19 sept. 2011

Hé, les Mâles...

Salut les Mâles, salut Chouchou, salut les Jules, salut les Zhoms (rire niais).
Georges, toi, tu peux passer ton chemin, tu n'as absolument pas besoin de lire ce qui suit, crois moi.
Non, je m'adresse ici aux jeunes papas, à ceux qui le sont depuis longtemps, à ceux qui le sont depuis peu, à ceux qui vont le devenir (gniark), à ceux qui ne le savent pas encore mais qui vont bientôt l'être.

Je me suis permis d'emprunter pour quelques temps l'ordinateur de Multi afin de partager avec toi des secrets de Mâle. Des vrais de vrais.

Parce que ça suffit les conneries de gonzesse (oui, je tenais à cette phrase macho, ça fait du bien de temps en temps).

Ici, je me propose donc de te livrer quelques astuces bien rodées afin d'être, toi aussi, un véritable Mâle. Surtout quand tu as des nains (ou un seul, ça marche aussi), une amoureuse (enfin tu l'énerves, elle t'énerve mais vous vous aimez quand même), et une vie aussi (genre un boulot, des loisirs - des quoi?- et des passions).

Aujourd'hui, cher Mâle, cher frère, cher collègue, voici mes petites ASTUCES NOCTURNES (ou trop matinales)
ton meilleur ami. Pour la vie.

* La nuit, tu n'entends rien. Enfin, si, bien sur. Mais avec un temps de retard (c'est prouvé scientifiquement). Et lorsque tu entends quelque chose, surtout, ne BOUGE PAS. Et entre en mode momie.
Immobile, la respiration lente (tu peux ajouter quelques minis grognements afin de gagner en crédibilité), et la bave qui continue de dégouliner sur ton oreiller. Surtout, aucun mouvement. Une momie, j'ai dit.
 Pour garder une respiration nocturne très convaincante, n'hésite pas à faire semblant d'avoir des petits sursauts épileptiques dus à un terrible cauchemar. Efficace.


* Si tu l'entends et pas elle, c'est qu'elle fait vraiment semblant de dormir dort vraiment. Tourne toi de manière brutale histoire de la réveiller. Ajoute tout de suite un grognement. Et attend patiemment. Son lever ne devrait plus tarder et tu pourras te rendormir.

* Si elle te frappe, parce que cela fait trois fois qu'elle se lève, consens à te lever. Mais de mauvaise grâce, en râlant et en allumant la grande lumière du couloir. Évite de régler le problème (surtout si tu ne trouves pas la tétine planquée dans le tour de lit) qu'elle comprenne bien qu'il n'y a qu' ELLE qui est efficace la nuit. Toi, tu es juste pourri (enfin, il faut le lui laisser croire).

* Si elle s'est levée toute la nuit (et pas toi), fais comme si tu n'avais rien remarqué et contente toi de prononcer d'un air affirmatif : "il a bien dormi hein cette nuit!". Evidemment, ça va l'énerver mais au moins, ça lui assure que tu n'as rien entendu (malin le Mâle).


MYTHO VA!
* Si elle s'est levée toute la nuit (et pas toi) mais que ça t'a réveillé (parce qu'elle n'a pas été discrète), fais semblant d'être malade. Un petit rhume, un mal de crâne. Dis à quel point TU as mal dormi. Si elle ajoute qu'elle aussi, prends un air compatissant. Mais fais lui admettre qu'au moins ELLE n'a pas de migraine (alors que toi si).





* Si tu as été obligé te lever (même une fois), il faut t'assurer que cela ne se reproduira pas de si tôt. Sois donc ultra-desagréable. Et ce, dès le lever. Ronchonne, dis que tu es "nase, putain, nase" et surtout, traîne toi. Tu verras, la prochaine fois, elle préférera se lever plutôt que de se farcir un boulet de mauvaise humeur.


* Si c'est TON matin (oui, ça arrive rarement, mais ça arrive tout de même), lève toi. Oui, je sais, c'est dur. Mais il faut le faire de manière noble, sans en faire des caisses. Songe à la sieste que tu vas pouvoir te faire (bin oui, TU t'es levé tôt). Et songe au lendemain matin.
Et surtout, sache que ta dulcinée ne tardera pas à se lever si tu ponctue ton lever par un léger arrachage de couette. Avec un peu de chance elle aura du mal à se rendormir et préfèrera se lever (puisque de toute façon elle est réveillée).

* S'il est malade la nuit
, prends tout de suite un air paniqué. Surtout s'il y a du vomi. La maladie des nains, les mères adorent gérer. Toi, des petits yeux fiévreux à trois heures du matin, ça te fait mal au coeur mais tu es quand même fatigué. N'abuse tout de même pas en râlant si elle le prend dans le lit parental. Pousse toi légèrement (mais pas trop) et rendort toi.


* Si la nuit est parfaite. Si le nain ne se réveille pas du tout (ni tétine, ni cauchemar, ni pipi, ni vomi). N'oublie pas d'être malade. Et de te faire chouchouter par ta douce. Bin oui quoi, il n'y a pas de raison que ça soit toujours les nains qui en profitent.

ou comment le quitter le moins possible...



Ne me remercie pas cher collègue et n'hésite pas à partager des petites astuces ici, ça peut servir.

A très bientôt pour mes astuces de Mâle sur le "comment faire en sorte qu'elle garde le nain un max pendant que tu vas te faire des activités mâlesques".

A plus! (poignée de main virile et raclements de gorge).


ndM (note de Multi): je ne suis en aucun cas responsable de ce post (ou presque). Toute réclamation (pour manque de second degré) devra être postée ci-dessous à l'intention du Mâle (mouaaaaarf). Pardon.
Et sinon, n'oublie pas de voter pour Multi hein?

14 sept. 2011

1, 2, 3 ça change quoi : l'Amour (Opus 2)

L'amour. Je deviens bucolique, c'est trop fou ça.


En même temps, fonder une famille, faire des nains (encore et encore), c'est que de l'amour (et de l'inconscience aussi, je te l'accorde).

Et oui, souvent, ça commence comme ça...on est Nulli et on vit une jolie histoire avec son Jules, son Zhom, son mec quoi. Et de cette histoire naît Priminain.
Évidemment, ça ne se passe pas toujours comme ça. Parfois on oublie juste de prendre la pilule du Mercredi. Et on a eu beau la prendre en même temps que celle du Jeudi, c'est rapé et on a quand même un nain dans le bidon (feu bidon).

Parfois même, c'est vraiment moins glop que ça. Parfois, c'est même triste.
Mais je ne viens pas ici parler de l'amour qui unit deux êtres afin de créer un nain.
Non, je viens ici de parler de cet amour qui nous lie au sus-nommé Nain.

Cet amour que l'on dit "inné", que l'on dit "naturel" et "immédiat".
Mytho, va.



Quand on choisit de faire un enfant, on ne sait pas comment on va l'aimer. Que nenni. On imagine. On pense. On fabule. D'ailleurs, c'est bien simple, le premier on passe neuf mois à se demander comment et combien on va l'aimer.
On se l'imagine. On le vit déjà. Il existe. D'où la déchirure, d'où la blessure, d'où le chagrin de celles qui perdent leur enfant pendant une grossesse. Cet enfant, il a existé. Peu importe où. Il a été. Il a vécu. Et j'écris ces mots pour une personne qui se reconnaîtra. L'amour pour un enfant, on l'a en soi. On le lui donne. Et j'ai énormément de respect pour celles qui ont vécu la perte d'un enfant de cette manière. Voilà, c'est dit. Je n'ai pas d'autres mots. Ne laissez personne vous dire qu'il faut passer à autre chose, il fait partie de vous, une partie de votre amour sera toujours pour lui.

