'a accompagnée.

Pour moi, le séjour à la maternité, c'est sacré, tu le sais.
Sans rire, au delà de tout ce qu'on peut trouver à dire sur le séjour, m'est d'avis que ce sont aussi ces premiers moments qui comptent, tant dans la relation mère-enfant que dans le moral de la maman qui vient d'accoucher.
Que celle qui n'a jamais pleuré à la maternité me lance sa première garniture.
On a le droit de pleurer à la maternité. Surtout le troisième jour, il me semble que c'est même obligatoire.
Mais on devrait pouvoir bénéficier de quelques jours chouettes, avec des équipes sympas et des locaux corrects.
Je ne parle pas là d'avoir une hôtellerie de luxe, que nenni. Je parle d'une ambiance, d'un confort normal et de la possibilité de dormir sereinement près de son Micronain.
Je parle ici d'une maternité où on se sentirait - pas comme à la maison certes - en confiance et rassurée.

C'est dans cet état d'esprit que me voilà, le 11 février, devant la porte d'entrée de la toute nouvelle maternité de Port Royal.

J'y ai retrouvé Aude, mon adorable lectrice, et pas mal d'autres blogueurs, ainsi que des journalistes et l'équipe médicale de l'hôpital.
Après une brève présentation des nombreux services et une intervention très intéressante de l'architecte des lieux Patrick Berger , nous avons débuté notre visite.

J'avoue, c'était très étrange de déambuler ainsi dans une maternité vide, de voir des salles de consultation encore immaculée et d'imaginer que, quelques jours plus tard, il y aurait des Micronains dans les micro-berceaux des chambres...

De la visite, je retiendrais différentes choses.
Cet hôpital est une véritable ruche et, au delà de la maternité, c'est tout un pôle qui accompagne la femme, de l'adolescence et de la première contraception au travail de recherche sur la fertilité, en passant par un pôle IVG et à tout un groupe de recherche sur l'endométriose, ainsi qu'un accompagnement durant la ménopause.


Des services qui fonctionnent de concert, d'excellents médecins (très gentils par ailleurs), et une ambiance médicale sincèrement rassurante.

Après, en vrac, il me faut vous raconter quelques petites choses qui m'ont semblé intéressantes.
Pour la provinciale que je suis, ce ne sont pas les chambres qui m'ont le plus impressionnée.
Non, j'ai eu la chance d'accoucher à l'hôpital de Reims dans lequel on retrouve des chambres souvent simples, spacieuses et avec un box pour faire les soins ainsi qu'une salle de bain privative.

Donc ça (ci dessous) ne m'a pas paru si exceptionnel. Mais pour les Parisiennes qui ont déjà du accoucher et séjourner dans 3m², ça compte.




A côté de ça, les salles d'accouchement sont grandes, claires et bien conçues. Il y a un double accès au x salles ce qui permet de laisser l'équipe médicale d'un côté et le papa de l'autre. Le couloir des papas ça s'appelle et je suis passée par là, en me disant que bientôt, il y aurait du Mâle anxieux à charlotte verte...

Côté prématurité, tout a été extrêmement bien conçu. Les chambres sont individuelles et grandes, le côté humain est préservé, on n'a pas le sentiment d'être dans un mini-box.

En règle générale, les salles sont claires, lumineuses et ne donnent pas envie de pleurer. On s'y sent en sécurité et tout est fait pour que le quotidien de la patiente (et des micro-patients) y soit facilité.


Après, soyons claires, c'est un hôpital à la pointe. Maternité de type 3, centre de recherche, tout est fait pour accueillit les femmes en MAP ou les cas les plus précoces de prématurité.
Donc, la place faite au "naturel", au "physio" est moindre.
On ne va pas à Port Royal pour accoucher sans péridurale dans une salle nature en chantant. Non, ce n'est pas le parti pris du lieu.
On va à Port Royal car on a envie de médical, parce qu'on n'a pas le choix, parce qu'on a une grossesse patho ou tout simplement parce qu'on veut être prise en charge à tout moment de sa vie de femme.

L'équipe médicale que nous avons rencontré a été super. Ils ont répondu aux multiples questions et ont su nous montrer à quel point ce projet était nécessaire à l'avancée des choses et au confort de la femme.

