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| rêve pas, ça c'est la carte postale que t'a envoyé Wondermaman |
Et en ce deuxième jour de nain à l'école, quoi de mieux que de revenir sur les vacances.....
Enfin, je dis vacances….je vais citer (approximativement) Lao Tseu Till the Cat qui disait : « Penser se reposer en vacances avec des enfants c’est comme se jeter dans un fleuve et espérer en ressortir sec ».
Oh, mais je te vois qui sourit, toi qui n’as pas de nains. Tu penses que les vacances avec nains, c’est juste meugnon. Qu’on montre une mouette au nain et qu’il la regarde pendant des heures en disant « é bô maman ». Que nenni jeune naïve, que nenni. Pour toi, cher public, pour toi, j’ai entrepris une étude comparative de quelques moments de vacances. Sans nains. Avec nains. Et là, bin tu ne vas plus rigoler. Du tout.
Etape 1 : La maison de location
Avant nain : tu as choisi une jolie petite maison bretonne très typique (hûûûûû les zolis volets bleus, hûûûû, les roses trémières…!) à 20 mètres de la plage. Le mâle et toi avez roulé tranquillement le vendredi et avez réservé une chambre d’hôtel histoire d’attendre le samedi, jour des locations. A l’heure dite, vous vous rendez à l’adresse donnée par la charmante dame, le coffre chargé de victuailles. Vous avez pris le temps de faire des courses en ce délicieux samedi après midi, avant la cohue du soir. La maison est EX-AC-TE-MENT comme vous vous l’imaginiez, petite mais très confortable, parfaite pour une semaine en amoureux. Tout est meublé avec goût et les matelas sont d’excellente qualité. Ça tombe bien, le mâle décide d’étrenner ce nouveau lit avec vous, huhuhu, petit coquin….
Après nain : Tu as choisi une maison de location pas trop chère, bin oui, avec deux nains, faut au moins deux chambres et un jardin clos pour que le nain ne se barre pas. Bon, la plage est à quinze minute à pied mais bon, au moins, il y a des jeux dans le jardin, ça amusera les nains. Le trajet en voiture se déroule bien évidemment un samedi, comme toutes les andouilles qui louent. Dans les bouchons. Je te passe sur le trajet en voiture avec les nains, entre le petit qui chouine et l’autre qui fait rien qu’à dégueuler, le mâle qui peste et les aires d’autoroute blindées. Pour une plongée en apnée dans le monde impitoyable du trajet en voiture, je te laisse lire mes précédents artikeuls.
En bref, après huit heures de route, des odeurs de vomi et des kilos de Pringeuls fourrés dans la bouche des nains, tu arrives ENFIN à destination. La maison est grande, chic, c’est déjà un bon point. Bon, elle n’est pas très typique, mais on ne va pas chipoter. Les chambres ? Correctes, si ce n’est le plaid dauphin et le tableau de berger allemand au point de croix encadré au mur. Pas vraiment sesky.
Les matelas sont défoncés mais bon, allez, ce sont les vacances, hein ?
Inutile de demander aux nains ce qu’ils pensent de ton choix. Sache que le nain qui a voyagé, public, est dans un état lamentable, mêlé d’excitation, de fatigue et de bad karma (rapport au fait qu’il est resté vissé huit heures dans son siège toto). Le nain n’en a donc strictement rin à fout’ de la chouette maison bretonne louée par sa chère mère. Il veut aller à la MER, toudessuite, avec son EPUISETTE épicétou. Ok, le nain, mais là, faut d’abord décharger et faire les courses parce que c’est samedi et pis que bon, voilà.
Crise. Pleurs. Trépigne le nain.
Promesse d’achat de yaourts aux smarties en courses. Calmage du nain.
Le mâle s’autodésigne pour décharger la voiture (et accessoirement s’affaler dans le transat une fois les quelques valises balancées au petit bonheur la chance dans les chambres).