Et quand ce premier nain naît, l'amour imaginé...heu...comment dire...met un peu de temps à arriver.
Bien entendu qu'on l'aime, mais bon...quand même quoi...pas vraiment comme on aurait voulu.

Le premier nain c'est le résultat d'un amour adulte, c'est le toi+moi=mini nous.
Ce premier nain c'est celui qui va nous guider dans la construction de l'amour filial, c'est celui qui va nous montrer combien on peut aimer quelqu'un, au delà de tout.
Je ne sais pas comment ça arrive d'aimer à ce point, je ne pense pas qu'il y ait un déclic, je ne pense pas que ça nous tombe dessus sans crier gare.
Non.

L'amour que l'on porte à son premier enfant, il se construit.
Au début, on l'a, on le trouve chouette ce nain, et puis quand même super chiant. On ne veut pas trop le prêter et on n'aime pas que Tatie Relou (qui cocotte Trésor de Lancôme) le porte. Ni belle-maman d'ailleurs. Et puis si elle pouvait arrêter de l'appeler "Mon bébé", ça serait bien. Ce n'est pas le sien.
On n'est pas jalouse, non, mais quand même. Il ne faudrait pas que le nain pense qu'il y a mieux que nous sur Terre. Nan mais ho!

Ça ne s'explique pas mais, peu à peu, ça se fait. On le regarde, on s'émerveille, on trouve qu'il se débrouille bien pour son âge, qu'il est drôle et gentil. On projette, on imagine, on sourit et on câline.
Quand il commence à câliner aussi, à tendre les bras en éclatant de rire, quand on commence à communiquer et à parler...on est déjà foutue.
Quand on commence à oublier comment c'était sans lui...



Je ne dis pas qu'on ne les aime pas tout de suite à la naissance. En fait, je pense que cet amour est à construire. Il y a une base, un début, un commencement. Qui s'agrandit, qui s'enrichit.
Au fil des jours, au fil des moments passés ensemble. Avec les peurs de le perdre, la boule au ventre quand il commence à être indépendant, les nuits d'angoisses aux urgences et les chagrins d'enfants.

Avec les trouilles qu'on se fait, seule dans le noir, au moment de s'endormir. Et si?
Et s'il mourrait? Et s'il lui arrivait quelque chose de terrible? Et si on me l'enlevait?
Les larmes qui montent et le cœur qui se serre, le sentiment qu'on serait prête à tout pour lui. 
Le premier enfant est tout. Le premier enfant, c'est celui qui reçoit l'amour en construction, c'est celui qui porte sur ses épaules tout ce qu'on a à donner.


Et le deuxième?
Le deuxième, ah, mon deuxième.
Comme je t'aime beaucoup public, je vais te copier coller un petit texte que j'avais écrit, enceinte de quelques mois (de Moyen Nain donc). Par avance, pardonne mon style un peu niais et le fait que j'écrive à mon enfant, j'étais encore Primi en passe de devenir Multi.
Tu penses bien que Micronaine n'a pas eu sa lettre in utero, ELLE.

"Toi qui es à venir
Je ne sais pas qui tu es, je ne sais pas comment t’imaginer, déjà parce que je n’ai pas le temps, ensuite parce que j’ai peur de me tromper.
Difficile de penser qu’un autre être va pouvoir exister. Difficile de penser que tu vas être différent.
Je ne sais pas comment expliquer ce que je ressens, tu es là et tu n’es pas là, parce que je ne sais pas. Tu fais déjà partie de ma vie, comme si tu étais déjà né. Et en même temps, tu n’existes encore que dans ma tête, que dans mon corps.
Je ne sais pas qui tu vas être, qui tu vas devenir. Je ne sais pas combien je vais t’aimer, je ne sais pas comment les choses vont se passer, comment tu vas me regarder, comment tu vas être. J’ai hâte et en même temps je prends la vie comme elle vient. Tu seras bientôt là même si ce n’est pas demain, tu seras dans nos vies, tu seras avec nous. Tu n’as rien demandé et tu vas bientôt être là.
Pas évident pour moi de concevoir ce que tu vas être, c’est vrai, je me pose beaucoup de questions. L’arrivée de ton frère n’a pas été la même. Un premier enfant c’est un désir égoïste de deux personnes qui s’aiment, l’envie de faire un enfant pour concrétiser l’amour.
Toi, si nous t’avons conçu, c’est pour être une famille, pour continuer à dire à quel point la vie vaut la peine. L’enfant imaginaire nous l’avons déjà rêvé. Un deuxième ce n’est pas la même démarche. Je suis heureuse de t’attendre, je suis moins angoissée, je sais ce que c’est qu’un bébé. Je sais les couches, les pleurs et les nuits blanches, je sais les moments partagés et les premiers sourires, je sais les crises et l’organisation.
Mais toi ? Je ne te sais pas.
J’ai envie de savoir. Si tu es une fille, si tu es un garçon.
Si tu vas aimer ton frère.
Je me demande quel va être ton caractère. Dur d’imaginer un autre caractère. Dur de penser que vous allez être différents.
Et j’ai envie de voir tes yeux. J’ai envie de te tenir dans mes bras, j’ai envie de te découvrir, de te voir appréhender la vie, j’ai envie de te comprendre et de ne plus te comprendre.
J’ai le sentiment de redevenir mère, avec de nouvelles interrogations, avec un nouveau champ de possibles, avec de nouvelles découvertes.
J’ai besoin d’écrire tout ça parce que je ne sais pas le dire. Je n’arrive pas à parler de toi.
J’ai besoin de garder encore tout ça contre moi, comme si.
Parce que je veux te voir dans ma tête, t’imaginer et te créer, et en même temps te laisser être ce que tu seras.
J’ai peur, c’est vrai, j’ai peur parce qu’on ne sait jamais.
J’ai peur parce que je ne sais pas, parce qu’on ne sait jamais vraiment.
Te mettre au monde c’est une chance, te porter c’est un moment de ma vie merveilleux.
Je ne suis pas claire, je ne sais jamais dire vraiment les choses telles qu’elles sont, mais j’ai au fond de moi tant d’amour pour toi, je ne sais même plus combien.
C’est drôle de vivre ça. Merci de me le faire vivre. Parce qu’il n’y a rien de plus beau.
Parce qu’il n’y a rien de plus vivant. J’ai le sentiment d’être au cœur de ce que je suis"



Je te l'avais dit hein, tu étais prévenue :))

Bon, bref, je crois que ce petit texte exprime très bien l'état dans lequel j'étais avant d'avoir un deuxième enfant.
J'avais la trouille, certes. Mais j'avais confiance.
Parce que l'amour, je l'avais en moi. Et que je savais qu'il allait être là.