Des chiffres?
6000 naissances de prévues, 63 berceaux en néonat, 13 salles de naissance, de la place en salle d'attente des urgences (et oui, ça compte), et 6 sages-femmes aux urgences.
Bref, une maternité qui se donne les moyens d'être au top.



Mon ressenti?
C'était chouette. Vraiment.
Je ne suis pas POUR l'ultra-médicalisation de la grossesse mais il ne faut pas être stupide, parfois, nous n'avons pas le choix. Pour nous, et pour nos enfants, pour ceux qui naissent trop tôt, et même pour ces femmes qui souhaitent avorter dans les meilleures conditions possibles.
J'ai trouvé ce lieu agréable, paisible et sécurisant, à la fois énorme et intime.

Les vues sont superbes et on sent qu'un véritable travail a été fait sur les échelles, à la fois pour monter à quel point on peut TOUT trouver dans cette maternité mais aussi à quel point le lien mère enfant a besoin de ce cocon intime.
Finalement, ce qui compte, au delà de tout ça, c'est aussi les équipes, la gentillesse et la présence rassurante du personnel médical.

Je vous laisse avec quelques photos et les différents liens vers le blog de la maternité ainsi que sa page Facebook!




8 mars 2012

Casting Dove - Pourquoi pas une d'entre nous? Enfin, surtout vous!

Je n’ai jamais aimé les pages Mode des magazines.
D’ailleurs, c’est bien simple, je ne les regarde même pas.
Voir des filles maigrichonnes porter des fringues qui valent l’équivalent de mon Kangou (neuf), ça ne me plaît pas vraiment.
Je ne suis pas très sensible à ce genre de truc.
Comme les pubs pour les sacs à main où on voit une Lolita se vautrer dans du cuir…personnellement, ça ne me donne pas envie de courir dépenser le contenu du compte épargne Piwi de Grand Nain en boutique.
Non, je ne suis pas attirée par le papier glacé, par le bout de sein qui dépasse (huhuhu) ou par la lèvre pulpeuse mordillée ingénument (huhuhuhu bis).
Ce sont d’autres marques qui m’alpaguent, parce qu’elles ont su jouer sur ce que j’étais.
La marque Dove, par exemple, est une de celles qui a réussi son pari en proposant depuis des années des égéries que je qualifierais de « normales ». Et oui, nous avons toutes en tête les affiches avec ces femmes rondes, jeunes, plus âgées, blacks et blanches posant côte à côte avec pour seul point commun un sourire franc aux lèvres.
Alors certaines vont me dire : « Marie, tu n’es qu’une nouille, ça reste de la pub ». Bien sur, merci, je ne suis pas totalement crétine. Mais, pour moi, c’est une pub qui a su tirer à elle toutes les femmes qui voudraient bien qu’on leur dise : « vous n’êtes pas des bombes atomiques, vous êtes normales, comme 90% des femmes sur cette planète. Mais vous rayonnez, vous êtes vous et vous donnez envie aux autres de vous rencontrer ».
Voilà, c’est ce qui me plaît. Une campagne de pub, oui, mais qui donne la vedette à la normalité, loin des diktats de la mode et de la moue boudeuse.
C’est une des raisons pour lesquelles j’ai accepté cette année de devenir Ambassadrice du casting Dove dont la première phase commence aujourd’hui. Parce que je suis une femme normale, une maman avec quelques rondeurs (hum hum quelques) et une fille qui s'assume les jours pairs et qui regarde avec hargne ses bourrelets les jours impairs...

C'est dire si j'ai dit "Mais OUI" quand on m'a proposé de relayer cette opération.

Donc, je vous le dit, le casting Dove commence.
Et bien oui, à l’occasion de la journée de la femme, ça ne pouvait pas tomber mieux.
Alors j’en vois qui râlent au fond sur cette journée de la femme, que ça devrait être tous les jours, blablabla.
CERTES. Je suis entièrement d'accord avec vous.
Mais c’est comme la St Valentin hein, on ne va pas râler et on va prendre ce qu’il y a à prendre.
Durant ces prochaines semaines, ce sont quatre phases qui vont s’enchaîner afin d’élire quatre égéries Dove. Ronde ou petite, grande et plus de 50 ans, peu importe. Vous avez votre place.
Ce qu’il faut faire ?
Aller sur le site www.dovedanslapeau.com . Jusque là, vous maîtrisez.
Puis, il suffit de s'inscrire et de répondre le plus sincèrement possible aux trois petites questions qui vous sont posées.

