1 juin 2010

Tralali, la musique des petits bruits

Déjà, un bon point pour ce livre, l'image est très meugnonne.
Ce petit livre a été offert à mes nains par Tatie Colé et Tonton Toma (tu remarqueras à quel point je modifie le nom des protagonistes de cette sombre histoire de comptine afin que leur anonymat soit préservé).
Dessus, ya écrit: un cd, une fanfare, une berceuse. Oué.
Le nain est ravi, le livre est choli, les dessins (crayonnés) sont absolument choupinous. Juge par toi même:

Ou encore:
En plus, ya un tracteur, je te dis pas, le nain est extatique.

Ce petit livre met en scène tout plein de zolis zanimaux musikos qui font une pitite farandole.
Chaque page présente un nouvel animal et le bruit qu'il fait.
Exemple pour toi, public ignorant:
Je t'ai mis encore une fois le tracteur parce qu'en plus, il dit "pet pet pet!!!" et tu n'es pas sans savoir que ce genre de vocabulaire fait les choux gras du nain.
En bref, chaque page voit l'arrivée d'un nouveau musicien et la fanfare prend de l'ampleur.

Et comme sans le son, bin, ça ne le fait pas, le joli livre s'accompagne d'un CD. Et oui, on n'arrête pô le progrès.
Sur le CD, la zizique qui va bien, même qu'au bout de trois/quatre écoutes, tu seras assez vive pour tourner les pages en même temps. Au départ, c'est un peu difficile, mais je sais que tu vas réussir, jeune padawan.

Ton nain est tout content d'avoir le son ET l'image. Et toi tu es contente car tu as l'impression d'offrir un moment de culture au nain.

Après la fanfare, une courte berceuse pour aider le nain à s'endormir.
Inutile de te dire qu'après le fou rire du chien tracteur qui fait pet! pet! , il te faudra passer 30 fois la berceuse pour arriver à tes fins.

Les dessins très chouettes sont de Benjamin Chaud et la zizique, très chouette z'aussi, est de Laurent Sauvagnac.
Si tu es comme moi et que tu trouves que les dessins sont AB-SO-LU-MENT trop déments et qu'il te les faut, bin tu peux les avoir: en stickers, et en puzzle (si t'es rien qu'une maman patiente). Va voir chez Djéco, c'est là qu'ils sont.


Seul bémol de cet ouvrage, le prix (13,90) que je trouve un peu élevé et la durée des musiques, qui sont très belles mais un peu courtes (52 secondes pour la berceuse).

En clair, un joli cadal, à partir de 1 an.

29 mai 2010

Fasten your nain while seated - Life jacket under your nain

Oh lecteur avide d'aventures rocambolesques,je te propose de suivre aujourd'hui le récit de mon voyage by plane en Allémanie.
Sache, cher public ignare, que l'Allémanie est un pays fort sympatoche où l'on sert (à foison) bretzel, wurst (au fromage, aux zépices, à jenesaipakoi), binouze (par bouteille de 1,5 litres), patates et beurre à la tomate.
Mon petit neveu ayant eu l'admirabeul idée de se faire baptiser à 800 km de maméson, il ne nous restait plus qu'à franchir le Rhin afin d'aller lui offrir une zoli médaille (oui, car le mâle est parrain).
Puisque, tu le sais, lecteur assidu, je ne suis pas en état de faire 1600 km en ouature avec mes nains, nous avons décidé, le mâle et moi même, d'offrir à nos rejetons un mirifique voyage en avion.
Et d'offrir à notre banquier l'occasion de s'étouffer.
Mais, crois moi, ça en valait la peine.
Je te laisse à ta lecture, je te vois déjà ricaner bêtement.

Chapter ouane: Les nains vont prendre l'avion

Le nain, tu le sais, n'a aucune notion du temps qui passe.
Avantage: tu peux utiliser la menace de l'avion pendant quelques semaines. Exemple: "si tu ne dors pas toudessuite le nain, on ne va pas prendre l'avion pour aller chez cousin Hugo" (vil et cruel? oui, mais efficace)

Inconvénient: le nain te bassine pendant des semaines pour savoir "quand c'est qu'on va chez cousin Hugo?"
"Bientôt le nain"
"Quand? Demain"
"Heu non, pas demain, encore un peu de dodos hein"
"Ze veux y aller demain moi"
"Oui, bin va falloir attendre, l'avion n'est pas prêt"
"Ze veux même y aller tudessuite moi mamaaaaaaaaan". Chouine, larmes, pleurs, cris et obligation pour les parents fourbes que nous sommes de communiquer sur le sujet par épélation. L'épélation, je t'explique car je vois que tu t'interroges, est un langage bien connu des wonder parents qui consiste à épeler le mot.
Exemple: "ce soir, je mangerais bien des F.R.I.T.E.S"  ou bien, "tu as jeté cet ignoble costume de S.P.I.D.E.R.M.A.N?"


Moralité: ne préviens pas le nain trop tôt. Mais préviens le tout de même, la menace pour le coucher est tellement utile que, sincèrement, ça serait dommage de s'en priver.

