15 déc. 2011

Guide de la Belle-Mère


Parce que, parfois, il me tient à cœur de faire des articles renseignés et fouillés.
Parce que souvent, j’ai le sentiment que vous venez rechercher sur ce blog de l’information parentale.
Parce qu’il me faut vous donner le meilleur de ce qui a été produit sur le thème…
Je vous propose aujourd’hui un article scientifique complet sur la belle-mère.
Oui, je sais, de nombreux guides existent sur le sujet et je ne compte plus les topics de forum dédiés à Belle-Maman. Du « je veux la trucider » au « la mienne est sympa mais je veux quand même la trucider », on peut lire tout et n’importe quoi sur le thème.
Je n’ai pas assez d’expérience de la belle-mère pour vous en parler de manière complète et, pour cette raison,  j’ai compulsé l’excellent ouvrage de la professeure L. Mekasselékouilles  qui s’intitule « Belle-mère : vivre avec ou s’arranger pour vivre sans ». Dans ce pavé de huit cents soixante dix-huit pages, le lecteur pourra retrouver mille et une façons de composer avec une belle-mère toxique, ou trop envahissante. Il pourra également apprendre à mieux connaître sa belle-mère, à la recadrer si besoin, ou même à trouver des idées cadeaux pour une belle-mère ignoble ou, au contraire, très sympathique.
Je ne vais pas dévoiler ici tout le contenu de ce splendide ouvrage que vous ne manquerez pas de vous auto-commander à Noël, mais il me faut tout de même vous livrer quelques extraits croustillants de la typologie des belles-mères que vous trouverez page 322.



« En ce bas monde, nous sommes les enfants de deux personnes et notre conjoint également. Si, bien souvent, nos parents sont des êtres pour le moins civilisés et corrects, il en va rarement de même pour notre conjoint. Et oui,  notre conjoint est pourvu d’un père et d’une mère. Vous, lectrice, femme et mère, avez donc une belle mère et un beau père. Si le beau-père est souvent grognon et râleur, dans son coin avec son journal, c’est pour mieux laisser à sa chère et tendre le soin de vous pourrir la vie. J’ai voulu, dans cet ouvrage, raconter comment on pouvait vivre avec sa belle-mère (si cette dernière n’était pas si terrible) ou faire en sorte de ne plus avoir à le faire (si elle s’avérait coriace et mauvaise).
Commençons tout d’abord par une brève typologie de la belle-mère, non exhaustive, que vous pourrez, par la suite, agrémenter de vos propres anecdotes et portraits robots.
Attention, tous les profils que vous pourrez lire ci-dessous sont réels et ont existé, soyez en certaines ils ont été observés par mes soins ou ont été rapportés par des amies, des voisines ou des illustres inconnues fières de témoigner sur le sujet.
Maintenant, gare à la généralisation, il arrive que la belle-mère soit adorable, sympathique, prévenante et serviable. Dans ce cas, appelez là « maman », ça fera plus crédible.
Je vous laisse donc découvrir les profils que j’ai pu établir après de longues années d’études, tant sur le terrain qu’en bibliothèque, en milieu hostile et en planque, coincée dans les armoires et sous les tables lors de repas de familles. Les profils déterminés peuvent se mélanger et s’entremêler, bien évidemment, une catégorie n’en écartant point une autre. Par exemple, une belle mère peut être à la fois du Profil 2 et 6. Voire du 1, 2, 5, et 7. Sans souci, elles en sont capables. Les bougres.


Profil n°1 : « Déjà elle a pris mon fils je la hais »
Le profil 1 est un classique et le modèle le plus fréquent. Il considère que vous êtes une perverse profiteuse de l’excellente éducation qu’a reçu la chair de sa chair. Elle pensait que son rejeton chéri trouverait mieux que vous et c’est raté. Elle est déçue, qui que vous soyez : peu importe que vous soyez directrice clientèle luxe VIP chez Pôduku ou bien nourrisseuse de chat pour l’association « Le Chat, mon ami » ou encore joueuse poker professionnelle. Vous êtes une voleuse, une « mouais bof », et il méritait mieux. Elle vous regarde de haut et bien que son excellente éducation lui interdise de vous décapiter à l’aide de son coupe-ongle rouillé, elle n’en pense pas moins.

