10 oct. 2011

Comment donner son lait...au lactarium (on dit un Don de Lait)

Avant toute chose :)


Chaque semaine (et j'essaie de m'y tenir mais crois moi, le rythme avec trois nains, c'est plus du rythme c'est du marathon), je laisse la parole à une maman chouette-chouette qui a bien voulu nous écrire un artikeul sur un sujet que je n'ai pas testé moi même. Oui,car, vois-tu, je ne peux pas tout faire, j'ai nains (et piscine occasionnellement).

Donc, cette semaine c'est Anne Laure qui, très gentiment, a rédigé un très bon article sur le Don de Lait. Parce que c'est important, parce qu'on ne sait pas toujours comment ça se passe ni si on peut le faire.
Voilà, je te laisse lire (et lui poser des questions en commentaires si tu en as) et nous raconter ta propre expérience (si tu as donné ton lait également).

Voilou, à toi Anne-Laure:

 "Mesdames, messieurs (on m’a dit qu’il y en avait), mes chers compatriotes (quoi ? j’en fais trop ? oui bon, c’est la première fois que je publie, je veux faire bonne impression),
Attention, cet artikeul  n’est pas un artikeul sur le cyclimse (special dédicace pour les fans du film « le grand détournement »), mais sur le don de lait.


Et oui, on peut donner son sang et dérivés, ses organes (mais là les conditions sont moins drôles), les fringues dans lesquelles on ne rentre plus, et on peut aussi donner son LAIT (enfin, pour celles qui allaitent bien entendu).


Je précise dès le départ (je voudrais pas me faire lyncher !) que le but de cet article n’est pas de dire « il faut allaiter, il faut donner son lait, peace and love my friend, et fait tourner  s’te plait». Qu’on allaite ou pas, qu’on donne ou pas (quelle que soit la raison d’ailleurs), le principal est  de se sentir bien dans ses basques.

 Là, l’article, c’est juste pour informer celles qui font des réserves de lait et ne savent pas quoi faire des 40 litres qu’elles ont en trop après avoir rempli le congélateur coffre de 250 litres (qu’elles avaient préalablement vidé de toute nourriture autre que le lait maternel).


Et donc, pour toi, public, j’ai testé : LE DON DE LAIT

Part ouane : Pourquoi donner son lait ?

Et ben tout simplement pour aider des bébés prématurés, ou des bébés qui ont des problèmes très spécifiques (cardiopathie, insuffisance rénale, problèmes digestifs, ou maladies métaboliques par exemple), et qui ne doivent prendre que du lait de maman.


 Alors, quand leur maman peut (et veut), ben bien sûr on commence par elle, mais si la matière première manque, on appelle le lactarium.


Perso, je trouve ça sympa de se dire qu’à l’heure du tout chimique et cie, notre corps est capable de produire LE  produit indispensable à la survie de certains bébés, le produit sans lequel la médecine est démunie (voire carrément dans la mouise). Et en plus on n’a jamais réussi à le synthétiser, moi ça donne un sentiment de puissance !!! MOUÂÂÂÂÂÂÂHHHH !!!!!!! ... hein ? oui j’arrête, pardon.

 Bon, ils ont bien tenté la vache transgénique Rosita dernièrement, mais  NOUS , on fait ça toutes seules comme des grandes, na ! En plus on sait même pas encore si la Rosita va produire du lait proche du nôtre qualitativement parlant (Je sais, quantitativement, je fais pas le poids, faut pas pousser mémé).

Pas la peine de faire ces yeux Rosita, mon lait il sera quand même meilleur que le tien, na mais oh

Part Tou : comment m’est venue l’idée de donner mon lait, parce qu’il fallait y penser quand même.

Pour mon premier nain, j’avais prévu les stocks pour la reprise du travail, puis j’ai tiré mon lait au travail. J’ai eu la chance de produire plus que ce qu’il fallait, et je me suis dit que de toute façon, c’est jamais perdu, pas vrai ?

 Que nenni, mon nain, ce fourbe, en a décidé autrement. Au bout de quelque temps, Môssieur Nain a décrété que le bib c’était juste trop naze. (Soit dit en passant, il avait fait la grève de la faim pendant 3 jours avant d’accepter un bib, et il n’a jamais été siouper fan du bib, sympa le nain).

Môssieur a donc décidé, en bon mec qui se respecte, que la seule bonne façon de boire le divin nectar fabriqué par môman, c’était directement à la source.

Maman je t’aime… c’est ça le nain, étale la pommade


Alors une fois que j’ai eu mis du lait dans toutes les purées, ben, il m’en restait encore. Et comme le mâle refusait que j’en mette dans SA purée (accessoirement, il refusait AUSSI de bouffer des purées et des quiches tous les jours), ben y’avait plus beaucoup de solutions (je plaisante hein, j’aurais pas mis mon lait dans nos quiches)... Une copine a tenté les yaourts au lait maternel (elle est joueuse), mais ça n’a pas marché. Pour ceux qui veulent se marrer, vous pouvez aussi taper  « fromage lait maternel » sur notre ami gouguele(dans le sud on prononce toutes les lettres, tu les entends les cigales ?), c’est marrant.


Suite à cette décision sans appel du nain,  j’ai appelé le lactarium.
Oui, bonjour, j’ai stocké un peu trop de lait, ça vous intéresse ?


Malheureusement, on m’a très gentiment répondu qu’ils ne pouvaient pas prendre mes sachets de glaçons de lait. Comme j’ai pas osé les mettre dans le pastis, snif, tout est parti à la poubelle, et ça fait un peu mal au cœur (j’aime pas gâcher).


Pour nainméro bis, refelemele, je tire mon lait, refelemele, je fais des réserves, mais bon, je continue à produire plus que ce qu’il consomme, donc ce coup ci, j’ai appelé le lactarium avant d’avoir trop de stocks.


Comme je suis hyper sympa, je te mets le lien vers l’association des lactariums, t’as plus qu’à quicker, chuis trop sympa je sais. http://sdp.perinat-france.org/ADLF/index.php

Sinon, le site du lactarium de Marmande, je le trouve siouper ( à Marmande, ils font des tomates et du lait maternel ^^).

Je précise que, bien sûr, les lactariums sont des organismes contrôlés bla bla bla.


Part tri : En pratique comment ça se passe ?

Si tu as été démarchée à la maternité, et on t’a donné un fascicule avec les coordonnées des personnes à appeler.

Si ça n’a pas été le cas, (ou si tu as perdu le fascicule, qu’est ce que tu peux être bordélique quand même !), tu appelles le lactarium le plus proche de chez toi. A Toulouse, on dépend du lactarium de Marmande (au cas où t’aurais pas compris, je suis dans le sud, gniark gniark gniark). Là on te donne les coordonnées de la gentille dame qui fait des centaines de km par semaine pour récupérer le lait que les mamans ont recueilli. Si internet est ton ami, tu peux même trouver les coordonnées toute seule.


La gentille collectrice passe à ta maison. Là tu te dépêches de ranger / planquer tous les jouets des nains, de faire un (tout petit) brin de poussière, un coup d’aspiro, un coup de serpillère, histoire de faire croire que tu es Wondermaman.

Malheureusement les chaussettes qui dépassent de sous le canapé vont te foutre dedans. Heureusement, je te rappelle que la gentille collectrice passe chez TOUTES les mamans qui donnent leur lait, qui ont donc en principe toutes au moins UN nain, donc elle compare pas. Ca fait longtemps qu’elle sait que Wondermaman, c’est comme le Père Noël, on en parle beaucoup, mais on l’a jamais vu en vrai.



D’abord, elle vérifie que tu peux donner ton lait : sache que si tu es adepte de l’échangisme, que tu te drogues et que tu picoles à longueur de journée, le tout en fumant 2 paquets par jour, elle te dira que finalement ils ont assez de donneuses comme ça.

 Puis elle te donne un questionnaire à faire remplir par ton gentil médecin (histoire de vérifier que ça va pas te mettre sur les rotules non plus, on veut bien aider les enfants des autres, mais bon faut garder un peu d’énergie pour les siens quand même !).


