26 mai 2012

Fête des mères - Round 1

Oui, faut pas déconner quand même.
Des litres de momi (romi, pardon Romy) épongé.
Des tonnes de morve sorties du nez à la pipette.
Des milliers de couches à jeter, le nez pincé.

On mérite du cadal.
Oui, les bisous, les câlins, les "ze t'aime maman", les "on dirait que tu es une princesse", ça flatte l'égo, ça fait du bien.
Quand, dimanche 3 juin, un nain tout cerné viendra nous déclamer "Maman, ma fleur" au pied du lit, on va chialer. Oui.
Mais bon, quand même....


Je vais remédier de ce pas à ce manque de cadal digne de ce nom (avouons-le, le cadre photo en paillettes, c'est pas non plus LE plus bel objet du monde), avec ce multiple give away.

On commence aujourd'hui avec : Un sac à langer Babymel mirifique :




Testé par mes soins, évidemment.
D'extérieur chic (et lavable car tissu un peu lustré - oui, bon, je ne suis pas vendeuse) et d'intérieur sac à langer, il fera de vous une maman classe & glamour.

Il est chouette et pratique, très très féminin et surtout loin de l'habituel sac à langer. En gros, une fois que tu n'as plus besoin du tapis et du truc à garder le biberon au chaud, tu peux le garder en vrai sac à main.

D'ailleurs, le slogan de Babymel devrait être "Du sac à NAIN au sac à MAIN".

Ne me remerciez pas.

Si tu veux le voir en vrai de vrai, je t'invite à aller "improve ton english" sur le site de Babymel.

Et voilà quelques autres photos :







Pour le remporter, il suffit de vous rendre sur le site Babymel et de me dire en commentaire quel sac vous préférez. Vous pouvez aussi J'aimer la page Facebook et parler angliche avec des nouveaux amis.

Ensuite, si vous partagez, votre commentaire compte double...

Le tirage au sort aura lieu le 1er juin, histoire de ne pas recevoir le sac le 3 juin (faudrait pas pourrir le groove du Nain) mais pas trop tard non plus!!

25 mai 2012

Huggies - La campagne du nain contre les fuites

Je fais partie de celles qui sont "encore dans les couches".
Le gang terrible des parents qui connaissent le prix de la couche à l'unité.
La famille des mamans qui dégainent leur téléphone-calculatrice afin de voir si OUI, ce Jumbo Méga Super Pack vaut le coup.

Je fais partie de celles qui ont, à gauche des toilettes, une montagne empilée de cartons de couches (c'était la foire aux GROS, je me suis laissée tenter, du coup j'ai six cartons de couches, du 4 au 5 en passant par le 4+).
Et bien souvent, avouons-le, je prends des Huggies.
Pas parce que je ne suis rien qu'une Primi qui pense que si le nain porte autre chose que des Huggies il va subir les foudres du Dieu Erythème.
Non.
Parce que Micronaine a le fessier délicat (je vous ai déjà dit que c'était une princesse??) et que son délicat fessier, donc, ne tolère que la Huggies.
La couche Huggies, tout le monde connaît, mais pour les buses, voilà à quoi ça ressemble :


Ce petit Winnie l'Ourson est niais, certes, mais il évite au parent cerné de mettre la couche du mauvais côté.
C'est essentiel pour garder le nain bien au sec. C'est aussi ça, la  technologie SuperDry.
Voilà, on le sait, c'est du bon produit, le nain est bien dans sa couche et c'est l'essentiel.
Par contre, oui, les couches, c'est un budget.
Grave.

D'ailleurs, je pense que le jour où je serai "sortie des couches" (béni soit ce jour), sera un jour faste pour mon banquier.
Pour t'aider pendant un an au moins à digérer le coût des couches, Huggies a eu la géniale idée de t'offrir un an de couches.
Oui, ton Mâle aurait préféré un voyage en amoureux aux Seychelles mais, mon ptit bonhomme, il faut redescendre sur terre et revenir aux vraies réalités de la parentalité.

