13 oct. 2011

Il y a des jours comme ça...

Où tu te réveilles à 0h28, 1h12, 1h33, 1h47...pour un Grand Nain qui a mal aux joues/peur des loups/envie de dormir plutôt dans le lit de papamaman

Où tu te réveilles à 5h22, 5h43, 5h54 pour un Moyen Nain malade et températureux. Qui chouine et fini sa nuit dans le lit de papamaman. A demander toutes les trente secondes si "on peut se lever maintenant".

Où le réveil des trois se fait avant ton propre réveil, soit à 6h44. Et où ils déambulent en chouinant/pleurant/parlant fort dans tout l'appartement.

Où tu es à deux doigts de filmer les deux petits qui pleurent en se regardant sur notre lit tellement c'est hallucinant de débilité.

Où tu te retrouves avec une petite qui boit son biberon goûlement. Et qui tousse. Tousse. Tousse. Et vomi. Tout le biberon.

Où tu as eu l'intelligence de prévoir un grand torchon pour parer au vomi.

Où tu décides d'emmener tes deux malades chez le médecin qui exerce à 280 mètres de chez toi (dixit Pages Jaunes) en poussette. Alors qu'il bruine.

Où en fait, il pleut fort. Et que tu ne te souviens plus du numéro de la rue. Où il te semble que c'est le 3.

Où en fait, c'était le 38 (à l'autre bout donc, et il pleut toujours).

Où tu te retrouves avec un nain à double otite qui arrache sa tronche et une naine à sioupère bronchite avec toux émétique (qui fait dégueuler).

Où tu rentres trempée avec deux nains qui chouinent...et où tu trouves devant ta porte un superbe bouquet de fleurs-bonbons. Avec une carte d'amies chères. Merci, merci. Vraiment.
Oui, j'avoue, il y a eu du grignotage...


Où tu fonces chercher les médocs, puis le Grand à l'école, puis tu prépares le repas, personne ne mange et tout le monde veut des bonbons. La petite vomi son repas sur la table, une toux émétique on a dit.

Où tu nettoies la cuisine (que tu avais fait la veille pour cause de poils de chien persistants) avant d'emmener Grand Nain à l'école. Qui pleure parce qu'il veut rester à la maison avec son frère (aux yeux de cocker).

Où tu tentes la double sieste des malades. Qui commence bien. Et qui dure 20 minutes.

Où tu reçois des coups de fils d'amis. Qui te souhaitent, malgré tout, un merveilleux anniversaire. Merci, vraiment, merci.

Où tu récupères deux nains qui n'ont pas DU TOUT envie de dormir, mais qui préfèrent chouiner dans tes pattes. L'un demandant "un câlin à papa, un câlin à mamie" (et ta mère, le nain, elle sent la saucisse???). L'une se contentant d'un hurlement strident qui te bousille les oreilles.

main de moi

main de nain...
Où tu prends un peu de temps pour voir que tes adorables lecteurs ont pourri ton mur Facebook de sioupères gentils messages qui te mettent la larme à l'oeil (normal, tu es fragile aujourd'hui).

Où tu vas récupérer Grand Nain à l'école, où tu rentres faire goûter tout ça. Où tu trouves dans ta boîte aux lettres un joli colis. Avec des livres, un bracelet et des macarons. Et un petit mot gentil, toujours gentil, d'une adorable personne, rencontrée ici et devenue plus proche...



Où tu as trente ans. Trois nains, trente ans, des journées de merde comme celles là et des journées géniales comme il y en a et comme il y en aura encore.
Trente ans et pas un regret, trente et des choix faits parce qu'ils semblaient être les meilleurs.
Trente ans et une furieuse envie d'avancer, de continuer et de prendre la vie comme elle vient.
Trente ans et encore des larmes aux yeux ce matin sous la pluie. Puis un sourire en imaginant une photo de ma tronche.
Trente ans et un rêve de livre qui va bientôt devenir réalité (je l'espère), grâce à vous, à votre présence et à votre soutien.
Trente ans et une folle envie de vous dire merci. A ceux qui ont pris le temps, ceux qui ne l'auront pas, ceux qui sont là depuis dix huit mois, ceux qui m'encouragent et ceux qui me conseillent.
Merci à vous.


Et un petit give away avec celle qui a été une des premières à me suivre, une des premières à me dire à quel point il fallait que j'écrive. Une de celle que j'ai eu envie de garder comme amie, au delà du blog, au delà des give away, au delà du virtuel.
Je vous laisse découvrir ce que Catherine d'Arthus & Co (de loin ma boutique fétiche pour enfants) m'a permis de sélectionner pour vous chez elle.

Vraiment, je prends ce petit moment pour lui dire merci, parce que j'ai eu carte blanche pour vous faire plaisir. Trente ans, trois cadals.
Un pour nain
Un pour maman
Un pour maman/naine

Au choix. Pour vous dire merci. Sincèrement.