Bref, le nain AVANT l'avion est un nain excité.
Et toi, tu es un parent angoissé.
Parce que tu attends la carte d'identité du nain (oui, car je te rappelle que l'an dernier, tu as déjà raté l'avion parce que la charmante hôtesse chargée de l'enregistrement n'a pas voulu te laisser monter avec un nain sans papier - malgré ses yeux que c'est ceux de son papa - malgré tes larmes - malgré la boubouille de nain).
Pourtant tu as bien déposé tous tes papiers à la mairie dans temps. Enfin tout pile quoi. Enfin, la secrétaire a dit 2/3 semaines. ça fait 16 jours. C'est long nan?

Moralité: Prends toi y à l'avance. Et courage, courage pour la photomaton de nain. Va chez un photographe avant de perdre mille euros dans la machine à tourniquet qui monte. Parce qu'un nain qui ne doit pas sourire/pas fermer les yeux/fixer l'objectif/ne pas être maintenu...ce n'est pas un nain, c'est une peluche.

Les préparatifs:
Un conseil? Un vrai? Un bon? Moué. Oublie.
Nous avons opté pour la solution: pas de bagages en soute (nan, pas de nains en soute non plus, lecteur sans cœur). Ce qui signifie: pas de fringues superflues. Ni pour toi, ni pour les nains. Tout miser sur la propreté naturelle du nain. Et sur la machine à laver de ton hôte. Sur son déodorant aussi. Et sur sa brosse à cheveux. Ainsi que sur une paire de chaussettes pour le mâle. Il a oublié les siennes.
Fonctionne très bien si tu pars dans de la famille proche, très proche. Moins bien si tu vas chez des amis radins et égoïstes qui risquent de penser que tu es quelque peu parasite.
C'est un joli bagage cabine ça ma bonne dame

Bref, départ avec un petit sac à dos qui passe comme bagage cabine. Faisable. Cette solution t'évite trois enquiquinements non négligeables:
- un mal de dos terribeul ou une gestion difficile de nain (puisque tu tires déjà ta méga grosse valoche derrière toi) qui court partout dans l'aéroport.
- une attente devant le tapis roulant qui dégueule les bagages avec le nain qui veut AB-SO-LU-MENT monter sur le truc qui avance tout seul (que c'est rigolo- qu'il avance vite- qu'on ne le voit plus- qu'il réapparaît- et merde).
- une prévisible perte de tes bagages. Et oui, comme pas mal de choses, ça peut t'arriver à toi (surtout à toi, n'oublie pas que tu as la louze). Et sincèrement, commencer ses vacances en portant trois jours de suite les mêmes fringues qui sentent le chacal, ça n'aide pas à se détendre. Du tout.
ça c'est moi la veille du jour J. Avec de plus gros cuissots, c'est entendu

Moralité: si tu le peux, ne prends que des bagages cabines.
Mais ATTENTION: point de liquide dans ton zoli sac. Sinon lors de ton passage aux rayon X, il faudra raisonnablement dire adieu à tes 100ml de parfum Pôduku, à ton déo en spray, à ton gel douche gommantexfoliant aux perles rares du Pérou, à ton liquide lave-fesse, au Head and Shoulders du mâle, au liniment du nain. Les médicaments pour nain passent très bien aux rayons X (mais prends toujours l'ordonnance, au cas où), cela dit, se laver les fesses au Doliprane, ça peut être limite limite.

Le jour J:
Sache le, le jour J, tu es crevée. Parce qu'un des nains a eu l'excellente idée de tomber malade la veille et t'a pourri ta nuit. Le jour J, les nains sont excités comme des puces et tu peines à les faire tenir en place. Tu as déjà honte car ils crient pour tester l'écho de l'aéroport, le grand s'échappe et va s'encastrer dans une pyramide de valises d'un groupe Fram, et le petit hurle comme un marcassin car il veut sortir de sa poussette pour s'étaler dans les valoches comme son frère. Le mâle, quant à lui, vérifie pour la millième fois qu'il a bien tous les billets et toutes les pièces d'identité, que l'avion n'est ni annulé, ni retardé, que le comptoir pour l'enregistrement n'a pas changé (depuis trente secondes, ça m'étonnerait) et toi, toi, et bien tu as super envie de pipi mais tu t'abstiens.
Et, l'avion est dans deux heures. Youhou.

Commence l'attente. Devant le comptoir pour enregistrer. Devant la machine à rayons X. Avant la zone d'embarquement, à la caisse du Duty Free.

Point positif des nains: les gens sont gentils avec toi. Ils voient que tes nains sont des boulets, c'est certain. Alors ils compatissent parce que, pour rien au monde, ils ne voudraient être à ta place.
Ah oui, et tu peux garder ta bouteille d'eau aussi. Si, si, tu colles la bouteille de 2 litres dans la paluche du nain et tu dis que c'est pour lui. La gentille crédule hôtesse te laisse passer. Promis.
Troisième avantage non négligeable: le nain sert de coupe file. Promis encore.
Surtout si tu as une poussette. Alors là, c'est limite si on ne t'ouvre pas le salon VIP.
La poussette, c'est le multipass. Tu gruges tout le monde. Pire qu'à la caisse femme enceinte (si t'es enceinte, cela va de soi/ou si tu sors ton ventre).
En clair, la poussette te permet de passer en prem's. Yesss. M'enfin te réjouis pas trop, n'oublie pas que tu as toujours tes nains avec toi et que tu vas passer les prochaines heures enfermée à quelques milliers de mètres d'altitude avec eux. Et avec les autres gens aussi. Dommage pour eux, il fallait prendre un autre vol.