Tu acceptes car tu sais que si le mâle tente de ranger le linge dans les armoires, ta naine va se retrouver avec des caleçons de mâle, ton nain avec des culottes en dentelle et le mâle avec des petits débardeurs Hello Kitty. Le tout bourré/pas rangé dans les étagères. Tu acceptes donc et te rends au Shopi du coin faire ses courses. Avec les nains, of course, sinon, ça ne serait pas de vraies vacances.
Etonnant ce Shopi, les nains sont tout déboussolés, en plus il n’y a pas de peticaddie (ronchonne le nain). Nan, certes, mais il y a un monde fou, des gens torses nus et des mamies surbronzées en marinière. Oué, c’est la mode la marinière.
Tu essaies de faire vite et de prendre l’essentiel. Le lait, les yaourts aux smarties, les bières du mâle. Mince, ya pas les céréales du nain. Crise. Trépigne. Tu chopes des compotes à boire dans un rayon et tu en colles une dans le bec du nain. La naine en veut aussi. Hurle, crie, trépigne. Une pom’pote.
Tu termines tant bien que mal ces menues courses avec tes nains hurlant dans le caddie (en même temps, ils ont terminé les quatre compotes et tu as planqué l’emballage entre deux paquets de lessive). Tu tentes quelques sourires et quelques « oui mes chéris, vous êtes fatigués, on a beaucoup roulé » pour essayer de faire comprendre aux gens que tu n’es pas une mère indigne et que tes nains ont d’excellentes raisons de brailler à 18h dans un Shopi blindé.
« Vous avez la carte du magasin ? »
« Ai-je une tête à aller au Shopi en temps normal ? » penses-tu.
Mais tu ne dis pas cela, que nenni ; en charmante maman, tu te contentes d’un non bien poli, les nains pourrissant déjà l’ambiance de tout le magasin depuis maintenant dix minutes.
Rentrée à la maison, tu trouves un mâle épuisé (d’avoir roulé LUI) entrain de comater dans le transat. Les nains veulent toujours aller à la MER avec leur EPUISETTE. Le mâle voudrait une bière.
« Mince, elles ne sont pas fraîches. T’as pas pensé aux cajoux ? »
Tu te retiens d’étouffer le mâle avec les smarties du nain et tu ranges les affaires dans les chambres. Tu fais manger les nains. Pâtes, jambon. Yaourt aux smarties.
Les nains sont cuits et toi aussi. Tu grignotes avec le mâle et tu finis par t’affaler sur le mauvais couvre lit décoré d’un husky. Les vacances commencent bien, il est 22h30.
Etape 2 : Un rituel de vacances : le marché
Avant nain : Tu t’éveilles plus tard qu’à Paris, c’est bien normal, tout est si calme ici. De ta chambre, tu entends la mer au loin. Le mâle dort encore et tu te lèves doucement pour lui préparer son petit déjeuner. La table mise sur la terrasse, tu te sers tes céréales Musli spécial Maigre avec un yaglourt 0%. Le soleil chauffe déjà tes jambes que dévoile ta nuisette en coton bio. Hmmmm…que c’est bon. Un baiser dans le cou te signale que le mâle est éveillé. Vous partagez un pamplemousse en devisant gaiement. Puis, comme il est déjà 10h30, vous songez à aller faire le marché pour déjeuner ce midi. Tu enfiles prestement un petit top de lin et un mini short. Tes spartiates feront l’affaire, tu n’es pas là pour faire un défilé de mode, voyons… Main dans la main, avec le mâle, vous descendez la route qui mène au bourg. Une petite marche d’un quart d’heure, voilà qui fait du bien.
Le marché est charmant, quelques étals, des fruits, des légumes, du poisson frais, des petits paniers tressés. Tout est tellement typique, c’est adorabeul. Tu choisis un melon avec le mâle et une petite mamie de la file vous conseille. Vous la remerciez chaleureusement. Les gens sont tellement plus gentils qu’à Paris, c’est fou. Le mâle part choisir des langoustines pour votre repas de midi tandis que tu patientes chez le boulanger pour choisir une délicieuse miche aux céréales bio. Ensuite, vous décidez de prendre un petit café en terrasse. Le soleil est chaud et vous lisez ensemble le Libé autour d’un Moka Sidamo, votre café préféré. La matinée étant bien avancée, vous rentrez ensuite vers la maison histoire de préparer un déjeuner léger arrosé d’un vin blanc glacé. Avant de sombrer pour une petite sieste. En culotte dans les draps de lin.
