10 juin 2010

Le nain du nain

Le nain, il a SON nain.
- Comment il s'appelle ton bébé le nain?
- Heu... bin bébé
- Ah ok
- Chut maman, bébé dort
- Ah, bin, je vous laisse alors
- Oui. Ferme la porte.

Le nain du nain, c'est ma maman qui lui a offert. Vous savez, celle qui me garde la tente pop-up, qui m'offre mon épilation à la lumière pulsée, et qui a fait de moi une buse intégrale en m'offrant une écharpe de portage.
Bébé, appelons le par son prénom, est assez meugnon:


Fourni avec tétine, canard de bain et bonnet sur son ptit crâne tout lisse.
Ma chère maman lui a donc offert pendant que j'attendais mon petit Solal. Genre pour que le nain puisse un peu projeter, se rendre compte (enfin, tu saisis le concept).

Le nain, ne te fais pas d'illusions, il ne s'est pas jeté sur Bébé en le serrant dans ses bras d'amûr fou, en lui disant "je t'aiiiime mon bébé, tu es mon bébé, c'est à moi le bébé".

Nan. Il a déballé le cadal, heureux (croyant que c'était un enième tracto-pelle), a tiré fort sur le bolduc, s'est enervé sur la boîte, l'a tendue à sa mère pour qu'elle s'énerve à son tour. Enfin, Bébé est sorti.
Le nain est resté dubitatif.
A enlevé le bonnet. A regardé la tétine. A jeté Bébé.
Gloups.
Et son petit frère arrive dans un mois. Re-gloups.

Au fil du temps, j'ai essayé d'intéresser mon nain à son Bébé. Je l'ai sorti du coffre où il l'avait relégué et j'ai tenté quelques perfides approches.

Dépôt de Bébé dans la petite poussette du nain.
> Le nain chope Bébé, le dégage en vol plané, et repose SES nin-nins (= doudous pour toi, Oh lecteur non Marnais) à la place de ce parasite de Bébé que c'est rien qu'une grosse feignasse, qu'il n'a qu'à marcher comme tout le monde.

Montrage au nain que Bébé a un maillot de bain et qu'il peut aller dans le bain avec lui
> Le nain trouve que Bébé lui bouffe son espace vital de la baignoire et empiète sur son terrain de jeu aquatique. Il se permet donc de l'extraire et de le balancer sur le tapis de bain avec force et vigueur. Bébé, humide, dégouline sur le carrelage de la salle de bain.

Vile utilisation de tétine + Bébé dans le lit du nain pour lui montrer qu'il est l'heure de dormir (tu vois, Bébé veut faire dodo LUI)
> Dégagement violent de Bébé dans le coffre à jouet (c'est "là" le lit de Bébé maman je t'ai dit).

Après ces vaines opérations et la perte du bonnet de Bébé dans un lancer de Bébé derrière le canapé, j'ai décidé de laisser tomber, de me fier au temps et de laisser Bébé dans le coffre à jouets (après lui avoir tout de même confectionné un petit lit, on ne se refait pas).

Et puis, il y quelques mois, contre toute attente, le nain a dégoté Bébé au fond du coffre à jouets. Sous un tracteur bruyant. Et une voiture de course.
L'a regardé d'un air enamouré et inquiet (= parental quoi).
- Maman, j'ai retrouvé Bébé
- Ah bin ouiiiiiiiiiiiiiiiii le nain (cache ton hystérie), il faisait dodo (depuis 6 mois, lui, au moins, il nous fait pas chi***)
- C'est MON Bébé maman
- Oué, oué.
- Il a une tututte (= tétine, pour toi, lecteur non Marnais)
- Oué, depuis le temps que je te le dis!
- Il est beau.
- Oué oué, il peut (oui, car ce bébé coûte un bras, sache le).
- Il se promène Bébé.
- Bin, tiens.

Et là, ça y est, Bébé, le bien nommé et le fils prodigue, trône dans la poussette du nain, prend un bain, se couche tôt avec une "chanson douce", doit obéir à son "papa" et surtout, n'arrête pas de dire "caca" (et par la même occasion, est puni dans sa chambre). Il a le droit d'être paré de jolis atours et ne doit pas être réveillé lorsqu'il roupille (dans le lit de papa maman). Bébé est un mini tyran en plastoc, il a eu le droit de prendre l'avion et participe aux grands évènements familiaux. Limite, je pense à l'emmener pour mon prochain accouchement pour qu'il rencontre son prochain frère sa petite sœur.


Cette petite tranchinette de vie je la partage avec toi public, parce que le nain du nain, c'est le kiff.
Déjà parce que bon, c'est meugnon.
Ensuite parce que le nain fait avec SON nain, comme toi tu fais avec lui.
Ce qui te permet de voir, en miniature et en moins bien articulé (parce que le nain n'a pas ton aisance de langage), comment TU fais avec ton nain.