Ensuite elle discute avec toi tire lait (TL pour les intimes). J’en profite pour faire un petit aparté : pour celles qui veulent tirer leur lait, y’a 3 TL qui le valent vraiment : le medela lactina, le medela symphony et le kitett fisio. Alors si ta pharmacie essaie de te refourguer le vieux TL moisi qui date d’avant-guerre( et notamment les vieux kitett), tu refuses et tu vas voir dans un magasin de matos médical, à moins d’avoir des tendances sado maso, mais là ça te regarde.


Nan, mais en fait je voulais du double pompage, mais c’est gentil quand même



Au passage, (hors sujet n°2) je me permets de rappeler que la location du tire lait est prise en charge par la sécurité sociale. Il suffit d’avoir l’ordonnance de son gentil médecin à qui on a expliqué que non-non-non-non-non-je-veux-pas-arrêter-c’est-trop-bien-l’allaitement, et pense à lui dire de te prescrire un double pompage qu’il est bien et de préciser la marque qui va bien aussi.



Si tu n’as pas encore de TL, la gentille collectrice te le fournit.

Une fois qu’on a discuté du TL, on passe au recueil et à la conservation du lait tiré (alors, certes, si tu as déjà 15 litres de réserves, tu dois savoir comment faire, mais il vaut toujours mieux le redire, on a parfois des surprises).

Elle te donne les pastilles pour la stérilisation à froid avec la notice.

Elle te  laisse plein de biberons mais-qu’y-sont-y-pas-mignons-ces-petits-bibi (en tout cas les miens sont siouper mignons). Tu fais une estimation à la louche de ce que tu vas leur donner, et elle te laisse le nombre de bib en fonction. (A vot’ bon cœur m’dame, mais merci de ne pas les remplir à plus de 200ml siouplait).



Et elle te laisse faire ton boulot. Ici, elle vient une fois par semaine pour récupérer  la ration de survie. La première fois qu’elle vient prendre ton lait, elle te laisse aussi une prescription pour un dépistage du VIH (qui passe dans le lait maternel et est donc LA grosse contre indication de l’allaitement maternel). Sache que si tu donnes longtemps ton lait, tu devras refaire cette prise de sang tous les 3 mois. Sache aussi que le coût de cette prise de sang est pris en charge par le lactarium (t’as pas la franchise sécu à payer donc).



Quand elle récupère tes bib pleins, elle remplit un « bulletin de lait maternel », et elle t’en laisse un exemplaire (en gros, ça indique la quantité que tu donnes). En pratique, pour toi ça sert à rien, mais tu peux toujours l’encadrer comme un diplôme si ça te fait plaisir. En plus, ils notent en bas « merci de votre geste qui va aider à sauver des enfants » (appelez-moi Mère Thérésa !), histoire de te valoriser encore plus !


En prime t’as un bel autocollant que tu peux mettre sur ta voiture, comme ça tout le monde sait que tu es sympa, et en même temps ça leur fait de la pub.




Ouais, ben celui là, c’est pas tout le monde qui l’a sur sa bagnole !



L‘inconvénient, c’est que comme elle est toujours sur la route, t’as pas le choix de la journée où elle passe chercher ton lait (pas évident si tu bosses, mais on peut s’arranger).

L’autre inconvénient, c’est que c’est pas déductible des impôts... Ben quoi, si tu donnes du pognon, c’est déductible, pourquoi on ferait pas pareil pour le lait maternel ? je sais pas moi, 100 euros de crédit d’impôts pour 1 litre donné par exemple ! (ça intéresse quelqu’un de faire une pétition avec moi ?)


Au final, la première semaine, comme j’avais vraiment beaucoup de réserves (et que donc je ne savais plus où mettre mon lait (tu suis ou pas ?)), je leur ai donné tout ce que j’ai produit.


Après, j’ai adapté en fonction de ce que prenait mon nain, et je leur donnais le surplus.


Part for : mon impression


Au final, donner son lait, ce n’est pas contraignant, puisque de toute façon je tire mon lait pour mon petit  nain chéri d’amour que j’aime et que j’adore (tu veux bien faire ta nuit complète ce soir STP ?), donc ça ne me dérange pas de donner le surplus au lactarium. Ca me fait penser aux nourrices d’avant, sauf que là tu nourris pas directement les nains, que ton lait est pasteurisé et mis en poudre avant consommation.

Et en plus, ça fait marrer le mâle qui raconte à ses potes que ses nains vont avoir des frères et sœurs de lait !

Donc donner son lait, c’est pas contraignant pour toi (quand bien sûr tu produis assez), et c’est sympa pour les nains ! CQFD !"

7 oct. 2011

Depuis les nains..article en vrac pour parents en vrac

L'arrivée d'un nain peut parfois nous mettre la vie en vrac.
Entre la vie sociale qui se réduit à une virée chez Auchan, le sexe qui se réduit à un câlin-tendresse (sois-patient-j'ai-pris-trente-kilos-je-suis-moche), le quotidien qui ressemble à un relai dans lequel on se refile le nain...pas facile parfois de se dire qu'on va continuer à vivre à deux aussi génialement qu'on a pu vivre avant. Pas facile de se dire que notre vie va être aussi cool que prévue.

Ce n'est pas évident de gérer un nain. Quand on est Primi, ça déborde le nain, ça bouffe la vie, ça boulverse, ça renverse. Quand on est Multi, ce n'est pas toujours mieux, personne n'est à l'abri d'avoir un nain-boulet, un Babi, un nain malade, allergique, un nain très demandeur, un nain chronophage (un nain quoi). Chaque enfant est différent et chaque enfant peut renverser notre petit monde.

En tant que mère, on se retrouve mise à nue, on se retrouve bousillée de l'intérieur parce que tout d'un coup responsable d'une chose qu'on aime plus que tout.
Je ne sais pas si à vous, les hommes, ça vous fait cet effet là, mais la maternité rend la femme un peu frappée. Comme si tout était remis en question, comme si nous étions nous-mêmes remises en question.

Avoir un nain c'est chouette, c'est formidable, mais ça te retourne.
Tout d'un coup, tout ce que tu as fait avant a une autre saveur. Et tout ce que tu peux faire ensuite, en a une autre aussi.
Être parents, j'ai l'impression que ça t'oblige à aller à l'essentiel, à te débarrasser des choses superflues, à aller au fond.

Enfin, ça ne se fait pas en un jour et c'est ça qui est douloureux.
Au delà de l'apprentissage de la parentalité (constant effort), il me semble que devenir parent, c'est aussi trouver ce que l'on est.
Alors attention hein, je ne dis absolument pas qu'il faut devenir parents pour devenir quelqu'un, loin de moi cette idée, biiiih. Non. Je dis juste que, pour certains (genre moi), devenir mère a été le moyen d'accéder à une autre partie de moi-même.
Celle que je connaissais, que je savais là, mais que je n'arrivais pas à sortir.
Comme je l'ai dit, aller à l'essentiel.

Pourquoi ça fait mal?
Parce qu'il faut avancer, parce qu'il faut réfléchir, parce qu'il faut s'écouter et apprendre à savoir ce que l'on veut réellement. Avoir un enfant nous oblige à faire au mieux pour lui. Nous oblige à faire au mieux pour nous. On ne peut plus composer, on ne peut plus faire semblant, ça devient insupportable.

Avec mes trois nains et au fil des ans, j'ai lâché des choses, des gens, des amis qui n'en étaient plus, des boulots qui ne me convenaient plus. J'ai eu la chance d'avoir à mes côtés quelqu'un qui m'a écouté, qui a fait ses choix lui aussi, qui a décidé d'avancer, qui m'a aidé à avancer.

Ce petit post, je l'écris pour quelques mamans qui, aujourd'hui, vivent cela. Cette impression de n'être pas tout à fait elles-mêmes, mais de s'y diriger d'un pas ferme. Et parfois dans la douleur, parfois avec quelqu'un qui ne suit pas, quelqu'un qui ne partage pas ces moments avec elle.

Lorsque j'écris mes articles sur les nains, lorsque je donne des "conseils" (foireux), je n'oublie pas qu'au delà des mères, il y a des femmes. Avec ce qu'elles étaient, avec ce qu'elles sont, avec les choix qu'elles ont pu faire.
Parfois forcées par la vie, mais toujours pour faire au mieux. Je voulais juste dire (de manière maladroite) à quel point ce chemin est long, à quel point parfois ces choix peuvent nous peser. Reprendre un boulot de merde parce qu'on ne peut pas faire autrement (parce qu'il faut gagner sa vie correctement, qu'on a des enfants à nourrir), c'est dur, très dur. Et pourtant...combien le font, combien doivent le faire?