Et concrètement?
Bin, c'est tout vu, l'amour, ça se multiplie, ça ne se divise pas. Le deuxième, c'est une évidence. On l'aime, et puis c'est tout. Parce qu'on sait ce que ça donne au bout du compte, peut être. Parce qu'on apprécie de découvrir encore un autre petit rigolo.
Il est différent et il complète le premier. Certaines choses nous plaisent plus, d'autres non. On se retrouve dans l'un, et puis dans l'autre.
Avoir deux enfants c'est leur laisser être un peu ce qu'ils veulent être, sans leur demander d'être ce qu'ils ne peuvent pas être.
J'avoue, je n'ai jamais eu peur de ne pas aimer mon deuxième enfant. Et j'avais raison.
On dit souvent que la place du deuxième est difficile. Parce qu'il a moins d'attention que le premier.
Effectivement. On a beau se promettre, on a beau se jurer de faire attention au deuxième autant qu'au premier, on ne fait pas pareil.
Parce qu'il y a certaines choses qu'on a acquis. On est moins mère poule, on est moins "attention tu risques de tomber!". On le laisse plus facilement à garder. Il fait tout en avance par rapport à l'aîné. Forcément, puisqu'on fait des choses pour l'aîné avec lui.
Mais l'amour pour le deuxième, c'est le même.

Évidemment que, parfois, il y a des affinités avec l'un ou l'autre de mes enfants.
Lorsque que le moyen est un boulet (genre terrible two), j'avoue très honnêtement que j'apprécie plus de passer des moments avec le grand.
Mais quand le grand parle très aigu (parce qu'il ne veut plus faire de sieste alors que put** il pourrait dormir une heure, ça lui ferait du bien - et à nous aussi), j'aime autant aller me balader avec le moyen.

Je n'ai aucun problème avec ce genre de sentiments. J'aime très fort mes enfants pour ce qu'ils sont. Pour leurs différences et pour les choses qu'ils remuent en moi. Mais, en fonction des humeurs et des jours, en fonction des périodes et des activités, j'aime autant la compagnie de l'un ou de l'autre.



Et le troisième?
Tout pareil.
Sauf que pour moi, le troisième, c'est le dernier (si si). C'est la dernière d'ailleurs. La chouchoute :)
Le troisième, c'est celui qui grandit trop vite. C'est le dernier bébé qui suit, qui contemple les deux autres, qu'on a moins le temps de voir, de regarder, de contempler.
Le troisième, on l'aime aussi fort que les deux autres. Encore une évidence.
Le troisième, il est encore un peu de nous qu'on ne connaissait pas. Il nous fait découvrir des moments qu'on pensait ne jamais connaître (tiens, un nain qui dort en poussette, c'est possible).

Avant, je ne supportais pas les gens qui me disaient "ça passe trop vite hein?" ou bien "ça grandit trop vite non?". Bin non. Avant je répondais : "c'est bien aussi quand ça grandit". Et oui, c'est vrai, c'est bien aussi quand ça grandit. Mais là, avec ma dernière, j'aimerai parfois mettre sur pause. Garder un peu de cet amour-bébé, de cet amour "animal", de ces moments câlins qui tendent à devenir plus rares.
Oui, ça file. L'amour grandit mais le temps file.

Une fois qu'on a fait un nain, l'amour, on l'a. Après, on décide (ou pas) d'en donner à d'autres.
Personnellement, je n'ai jamais pu imaginer n'avoir qu'un seul nain. Parce que je viens d'une famille nombreuse et que le Mâle aussi, nous avons toujours désiré trois enfants. La vie, la chance aussi, a fait que nous avons nos trois nains.
Et qu'on les aime. Mais grave.

Si le temps n'est pas extensible lorsque l'on a des enfants (voir Opus 1), l'amour, lui, l'est.
Après, il ne faut pas se forcer. Certains enchaînent les nains, d'autres préfèrent en avoir un.
Je ne pense pas qu'il y ait un "bon nombre" d'enfants. Il y a la vie, le vécu, notre histoire et nos possibilités (physiques et psychiques). Il y a ce dont on se sent capable et il y a ce qu'on ressent.

Comme je l'ai dit, l'important c'est ce sentiment d'être au complet.
Chez moi, comme le dit si bien mon amie Praline (oui, c'est un pseudo, mais ça lui va bien), c'est à cinq que nous nous sentons au complet.

Cinq, ou le déséquilibre parfait.

9 sept. 2011

Mon rêve depuis que j’ai un nain - par Ingrid

Cher public, tu le sais bien, j'aime recevoir ici des témoignages de maman. D'ailleurs, j'en ai environ cinq à vous faire partager ce mois-ci, je vais essayer de tenir le rythme et de vous les mettre en ligne le vendredi. Aujourd'hui, c'est Ingrid, jeune maman du pays du Maple Sirup qui vient nous parler de ses rêves...
Oubliez pô le gentil commentaire, c'est toujours chouette...(surtout qu'elle dort encore, huhuhuhu).




"Avant d’avoir des nains j’avais, comme toutes jeunes femmes, des rêves et des aspirations. Un grand voyage, un emploi avec plus de responsabilités, écrire une thèse… Et d’autres dont je ne me souviens plus (plus le temps). Aujourd’hui mon rêve le plus grand est d’arriver à éplucher des pommes de terre.
Je m’explique. Quand mon micro nain est arrivé, mon plus grand plaisir de la journée n’était plus comme avant d’aller finir ma journée de travail dans un 5 à 7 à une terrasse à boire des cocktails avec des copines. Mon plus grand plaisir était quand, le Mâle arrivant enfin de sa journée de travail, je pouvais enfin faire la vaisselle, chose que j’avais espéré réussir à faire toute la journée. Oh quel plaisir de faire une chose si simple, dépourvue de stress, de questions, à laquelle on ne pense plus quand on a fini, et qu’on a à la fin le plaisir d’une chose accomplie, finie, bien faite. Non, vraiment ça vaut presque un petit drink avec une copine.  J’ai longtemps espéré que les choses s’arrangent avec le temps. Puis mon nain a eu deux ans et j’ai compris que rien ne c’était vraiment arrangé : Quand il est là et que je suis seule c’est bien compliqué d’éplucher des pommes de terre. Mais je ne baisse pas les bras. Je persiste. Un jour j’arriverai à éplucher des pommes de terre alors que le nain sera là, seul avec moi. Pas une semaine où je ne renouvelle cette tentative. C’est devenu avec le temps un défi, ludique quand même, je n’ai pas perdu complètement la raison…


Alors comme c’est l’objectif des mamans testent, et bien que je ne me souvienne pas une seule fois d’avoir donné des conseils à des parents (et oui, promis, même célibataire sans enfant, faut dire que j’avais autre chose en tête… ah mes fichus rêves…), je donne quelques uns de mes essaies- erreurs dans l’art de réussir à faire autre chose que s’occuper du nain quand on est seule avec lui. Le cas qui nous intéresse ici : l’épluchage de pommes de terre. Fixons nous un objectif presque réaliste de 10 grosses pommes de terre.


