Tu ne vas en croire tes petits noeils public chéri car aujourd’hui, j’inaugure ma catégorie « Pipole ».
Oué, que veux tu, je me pipolise. Bientôt, je vais virer tous mes amis Facebook, prendre un pseudo genre « Sexy Mummy » et parler angliche.
Bientôt, je vais perdre vingt kilos, regarder les petites gens d’un œil torve et sortir avec le dernier it-bag.
Bientôt, je vais répondre aux mails par monosyllabes, et nan, d’ailleurs, je ne répondrai plus aux mails, je suis trop pipole pour ça.
Le principe de cette catégorie est simple public, ne t’emballe pas.
Puisque ce blog est dédié à nos amis les nains, et surtout à leurs courageux parents, j’ai eu la subtile (et ma foi intelligente et pertinente) idée de faire témoigner des gens qui ne sont pas comme toi zé moi public, j’ai nommé, les pipoles…
Puisque ce blog est dédié à nos amis les nains, et surtout à leurs courageux parents, j’ai eu la subtile (et ma foi intelligente et pertinente) idée de faire témoigner des gens qui ne sont pas comme toi zé moi public, j’ai nommé, les pipoles…
Bin oui, le pipole, tout simplement (parce que j’ai cherché mais je n’ai pas trouvé wondermaman).
Le pipole a-t-il la louze du nain qui demande à faire pipi alors que la prochaine aire d’autoroute est à 37 km ?
Le pipole se demande t’il pourquoi son micronain pleure (dents ? coliques ? nan, dents !)
Le pipole a-t-il testé différentes marques de couches (et en a-t-il discuté des heures avec ses amis pipole ?)
Le pipole a-t-il fait (vilement) semblant de dormir lorsque son nain a chouiné à trois heures du matin la nuit dernière ?
Le pipole a-t-il connu la Honte Suprême lorsque son nain a dit « Salut Caca Boudin ! » a un ami encore plus pipole que lui ?
Toutes ces questions, j’en suis certaine, t’empêchent de dormir (pas possible ça, quand ce n’est pas le nain, c’est le mâle, quand ce n’est pas le mâle, c’est le pipole).
Bref, comme je sais que tu es impatiente de découvrir la vraie vie de Parent des pipoles, je te laisse découvrir ze first ouane…(impatient public ?)
Il s'agit de Katrin Acou-Bouaziz.
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| déjà, t'as vu, dans la rubrique pipole, on ne prend pas les moches |
Katrin est une journaliste, oué, ça fait bien hein?
Et Katrin est aussi une maman. Si.
Qui n'a pas eu une grossesse de rêve mais qui, au lieu de mettre cette expérience de côté, s'en est servi pour faire un joli petit livre paru récemment aux éditions Stéphane Bachès.
"S.O.S. Maux de Grossesse" , c'est le titre du bouquin. Je l'ai reçu et bouquiné, étant moi même dans une phase plutôt enceinte de mon existence (qui a dit « comme d'habitude? »).
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| et pour toi, public qui n'aime pas trop lire, il y a de zolies illustrations... |
J'ai aimé.
Parce que ce bouquin est clair, rafraîchissant, coloré et qu'il n'est ni rébarbatif, ni donneur de leçons.
Évidemment, je n'ai aucun maux de grossesse puisque je suis en mode bisounours.
Mais toi, public, toi, qui souffre d'hémorroïdes (pas glamour), de remontées acides (beurb), de constipation (miam) ou de jambes lourdes (« mets donc des bas » dixit Tata Relou), tu vas être heureux de pouvoir trouver quelques bons conseils.
Si.
En plus, chose que j'apprécie, le livre déculpabilise.
Et oui, on a le droit de ne pas aimer être enceinte.
Et Katrin, comme c'est un peu deviendue une pipole, elle a le droit de figurer dans ma rubrique pipole.
Arrête, je sais, je suis absolument trop sympa. Mais elle aussi, tu vas voir.
Katrin a donc accepté de recevoir un joli questionnaire et de nous en dire un peu plus sur sa pomme.