Ce petit article en vrac, justement, pour vous soutenir, toutes ces mères qui vivent un quotidien bancal, entre allaitement et boulot, entre crèche et ménage, entre mari et enfants.
Toutes celles qui font le choix d'avancer, comme elles le peuvent toutes celles qui trouvent la force d'aller à l'essentiel.

Je me relis et je me dit, merde, je ne suis pas marrante...
Alors que, quand même, le but c'est de te faire sourire, histoire d'avancer un peu aussi. Parce que prendre le quotidien parental (parfois pitoyable) avec le sourire, ça fait partie du jeu, ça aide à ne pas focaliser sur des détails qui n'ont aucune importance, ça aide à aller là où la vie est plus douce.

Voili voilou, petit article en hommage aux mamans, aux papas, à ceux qui le sont et ceux qui ne souhaitent pas l'être. Avec pensées toutes particulières pour celles qui sont sur la route caillouteuse, avec des chutes et des gravillons sur les genoux.
Celles qui essayent de devenir exactement ce que leur cœur leur dit d'être.

6 oct. 2011

Un nouveau Center Parcs testé par le nain : Le Domaine des Trois Forêts (Moselle)

Avant tout, on peut voter (comme j'abuuuuse).


Allez, on se reprend... Tu viens sur Mamanstestent pour voir du test? Et bien tu vas être servi(e) car aujourd'hui, je te propose de découvrir un mirifique test. 

Le nain a aimé Center Parcs, tu le sais puisque l’an dernier, j’avais consacré tout un article à mon mirifique séjour (d'une journée) au Parc situé dans l’Aisne, au lac de l’Ailette.


Avant les vacances d'été, j’ai reçu un mail très gentil de Center Parcs qui m’invitait à venir tester le lieu en cottage VIP pour un gros week-end. J’ai hurlé de joie, le Mâle a sorti un « pour une fois que tes conneries de blog servent à quelque chose » et les nains n’ont rien dit puisqu’on leur a fait la surprise (oui, ça fait du bien de passer parfois pour des parents super sympas qui invitent leurs divins nains dans un lieu paradisiaque).
Dès la réception de ce mail, j’ai donc surfé sur le site de Center Parcs et j’ai bavé d’envie devant le cottage VIP (le Mâle également, surtout lorsqu'il a lu le mot "sauna" ou "hammam" dans le cottage).
J'ai donc pris mon plus beau clavier pour répondre à cette délicieuse invitation: « Chère Madame du Center Parcs, les nains et moi-même seront honorés de viendre parce que nous kiffons la piscine (enfin, surtout les nains)".

Quelques jours après, nous voilà partis vers le Domaine des Trois Forêts, sis en Moselle, à environ une heure de voiture de Metz (notre nouvelle ville, je te le rappelle).

L'arrivée au cottage se faisant à partir de 15h, nous nous sommes présentés à 15h02 à l'entrée (ponctuels nous sommes, pressés les nains sont).
Le gentil monsieur siglé Center Parcs nous remet la carte Multi Pass (enfin, la carte qui ouvre le cottage) et les papiers qui vont bien (explications de tout ce qu'on peut faire de très chouette dans le parc).

Les voitures sont interdites sur le Domaine sauf pour décharger les (millions de) sacs devant le cottage. Le Mâle nous a donc jeté avec les nains et est parti garer la voiture à des kilomètres de là (en fait, il y a des parking en périphérie hein..).

hiiiiiiiiiiiiiiiiiiii c'est chez nous (au fond)

Le cottage??

Déjà, moi, je suis une hystérique des petites maisons. C'est mon côté fille.
Le cottage, dans mon esprit de nain, était une petite maisonnette perdue dans les bois. Non, en vrai c’est une petite maisonnette accolée à d’autres maisonnettes. Très choupie la maisonnette.
Pour entrer, une carte magnétique. Ne pas perdre la carte, bien évidemment si tu ne veux pas rester enfermé dehors comme un boulet.


A l’intérieur, c’est vraiment chouette. Les pièces communiquent toutes entre elles et sont d’une taille agréable. Là, c’était donc le cottage VIP pour quatre avec :

-    Une grande pièce à vivre (salon télé + cuisine américaine + coin repas) qui donne sur une terrasse avec la baie vitrée qui va bien
-    Une chambre parentale avec un lit de maboule et une télé (et un lit de Micronaine, fallait quand même pas imaginer que mes parents allaient se passer une nuit tranquille)


-    Une salle de bain avec douche/bain, lavabo et WC

-    Une autre salle de bain avec lavabo et douche hammam (ou sauna, ça dépend)
the coin cuisine
-    Une chambre avec deux lits jumeaux


Pour un cottage perdu dans les bois, ce fut fort chic. Comme c’était un VIP nous avions pas mal de trucs en plus (genre les torchons, des pastilles de lave-vaisselle, tout ça).

Je te laisse voir le descriptif là (si ça t'intéresse).

Le seul souci ? La porte d’entrée n’est pas munie de verrou ou  de loquet et la porte de la chambre des nains donnait sur le sas d’entrée. Un peu flippant si ton nain est un nain fugueur.


Sinon, rien à redire sur le confort du cottage qui est impeccable. Les lits moelleux et du matériel pour enfant (chaise haute/lit à barreau) au top.

Le seul bémol est celui qui peut arriver dans tous les endroits où il y a d’autres gens que toi. C’est le bruit des voisins. Sur les trois soirs, nous avons eu un soir pendant lequel nos adorables voisins avaient décidé d’écouter de la musique très rythmée dehors. Comme il n’y a qu’un paravent en bois pour séparer les terrasses…c’était…heu…convivial. Jusqu’au moment où on leur a carrément demandé de baisser le son…plus très convivial du coup.

la terrasse (avec les transats pour se vautrer)


Cela dit, les nains étaient légèrement bruyants aussi alors nous n’avons pas trop râlé.

Les activités gratuites
Oui, il y en a. Si je dois comparer avec le Domaine du Lac de l’Ailette, je dirais même que le Domaine des Trois Forêts est plus riche en activités. On peut profiter de l’Aqua Mundo, certes, et de l’aire de jeux couvertes. Mais également d’une mini-ferme fort sympathique et d’aires de jeux en bois assez chouettes.

-    L’Aqua Mundo
Ah, mon lieu favori.
Enfin, si tu te souviens bien, la dernière fois que je me suis rendue dans ce lieu de perdition, j’ai assomé mon Grand Nain (Quasimodo powa) et j’ai montré mes seins à tout Center Parcs (vive l’Arbre à Eau).


Cette fois-ci, point d’accidents de tuyaux. Je n’ai même pas manqué de noyer un nain dans la Rivière Sauvage (pourtant beaucoup plus rapide que celle du lac de l’Ailette).
et ça, je n'ai pas testé non plus...(pourtant, ça a l'air franchement hilarant)


Niveau piscine, c’est toujours très bien. Il fait bon, les espaces sont nombreux, des chaises hautes et des parcs sont à disposition. Il y a beaucoup de parents, de jeunes mamans au ventre encore flasque (ça console) et de familles avec enfants qui chouinent (ça rassure).
L’arbre à eau est un peu moins bien que celui de l’Ailette (moins de toboggans pour enfants) mais est moins glissant à l’intérieur (appréciable pour les nains chuteurs).
ouais, ça fait rêver...
Les bassins sont agréables, la rivière à l’extérieure est sympathique et le nombre de bassins fait qu’on ne se sent pas oppressés.


Nous nous sommes rendus tous les jours à la piscine (et oui) avec une nette préférence pour le vendredi soir et le lundi matin (jours de départ/d’arrivées donc moins de monde).
Seul bémol, les toilettes sont une patinoire. Je sais, ça paraît débile comme réflexion mais j’ai dû aller au moins trente fois aux toilettes pour cause de Moyen Nain affabulateur (j'ai envie de caca - et puis finalement pas), et il a manqué de se fracasser le crâne à chaque fois. Et j’ai rattrapé une femme enceinte malhabile qui a failli faire un triple loots piqué.
Le toboggan famille. Fait environ 50 fois avec les deux nains. La petite hurlait de joie en bas pour les accueillit.

Sinon, rien à redire, c’était super. Nous qui sommes de grands enfants, nous nous régalons dans ce genre d’endroits.