Profil n°2 : « Et en plus elle le phagocyte »
Profil souvent couplé avec le profil 1. Non seulement la belle-mère considère que vous lui avez volé son précieux, mais en plus, il VOUS écoute. Non, en fait, vous lui donnez des ordres et il exécute. Le week-end chez eux que votre homme annule à la dernière minute parce qu’il n’a pas envie ? C’est VOUS la fautive qui avez dû lui glisser quelques viles parole à l’oreille.
Le repas du réveillon de Noel qui comporte des bulots alors qu’elle conchie les fruits de mer ? C’est VOUS qui les avez commandé (bon, là, elle n’a pas forcément tort).
En bref, pour cette belle-mère, depuis qu’il est avec vous, son fils chéri a changé. Trop. D’ailleurs, elle ne le reconnaît plus. Et vous avez beau lui dire que la seule chose qui ait changé c’est qu’il débarrasse la table aussi bien que vous, elle n’y croit pas. Vous l’avez transformé, il est différent.

Profil 3 : « Je vais quand même lui dire ce que j’en pense »
Cette belle-mère a un fort caractère. Non seulement elle est persuadée que vous lui avez volé son fiston unique, qu’il est désormais sous votre joug, mais en plus, elle reste convaincue d’être dans son droit en vous assénant vos quatre vérités à ce sujet à tous les repas de famille. Elle le prend par le bras, l’appelle mon « chéri » en vous regardant d’un œil torve et fait des messes basses en gloussant.
Elle l’appelle le soir et est très désagréable avec vous, vous sommant d’un air supérieur de lui passer « son fils » sans penser à prendre de vos nouvelles plus de vingt secondes.
Exemple ?
Driiiiiiiing. Il est 22h04, c’est donc belle-maman qui estime qu’on peut appeler son fils n’importe quand à n’importe quelle heure (même si nous sommes vendredi soir et que son cher fiston comate devant Koh Lanta). Vous décrochez, évidemment, puisque le sus-nommé fiston est incapable de bouger un orteil (qu’il a posé délicatement sur la table basse entre restes de pizza et verre de bière).
-          Allo ? (légèrement agacé, puisque l’épreuve d’immunité va bientôt commencer)
-          Ah ? C’est toi ? (toujours agréable)
-          Bin oui, vous appelez chez moi là en fait…
-          Bon, oui. Ça va ?
-          Ça va, un peu fatiguée par mon pied cassé (une malencontreuse chute d’acrobranche)
-          Oui, super. Mon fils a quelques minutes pour parler à sa maman chérie ?
-          Bien sûr, il était justement en train de m’arracher le téléphone pour vous parler
-          Hihihihi…j’en étais sûre passez-le moi !

Profil 4 : « Tu es comme la fille que je n’ai pas eu, comme je t’aime toi ! »
Oui, ça existe. Sans aller aussi loin dans l’appropriation (une mère, vous en avez déjà une, merci) la belle-mère peut être sympathique, attachante et aimante. Avoir un fils chouette vous la rend d’autant plus aimable qu’elle est la seule à vous offrir des cadeaux sympas à Noël.
Avec elle, vous pourrez aller faire du shopping et cuisiner de concert, vous pourrez papoter en ricanant bêtement (de son fils et autres personnes propres à la dauberie). Elle sera là pour vous donner de bons conseils et saura vous remonter le moral en cas de déprime.
Ces cas de profils 4 sont assez rares, malheureusement, et coïncident parfois avec une mère plutôt nase de votre côté. Oui, sachez-le, seules des personnes extrêmement veinardes peuvent jouir d’une chouette belle-mère et d’une chouette mère. On ne peut pas tout avoir, laissez-en pour les autres (merde).