Par exemple, mon nain, quand il va chercher son Bébé à la sortie de sa (micro) sieste, il lui dit:
- ça va Bébé? Tu as fait une bonne sieste? C'est très bien Bébé, je suis fier de toi.

Et quand j'entends ça, je me dis que je suis peut être une obsédée de la sieste.

Ou encore, lorsque Bébé est vulgaire, genre "caca", "caca fesse" (le favourite du nain celui là) ou encore "caca prout", le nain le prend par le menton et lui dit:
- je te préviens Bébé, si tu dis encore une fois caca, tu es puni dans ta chambre

Et là, je te le donne en mille, ce crétin de Bébé dit Caca et se retrouve puni dans sa chambre.
Bin voilà, fallait pas chercher le nain.

Bref, bref, un court artikeul sur le nain du nain pour te dire que tu peux investir.
A partir de 2 ans. A peu près.
Tu vas bien te marrer. Je te jure, le nain est un psycho quand il s'y met...
Et encore, je n'ai que des couillus...
Toi qui a la chance d'avoir une naine...raconte nous....

Edit inquiet du jour: ce matin, le nain a décidé qu'en plus de Bébé, il avait avec lui des Petits Chats. Oui, oui, tu m'as bien entendu. Des petits chats.
Personnellement, je ne les ai pas encore vu. Mais mon nain m'assure qu'ils sont dans son lit, et très mignons.
Je lui ai donc proposé qu'on leur verse un peu de lait dans une assiette pour le petit dej (qui a dit "elle ne devrait pas entrer dans son jeu"??). Du coup, ce matin, avant de partir à l'école, on a bien remis la couette pour qu'ils aient un petit lit tout propre. Et on a quitté la pièce sur la pointe des pieds.
Et j'ai trouvé qu'il n'y avait rien de plus chouette que d'avoir trois ans.

1 juin 2010

Tralali, la musique des petits bruits

Déjà, un bon point pour ce livre, l'image est très meugnonne.
Ce petit livre a été offert à mes nains par Tatie Colé et Tonton Toma (tu remarqueras à quel point je modifie le nom des protagonistes de cette sombre histoire de comptine afin que leur anonymat soit préservé).
Dessus, ya écrit: un cd, une fanfare, une berceuse. Oué.
Le nain est ravi, le livre est choli, les dessins (crayonnés) sont absolument choupinous. Juge par toi même:

Ou encore:
En plus, ya un tracteur, je te dis pas, le nain est extatique.

Ce petit livre met en scène tout plein de zolis zanimaux musikos qui font une pitite farandole.
Chaque page présente un nouvel animal et le bruit qu'il fait.
Exemple pour toi, public ignorant:
Je t'ai mis encore une fois le tracteur parce qu'en plus, il dit "pet pet pet!!!" et tu n'es pas sans savoir que ce genre de vocabulaire fait les choux gras du nain.
En bref, chaque page voit l'arrivée d'un nouveau musicien et la fanfare prend de l'ampleur.

Et comme sans le son, bin, ça ne le fait pas, le joli livre s'accompagne d'un CD. Et oui, on n'arrête pô le progrès.
Sur le CD, la zizique qui va bien, même qu'au bout de trois/quatre écoutes, tu seras assez vive pour tourner les pages en même temps. Au départ, c'est un peu difficile, mais je sais que tu vas réussir, jeune padawan.

Ton nain est tout content d'avoir le son ET l'image. Et toi tu es contente car tu as l'impression d'offrir un moment de culture au nain.

Après la fanfare, une courte berceuse pour aider le nain à s'endormir.
Inutile de te dire qu'après le fou rire du chien tracteur qui fait pet! pet! , il te faudra passer 30 fois la berceuse pour arriver à tes fins.

Les dessins très chouettes sont de Benjamin Chaud et la zizique, très chouette z'aussi, est de Laurent Sauvagnac.
Si tu es comme moi et que tu trouves que les dessins sont AB-SO-LU-MENT trop déments et qu'il te les faut, bin tu peux les avoir: en stickers, et en puzzle (si t'es rien qu'une maman patiente). Va voir chez Djéco, c'est là qu'ils sont.


Seul bémol de cet ouvrage, le prix (13,90) que je trouve un peu élevé et la durée des musiques, qui sont très belles mais un peu courtes (52 secondes pour la berceuse).

En clair, un joli cadal, à partir de 1 an.

29 mai 2010

Fasten your nain while seated - Life jacket under your nain

Oh lecteur avide d'aventures rocambolesques,je te propose de suivre aujourd'hui le récit de mon voyage by plane en Allémanie.
Sache, cher public ignare, que l'Allémanie est un pays fort sympatoche où l'on sert (à foison) bretzel, wurst (au fromage, aux zépices, à jenesaipakoi), binouze (par bouteille de 1,5 litres), patates et beurre à la tomate.
Mon petit neveu ayant eu l'admirabeul idée de se faire baptiser à 800 km de maméson, il ne nous restait plus qu'à franchir le Rhin afin d'aller lui offrir une zoli médaille (oui, car le mâle est parrain).
Puisque, tu le sais, lecteur assidu, je ne suis pas en état de faire 1600 km en ouature avec mes nains, nous avons décidé, le mâle et moi même, d'offrir à nos rejetons un mirifique voyage en avion.
Et d'offrir à notre banquier l'occasion de s'étouffer.
Mais, crois moi, ça en valait la peine.
Je te laisse à ta lecture, je te vois déjà ricaner bêtement.