La marque recherche des mamans qui ont quelque chose, un petit plus, un côté spontané et vivant, un côté pétillant et terriblement vrai. Pas la peine d'en faire des tonnes, restez vous même.
Ensuite, il va vous falloir choisir une jolie photo de vous. Peu importe les cernes et le cheveu un peu mou. Peu importe que vous vous trouviez moche. Faites juste un joli sourire. Vous êtes parfaite.
On ne met pas le nain en photo, non, cette fois, c’est de vous qu’il s’agit.
D’ailleurs, évitez de poser avec un accessoire (verre d’eau, chapeau, etc…) tout est soumis à modération donc vous risquez d’être écartée du concours pour ça.

Les photos pré-sélectionnées seront mises en ligne et le public pourra voter pour élire sa favorite.
Attention, ce n’est pas le public qui choisira les égéries mais un véritable jury. Il ne suffit donc pas d'être blindée de "J'aime" pour être égérie Dove. Non. Mais  les chouchoutes du public (25 au total par session) se verront offrir un an de produits Dove (de gel douche qui sent bon et de masque à cheveu qui ne pose qu'une minute pour maman pressée).
Mon rôle?
T'indiquer quand et comment tu postules.
Te soutenir en te disant que "tu es belle, tu es souperbe".
Motiver celles qui se trouvent moches comme des poux.
Et booster les votes des mamans sélectionnées. Oui, je crois que niveau votes, vous m'avez bien aidée...
Donc, toi, lectrice qui a envie d’être égérie Dove, lance toi, nous serons derrière toi.
J'adorerais qu'une de nos mamans soit égérie Dove. ça serait juste génial.
Allez.....on va chez Dove dans la peau et on tente.
Et moi, je vous soutiens.



Je crois que je vous dois bien ça non?
Opération sponsorisée

Vidéo virale par ebuzzing

4 mars 2012

Le coaching sexuel de Vanessa Lope : combien de temps??

Et voilà, comme promis, je prends place aujourd'hui sur le blog de Marie (hiiiiiiii) afin de répondre à quelques questions posées en commentaires la dernière fois.
Ça va parler de vous, de sexe et de "je fais comme je peux" parce que c'est également mon adage...
N'hésitez pas à compléter mes mots, n'hésitez pas à dire si cela vous semble exagéré, n'hésitez pas à prendre la parole en fin d'article, c'est fait pour ça!

Prêt(e)s? 

Est-ce qu'il faut vraiment "se forcer" un peu pour que cela revienne ? Combien de temps l'envie peut mettre à revenir après une grossesse ?


- Se forcer. C'est difficile de lire ça et pourtant... On se force. On se dit que ça va aller, qu'on va finir par être excitée et en fait, bof. On pense aux trucs à ne pas oublier, on pense à mille chose, on pense qu'on aimerait mieux dormir, on espère que ça ne durera pas longtemps. Il y a se forcer et se forcer, ne soyons pas dupes. Il y a le côté "je ferais bien l'amour mais il y a une super série-télé et franchement, pour une fois que je peux regarder un truc à la télé hein..." et il y a le "ça me dégoûte, je me dégoûte, il/elle me dégoûte, je me force mais vraiment, c'est en serrant les dents et en refoulant les larmes". Ce dernier cas me semble plus grave, plus dur et relève plus de la dépression ou d'un réel souci de couple. Passé les six/huit premiers mois après un accouchement, il me semblerait opportun de consulter si faire l'amour vous dégoûte et si vous vous y résolvez tout de même, parce que vous avez peur de perdre l'autre.