Vous l’aurez remarqué, tous ces profils forts courants n’ont pas encore subi la terrible transformation, l’ouragan temporel, le NAIN.
Et oui, toute belle-mère peut un jour être amené à devenir Grand-mère. Certaines le souhaitent : « quand est-ce que vous ME faites un petit ? » (gloups), et d’autres moins : « non mais moi merci j’ai donné avec les miens ! ».
Je vous encourage à lire le chapitre trente-huit de cet ouvrage dans lequel je vous suggère quelques excellentes idées d’annonces à la belle-mère en fonction de son profil.
Par exemple,  la belle-mère pourra se voir offrir un paquet de café grand-mère (toujours kitch et has been, ça fait du bien), ou une petite paire de chaussons dont elle ne saura que faire.
Et oui, si la maternité vous transforme, elle peut également bouleverser votre belle-mère.
Quelques réactions en vrac ?

-          * Nooooooooooooooooon ??? Un bébé ??? (larme, larme, larme et cris hystériques). Venez dans mes bras tous les deux, je suis tellement heureuse de devenir mamie = la belle mère est vraiment contente, surprise et ça vous fait plaisir de l’émouvoir ainsi (réaction souvent observée chez le profil 4)
-          * Ah ? Déjà ? Mais vous avez à peine profité de vos doubles salaires ? Enfin, c’est vous qui décidez hein… = oui, ça fait mal au cœur mais peu importe. Si vous estimez que c’est le bon moment pour vous, faites fi des réflexions débiles et jalouses de belle-maman. Elle regrette ELLE de ne pas avoir assez profité ? C’est son problème. Mais elle aime gâcher le plaisir des autres, ça fait partie du jeu.
-         * Super ! Mais j’aimerais autant qu’il m’appelle par mon prénom, Mamie ça fait trop vieux ! = Oui, belle-maman a son amour propre et trouve que Mamie, ça fait vieux. Si vous êtes plutôt en bon terme avec votre belle-mère, contentez vous de râler avec votre cher et tendre (« ta mère fait vraiment ça pour me faire chier) et acceptez sa requête. Sincèrement, ça ne change pas grand-chose à votre vie et bien souvent, les enfants trouvent eux même les surnoms à leurs grands-parents. Si vous êtes plutôt dans le cas d’une belle-mère agressive et antipathique, je vous suggère de lui trouver un petit nom doux que vous emploierez pour parler d’elle à la maison. Fort est à parier que le nain l’appellera plutôt ainsi à sa prochaine visite. Je vous conseille d’opter pour un surnom très vieillot, histoire d’en rajouter une couche. A cet effet, je ne peux que vous proposer : mémère, mémé ou grand mémé.
-        *  Je vous préviens, je ne le garderai pas, j’ai eu les miens merci beaucoup. A vous un peu. = Belle-maman a envie de profiter de sa retraite (ou de sa presque retraite/ ou elle travaille encore et n’a pas de temps à vous consacrer) et ne voit pas pourquoi elle se ferait chier avec un nain. Bien souvent, cette réaction va en s’améliorant (devant la tronche mignonne du nain) mais quelques belles-mères très engagées dans cette idée du « j’en ai chié, j’en veux plus », préfèreront se désintéresser de vos moutards. Ne le prenez pas mal et félicitez-vous de ne pas subir une belle-mère trop envahissante. Et consolez-vous en disant que c’est elle qui passera à côté des merveilleux petits êtres que vous allez mettre au monde.

Avec l’arrivée d’un, de deux, de trois ou de quatre nains, les profils de votre belle-mère peuvent évoluer. Elles ont pris leurs marques et ont parfois mis un peu d’eau dans leur vin. Mais, ne rêvons pas, personne ne change aussi vite.
Découvrons ensemble les nouveaux profils qui peuvent venir s’ajouter à ceux vus précédemment.