Chapter ouane: Les nains vont prendre l'avion

Le nain, tu le sais, n'a aucune notion du temps qui passe.
Avantage: tu peux utiliser la menace de l'avion pendant quelques semaines. Exemple: "si tu ne dors pas toudessuite le nain, on ne va pas prendre l'avion pour aller chez cousin Hugo" (vil et cruel? oui, mais efficace)

Inconvénient: le nain te bassine pendant des semaines pour savoir "quand c'est qu'on va chez cousin Hugo?"
"Bientôt le nain"
"Quand? Demain"
"Heu non, pas demain, encore un peu de dodos hein"
"Ze veux y aller demain moi"
"Oui, bin va falloir attendre, l'avion n'est pas prêt"
"Ze veux même y aller tudessuite moi mamaaaaaaaaan". Chouine, larmes, pleurs, cris et obligation pour les parents fourbes que nous sommes de communiquer sur le sujet par épélation. L'épélation, je t'explique car je vois que tu t'interroges, est un langage bien connu des wonder parents qui consiste à épeler le mot.
Exemple: "ce soir, je mangerais bien des F.R.I.T.E.S"  ou bien, "tu as jeté cet ignoble costume de S.P.I.D.E.R.M.A.N?"


Moralité: ne préviens pas le nain trop tôt. Mais préviens le tout de même, la menace pour le coucher est tellement utile que, sincèrement, ça serait dommage de s'en priver.

Bref, le nain AVANT l'avion est un nain excité.
Et toi, tu es un parent angoissé.
Parce que tu attends la carte d'identité du nain (oui, car je te rappelle que l'an dernier, tu as déjà raté l'avion parce que la charmante hôtesse chargée de l'enregistrement n'a pas voulu te laisser monter avec un nain sans papier - malgré ses yeux que c'est ceux de son papa - malgré tes larmes - malgré la boubouille de nain).
Pourtant tu as bien déposé tous tes papiers à la mairie dans temps. Enfin tout pile quoi. Enfin, la secrétaire a dit 2/3 semaines. ça fait 16 jours. C'est long nan?

Moralité: Prends toi y à l'avance. Et courage, courage pour la photomaton de nain. Va chez un photographe avant de perdre mille euros dans la machine à tourniquet qui monte. Parce qu'un nain qui ne doit pas sourire/pas fermer les yeux/fixer l'objectif/ne pas être maintenu...ce n'est pas un nain, c'est une peluche.

Les préparatifs:
Un conseil? Un vrai? Un bon? Moué. Oublie.
Nous avons opté pour la solution: pas de bagages en soute (nan, pas de nains en soute non plus, lecteur sans cœur). Ce qui signifie: pas de fringues superflues. Ni pour toi, ni pour les nains. Tout miser sur la propreté naturelle du nain. Et sur la machine à laver de ton hôte. Sur son déodorant aussi. Et sur sa brosse à cheveux. Ainsi que sur une paire de chaussettes pour le mâle. Il a oublié les siennes.
Fonctionne très bien si tu pars dans de la famille proche, très proche. Moins bien si tu vas chez des amis radins et égoïstes qui risquent de penser que tu es quelque peu parasite.
C'est un joli bagage cabine ça ma bonne dame

Bref, départ avec un petit sac à dos qui passe comme bagage cabine. Faisable. Cette solution t'évite trois enquiquinements non négligeables:
- un mal de dos terribeul ou une gestion difficile de nain (puisque tu tires déjà ta méga grosse valoche derrière toi) qui court partout dans l'aéroport.
- une attente devant le tapis roulant qui dégueule les bagages avec le nain qui veut AB-SO-LU-MENT monter sur le truc qui avance tout seul (que c'est rigolo- qu'il avance vite- qu'on ne le voit plus- qu'il réapparaît- et merde).
- une prévisible perte de tes bagages. Et oui, comme pas mal de choses, ça peut t'arriver à toi (surtout à toi, n'oublie pas que tu as la louze). Et sincèrement, commencer ses vacances en portant trois jours de suite les mêmes fringues qui sentent le chacal, ça n'aide pas à se détendre. Du tout.
ça c'est moi la veille du jour J. Avec de plus gros cuissots, c'est entendu

Moralité: si tu le peux, ne prends que des bagages cabines.
Mais ATTENTION: point de liquide dans ton zoli sac. Sinon lors de ton passage aux rayon X, il faudra raisonnablement dire adieu à tes 100ml de parfum Pôduku, à ton déo en spray, à ton gel douche gommantexfoliant aux perles rares du Pérou, à ton liquide lave-fesse, au Head and Shoulders du mâle, au liniment du nain. Les médicaments pour nain passent très bien aux rayons X (mais prends toujours l'ordonnance, au cas où), cela dit, se laver les fesses au Doliprane, ça peut être limite limite.