Le vol:
Le vol est long. Qu'il dure 1h ou 12h, il est long, trop long. D'ailleurs, tu ne prendras plus jamais l'avion. Même pour l'Ile Maurice, la prochaine fois tu iras en bateau. Ou tu n'iras pas. Tout compte fait tu ne partiras plus jamais en voyage. Ou sans les nains.
Arrivée dans l'avion, il te faut repérer ta place. Le nain hurle "ya une place là! ya une place là" car il n'a pas encore saisi le principe des places numérotées. Il va donc falloir traîner le nain jusqu'au siège 22C. Et envoyer le nain valdinguer près du hublot pendant que tu jettes toi même ton sac (cabine je te le rappelle) dans le minuscule compartiment à bagages avant que la horde de voyageurs (passablement énervés parce que je te rappelle que tu les as grugés avec ta poussette il y a 10 minutes) ne te passe sur le corps.

Tu extirpes de ton sacàdos le petit sachet spécial "occupe ton nain pendant l'avion" et tu t'affales sans ménagement. Sur ton autre nain. Que son père avait envoyé valdinguer avant de ranger son sacàdos. Zut. Il pleure déjà. Les voisins de devant se regardent d'un air désespéré.
Et attendez les mecs. On n'est pas encore partis.
Les nains sont installés. Enfin, sont à deux sur le siège hublot. Le grand regarde les z'avions en commentant à voix (très) haute ses découvertes et le petit alterne bavage sur hublot et frappage sur la vitre.
Les voisins songent à changer de place.
Il est temps d'attacher les ceintures. Le grand, paniqué, vérifie que nous avons tous notre ceinture.
Le petit, sanglé sur moi même, se tortille dans tous les sens car il voudrait bien retourner baver sur sa vitre.
Le mâle promet qu'il le prendra à l'atterrissage. Les voisins font semblant de regarder la démonstration "gilet de sauvetage et masque à oxygène" de l'hôtesse.
On décolle. Tu as la trouille et tu serres le nain. Qui hurle. Ouais, bon, mais ça fait peur aussi.
Tu te dis que si tu te crashes, là, au moins vous êtes tous ensemble. Mais que ça serait dommage de se crasher avant d'avoir fini la saison 1 de Lost quand même.

Et le vol commence vraiment.
Les nains s'agitent.
Comme tu voyages léger, tu n'as guère d'accessoires pour occuper les nains. Et les sandwiches givrés distribués gracieusement par la Lufthanse n'intéressent pas les nains.
En revanche, le jus de tomate, ils kiffent. Surtout la touillette. Ils touillent et tapent sur le hublot avec la touillette. Et renversent leur jus de tomate sur ton pantacourt. Beige.
Formidabeul. Les voisins ont commandé un whisky sec. Deux même.

Après le jus de tomate, le nain doit faire pipi. Youpi, ça fait toujours 5 minutes de dégourdissage de nain.
Les toilettes sont minus. La chasse d'eau est bruyante. Ton nain kiffe. Toi, tu kiffes moins puisque le nain ouvre la porte alors que tu fais encore pipi. La honte, le voisin (bourré) est devant la porte.
Tu retournes tant bien que mal à ta place mais au milieu du couloir : le trolley qui ramasse les plateaux.
Tu suis. Lamentablement. Tout le monde mate ton fessier plein de jus de tomate. Le nain en profite pour regarder ce que font les gens. Personne ne lui adresse un sourire. Tout le monde sait qui tu es dans cet avion. N'espère pas une once d'empathie.

Pendant ta virée toilettes, petit nain a déballé tout ton sac à main. Génial. Tu récupères ton portabeul sous le siège de la voisine qui te signale d'un geste agacé que ton nain a ENCORE remonté la tablette un peu violemment.
Un coup d'oeil à ta montre: il reste encore une heure de vol.

Dans mon immense bonté, je vais te donner un bon conseil: n'oublie pas d'emmener des choses pour occuper ton nain. Les mêmes que pour le train en gros. Surtout les Prigeuls. La voisine adore quand ça grignote dans ses cheveux. Je n'ai pas eu la chance d'avoir un sac à joujoux fourni puisque, je te le redis encore une fois, je suis partie léger. Et bien crois moi, j'ai regretté de ne pas avoir, au moins le lecteur dividi. Ou des bonbecs. Ou du chatterton.
Les nains ont donc utilisé le temps qu'il leur restait comme de véritables nains:
- jeux du coucou-hibou avec les voisins de derrière et hurlements de rire à chaque fois.
- descendage et remontage de tablette
- coups de pieds dans le siège de la voisine
- inclination du siège
- jetage de doudou à travers la cabine
- déclamation de phrases honteuses genre "c'est toi qui a fait prout maman?" (je te rappelle que le nain est encore toujours à jamais dans sa phase caca boudin)
- cris de débiles et sauts sur le siège
- des "on est dans le ciel là maman?" ou des "grosses fesses la dame".

En clair, une heure trente de vol pour le moins agréable pour nous, et pour les heureux passagers du vol paris-munich. Une heure trente de vol où j'ai rien fait que de dire des trucs de maman enervée.
"on arrive bientôt le nain", "reste tranquille encore un peu", "si tu es sage, on va chez cousin Hugo"
et des lamentables "silteplé le nain...", ou encore des pitoyables " Laisse ton frère, il est fatigué, C'EST POUR CELA QU'IL CRIE FORT" (en espérant ainsi m'attirer la sympathie d'autres parents).