Bon, cette mise au point faite, voilà le principe du jeu-concours mis en place sur Facebook.
Partant sur l'idée d'une campagne éléctorale (c'est de saison) , Huggies a lancé la campagne contre les fuites avec deux candidats assez choupis ma foi :
- Lucas Petitbout qui représente l'Union des Bébés au Sec (UBS)
et
- Inès Tromignonne, du Parti des Bébés contre l'embarras (PBE).
Pour voir leur programme (ça peut intéresser le nain), je te suggère de regarder la vidéo du débat. Ensuite, il faut que tu choisisses ton candidat préféré (laisse choisir le nain donc, il aura l'impression de participer)

Avec un peu de chance, grâce à ton vote, tu feras peut être partie des 25 mamans (ou papas) veinard(e)s qui gagneront 1 an de couches.
Bon, moi j'ai voté.



Et aussi, j'ai fait une affiche pour Micronaine.
Quoi? Elle est pas mignonne Micronaine? Elle représente le Front des Couches Atomico-Explosives et compte bien remporter des voix.

Allez, je te laisse aller jouer sur la page www.facebook.com/huggiesfrance, voter pour ton nain préféré et rafler un an de couches.
La gagnante me fera juste ce petit plaisir : nous envoyer une photo avec une couche (propre) sur la tête. Oui, c'est ainsi qu'on remercie des bons plans du jour :)

Allez, on va voter, le nain y tient.

Article sponsorisé
Vidéo virale par ebuzzing

24 mai 2012

Liste de prénoms fille ou garçon ?

Pour mon premier nain, comme toute bonne Primi qui se respecte, j'avais acheté le magnifique "Dictionnaire des Prénoms".
Feuilleté longuement, corné, lu au Mâle (genre : "Non mais QUI appellerait son enfant Médard?") ou "J'aime bien Noam mais le petit cousin s'appelle déjà comme ça".



Bref, le dictionnaire des prénoms, c'est LE truc que tu lis, que tu relis et sur lequel tu rêvasses en imaginant ton futur nain, ou ta future naine.

Après, tu as internet. Les sites qui regorgent de prénoms, de moteurs de recherche, de "Top 10 des prénoms qu'ils sont chouettes, qu'ils sont modes".

Bref, à vous de fureter, de chercher et, peut être, de trouver.
Cela dit, ce genre de site est décourageant car ils sont un peu trop chargés.

Il vous reste encore la solution des forums et des listes de prénoms copiées-collées dans des posts sans fin, comme celui de chez Mamanpourlavie ou encore chez notre ami Doctissimo :) qui cumule les listes de prénoms (idem chez Auféminin d'ailleurs).


Par chez moi, on ne trouve pas de listes de prénoms de nains.
Erreur qu'il va falloir s'empresser de réparer mes p'tits gars (oui, j'ai trop regardé les Pingouins de Madagascar).

Je vous laisse donc mettre en commentaire des prénoms qui vous plaisent, les prénoms magnifiques de vos nains (car mes lecteurs zé lectrices ont un goût admirable, je le sais).

Histoire que les futures mamans puissent piocher dans vos petites trouvailles, avoir un coup de coeur, et ne plus avoir à passer leur journée sur des forums "Quel prénom pour bb1".


Bon, je me lance alors, voilà quelques prénoms que j'aime beaucoup :

- Fille : Zoé, Anaé, Aliénor, Maya, Cléa et Zélie

- Garçon : Noam, Arthur, Titouan, Néo, Elliot, Marek et Naël.


A vous les p'tits gars (ok, j'arrête les Pingouins).

23 mai 2012

Les enfants sont méchants - Vincent Cuvellier

Avant même des enfants, je n'avais qu'une seule envie, qu'un seul désir profond quant à ce qu'ils pourraient être.
Gentils.