Le jour J:
Sache le, le jour J, tu es crevée. Parce qu'un des nains a eu l'excellente idée de tomber malade la veille et t'a pourri ta nuit. Le jour J, les nains sont excités comme des puces et tu peines à les faire tenir en place. Tu as déjà honte car ils crient pour tester l'écho de l'aéroport, le grand s'échappe et va s'encastrer dans une pyramide de valises d'un groupe Fram, et le petit hurle comme un marcassin car il veut sortir de sa poussette pour s'étaler dans les valoches comme son frère. Le mâle, quant à lui, vérifie pour la millième fois qu'il a bien tous les billets et toutes les pièces d'identité, que l'avion n'est ni annulé, ni retardé, que le comptoir pour l'enregistrement n'a pas changé (depuis trente secondes, ça m'étonnerait) et toi, toi, et bien tu as super envie de pipi mais tu t'abstiens.
Et, l'avion est dans deux heures. Youhou.

Commence l'attente. Devant le comptoir pour enregistrer. Devant la machine à rayons X. Avant la zone d'embarquement, à la caisse du Duty Free.

Point positif des nains: les gens sont gentils avec toi. Ils voient que tes nains sont des boulets, c'est certain. Alors ils compatissent parce que, pour rien au monde, ils ne voudraient être à ta place.
Ah oui, et tu peux garder ta bouteille d'eau aussi. Si, si, tu colles la bouteille de 2 litres dans la paluche du nain et tu dis que c'est pour lui. La gentille crédule hôtesse te laisse passer. Promis.
Troisième avantage non négligeable: le nain sert de coupe file. Promis encore.
Surtout si tu as une poussette. Alors là, c'est limite si on ne t'ouvre pas le salon VIP.
La poussette, c'est le multipass. Tu gruges tout le monde. Pire qu'à la caisse femme enceinte (si t'es enceinte, cela va de soi/ou si tu sors ton ventre).
En clair, la poussette te permet de passer en prem's. Yesss. M'enfin te réjouis pas trop, n'oublie pas que tu as toujours tes nains avec toi et que tu vas passer les prochaines heures enfermée à quelques milliers de mètres d'altitude avec eux. Et avec les autres gens aussi. Dommage pour eux, il fallait prendre un autre vol.

Le vol:
Le vol est long. Qu'il dure 1h ou 12h, il est long, trop long. D'ailleurs, tu ne prendras plus jamais l'avion. Même pour l'Ile Maurice, la prochaine fois tu iras en bateau. Ou tu n'iras pas. Tout compte fait tu ne partiras plus jamais en voyage. Ou sans les nains.
Arrivée dans l'avion, il te faut repérer ta place. Le nain hurle "ya une place là! ya une place là" car il n'a pas encore saisi le principe des places numérotées. Il va donc falloir traîner le nain jusqu'au siège 22C. Et envoyer le nain valdinguer près du hublot pendant que tu jettes toi même ton sac (cabine je te le rappelle) dans le minuscule compartiment à bagages avant que la horde de voyageurs (passablement énervés parce que je te rappelle que tu les as grugés avec ta poussette il y a 10 minutes) ne te passe sur le corps.

Tu extirpes de ton sacàdos le petit sachet spécial "occupe ton nain pendant l'avion" et tu t'affales sans ménagement. Sur ton autre nain. Que son père avait envoyé valdinguer avant de ranger son sacàdos. Zut. Il pleure déjà. Les voisins de devant se regardent d'un air désespéré.
Et attendez les mecs. On n'est pas encore partis.
Les nains sont installés. Enfin, sont à deux sur le siège hublot. Le grand regarde les z'avions en commentant à voix (très) haute ses découvertes et le petit alterne bavage sur hublot et frappage sur la vitre.
Les voisins songent à changer de place.
Il est temps d'attacher les ceintures. Le grand, paniqué, vérifie que nous avons tous notre ceinture.
Le petit, sanglé sur moi même, se tortille dans tous les sens car il voudrait bien retourner baver sur sa vitre.
Le mâle promet qu'il le prendra à l'atterrissage. Les voisins font semblant de regarder la démonstration "gilet de sauvetage et masque à oxygène" de l'hôtesse.
On décolle. Tu as la trouille et tu serres le nain. Qui hurle. Ouais, bon, mais ça fait peur aussi.
Tu te dis que si tu te crashes, là, au moins vous êtes tous ensemble. Mais que ça serait dommage de se crasher avant d'avoir fini la saison 1 de Lost quand même.