Peine perdue, sache le, si tu es en galère dans un avion avec tes nains, personne ne viendra te délivrer. Et personne ne viendra te dire : "ne vous en faites pas, ça ne nous dérange pas, on comprend, vous n'y pouvez rien". Nan. Les gens se contentent de te regarder d'un air excédé et surtout, surtout, les parents du faux nain qui s'est endormi sans broncher sur son 1/4 de siège. Saloperie va!

L'arrivée est tout aussi périlleuse car personne ne veut te laisser sortir (ya pas de raison, t'es entrée la première et tu as gavé tout l'avion). Tu es bonne pour rester assise et maintenir tes nains encore 10 minutes pendant que défilent devant toi tout ceux qui auraient bien voulu te faire la peau. Ou encore filer un parachute au nain. Un conseil: regarde ailleurs ou cache tes nains sous le siège. Et sort une fois que tout le monde est parti. N'oublie pas de saluer l'équipage. Ils sont restés polis. C'est leur métier, certes, mais c'est admirable tout de même.

Une fois débarquée, je te conseille de fuir l'aéroport le plus rapidement possible. Et surtout, de ne pas penser au retour.

17 mai 2010

Vous êtes arrivés à Nain-Ville, terminus de ce train

Si tu es une fière et fidèle lectrice de ce mirifique et formidabeul blog, tu n'es pas sans savoir que ma douce et précieuse personne ne se déplace qu'en ouature.
En gransénik silteplé, voire en poubelle kangou. Mais si...tu le sais. Et si tu as une mémoire de poisson rouge (n'oublie pas que tu as des nains), rafraîchis toi ta mémoire ici (oui, parce que pour rafraîchir ton haleine, je ne peux malheureusement rien faire).

Bref, mes nains, le mâle, le toutou et moi même voyageons en ouature. C'est long, c'est barbant, les nains sont plus que chiants, on ne fait que grignoter, ya du monde, on s'énerve et on ne peut pas étendre ses gambettes. En plus le lecteur dividi n'a que deux heures d'autonomie (rapport au fait que la prise d'allume-cigare a été légèrement bousillée par une maman énervée que ça rentre pas dans le trou put***")

Mais bon, soyons honnêtes, le trajet en ouature, c'est juste le Paradize nirvanesque par rapport au train. Si. J'exagère même pas. C'est pas mon genre tu le sais.

Ouais, sache le, le train, avec des nains, c'est un peu comme une épreuve placée sur ta route par le SIWM (sioupère inspecteur des wonder mamans). Oué, je te jure, c'est juste LE truc qui te mets trop la pression et que tu dois prévoir dans les moindre détails si tu ne veux pas que ça foire. Et de toute façon, ça foire.
Et ça devient "ze traïne of zi angoisse", pour toi et pour les autres (sauf que toi, t'as la sioupère honte en plus, bin oué).
Que je t'explique. Dans ta vie de maman de nains, tu dois déjà être la reine, que dis-je, la déesse, la walkyrie de l'organisation. D'ailleurs on parle même, entre mamans, d'OR-GA-NI-SA-TION.
" Nan, mais tu sais, trois nains, ça fait peur mais tout est question d'OR-GA-NI-SA-TION" (mytho va).
ouais, c'est plutôt comme ça en fait

L'OR-GA-NI-SA-TION, donc, tu connais. Tu ne sais pas faire un pas sans ton sacàcouchezélingettes (même s'il reste dans la ouature quand tu sors, très zutile), ton sacàmain est rempli de boudoirs, voitures ou petits poney, tu as toujours des Pom'Potes dans ta portière et tu as une boîte entière de kleenex greffée dans ta poche (et je te parle pas de la bouteille de Dolicrane à la fraise et de la pipette qui colle partout).
En clair, tu sais que pour sortir en compagnie de nains, il faut prévoir. Que dis-je, il faut PRé-VOIR. TOUT.
ton meilleur ami, ton plus bel achat

Prends exemple sur moi, jeune padawan. Il y a encore peu de temps, j'ai décidé d'emmener mes nains, après école+crèche, faire un petit tour dans un magasin éspécial nain (que je ne citerai pas car j'ai un peu les chocottes d'être reconnue) histoire d'acheter un cadal de naissance. Je récupère donc minus à l'école et minus 2 à la crèche. Minus 2 étant (pour changer) malade comme un vieux chacal asthmatique, je me fends d'un coup de fil au kiné pour prendre rendévou. Très bien, il me reste 35 minutes avant l'écrasage de poumon du nain pour trouver le-dit cadal.
Pendant que je farfouille avec nain spastique dans les rayons, j'envoie nain turbulent jouer dans la meugnonne aire de jeu mise à disposition des nains. Trois minutes passent. J'entends hurler. "Mamaaaaaaaaaaaaaaaan".
Tiens, c'est moi ça.
Puis le verdict tombe. "Pipiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii". Et merde.
Le nain a pourri l'aire de jeu et autour de son adorable petite personne: une flaque. Tiens, sur le toboggan aussi.
Je me sens donc obligée de prendre un wonderfoul cadal de naissance et je m'excuse bien platement pendant la jeune stagiaire me lance des regards courroucés et passe la serpillère.
Je traîne mes nains jusqu'à la Kangou, cale mininain dans son siège Toto et m'apprête à changer nain pisseux. Heureusement, j'ai un slibard de rechange (l'OR-GA-NI-SA-TION). Limite, je jubile sur le parking.
Sauf que le nain n'a pas que fait pipi. Je ne te fais pas de dessin. Je jubile carrément plus.
Pantalon bon à jeter. Et rendévou kiné dix minutes plus tard.
les tant-convoités slibards. Ils t'avaient manqué, hein?