Alors :
Clique dessus pour lire comme il est biiiiien



OU

Une chancelière au choix parmi toutes




OU (en hommage à ma fille, à nos hiboux...)
 un duo mère/fille :

le bracelet Hibou :))

couplé au bracelet pour maman


Voilà ma sélection, chouette non?

Comment qu'on fait pour gagner??

Déjà, on vote pour moi au Golden Blog Awards (bon, ok, j'abuse).
Ensuite, on va faire un tour chez Arthus & Co et on regarde quel cadal on préfère. Sac à langer, chancelière ou duo de bracelets. On a même le droit de J'aimer sa page Facebook (mais si on ne veut pas, on n'est pas obligé hein, ce n'est absolument pas une condition sine qua non pour participer au give away).

On revient par ici et on laisse un commentaire avec son choix de cadal dedans. Comme toujours, si vous partagez (FB, Twitter, Blog), n'oubliez pas de venir mettre un deuxième commentaire pour me le dire. Tirage au sort lundi soir de TROIS gagnantes. Une pour chaque cadal. Trente ans. C'est pas de la rigolade.






Sinon, voilà, un deuxième anniversaire passé avec vous, le temps file...
Ravie de le passer en votre compagnie.

ENFIN, voici les grandes gagnantes!!

Pour la chancelière : Marie Webpedago
Pour le sac à langer : Jajou (un pseudo probablement)
et pour le duo de bracelet : Sandrine W.


Voili voilou, j'attends vos adresses les (heureuses) gagnantes du jour!!

10 oct. 2011

Comment donner son lait...au lactarium (on dit un Don de Lait)

Avant toute chose :)


Chaque semaine (et j'essaie de m'y tenir mais crois moi, le rythme avec trois nains, c'est plus du rythme c'est du marathon), je laisse la parole à une maman chouette-chouette qui a bien voulu nous écrire un artikeul sur un sujet que je n'ai pas testé moi même. Oui,car, vois-tu, je ne peux pas tout faire, j'ai nains (et piscine occasionnellement).

Donc, cette semaine c'est Anne Laure qui, très gentiment, a rédigé un très bon article sur le Don de Lait. Parce que c'est important, parce qu'on ne sait pas toujours comment ça se passe ni si on peut le faire.
Voilà, je te laisse lire (et lui poser des questions en commentaires si tu en as) et nous raconter ta propre expérience (si tu as donné ton lait également).

Voilou, à toi Anne-Laure:

 "Mesdames, messieurs (on m’a dit qu’il y en avait), mes chers compatriotes (quoi ? j’en fais trop ? oui bon, c’est la première fois que je publie, je veux faire bonne impression),
Attention, cet artikeul  n’est pas un artikeul sur le cyclimse (special dédicace pour les fans du film « le grand détournement »), mais sur le don de lait.


Et oui, on peut donner son sang et dérivés, ses organes (mais là les conditions sont moins drôles), les fringues dans lesquelles on ne rentre plus, et on peut aussi donner son LAIT (enfin, pour celles qui allaitent bien entendu).


Je précise dès le départ (je voudrais pas me faire lyncher !) que le but de cet article n’est pas de dire « il faut allaiter, il faut donner son lait, peace and love my friend, et fait tourner  s’te plait». Qu’on allaite ou pas, qu’on donne ou pas (quelle que soit la raison d’ailleurs), le principal est  de se sentir bien dans ses basques.

 Là, l’article, c’est juste pour informer celles qui font des réserves de lait et ne savent pas quoi faire des 40 litres qu’elles ont en trop après avoir rempli le congélateur coffre de 250 litres (qu’elles avaient préalablement vidé de toute nourriture autre que le lait maternel).


Et donc, pour toi, public, j’ai testé : LE DON DE LAIT

Part ouane : Pourquoi donner son lait ?

Et ben tout simplement pour aider des bébés prématurés, ou des bébés qui ont des problèmes très spécifiques (cardiopathie, insuffisance rénale, problèmes digestifs, ou maladies métaboliques par exemple), et qui ne doivent prendre que du lait de maman.


 Alors, quand leur maman peut (et veut), ben bien sûr on commence par elle, mais si la matière première manque, on appelle le lactarium.


Perso, je trouve ça sympa de se dire qu’à l’heure du tout chimique et cie, notre corps est capable de produire LE  produit indispensable à la survie de certains bébés, le produit sans lequel la médecine est démunie (voire carrément dans la mouise). Et en plus on n’a jamais réussi à le synthétiser, moi ça donne un sentiment de puissance !!! MOUÂÂÂÂÂÂÂHHHH !!!!!!! ... hein ? oui j’arrête, pardon.