Je m'en fichais qu'ils soient moches (bon, pas trop quand même), chiants et même bêtes. Je m'en fichais du moment qu'ils soient gentils.

J'ai du mal avec la méchanceté, j'ai du mal avec ceux qui sont véritablement méchants, comme ça.
Je sais, je suis niaise.

Alors j'essaie, au maximum, de ne pas dire à mes enfants qu'ils sont méchants.
Parce qu'ils ne le sont jamais.
Et pourtant, ça va vite de le dire.

Une chambre en bordel alors qu'on vient de la ranger : "Franchement, t'es pas gentil"
Un gamin qui refuse de dire bonjour en arrivant à l'école : "Rhô, fais pas ton méchant garçon".

C'est nul.
Je le sais.
J'en ai lu des livres où c'est écrit en gros : "Ne dites jamais à votre enfant qu'il est méchant. Si son acte vous déplaît, ce n'est pas la même chose. C'est son acte qu'il faut condamner, pas ce qu'il est".
Je sais.

Parce que les enfants ne sont pas méchants. C'est nous qui confondons bien souvent ce que nous aimerions voir et ce qu'ils sont vraiment.
C'est nous qui avons du mal avec certaines attitudes propre à l'enfance.
Parce que nous sommes adultes. Parce qu'il y a bien longtemps que nous avons décidé de dire bonjour aux gens que l'on croise.
Parce qu'il y a bien longtemps qu'on ne balance plus notre repas s'il n'est pas bon.


Si je te parle de ça, c'est parce qu'en ce moment, le livre préféré de Moyen Nain, c'est celui-là :




Ce chouette bouquin liste toutes les raisons pour lesquelles les enfants sont méchants.
Au fil des pages, on sourit.
Au fil des pages, on a la gorge qui se serre parce que oui, les enfants sont méchants.
Méchants pour de faux, méchants parce qu'on ne prend pas toujours le temps de réfléchir à ce qui compte.






Les illustrations sont superbes.
Le texte, n'en parlons pas, il touche exactement là où il doit toucher.

La méchanceté n'est pas là où on dit parfois qu'elle se trouve.
Ce qui compte ce ne sont pas toutes ces petites choses qui nous opposent, ce ne sont pas ces petits conflits qui ne devraient pas être.

Ce qui compte c'est tout le reste.
Et ce livre le dit de la meilleure manière possible.

Evidemment, je ne peux que vous conseiller de l'acheter, il dédramatise nos attitudes et celles des nains,  il nous montre que oui, c'est difficile, mais que ce n'est pas l'important.
Ce livre, il rappelle à l'essentiel.

Croyez vous?


De Vincent Cuvellier et Aurélie Guillerey


21 mai 2012

Un babyphone? Test de l'écoute-bébé vidéo numérique Avent

Sur ma liste des essentiels de Primi (oui, elle sera publiée un jour, promis, mais ça me prend un temps FOU de tout compulser). Ah oui, et aussi j'ai des nains, ça n'aide pas franchement à bloguer.
Mais j'y crois.

Bref, sur ma liste des essentiels de Primi alias "qu'est ce ce que j'achète pour mon premier Micronain?", j'ai noté: "Si tu es un parent un peu angoissé ou un pacha vivant dans une maison de trois étages, si tu comptes sortir avec ton Nain en soirée ou bien le laisser faire sa sieste pendant que tu te loquifies dans un transat, tu PEUX investir dans un babyphone".

Et oui, si on veut, on peut en acheter un, ça ne fait de mal à personne.
Moi je n'en ai pas vraiment. Et je n'en ai jamais trop ressenti le besoin.
Mais, la folie du test m'a fait faire un mirifique test de l'Ecoute Bébé vidéo-numérique de chez Avent. Le petit bijou de technologie au service de la vidéo-surveillance nainesque.

Je te laisse découvrir ça chez Avis de Mamans.
Et franchement, même si tu t'en bats la turbulette du babyphone, il faut que tu regardes ma vidéo.
Une vraie, faite à la maison.
Si tu écoutes bien, tu entends les nains.
Et même peut être le mixer (le Mâle faisait des muffins - béni soit le Mâle).