J'ai donc emmené mon nain en slip chez Décathlon. En décembre. Pour lui acheter un jogging.
Oui.
Mais depuis, dans ma poubelle Kangou, j'ai un jogging à nain. Sache le.

Tout ça pour te dire que je suis (normalement) parée à toutes les éventualités.
Alors inutile de te dire qu'un trajet de 40 minutes en tigivi, ça me fait pas peur, mais alors padutout. Je ricane même.
Les conseils (foireux) que je vais te divulguer ici n'ont pas vocation à marcher. Néanmoins, ça peut toujours aider.


Peu importe la durée du trajet. Sache que, de toute façon, les nains ne savent pas se tenir. Enfin, j'exagère. Ils vont rester calmes 3 minutes:
1 minute 30 au démarrage en bavant sur la fenêtre.
1 minute 30 lorsque le contrôleur passera voir les billets.
intérieur tigivi avant nain. savoure, c'est beau.

Le problème c'est que le nain kiffe le train. Grave. Le couloir du train aussi. Les accoudoirs, c'est trop de la balle, on peut les monter et les descendre.Les sièges, y sont tout doux et limite ils rebondissent pas trop mal.
Les chiottes je t'en parle même pas, surtout la chasse d'eau bleue. Le mieux, c'est encore la grille de ventilation au bord de la fenêtre. Rotavirus mon ami sort de cette clim' et va te nicher dans la tronche du nain. Banco et dégueulis.
Bon, en gros, le nain, dans le train, ça gave. Toi, et les autres aussi.
Sache le pourtant, ami lecteur, je fais partie de ceux qui disaient (avant, je veux dire avant les nains), en soirée ou entre amis, d'un air supérieur et hautain: "Put**, pas de bol, à chaque fois que je prends le train, je me tape, au choix: le wagon de mauvais scouts qui beuglent / les sales gamins qui font rien qu'à brailler, c'est trop chiant, peuvent pas les parquer tous dans le même compartiment nan???".
Ouais, je sais, je suis infecte. Mais crois moi, je paye ces vilains propos chaque jour.

Mes nains, dans le train, ils font rien qu'à m'énerver. Déjà, je mise tout sur le petit carré gagnant. Tu sais, ces 8 places entourées de deux portes qui ferment (isolation phonique). Déjà le nain ne s'enfuit pas. Et les gens ne l'entendent pas (de trop). Le nain peut se contenter de baver sur la porte vitrée en regardant avec envie le couloir qui s'offre à lui.
Mais sache le, généralement, le train est blindé. Et les gens, je ne sais pas pourquoi, quand ils te voient débarquer avec deux nains et que t'es toute seule, bin, comment dire, ils font juste semblant de dormir en croisant très fort les doigts pour que je n'ai pas la très mauvaise idée de poser mon délicat fessier à côté d'eux.

Pas de chance pour la gentille demoiselle qui, hier, m'a souri en me proposant de m'asseoir en face d'elle. L'inconsciente!
Pour sa défense, j'avais caché un des nains dans le couloir. Oué, je sais, ne dis rien.
Bref, me voilà installée avec mes nains. Qui regardent par la fenêtre 1 minute 30.
Le grand veut enlever ses godasses. Le petit veut enlever ses godasses. Heu? Non.
La dame sourit (encore). Pas pour longtemps.
Ils commencent à parler fort. Le voisin ouvre un oeil.
Je fais évidemment semblant de ne rien voir.
Solal crie. La voisine est étonnée de sa puissance vocale.
Ravi, Solal recrie. Son frère applaudit sa prouesse.
Le voisin, réveillé, se dirige vers les toilettes.
" Il va où le mossieur????"
" Aux toilettes le nain"
"Pourquoiiiiii?"
"Bin (à voix basse) je sais pas moi pour faire pipi"
"Pipi ou caca maman??" (remarque comme le nain sait dévier les conversations vers un sujet qu'il maîtrise)
"Heu (encore plus bas), oui, pipi ou caca"
"Cacaaaaaaaaa" (ça c'est petit nain qui a repéré un mot connu dans ma phrase et qui s'empresse de le répéter, en hurlant, une dizaine de fois).

L'autre se marre comme une baleine et ajoute des mots du même champ lexical, histoire d'épater la galerie. Qui est, tu t'en doutes, consternée.
Après un florilège de pipi/caca/prout, le nain décide qu'il est temps d'y aller. Aux toilettes.
Sioupère.
Je ne sais pas si tu es déjà entrée dans les ouatères d'un tigivi, mais sache que moi même, fluette et fine (moué), j'ai du mal à fermer la porte une fois que je suis dedans. Alors imagine nous, tous les trois. Inside ze hell.
Le nain touchera la cuvette, rinàfout', il est totally hors de question que je soulève son fessier alors que des soubresauts agitent le tigivi. De toute façon, au point où on en est.
Dois-je d'ailleurs préciser que le petit est assis par terre et déroule tout le papier de verre wécé, en fait des boulettes qu'il veut ingurgiter?
La chasse d'eau bleue est tirée trois fois. Le petit trouve ça sioupère et veut appuyer sur la pédale. Avec sa main. Beurb.
Le pire, c'est qu'ils en sont fiers...va savoir...