La petite plage du bassin à vagues est vraiment idéale pour les nains qui peuvent se balader dans l’eau sans manquer de couler. Il y a quelques photographes qui sont là pour proposer leur service mais ils n’insistent pas si on décline l’offre. Effectivement, j’ai décliné, expliquant au gentil Monsieur qu’il était hors de question que je dépose sur ma cheminée une photo de moi en maillot de bain, avec cheveux mouillés et tronche fatiguée. Il m’a regardée et n’a pas insisté.
La pataugeoire cache le ventre, je répète, la pataugeoire cache le ventre

Les heures filent dans ce Eden pour nains, les nains sont ravis mais c'est vrai que la différence d'âge peut compliquer les choses. Genre Grand Nain a fait trente fois la rivière sauvage pendant que je me baignais pitoyablement dans la pataugeoire avec les deux petits.


L'arbre à eau. Ah...l'arbre à eau. On y resterait des heures (ou pas).



Niveau douches, c'est nickel, pas cracra et peu de courants d'air.
Si les cabines familles pouvaient être un peu plus nombreuses, ça serait top aussi, c’est vrai que de se rhabiller à cinq dans une petite cabine, c’est un challenge digne de Koh Lantha.



L’aire de jeux couverte

Déjà, que les choses soient claires, je n’aime pas particulièrement ce genre de lieux. Ça sent la chaussette et la transpiration, certains parents y collent des nains agressifs (et s’en désintéressent), ça crie, ça hurle et bien souvent, on nous ajoute de la musique niaise par-dessus.

L’aire de jeux couvertes de Center Parcs ne déroge pas à la règle. Les nains adorent, je déteste.
Ils montent dans la structure et je regarde d’un air inquiet le mauvais nain qui veut tirer mon Moyen en bas du toboggan. Ils font du tracteur et j’observe d’un air torve la naine hargneuse qui  veut désarçonner Grand Nain de son destrier.
Le Mâle nous commande une boisson et pendant ce temps là, Micronaine (qui gère mal la musique trop forte) commence à chouiner.
Bref, à part quand il pleut, c’est un lieu à fréquenter avec un bon polar et des enfants débrouillards.

La mini ferme :
Ça plaît toujours aux nains de caresser une biquette, de marcher dans une bouse et de se gausser sur la crasse du cochon.  Tu as toujours un parent pour faire une blague graveleuse et toujours un nain pour pleurer de peur. A faire donc, c’est pittoresque.
Une biquette et le nain est ravi


Les activités payantes

tu penses bien que le nain a passé trois jours à nous réclamer une balade en bateau...
Nous n’en avons pas fait énormément, d’une part parce qu’il a plu (sympa la balade en bateau sous la pluie) et parce que ce n’est pas donné. Surtout pour l’âge de nos nains.


Le séjour nous était offert avec deux vélos, nous avons donc mis au bout pour ajouter à ces vélos une petite carriole pour les petits nains et un siège pour Grand Nain.
Le vélo est LE moyen de déplacement en vogue à Center Parcs. Avec le petit train.
Et pendant ce temps là, Micronaine roupille...
Le petit train, rebaptisé tire-couillons par le Mâle, fait le tour du parc. Il est fort utile en cas de pluie et permet d’éviter de passer pour un couillon (justement) lorsque tu pédales sous une pluie torrentielle. Les nains dans la carriole sont à l’abri. Celui sur le siège regrette de ne pas être un petit.


Sinon, rien à redire sur la location des vélos, j’ai trouvé ça très chouette de se balader avec les trois, c’est assez rare et c’était vraiment sympa. Surtout pour mes cuisses.
A savoir, vous pouvez louer aussi un vélo électrique. Cher, certes. Mais manifestement utile lorsque tu tires des nains robustes.


Nous n’avons pas testé les restos (cuisine dans le cottage) ni les autres activités pour nains puisque la majorité sont ouvertes aux enfants à partir de quatre ans et que ça aurait été un drame que Grand Nain fasse un truc sans Moyen Nain (oui, ils sont un peu glue entre eux).

Pour les courses, je les avais fait avant, me doutant que le petit supermarché sur-place serait légèrement cher. Effectivement, il vaut mieux faire un bon plein et éventuellement ajuster sur place.
Pour conclure, j’ai trouvé ce séjour vraiment bien. Reposant, calme et finalement dépaysant alors que nous n’étions qu’à une heure de chez nous.

J’étais invitée par Center Parcs, que je remercie d’ailleurs infiniment car, et ça sera le seul bémol à apporter à cet article, le séjour n’est vraiment pas donné.
Alors, bien entendu, en fonction des moments, en fonction du cottage choisi et du nombre de personnes avec qui vous partagez les lieux, la note se réduit, mais tout de même, ça reste cher.

Cela dit, le lieu est vraiment beau, en pleine forêt, et sans voitures. Idéal pour quelques jours en famille, on peut vraiment s’y rendre avec de très jeunes enfants (et ça, ce n’est pas le cas de beaucoup de lieux. C’est un condensé d’activités. On peut y dépenser beaucoup, mais on peut aussi rester raisonnable et se contenter de la piscine et de grandes balades.

En tout cas, j’ai vraiment beaucoup apprécié ce séjour, ça m’a fait du bien, je le dis honnêtement, parce qu’à aucun moment, nous n’avons eu de la logistique « nains » à gérer. Tout est sur place, et ça, ça repose vraiment de ne pas avoir à penser à tout ce qu'il faut trimballer pour s'assurer un peu de tranquillité.


Un séjour à conseiller donc aux jeunes parents, histoire d'avoir un peu le sentiment de s'évader...sans galérer...

4 oct. 2011

Donner des fleurs - Le nain, la pâquerette et la poubelle






Article sponsorisé


Les fleurs.

Ah, les fleurs.

Le nain est, par essence, un adorateur de la fleur.

Il aime se jeter dans l’herbe humide de rosée (et de caca de caniche) afin de tirer comme un forcené sur une minuscule pâquerette (qui regrette, mais trop tard, son choix de lieu de vie). Muni de sa précieuse fleur (enfin, du bout de la fleur et d’un minuscule morceau de tige), il revient d’un air triomphant vers toi. S’interrompt. Contemple l’herbe autour de lui. Et replonge. Sur une autre (infortunée) pâquerette.



Au bout du compte, c’est un nain aux bas de pantalon trempés mais au sourire fier, qui te tend avec joie une minuscule composition florale décatie. Et toi ? Toi, tu n’es rien qu’une mère (sans une once d’empathie pour la gentequerettienne). Et tu remercies le nain, avec des larmichettes aux bord des yeux (ça, c’est surtout si tu es Primi). Tu l’embrasses fort, tu le serres (oui, tu es émue) et tu te dis « j’ai de la chance, mon nain est un bon ptit bonhomme ».
Et là, se pose la question du « je fais quoi avec ces minuscules morceaux de pâquerettes ? ».
On ne peut décemment pas les jeter, ça fait mère indigne et puis le nain surveille. D’ailleurs il surveille longtemps (je dis ça pour celles qui seraient tentées de jeter le bouquet sus-nommé dans la poubelle suivante).
Il ne reste alors qu’une solution : les mettre dans sa poche (et les ressortir toutes séchées quelques jours plus tard au-dessus de sa poubelle de bureau) OU les mettre dans son sac à main (« mais si le nain, dans la petite poche spéciale fleur – mytho) et les ressortir toutes séchées devant un Mâle ébahi par « toutes les choses inutiles qu’on peut se trimballer là-dedans » OU encore, les tenir au bout des doigts jusqu’à la maison et les mettre dans un verre d’eau (tout petit le verre) sur la table de la cuisine. Oui, la troisième solution est la plus choupie. Mais bien souvent, on opte pour les deux premières.
Offrir des fleurs pour faire plaisir, offrir des fleurs pour rien, pour dire qu’on est là, qu’on pense à l’autre, tout ça, ça s’apprend, ça se transmets.

Avec les nains, nous allons choisir des jolies fleurs pour des gens lorsque nous sommes invités (c’est de plus en plus rare, je te le concède). Ou bien, nous décidons d’aller nous composer un joli bouquet, juste comme ça, parce que ça nous prend. C'est l'Effet Fleurs.
Les nains regardent, choisissent, composent le bouquet et le porte fièrement à bout de bras comme un trésor. Ils contemplent les fleurs et sont déçus de les voir se fâner. Apprentissage de la vie, un petit peu (et les mille questions qui vont avec…).