Allez, j'arrête et je te laisse découvrir ce test formidabeul.
T'as même le droit de faire buzzer le canard (oui, ceci est un message codé).
Le Nain? Le Nain?? Merde, il s'est barré avec la caméra...(clique va!)



15 mai 2012

La caverne de Lala

Avant toute chose, voici la gagnante de la veste CLARABULLE : il s'agit de ELSA (j'attends ton petit mail).


Passons maintenant à l'article du jour :

Je suis une fanatique de la brocante. Oui, c'est mal.
Je n'en fais pas une par semaine, quand même, mais de temps à autre, un dimanche matin, nous partons en famille arpenter les rues d'un village dans lequel se déroule un vide-grenier.
Les nains ont leur SOU et ont le droit de s'acheter un petit jeu.
Comment ne pas craquer?

"Regaaaaaaarde, le truc là...ça vaut au moins 25 euros en magasin là.....et il est à .... vous le faites à combien?"
"Trois euros"
"TROIS ZEUROS?? Tu vois, c'est vraiment pas cher".

Et oui, la brocante, c'est terrible.
Tu reviens chargé, la chambre croule sous les jouets mais tu en ajoutes encore un sur la pile.

En revanche, pour les fringues, si c'est vraiment très très intéressant pour les petites tailles, c'est plus difficile pour les grands.
Et même pour les petits, j'avoue, je suis un peu snob mais je n'achète que si la famille qui vend n'est pas trop cracra.
Oui, c'est mon côté smart.
Et pour les grands, c'est bien simple, je ne trouve pas grand chose. En même temps, quand je vois la tronche des fringues de mes nains, je comprends mieux pourquoi, à partir de 4 ans, on ne peut pas revendre de la fringue correcte. Parce que le nain fusille ses fringues.

Alors, de temps à autre, je me passe une petite commande dans des boutiques en ligne qui vendent des vêtements d'occasion. Sur Ebay, j'évite, parce que j'ai déjà commandé des trucs qui étaient vraiment passés et presque à jeter (Marie, buse). Sur le bon coin, c'est un peu pareil, il faut aller voir en règle générale.

Alors je préfère ce genre de boutique : 

tu peux cliquer pour accéder au site


La Caverne de Lala propose donc des vêtements et des jouets d'occasion, dès la naissance et jusqu'à 8/10 ans. Les vêtements sont d'occasion voire neufs (c'est précisé sur la fiche produit), sont de marque (Petit Bateau, Sergent Major, DPAM) sans être non plus du Gucci Baby ou du Miss Prada (ça existe ça??).

Bref, un concept qui me plaît, ce n'est pas la première fois que je vous parle de ce genre de boutique. D'ailleurs, avant que je n'oublie, tu peux J'aimer la page Facebook par là (histoire d'être au courant des nouveaux arrivages).



On y trouve de tout, bien rangé, par âge, par sexe et par taille.
La majorité des vêtements sont "comme neufs" et la description + les photos permettent d'avoir un assez bon rendu des choses.
Evidemment, on n'est pas là à pouvoir tâter si le coton nous convient, mais sincèrement, jetez-y un coup d'oeil, je trouve les explications et le rendu très proches de la réalité.

Les prix?
Parlons-en puisque c'est la principale raison qui fait qu'on vient sur ce genre de site.
Alors, je trouve certaines pièces encore un peu chères mais c'est surtout parce que c'est de la marque (et moi, perso, coller du Bonpoint au nain qui a 1 mois, heu, comment dire...)

Sinon, les prix sont tout à fait corrects, voire vraiment pas chers, si je prends par exemple cette combinaison Petit Bateau qui coûte carrément plus cher en magasin et qui est LE truc que je mets à mes nains par excellence (bidon recouvert en toute occasion) :




De mon côté, j'ai eu la chance d'avoir le droit de passer une petite commande chez Lala, histoire de tester le concept, de voir si les vêtements (et les jouets) étaient conformes à la description et si l'envoi était soigné (tout ça...).