Sortis (avec peine) des ouatères, les nains ont faim. Comme ils ont les mains divinement propres, je leur suggère de déguster des Pringles*
Les Pringles sont engloutis. Les miettes jonchent le sol. Mais les voisins sont heureux de n'entendre que le divin croustillement des petites quenottes. J'en profite pour taper la discute avec ma charmante voisine qui trouve que "j'ai bien du courage de voyager seule avec mes nains". Je crois qu'elle a compris.
Mais manifestement, elle ne suspecte pas les capacités sioupèrnaturales de mon petit nain puisqu'elle veut se joindre à la conversation que mes nains entretiennent.
En effet, mes nains conversent. Au delà du "caca" de toute à l'heure, ils savent aussi se poser des colles.
"Comment y fait le chien Soso?"
"Wah Wah!"
"ouiiii Soso!! Et le fantôme?"
"Hou!Hou"
Et là, ma voisine d'en face demande, toute meugnonne et pleine de bonne volonté:
"Et le canard? Il fait comment le canard?"
Je te laisse imaginer le "Ca-Ca" de Soso, accompagnée d'un milliard de particules de Pringeuls qui sont venues se ficher sur la veste de la gentille voisine.
Oui, Soso connaît le bruit du canard. Il ne gère pas encore très bien le postillon, voilà tout.

Après toutes ces aventures, après avoir dégainé deux petites ouatures absolument IDENTIQUES (pour éviter le drame du "ze veux celle là moi"), après m'être assommée avec mon sacàdos perché dans le range-ton-bagage-au-dessus-de-ta-tête-en-priant-pour-qu'il-ne-tombe-pas, après avoir réussi à décoincer ma poussette doubeul, après avoir enfilé les deux manteaux aux nains Pringeulsés jusqu'à la moelle, après avoir salué avec modération et parcimonie (courbettes, galipettes) mes valeureux voisins de train, après avoir béni la voix du contrôleur annonçant que nous arrivions "dans quelques minutes en gare de Champagne-Ardennes Tigivi", je me suis propulsée hors du train, ai collé les nains dans les bras de mon mâle venu gentiment nous chercher (extrait du sms envoyé au mâle par moimême: "on est ouature 17, t'as intérêt à être devant la porte monamour ou je te brise les dents) et me suis vautrée dans la poussette doubeul.

 Forte de cette expérience, je m'en vais te lister tout ce qu'une sioupère maman comme toi doit prendre dans son sacànain le jour où elle décide de prendre le tigivi (liste à adapter en fonction de la durée du trajet. Au delà de 2 heures, tu as, en plus de tout mon respect éternel, le droit de publier un artikeul sur ce blog).

Les basiques:

- couches/lingettes/change
- bouffe à outrance: compotes, jus de fruit refermables, chips, bonbecs. En clair les mets favoris des nains. Et en grosse quantité.
- bouquins (évite les histoires niaises qui nécessitent une lecture à voix niaise à moins que tu aies envie de te manger la honte et d'entendre les gens ricaner sur ton passage).
- joujoux (nouveaux emballés dans du papier cadal (ou vieux, si ton nain n'a pas de mémoire), ça prend plus de temps). Évite tout ce qui est joujou sonore à moins que tu aies envie d'être bannie sur un strapontin par une foule irritée.
- livre stickers. Avec des zolis stickers qui collent et se décollent (on appelle ça repositionnable). Plus efficace que le coloriage qui nécessite l'accessoire crayon de couleur (qui glisse sous le siège avec les vieux chewing gum et les miettes de Pringeuls).
- le lecteur dividi portable. Un must. Une génialissime invention. Béni sois tu (arrête moi si j'en fais trop).
- une ardoise magique ou un aquadoodle en livre. ça lasse mais tu peux faire tenir le nain 10 minutes.
- l'I-nain. Que tu peux découvrir (d'ailleurs il est en solde chez Knaf éveil et zeu)
- un morceau de pâte à modeler (à tes risques zé périls). Et surtout aux risques zé périls des sièges Christian Lacroix du tigivi.
- des petits trucs qui se collent aux vitres du train (à lancer quand le contrôleur est lointain à moins d'avoir envie de se retrouver jetée sur le quai de Trifouillis les Oies avec tes nains).

Évidemment cette liste n'est pas exhaustive, elle peut s'enrichir de ton expérience, public ferroviaire.
Inutile de me suggérer le coup de gournain, cela dit, ou la cuillèrée de Calminain. Je ne suis pas si excessive.
Mais je n'ai rien contre un bâillon efficace.

*note pour les mamans outrées et offusquées: j'ai bien évidemment lavé les menottes de mes divins bambins car je ne supporterai pas qu'une once de microbus pourritus pénètre dans ma boîboîte de Pringeuls.

** note en pluche: n'oublie pas qu'avec ton nain et la carte Nain+ de la seuneuceufeu, tu peux profiter de réduc. Que ça ne t'empêche pas de t'abstenir de tout trajet inutile. Apparemment, certains tigivi sont équipés pour les familles.
Pour ma part, lorsque j'essaie d'en savoir plus, j'accède à cet écran:
manifestement, ils ne veulent plus de moi...