Et le vol commence vraiment.
Les nains s'agitent.
Comme tu voyages léger, tu n'as guère d'accessoires pour occuper les nains. Et les sandwiches givrés distribués gracieusement par la Lufthanse n'intéressent pas les nains.
En revanche, le jus de tomate, ils kiffent. Surtout la touillette. Ils touillent et tapent sur le hublot avec la touillette. Et renversent leur jus de tomate sur ton pantacourt. Beige.
Formidabeul. Les voisins ont commandé un whisky sec. Deux même.

Après le jus de tomate, le nain doit faire pipi. Youpi, ça fait toujours 5 minutes de dégourdissage de nain.
Les toilettes sont minus. La chasse d'eau est bruyante. Ton nain kiffe. Toi, tu kiffes moins puisque le nain ouvre la porte alors que tu fais encore pipi. La honte, le voisin (bourré) est devant la porte.
Tu retournes tant bien que mal à ta place mais au milieu du couloir : le trolley qui ramasse les plateaux.
Tu suis. Lamentablement. Tout le monde mate ton fessier plein de jus de tomate. Le nain en profite pour regarder ce que font les gens. Personne ne lui adresse un sourire. Tout le monde sait qui tu es dans cet avion. N'espère pas une once d'empathie.

Pendant ta virée toilettes, petit nain a déballé tout ton sac à main. Génial. Tu récupères ton portabeul sous le siège de la voisine qui te signale d'un geste agacé que ton nain a ENCORE remonté la tablette un peu violemment.
Un coup d'oeil à ta montre: il reste encore une heure de vol.

Dans mon immense bonté, je vais te donner un bon conseil: n'oublie pas d'emmener des choses pour occuper ton nain. Les mêmes que pour le train en gros. Surtout les Prigeuls. La voisine adore quand ça grignote dans ses cheveux. Je n'ai pas eu la chance d'avoir un sac à joujoux fourni puisque, je te le redis encore une fois, je suis partie léger. Et bien crois moi, j'ai regretté de ne pas avoir, au moins le lecteur dividi. Ou des bonbecs. Ou du chatterton.
Les nains ont donc utilisé le temps qu'il leur restait comme de véritables nains:
- jeux du coucou-hibou avec les voisins de derrière et hurlements de rire à chaque fois.
- descendage et remontage de tablette
- coups de pieds dans le siège de la voisine
- inclination du siège
- jetage de doudou à travers la cabine
- déclamation de phrases honteuses genre "c'est toi qui a fait prout maman?" (je te rappelle que le nain est encore toujours à jamais dans sa phase caca boudin)
- cris de débiles et sauts sur le siège
- des "on est dans le ciel là maman?" ou des "grosses fesses la dame".

En clair, une heure trente de vol pour le moins agréable pour nous, et pour les heureux passagers du vol paris-munich. Une heure trente de vol où j'ai rien fait que de dire des trucs de maman enervée.
"on arrive bientôt le nain", "reste tranquille encore un peu", "si tu es sage, on va chez cousin Hugo"
et des lamentables "silteplé le nain...", ou encore des pitoyables " Laisse ton frère, il est fatigué, C'EST POUR CELA QU'IL CRIE FORT" (en espérant ainsi m'attirer la sympathie d'autres parents).

Peine perdue, sache le, si tu es en galère dans un avion avec tes nains, personne ne viendra te délivrer. Et personne ne viendra te dire : "ne vous en faites pas, ça ne nous dérange pas, on comprend, vous n'y pouvez rien". Nan. Les gens se contentent de te regarder d'un air excédé et surtout, surtout, les parents du faux nain qui s'est endormi sans broncher sur son 1/4 de siège. Saloperie va!

L'arrivée est tout aussi périlleuse car personne ne veut te laisser sortir (ya pas de raison, t'es entrée la première et tu as gavé tout l'avion). Tu es bonne pour rester assise et maintenir tes nains encore 10 minutes pendant que défilent devant toi tout ceux qui auraient bien voulu te faire la peau. Ou encore filer un parachute au nain. Un conseil: regarde ailleurs ou cache tes nains sous le siège. Et sort une fois que tout le monde est parti. N'oublie pas de saluer l'équipage. Ils sont restés polis. C'est leur métier, certes, mais c'est admirable tout de même.

Une fois débarquée, je te conseille de fuir l'aéroport le plus rapidement possible. Et surtout, de ne pas penser au retour.

17 mai 2010

Vous êtes arrivés à Nain-Ville, terminus de ce train

Si tu es une fière et fidèle lectrice de ce mirifique et formidabeul blog, tu n'es pas sans savoir que ma douce et précieuse personne ne se déplace qu'en ouature.
En gransénik silteplé, voire en poubelle kangou. Mais si...tu le sais. Et si tu as une mémoire de poisson rouge (n'oublie pas que tu as des nains), rafraîchis toi ta mémoire ici (oui, parce que pour rafraîchir ton haleine, je ne peux malheureusement rien faire).