La TV. Et oui. On a beau dire que c’est mauvais, à bannir totalement avant 2 ans, j’en connais des parents pour qui l’usage de la TV a marqué une nette amélioration de leur condition et de leur capacité à éplucher des pommes de terre. Bon, sauf que dans le cas de mon nain ça ne marche pas pantoute (et oui je vous écris depuis le Québec). Il regarde 2-3 minutes puis revient me voir « Maman, pas ça, pas ça, jus, jus » (je vous arrête tout de suite il parle comme ça parce qu’il a deux ans, non non on ne s’exprime pas tous ainsi au Québec). Alors on arrive au score minable de deux pommes de terre épluchées. Peut mieux faire…

Le tiroir à bébé. Non je n’encourage surtout pas à mettre le nain dans un tiroir ! Il ne faut jamais faire ça ! Il s’agit en fait d’un tiroir(ou armoire) avec toutes sortes de boites en plastique, Tupperware, le tout baby proof que le nain pourra à loisir vider remplir, empiler les boites et tout ce qui fait le bonheur de sa vie. Mais là encore, dans mon cas je n’ai pas réussi à l’intéresser à un seul tiroir. Il est bien trop curieux d’aller voir si le tiroir du haut est pas plus rigolo, là celui là avec tous les trucs coupants et tranchants que le mâle s’entête à vouloir garder pour qu’il apprenne-c’est-lui-qui-s’adapte-et-pas-nous. En tout cas, je passe mon temps à lui apprendre que le tiroir à bébé est « tellement beau super ouah regarde tout ce qu’il y a dedans! » et les autres « non non danger », que mes pommes de terre ne s’épluchent pas du tout pendant ce temps. Résultat : 2 pommes de terre épluchées… On cherche encore…. 


Un jeu passionnant : Des amis nous on donné des jeux électroniques assez impressionnants, de la taille de mon nain avec lumière, musique, sons, nounours qui se mettent à bouger, micro, petit écran pour les scores et tout et tout. Je trouve cela plutôt atroce à priori et y a rien de mieux pour massacrer ta décoration sobre et moderne si ce méga jeux trône dans ton salon. Mais, ne reculant devant rien pour réussir à éplucher mes pommes de terre, j’ai tenté l’expérience… J’avais un peu peur que cela l’énerve mais en fait ça l’intéresse un peu… Mais rarement… Une fois sur cinq en fait… Et moi je ne veux pas réussir à éplucher mes pommes de terre une fois sur cinq… Non, il doit y avoir une autre solution…

Admirez dans cette oeuvre le dialogue incessant de la matière et de la forme...


Le faire participer : C’est sans doute la plus sympathique manière d’y arriver. Bien sûr à deux ans, il n’y arrive pas encore et même c’est dangereux. Mais il peut mettre les pommes de terres épluchés dans une casserole, jeter les épluchures dans la bébelle, en même temps il peut même aider à vider la poussette pleine de course, et même vider le lave-vaisselle. Problème : il risque aussi de tout faire à l’envers : vider la poubelle, ou jeter les courses dedans par exemple. Résultat : 10 pommes de terre mais une cuisine tout à l’envers…

En conclusion, j’ai voulu demander conseils à wondermaman. Oui cette espèce est rare mais j’en connais une! (oui oui elle est super énervante et son mari ne ressemble même pas à George en plus). Mais quand vous lui demandez comment elle fait pour éplucher ses pommes de terre, elle répond tous les trucs cités plus haut… Sauf qu’elle : ça marche !! Et elle épluche facilement ses 40 pommes de terre par mois!! Le rêve quoi ! Pourquoi elle y arrive et pas moi? Parce que je ne suis pas une wondermaman… Juste une multi comme tant d’autre, et qui a des rêves trop grands pour elle parfois… Mais bon, on a bien le droit de rêver…"


La Poutine, plat traditionnel québécois, est composé principalement de pommes de terre

6 sept. 2011

1, 2, 3, ça change quoi?? Le temps (Opus 1)

Quand j'étais Nulli (je sens que je vais me mettre à pleurer en rédigeant ces lignes), j'avais le temps.
Le temps de :
- prendre des bains (marrant comme c'est une des premières choses qui me vient...)
- dormir (en fait, c'était ça la première chose, mais je ne voulais pas trop faire "en manque")
- lire, lire et encore lire (maintenant que j'ai porté une trentaine de cartons de livres, je peux te le dire, je lisais trop).
- me faire des petits cinés avec mon Mâle (films coréens sous-titrés en serbo-croate de quatre-heures trente)
- me faire des restos chic (ou pas) avec le Mâle (ou pas).


Enfin, bref, je ne vais pas m'étendre (je pleure déjà) sur tout ce que j'avais le TEMPS de faire. Entre la gym deux fois par semaine (un petit cours de Fesses Abdos Cuisses - FAC pour les connaisseuses), des virées shopping "juste pour repérer je reviendrai un autre jour", je prenais du temps pour moi et pour mon couple. En même temps, nous n'avions rien d'autre à faire qu'à penser à notre (sympathique) tronche.
la roue tourne ma bonne dame...la roue tourne...



Lorsque nous avons eu Grand Nain, notre Priminain d'amour....c'est toute notre vie, toute notre organisation temporelle qui a basculé dans un néant, dans un trou noir.

Lorsque j'ai eu mon premier enfant, croyez moi, j'ai vu disparaître à peu près TOUS mes moments à MOI. J'ai vu partir en fumée mes rendez-vous mensuels chez Samantha, mon adorable esthéticienne, j'ai du me contenter d'un polar par mois (en même temps, lire uniquement aux toilettes, ça ralentit la cadence), j'ai vu mes cinés/restos/sorties entre filles être relégués à la fin du calendrier "quand le petit sera assez grand pour qu'on le laisse".

Bref, lorsque je suis devenue Primi, j'ai perdu mon planning. Chaque case "Ma tronche" s'est vue remplacée par des trucs bizarres comme :
- Jouer avec Priminain
- Changer Priminain
- Endormir Priminain
- Sortir chez des amis et passer sa soirée avec un Priminain pénible dans les bras
- Vouloir aller à la gym et se rendre compte que le seul jogging à sa taille est constellé tâches de lait et de caca sec.
- Tenter une sieste crapuleuse et terminer avec un Priminain qui n'a pas du tout envie de dormir et qui préfère aller faire du vélo, tomber, s'ouvrir le front et terminer sa journée aux urgences glauques.


Alors vous allez me dire : elle se démerdait mal!
Oui, tout à fait. Mais être Primi, c'est, par essence, aller au plus compliqué, ne faire que des conneries, être mal organisée. Il faut se fourvoyer pour progresser.

Pourquoi laisser le nain dans le parc une demi-heure histoire de s'épiler les jambes à l'arrache-poil alors qu'on peut tranquillement jouer avec lui (et ne pas s'épiler)?
Pourquoi sortir une petite purée bio de chez Picard qui réchauffe en trois minutes au micro-ondes alors qu'avec mon Baby Cook je lui prépare la même en trois heures (et même qu'il n'en veut pas parce qu'elle est légèrement grumeleuse)?


Avec un nain j'étais débordée parce que j'essayais de faire rentrer le nain dans MON planning. J'essayais de faire des choses avec lui en plus. Par exemple, j'essayais de bosser (genre en le laissant jouer à côté de moi, en misant tout sur le fait qu'il allait effectivement trouver ça extraordinaire de taper sur un établi Fisher Price très bruyant pendant une heure).
Et comme, évidemment, ça ne fonctionnait pas, ça m'énervait (surtout que le Mâle, lui, y arrivait très bien). Et comme ça m'énervait, j'étais énervée. Oui, logique. Et je trouvais qu'on ne pouvait RIEN faire avec un nain. Rien du tout. Que c'était trop nul en fait. Biiiih, vilain.

Mais je ne sais pas pourquoi, MOI, un seul nain, ça me prenait tout mon temps. Du lever au coucher.
le Priminain était au coeur de mes pensées et de mes actions.

Et quand, soudain, il a commencé à être propre, à jouer tout seul, à savoir descendre trois marches sans se fracasser sur le plancher, quand on a pu comprendre ses cris et ses pleurs, quand il a eu terminé (un peu) son terrible two...