*** Note de Vinc', adorabeul lecteur de mamanstestent qui nous propose un plan des Tigivi histoire de cibler au mieux ZE PLACE TOBI. Merciiiii, je sens que nous allons toutes te faire une prière silencieuse à chaque trajet.

7 mai 2010

J'irai dormir chez le nain, enfin, c'est pas sûr

Mon nain, quand il est né, avec son papachéwi, on lui avait préparé une toute jolie chambrette de nain. Tout propre, tout peinte avec de la zoli peinture à nain, avec une commode-tablàlanger (très inutile car surtout design), un lit Stokke (oui, oui, celui de Brad Pitt, fidèle lectrice de Voici), un bô z'abatjour de nain (très meugnon et encore très blanc), un tour de lit peint à la main par une artiste peintre qui peint des peintures, une turbulette molletonnée (sans gerbi dessus), et le transat doomou (qu'il est bô, qu'il est cher, qu'il est mou). Et au mur, des zoli tableaux avec des zoli zanimôs. Et oui, que veux tu, on est niais avant d'avoir des nains. Après, on déchante juste.
Là, tu vois, les gens n'ont pas encore reçu le nain chez eux. C'est évident.

Oui, parce que là, maintenant, la chambre du nain, c'est plutôt, comment dire....particulier.
et encore chez moi t'as pas le chemin pour aller au lit
 du nain

Le nain accumule, c'est fou. Il a des millions de jouets et, surtout, des milliards de morceaux de jouets.
Oui, oui, tu m'as bien lue, des MORCEAUX DE JOUETS.
Ne me dis pas que toi même, tu n'as pas 5 duplos qui zonent, ou encore le casque d'un playmobil, la béquille d'une moto, des cartes de mémory hors de leur boîte, des têtes de bonhommes, des cubes, des livres lus et relus qui traînent, des roues de tracteurs, un morceau de porte de la ferme du Pré Charmant (ndlr: la ferme du Pré Charmant est la divine ferme de Tracteur Tom). Et je ne te parle pas de la craie écrasée par le pov' petit pied du nain maladroit, des vieux bouts de gâteaux qui traînassent et des choses qui n'ont ab-so-lu-ment rien à faire dans une chambre de nain (genre le tournevis que le mâle avait amené pour réparer le cheval à roulettes - pour changer les pipiles du jeu très très bruyant -soit maudit le mâle).

En clair, la chambre du nain est un vaste dépotoir dans lequel, sache le, le nain se sent bien, très bien.
Il ne comprend absolument pas pourquoi, par moment, sa maman est prise d'une crise de folie maniaque et décide de tout ranger dans des caicaisses.
Oui, ne dis rien, moi aussi, j'ai eu ma folie caicaisses. Résultat? Sont toutes remplites mes caicaisses, et c'est toujours le même bordel par terre. Un conseil: essaie le coffre à jouets, c'est plus grand. Et prends en un avec une sécurité à la fermeture (genre un piston anti-nain-butor), histoire de ne pas avoir de doigt tranché qui traîne par terre, ya déjà assez de chantier comme ça. Et ne laisse pas choisir le nain, il risque de prendre un truc genre ça :
Bon, le chantier, avouons le, ça énerve et surtout ça fait un peu cradouille quand ton amie Wondermaman vient déjeuner chez toi (oui, car Wondermaman ne MANGE pas, elle déjeune, dîne, ou soupe, sache le). En plus, ça fait nain pourri-gâté (alors que, tu peux le jurer, tu n'as quasiment rien acheté de tout ça, enfin presque, enfin, bon...). Donc, le chantier, à part le dissimuler dans de grandes caicaisses (ou bien trier, mais ça, ça déchire ton coeur de maman qui se dit que le nain ne résistera pas à la perte de la perruque de son playmobil policier), je ne vois pas ce que tu peux faire. Moi je planque, j'avoue. Et le lendemain, tout est ressorti.
Le souci me diras tu, c'est la nuit.
Bin oui, parce que si tu ne ranges pas un minimum le soir, ton pied est foutu.

Mise en situation pour les buses qui n'ont pas saisi l'allusion au pied:

Il est 02:40, tu ronfles dors comme une princesse la bave au coin des lèvres et tout d'un coup, se produit ce qui se produit chaque nuit depuis que tu as eu l'excellente idée de pousser (madame, poussez, ne poussez plus) :
un cri de nain retentit.
Évidemment, ton mâle n'est pas Georges, et c'est toi qui t'extirpe difficilement du lit pour aller voir ce que peut bien vouloir ce fout** nain à cette put** d'heure (que c'est quand même pas possibeul, qu'il ne peut pas se rendormir tout seul, mer**, chi***- t'as le droit d'être vulgaire, c'est la nuit, et tu rêvais de Georges, justement).
Tu entrebâilles (c'est de circonstance) la porte du nain. De toute façon, tu ne peux pas mieux faire vu que le porteur camion, qui est resté derrière la porte, la bloque. Tu avances vers le nain beuglant, tu le rassures, tu le cajoles, tu lui donne un petit gueuleton bib' d'eau, tu fredonnes (minablement, je te rappelle qu'il est 2h40) une berceuse et tu reposes avec précaution, le nain ré-endormi, dans son lit.
D'ailleurs tu te dit qu'il faudra songer à laver le tour de lit dégueu qui fait des plis et la turbulette qui sent le fennec. Le nain reposé commence alors pour toi la terribeul épreuve du repli stratégique.
Tu recules. Ok.
Encore, ok.
Tu prends de l'assurance et tu décides accélérer le pas histoire d'aller te recoucher au plus vite.
C'est le moment où tu poses le pied sur un référentiel piquant. Une vache en plastique, ça c'est douloureux.
Ou le playmobil. Le duplo n'est pas mal non plus, mais attends qu'il grandisse, le légo est multifourbe.
hauts les pieds, vous êtes cernés