Après nains :
6h20 , le premier nain braille. Il réveille l’autre.
Le mâle, étrangement, n’entend pas et continue de respirer bien profondément. Toi, tu te lèves, de toute façon avec ce put*** de coq qui cocoricote depuis 5h du mat’, tu étais réveillée. Un petit coup de latte au mâle en te levant, ça ne fait pas de mal, et ça défoule.
Les nains sont ronchons, normal, il est 6h20. Bon.
Le petit déjeuner est pris rapidement, enfin celui des nains, puisque tu n’as pas vraiment le temps de te faire un café, d’ailleurs, tu as oublié d’acheter des filtres hier et il n’y a rien dans cette maison de loc’.
Tu sors les nains dans le jardin, histoire de ne pas faire trop de bruit dans la maison (car, bonne pomme, tu penses au mâle). Ils jouent dehors dans l’herbe, les jeux promis ne sont en fait qu’un vil bac à sable un peu dégueulasse et louche ainsi qu’un vieux tracto-pelle rouillé. Cela dit, les nains étant vaccinés contre le tétanos, tu les laisses se disputer le tracto-pelle. Pendant ce temps, tu tentes de finir ta nuit dans le transat. Difficile avec ce bruit. Surtout que le transat ne s’allonge plus. Difficile de dormir à la verticale.
- Mamaaaaaaaaaaaaaan….elle m’a dit « pas beau ».
- Chéri, ta soeur a 15 mois, elle dit « pas beau » mais elle ne comprend pas, dis tu en ouvrant difficilement les paupières.
Manifestement, la petite comprend très bien puisqu’elle vient d’asséner un coup de pelle (où l’a-t-elle trouvée cette pelle ?) sur la tête de son frère en lui criant « pas beau ».
Tu rentres les nains, il est 8h45, le mâle a assez dormi. Il émerge d’ailleurs, vaseux, en disant qu’il n’a pas réussi à se rendormir depuis que tu l’as réveillé en te levant. Tu songes à lui enfouir la tronche dans le bac à sable, mais le mâle n’est peut être pas vacciné contre le tétanos.
10h30 : tout le monde est prêt, les nains ont déjà eu le droit de manger des Pom’Potes (sache, public ignorant, que la Pom’Pote est le meilleur allié des parents gavés et des nains en hypoglycémie), et commencent à être un peu fatigués. Tu te jure intérieurement qu’ils seront à la sieste à 12h.
Pour aller au marché, il faut pédaler 15 minutes. Heureusement, il y a des sièges enfants sur les vélos. Bon, les casques sont ridicules et crados mais ils vont aux nains. Et tu as pensé à emmener du Parapou. Youhou. La petite hurle de joie « vélovélovélovélo » tout le trajet et le grand pleure parce qu’il voulait monter derrière maman et « pas papa, pas papa ». Le mâle s’énerve.
L’arrivée au marché est des plus discrète puisque petite nain et grand nain papotent du haut de leur siège vélo. Compte tenu de leur état de fatigue, leur dialogue tient plus du « Caca », « Prout », « Caca Fesse » et « Gros Prout ». Le tout hurlé, bien entendu.
Rouge de honte, tu descends de vélo, tu songes à y laisser les nains mais ça ferait mauvais genre.
Tu te glisses dans la file pour les fruits et légumes avec les nains. Le mâle va s’acheter le Libé, il revient. Les nains sont à hauteur de cagettes. Ils veulent du melon. Oui, les nains, on va prendre du melon.