Si je te parle de fleurs aujourd’hui, c’est dans le but de relayer un concours "que j’ai trouvé joli et qu’il s’appelle Donner des fleurs. Organisé par L’Office Hollandais des fleurs, il propose aux participants de montrer, en une photo, tout ce que les fleurs peuvent donner (de la joie, de l'amûr, de la bonne humeur, de la passion, etc..)
Un exemple ?

Ça te dit de participer ?
Alors déjà, tu choisis une jolie photo (le nain qui pose avec son bouquet minable de pâquerettes du début, ça peut faire son petit effet, surtout si tu fais pleurer le nain avant, qu’il ait une bonne tête de Chat Potté).

Ensuite, tu te rends sur le site : http://www.donnerdesfleurs.fr/ et tu postes ta photo de la chiale avec un joli titre. Du genre, donner un amour infini (ouais, ça sonne pas mal ça).
Tu veux voir ma participation ?


Le concours ne dure que jusqu’au 9 octobre, donc hop ! hop ! hop !
Et tu gagnes quoi ? (oui parce que bon…c’est bien joli tout ça)
Un truc plutôt bien? 1 an de fleurs. Chaque jour. Il y aura donc 9 veinards qui recevront un bouquet chaque moi (plus un bouquet pour leur anniversaire).
Ça ne te paraît peut être pas sioupère groovy vu comme ça, mais n'oublie pas...



un an de fleurs = un an où tu pourras dissimuler les pâquerettes dans un autre GROS bouquet.


Allez, participe et viens nous montrer ta création (qui n’égalera pas la mienne j’en suis certaine, huhuhuhu).
Vidéo virale par ebuzzing

2 oct. 2011

ça m'énerveeeeeeeeu

Quand on est parents, il y a des trucs qui vont de soi. Nos nains, on les habille, on les nourrit, on  les lave, on les change, on les gronde, on les câline, on les soigne, on les cajole, on leur explique.
Il y a des jours où le quotidien parental nous convient et nous rend heureux.

Il y a des jours où le quotidien parental rend dingue.

Voilà quelques exemples de truc qui m’énervent passablement. Pas toujours. Mais souvent :


- Changer ma fille après une bouse atomico-explosive. Racler le tout, rouler avec précaution l'objet du délit tout en soupirant (voire en râlant et en me faisant plaindre). Puis, soulever les petites papattes de la bestiole afin de dégager le reste de la couche. Et mettre un bout de doigt dans son cher caca. Biiiiiiiiiiiiiiiiiih. Dégueu. Haut-le cœur.


- Répéter trente millions de fois des phrases débiles. Que je m'étais juré de ne pas (trop) rabâcher à mes nains:
"Tiens toi correctement"
"Ta tête est lourde?"
"Dis bonjour à la dame" (marche aussi avec merci, au revoir, pardon)
"Non mais là, tu es fatigué hein le nain" (c'est pour ça que tu es fiant)
"Non mais t'as faim ou quoi?" (ce qui expliquerait ton comportement très fiant)
"On ne répond pas"
"Viens"
"Dépêche-toi on va être en retard à l’école"

Ok, le nain, là on doit être à l'école dans dix minutes...

-    Moucher le nain. Appliquer un mouchoir propre sur ton tout petit bout du nez. Lui demander de souffler. Pas par la bouche. Encore. L’autre. Sentir le mouchoir se remplir de tout ce qu’il y a d’habitude d’étalé sur la joue du nain. Puis riper. Et se retrouver avec le contenu de la narine gauche dans la paume. Abominable.

-    Faire un truc chiadé à manger. Genre des croquettes de poisson. Sachant que pour faire des croquettes de poisson il faut malaxer (à mains nues) des morceaux de poissons qui puent (normal, c’est du poisson). Et, devant la mirifique croquette de poisson, le nain qui goûte et qui dit, poliment « j’ai goûté mais j’aime pas maman. Je préfère le cordon bleu. Mais j’ai goûté hein, c’est bien ? ». Oui, c’est bien. Raclure. J’en fais quoi de mes vingt-deux croquettes ?


-    Laver le linge. Le sécher, le repasser, le ranger. L’enfiler au nain. Et le récupérer le soir, plein de taches, gluant aux manches (morve), collant au col (compote). Le mettre dans le bac à linge sale. Bien tasser. Histoire d’en mettre plus à l’intérieur.

Après la table du petit-déjeuner, ma deuxième meilleure amie..


-    Entendre le fameux « J’a fait cacaaaaaa ! » (oui, le nain dit j’a) alors qu’on est en train de siroter son café au lait du matin. Et savoir qu’on est la seule à pouvoir aller essuyer ses délicates fesses (car le Mâle est absent momentanément). Se pencher au-dessus de la cuvette. En apnée. Pendant que le nain nous pose un milliard de questions.
Et que son frère attend son tour derrière la porte.

-    Habiller les nains. Encore et toujours. Chercher des affaires propres, à leur taille, sans trou ni taches. Enfiler les slips, demander de « lever les bras au ciel » pour le tshirt, de « lever un pied, puis l’autre » pour le pantalon. Et les chaussettes ? En trouver deux. Finir par prendre celles de la veille. En mettant celles du grand au petit et celles du petit au grand. Histoire de duper la maîtresse.


-    Quand le nain se réveille et commence à hurler,  à pleurer ou à parler aigu. Il ne parle pas, il te hurle dessus. Alors qu’il est 6h38. La journée commence très bien. Les voisins sont ravis.

-    Aller à la médiathèque. Trouver des excuses pitoyables pour expliquer les dix jours de retard (« alors qu’il y a une boîte aux lettres dans laquelle vous pouvez déposer vos ouvrages madame »). Gérer deux nains surexcités qui parlent (trop) fort et sautent sur les coussins. Deux nains qui veulent emprunter des livres qu’on a déjà, des livres qui ont l’air nuls, des livres avec Tchoupi, avec Petit Ours Brun, des magazines (qu’on va déchirer) et des cassettes vidéos (alors qu’on a juste un lecteur dvd).

- Ranger la chambre des nains, leur salle de jeux. Trier les bacs. Playmobils, petites voitures, petits personnages, marchande, légo, duplo, trucs divers et variés. Et entendre les nains vider les bacs, les uns après les autres. En criant "Youpiiiiii, il pleut des jouets!".

-    Se lever la nuit pour aller faire pipi. Se faire griller par le nain qui sort de sa chambre. Et qui te parle d’une voix claire (et forte) alors que tu comates, assis sur la cuvette. Tu tentes de lui dire « Chuuuuut, ton frère et ta sœur dorment put*** ». Mais rien n’y fait, il te parle. Et tu ne peux pas bouger. L’impuissance de la cuvette, la peur de voir les trois nains debout à 4h28 du matin (vécu par Papacube).

-    Vouloir prendre un bain avec son tout-petit. Comme une Primi débutante.
Se souvenir que le bain du micronain c’est 37°. Trouver que c’est gelé et tenter un 39°. Prendre un bain tiédasse, avoir froid, contempler son ventre qui dépasse (forcément dans 15cm d’eau), avoir envie de pleurer,. Tapoter le bain pour amuser la galerie. Amuser la galerie.

-    Faire un jeu de société avec les nains. Jouer trente secondes, ré-expliquer les règles au nain qui triche. Reprendre le dé au nain qui ne respecte pas le tour de dé. Gérer les disputes entre nains. Punir le nain qui jette le dé dans la tête de son frère (qui part en hurlant). Se retrouver toute seule. Ranger le jeu.

-    Se vautrer comme une vieille loque dans le canapé vers 20h03 quand les nains sont couchés. S’y jeter même, parce que c’est trop bon. Et atterrir sur une toupie en métal, un pirate playmobil ou une superbe construction en Clipo (le truc avec les petites pointes). Retenir un cri (ils dorment quand même).

-    Quand le nain se relève cent trente fois après 20h03. Pour de l’eau, pour un bisou, pour un caca-mytho, pour un pipi. Pour faire chier OUI.

- Répondre aux pourquoi? Aux pourquoi du pourquoi.? Aux comment?
Recommencer vingt fois la même explication (dix jours d'affilés). Et entendre le nain demander la même chose à son père (histoire de vérifier que je ne dis pas de conneries).