Moi même: Déjà, Katrin, bonjour et bienvenue chez moi. Le blog t'aime déjà.
Katrin: Je t’aime aussi Mamans testent. Ton chapo me va à ravir.
Moi même: Alors, pourquoi ce livre? (ahahahaha – rire sardonique).
Katrin: Parce que la grossesse m’a gonflée ! Rhooo, c’est dur de répondre sur un autre ton que le tien ! Bon je reprends et promis, j’arrête les jeux de maux idiots En fait, j’ai été franchement déçue par la grossesse. Je m’attendais à vivre une période de plein épanouissement psychique et physique et me suis retrouvée plutôt déprimée et surtout assiégée de maux plus inconfortables les uns que les autres. Partout où je cherchais des solutions (web, livres, professionnels de santé), on me disait « c’est normal, c’est pas grave, c’est bon signe, ça va passer : l’important c’est que le bébé aille bien ! » Bref, sois grosse et tais toi ! Je pensais aussi qu’aucun médicament n’était autorisé (à tort !) et qu’aucune autre femme ne partageait mon avis (à tort aussi) !
Moi même: As tu testé toutes les situations? Nan parce que, quand même, il me semble qu'avoir des cheveux gras ET baver ET des hémorroïdes ET mal au dos, ça fait beaucoup, nan?
Katrin: Non, non j’avoue, je n’ai pas souffert de la cinquantaine de réjouissances dont je cause dans le livre. Mais quand même, j’ai écopé de nausées jusqu’au bout, de migraines, de maux de dos très handicapants (incapable de rester assise plus de 10 minutes dès le 5ème mois), de remontées acides, de pieds bouffis, de petites tâches brunes, de fatigue et de blues, de stress, d’hypersalivation. En fait à part les hémorroïdes, me rends compte que j’ai quand même enquêté bien à fond. Rhooo…
Moi même: Pendant ta grossesse, lorsque tu t'es rendue compte que ce n'était pas l'épanouissement total, le joli ventre rond et la bonne mine chronique, t'es tu sentie toute pourrite? Et inapte à profiter de ce « bonheur de chaque instant »? T'es tu remise en question?
Katrin: Oui j’étais culpabilisée à mort. Je pleurais avec mon mari et ma maman sur le canapé en disant « Je m’en veux de dire ça, mais je ne veux plus être enceinte ! ». Je pestais de ne pas pouvoir me réjouir, faire les boutiques avec un sourire niais. J’avais acheté ce super doudou en kit à broder par exemple et je n’ai jamais eu la force de m’y mettre ! J’ai beaucoup parlé avec tout le monde de ce que je ressentais et j’ai trouvé deux trois héroïnes qui avouaient aussi détester vomir mais la plupart du temps, je ne tombais que sur des « Mamans testent » qui kiffent la gestation. Me suis remise en question sur le fait de devoir « lâcher prise » comme disent les psy. C’est-à-dire accepter de ne pas tout maîtriser. Accepter de vivre neuf mois sans être en pleine forme. Accepter d’être déçue. J’ai aussi compris que bcp de mes maux étaient provoqués ou exacerbés par des angoisses comme accoucher, m’occuper d’un bébé 24h/24, devoir trouver un équilibre professionnel… Le tout en perdant 15 kilos ! Me suis aussi remise en question sur tout ce qui était « méthodes de relaxation » et « médecines naturelles ». Je n’étais pas du tout adepte et j’ai testé en désespoir de cause. Et bien, après pratique et vérification auprès de pro pendant l’écriture du livre, ça marche sacrément !
Moi même: Pense tu que ces petits maux (qui ne sont pas toujours si petits, avouons-le) peuvent empiéter sur l'amour que l'on porte à son petit en devenir? Et que cela va nécessiter un travail différent à la naissance?