Quant au premier cas de figure, il est plus fréquent. Soyons honnêtes, après une grossesse, on a l'entrejambe légèrement (voire terriblement) endommagé. Déchiré, ayant porté pendant quelques jours des "garnitures" (miam) dignes d'une tour de huit étages et se souvenant avec émotion et effroi de la dernière chose qui est passée par là.
En clair, après un accouchement, pendant au moins un bon mois, on a mal. Voire très mal. Ça lance, ça peut saigner longtemps, on a une sensation de descente d'organes dès qu'on marche plus de 800 mètres et, très sincèrement, on se sent endolorie et vieille. Surtout si on regarde en plus l'état lamentable, flotteux et visqueux de notre cher ventre. 


Puis, les jours passent et la merveilleuse période dite du "congé maternité" achève de nous rendre superbement désirables et enclines à refaire l'amour.
Non?
Je vais peut être en choquer certaines qui voudraient que cela ne soit pas vrai, mais, avouons-le, la majorité des mères restent seules à la maison pendant quelques mois, avec pour seul compagnon un(e) Micronain(e) geigard(e) qui ne veut rien qu'à rester dans les bras et qui, surtout, ne veut pas dormir.

Les journées sont donc difficiles pour les mères qui gèrent un petit rigolo chouineur en essayant, en même temps, de garder un intérieur présentable histoire de ne pas entendre la fameuse phrase "toi, tu ne fais rien de tes journées alors tu peux bien...."


Bref, la journée d'une jeune maman est partagée entre tâches ménagères usantes et manifestement inutiles (puisque c'est toujours aussi bordélique) et gestion d'un Nain fatigué et fatiguant, qui ne la laisse même pas aller aux toilettes, ni prendre sa douche...


Elle mange sur le pouce (et des conneries), ne perd pas de poids, a le sentiment d'être un yeti et a surtout l'impression de n'être jamais SEULE. Jamais.


Quand arrive le soir et que le Nain-glue est couché, comment pourrions-nous imaginer un seul instant qu'elle a envie de se blottir contre quelqu'un sous la couette?
Pensez vous que les désirs profonds de cette jeune maman soient d'ordre sexuels?
NON.
Une jeune maman, le soir arrivé, a besoin de :
- prendre un bain chaud, seule, en bouquinant un bon polar et en sachant que si sa Majesté du Micronain braille, il y aura un gentil conjoint pour y aller.
- tendresse, câlin et paroles gentilles et empathiques "ça a été aujourd'hui? merci de gérer tout ça..."
- regarder une série-télé qui n'obstruerait pas son cerveau fatigué


Bref, la jeune maman a besoin d'être seule, de penser à elle et de s'entendre dire qu'elle est chouette.
Elle n'a pas envie d'un corps sur elle (elle a porté un Micronain en écharpe toute la journée), elle n'a pas envie de sexe, elle n'a pas envie de ce plaisir là.

Ce n'est pas contre son chéri. C'est POUR elle.


Il ne faut pas s'étonner que le sexe passe en second. Penser à soi et uniquement à soi est un moyen de survie. C'est de s'occuper de l'autre qui devient difficile, c'est de faire cet effort là qui lui semble insurmontable.

D'ailleurs, je ne suis pas étonnée de lire ce commentaire là :

"Mais ma libido n'est pas morte, j'ai juste la flemme de faire l'amour avec quelqu'un, de prendre encore soin de quelqu'un... par contre je me masturbe une fois par semaine, la seule aprés midi que j'ai de libre, sans enfants.
et je culpabilise pour lui."


Comment pallier à ça?

Je n'ai pas de solutions miracles, juste des pistes.
Il faut déjà apprendre à déléguer, il ne faut pas tout prendre en charge. 
Facile à dire.
Le but étant de se dégager du temps pour soi. Pas forcément pour se faire belle ou pour s'épiler, pas forcément pour s'oindre d'huile excitante. Non. Pour bouquiner, pour se laver les cheveux (hiiiiii) pour aller prendre un café avec une copine, pour penser à soi.

Une fois qu'on a eu notre quota de MOI JE, on peut penser à l'autre.
Une fois qu'on a réussi à penser à soi, on peut envisager l'autre.

Cependant, pas facile pour l'homme. Pas facile du tout.
Pendant neuf mois, la grossesse.
Puis l'accouchement, tout de même éprouvant.
Enfin, les suites de l'accouchement, le corps de l'autre meurtri, l'allaitement et le sentiment d'avoir une nouvelle compagne, femme mais mère, épouse mais dévouée à son enfant, à un autre.