 Bon, ils ont bien tenté la vache transgénique Rosita dernièrement, mais  NOUS , on fait ça toutes seules comme des grandes, na ! En plus on sait même pas encore si la Rosita va produire du lait proche du nôtre qualitativement parlant (Je sais, quantitativement, je fais pas le poids, faut pas pousser mémé).

Pas la peine de faire ces yeux Rosita, mon lait il sera quand même meilleur que le tien, na mais oh

Part Tou : comment m’est venue l’idée de donner mon lait, parce qu’il fallait y penser quand même.

Pour mon premier nain, j’avais prévu les stocks pour la reprise du travail, puis j’ai tiré mon lait au travail. J’ai eu la chance de produire plus que ce qu’il fallait, et je me suis dit que de toute façon, c’est jamais perdu, pas vrai ?

 Que nenni, mon nain, ce fourbe, en a décidé autrement. Au bout de quelque temps, Môssieur Nain a décrété que le bib c’était juste trop naze. (Soit dit en passant, il avait fait la grève de la faim pendant 3 jours avant d’accepter un bib, et il n’a jamais été siouper fan du bib, sympa le nain).

Môssieur a donc décidé, en bon mec qui se respecte, que la seule bonne façon de boire le divin nectar fabriqué par môman, c’était directement à la source.

Maman je t’aime… c’est ça le nain, étale la pommade


Alors une fois que j’ai eu mis du lait dans toutes les purées, ben, il m’en restait encore. Et comme le mâle refusait que j’en mette dans SA purée (accessoirement, il refusait AUSSI de bouffer des purées et des quiches tous les jours), ben y’avait plus beaucoup de solutions (je plaisante hein, j’aurais pas mis mon lait dans nos quiches)... Une copine a tenté les yaourts au lait maternel (elle est joueuse), mais ça n’a pas marché. Pour ceux qui veulent se marrer, vous pouvez aussi taper  « fromage lait maternel » sur notre ami gouguele(dans le sud on prononce toutes les lettres, tu les entends les cigales ?), c’est marrant.


Suite à cette décision sans appel du nain,  j’ai appelé le lactarium.
Oui, bonjour, j’ai stocké un peu trop de lait, ça vous intéresse ?


Malheureusement, on m’a très gentiment répondu qu’ils ne pouvaient pas prendre mes sachets de glaçons de lait. Comme j’ai pas osé les mettre dans le pastis, snif, tout est parti à la poubelle, et ça fait un peu mal au cœur (j’aime pas gâcher).


Pour nainméro bis, refelemele, je tire mon lait, refelemele, je fais des réserves, mais bon, je continue à produire plus que ce qu’il consomme, donc ce coup ci, j’ai appelé le lactarium avant d’avoir trop de stocks.


Comme je suis hyper sympa, je te mets le lien vers l’association des lactariums, t’as plus qu’à quicker, chuis trop sympa je sais. http://sdp.perinat-france.org/ADLF/index.php

Sinon, le site du lactarium de Marmande, je le trouve siouper ( à Marmande, ils font des tomates et du lait maternel ^^).

Je précise que, bien sûr, les lactariums sont des organismes contrôlés bla bla bla.


Part tri : En pratique comment ça se passe ?

Si tu as été démarchée à la maternité, et on t’a donné un fascicule avec les coordonnées des personnes à appeler.

Si ça n’a pas été le cas, (ou si tu as perdu le fascicule, qu’est ce que tu peux être bordélique quand même !), tu appelles le lactarium le plus proche de chez toi. A Toulouse, on dépend du lactarium de Marmande (au cas où t’aurais pas compris, je suis dans le sud, gniark gniark gniark). Là on te donne les coordonnées de la gentille dame qui fait des centaines de km par semaine pour récupérer le lait que les mamans ont recueilli. Si internet est ton ami, tu peux même trouver les coordonnées toute seule.


La gentille collectrice passe à ta maison. Là tu te dépêches de ranger / planquer tous les jouets des nains, de faire un (tout petit) brin de poussière, un coup d’aspiro, un coup de serpillère, histoire de faire croire que tu es Wondermaman.

Malheureusement les chaussettes qui dépassent de sous le canapé vont te foutre dedans. Heureusement, je te rappelle que la gentille collectrice passe chez TOUTES les mamans qui donnent leur lait, qui ont donc en principe toutes au moins UN nain, donc elle compare pas. Ca fait longtemps qu’elle sait que Wondermaman, c’est comme le Père Noël, on en parle beaucoup, mais on l’a jamais vu en vrai.



D’abord, elle vérifie que tu peux donner ton lait : sache que si tu es adepte de l’échangisme, que tu te drogues et que tu picoles à longueur de journée, le tout en fumant 2 paquets par jour, elle te dira que finalement ils ont assez de donneuses comme ça.