Bref, j'ai commandé plein de petites choses (il ne fallait pas me laisser carte blanche) :

- une combinaison de ski pour Moyen Nain l'an prochain de chez DPAM 
- un ensemble tunique+ leggings Petit Bateau 
- une tunique Orchestra (oui Micronaine est pourrite gâtée)
- un pyjama toutdoux en velours (oui oui, ceux qui coûtent un rein) de chez Petit Bateau
- un sweat shirt Sergent Major pour Grand Nain
- un Livre CD de Marlène Jobert (huhuhuhu) avec le Livre de la Jungle et la Princesse au Petit Pois.






Et j'en ai eu pour moins de 50 euros.
Quand tu vois que le pyj' coûte déjà 37 euros en magasin, tu pleures de joie.

Bref, évidemment, ce n'est pas du pur neuf, mais ça vaut le coup.
A la réception (très rapide), les vêtements sont en bon état, conformes à la description.
Très honnêtement, à part le sweat qui fait un peu "passé" (mais c'était précisé sur le descriptif) tout en restant carrément mettable, le reste fait "neuf".

Après ça, vous pouvez également choisir de vider VOS tiroirs (qui dégueulent de fringues de nains) en mettant en vente le superflu (ça marche aussi pour les jouets, mais uniquement les non-mâchouillés).
Evidemment, c'est uniquement sur Paris et région Parisienne, mais bon, c'est déjà ça.

Voilà, c'était ma petite découverte du jour, et comme j'ai été conquise par le concept et que je souhaitais vous faire profiter de la chose, j'ai demandé un petit cadal à Lala.
Qui vous propose un code réduction : le code MAMANSTESTENT vous donnera droit à 8 euros de réduction pour 35 euros d'achat minimum (hors FDP certes). Valable jusqu'au 15 juin 2012.
Ou bien jouer chez Mère Blabla pour un bon de 10 euros (c'est vous qui voyez)


A vous de voir si vous trouvez des jolies petites choses...


14 mai 2012

La vie sera belle - par Aude



Parfois, je reçois des mails de mamans qui me disent "merci".
Parfois, je reçois des mails de mamans qui me disent "bof".


Et puis, il y a ces mails de témoignages, que je m'efforce de publier, parce qu'ils ont coûté.
Parce qu'ils ont été durs à écrire et qu'ils sortent du ventre, du coeur et de l'âme.
Il y en a quelques uns dans ma boîte mail qui attendent.

Aujourd'hui, c'est Aude, qui a tenu à nous faire partager sa lettre, celle qu'elle a écrit à sa maman, qui s'est suicidée.
Comment être une mère quand on n'a plus la sienne...