Et bien, là, j'ai accouché du deuxième (cherche pas).

Le passage du premier au deuxième, je ne vais pas te mentir, ça a été pour moi très difficile.
Niveau TEMPS hein, puisque cet épisode est dédié au temps (le reste sera l'objet d'un autre artikeul tout aussi palpitant).

Avoir un deuxième, c'est plus qu'un bouleversement, c'est une remise en question.

Mon deuxième avait un RGO. Gloups, tu l'as dit.
Allaitement terrible, nuits inexistantes avec hurlements incessants, pas de siestes, avis médicaux tous divergents et ambiance du tonnerre à la maison (fatigue + incompréhension + souffrance d'un nourrisson + Grand Nain à gérer + boulot).

Inutile de te dire que je suis passée de "c'est fou, j'en ai qu'un et je suis débordée" à "mais COMMENT j'ai fait pour être débordée avec UN"???

Parce que là, c'était clair : jamais plus de sieste (ils étaient en décalé à chaque fois), les nuits commençaient à 23h (pour mon RGO) et terminaient à 6h15 (pour mon Grand Nain, fort matinal).

Et entre les deux?
Les préparer, les déposer à la crèche, aller bosser. Le midi? Manger et faire les courses.
Puis rebosser.
Le soir? Aller les chercher, rentrer, les baigner, les faire manger, les coucher. Récupérer le petit RGO hurlant et manger avec lui sur les genoux. Regarder une série télé et s'endormir à moitié devant.
Puis aller coucher le RGO et aller soi même dormir dans le canapé du salon avec le Mâle. Remonter huit fois dans la nuit. Se lever tôt. Et recommencer. Encore et encore.

Pendant environ neuf mois, ça a été notre quotidien au Mâle et à moi. On se prêtait les nains histoire de varier les plaisirs. On sortait en alternance, histoire de souffler. Sachant très bien que celui qui sortait allait (quand même) se faire (un peu) pourrir en rentrant par celui qui était resté avec les nains.

Le tableau n'est pas idyllique hein?
Mais mon cas était particulier.
Cependant, passer de un à deux bouscule ta gestion du temps de manière spectaculaire.
Terminé le casage du nain dans ton planning de parent. Maintenant c'est le nain qui t'octroie des cases vides pour toi (et pas tous les jours).
La clepsydre!! Sooooooors!!!!

Quand tu as deux nains, tu n'arrêtes jamais au début.
Une fois que tu as géré le petit, il faut passer un peu de temps avec le grand pour qu'il ne soit pas jaloux.
Et une fois que tu as passé du temps avec les nains, il ne faut pas oublier le Mâle (pour qu'il ne soit pas jaloux).

Trêve de plaisanterie, passer de un à deux a été pour moi le plus difficile car il a fallu accepter que, désormais, JE ne passais plus en premier. Que MES besoins et MES désirs devraient patienter et que, si vraiment il me fallait faire quelque chose d'important, tout devait être mis en oeuvre pour que j'y arrive.
C'est ce qu'on appelle, optimiser son temps.
Un boulot à terminer? On colle les nains à quelqu'un (crèche ou télé).
Un gros coup de fatigue? On demande au Mâle de les sortir histoire de récupérer.
Des corbeilles de linge qui dégueulent? On prend sur sa soirée l'Amour est dans le Pré pour le faire (ou on prend une femme de ménage).

trop de mains tue le nain...
Bref, deux nains, c'est juste renoncer à certaines choses. Sans douleur, sans hargne. Mais avec tout de même l'impression qu'une partie de nous est définitivement lointaine (vous savez, le bain qui dure, qui dure...)




Et TROIS??
Bin oui, parce que même si je dis que le passage de un nain à deux nains a complètement bouleversé ma gestion du temps, j'ai quand même voulu retenter le truc.
Parce qu'en fait, une fois que tu en as deux, le plus dur est fait.
Trois, c'est pareil que deux, en un peu plus pire quand même niveau temps.

Trois, c'est dire adieu à l'imprévu.
Trois c'est dire "je t'aime" à Mamie (Papi ou tout autre personne qui accepte d'en prendre un des trois, voire les trois soyons fous, pendant quelques heures).
Trois c'est de l'or-ga-ni-sa-tion.

Avant, lorsque j'entendais des mamans de familles nombreuses expliquer "comment (bordel) elles arrivaient à gérer trois, voire quatre (voire plus) gamins", elles disaient:
Tout est question d'organisation. Il ne faut pas qu'un truc foire, sinon c'est foutu.

Et c'est vraiment ça.
Avec trois (mais comme avec un ou deux), il ne faut rien laisser au hasard. Rien. Il faut tout envisager et ne pas se laisser surprendre. Sinon, on y laisse nos nerfs, des litres de sueurs et des cris hystériques de maman au bord du burn out.

Avec trois, tu sais exactement où tu vas et ce que tu vas faire. Tu as essayé d'envisager d'autres possibilités et tu as de quoi parer au plus urgent (change, bouffe). Avec trois, tu es constamment en train de vérifier qu'ils sont tous là, qu'ils vont tous bien.

Évidemment, du temps pour toi, tu en as peu.
Mais contrairement aux autres fois, tu sais en profiter. Et tu sais que le temps qui t'est imparti est variable d'une fois sur l'autre.

Par exemple, lorsque j'étais Primi et que j'avais prévu de corriger quelques copies pendant la sieste du nain, ça me rendait malade qu'il ne veuille pas dormir. J'en pleurais de rage (et de fatigue, je te l'accorde).
Maintenant, je raisonne différemment. Je me dis "s'ils dorment, j'écris un peu". Le SI est très important.
S'ils ne dorment pas, tant pis, je ferais ça à un autre moment.
Je ne me rends plus malade. Idem pour les siestes et pour les réveils matinaux. C'est tout, c'est comme ça.

Je me souviens que ce déclic nous est venu, au Mâle et à moi même, avec notre Moyen Nain.
Un soir, nous avions prévu de bosser tous les deux, et le petit hurlait. Nous nous le refilions toutes les vingt minutes, histoire de pouvoir avancer dans notre travail.

Et puis, au moment de nous coucher, nous étions tous les deux dans un état proche du nervous break down. Et là, nous nous sommes dit "STOP. Arrêtons de vouloir faire à tout prix quand nous ne pouvons pas. Prenons les choses comme elles viennent".

Pour nous, ça a été la clé. Arrêter de penser à tout ce que nous ne pouvions pas faire.
Et faire tout ce que nous pouvions faire. Parce que nos nains, nous les avons voulu. Très fort.

Pour conclure ce premier épisode sur la gestion du temps avec 1, 2 ou 3 nains, je voudrais préciser quelques règles qui m'ont été bien utiles (et qui me le sont toujours):

- Se prendre du temps pour soi, certes, mais du VRAI. Inutile de prendre un bain si Micronain dort à côté et s'il n'y a pas d'autres adultes dans les parages. Le bain sera gâché, le moral à zéro et la seule pensée sera : "je n'ai même pas le temps de me prendre un bain".

- Avoir un moyen de faire une pause. Quand les enfants sont grands, un peu de télé permet souvent de faire un break. Non, ce n'est pas indigne, non, ce n'est pas nul. Surtout si c'est un dvd mignon et pas une série abrutissante entrecoupée de publicités débiles.
Le moyen de faire une pause, ça peut être le Mâle, ou une amie, ou une mamie. Il faut le demander, personne ne pourra le deviner.