Bref, mes nains, le mâle, le toutou et moi même voyageons en ouature. C'est long, c'est barbant, les nains sont plus que chiants, on ne fait que grignoter, ya du monde, on s'énerve et on ne peut pas étendre ses gambettes. En plus le lecteur dividi n'a que deux heures d'autonomie (rapport au fait que la prise d'allume-cigare a été légèrement bousillée par une maman énervée que ça rentre pas dans le trou put***")

Mais bon, soyons honnêtes, le trajet en ouature, c'est juste le Paradize nirvanesque par rapport au train. Si. J'exagère même pas. C'est pas mon genre tu le sais.

Ouais, sache le, le train, avec des nains, c'est un peu comme une épreuve placée sur ta route par le SIWM (sioupère inspecteur des wonder mamans). Oué, je te jure, c'est juste LE truc qui te mets trop la pression et que tu dois prévoir dans les moindre détails si tu ne veux pas que ça foire. Et de toute façon, ça foire.
Et ça devient "ze traïne of zi angoisse", pour toi et pour les autres (sauf que toi, t'as la sioupère honte en plus, bin oué).
Que je t'explique. Dans ta vie de maman de nains, tu dois déjà être la reine, que dis-je, la déesse, la walkyrie de l'organisation. D'ailleurs on parle même, entre mamans, d'OR-GA-NI-SA-TION.
" Nan, mais tu sais, trois nains, ça fait peur mais tout est question d'OR-GA-NI-SA-TION" (mytho va).
ouais, c'est plutôt comme ça en fait

L'OR-GA-NI-SA-TION, donc, tu connais. Tu ne sais pas faire un pas sans ton sacàcouchezélingettes (même s'il reste dans la ouature quand tu sors, très zutile), ton sacàmain est rempli de boudoirs, voitures ou petits poney, tu as toujours des Pom'Potes dans ta portière et tu as une boîte entière de kleenex greffée dans ta poche (et je te parle pas de la bouteille de Dolicrane à la fraise et de la pipette qui colle partout).
En clair, tu sais que pour sortir en compagnie de nains, il faut prévoir. Que dis-je, il faut PRé-VOIR. TOUT.
ton meilleur ami, ton plus bel achat

Prends exemple sur moi, jeune padawan. Il y a encore peu de temps, j'ai décidé d'emmener mes nains, après école+crèche, faire un petit tour dans un magasin éspécial nain (que je ne citerai pas car j'ai un peu les chocottes d'être reconnue) histoire d'acheter un cadal de naissance. Je récupère donc minus à l'école et minus 2 à la crèche. Minus 2 étant (pour changer) malade comme un vieux chacal asthmatique, je me fends d'un coup de fil au kiné pour prendre rendévou. Très bien, il me reste 35 minutes avant l'écrasage de poumon du nain pour trouver le-dit cadal.
Pendant que je farfouille avec nain spastique dans les rayons, j'envoie nain turbulent jouer dans la meugnonne aire de jeu mise à disposition des nains. Trois minutes passent. J'entends hurler. "Mamaaaaaaaaaaaaaaaan".
Tiens, c'est moi ça.
Puis le verdict tombe. "Pipiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii". Et merde.
Le nain a pourri l'aire de jeu et autour de son adorable petite personne: une flaque. Tiens, sur le toboggan aussi.
Je me sens donc obligée de prendre un wonderfoul cadal de naissance et je m'excuse bien platement pendant la jeune stagiaire me lance des regards courroucés et passe la serpillère.
Je traîne mes nains jusqu'à la Kangou, cale mininain dans son siège Toto et m'apprête à changer nain pisseux. Heureusement, j'ai un slibard de rechange (l'OR-GA-NI-SA-TION). Limite, je jubile sur le parking.
Sauf que le nain n'a pas que fait pipi. Je ne te fais pas de dessin. Je jubile carrément plus.
Pantalon bon à jeter. Et rendévou kiné dix minutes plus tard.
les tant-convoités slibards. Ils t'avaient manqué, hein?

J'ai donc emmené mon nain en slip chez Décathlon. En décembre. Pour lui acheter un jogging.
Oui.
Mais depuis, dans ma poubelle Kangou, j'ai un jogging à nain. Sache le.

Tout ça pour te dire que je suis (normalement) parée à toutes les éventualités.
Alors inutile de te dire qu'un trajet de 40 minutes en tigivi, ça me fait pas peur, mais alors padutout. Je ricane même.
Les conseils (foireux) que je vais te divulguer ici n'ont pas vocation à marcher. Néanmoins, ça peut toujours aider.


Peu importe la durée du trajet. Sache que, de toute façon, les nains ne savent pas se tenir. Enfin, j'exagère. Ils vont rester calmes 3 minutes:
1 minute 30 au démarrage en bavant sur la fenêtre.
1 minute 30 lorsque le contrôleur passera voir les billets.
intérieur tigivi avant nain. savoure, c'est beau.