"On avait prévu d'aller voir ensemble "Les monologues voilés" et puis j'avais gagné 2 places pour le film "Nos ancêtres les gauloises" auprès du magazine Causette. Et puis on discutait beaucoup, souvent, longtemps au téléphone, de nos petites vies, de son copain avec qui elle se disputait depuis un moment déjà "Tu te rends compte, à 65 ans, vivre à nouveau à plein temps avec quelqu'un, hors de question, je préfère ma liberté".
On se faisait des planning: "Tu prends Grandnain ce week end? Il a super envie de prendre le métro aérien pour voir la Tour Eiffel!" On se faisait des "rapts" à la gare: elle venait de Paris, attrapait Moyennenaine sur le quai de la gare et repartait avec elle pour le week-end.
On s'envoyait des textos sur n'importe quoi "Mes élèves ont enfin compris la place du verbe en allemand, yes!" et des réponses qui sonnaient comme un sourire "Bravo". Un mot, un seul mot tout simple mais qui me montrait son amour, le fait qu'elle me reconnaissait en tant qu'adulte, prof, mère, que je me sentais sur la bonne voie, même si je n'avais pas besoin de son approbation pour vivre, j'avais besoin de savoir que j'avais de la valeur à ses yeux.
De la valeur, j'en ai toujours eu, je le sais, quand il y a 10 ans elle a enfin réussi à quitter notre père qui nous maltraitait, il lui a fallu du temps pour comprendre qu'une famille peut être monoparentale et vivre très bien, il lui aura fallu longtemps pour comprendre que c'était elle la victime et qu'elle avait des droits...
Pendant 10 ans, elle a élevé et soutenu les 2 derniers, mon petit frère et moi. Elle nous a portés aussi haut, aussi loin qu'elle le pouvait en nous laissant une très très grande liberté: celle de se tromper dans la vie: de revenir vide, sans un sous, de se casser la gueule. Elle nous a appris à nous relever, à être plus forts, à chialer le matin sous la douche, j'entends sa voix encore: "Allez, tu rentres la dedans, tu chiales un bon coup, tu te refais une tronche et tu y vas" (oui, une instit de classe spécialisée peut savoir écrire avec des pleins et des déliés ET avoir un langage un rien vulgaire!)
On n'avait pas un contact très physique, je crois qu'on était aussi trop émotionnelles: il suffisait que le plus grand se marie pour qu'on pleure en se regardant, alors se dire "je t'aime"..... On ne se le disait pas, mais on s'aimait, fort, très fort. Et quand j'ai fait mes études à la Sorbonne, en bossant, en vivant en couple, quand j'ai obtenu mon CAPES, mon premier poste, à la naissance de mon premier nain, puis de la deuxième un an après puis du 3ème il y a 8 mois, on a pleuré en se regardant, c'était notre façon de nous dire qu'on s'aimait, notre fierté d'y arriver malgré toutes les m.... qu'on avait pu traverser auparavant avec notre père.
Voir ma mère avec mes gamins c'était un double cadeau: je sentais que je m'en sortais bien, que je m'occupais bien d'eux (mais il ne fallait pas l'appeler pour lui demander que faire si un nain de 4 mois a de la fièvre, elle m'enguelait pour que j'appelle le médecin, refusant de me dire ce que ELLE faisait quand l'un de nous était malade...) et de la voir les câliner, leur faire un super repas (ou un kebab sur le pont des Arts...) me faisait revivre mon enfance, celle dont on n'a malheureusement que peu de souvenirs....
Et puis cet été, elle a quitté définitivement son ami, en rogne contre lui qui voulait qu'ils vivent à plein temps ensemble, puis en octobre elle a refusé de prendre mini-nain un week-end, se déclarant "fatiguée", et là j'ai eu un déclic, je savais d'avance ce qui allait se passer. J'ai discuté 2 heures au téléphone avec elle, elle n'était pas dépressive, mais en rogne contre la vie, elle n'arrivait pas à obtenir ce qu'elle souhaitait et la vielliesse qui l'attendait ne lui faisait nullement envie, jamais elle n'aurait accepté de vivre pour les autres, ni de perdre son indépendance et son autonomie. "Mets toi face à un miroir et demande toi ce que tu attends de la vie". Je crois que c'est la dernière phrase cencée que j'ai pu lui dire.
Le week end suivant, impossible de la joindre, ma mère s'était suicidée. De manière extrèmement violente (lames de rasoir...), et je le savais, je savais qu'elle le ferait. Je n'ai pas pu l'en empêcher, un suicide est un choix êtremement personnel, je ne peux pas lui en vouloir, elle ne laisse aucun de ses 4 enfants dans la panade, et elle a eu le bon goût de nous laisser une lettre. Je reconnais son sale caractère: quand d'autres auraient marqué : "Pardonnez moi" elle a écrit "ne m 'en veuillez pas". N'importe qui aurait écrit "je vous aime", mais pas elle (sinon elle aurait pleuré et ce n'était pas le moment...), elle a écrit: " je suis fière de vous".
Merci Annie d'avoir pensé à cette phrase, celle qui nous libère, nous permettra de vivre sans toi mais la tête haute puisque maintenant il n'y aura plus personne pour nous le dire, puisqu'il va falloir enfin apprendre à être fier de nous par nous-même.