Les papas auraient envie qu'on s'occupe d'eux également.
Pas la peine de mentir, on le sait que vos chouineries spéciales "j'ai un rhume-je vais crever" sont faites pour qu'on vous prenne dans nos bras et qu'on vous cajole.
Alors oui, difficile quand vient le soir, de voir sa compagne plongée dans un livre et ensuite le refermer pour s'endormir comme une masse.
Difficile de la voir enfiler un pyjama confortable mais moche alors que vous rêviez de découvrir ses seins lourds dans une nuisette sexy.

Comment se comprendre?
Comment faire au mieux?
Des deux côtés, il faut avancer.
Il faut patienter et offrir à celle qui en a besoin des instants de tendresse, des massages et des attentions. Un bain coulé et une huile à mettre dedans avec un magazine crétin, ça vaut mieux qu'une main aux fesses et un "j'ai envie de toi" dans les premiers mois après l'accouchement.

En gros, ce que je veux vous expliquer, c'est qu'il n'y a pas de solutions miracles mais que la pression masculine conduit les femmes à se forcer.
Que la pression sociale du sexe-performance conduit les mères à déprimer.

Qui n'a jamais lu les couvertures racoleuses des magazines féminins en se disant "putain, ce n'est pas moi".
Qui n'a jamais rêvé devant un article " à trente ans, elles ont leur premier orgasme"?

Il y a tout ça qui rend fou, il y a cette pression à la maison et dans la rue, il y a le temps qui file et qui ne laisse pas un moment aux parents pour se retrouver eux mêmes.
Avant de retrouver son couple, il faut se retrouver soi même.
Avant de vouloir donner du plaisir à un autre, il faut savoir s'en donner à soi même.


Comment trouver un nouvel équilibre, comment vivre avec cette peur que l'autre ira voir ailleurs si on n'"assure" pas?


Nous n'avons pas à assurer.
Il est temps de ré-apprendre. Il est temps de dire les choses.
De se poser un soir, avec une bouteille de vin et de dire à quel point c'est difficile, qu'on a besoin de nouvelles choses, de se ré-inventer, qu'on a peur et qu'on se sent parfois obligée.
Difficile d'en parler à ceux pour qui ça peut être blessant, d'où la necessité de prendre des pincettes.
Pourquoi ne pas dire clairement les choses?

"Je n'arrive pas à être excitée. Ce n'est pas toi, ce n'est pas moi, c'est juste qu'il y a tant de choses qui me stressent que je ne me détends pas". 




Il faut essayer de ne pas rester seule dans vos interrogations, il faut rejouer à deux. Ce n'est pas à vous de vous re-motiver, c'est au couple de se relancer.


En fait, si je résume, les soirées sexes des jeunes mamans c'est ça :
- Tiens, les gosses dorment tôt et il n'y a rien à la télé. Je ne suis pas trop fatiguée et ça fait longtemps qu'on ne l'a pas fait. Allons-y.
- Au lit, évidemment, parce qu'on ne sait jamais, si un môme se lève.
- Les préliminaires? On va zapper, ça prend trop de temps
- Déjà fini alors qu'on commençait à se dire que ce n'était pas si mal?
Oui, ça faisait longtemps.

C'est un peu cliché mais je crois que c'est un peu ça, si j'en crois ce commentaire : 
"Alors ma question à VL: comment retrouver un minimum de libido, sachant que Monsieur a tendance à abréger les préliminaires, et qu'ensuite, vu que "ça fait longtemps", il ne tient pas la distance assez longtemps pour que j'arrive moi aussi à quelque chose? Je veux bien me forcer, mais si je n'en ai pas la récompense... Et Monsieur est susceptible, je ne peux pas lui demander de changer ses pratiques..."



Comment retrouver un peu de libido? Quelques astuces, seule ou en couple?

- Pour vous, un bon petit bouquin érotique. Et oui, bêtement. On se le commande sur Amazon, discrètement si on n'est pas à l'aise, et en même temps qu'un bouquin pour enfant, ça passe mieux. En lien ici, une dizaine d'ouvrages conseillés et ici, les meilleures ventes. Se donner de quoi penser, retrouver le plaisir d'être excitée, pour beaucoup de femmes, ça passe par l'écrit. Pourquoi ne pas tenter? 