Profil 5 : « Moi si j’étais toi je… »
Le profil le plus fréquent. La belle-mère ne sait pas se taire et vous laisser la joie et le plaisir de faire vos propres expériences avec votre nain. Elle « en a élevé trois ». Elle sait donc de quoi elle parle.
De son temps, on couchait les enfants sur le ventre, on leur frottait les  gencives avec du sucre pour leur faire sortir les dents et on les laissait brailler « qu’ils fassent leurs poumons ». Certes.
Elle ne peut donc pas s’empêcher de vous contredire, de vous donner ces excellents conseils en vous regardant d’un air désapprobateur. D’ailleurs, généralement, elle lance sa crasse et conclut en se dédouanant. Exemple ?
Comme tout bon nain qui se respecte, votre Micronain pleure alors que d’habitude, il se couche sans ronchonner. Mais cette fois, vous êtes de sortie (à dîner chez belle-maman) et vous mettez cette petite crise sur le compte de l’énervement (n’importe qui serait énervé à venir manger des vol-au-vent chez belle-maman). Il pleure donc et vous remontez pour la troisième fois le bercer et le cajoler (et vérifier sa couche, son rot et sa température). Lorsque vous redescendez, vous trouvez belle-maman en pleine conversation avec son fiston :
-          Elle ne devrait pas monter comme ça
-          Pourquoi ?
-          Elle l’habitue
-          A quoi ?
-          Et bien, il crie, elle arrive en courant. Elle va en faire un capricieux.
Sur ces entrefaites, vous arrivez et elle se sent obligée de se justifier
-          Non mais c’est ce que j’en dis moi, à trop s’habituer aux bras, ils ne peuvent plus s’endormir seuls.
-          Ecoutez, il a trois mois et demi belle-maman, il ne fait pas de caprice, il est un peu perdu, les odeurs ne sont pas les mêmes et il n’a pas encore l’habitude du lit parapluie. Et puis je ne peux pas le laisser pleurer pour rien quand même.
-          Bah, moi je les ai tous laisser pleurer le soir et la nuit hein. Comme ça, hop, ils comprenaient que ça ne servait à rien de brailler et ils ont fait leurs nuits.
-          Ah bin oui, c’est radical.
-          Enfin, c’est ce que j’en dis, vous n’êtes pas moi. Ah, ces nouveaux parents !

Le pire, c’est que parfois, ce genre de réflexion, lorsque vous êtes une jeune primipare fatiguée et débutante, peuvent vous blesser voire même réussir à vous faire douter.
La belle-mère qui se penche sur un bébé qui hurle au sein (pour une raison quelconque) et qui dit à sa mère (épuisée et inquiète) : « ça doit être ton lait qui n’est pas bon ! T’es certaine qu’il est assez riche ? Tu es fatiguée, il n’a pas assez à manger » ça fait mal, ça blesse et c’est cruel.
La belle-mère porteuse de ce profil veut souvent bien faire et souhaite partager son expérience, raconter elle aussi sa maternité. Mais comme, au départ, elle ne vous porte pas dans son cœur, elle ne peut s’empêcher de le faire en opposition.
Le problème peut être d’ailleurs plus profond. De vous voir faire différemment, de voir SON FILS faire différemment (et cela sciemment) c’est une terrible remise en cause de ce qu’ELLE a fait avec ses enfants.
Imaginez-vous si, dans trente ans, votre nain fait tout l’inverse de ce que vous avez pu faire en vous disant que c’est ce qu’IL veut faire. Mal à la gueule non ? Un peu.
Alors belle-maman s’accroche à ses principes et à ses façons de faire, sans respecter les vôtres. Le soutien de votre conjoint est là, primordial. Si belle-maman refuse d’installer une barrière de porte dans ses escaliers en béton super raides accessibles à tout nain gambadant dans son couloir, vous avez également le droit de refuser à ce qu’il reste en garde chez elle.