Le nain n’attend pas la gentille jeune fille qui sert. La petite a saisi un melon et l’envoie à son frère en hurlant « Baballe ». Le melon tombe au pied du grand nain. Qui hurle parce que le melon a effleuré son orteil. « ymafémaaaal mamaaaaaaaaaan !!! ». Bon, ok, on va prendre celui là. D’ailleurs tu vas te contenter du melon et tu empoignes tes nains pour partir au plus vite de ce marché où tout le monde te fixe d’un air agressif. Le mâle tarde à revenir. Les nains commencent à chouiner. Tu cours à la boulangerie chercher une baguette pour leur en coller un morceau dans le bec.
Silence. Calme.
Tu rentres en pédalant de toutes tes forces. Tu as mal aux cuisses. Le mâle fonce devant.
Ce midi, c’est reste de coquillettes au jambon pour tout le monde. Et sieste.
Enfin, sieste. Le nain trouve qu’en vacances, on dort une heure, pas plus. Après, on va à la plage.
Etape 3 : La plage, ah, la plage…
Je terminerai cet article par ce divin instant, ce mirifique moment, cette communion avec l’astre solaire.
Avant les nains : tu as préparé ton cabas avec soin. Tu opères une check list intérieure :
- serviette molletonnée de chez Jalla
- natte pour ne pas salir ta somptueuse serviette
- paréo sesky ramené d’un précédent voyage avec le mâle en Thaïlande
- de l’huile de monoï (indice 2, il faut bien revenir bronzée) qui permettra au mâle de t’oindre sensuellement.
- une petite bouteille de Contrex bien fraîche rangée dans ton petit étui isotherme offert par Monop’.
- un sachet de fruits secs, rien de tel pour couper une petite faim (et pour éviter de craquer sur une glace hypercalorique).
Ça y est, tu es parée, vêtue d’une robe légère sur ton nouveau bikini minimaliste. Il est framboise, hyper classy, échancré et dos nu, tout ce que tu aimes (et le mâle aussi). Ton épilation est nickel, tes cheveux sont protégés par un spray Clarins anti UV et anti sel. Tout ton corps réclame le soleil, tu es prête à aller parfaire ton bronzage (commencé chez Point Soleil la semaine dernière).
La plage se déroule sous tes pieds, le sable est brûlant mais tes pieds manucurés sont protégés dans d’adorables petites tongs. Le mâle et toi, main dans la main, vous dirigez un peu à l’écart. La plage n’est pas bondée et l’heure est idéale pour éviter les familles et leurs braillards de nains.
Le lieu est choisi et vous déroulez votre natte. La serviette vient délicatement se poser dessus. Puis c’est votre tour. Vous ôtez votre robe et vous vous allongez avec sensualité. Le mâle vous oint et vous profitez de cet instant idyllique en écoutant ensemble le ressac, uniquement le ressac.
Durant l’après midi, tu iras te baigner plusieurs fois histoire de te rafraîchir entre deux articles de fond sur Lilly Allen et le micro short. Le mâle nagera jusqu’à la bouée et te fera un signe de la main. Puis il jouera à te couvrir les pieds de sable chaud, et tu t’amuseras à entortiller ses poils de torse. Ensuite, tu grignoteras ton petit sachet de fruits secs pendant que le mâle déguste (avec la langue) une glace à la fraise. Vous marcherez ensuite au bord de l’eau, main dans la main, en parlant de l’avenir (mariage, voyage, bébé ?).
Après cette petite pause, vous vous ré allongerez tous les deux sur le sable, un écouteur d’Ipod chacun. Les yeux fermés, vous écouterez VOS chansons en boucle, en pensant à tous les excellents souvenirs (à deux) qu’elles font remonter à la surface. Enfin, sur les coups de 17h30, tu rentreras gorgée de soleil avec un mâle reposé. En chemin, tu croiseras une famille qui arrive seulement à la plage. La pauvre mère a l’air crevé, elle a des cernes jusqu’au chaussettes et porte dans ses bras une naine surexcitée. Le nain qui marche derrière elle te salue d’un « salut caca boudin ». Finalement, on va revoir ce projet bébé.