- Ne pas se forcer. Personnellement, je n'ai jamais laissé mes nains plus de trois jours. Je n'y arrive pas. C'est comme ça. Alors oui, on me dit "mais vas-y...ça fait du bien". Pour certains oui, pour moi, non. Et c'est très bien comme ça, ça me regarde, ça nous regarde (parce que le Mâle est un papa poule hein...).

- Se coucher tôt. Je l'ai déjà dit mille fois, mais plus on a de nains, plus il faut se coucher tôt. Avec Grand Nain, je me couchais à minuit et je pleurais le matin lorsqu'il se levait à 7h genre "buuuuu...mon fils va m'achever". Maintenant, je me couche à 22h30 et je suis levée (parfois) avant les nains. Si si. Je vieillis hein?

- Prévoir. Le sac de change, le lit parapluie, la poussette, le porte-nain, la bouffe, les lingettes, des jeux. Histoire de pouvoir improviser (parfois). Parce qu'avec trois enfants, tu ne peux jamais te laisser surprendre.


En résumé, et pour le temps, il est clair que plus du as de nains, moins tu as de temps pour toi. C'est évident, surtout s'ils sont rapprochés (ici, environ 20 mois entre chaque nain).
A chaque fois qu'on commençait à être un peu tranquille, PAF, on rempilait.

Mais le bout du tunnel n'est pas si loin et j'estime que vers les quinze mois des nains, on est presque sortis de l'auberge. Le temps devient plus élastique lorsque les enfants marchent et commencent à comprendre et à se comprendre entre eux.

En gros, compte qu'à chaque enfant, tu as environ un an de "vie sportive". Un an où tu es dans l'organisation et dans la logisitique, un an où tu limites un peu les sorties et les soirées de folie.

Mon conseil? Se simplifier la vie au maximum histoire de niquer la gueule au temps.
Et ce temps de gagné? Le partager.
Entre les nains, toi et le Mâle.

Le prendre pour les regarder grandir, le prendre pour se dire qu'on a bien fait.
Le prendre pour réfléchir à tout ce qu'on peut faire en famille, le prendre pour se dire que ça passe, que ça file et qu'il y aura de plus en plus de choses à faire, de choses à vivre.

Quand je vois mes trois enfants, de neuf mois à quatre ans, assis sur le tapis à discuter. Quand je vois le regard de la petite s'illuminer au moindre cri débile d'un de ses frères.
Quand je vois l'état de ma voiture et de mes sourcils.
Quand je me couche à 23h en me disant "je vais morfler demain".
Quand je me mets à imaginer nos prochaines virées avec poussettes et porte-nain, avec boudoirs et pom'potes.
Je sais que j'ai bien fait.
Que peu importe le temps que je ne me suis pas consacré, que peu importe tous ces films, tous ces suhis et tous ces poils qui restent, je ne regrette pas une seule seconde ce temps là.

Parce qu'il a été nécessaire.
Parce qu'il m'a permis de les voir grandir.



Le temps avec un, deux ou trois, c'est finalement le même. C'est le temps pour apprendre à devenir parents. C'est le temps où on les regarde. C'est le temps qu'il fallait. Pour être nous mêmes, pour donner un sens à tout ça.

30 août 2011

Courage, plus qu'une semaine

Oui, comme l'an dernier...
C'est long hein? Alors imagine moi. Presque deux mois à me coltiner trois nains.
Non, non, ne m'envie pas. Je n'en peux plus. J'ai l'impression que les nains parlent tout le temps. Même quand ils dorment, j'ai l'impression qu'ils chouinent.
Même lorsque j'arrive à les caser une nuit chez Mamie Chéwie, j'ai l'impression qu'ils m'appellent (et je dors mal du coup...non mais les nuits de parents, c'est quand même l'angoisse).

Ils ne font rien qu'à m'embêter, ils ne font rien qu'à se parler en hurlant, ils ne font rien qu'à vouloir regarder la télé, et surtout, surtout, ils ne veulent plus faire la sieste.

Mais, heu....



L'école, c'est quand même bien (oui, la crèche aussi mais bizarrement, ça fait plus mère indigne de le dire).
Cette année, je commence à voir le bout du tunnel : 2 nains sur 3 à l'école.
Danse du sac à dos Cars.

Et cette année, point de stress, les nains sont RA-VIS d'aller à l'école. Oui, car dans leur nouvelle école "il y a des crotinettes (trottinettes, je traduis pour toi lecteur non adepte du langage nain) et aussi des bélos (vélos, évidemment)".
Génial non? Le nain pense qu'il va passer sa vie en récré, laissons le rêver, ça ne mange pas de pain.

Si tu es stressée du slip à l'idée de voir ton tendre nain mignon rentrer à l'école, je te suggère de lire l'excellent article très à propos de ma petite personne, ici.
à l'école, le nain fait plein d'activités qui ruinent ton chez-toi



Si tu n'es pas stressée, c'est parce que tu sais que :

- le nain va évidemment tenter une bonne chialade (voire un petit romi)  le premier jour. Normal, tout le monde chiale, c'est de bon ton. Il essaiera donc de t'amadouer avec des yeux de Chat Potté, un air malheureux et une lèvre supérieure tremblotante. Pitoyable. Surtout que dix minutes après ton départ, tu sais qu'il est en pleine partie de lance-poupées avec le mauvais Jordan dans le coin cuisine.

- le nain va profiter de ta faiblesse de mère poule pour te faire acheter toutes les daubes que tu lui refuses d'ordinaire. A lui donc : la trousse Spiderman (inutile, il rentre en petite section), le sac à dos Cars 2 (très très magnifique avec des lanières rouges et noires en simili-cuir), le slip Cars (oui, on ne sait jamais) et surtout, surtout, les baskets Oui-Oui, tellement moche que tu n'y crois pas toi même.

- le nain est très réceptif aux angoisses parentales. Alors non, tu n'es pas stressée par toutes les horribles choses qu'il pourrait arriver à ton nain (genre pas de doudou à la sieste ou épinards à la cantine). Tu t'es donc renseignée sur le pourquoi du comment, sur la sieste, les repas et le pipi, sur les Atsem, les récréations et les exigences. Tu as rassuré le nain en lui expliquant tout et puis tu as conclu que "de toute façon, il n'y aurait pas de souci, parce que l'école, c'est super chouette".
Le nain, ce qui le stresse, c'est de savoir que tu es stressée...


- tu as bien coaché ton nain. Il s'est enfilé tous les bouquins qui causent d'école. Le nain sait que TOUS ses héros sont obligés d'aller passer leur journée avec une personne charmante appelée Maîtresse. Tchoupi, Petit Ours Brun, Petit Lapin Blanc, et même Sam Sam (oui, même lui) ... vont à l'école. C'est que, quand même, ça doit servir un brin. En tout cas, dans le doute, le nain préfère y aller.


- tu as déjà préparé ton nain à la séparation. Il a déjà été gardé (crèche, nounou ou mamie) et sait que sa mère/père reviendra. Pas tout de suite, certes, mais quand même en fin de journée (à la divine heure des mamans/papas).
Le nain va chialer au moment de ton départ (voir plus haut) mais c'est pour la forme. Ce n'est pas marrant de voir partir sa maman (ou son papa) alors tu sais qu'il ne faudra pas en rajouter avec un mouchoir blanc à agiter, des larmes qui roulent sur tes joues (rebondies) et une main tremblotante qui s'accroche à la poignée de la porte de la classe. Tu sais qu'il te faudra être digne dans ce moment de séparation. Un sourire, un "bye bye" et un tournage de talons en règle.
Tu sais aussi que tu auras le droit de chialer dans ta voiture en pensant à "ton petit devenu grand". Et que tu auras aussi le droit de poster une photo de ton nain en sac à dos sur Facebook (oh tiens, un cartable à pattes!!)