Katrin: Sur le moment je me disais ça et ça renforçait ma culpabilité. Mais très vite, j’ai (mentalement hein) séparé ma fille de mon organisme en souffrance. Je ne l’ai jamais «accusée » de ce que je vivais. Je lui parlais. Je lui mettais de la musique. Je lui ai même écrit des textes. En fait je pense qu’on est toutes capables de faire le distinguo. Surtout j’ai confiance dans la communication intra-utérine pour transmettre le double message : « Je t’aime mais qu’est ce que j’en bave ! » Autrement dit je pense que les foetus ont déjà de l’humour ! A la naissance, on peut à la rigueur expliquer à son enfant ce qu’on a sur le cœur mais a priori les jours qui suivent l’accouchement sont une délivrance pour les mamans qui comme moi ont attendu avec autant d’impatience que la grossesse se termine ! Du coup on évite au moins le baby blues et la relation avec l’enfant est peut être finalement plus simple que pour celles qui souffrent de la séparation, de la sensation de « ventre vide » etc.
Moi même: Tu as ouvert un blog avec un forum pour discuter de tout cela, http://www.sosmauxdegrossesse.com/ . As tu des cas rigolos de maux rigolos (ici on aime bien se moquer, gentiment hein, c'est entendu?)
Katrin: Le truc auquel je pense c’est la future maman hyper organisée qui s’enduisait deux fois par jours d’huile d’amande douce pour éviter les vergetures sur le ventre et les cuisses et qui un beau matin s’est aperçu (malheureusement trop tard) qu’elle avait oublié d’en étaler sur les hanches jusqu’aux reins…
Moi même: Puis je te poser quelques questions qui n'ont rien à voir (préparées par des lectrices dans la confidence....huhuhuh) ? Juste parce que tu es propriétaire de naine (je suis trop jalouse du fait que tu ai réussi à avoir une fille, ça se voit?)
Katrin: Oui oui j’adore ce questionnaire ! Et non, ça ne voit pas que tu es jalouse...
Moi même: Quel est ton goût de petit pot préféré?
Katrin: Poulet basquaise pour le salé et pomme framboise pour le sucré
Moi même: Quel est le livre le plus pourri que ta fille te réclame? (tu as le droit de balancer Tchoupi)
Katrin: « Oui-Oui déménage » sans hésitation ! Je peux pas le blairer et ma poulette a très bien compris et me réclame sans arrêt de le lire.
Moi même: Crèche ou Nounou? Déchirement ou liberté?
Katrin: Garderie (trois demies journées par semaine) hors vacances scolaires. Déchirement.
Moi même: Qu'est ce qui te semble le plus difficile avec ta naine (grossesse mise à part)?
Katrin: Le fait qu’un jour elle va porter des strings et m’envoyer bouler.
Moi même: Quelle est la plus grosse honte que ta chère naine t'ai offert?
Katrin: Elle m’appelle Mamolle, Mamotte ou Mamoche, ça la fait mourir de rire !
Moi même: Quel est le principe sur lequel tu es revenue? (genre pas de télé le matin, bin finalement si, tiens, à 6h20 ça peut le faire...)
Katrin: Les yaourts au chocolat Nesquik mais que le midi hein !
Moi même: Si tu ne devais garder qu'un (bon) souvenir de ta grossesse ça serait quoi?
Katrin: J’imagine que l’accouchement ne compte pas ? Alors disons le test positif. J’étais encore en forme !
Moi même: Et ça ne te motive pas pour le deuxième? (bon, je sors)
Katrin: Ce qui me motive pour le deuxième et ptet’ même le troisième (si mon livre se vend vraiment bien ) c’est le bonheur de manger des raviolis avec des enfants le samedi midi. Le petit rayon de soleil qui filtre dans le jardin. La sauce tomates qui sèche sur les joues. Dora, Tchoupi et même Oui-Oui gisant sur le parquet qui nous regardent nous exciter autour de la table en riant. Voilà ce qui me motive grave grave grave.
Katrin, merci beaucoup de t'être prêtée à ce petit questionnaire, vraiment.
Je conseille donc ton livre à celles qui ne vivent pas leur grossesse en mode bisounours, celles qui veulent lire qu'il y a des remèdes, celles qui veulent lire surtout qu'elles ne sont pas seules.
Et ça, me semble-t'il, c'est essentiel.
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| et à la semaine prochaine pour un nouveau pipole.... |