 Puis elle te donne un questionnaire à faire remplir par ton gentil médecin (histoire de vérifier que ça va pas te mettre sur les rotules non plus, on veut bien aider les enfants des autres, mais bon faut garder un peu d’énergie pour les siens quand même !).


Ensuite elle discute avec toi tire lait (TL pour les intimes). J’en profite pour faire un petit aparté : pour celles qui veulent tirer leur lait, y’a 3 TL qui le valent vraiment : le medela lactina, le medela symphony et le kitett fisio. Alors si ta pharmacie essaie de te refourguer le vieux TL moisi qui date d’avant-guerre( et notamment les vieux kitett), tu refuses et tu vas voir dans un magasin de matos médical, à moins d’avoir des tendances sado maso, mais là ça te regarde.


Nan, mais en fait je voulais du double pompage, mais c’est gentil quand même



Au passage, (hors sujet n°2) je me permets de rappeler que la location du tire lait est prise en charge par la sécurité sociale. Il suffit d’avoir l’ordonnance de son gentil médecin à qui on a expliqué que non-non-non-non-non-je-veux-pas-arrêter-c’est-trop-bien-l’allaitement, et pense à lui dire de te prescrire un double pompage qu’il est bien et de préciser la marque qui va bien aussi.



Si tu n’as pas encore de TL, la gentille collectrice te le fournit.

Une fois qu’on a discuté du TL, on passe au recueil et à la conservation du lait tiré (alors, certes, si tu as déjà 15 litres de réserves, tu dois savoir comment faire, mais il vaut toujours mieux le redire, on a parfois des surprises).

Elle te donne les pastilles pour la stérilisation à froid avec la notice.

Elle te  laisse plein de biberons mais-qu’y-sont-y-pas-mignons-ces-petits-bibi (en tout cas les miens sont siouper mignons). Tu fais une estimation à la louche de ce que tu vas leur donner, et elle te laisse le nombre de bib en fonction. (A vot’ bon cœur m’dame, mais merci de ne pas les remplir à plus de 200ml siouplait).



Et elle te laisse faire ton boulot. Ici, elle vient une fois par semaine pour récupérer  la ration de survie. La première fois qu’elle vient prendre ton lait, elle te laisse aussi une prescription pour un dépistage du VIH (qui passe dans le lait maternel et est donc LA grosse contre indication de l’allaitement maternel). Sache que si tu donnes longtemps ton lait, tu devras refaire cette prise de sang tous les 3 mois. Sache aussi que le coût de cette prise de sang est pris en charge par le lactarium (t’as pas la franchise sécu à payer donc).



Quand elle récupère tes bib pleins, elle remplit un « bulletin de lait maternel », et elle t’en laisse un exemplaire (en gros, ça indique la quantité que tu donnes). En pratique, pour toi ça sert à rien, mais tu peux toujours l’encadrer comme un diplôme si ça te fait plaisir. En plus, ils notent en bas « merci de votre geste qui va aider à sauver des enfants » (appelez-moi Mère Thérésa !), histoire de te valoriser encore plus !


En prime t’as un bel autocollant que tu peux mettre sur ta voiture, comme ça tout le monde sait que tu es sympa, et en même temps ça leur fait de la pub.




Ouais, ben celui là, c’est pas tout le monde qui l’a sur sa bagnole !



L‘inconvénient, c’est que comme elle est toujours sur la route, t’as pas le choix de la journée où elle passe chercher ton lait (pas évident si tu bosses, mais on peut s’arranger).

L’autre inconvénient, c’est que c’est pas déductible des impôts... Ben quoi, si tu donnes du pognon, c’est déductible, pourquoi on ferait pas pareil pour le lait maternel ? je sais pas moi, 100 euros de crédit d’impôts pour 1 litre donné par exemple ! (ça intéresse quelqu’un de faire une pétition avec moi ?)


Au final, la première semaine, comme j’avais vraiment beaucoup de réserves (et que donc je ne savais plus où mettre mon lait (tu suis ou pas ?)), je leur ai donné tout ce que j’ai produit.


Après, j’ai adapté en fonction de ce que prenait mon nain, et je leur donnais le surplus.


Part for : mon impression


Au final, donner son lait, ce n’est pas contraignant, puisque de toute façon je tire mon lait pour mon petit  nain chéri d’amour que j’aime et que j’adore (tu veux bien faire ta nuit complète ce soir STP ?), donc ça ne me dérange pas de donner le surplus au lactarium. Ca me fait penser aux nourrices d’avant, sauf que là tu nourris pas directement les nains, que ton lait est pasteurisé et mis en poudre avant consommation.

Et en plus, ça fait marrer le mâle qui raconte à ses potes que ses nains vont avoir des frères et sœurs de lait !

Donc donner son lait, c’est pas contraignant pour toi (quand bien sûr tu produis assez), et c’est sympa pour les nains ! CQFD !"
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