- tu te doutes que le nain va faire pipi dans son joli slip Spiderman (ou ta naine dans sa culotte Dora). Évidemment puisqu' il/elle oublie régulièrement d'aller aux toilettes cette semaine, comme pour te dire "tu vois, je ne suis pas si prêt(e)". Mais toi, tu ne te fais pas traquenarder car tu sais qu'avec ses 20 copains, ton nain va aller dans des minis-toilettes environ toutes les vingt minutes (au début). Et qu'il y aura quelques accidents, certainement, et puis plus du tout. Le nain n'aime pas trop qu'on lui prête un slip de l'école taille 6 ans.

- le nain va adorer l'école. Parce qu'il y est seul, sans toi qui râle, sans son papa qui parle un peu trop fort. Il va vivre SA vie et dire ce qu'il veut. Il va pouvoir grandir et être celui qu'il souhaite être. Il n'aura pas à essayer de faire comme papa ou maman veulent. Il va se construire avec les autres, il va devenir une véritable petite personne sociale. Et ouais.




Pour en terminer avec cette rentrée (youhou), je sais que ce n'est pas toujours évident. Je sais que beaucoup de mamans et de papas arrivent devant les classes avec une boule au ventre et des genoux qui tremblotent. Je sais que vous pensez "mais comment va t-elle pouvoir s'occuper de mon nain adoré aussi bien que moi?".
Elle ne pourra pas. Mais c'est tant mieux. Le nain doit être là. Il doit regarder autour de lui et se rendre compte qu'il y a l'autre. Les autres. Il doit apprendre à écouter, à regarder, à se connaître et à apprécier de faire différentes choses.
Le nain va grandir.

L'école, peu importe celle que l'on a choisi, est un moment difficile car c'est une porte ouverte sur le monde dans lequel on doit laisser son enfant prendre sa place. La première rentrée c'est un peu le symbole de ce qui nous est dévolu: leur donner la vie. Et puis les laisser y prendre leur place.


Allez, courage parents, courage...nous y sommes presque...
Mais n'ayez crainte, le Mâle et moi même ferons moins les malins quant il s'agira de déposer nos deux tronches de nains lundi matin..

29 août 2011

Au moins, il aura des chaussures correctes...

Et oui, dans ton armoire, tu avais tout prévu.
Un petit pantalon propre (même pas besoin de le repasser, l'étiquette est encore dessus), un tee-shirt non-baveux au col et même un sweat-shirt non-morveux aux manches.
Même les chaussettes étaient jolies, à sa taille et par deux.

Et là, quelques jours avant la rentrée, la triste réalité te rattrape.
Puisque tu étais en mode je-ne-peux-pas-laver-mon-linge-parce-que-je-n'en-peux-plus-des-nains, puisque tu étais tétanisée à l'idée de fouiller dans le sac à chaussettes célibataires (huit mètres de haut, six mètres de large et environ six cents chaussettes abandonnées), parce que tu devais aller chez des gens assez regardant sur le look des nains...  TU AS POURRI TON COSTUME DE RENTRÉE.

Et oui. Le pantalon a été porté (et est légèrement brun aux genoux et pisseux à l'entrejambe).
Le teeshirt est compoteux au col (le nain a ripé avec sa compote à boire).
Le sweat shirt git par terre dans ta voiture (il faisait chaud, le nain l'a enlevé et l'a jeté -normal - sur le sol dégueulasse de ta poubelle voiture).
Les chaussettes? Et bien...elles sont, heu...enfin, une d'entre elle est dans le panier de linge sale. L'autre a du partir (avec une des chaussette du Mâle) vers d'autres horizons.

En bref, à part un slip propre, le nain va aller à l'école vêtu comme un pouilleux.
oui bin sinon, le nain peut y aller en bottes aussi....



Je me dois donc d'organiser le give away Petits pas de géant aujourd'hui. Histoire que ton nain ait au moins des chaussures correctes à porter la semaine prochaine.
Et oui, je suis comme ça.

Et ce n'est pas du give away de petit joueur ça, crois moi.

Ta mission?


- Clique là et va sur le site Petits pas de géant. Furette, fouille, regarde, bave et fais ton choix parmi une paire de chaussures (ouais, pas moins) et une paire de chaussons.


Clique va...

- Reviens ici et viens nous raconter une anecdote vestimentaire du nain. Une sortie en costume Spiderman, une robe remontée et qui laisse voir la culotte Hello Kitty en plein pestacle d'école, etc...

- Dis moi le modèle de chaussures que tu as choisi ET le modèle de chaussons que tu aimes d'amour. N'oublie pas de t'identifier hein, je n'offre pas de Give away à Anne Onyme (huhuhu, on ne l'avait jamais faite celle là).


- Un grand (et pas du tout impitoyable) Jury composé de trois illustres amies de moi même lira les anecdotes et sera chargé de choisir DEUX textes. Drôles, honteux, et "nains", il faudra qu'il y ait pourtant un grand gagnant et un gentil deuxième...


- Le grand gagnant (qui aura le droit de regarder les autres d'un air hautain) pourra avoir une paire de chaussures OU de chaussons (au choix).
Le gentil deuxième, un peu déçu, aura tout de même le droit d'orner les pieds du nain d'une paire de jolis chaussons.

- Tu peux partager ou J'aimer leur page si tu le souhaites et revenir vendredi soir pour les résultats.

Allez, lance toi !!

Les gagnantes choisies par le Jury (feignant le Jury) sont : 

1) Lolie 
2) La Mère Cane

J'attends vos coordonnées les veinardes!!!

28 août 2011

1, 2, 3. ça change quoi?

Ceci est une brève introduction car j'ai décidé (dans mon immense mansuétude) de te faire partager mes réflexions hautement poussées sur le fait d'avoir un, deux ou trois nains.

Je veux parler de ce qui change, de ce qui ne change pas, de l'amour qu'on porte à l'un, à l'autre, des différences et de la nécessité de s'adapter. Je veux parler de la patience et des crises de hurlements, des fous rires et des nervous break-down.
Je veux prendre le temps de vous raconter comment la vie change, comment on opte pour une nouvelle voiture, un plus grand frigo et une centrale vapeur.
Je veux essayer de vous dire au mieux comment le couple évolue, comment on passe à travers et comment on en sort renforcé (après quelques cascades et quelques remises en question).

Voilà, cette série d'article, ce dossier sur les nains risque d'être un peu long, c'est pourquoi je vais essayer de le scinder au gré de mes envies, de mon temps et de vos attentes.

1, 2, 3 pour moi, ça a changé tellement de choses, mais au fond, ce n'était qu'un chemin pour arriver là où j'en suis. Et ça continue d'avancer...

(quel teasing le nain, quel teasing...)



25 août 2011

L'attaque du Pou - Biiiiiiiiih (Apaisyl Poux Prévention)

Article sponsorisé

Dans la vie, il y a des choses comme ça, on devrait pouvoir les envoyer dans une dimension parallèle tellement c’est biiiiiiiiiiiih, tellement c’est beurk, tellement c’est juste immonde.