Le problème c'est que le nain kiffe le train. Grave. Le couloir du train aussi. Les accoudoirs, c'est trop de la balle, on peut les monter et les descendre.Les sièges, y sont tout doux et limite ils rebondissent pas trop mal.
Les chiottes je t'en parle même pas, surtout la chasse d'eau bleue. Le mieux, c'est encore la grille de ventilation au bord de la fenêtre. Rotavirus mon ami sort de cette clim' et va te nicher dans la tronche du nain. Banco et dégueulis.
Bon, en gros, le nain, dans le train, ça gave. Toi, et les autres aussi.
Sache le pourtant, ami lecteur, je fais partie de ceux qui disaient (avant, je veux dire avant les nains), en soirée ou entre amis, d'un air supérieur et hautain: "Put**, pas de bol, à chaque fois que je prends le train, je me tape, au choix: le wagon de mauvais scouts qui beuglent / les sales gamins qui font rien qu'à brailler, c'est trop chiant, peuvent pas les parquer tous dans le même compartiment nan???".
Ouais, je sais, je suis infecte. Mais crois moi, je paye ces vilains propos chaque jour.

Mes nains, dans le train, ils font rien qu'à m'énerver. Déjà, je mise tout sur le petit carré gagnant. Tu sais, ces 8 places entourées de deux portes qui ferment (isolation phonique). Déjà le nain ne s'enfuit pas. Et les gens ne l'entendent pas (de trop). Le nain peut se contenter de baver sur la porte vitrée en regardant avec envie le couloir qui s'offre à lui.
Mais sache le, généralement, le train est blindé. Et les gens, je ne sais pas pourquoi, quand ils te voient débarquer avec deux nains et que t'es toute seule, bin, comment dire, ils font juste semblant de dormir en croisant très fort les doigts pour que je n'ai pas la très mauvaise idée de poser mon délicat fessier à côté d'eux.

Pas de chance pour la gentille demoiselle qui, hier, m'a souri en me proposant de m'asseoir en face d'elle. L'inconsciente!
Pour sa défense, j'avais caché un des nains dans le couloir. Oué, je sais, ne dis rien.
Bref, me voilà installée avec mes nains. Qui regardent par la fenêtre 1 minute 30.
Le grand veut enlever ses godasses. Le petit veut enlever ses godasses. Heu? Non.
La dame sourit (encore). Pas pour longtemps.
Ils commencent à parler fort. Le voisin ouvre un oeil.
Je fais évidemment semblant de ne rien voir.
Solal crie. La voisine est étonnée de sa puissance vocale.
Ravi, Solal recrie. Son frère applaudit sa prouesse.
Le voisin, réveillé, se dirige vers les toilettes.
" Il va où le mossieur????"
" Aux toilettes le nain"
"Pourquoiiiiii?"
"Bin (à voix basse) je sais pas moi pour faire pipi"
"Pipi ou caca maman??" (remarque comme le nain sait dévier les conversations vers un sujet qu'il maîtrise)
"Heu (encore plus bas), oui, pipi ou caca"
"Cacaaaaaaaaa" (ça c'est petit nain qui a repéré un mot connu dans ma phrase et qui s'empresse de le répéter, en hurlant, une dizaine de fois).

L'autre se marre comme une baleine et ajoute des mots du même champ lexical, histoire d'épater la galerie. Qui est, tu t'en doutes, consternée.
Après un florilège de pipi/caca/prout, le nain décide qu'il est temps d'y aller. Aux toilettes.
Sioupère.
Je ne sais pas si tu es déjà entrée dans les ouatères d'un tigivi, mais sache que moi même, fluette et fine (moué), j'ai du mal à fermer la porte une fois que je suis dedans. Alors imagine nous, tous les trois. Inside ze hell.
Le nain touchera la cuvette, rinàfout', il est totally hors de question que je soulève son fessier alors que des soubresauts agitent le tigivi. De toute façon, au point où on en est.
Dois-je d'ailleurs préciser que le petit est assis par terre et déroule tout le papier de verre wécé, en fait des boulettes qu'il veut ingurgiter?
La chasse d'eau bleue est tirée trois fois. Le petit trouve ça sioupère et veut appuyer sur la pédale. Avec sa main. Beurb.
Le pire, c'est qu'ils en sont fiers...va savoir...