Profil 6 : « Je peux te le prendre ? Te le garder ? »
Ah, que c’est difficile pour les mères que de laisser leur précieux petit nain à belle-maman.
Rien que de laisser belle-maman porter ce tout petit Micronain qui vient de naître, ça arrache la gueule. Surtout si belle-maman cocotte et fume. Laisser son enfant c’est dur, terriblement dur pour certaines mères. Au-delà de la confiance qu’on peut avoir en ces gens qui vont garder notre nain, il y a tout le reste qui rentre en jeu. La belle-mère ne doit jamais forcer une mère à lui laisser son enfant. Même si son fils a l’air de vouloir passer une soirée en amoureux et même si, de manière objective, le nain ne risque rien. Si la mère ne peut pas, il ne faut pas forcer. Il n’en sortira rien de bon.
Chaque chose en son temps, et bientôt, à force de moments partagés entre nain et belle-mère (devenue Mamie), la mère aura confiance. La belle-mère qui veut qu’on lui laisse le nourrisson de 3 semaines une soirée n’a aucune chance d’arriver à ses fins. En revanche, la belle-mère qui est présente de manière ponctuelle mais régulière dans la vie du nain et de ses parents, qui regarde faire les parents (et prend des notes), qui s’adapte et qui tient un discours rassurant a toutes les chances de voir la mère lui tendre le petit assez rapidement.
Profil 6 : « Oui, oui, on te le garde sans problème ». Mais on a (au choix) : un rottweiler, une piscine non protégée, pas de sièges autos et aucun jouets.
Le profil 6 est assez courant. Si la belle-mère a accepté le fait d’être grand-mère (bien qu’elle se fasse appeler par son prénom) elle ne va tout de même pas faire des concessions  en raison de ce nouveau statut. Donc NON, elle ne protègera pas la piscine, NON elle ne rangera pas ses couteaux en hauteur et oui, elle saura bien accrocher un siège auto (et puis sinon elle n’en mettra pas, de notre temps vous n’en aviez pas). Vous pouvez donc lui laisser vos nains sans souci, et la peur au ventre.
Ah oui, parce généralement, ce profil va de pair avec le profil 7.

Profil 7 : « J’adore mes petits-enfants. Enfin, surtout en photo avec nous ».
La belle-mère au profil 7 est très fan de sa petite personne. Elle trouve que, finalement, être grand-mère, ça envoie du bois. Surtout quand les gens lui demandent « si c’est une blague, grand-mère à votre âge, vous ?? ».
Elle aime beaucoup avoir des photos d’ELLE avec ses petits-enfants et  vous aurez bon goût de lui offrir un cadre dans lequel elle figure au premier plan accompagné d’un nain qui lui fait un joli sourire. Cadre qu’elle pourra montrer à ses amies en disant « que c’est son petit-fils, il est chou non ? ».
Mais lorsque vous débarquez avec votre nain (ou vos nains), la donne change. En fait, c’est assez pénible des nains. Votre belle-mère est assez embêtée car, lorsque vous êtes là, elle ne peut vaquer à ses activités habituelles. Elle a des mails à écrire ce matin et votre nain a décidé de venir jouer aux cubes près d’elle. Comme il a à peine deux ans, il construit des tours très grandes et hurle BADABOUM en faisant tomber sa tour. Belle-maman le regarde et sourit. Elle continue de taper sur son clavier. Puis, votre nain souhaite jouer avec elle et le lui demande :
-          Mamiiiiie ? Tu zoues ?
-          Pas tout de suite, j’ai du travail, joue un peu tout seul tu veux ?
Le nain joue donc quelques secondes tout seul. Puis redemande encore et encore. Elle lui répond puis ne lui répond plus et le nain s’énerve et piaille. Elle finira par se lever pour prendre une aspirine car les cris de votre nain lui font mal à la tête. (vécu poke Marie L.).

C'est cette même belle-mère qui se plaint de ne pas voir assez son petit fils et qui, samedi dernier, préfère demander à sa belle-fille de laisser son nain à la maison car elle veut se faire une virée tranquille en ville.(vécu, poke Catherine).

Cette belle-mère aime donc l’idée d’être une super grand-mère jeune et fashion, bien dans ses baskets et adorée de ses petits –enfants. L’idée j’ai dit. En vrai, les enfants, ça craint quand même.
Ce type de profil légèrement égocentrique est légèrement agaçant pour l’adorable belle-fille que vous êtes. Vous avez beau faire des efforts, booster les nains, belle-maman ne semble prendre aucun plaisir à être avec vos nains plus de dix minutes. Elle n’aime pas jouer, c’est long, elle n’aime pas lire des histoires, c’est chiant, et ne voit aucun intérêt à partager des moments de vie quotidienne avec vos adorables nains.
En même temps, on la comprend, ce ne sont pas les siens. Mais quand même un petit peu non ?