Vas y, mets des miettes partout, j'adore passer l'aspi le nain


Et vous, qu'est ce qui vous énerve??

29 sept. 2011

Give away Kokeshi...pour les parents de Naines habiles...

 Parfois, on me demande (gentiment), de tester des trucs assez chouettes pour naines. Comme Micronaine tient à peine assise, il est évident qu’elle ne peut pas établir un rapport de test convaincant. Pour te permettre d’avoir un retour sur certaines choses, je propose donc à des lectrices propriétaires de naines de tester la chose.
Avant les vacances, Madame Milan (oui, oui, lecteur malin, c’est un pseudo) m’a proposé de tester ces petits ouvrages assez choupis : (image).

Les Kokeshis, tu connais (ou pas, si tu es pourvue de nains couillus), ce sont ces petites poupées japonaises assez cute que certains (ou plutôt certaines) adoptent en porte-clés, trucs à portable, etc…

Ici, il s’agissait donc de deux livres DIY (do it yourself, lecteur non linguiste). En gros, grâce à ces petits bouquins tu peux fabriquer des choses (chouettes) avec tes petites mimines (enfin, celle de la naine, c’est entendu). Nos deux testeuses, Karine et Laetitia, ont  bien voulu jouer le jeu et nous faire un petit reportage photo.




 Karine: 


Ma Petite Fabrique- Mode d'Annelore Parot est une très jolie façon d'occuper les petites filles (les garçons, je suis moins sûre, quoique) par temps de pluie...ou pas.
Ma miniprincesse de 5 ans et demi a adoré créer ses petites poupées en papier selon le modèle du livre qui fournit également tout plein d'idées pour dessiner le kimono et les accessoires indispensables à la parfaite petite kokeshi.
En résume, un livre troooooooooop Kawai avec ses conseils, ses stickers en tissus et ses illustrations!
Bonne nuit famille Kokeshi...




Laetitia:


Un livre qui inspire le calme et l'attention... ça fait un peu mal au coeur de le découper, mais "c'est l'jeu ma pauv'Lucette"

L.A trépignait à l'idée de commencer ses bricolages... et elle y a apporté beaucoup de soin !


Des activités diverses et variées... et comme en plus c'est pour faire des cadeaux, mam'zelle est râvie !!!



Des crayons, des ciseaux, un peu de colle et de petites perles, et hop ! c'est parti pour une séance de calme et de sérénité... pour Loulou, et pour maman aussi !!!

Certaines activités demandent de la minutie, et l'aide parentale est parfois nécessaire je pense !

Voilà Marie, j'ai bien travaillé, non ?" (réponse: GRAVE, je serais incapable de réussir un truc pareil)

Et maman aussi s'est amusée un peu... oui, ça inspire même les plus grands ! ;)





Voilà, tu as pu découvrir combien certaines personnes étaient douées de leurs mains (personnellement, je peine toujours à faire un emballage cadeau qui ne ressemble à pas un détritus).
En plus, soyons honnêtes, ça fait un très chouette cadal d’anniversaire à offrir (on ne sait jamais quoi acheter) et (très important), ça occupe la naine.
Bon, si tu veux gagner un petit livre, tu me laisses un commentaire en me disant lequel des deux tu préfères gagner : ma petite fabrique mode, ma petite fabrique cadeau.
Tu peux cliquer là dessus pour aller feuilleter les bouquins...


Vala. Et moi, je tire au sort lundi soir avant Desparate et après le repas des nains (oui, j’ai un planning d’enfer, ne m’en parle pas). Allez, Kawai. Huhuhuhuhu...



Les gagnantes sont : 
Claire Estrade et Lou-Ann (enfin sa maman Joannie)

J'attends vos emails mesdames ...


Ps: j'ai les dvd de DH, alors je les regarde quand je veux, na!

27 sept. 2011

Un forum maman/papa/nain rien que pour VOUS

Il y a presque dix-huit mois (oui, je parle comme une maman), je décidais d'ouvrir ce blog et d'y relater ma vie de mère dans ce qu'elle avait de plus drôle, de plus pathétique, de plus vrai, de plus rageant et de plus chouette.

Il y a presque dix-huit mois, je n'imaginais pas une seule seconde que vous seriez si nombreuses (et si nombreux, youhou les Mâles) à venir ici chaque jour, à partager des moments de vie,  à commenter, à dire les choses, à critiquer, à applaudir ou à huer.
Tout est bon à prendre et je suis aujourd'hui très très heureuse de ce que ce blog est devenu.

Parce qu'il regroupe des gens biens, parce qu'il m'a permis de rencontrer des gens biens. Parfois en vrai, parfois virtuellement, mais toujours de manière sincère et honnête.

Cependant, soyons francs, le blog manque d'espace pour papoter, la gestion des commentaires est vraiment boulette (oui, on peut dire ça) et je manque de temps pour répondre à tout.

J'ai donc l'immense honneur de vous présenter ce soir notre petit lieu de rendez-vous, notre petit espace de liberté, notre moment à nous :

Made in Papacube, Couleur violette assumée par moi même

Voilà, un forum rien que pour vos yeux, pour échanger sur tous les sujets qui vous préoccupent, pour raconter et pour rire, pour trouver quelqu'un à qui raconter vos malheurs et vos aventures nainesques (ou pas).




En attendant de donner à vie à cette nouvelle petite chose, je tiens à vous remercier parce que, sans vous chers lecteurs d'amûr, cela n'aurait pas lieu d'être.
Merci donc.
Et merci à Famili.fr de me donner un petit morceau de chez eux.

On se retrouve là bas??

26 sept. 2011

Burn Out Maternel : du 9 blogueurs aux petits oignons...

Ce mois-ci, le thème est dur, très dur.
Il s'agit du Burn Out.

Pour l'occasion, j'ai décidé de changer de style et de faire un duo de choc avec mon ami félin.

Tu n'y comprends rien??

Normal. C'est lundi matin.

Cela dit, je te laisse cliquer en dessous (oui, juste là, vieille feignasse) pour découvrir le 9 Blogueurs racontent 9 mois du mois de Septembre...

Clique donc!
Mais avant, n'oublie pas de voter hein??

19 sept. 2011

Hé, les Mâles...

Salut les Mâles, salut Chouchou, salut les Jules, salut les Zhoms (rire niais).
Georges, toi, tu peux passer ton chemin, tu n'as absolument pas besoin de lire ce qui suit, crois moi.
Non, je m'adresse ici aux jeunes papas, à ceux qui le sont depuis longtemps, à ceux qui le sont depuis peu, à ceux qui vont le devenir (gniark), à ceux qui ne le savent pas encore mais qui vont bientôt l'être.

Je me suis permis d'emprunter pour quelques temps l'ordinateur de Multi afin de partager avec toi des secrets de Mâle. Des vrais de vrais.

Parce que ça suffit les conneries de gonzesse (oui, je tenais à cette phrase macho, ça fait du bien de temps en temps).

Ici, je me propose donc de te livrer quelques astuces bien rodées afin d'être, toi aussi, un véritable Mâle. Surtout quand tu as des nains (ou un seul, ça marche aussi), une amoureuse (enfin tu l'énerves, elle t'énerve mais vous vous aimez quand même), et une vie aussi (genre un boulot, des loisirs - des quoi?- et des passions).

Aujourd'hui, cher Mâle, cher frère, cher collègue, voici mes petites ASTUCES NOCTURNES (ou trop matinales)
ton meilleur ami. Pour la vie.

* La nuit, tu n'entends rien. Enfin, si, bien sur. Mais avec un temps de retard (c'est prouvé scientifiquement). Et lorsque tu entends quelque chose, surtout, ne BOUGE PAS. Et entre en mode momie.
Immobile, la respiration lente (tu peux ajouter quelques minis grognements afin de gagner en crédibilité), et la bave qui continue de dégouliner sur ton oreiller. Surtout, aucun mouvement. Une momie, j'ai dit.
 Pour garder une respiration nocturne très convaincante, n'hésite pas à faire semblant d'avoir des petits sursauts épileptiques dus à un terrible cauchemar. Efficace.