Sortis (avec peine) des ouatères, les nains ont faim. Comme ils ont les mains divinement propres, je leur suggère de déguster des Pringles*
Les Pringles sont engloutis. Les miettes jonchent le sol. Mais les voisins sont heureux de n'entendre que le divin croustillement des petites quenottes. J'en profite pour taper la discute avec ma charmante voisine qui trouve que "j'ai bien du courage de voyager seule avec mes nains". Je crois qu'elle a compris.
Mais manifestement, elle ne suspecte pas les capacités sioupèrnaturales de mon petit nain puisqu'elle veut se joindre à la conversation que mes nains entretiennent.
En effet, mes nains conversent. Au delà du "caca" de toute à l'heure, ils savent aussi se poser des colles.
"Comment y fait le chien Soso?"
"Wah Wah!"
"ouiiii Soso!! Et le fantôme?"
"Hou!Hou"
Et là, ma voisine d'en face demande, toute meugnonne et pleine de bonne volonté:
"Et le canard? Il fait comment le canard?"
Je te laisse imaginer le "Ca-Ca" de Soso, accompagnée d'un milliard de particules de Pringeuls qui sont venues se ficher sur la veste de la gentille voisine.
Oui, Soso connaît le bruit du canard. Il ne gère pas encore très bien le postillon, voilà tout.

Après toutes ces aventures, après avoir dégainé deux petites ouatures absolument IDENTIQUES (pour éviter le drame du "ze veux celle là moi"), après m'être assommée avec mon sacàdos perché dans le range-ton-bagage-au-dessus-de-ta-tête-en-priant-pour-qu'il-ne-tombe-pas, après avoir réussi à décoincer ma poussette doubeul, après avoir enfilé les deux manteaux aux nains Pringeulsés jusqu'à la moelle, après avoir salué avec modération et parcimonie (courbettes, galipettes) mes valeureux voisins de train, après avoir béni la voix du contrôleur annonçant que nous arrivions "dans quelques minutes en gare de Champagne-Ardennes Tigivi", je me suis propulsée hors du train, ai collé les nains dans les bras de mon mâle venu gentiment nous chercher (extrait du sms envoyé au mâle par moimême: "on est ouature 17, t'as intérêt à être devant la porte monamour ou je te brise les dents) et me suis vautrée dans la poussette doubeul.

 Forte de cette expérience, je m'en vais te lister tout ce qu'une sioupère maman comme toi doit prendre dans son sacànain le jour où elle décide de prendre le tigivi (liste à adapter en fonction de la durée du trajet. Au delà de 2 heures, tu as, en plus de tout mon respect éternel, le droit de publier un artikeul sur ce blog).

Les basiques:

- couches/lingettes/change
- bouffe à outrance: compotes, jus de fruit refermables, chips, bonbecs. En clair les mets favoris des nains. Et en grosse quantité.
- bouquins (évite les histoires niaises qui nécessitent une lecture à voix niaise à moins que tu aies envie de te manger la honte et d'entendre les gens ricaner sur ton passage).
- joujoux (nouveaux emballés dans du papier cadal (ou vieux, si ton nain n'a pas de mémoire), ça prend plus de temps). Évite tout ce qui est joujou sonore à moins que tu aies envie d'être bannie sur un strapontin par une foule irritée.
- livre stickers. Avec des zolis stickers qui collent et se décollent (on appelle ça repositionnable). Plus efficace que le coloriage qui nécessite l'accessoire crayon de couleur (qui glisse sous le siège avec les vieux chewing gum et les miettes de Pringeuls).
- le lecteur dividi portable. Un must. Une génialissime invention. Béni sois tu (arrête moi si j'en fais trop).
- une ardoise magique ou un aquadoodle en livre. ça lasse mais tu peux faire tenir le nain 10 minutes.
- l'I-nain. Que tu peux découvrir (d'ailleurs il est en solde chez Knaf éveil et zeu)
- un morceau de pâte à modeler (à tes risques zé périls). Et surtout aux risques zé périls des sièges Christian Lacroix du tigivi.
- des petits trucs qui se collent aux vitres du train (à lancer quand le contrôleur est lointain à moins d'avoir envie de se retrouver jetée sur le quai de Trifouillis les Oies avec tes nains).

Évidemment cette liste n'est pas exhaustive, elle peut s'enrichir de ton expérience, public ferroviaire.
Inutile de me suggérer le coup de gournain, cela dit, ou la cuillèrée de Calminain. Je ne suis pas si excessive.
Mais je n'ai rien contre un bâillon efficace.

*note pour les mamans outrées et offusquées: j'ai bien évidemment lavé les menottes de mes divins bambins car je ne supporterai pas qu'une once de microbus pourritus pénètre dans ma boîboîte de Pringeuls.

** note en pluche: n'oublie pas qu'avec ton nain et la carte Nain+ de la seuneuceufeu, tu peux profiter de réduc. Que ça ne t'empêche pas de t'abstenir de tout trajet inutile. Apparemment, certains tigivi sont équipés pour les familles.
Pour ma part, lorsque j'essaie d'en savoir plus, j'accède à cet écran:
manifestement, ils ne veulent plus de moi...




*** Note de Vinc', adorabeul lecteur de mamanstestent qui nous propose un plan des Tigivi histoire de cibler au mieux ZE PLACE TOBI. Merciiiii, je sens que nous allons toutes te faire une prière silencieuse à chaque trajet.
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...