Elle a claqué la porte avec son caractère donc, et je vous demande de ne pas la juger, moi-même je ne me le permets pas, acceptez sa décision comme un gage de libre-arbitre, cette liberté qui lui tenait tant à coeur depuis son divorce, le leit-motiv de ces 10 années parisiennes, même si c'est cette liberté qui l'a fait repousser la vie en couple, et finalement prendre cette décision.

Mais maintenant? Comment vais-je gérer ma vie de mère moi qui ne suis plus la fille de personne? Je sais que d'autres sont passés par là et même bien pire, je ne cherche en aucun cas à m'appitoyer sur mon sort, mais 2 choses vont me faire réfléchir pendant un bon moment:
  1. le suicide est très problématique dans la mesure ou l'on ne connait jamais la cause réelle, qui pousse la personne à l'acte, qu'il reste toujours une zone d'ombre et un sentiment difu de culpabilité et parce qu'on ne peut pas rejeter sa colère sur un tiers (une maladie, le chauffard qui aurait pu créer un accident mortel...etc), et qu'il faut apprendre à gérer cette colère et cet amour et cette tristesse.
  2. Et surtout: Qui va me dire maintenant, que tel type de viande c'est trop filandreux pour les nains,que j'abuse de faire des bibs à température ambiante, qu'il faut que j'arrête de m'énerver contre ma belle-mère, que mon conjoint est un gars formidable, que mini-nain me ressemble?
Qui va leur transmettre les mots que j'aimais entendre: des chatouilles de cuisse, des tartines confitures-Annie, qu'on a le droit de tremper ses frites dans son yaourt, leur faire chanter du Brassens et du Renaud, des "câlins-calinous" en allant se coucher? Qui va leur montrer comment tout positiver dans la vie? Que manger des cerises à Saint Michel en jetant les noyaux sur les péniches c'est mal mais c'est super rigolo?
Moi bien sûr, leur père, leurs oncles, et plein d'autres personnes, mais quand même, ça ne sera pas pareil....

Je ne suis plus la fille de personne, est -ce que je serais une bonne mère??
2 jours avant de se donner la mort, ma mère avait ouvert le café de titis parisiens que tient une partie de ma famille avec cette chanson: La Petite Cantate de Barbara 


Et là, révélation: si tu remplaces la mot "cantate" par le mot "vie", c'est exactement ça qui m'attend!
Je vais être grande, forte, fière et autonome, mais putain, ça va être dur!!! Et pourtant.... la vie sera belle!

10 mai 2012

Je suis du genre à...



Je suis du genre à rendre les livres de la bibliothèque super en retard. Et à en ré-emprunter dans la foulée en me promettant de les ramener plus tôt que les précédents. Evidemment.

Je suis du genre à dire "oui, oui, je te rappelle dans deux minutes, je suis avec les nains là". Et à oublier de rappeler. Et à m'en souvenir au moment du coucher.

Je suis du genre à lire des polars jusque trop tard et à le regretter le lendemain. Pareil pour l'épisode de trop d'une série-télé.

Je suis du genre à finir les assiettes des nains le soir quand ils n'en veulent plus. Et à manger après mon repas comme si de rien n'était.

Je suis du genre à rire. Beaucoup, trop, fort, de tout ou presque, pour ne pas pleurer.

Je suis du genre à dire que cette année je m'inscris à la gym et que je vais y aller, c'est certain, au moins deux fois par semaine parce que ça me fera du bien. Et puis finalement pas.

Je suis du genre à chanter très fort dans ma voiture, encore plus fort que ça. Toute seule ou avec les nains, à me dire que c'est juste un moment de bon. Que c'est juste un peu de bien de gagné.