* Si tu l'entends et pas elle, c'est qu'elle fait vraiment semblant de dormir dort vraiment. Tourne toi de manière brutale histoire de la réveiller. Ajoute tout de suite un grognement. Et attend patiemment. Son lever ne devrait plus tarder et tu pourras te rendormir.

* Si elle te frappe, parce que cela fait trois fois qu'elle se lève, consens à te lever. Mais de mauvaise grâce, en râlant et en allumant la grande lumière du couloir. Évite de régler le problème (surtout si tu ne trouves pas la tétine planquée dans le tour de lit) qu'elle comprenne bien qu'il n'y a qu' ELLE qui est efficace la nuit. Toi, tu es juste pourri (enfin, il faut le lui laisser croire).

* Si elle s'est levée toute la nuit (et pas toi), fais comme si tu n'avais rien remarqué et contente toi de prononcer d'un air affirmatif : "il a bien dormi hein cette nuit!". Evidemment, ça va l'énerver mais au moins, ça lui assure que tu n'as rien entendu (malin le Mâle).


MYTHO VA!
* Si elle s'est levée toute la nuit (et pas toi) mais que ça t'a réveillé (parce qu'elle n'a pas été discrète), fais semblant d'être malade. Un petit rhume, un mal de crâne. Dis à quel point TU as mal dormi. Si elle ajoute qu'elle aussi, prends un air compatissant. Mais fais lui admettre qu'au moins ELLE n'a pas de migraine (alors que toi si).





* Si tu as été obligé te lever (même une fois), il faut t'assurer que cela ne se reproduira pas de si tôt. Sois donc ultra-desagréable. Et ce, dès le lever. Ronchonne, dis que tu es "nase, putain, nase" et surtout, traîne toi. Tu verras, la prochaine fois, elle préférera se lever plutôt que de se farcir un boulet de mauvaise humeur.


* Si c'est TON matin (oui, ça arrive rarement, mais ça arrive tout de même), lève toi. Oui, je sais, c'est dur. Mais il faut le faire de manière noble, sans en faire des caisses. Songe à la sieste que tu vas pouvoir te faire (bin oui, TU t'es levé tôt). Et songe au lendemain matin.
Et surtout, sache que ta dulcinée ne tardera pas à se lever si tu ponctue ton lever par un léger arrachage de couette. Avec un peu de chance elle aura du mal à se rendormir et préfèrera se lever (puisque de toute façon elle est réveillée).

* S'il est malade la nuit
, prends tout de suite un air paniqué. Surtout s'il y a du vomi. La maladie des nains, les mères adorent gérer. Toi, des petits yeux fiévreux à trois heures du matin, ça te fait mal au coeur mais tu es quand même fatigué. N'abuse tout de même pas en râlant si elle le prend dans le lit parental. Pousse toi légèrement (mais pas trop) et rendort toi.


* Si la nuit est parfaite. Si le nain ne se réveille pas du tout (ni tétine, ni cauchemar, ni pipi, ni vomi). N'oublie pas d'être malade. Et de te faire chouchouter par ta douce. Bin oui quoi, il n'y a pas de raison que ça soit toujours les nains qui en profitent.

ou comment le quitter le moins possible...



Ne me remercie pas cher collègue et n'hésite pas à partager des petites astuces ici, ça peut servir.

A très bientôt pour mes astuces de Mâle sur le "comment faire en sorte qu'elle garde le nain un max pendant que tu vas te faire des activités mâlesques".

A plus! (poignée de main virile et raclements de gorge).


ndM (note de Multi): je ne suis en aucun cas responsable de ce post (ou presque). Toute réclamation (pour manque de second degré) devra être postée ci-dessous à l'intention du Mâle (mouaaaaarf). Pardon.
Et sinon, n'oublie pas de voter pour Multi hein?

14 sept. 2011

1, 2, 3 ça change quoi : l'Amour (Opus 2)

L'amour. Je deviens bucolique, c'est trop fou ça.


En même temps, fonder une famille, faire des nains (encore et encore), c'est que de l'amour (et de l'inconscience aussi, je te l'accorde).

Et oui, souvent, ça commence comme ça...on est Nulli et on vit une jolie histoire avec son Jules, son Zhom, son mec quoi. Et de cette histoire naît Priminain.
Évidemment, ça ne se passe pas toujours comme ça. Parfois on oublie juste de prendre la pilule du Mercredi. Et on a eu beau la prendre en même temps que celle du Jeudi, c'est rapé et on a quand même un nain dans le bidon (feu bidon).

Parfois même, c'est vraiment moins glop que ça. Parfois, c'est même triste.
Mais je ne viens pas ici parler de l'amour qui unit deux êtres afin de créer un nain.
Non, je viens ici de parler de cet amour qui nous lie au sus-nommé Nain.

Cet amour que l'on dit "inné", que l'on dit "naturel" et "immédiat".
Mytho, va.



Quand on choisit de faire un enfant, on ne sait pas comment on va l'aimer. Que nenni. On imagine. On pense. On fabule. D'ailleurs, c'est bien simple, le premier on passe neuf mois à se demander comment et combien on va l'aimer.
On se l'imagine. On le vit déjà. Il existe. D'où la déchirure, d'où la blessure, d'où le chagrin de celles qui perdent leur enfant pendant une grossesse. Cet enfant, il a existé. Peu importe où. Il a été. Il a vécu. Et j'écris ces mots pour une personne qui se reconnaîtra. L'amour pour un enfant, on l'a en soi. On le lui donne. Et j'ai énormément de respect pour celles qui ont vécu la perte d'un enfant de cette manière. Voilà, c'est dit. Je n'ai pas d'autres mots. Ne laissez personne vous dire qu'il faut passer à autre chose, il fait partie de vous, une partie de votre amour sera toujours pour lui.

Et quand ce premier nain naît, l'amour imaginé...heu...comment dire...met un peu de temps à arriver.
Bien entendu qu'on l'aime, mais bon...quand même quoi...pas vraiment comme on aurait voulu.

Le premier nain c'est le résultat d'un amour adulte, c'est le toi+moi=mini nous.
Ce premier nain c'est celui qui va nous guider dans la construction de l'amour filial, c'est celui qui va nous montrer combien on peut aimer quelqu'un, au delà de tout.
Je ne sais pas comment ça arrive d'aimer à ce point, je ne pense pas qu'il y ait un déclic, je ne pense pas que ça nous tombe dessus sans crier gare.
Non.

L'amour que l'on porte à son premier enfant, il se construit.
Au début, on l'a, on le trouve chouette ce nain, et puis quand même super chiant. On ne veut pas trop le prêter et on n'aime pas que Tatie Relou (qui cocotte Trésor de Lancôme) le porte. Ni belle-maman d'ailleurs. Et puis si elle pouvait arrêter de l'appeler "Mon bébé", ça serait bien. Ce n'est pas le sien.
On n'est pas jalouse, non, mais quand même. Il ne faudrait pas que le nain pense qu'il y a mieux que nous sur Terre. Nan mais ho!

Ça ne s'explique pas mais, peu à peu, ça se fait. On le regarde, on s'émerveille, on trouve qu'il se débrouille bien pour son âge, qu'il est drôle et gentil. On projette, on imagine, on sourit et on câline.
Quand il commence à câliner aussi, à tendre les bras en éclatant de rire, quand on commence à communiquer et à parler...on est déjà foutue.
Quand on commence à oublier comment c'était sans lui...



Je ne dis pas qu'on ne les aime pas tout de suite à la naissance. En fait, je pense que cet amour est à construire. Il y a une base, un début, un commencement. Qui s'agrandit, qui s'enrichit.
Au fil des jours, au fil des moments passés ensemble. Avec les peurs de le perdre, la boule au ventre quand il commence à être indépendant, les nuits d'angoisses aux urgences et les chagrins d'enfants.

Avec les trouilles qu'on se fait, seule dans le noir, au moment de s'endormir. Et si?
Et s'il mourrait? Et s'il lui arrivait quelque chose de terrible? Et si on me l'enlevait?
Les larmes qui montent et le cœur qui se serre, le sentiment qu'on serait prête à tout pour lui. 
Le premier enfant est tout. Le premier enfant, c'est celui qui reçoit l'amour en construction, c'est celui qui porte sur ses épaules tout ce qu'on a à donner.