Profil 8 : « Si je peux t’en prendre deux une semaine parce que tu en as quatre et que tu es au bout du rollmops et que t’as juste envie de t’auto-asphyxier avec une couche moisie ? Heu…oui, attends je regarde, peut-être mais je te les garde la nuit aussi ?? »
Ce profil de belle-mère est fourbe. Elle paraît aidante et pleine de compassion, prête à vous aider au moindre souci mais dès que l’occasion de rendre VRAIMENT utile se présente, elle se défile. Fatiguée, trop de boulot, trop de pression, trop de nains, trop de stress…tout est prétexte à se défausser.
Elle vient vous donner quelques coups de main ponctuels, ne nous plaignons pas, mais elle trouve toujours un moyen de ne pas vous rendre réellement service.  Mais si, souvenez-vous, l’été dernier quand vous lui avez demandé de garder trois jours les deux grands…elle a accepté bien sur. Mais vous a demandé de les reprendre la nuit parce que ça la fatiguait trop de se lever. Gloups. (Poke Sabine & Associés dont tu peux lire les excellentes chroniques de maman de 4 nains-gloups).

Profil 9 : « Je t’appelle ce soir ? Vous venez ce week-end ? Et dis-moi pour les vacances ! »
Ah…à toutes celles qui râlent parce que leur belle-mère est un boulet sans nom qui les déteste et qui ne fait aucun effort pour être aimable … je tiens à préciser que la belle-maman envahissante est un profil tout aussi difficile à gérer.
En minorité sur cette planète, elle s’accroche à votre famille comme une moule rance à son rocher.
La belle-mère envahissante vit par procuration et s’occupe de vous comme si vous n’étiez pas des adultes. Elle vous téléphone tous les jours (voire plusieurs fois par jour) et prend en charge pas mal de choses de votre quotidien (limite elle vient faire votre ménage chez vous une fois par semaine). Elle vous planifie des activités sans que vous soyez au courant et prend certaines décisions à votre place. Bien souvent cette belle-mère est ravie d’être mamie, d’ailleurs c’est elle-même qui a tenu à acheter la poussette, le transat, le lit du nain. Ce qui a tendance à agacer la jeune maman primipare qui aurait préféré choisir ELLE-même. Ce qui peut ne pas agacer le jeune papa qui trouve ça « plutôt sympa de la part de sa mère quand même faut pas râler pour tout ». (Vécu, poke Aude) »


J’arrête là les extraits, pour en lire plus, je vous conseille d’investir dans cet excellent ouvrage qui pourra également vous donner quelques bonnes idées cadeaux pour belle-mère. Du livre-photo avec photos de vos nains et d’elle dedans, du sac à main sioupère tendance, de la poubelle de table, à chaque profil, un cadal.

Je tiens à remercier toutes les amies qui ont partagé avec moi leurs ressentis, sans elles, l’écriture de cet article n’aurait pas été possible. Bien évidemment, la liste n’est pas exhaustive, je vous laisse ajouter ce que vous avez sur le cœur.
Loin de moi l’idée de fustiger ici les belles-mères, d’ailleurs d’ici quelques années j’en serai une avec mes travers et mes défauts. Encore une fois, un article pour en rire, parce qu’il n’y a souvent rien de grave mais ça a tendance à agacer.
Pour les cas graves (car j’ai eu des témoignages en ce sens), je ne peux que vous conseiller de faire le tri, de faire le vide, de couper avec le toxique en le disant clairement. Rien ne vous oblige à subir, rien ne vous oblige à être une victime. On peut dire merde. On peut dire non.