Je suis du genre à procrastiner. Encore et encore.

Je suis du genre à rester encore quelques minutes dans ma voiture pour écouter la fin de la chronique de F.Pommier ou de F.Morel.

Je suis du genre à regarder Raiponce avec les nains. Plein de fois.

Je suis du genre à râler tous les matins en voyant le chiffre 6 tout à gauche.

Je suis du genre à dire "encore un dernier dessin-animé" et à en laisser filer deux de plus pour avoir la paix.

Je suis du genre à penser à tous les trucs horribles qui pourraient arriver à mes mômes. Le soir. Avant de dormir. En espérant, du coup, ne pas en rêver. Avec la trouille au ventre.

Je suis du genre à laisser vivre.

Je suis du genre à rentrer péniblement le ventre quand je sors de mon cours d'aquagym. Histoire qu'on ne se dise pas "elle en a bien besoin".

Je suis du genre à parler de mes nains. Quand ils ne sont pas là. Quand ils dorment. Comme si je ne les avais pas assez vus.

Je suis du genre à dire combien les choses comptent. De peur d'oublier.

Je suis du genre à reprendre une part. Au cas où.

Je suis du genre à aimer marcher. Longtemps.

Je suis du genre à pleurer si le film est triste. S'il est drôle. S'il est émouvant. Et à me retourner vers le Mâle en m'auto-proclamant "mauviette". Et en lui demandant "tu chiales pas toi?". Non.

Je suis du genre à les serrer très fort.

Je suis du genre à dire "ça va aller". Même si j'ai la trouille.

Je suis du genre à trouver que ma jupe est bien trop courte.

Je suis du genre à hurler si on tambourine à ma porte de toilettes alors que je bouquine tranquillement.

Je suis du genre à  m'accrocher fort aux accoudoirs d'avion. En priant pour ne pas mourir avant d'avoir vu la fin de Dexter.

Je suis du genre à arriver en retard à l'école parce que je suis toujours "juste" et qu'une fois sur deux, c'était bien trop "juste".

Je suis du genre à dire oui. Même si je pense non.

Je suis du genre à boire du vin rouge.

Je suis du genre à bitcher, puter, dauber. Oui, c'est mal. Mais c'est un peu bon.

Je suis du genre à faire de la luge, des toboggans et des manèges. En criant.

Je suis du genre à ne pas supporter les fautes d'accord du participe passé. Et à me rendre malade si on en trouve une dans mes textes.

Je suis du genre à trouver que "le ciel a une superbe couleur ce soir".

Je suis du genre à me trouver moche sur les photos. Et à trouver les autres super beaux.

Je suis du genre à attendre une étoile filante. Et à me laisser surprendre par le premier voeu qui me vient à l'esprit.

Je suis du genre à me dire que tout ça, c'est chouette.

Je suis du genre à raconter des blagues aux Nains. En espérant qu'ils maîtrisent rapidement le second degré.

Je suis du genre à avoir mal pour un(e) autre.

Je suis du genre à trouver que les gens sont chouettes.

Je suis du genre à avoir envie de les catapulter quand ils hurlent. Tous les trois.

Je suis du genre à manger des bonbons super acides. Plein.

Je suis du genre à laisser dire.

Je suis du genre à ne plus demander à quoi ça rime tout ça.

Je suis du genre à prendre la vie comme elle vient. Parce qu'on n'a pas vraiment le choix.





si vous me disiez de quel genre vous êtes....


Et, comme promis, voilà les contributions d'autres mamans, à retrouver sur leurs blogs.

- Chez 8 à la Maison

- Chez Maman Cherry

- Chez Maman Anonyme

- Chez Petitout

- Chez Crisprolls

- Chez la Même en pas pareil 

- Chez Une vie de cacahuètes

- Chez Mammmaaaaannn ! 

- Chez Le Loup et la Belette

Vous en reprendrez bien une petite tranche?

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