En clair, tu charges. Et tu ne peux pas hurler pour ne pas réveiller le nain.
Alors tu changes juste de chemin. Raté, c'était celui de la maison de pompier. Tu sais celle qui fait tous les bruits. Là, c'est la sirène que tu as déclenché. Et tu fais un bond de 20 mètres.
Tu te prends la tête dans les mains, tu te mors l'intérieur des joues pour ne pas crier, et tu repars, faisant fi de tes blessures (physiques et morales). Le nain dort toujours.
Ce qui va le réveiller? La lumière du couloir que le mâle allume en grand parce que "t'as fait tellement de bruit que tu m'as réveillé, kestufou?".

La chambre du nain est donc un espace bien à lui, respecte le. Et surtout, surtout, essaie (tant que tu peux) de le faire (un peu) ranger. Je dis ça, mais je finis par le faire, parce que le nain est trop lent et qu'il est juste content de retrouver des joujoux du fond du coffre.

Chez ma petite personne, c'est encore mieux, sache le, parce que j'ai deux nains. Et oui.
Et un troisième qui arrivera d'ici quelques mois dans la même chambre. Oué, je suis une grande maman testeuse dans l'âme, donc nous n'avons qu'une chambre pour nos nains. Histoire de voir jusqu'à combien ils peuvent tenir.

Ecoute, je te le dis, 2 nains, c'est carrément faisable.
Le chantier reste à peu près le même de toute façon, et au moins, les nains se prêtent (tout est relatif) les joujoux.
Petit nain a été avec Grand nain dès qu'il a (à peu près) fait ses nuits. A 10 mois. Oué, bon, c'est mon nain RGO qui se levait une dizaine de fois par nuit, j'ai pas de bol aussi.
Donc, bon, depuis qu'ils sont ensemble, c'est le kiff total.
Je t'explique:

Avantages:
*Le rituel du soir, c'est de la balle. Une histoire pour chaque nain, une chanson pour chaque nain, un gros câlin et bisous et youhou, à moi la soirée avec le mâle...
*Ils se couchent en même temps, font le cirque dix minutes, je monte (en général je ne monte même pas, ils se calment d'eux même) et s'endorment. La nuit, quand l'un se réveille, ça ne réveille quasiment jamais l'autre. Ils n'ont pas peur du noir et ne réclament pas "pipi/bisou/câlin..." pendant des plombes. Limite, ils ont hâte que je me casse pour pouvoir papoter.
Ok, pour le moment ça ne vole pas haut puisque Solal, du haut de ses 15 mois, a un niveau de langage assez limité: "caca, nin-nin, bye-bye, et évidemment papa/maman". Ce qui fait hurler de rire l'autre andouille (surtout le caca, tu t'en doutes, lecteur malin et bien au fait de l'humour nain).
*Quand tu vas chez des gens en wikend, tu peux faire dormir tes nains ensemble, ça les rassure mine de rien et ça t'évite de batailler des heures pour les coucher alors que tout les adultes sont à table et ricanent à la dernière blague (salace) du mâle pendant que toi, pauv' pomme, tu ne profites pas de la soirée.

Inconvénients:
* Quand un nain est malade et qu'il se réveille 150 fois (avec changement de draps si beurbonain ou chiassonain), ça peut être pénible pour l'autre nain qui veut roupiller. Mais en règle générale, il te regarde d'un air brumeux et végète dans son plumard.
* Le matin, le premier réveillé réveille l'autre. Pas cool, surtout à 6h30.
Ici, grand nain essaie parfois de sortir discrètement sans "réveiller Soso". Malgré tout, si un playmobil ou un camion poubelle se trouve sur son passage, l'autre nain se réveille bicause l'appel du joujou.
M'enfin. Ce n'est pas comme si nous étions des habitués de la grasse bat'.

Bon, il faut le dire, mes nains sont encore jeunes et j'espère qu'un jour nous aurons une vraie maison avec plein de chambres pour que chaque grand nain puisse avoir son intimité. Je dis ça, mais pour moi, avant une dizaine d'années, ça ne me semble pas primordial. Les adultes ont besoin d'intimité, je dis pas, mais mes nains, ils ont besoin d'une chambre rigolote, de nuits en sécurité, d'ambiance qui détonne et de vie un peu partout.
Alors bon, pour le moment, mes nains sont colocataires, et sont plutôt heureux de l'être.
Mes nains sont moins propres (et moins blonds). Mais tu vois l'ambiance

Et puis franchement, lorsque tu remontes le soir pour dire "ça suffit, la prochaine fois je vous sépare", que tu fais des gros yeux et une grosse voix et qu'en face de toi tu as deux bouilles hilares qui se regardent d'un air complice...ya pas à dire, c'est quand même un peu le bonheur.
Mais ne le dites pas aux nains, seraient trop contents.
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