14 déc. 2011

Univeda - Rien que pour toi

Je suis une maman DONC je n'ai pas forcément le temps de me faire un joli mille-feuille comme ma copine Sonia.
Je n'ai pas de produit préférentiel à la base, me contentant d'utiliser ce que je trouve, ce qu'on m'offre (merci mamie <3) et ce que j'ai envie de tester.

Mon critère de choix?
Le prix (bin oui, j'avoue)
L'odeur (une crème qui te donne envie de romir c'est pas glop)
L'efficacité (surtout la crème "anti tête moche").

J'ai donc, en vrac, de la crème de jour Lancôme, une crème teintée pour les jours difficiles de chez Kibio, du démaquillant Leclerc Bio et une lotion tonique Mixa.
Pas très glamour mais on fait comme on peut.

Côté maquillage, c'est également du basique: blush pour donner (un peu) bonne mine, mascara et ombre à paupière chocolat.

Inutile de te dire que je ne suis pas une accro de tout ça, que je prends soin de moi, certes, mais quand je peux. Je préfère mille fois bouquiner sous la couette que de me prendre un bain avec un masque pendant trois heures.
MAIS, je tenais absolument à faire ce petit give away avant Noyel parce que j'ai découvert des produits super chouettes.

Il y a un an, je participais à un jury de concours d'écriture pour Arthus & Co et Univeda, et, comme nous ne sommes pas rémunérées en tant que juré, nous recevons en dédommagement un petit cadal.
Cette fois là c'était un tube de crème de nuit Jovees.

11 déc. 2011

Vincent Delerm et moi

C'est une longue histoire.
Il y a des gens, comme ça, qui font partie de ma vie sans le savoir parce qu'ils lui ont donné un souffle, des envies, des mots et des paroles.
Il y a Milan Kundera et puis Marie Nimier, il y a Pierre Bachelet aussi (et oui) et surtout Vincent Delerm.

Vincent est entré dans ma vie il y a plus de dix ans. Pour ne jamais en sortir.
Il fait partie de ceux que je peux écouter sans jamais me lasser, il fait partie de ceux que je cite, il fait partie de nos vies parce qu'il nous accompagne partout.
Sur la route des vacances ou pendant les promenades du chien sous la pluie, juste comme ça pendant qu'on vit à côté, juste pour le plaisir. Vincent Delerm, on aime ou on déteste, je peux le comprendre.
Il n'y a pas de demi-mesure. ça nous parle ou ça ne nous parle pas, on le trouve drôle ou pas, trop intello ou terriblement fin, super bobo ou juste vrai.

Vincent Delerm est pour moi un des seuls auteurs à ne pas se prendre au sérieux qui réussit pourtant à en transmettre.
Il ne le sait certainement pas mais de nombreuses phrases résonnent en moi, parce qu'elles sont terriblement justes, parce qu'elles n'auraient pas pu être mieux dites, mieux écrites, mieux chantées.

Cette petite "ode" parce que Samedi soir, j'ai été voir Vincent Delerm aux Bouffes du Nord.
Memory, c'est le nom de son petacle, mi-théâtre mi-concert, avec des bons mots et des réflexions sensées et cruellement vraies sur le temps qui passe.
Une heure trente de plongée dans un monde poétique et caustique. Une heure trente à se dire "bin oui", "c'est vraiment ça". Et aussi à sentir son coeur se serrer en pensant que nos vies en sont toutes là.

Et une heure trente, croyez-moi, quand on aime, c'est court. Trop court.
Alors ce petit message à faire tourner pour dire à Vincent Delerm que si on vient le voir c'est qu'on l'aime. Et que deux chansons de plus, ça serait vraiment chouette.
Surtout pour les parents qui ont fait 350 kilomètres et usé de toute leur persuasion pour faire garder leurs trois nains un samedi soir.

Cela dit, je suis prête à pardonner si quelqu'un arrive à lui glisser le nom de ce blog et une demande d'interview. Et un autographe avec.
Bin quoi? J'ai le droit d'être niaise.





Cher Vincent, donc, merci de m'accorder une petite interview ou de rallonger la sauce du petacle. Parce que, très sincèrement, quand nous sommes rentrés, les nains dormaient à peine...
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