- Des accessoires? Si ça vous dit. On peut maintenant trouver toutes sortes de lubrifiants en supermarché. Effet glaçon ou effet brûlant, rien ne vous empêche de tester avec humour ce genre de petits gadgets. Ensuite, chez Yoba (par exemple) vous pouvez également vous faire une petite sélection. Les boules de Geisha, si vous vous sentez d'attaque, sont mêmes conseillées pour la rééducation du périnée.
Après, faites votre shopping selon vos envies. Vous êtes gênée? Faites vous une commande à envoyer en faisant semblant que c'est de la part d'une bande de copines. Vous pourrez ouvrir le colis en ricanù$*

ant et découvrir le tout avec votre cher et tendre.

- des petits exercices à faire à deux? Et oui, on peut. Vous n'êtes pas toute seule à vous battre, à essayer de retrouver une vie sexuelle décente. 
Essayez par exemple, de vous programmer une soirée caresses. Juste caresses. 
Le reste est interdit. Un jour c'est lui, l'autre c'est vous. Pendant quinze minutes, juste des caresses. Histoire de se redécouvrir.




Après, le reste, la lingerie et tout ça, ça peut aider. Mais pourquoi se forcer à porter un truc en dentelle et en soie qui glisse et dans lequel vous vous sentez aussi sexy qu'un ragondin à qui on aurait enfilé un porte-jarretelle?
Contentez vous d'un joli pyjama noir en microfibre, un peu décolleté, avec lequel vous aimerez dormir. 


Voilà quelques idées en l'air, quelques moyens d'y penser et d'en parler.
Je crois que c'est là le gros problème. En parler.
Parce que, bien souvent, tout se résout par le dialogue. Même si ce n'est pas facile, même si l'autre prend la mouche. Il faut dire, et parfois essayer d'en rire pour désacraliser tout ça.





Pendant la grossesse, le corps et la fonction de la femme change. La transition se fait, en douceur mais pas toujours, et pour les deux membres du couple.
L'homme et la femme doivent accepter cette évolution. 

Peu importe le bourrelet ventral, il se cache.
Peu importe la cuisse molle, elle est douce.

On ne peut pas vous demander de faire un marathon du sexe, on ne peut pas vous demander de faire un strip-tease d'un air coquin alors que vous venez d'éponger un litre de vomi sur le plancher du salon (oui, entre les lattes aussi).


L'essentiel, ce n'est pas la performance, l'essentiel c'est de réussir à se retrouver. 
Devant un film, les jambes de l'un sous les jambes de l'autre.
Au lit, à lire le même magazine.

Avec une tasse de café, à parler de mille choses.
Et de fil en aiguille, de gentils mots en petites attention, de siestes en moments pour soi, le désir revient, l'envie de partager des moments complices, l'envie de désir réapparaît.


Pour certaines, ça prend 1 mois. Pour d'autres bien plus.
C'est tout un corps et tout un rôle à refonder, c'est tout une femme à ré-inventer, c'est tout un couple à reconsidérer, plus jamais deux mais toujours plus.



Pour peu qu'on prenne le temps de vivre ces moments difficiles à deux, pour peu qu'on prenne le temps de dire les choses sans honte, je pense qu'on peut avancer.


On a le droit de ne pas avoir envie.
On a le droit d'être égoïste.

Essayez de sortir en couple de temps à autre, ou de vous faire un bon petit resto-maison, même si les enfants sont là.
Ne culpabilisez pas chères lectrices, retrouvez vous, retrouvez le, réapprenez à vous connaître, essayez de trouver des moments où vous êtes bien ensemble. 
Le sexe fait partie de ces bons moments.
Mais ce n'est pas le seul.







Voilà, c'était un petit article de coaching sexuel de Vanessa Lope.
Qui reviendra d'ici une quinzaine de jour pour répondre à des questions sur le manque de libido des Mâles, pendant et après grossesse.
Et si vous avez d'autres questions, les commentaires vous sont ouverts.







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