Et le deuxième?
Le deuxième, ah, mon deuxième.
Comme je t'aime beaucoup public, je vais te copier coller un petit texte que j'avais écrit, enceinte de quelques mois (de Moyen Nain donc). Par avance, pardonne mon style un peu niais et le fait que j'écrive à mon enfant, j'étais encore Primi en passe de devenir Multi.
Tu penses bien que Micronaine n'a pas eu sa lettre in utero, ELLE.

"Toi qui es à venir
Je ne sais pas qui tu es, je ne sais pas comment t’imaginer, déjà parce que je n’ai pas le temps, ensuite parce que j’ai peur de me tromper.
Difficile de penser qu’un autre être va pouvoir exister. Difficile de penser que tu vas être différent.
Je ne sais pas comment expliquer ce que je ressens, tu es là et tu n’es pas là, parce que je ne sais pas. Tu fais déjà partie de ma vie, comme si tu étais déjà né. Et en même temps, tu n’existes encore que dans ma tête, que dans mon corps.
Je ne sais pas qui tu vas être, qui tu vas devenir. Je ne sais pas combien je vais t’aimer, je ne sais pas comment les choses vont se passer, comment tu vas me regarder, comment tu vas être. J’ai hâte et en même temps je prends la vie comme elle vient. Tu seras bientôt là même si ce n’est pas demain, tu seras dans nos vies, tu seras avec nous. Tu n’as rien demandé et tu vas bientôt être là.
Pas évident pour moi de concevoir ce que tu vas être, c’est vrai, je me pose beaucoup de questions. L’arrivée de ton frère n’a pas été la même. Un premier enfant c’est un désir égoïste de deux personnes qui s’aiment, l’envie de faire un enfant pour concrétiser l’amour.
Toi, si nous t’avons conçu, c’est pour être une famille, pour continuer à dire à quel point la vie vaut la peine. L’enfant imaginaire nous l’avons déjà rêvé. Un deuxième ce n’est pas la même démarche. Je suis heureuse de t’attendre, je suis moins angoissée, je sais ce que c’est qu’un bébé. Je sais les couches, les pleurs et les nuits blanches, je sais les moments partagés et les premiers sourires, je sais les crises et l’organisation.
Mais toi ? Je ne te sais pas.
J’ai envie de savoir. Si tu es une fille, si tu es un garçon.
Si tu vas aimer ton frère.
Je me demande quel va être ton caractère. Dur d’imaginer un autre caractère. Dur de penser que vous allez être différents.
Et j’ai envie de voir tes yeux. J’ai envie de te tenir dans mes bras, j’ai envie de te découvrir, de te voir appréhender la vie, j’ai envie de te comprendre et de ne plus te comprendre.
J’ai le sentiment de redevenir mère, avec de nouvelles interrogations, avec un nouveau champ de possibles, avec de nouvelles découvertes.
J’ai besoin d’écrire tout ça parce que je ne sais pas le dire. Je n’arrive pas à parler de toi.
J’ai besoin de garder encore tout ça contre moi, comme si.
Parce que je veux te voir dans ma tête, t’imaginer et te créer, et en même temps te laisser être ce que tu seras.
J’ai peur, c’est vrai, j’ai peur parce qu’on ne sait jamais.
J’ai peur parce que je ne sais pas, parce qu’on ne sait jamais vraiment.
Te mettre au monde c’est une chance, te porter c’est un moment de ma vie merveilleux.
Je ne suis pas claire, je ne sais jamais dire vraiment les choses telles qu’elles sont, mais j’ai au fond de moi tant d’amour pour toi, je ne sais même plus combien.
C’est drôle de vivre ça. Merci de me le faire vivre. Parce qu’il n’y a rien de plus beau.
Parce qu’il n’y a rien de plus vivant. J’ai le sentiment d’être au cœur de ce que je suis"



Je te l'avais dit hein, tu étais prévenue :))

Bon, bref, je crois que ce petit texte exprime très bien l'état dans lequel j'étais avant d'avoir un deuxième enfant.
J'avais la trouille, certes. Mais j'avais confiance.
Parce que l'amour, je l'avais en moi. Et que je savais qu'il allait être là.

Et concrètement?
Bin, c'est tout vu, l'amour, ça se multiplie, ça ne se divise pas. Le deuxième, c'est une évidence. On l'aime, et puis c'est tout. Parce qu'on sait ce que ça donne au bout du compte, peut être. Parce qu'on apprécie de découvrir encore un autre petit rigolo.
Il est différent et il complète le premier. Certaines choses nous plaisent plus, d'autres non. On se retrouve dans l'un, et puis dans l'autre.
Avoir deux enfants c'est leur laisser être un peu ce qu'ils veulent être, sans leur demander d'être ce qu'ils ne peuvent pas être.
J'avoue, je n'ai jamais eu peur de ne pas aimer mon deuxième enfant. Et j'avais raison.
On dit souvent que la place du deuxième est difficile. Parce qu'il a moins d'attention que le premier.
Effectivement. On a beau se promettre, on a beau se jurer de faire attention au deuxième autant qu'au premier, on ne fait pas pareil.
Parce qu'il y a certaines choses qu'on a acquis. On est moins mère poule, on est moins "attention tu risques de tomber!". On le laisse plus facilement à garder. Il fait tout en avance par rapport à l'aîné. Forcément, puisqu'on fait des choses pour l'aîné avec lui.
Mais l'amour pour le deuxième, c'est le même.

Évidemment que, parfois, il y a des affinités avec l'un ou l'autre de mes enfants.
Lorsque que le moyen est un boulet (genre terrible two), j'avoue très honnêtement que j'apprécie plus de passer des moments avec le grand.
Mais quand le grand parle très aigu (parce qu'il ne veut plus faire de sieste alors que put** il pourrait dormir une heure, ça lui ferait du bien - et à nous aussi), j'aime autant aller me balader avec le moyen.

Je n'ai aucun problème avec ce genre de sentiments. J'aime très fort mes enfants pour ce qu'ils sont. Pour leurs différences et pour les choses qu'ils remuent en moi. Mais, en fonction des humeurs et des jours, en fonction des périodes et des activités, j'aime autant la compagnie de l'un ou de l'autre.



Et le troisième?
Tout pareil.
Sauf que pour moi, le troisième, c'est le dernier (si si). C'est la dernière d'ailleurs. La chouchoute :)
Le troisième, c'est celui qui grandit trop vite. C'est le dernier bébé qui suit, qui contemple les deux autres, qu'on a moins le temps de voir, de regarder, de contempler.
Le troisième, on l'aime aussi fort que les deux autres. Encore une évidence.
Le troisième, il est encore un peu de nous qu'on ne connaissait pas. Il nous fait découvrir des moments qu'on pensait ne jamais connaître (tiens, un nain qui dort en poussette, c'est possible).

Avant, je ne supportais pas les gens qui me disaient "ça passe trop vite hein?" ou bien "ça grandit trop vite non?". Bin non. Avant je répondais : "c'est bien aussi quand ça grandit". Et oui, c'est vrai, c'est bien aussi quand ça grandit. Mais là, avec ma dernière, j'aimerai parfois mettre sur pause. Garder un peu de cet amour-bébé, de cet amour "animal", de ces moments câlins qui tendent à devenir plus rares.
Oui, ça file. L'amour grandit mais le temps file.

Une fois qu'on a fait un nain, l'amour, on l'a. Après, on décide (ou pas) d'en donner à d'autres.
Personnellement, je n'ai jamais pu imaginer n'avoir qu'un seul nain. Parce que je viens d'une famille nombreuse et que le Mâle aussi, nous avons toujours désiré trois enfants. La vie, la chance aussi, a fait que nous avons nos trois nains.
Et qu'on les aime. Mais grave.

Si le temps n'est pas extensible lorsque l'on a des enfants (voir Opus 1), l'amour, lui, l'est.
Après, il ne faut pas se forcer. Certains enchaînent les nains, d'autres préfèrent en avoir un.
Je ne pense pas qu'il y ait un "bon nombre" d'enfants. Il y a la vie, le vécu, notre histoire et nos possibilités (physiques et psychiques). Il y a ce dont on se sent capable et il y a ce qu'on ressent.

Comme je l'ai dit, l'important c'est ce sentiment d'être au complet.
Chez moi, comme le dit si bien mon amie Praline (oui, c'est un pseudo, mais ça lui va bien), c'est à cinq que nous nous sentons au complet.

Cinq, ou le déséquilibre parfait.
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