Après, ça dépend des gens, mais personnellement, je n’ai jamais vraiment compris pourquoi les tiques existaient. C’est vilain, c’est boursouflé et ça ressemble à un grain de mais gorgé de sang. Pour l’enlever c’est tout un sketch si tu n’es pas munie des instruments adéquats (mais touuuuuurne le coton imbibé d’étheeeeer !!!) et si tu la touches, c’est un moment d’horreur extrême (sautille/hurle/trépigne et voix étranglée).

Dans la même catégorie de trucs carrément  inutiles, je place les faucheux, les mouches (celles qui se collent sur ta lèvre avec leurs sales pattes pendant que tu tentes de siester), les moustiques et les poux.

D’ailleurs, dans la hiérarchie de l’immondice, je crois que le pou est au top.
Il est moche, il est inintéressant, il se reproduit et il est vorace et tenace.

Il n’y a pas si longtemps, les nains ont subi une attaque vive des poux. Le grand s’est fait contaminé par le mauvais Jordan (à moins que ça ne soit la vilaine Kelly). Il a évidemment contaminé son frère.

N’espère pas découvrir une attaque de pou un matin alors que tu as passé une excellente nuit et que tes bacs à linge sont vides. Non.

Tu apprends généralement que ton nain est farci de bestioles un soir, en allant le chercher au goûter, vers 17h45/18h. On te chuchote la mauvaise nouvelle avec un air légèrement dégoûté. Tu encaisses avec un sourire nerveux. Tu essaies souvent de rejeter la faute sur un autre et tu frissonnes d’avance tout en retenant une furieuse envie de te gratter le crâne.
En route, tu t’arrêtes à la pharmacie et tu enrichis ton pharmacien. Et oui, le pou est rentable.
Personnellement, voici à quoi ressemble mon pack anti-pou :



Bon, moi je prends le Family Pack, faut pas déconner on est quatre (heureusement que la petite est encore chauve)

- 1 shampoing anti-pou pour endormir les immondes
- 1 peigne très très fin qui récolte les poux.

A notre arrivée à la maison, les nains sont collés dans le bain et leurs fringues dans un sac poubelle (attention à ne pas faire le contraire dans ta hâte). Ensuite, il faut appliquer le shampoing et demander aux nains de ne pas se balancer de verres d’eau à travers la tronche pour éviter que le produit ne s’en aille.

Pendant que le masque capillaire des nains pose, il te faut enfermer la literie et compagnie dans des sacs poubelles (avec leurs fringues, etc…). En fait TOUT ce qui peut contenir du pou doit être évincé pendant quelques jours puis lavé à 60°. Bonheur, le linge, ta nouvelle passion.
Il est déjà presque 19h30, les nains ont faim et il faut maintenant leur rincer la tête (hurlements, cris, mousse dans les yeux, menaces et pleurs).
Une fois que les nains sont rincés, il faut passer le peigne aux dents métalliques. Un régal.
La sensation de passage du peigne est double : tu risques de ressentir une certaine pointe d’autosatisfaction à chaque pou/lente attrapé mais en même temps, c’est carrément biiiiih. Tu as donc le droit de jeter le pou mort dans l’évier en hurlant de joie et de dégoût. Mais fais le rapidement, le nain n’est pas un grand fan du coiffage (encore moins avec un peigne en métal).

La soirée-pou n’est pas terminée. Il te faut refaire les lits, laver en urgence les doudous et les choses importantes (genre le coussin fétiche et le nounours tendance). Les nains sont tout peignés et tu es épuisée. Il faut les coucher et passer à TA chevelure que tu peignes rapidement histoire de voir si tu as des poux. Je ne reviendrais pas sur la réaction normale et compréhensible de la maman qui trouve un abominable pou dans sa divine chevelure : cris hystériques, larmes aux yeux et précipitation dans la douche avec le flacon de shampoing anti-pou.


Ah, et tout ça, il faut le faire trois fois, à sept jours d’intervalle. Sur ton calendrier, ou encore mieux, en rappel sur ton Iphone, histoire que tous tes amis puissent voir à quel point ta vie sociale est palpitante, n’oublie pas de faire figurer « Soirée Pou ». Ou bien « Soirée Dexter » (au moins, tu peux faire croire à une soirée série).


Mon histoire ne s’arrête pas là, puisque je suis venue relayer ici un test produit.
Tu le sais, j’aime le danger et je multiplie donc les chances d’affronter le pou. Je suis une feignasse de prof ET maman de trois nains. Bon, pour les nains, compte au moins une voire deux invasions de poux par an (en moyenne – il y a des années sans poux youhou).
Quand tu es maîtresse, il y a toujours toujours un enfant à pou. Les parents ont beau tenter de prévenir les attaques par des remèdes de grands-mères, c’est rarement efficace.

J’ai eu le cas d’une petite que les parents, épuisés par les soirées-poux, avaient teint en rousse. Hum hum…à six ans. Le jour où j’ai vu courir sur sa tête des petits copains immondes, j’ai mis un mot gentil dans le cahier de liaison. Mais je pense qu’ils ont songé à la raser ou à la faire vivre avec une charlotte de douche en permanence sur la tête.
Je me souviens également d’un gamin que ses parents aspergaient de lavande. Pas très efficace non plus, sauf qu’au moins, ma salle de classe sentait aussi bon que les toilettes de ma grand-mère.
Non, moi, en classe, j’ai une technique d’évitement imparable histoire de contourner les chevelures infestées. Je repère les enfants qui se grattent et je ruse. Je m’attache les cheveux et surtout, surtout, je m’asperge de répulsif chaque matin. Cherche pas, c’est mon instant beauté. Certaines prennent le temps de cacher leurs cernes et de se mettre un petit coup de blush effet bonne-mine.


Moi, je prend le temps de me pschitter de l’anti-pou. Et je le pschitte à Grand Nain aussi. Il croit que c’est du gel qui sent bon (coquet le nain).


J’utilise Apaisyl Poux Prévention (le même que la gamme traitement de choc de mes soirées poux) parce qu’il sent bon (oui, car sentir le vrai anti-pou, ce n’est pas glamour), qu'il protège le nain pendant sa journée d'école contre les poux de Jason et les lentes de Mélissa. Parce qu'il ne s'use pas très vite et qu'il ne rend pas le cheveu du nain tout gras (genre le nain s'est coiffé avec une tranche de jambon). Le matin, histoire de protéger la délicate chevelure de ton nain, tu lui pschittes de l'anti-pou (surtout près des oreilles et dans la nuque), tu flattes le nain "ooooh mais que tu es beauuuu le naiiiiin!!" et hop, c'est fait.  Le nain est fier et toi tu sais qu'il ne risque pas de revenir avec des trucs qui font une course de vitesse sur sa tête...


Apaisyl Poux Prévention : Le geste beauté du nain...(ça et un slip propre)





En bref, un bon investissement et un geste rapide le matin qui évite la honte du "je crois que votre nain a des poux" vers 16h30.
Et pouvoir snober de manière hautaine la maman (une bombe sexuelle) de la petite Charlotte (aux longs cheveux bouclés -la pauvre) ça n'a pas de prix. Enfin juste celui de du flacon d'Apaisyl :)
Bon, voilà, tu es parée, n'oublie pas de te pschiter aussi.

Pour le Mâle, pas besoin puisque le pou ne vient que sur des cheveux propres...
Quoi? Rhô, on peut rire hein..
Vidéo virale par ebuzzing

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