Tu fais fi de cet affront et tu regardes le mâle d’un air entendu. Cette chaleur langoureuse vous aura donné des idées que vous vous empresserez de mettre en pratique dans la douche à l’italienne de la maison de location, puis dans les draps de lin de la chambre.
Après nains : Ok, le sac est fait. Enfin, LES sacs sont faits. D’ailleurs tu songes à emmener un âne en vacances la prochaine fois histoire d’épargner ton dos. Tu opères une check list intérieure.
- Maillots, ok, on les mettra avant pour ne pas se faire chier arriver à la plage. Le tien ? Heu, bin, depuis que tu as eu les nains, tu as eu pas mal de vergetures bonheur, et de bourrelets, et du coup, bon, tu as préféré opter pour un une pièce. Mais un glamour hein. Enfin bon, un que tu peux aussi mettre pour aller à la piscine (tu sais, cette activité qui consiste à surveiller le nain qui patauge en couche Némo dans 20 cm d’eau avant de devenir tout bleu).
- des serviettes, ça c’est bon. Une Cars avec Flash Mac Queen dessus pour le nain, une Hello Kitty pour la naine. Et pour le mâle et toi ? Une serviette chourée dans un Novotel, ça fera l’affaire.
- de la crème solaire. En pot de vingt litres. Bleu. Spray. Indice 50. Le bouchon est dans la baignoire, le nain a joué avec hier pour boire l’eau du bain (riche en urinium).
- des joujoux. Seaux, pelles, râteaux et petites voitures. Avec un peu de sable de l’an dernier. Et, aussi, tiens…un vieux Bernard l’Hermite. Feu Bernard.
- des magazines. Popi, Papoum et Picoti. Que du léger quoi. Avec le dernier Harlan Coben pour toi. Ça va maintenant faire trois mois que tu l’as acheté, il serait temps de passer les deux premiers chapitres.
-le goûter des nains. Barquettes 3 chatons à la framboise et vittel fraise. Le mâle tient absolument à ce qu’on emmène ses cookies pur sucre. Et toi ? Bah, tu finiras les barquettes tombées dans le sable.
- la panoplie bob-lunettes des nains. Avec l’espoir qu’ils les garderont plus de trois secondes sur le nez/tête.
- des lingettes et des couches, en même temps, ce genre de choses, limite tu en as dans les poches de ton jean alors…
| sableuses, elles sont encore meilleures |
Bon. Où sont les nains ?
L’un se bat contre les mauvaises herbes avec son épuisette et l’autre…tiens, où est l’autre ? Il est avec le mâle qui bataille pour lui enfiler ses tongs Oui Oui. Ok, la famille est parée à envahir la plage.
Il est 17h, l’heure des nains.
En descendant sur la plage, tu croises un jeune couple doré à point. Ils se tiennent par la main et ont l’air très amoureux. Tu les salues, envieuse. Le nain les salue également, poli le nain, d’un « salut caca boudin ». Sioupère le nain.
Arrivés sur la plage, vous trouvez un coin non-squatté par des tentes pop-up anti UV. La vôtre n’est pas du voyage cette année rapport à la honte qu’a ressenti le mâle l’an dernier lors du repliage de la dite-tente.
Tu poses les sacs. Tu étends les serviettes. Les nains sont en maillots, leurs fringues éparpillées, les tongs oui-oui sont sous 30 cm de sable et ils commencent à courir en hurlant vers la mer. Ok, zen, tu envoies le mâle récupérer les deux mariolos pour les bomber de crème solaire.
« Bah, il est 17h, dit le mâle, ça ne risque plus rien »
« Oui, mais cette nuit, si ça braille, c’est toi qui es de Biafine ». (Sache, chère lectrice, qu’inclure la menace « nuit » et « toi » dans une phrase au mâle, c’est l’assurance qu’il va obéir à la lettre à l’ordre donné).
Les nains sont bleus de crème. Ok. Le mâle a enlevé son tshirt et arbore fièrement son short de plage bleu. Il part avec les nains jouer au bord de l’eau. Tu profites de cet instant de calme pour ôter ton pantacourt et ton débardeur (et te maudis de ne pas avoir enfilé une robe à la place, mais en as-tu emmené, ah bin nan, yavait plus de place dans les valises ). A côté de toi, une jeune maman en bikini revient s’asseoir sur sa serviette et se frictionne vigoureusement : « elle est bonne !! ». Son mâle occupe ses deux adorabeuls nains et elle prend son pavé de 800 pages pour continuer de bouquiner. Tu ne peux pas t’empêcher de regarder sa silhouette de rêve et ses ongles de pieds rouge carmin. Salope. C’est wondermaman. Sache que tu en auras au moins un exemplaire sur ton lieu de vacances. Histoire de ne pas oublier que certaines savent gérer. Et oui. Pas toi.
Tu t’allonges et tu fermes les yeux et tu rentres le ventre espérant récupérer un peu de la nuit difficile et du réveil matinal.
Soudain un nain ruisselant et hurlant se penche sur toi : « Mamaaaaaaaaaaaaaan, j’ai maaaaaaaaaaaaaaaaaaal ». Oui, le nain, quoi donc ?
Et là le nain entre dans une transe déraisonnable où il t’explique des choses incompréhensibles entre deux sanglots. Tu t’assois, tu le prends dans tes bras (putain, il est gelé), et tu le calmes. « Qu’est ce qui se passe mon chat ? »
« Mamaaaaaaaaaaaaaan, l’eau brûûûûle mes boboooos……….. ». Ok, le nain a les jambes toutes pourrites d’égratignures et le sel, bah, le sel, ça picote. Enfin, comme le nain tient du mâle, il hurle de souffrance, genre « achevez-moi toudessuite ». En bonne maman,tu verses de l’eau sur les bobos, ça va mieux. Mais le nain se met assis sur sa serviette et ne veut plus aller dans l’eau. Il préfère rester près de maman. Et merde.
Tu lui proposes des barquettes. Il en mange deux et demi. Tu manges le reste un peu humide. Mioume. Un régal.
Le mâle rappelle le nain. Le nain boude. Il veut maman. Tu te lèves. Tu t’accroupis pitoyablement au bord d’un trou. « On dirait qu’on fait de la pâte à crêpes maman ». Formidabeul.
Le nain est ravi et touille. La naine mange le sable et te regarde en ouvrant la bouche. Tu n’essaies même plus de lui enlever. Pitoyable.
Wondermaman, elle, est entrain de réaliser une sculpture en sable avec ses nains. Elle a réussi à faire la voiture de Cars. Salope. Le nain chouine. Il veut la même. Tu avises le marchand de glaces, voilà qui va faire diversion.
Le mâle prendra un magnum double choc. Le nain un truc à la fraise et la naine une glace Dora au yaourt insipide. Que tu finiras. Parce qu’elle sera tombée dans le sable. Mioume. Encore un régal.
Vers 18h30, tu songeras qu’il est bientôt l’heure de rentrer, que les nains vont bientôt avoir faim et qu’il ne faudra pas les coucher trop tard puisqu’ils n’ont pas beaucoup siesté. Evidemment, la naine vient de vomir sa glace au sable et le nain chouine parce qu’il a du sable collé au zizi.
Tu as des traces au niveau des seins sur ton débardeur parce que le mâle a décidé qu’on partait juste quand tu avais enfin réussi à aller dans l’eau (en même temps, tu crevais d’envie de faire pipi, il y a bien fallu y aller dans cette eau à 16°).
Les nains sont hagards et ne veulent pas remettre leurs tongs oui oui. Tu fourres tout dans les sacs et tu jettes un regard haineux à wondermaman qui a sorti de la glacière une petite bouteille de blanc bien frais et deux verres pour trinquer avec son mâle. Salope.












